Vatican : mais à quoi jouent les Jésuites avec l’Europe et l’Islam ?

Publié par Hélios d’Alexandrie le 25 août 2017

LETTRE OUVERTE AU PAPE (ndlr : un point de vue critique pour alimenter nos réflexions…)

Monsieur Bergoglio,

Il m’arrive souvent de me demander ce que l’Europe a fait au Bon Dieu pour que vous soyez élu Pape. Bien sûr l’Europe a commis de grands péchés, elle s’est détournée de sa foi et de son héritage chrétien, mais est-ce une faute à ce point grave pour que le Très Haut la punisse aussi sévèrement?

Je vous ai déjà écrit pour vous rappeler que Notre Seigneur Jésus-Christ après sa résurrection a dit par trois fois à Saint Pierre: « Pais mes brebis ». Il lui a à cette occasion confié la tâche la plus noble et la plus difficile qui soit, celle qu’il a assumée lui-même durant son passage sur terre, être le Bon Pasteur. Permettez-moi de vous rappeler ses paroles:  » Je suis le Bon Pasteur; le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le Pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. C’est qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis. (Évangile selon Saint Jean, 10 11-13)

Il fut un temps où je vous accordais de bon cœur le bénéfice du doute. Face à vos prises de position je me demandais si, en devenant Pape, vous n’aviez pas, selon le fameux principe de Peter, atteint et dépassé votre seuil d’incompétence. Mais aujourd’hui je me pose des questions autrement plus sérieuses à votre sujet: de quel bord penchez-vous? Celui du Bon Pasteur ou du mercenaire? Celui de Jésus ou de la gauche immigrationiste? Celui de la foi chrétienne ou de l’islam conquérant?

Le sang des victimes du terrorisme musulman n’a pas le temps de sécher, que vous prenez un malin plaisir à inciter les fidèles à davantage de masochisme. L’an dernier après le massacre de Nice et l’assassinat du Père Hamel en pleine messe, vous intimiez l’ordre aux catholiques polonais, d’ouvrir les frontières de la Pologne à l’invasion musulmane. Lundi dernier le 21 août, à peine quatre jours après le carnage de Barcelone, vous y alliez de votre message sur l’accueil des migrants en Europe. Le bon sens, la décence et un minimum de sensibilité auraient dû tempérer, du moins pour une semaine, l’enthousiasme que vous démontrez pour la conquête islamique. Pourquoi étiez-vous si pressé d’annoncer aux européens que leur sécurité et leur civilisation ne devraient en aucun cas constituer un frein à l’invasion?

Certes vous citez force versets de l’Évangile en appui à votre politique, comme si Jésus s’adressaient aux gouvernements européens et non aux croyants dans l’intimité de leur cœur. « J’étais étranger et vous m’avez accueilli. » (Évangile selon Saint-Mathieu 25 35) En utilisant cette parole de Jésus-Christ pour justifier et promouvoir l’ouverture des frontières à l’immigration de masse, vous commettez une fraude intellectuelle et induisez délibérément les chrétiens en erreur. Dieu respecte notre liberté individuelle de choisir, parce qu’il n’y a pas d’amour possible et de don de soi sans liberté. En utilisant le pouvoir moral que vous procure votre position, vous faites fi de la liberté de choisir des chrétiens et leur imposez, non seulement un fardeau écrasant, mais mettez également leurs vies en danger. En cela vous ressemblez aux scribes et aux pharisiens que Jésus a dénoncés quand il a dit: « Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. » (Évangile selon Saint-Mathieu 23 4)

L’Évangile n’est pas un manuel de politique et encore moins un manifeste marxiste, il ne justifie aucunement votre parti-pris idéologique. Vous vous entêtez à ne pas prendre en considération la haine et l’hostilité de l’islam envers l’Occident et le christianisme. Vous vous montrez imperméable aux dures leçons de l’Histoire et des évènements récents, comme si les trois cent millions de morts, victimes innocentes de l’islam depuis quatorze siècles, comptaient pour rien, et comme si les massacres perpétrés quotidiennement par l’islam ricochaient sur votre carapace idéologique sans la pénétrer.

