Tsahal : la place de D.ieu dans l’armée israélienne fait polémique

Conflit, zizanie, polémique,…autour d’une ancestrale prière pour le combattant israélien mort au combat. Comment faut-il lire la première phrase du Yizkor (“souvenance” en hébreu), la prière du souvenir. La politique de l’armée veut qu’elle commence par “Que Dieu se souvienne”…mais certains entament le Yizkor par “Que le peuple d’Israël se souvienne” pour respecter la majorité laïque des Israéliens.

ICI selon Guysen

Le débat est si vif, touchant au coeur de la division entre le laïque et le religieux dans l’Etat juif, qu’une commission parlementaire a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahou de trancher.

ICI selon ISraëlVAlley

Einat Wilf, députée du parti d’Ehoud Barak, le ministre de la Défense, a accusé les dirigeants de Tsahal de “perturber le délicat équilibre” entre les revendications des laïques et des religieux. Le nouveau chef d’état-major des armées, le général Benny Ganz, a insisté sur la référence à Dieu.
Selon la presse, cela n’a fait qu’alimenter la conviction dans la population que l’armée devenait trop orthodoxe. “L’armée du peuple devient peu à peu l’armée de Dieu”, a dit Ilan Gilon, un député de gauche.

ICI selon Jérusalem & religions

 

C’est toute la conception de l’existence de l’Etat juif qui est en cause dans ce débat anodin.  

EDITO: ISRAELVALLEY – ARMEE : QUAND LA FORMULATION D’UNE PRIERE SEME LA ZIZANIE…

Jun 201121 Par Mati Ben-Avraham
Publié le 21 juin 2011

Et pas n’importe quelle prière. Il s’agit de celle dédiée à la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur, lors des guerres d’Israël et de la lutte anti-terrorisme. Elle résonne de la manière la plus émotionnelle qui soit, au mont Herzl à Jérusalem, lors de la clôture de la journée du souvenir des soldats, lancée par le speaker officiel Amikam Gurvitz de sa voix de basse qui vous fouille les entrailles, que vous soyez présent ou devant votre écran de télévision : « Izkor Am Israël…Que le peuple d’Israël se souvienne de ses fils et de ses filles… ». Elle est prononcée aussi, au niveau des différentes unités de l’armée, lors de cérémonie propre à l’arme en question.

Mais voilà, il est une autre formulation, introduite par le Grand Rabbin aux armées, Shlomo Goren, au lendemain de la guerre des six jours, qui débute ainsi « Que Dieu se souvienne de ses fils et de ses filles… » La quelle des deux formulations a force de loi ? La question a été posée la semaine passée, par lettre, au service ad hoc de l’état-major, à la suite d’une cérémonie de deuil, où la formule ” …Que le peuple d’Israël…”. Ce qui, manifestement, n’avait pas plu à tout le monde. La réponse, laconique d’un fonctionnaire, a été : celle du Grand Rabbin Shlomo Goren, à savoir « Que Dieu se souvienne… »

Et c’est parti ! Une querelle peut-être pas cosmique, mais presque. Mais qui doit se souvenir ? Le peuple ou Dieu ? Et puis, ça veut dire quoi d’imposer à Dieu de se souvenir ? Bon, il est vrai qu’une grande familiarité préside aux relations entre le peuple juif et son Dieu. Depuis le temps qu’ils se fréquentent, n’est-ce-pas? Mais il y a des limites quand-même, dit le camp laïc, approuvé par les religieux modérés. L’ultra-orthodoxie, dont la pensée infiltre peu à peu le Grand Rabbinat aux armées, n’en démord pas : la formule du Grand Rabbin Goren, et rien d’autre.

Le chef d’état-major, Beni Gantz, a été saisi. Hier, il a déclaré étudier la question. Une indication : ses proches ont précisé que le débat datait depuis quelques 40 ans et que, de manière informelle, chaque unité agissait à sa guise. Le général de réserve Eliezer Stern, qui connait bien la question, a fait appel au bon sens des uns et des autres : “la journée du souvenir, a-t-il dit, est marqué par deux prières, « El malé Rahamim…Dieu empli de miséricorde » et « Izkor Am Israël… », qu’elles soient donc considérées comme les deux revers d’une même médaille, l’un religieux, l’autre civil.”

Un dernier mot. Cette prière « Izkor Am Israël… » a été composée en 1920 par l’une des grandes figures du mouvement ouvrier sioniste, Berl Katzanelson, à la mémoire des victimes de la ferme agricole fortifiée de Tel-Haï, tués lors d’une attaque arabe syrienne. (1) Elle est devenue ensuite la prière de référence de la Haganah pour être adoptée par Tsahal au lendemain de sa création.

(1) En 1919, britanniques et français se disputaient encore quant au tracé des frontières marquant leur mandat respectif. Finalement, Londres renonça à la plaine du Houlé, où se trouvaient les fermes agricoles sionistes de Kfar Guiladi, Hamrah et Metoula. Le 1er mars 1920, Joseph Trumpaldor et sept de ses gens furent tués donc lors de cette attaque arabe. De cet épisode découle le nom de Kiryat Shoma ( la ville des huit), fondée à proximité de ce lieu, après la création de l’Etat d’Israël,

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 La controverse porte sur la première phrase du Yizkor (“souvenance” en hébreu), la prière ashkénaze du souvenir. La politique de l’armée veut qu’elle commence par “Que Dieu se souvienne” mais la règle n’est pas toujours appliquée.
 
 

L’armée israélienne est actuellement agitée par un débat enfiévré: les éloges funèbres des soldats tombés au front doivent-ils mentionner Dieu ? Le débat est si vif, touchant au coeur de la division entre le laïque et le religieux dans l’Etat juif, qu’une commission parlementaire a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahou de trancher.
 

Certains entament le Yizkor par “Que le peuple d’Israël se souvienne” pour respecter la majorité laïque des Israéliens. Le nouveau chef d’état-major des armées, le général Benny Ganz, a insisté sur la référence à Dieu.

Selon la presse, cela n’a fait qu’alimenter la conviction dans la population que l’armée devenait trop orthodoxe.
“L’armée du peuple devient peu à peu l’armée de Dieu”, a dit Ilan Gilon, un député de gauche.
 
Le service militaire est obligatoire en Israël pour la quasi-totalité des hommes et femmes, enrôlés à 18 ans. Bien que la majorité des soldats ne soient pas croyants, un nombre croissant de gradés sont des Juifs dévots.
Einat Wilf, députée du parti d’Ehoud Barak, le ministre de la Défense, a accusé les dirigeants de Tsahal de “perturber le délicat équilibre” entre les revendications des laïques et des religieux.
 
Des élus croyants de la coalition au pouvoir ont proposé un compromis qui mêlerait les deux versions.
 
“On doit trouver une solution et nous nous devons le respect”, a dit Zevulun Orlev, du parti religieux Beit Hayeoudi (“La Maison Juive”). 
 
Benny Ganz a nommé la semaine dernière une commission de gradés et de rabbins pour travailler sur la question.
 
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