Il y a quatre mois vous étiez en Égypte où on vous a informé dans le détail, des souffrances et des humiliations subies par les chrétiens là-bas. Malgré cela vous semblez avoir gobé toutes les couleuvres que le grand imam d’el Azhar vous a gracieusement servies. Vos étreintes et embrassades nous en ont appris beaucoup sur son hypocrisie et votre crédulité volontaire; on ne vous a pas seulement roulé dans la farine, vous vous y êtes vautré avec délectation. Qu’avez-vous obtenu en retour pour les chrétiens d’Égypte? Pas plus tard que cette semaine la police, armée de gourdins et de boucliers, empêchaient des milliers de chrétiens de se réunir pour prier. En Égypte le droit de prier des chrétiens est assujetti à l’arbitraire des autorités, c’est la loi islamique qui le prescrit; la liberté religieuse des chrétiens est malmenée dans les pays musulmans et vous choisissez de garder le silence. Plus je vous observe et plus je réalise que vous vous moquez éperdument des minorités chrétiennes en Égypte et au Moyen-Orient, en effet lever le petit doigt en leur faveur pourrait troubler votre idylle avec le grand imam. Vous faites vraiment un drôle de Pape, le berceau du christianisme est islamisé à plus de 95%, les chrétiens du Moyen-Orient sont en voie d’extinction, et vous rêvez d’islamiser l’Europe!

Inexpérience, ignorance, naïveté, angélisme, voilà ce à quoi vous faisiez penser aux début de votre pontificat. C’était mal juger de votre opiniâtreté et des œillères qui font de vous un danger pour tous les chrétiens. Je me demande ce que faisait le Saint-Esprit durant le conclave qui vous a fait pape; sans doute s’est-il abstenu d’inspirer des électeurs, plus préoccupés de politique que de foi en Jésus-Christ. Il était alors plus important de présenter aux médias et aux ennemis de l’Église un pape qui leur serait acceptable, un pape à leur image, antithèse de son prédécesseur, la culture et le jugement en moins.

La foi chrétienne a besoin de bon sens, là où le bon sens manque, la foi manque aussi. Aimer son prochain n’implique pas de mettre sa propre vie en danger, qui plus est ce « prochain » que vous nous forcez à recevoir, rêve de nous asservir et n’hésitera pas à nous tuer si nous résistons. Commander aux brebis charitables d’accueillir le loup dans la bergerie, c’est ce que vous ordonnez du haut de votre chaire, vous l’ordonnez non par charité chrétienne mais par acharnement idéologique.

Un peu d’humilité et d’introspection ne vous feraient certainement pas du tort, mais il est vain d’espérer qu’un esprit pétri d’idéologie comme le vôtre, en vienne à remettre en question les dogmes qui le coupent de la réalité. Là où le dogme idéologique règne en maître, la sagesse a peu de chances de se frayer un chemin. L’Église catholique a commis nombre de péchés durant son existence, mais celui de vous avoir mis à sa tête n’est pas un simple péché, par bien des aspects il s’apparente à un désastre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

Poursuivre la lecture ‘Vatican : mais à quoi jouent les Jésuites avec l’Europe et l’Islam ?’ »

Crise du Mont du Temple : un conflit interne à l’Islam religieux et politique

NdlR : la récente crise du Mont du Temple (esplanade des mosquées pour l’Islam) reste un prétexte et alimente très largement le conflit interne aux Islams. Analyse et décryptage de la situation et des postures des chefs de tribus…

« Nous enregistrons avec regret qu’à chaque fois que les prémices d’une opportunité de relance du processus de paix entre les Palestiniens et Israël apparaissent, ce dernier provoque des événements et des tensions pour les avorter », a estimé le souverain marocain en préambule de cette lettre relayée par l’agence officielle MAP. « Israël a pris ces derniers temps un ensemble de mesures provocatrices dangereuses », a dit Mohammed VI.  Des mesures qui constituent selon le roi du Maroc, pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec Israël, « une provocation flagrante des sentiments de tous les arabes, les musulmans et les libres de par le monde, et un facteur pour attiser les velléités extrémistes qui conduisent vers davantage de frustration, de tension et de violence dans toute la région ».

Le monarque de 53 ans, qui préside le Comité Al-Qods [Jérusalem en arabe], une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe, a appelé le Secrétaire général des Nations unies à « intervenir d’urgence auprès des autorités israéliennes en vue de les amener à respecter le statut juridique et historique d’Al-Qods », et à « annuler toutes les mesures illégales, y compris les mesures sécuritaires supplémentaires ».

Recep Tayyip Erdogan (Crédit : AFP/STR)La Turquie a également exprimé son désaccord avec Israël qui a laissé entendre que la tolérance religieuse manquait durant le règne ottoman à Jérusalem :  « A l’époque ottomane, les communautés appartenant à différentes sectes et religions vivaient dans un état de coexistence pacifique et ont profité de la liberté de culte pendant des siècles. Dans ce contexte, les Juifs devraient être les mieux placés pour juger et apprécier la tolérance unique qui a marqué l’époque ottomane », a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.  Il répondait à une déclaration faite vingt-quatre heures plus tôt par le ministère des Affaires étrangères israélien qui avait rejeté les critiques d’Ankara concernant des mesures de sécurité israéliennes sur le mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem.  Dans cette déclaration , Israël avait laissé supposer que la Turquie n’avait aucune leçon à donner à Israël dans la mesure où elle avait restreint l’accès au lieu saint durant ses 400 années de contrôle de la ville, lors du précédent millénaire.

Peu de temps après le communiqué turc de mercredi, Israël a riposté en lançant une nouvelle salve, citant l’occupation turque en Chypre du nord et la répression contre les Kurdes et des journalistes :  « Il est absurde que le gouvernement turc, qui occupe Chypre du nord, qui réprime avec brutalité la minorité kurde et emprisonne les journalistes, fasse la leçon à Israël, la seule véritable démocratie de la région. L’époque de l’empire ottoman est révolu », a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué qui a fait écho à la réplique de mardi.

La querelle a commencé mardi lorsque Erdogan a appelé les musulmans à venir en Israël pour « protéger » la mosquée Al-Aqsa après l’installation de détecteurs de métaux par Israël aux abords du lieu saint, suite à un attentat terroriste au cours duquel trois arabes israéliens ont tué deux policiers en utilisant des armes introduites clandestinement dans le site :  « Si aujourd’hui, les soldats israéliens sont capables de souiller le complexe de la mosquée Al-Aqsa de leurs bottes avec insouciance, en donnant des incidents insignifiants en prétexte, et si le sang des musulmans coule facilement là-bas, alors la raison de tout cela est notre échec à défendre avec suffisamment de force al-Quds [Jérusalem] », a-t-il dit aux membres de son parti de l’AKP durant une réunion du Parlement à Ankara.  « Dans la mesure où la Mecque est une moitié de notre coeur et que Médine est l’autre moitié, avec al-Quds tel un drap en gaze légère posé sur eux, nous devons défendre ensemble al-Quds. Défendons al-Quds comme si nous défendions la Mecque et Médine », a-t-il vivement recommandé.  Dans son discours, Erdogan a souligné que l’empire ottoman avait régné sur la mosquée Al-Aqsa, le troisième lieu le plus saint de l’islam pendant quatre siècles. « Nos ancêtres ont agi avec une si grande délicatesse et sensibilité qu’il est impossible de ne pas se rappeler d’eux avec gratitude et regret à la lumière de la cruauté d’aujourd’hui ».

La mosquée Al-Aqsa « figure de manière éminente parmi les priorités les plus élevées du monde islamique », a fait savoir le ministère des Affaires étrangères turc : « Alors que l’occupation israélienne à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza vient d’achever sa cinquantième année, il est clair que les efforts visant à ignorer l’occupation de Jérusalem-Est ne contribuera pas à la réalisation de la paix et de la stabilité dans la région ainsi qu’à la résolution du conflit israélo-palestinien ».  Israël doit « reprendre urgemment ses esprits, revenir au statu-quo à Al-Haram Al-Sharif [le mont du Temple] et lever toutes les restrictions sur la liberté de culte », a continué le communiqué.

Erdogan a ajouté que la Turquie « ne peut tolérer » les contraintes placées sur les musulmans se trouvant sur le site durant les prières du vendredi. « Le gouvernement israélien veut détruire le caractère islamique de Jérusalem par une nouvelle pratique chaque jour », a-t-il ajouté. Il avait appelé « les musulmans du monde entier » à « visiter » et « protéger » Jérusalem. Ces propos ont suscité une vive réaction du ministère israélien des Affaires étrangères qui l’a appelé à « s’occuper des problèmes de son pays ».

« La question de la mosquée Al-Aqsa est une ligne rouge qui ne se prête à aucune complaisance ou indulgence », écrit l’organisation pan-islamique dans un communiqué publié au terme d’une réunion des ambassadeurs des Etats membres à son siège à Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite.  « Porter atteinte à la mosquée Al-Aqsa d’une quelconque manière et quel que soit le prétexte aura des conséquences très graves et conduira à l’instabilité dans la région », prévient l’OCI.

La tension est très vive à Jérusalem-Est et en Cisjordanie après la mise en place le 14 juillet par Israël de détecteurs de métaux aux entrées du site, suite à l’attaque perpétrée par 3 arabes israéliens contre deux policiers en service ce jour-là. Les armes avaient été clandestinement introduites dans la mosquée Al-Aqsa.  Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays assure la présidence de l’OCI, avait qualifié d’ »inacceptable » la mise en place de ces détecteurs et appelé la communauté internationale à « agir sans attendre pour obtenir la levée des dispositifs qui limitent la liberté de culte ».

« Al-Qods (Jérusalem, ndlr) est une ligne rouge. Aucun arabe ni musulman n’acceptera qu’on porte atteinte » à ses lieux saints, a dit Ahmed Aboul Gheit dans un communiqué.   Le secrétaire général de l’organisation panarabe basée au Caire a aussi dénoncé « l’aventurisme » du gouvernement israélien qui veut provoquer, selon lui, une « grave crise avec le monde arabe et musulman ».

Depuis une semaine, les heurts sont quotidiens entre forces de sécurité israéliennes et manifestants palestiniens, qui dénoncent l’installation par Israël de détecteurs de métaux aux points d’accès au mont du Temple, troisième lieu saint de l’islam et premier du judaïsme. Cinq Palestiniens et trois Israéliens, tués à leur domicile par un terroriste palestinien de 19 ans lors d’un repas de Shabbat, sont morts depuis vendredi.

Dans un communiqué envoyé aux partisans, le mouvement du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que la « campagne pour Jérusalem a commencé efficacement et ira jusqu’à la victoire palestinienne et la libération des lieux saints de l’occupation israélienne », selon des propos cités par le site d’information israélien, Walla. Le Fatah a félicité les manifestants palestiniens présents dans les rues de Jérusalem vendredi pour contester l’installation de détecteurs de métaux dans le complexe du mont du Temple. Au moins trois d’entre eux ont été tués par les forces de sécurité israéliennes et quelque 200 autres ont été blessés.

Le parti a salué leurs « actes pour la protection d’Al-Aqsa et leur lutte contre les plans israéliens, tout en sacrifiant leurs âmes et leur sang ». Le Fatah a appelé à trois jours de deuil ainsi qu’à une grève générale en l’honneur des émeutiers morts.

Le Fatah a affirmé qu’Israël avait concocté un « complot raciste » pour « reprendre Al-Aqsa » et a déclaré qu’aucune solution n’était acceptable à ses yeux tant que les autorités israéliennes n’auront pas retiré les détecteurs de métaux et les caméras de surveillance.

Il a déclaré qu’il avait parlé avec plusieurs chefs d’État, y compris ceux d’Egypte, d’Arabie Saoudite et du Maroc, et leur a demandé d’intervenir dans le conflit concernant le mont du Temple. Il a également appelé le Hamas à se rallier à la cause du mont du Temple et à se réconcilier avec son propre parti, le Fatah.

Cette sécurité renforcée, notamment à l’aide de détecteurs de métaux et de caméras posés à l’entrée du lieu saint, a été mise en place la semaine dernière suite à un attentat terroriste meurtrier au cours duquel trois Arabes israéliens ont émergé du complexe et ont tué deux agents de la police israélienne avec des armes à feu, qu’ils avaient auparavant dissimulées sur le site. Les Palestiniens ont depuis fait part de leur désaccord en affrontant la police quotidiennement depuis l’attaque du 14 juillet, à proximité du mont du Temple et à Jérusalem-Est.

Les chefs religieux musulmans ont donné pour instruction aux fidèles désireux de prier de refuser de passer à travers les détecteurs de métaux posés à l’entrée du mont du Temple. Seuls quelques Palestiniens ont accepté de se conformer aux contrôles de sécurité et sont entrés sur le site vendredi, des milliers d’autres priant ou protestant à divers endroits de la ville.

« Où es-tu, nation d’un milliard, alors que la prière est interdite à la mosquée Al-Aqsa ? Où sont tous les sommets arabes alors que la mosquée est souillée par les colons ? » a-t-il demandé. Les Palestiniens se réfèrent souvent aux Israéliens comme étant des « colons ».

Haniyeh a demandé une action urgente « pour faire face à l’agression et au terrorisme israélien à Al-Aqsa », la mosquée située sur le mont du Temple accueille également le sanctuaire du Dôme du Rocher et est considérée comme le troisième lieu le plus saint de l’islam après la Mecque et Médine.  « Je dis à l’ennemi sioniste qu’Al-Aqsa et Al-Quds [Jérusalem] sont des lignes rouges », a dit Haniyeh, ajoutant que la « politique de fermeture [israélienne] et la mise en oeuvre de mesures de sanction… ne passeront jamais ».

Haniyeh a organisé un rassemblement massif vendredi à Gaza contre le renforcement des mesures de sécurité d’Israël. Le groupe terroriste basé à Gaza avait réclamé jeudi une « journée de colère » vendredi à Jérusalem. Les prières du vendredi rythment la journée la plus sainte de la semaine pour les Musulmans sur le mont du Temple.

Le Hamas, groupe terroriste islamiste qui cherche à détruire Israël, a affirmé samedi dans un communiqué que la fermeture du site était une « guerre religieuse », et Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a appelé à un « soulèvement » palestinien contre l’armée israélienne et les habitants juifs de Cisjordanie.

ILe chef de la police Roni Alsheich, 2e à droite, sur le mont du Temple après un attentat terroriste, le 14 juillet 2017. (Crédit : porte-parole de la police) sraël a critiqué la Jordanie, qui a appelé à « rouvrir immédiatement » le site après l’attentat. Un responsable a déclaré à la télévision israélienne que, « au lieu de condamner l’attentat, la Jordanie préfère attaquer Israël, qui protège les fidèles et maintient la liberté de culte sur les lieux. »  « Israël ne tolérera pas les dégâts faits aux lieux saints et y maintient le statu quo. Toutes les parties impliquées, notamment la Jordanie, devraient se contenir et éviter de raviver les flammes », a affirmé le responsable, resté anonyme.

La Jordanie, qui gère le site via le Waqf islamique, a appelé Israël à « rouvrir immédiatement la mosquée Al-Aqsa et le [complexe] Haram al-Sharif », en référence au complexe qui accueille la mosquée Al-Aqsa et le sanctuaire du Dôme du Rocher, le lieu le plus saint du judaïsme et le troisième lieu saint de l’islam.  La famille royale jordanienne est officiellement la gardienne de la mosquée située au sommet du mont du Temple, et y exerce son autorité, même si Israël y est responsable de la sécurité.

NdlR : l’AP, le Hamas, les Hachémites, les Alaouites du Maroc, le Wadf, les Turcs, etc…. TOUS revendiquent l’appel à la croisade jihadique pour libérer les Lieux Saints ! On se croirait en Europe des années 1100 quand tous les rois se pressaient autour du Pape pour revendiquer la paternité d’une énième croisade. L’enjeu de Jérualem, c’est avant tout un enjeu de pouvoir interne au monde musulman : Jérusalem a le pouvoir de réunifier les Islams en guerre… ou de les diviser définitivement ?

 

Poursuivre la lecture ‘Crise du Mont du Temple : un conflit interne à l’Islam religieux et politique’ »

L’Eglise Unie du Christ ( USA – Alliance réformée mondiale) condamne Israël

Résultat de recherche d'images pour "église unie du Christ"L’Eglise Unie du Christ condamne Israël pour son traitement des enfants palestiniens : La résolution appelle les autorités israéliennes à interdire la torture et les mauvais traitements sur les mineurs emprisonnés

L’Eglise Unie du Christ (EUC) a approuvé à une majorité écrasante une résolution condamnant Israël pour son traitement des enfants palestiniens vivant en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza.

Le vote de dimanche soir effectué par des délégués du 31ème Synode Général de l’Eglise Unie du Christ à Baltimore dans le Maryland était à 79 % pour, 13 % contre et 9 % d’abstention, selon un communiqué publié par l’église.

La résolution appelle Israël à « interdire absolument la torture et les mauvais traitements aux enfants emprisonnés ».

Il appelle également les Etats-Unis à suspendre l’aide militaire à Israël, l’église considérant le traitement des enfants palestiniens comme une violation des droits de l’homme. La résolution stipule que les églises et les membres doivent connaître la souffrance des enfants en Palestine et dans l’Etat d’Israël.

Cela intervient deux ans après que l’église a voté en faveur d’un désinvestissement à l’égard des entreprises qui profitent du contrôle israélien de la Cisjordanie. La Chambre des Évêques de l’église a ensuite rejeté le projet de boycott comme il avait été formulé dans plusieurs résolutions.

Parmi les abus que la résolution cite, on retrouve : des enfants palestiniens qui sont détenus dans des prisons et jugés par des tribunaux militaires israéliens; de fouilles nues; des mains attachées; des yeux bandés; la violence physique; les insultes; l’intimidation; l’enfermement seul, et des interrogatoires sans avocat ou parent présent.

Le réseau EUC Palestine/Israël, qui a rédigé la résolution, a travaillé avec de nombreux alliés et partenaires inter confessionnels, précisait l’église dans un communiqué.

« L’Eglise Unie du Christ a travaillé avec des nombreux partenaires œcuméniques, inter confessionnels et internationaux pour adopter cette résolution, expliquait le communiqué. L’EUC se joint à d’autres organisations religieuses et séculaires cherchant déjà les solutions listées et/ou réfléchissant actuellement à des actions en vue d’obtenir la justice pour les enfants palestiniens soumis aux abus cités » dans la résolution, notait le communiqué.

Résultat de recherche d'images pour "église unie du Christ et israël"

L’église affirme sur son site internet avoir plus de 5 000 congrégations et près d’1 million de membres à travers les Etats-Unis.

L’Église unie du Christ (United Church of Christ) est une confession protestante américaine. Elle est le produit de l’union de quatre Églises protestantes à la fin des années 1950 : the Congregational Churches, the Christian Churches, the Evangelical Synod et the Reformed Church. Cette Église puise à la fois dans la tradition du protestantisme anglais, congrégationaliste et dissident et dans les sources des Églises unies allemandes. Elle est affiliée à l’Alliance réformée mondiale, au National Council of Churches (fédération américaine) et est en pleine communion avec neuf autres Églises protestantes historiques américaines au sein du groupe Churches uniting in Christ.

Un Rabbi anti-sioniste influent visite la France…

Le rabbin de Satmar Zalman Leib Teitelbaum (Crédit : Capture d'écran YouTube / Le Lakewood Scoop)Retour sur la visite du Rebbe anti-sioniste de Satmar en France :  C’est la première fois que le leader du mouvement orthodoxe se déplaçait dans l’Hexagone, du 4 au 6 juillet, pour renforcer une spiritualité “en perdition”

 « Si les Juifs cessaient d’imiter les goyim [non Juifs], alors ils éviteraient de terribles souffrances. A chaque fois qu’ils l’ont fait, ils ont été persécutés. En revanche, les goyim nous laissent tranquilles lorsque nous suivons la seule voie de la Torah. »

C’est l’un des messages que le Rebbe (« rabbin » en yiddish) de Satmar, chef de la dynastie hassidique du même nom, a délivré le 4 juillet aux docks Pullman d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), devant une foule de 2 200 personnes, dont 600 femmes, au bas mot.

C’est inédit : jamais le Rebbe actuel, Zalman Leib Teitelbaum, qui quitte rarement New York, ne s’était déplacé dans l’Hexagone. Il était accompagné d’un autre gadol hador (« grand de la génération »), vénéré lui aussi dans les milieux ultra-religieux, le Rebbe de Pshevorsk qui vit à Anvers (Belgique). Il partage avec les fidèles du mouvement Satmar une aversion profonde pour l’Etat d’Israël.

Cet anti-sionisme viscéral n’était pas forcément du goût de tous les rabbins français présents ce soir-là à la tribune. Les principaux étaient les leaders orthodoxes Mordekhaï Rottenberg, Itzhak Katz et Yehouda Tolédano. Les trois hommes ont demandé au Rebbe de Satmar d’effectuer ce voyage exceptionnel qui l’a conduit 48 heures durant dans différentes synagogues, institutions et écoles juives de la région parisienne.

Un appel pressant au moment où le judaïsme de ce pays serait menacé à leurs yeux de « perdition » spirituelle. Les départs massifs vers Israël enregistrés au cours des cinq à six dernières années, spectaculaires au sein du noyau dur – et pratiquant – de la communauté organisée, ont en effet provoqué une moindre fréquentation des lieux de prière et d’étude.

Poursuivre la lecture ‘Un Rabbi anti-sioniste influent visite la France…’ »

Netanyahou à Paris : rencontre avec Lustiger, le juif-chrétien

Le cardinal Jean-Marie Lustiger (Crédit : Erling Mandelmann / photo©ErlingMandelmann.ch / CC BY-SA 3.0)Netanyahu a visité Notre-Dame, avec une pensée pour le cardinal Lustiger :  « Je suis né juif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron. Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les Apôtres », lit-on sur la plaque

C’était la première fois que Benjamin Netanyahu se rendait à Notre-Dame, le monument historique le plus visité d’Europe, a indiqué à l’AFP une source au cabinet du recteur de ce sanctuaire marial.

Sa visite, à laquelle participait sa femme Sara, a duré une cinquantaine de minutes, à la mi-journée, a précisé la même source.

Le chef du gouvernement israélien s’est attardé auprès du chœur et du trésor de la cathédrale. Il s’est arrêté devant la plaque apposée à la mémoire du cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007), charismatique archevêque de Paris de 1981 à 2005, dont l’Église marquera le 5 août prochain le dixième anniversaire de la mort.

« Je suis né juif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron. Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les Apôtres », peut-on lire sur cette inscription en hommage à ce cardinal très impliqué dans le dialogue judéo-chrétien.

Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron au 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 2017 (Crédit : AFP PHOTO / POOL / Kamil Zihnioglu)Notre-Dame de Paris avait déjà reçu des hôtes de marque la semaine dernière, avec la visite jeudi des Premières dames américaine et française, Melania Trump et Brigitte Macron.

Le Premier ministre israélien a participé dimanche à la cérémonie organisée à Paris pour marquer le 75e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, une rafle massive de juifs à Paris en 1942, avant d’être reçu à l’Élysée par le président Emmanuel Macron. Il avait qualifié de « geste très, très fort » cette invitation pour « commémorer ensemble, main dans la main », cette vaste arrestation symbole de l’implication française dans la déportation des juifs du pays vers les camps nazis.

 

Groupe de Visegrad : des pro-israéliens en Europe, c’est possible !

Le Premier ministre Netanyahu et ses homologues du hongrois, slovaque, tchèque et polonais, le Groupe de Visegrad,à Budapest, le 19 juillet 2017. (Crédit :Haim Tzach/GPO)Orban estime que l’UE devrait améliorer ses relations avec Israël:  Etant lui-même peu apprécié de Bruxelles, le Premier ministre hongrois appelle l’Europe à revenir au “bon sens” face à Jérusalem

 Le Premier ministre Netanyahu et ses homologues du hongrois, slovaque, tchèque et polonais, le Groupe de Visegrad,à Budapest, le 19 juillet 2017. (Crédit :Haim Tzach/GPO)

Netanyahu, en quête d’alliés sur la scène internationale, effectue à Budapest depuis lundi la première visite en Hongrie d’un responsable de l’Etat juif depuis 1989.

Après des entretiens mercredi avec ses homologues de Hongrie, de Pologne, de République tchèque, de Slovaquie (qui forment une alliance appelée groupe de Visegrad), le dirigeant les a remerciés des « positions sur Israël qu’ils ont régulièrement défendues au sein de l’Europe. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et son homologue hongrois Viktor Orban, à Budapest, le 18 juillet 2017. (Crédit : GPO)Pendant une rencontre à huis clos, dont une partie a été diffusée par accident aux journalistes, Netanyahu s’est lancé dans une tirade cinglante contre la « folle » politique de l’Union européenne (UE) vis-à-vis d’Israël.  Netanyahu a déploré les critiques dont son pays fait régulièrement l’objet de la part des institutions européennes à propos de la construction dans les implantations de Cisjordanie et du processus de paix israélo-palestinien.

Qualifiant ces critiques « d’anomalie », il a estimé qu’il était « temps d’avoir en Europe une réévaluation de la relation avec Israël », parce que son pays a « beaucoup à offrir » à l’UE en matière de sécurité et de technologies notamment et parce qu’il est « la seule démocratie du Moyen Orient », « un phare de tolérance pour une vaste région ».

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui occupe actuellement la présidence tournante du groupe de Visegrad, a également plaidé « pour que la coopération entre l’UE et Israël retrouve la voie du bon sens », estimant que « l’Europe se punit elle-même » en négligeant ce partenaire.

Les quatre pays de l’Est, qui entretiennent eux-mêmes des relations souvent tendues avec Bruxelles et leurs partenaires européens, ont publié une déclaration dans laquelle ils s’engagent à œuvrer pour « renforcer » les liens entre l’UE et Israël.  Leurs dirigeants ont aussi annoncé un renforcement de leur coopération bilatérale avec Israël, notamment dans les domaines économiques et de la sécurité. Une nouvelle rencontre avec Benjamin Netanyahu est prévue en 2018 à Jérusalem.  « Avec le soutien de ces pays, il devient plus difficile pour l’UE de faire passer des résolutions critiques sur Israël nécessitant l’unanimité », selon Peter Lintl, spécialiste du Proche Orient cité mercredi par le quotidien autrichien Kurier.

 

Poursuivre la lecture ‘Groupe de Visegrad : des pro-israéliens en Europe, c’est possible !’ »

Antisémitisme chrétien réformé : ne pas oublier !

Cette gravure qui figure sur la façade de l'église de  Martin Luther à  Wittenbergen ( en Allemagne) représente des  Juifs tétant le lait d'une truie (Crédit photo:Toni L. Kamins).A Wittenberg, une truie sculptée sur une Église, tétée par des juifs, fait polémique.   Cette gravure qui figure sur la façade de l’église de Martin Luther à Wittenbergen ( en Allemagne) représente des Juifs tétant le lait d’une truie (Crédit photo:Toni L. Kamins).

Richard Harvey, choqué par cette représentation, a demandé en 2016, le retrait de ce bas-relief. La pétition qu’il lance reçoit alors le soutien de 7 500 personnes. Parmi eux, on trouve « la communauté évangélique des sœurs de Marie de Darmstadt et un pasteur protestant de Leipzig, Thomas Piehler, connus pour avoir déjà dénoncé les collusions entre l’Eglise protestante et le régime nazi ainsi que pour leur engagement en faveur du dialogue judéo-chrétien ».

Mais le pasteur du temple où se trouve le bas-relief l’entend d’une autre oreille. Pour lui, enlever cette truie sculptée, reviendrait à ne pas assumer un passé peu glorieux, qu’il préfère assumer. D’ailleurs depuis 1988, rappelle le quotidien, citant une décision d’une conseil municipal de Wittenberg justifiant le maintien du bas-relief une plaque a été apposée près de cette fameuse truie en mémoire de 6 millions de juifs morts pendant la Shoah.

NdlR : je maudirai celui qui te maudira. C’est aujourd’hui à la chrétienté de subir ce type de persécutions de la part d’une autre religion tout aussi intolérante.  Triste mécanique infernale que seule une conversion des cœurs basée sur  la Vérité peut enrayer.

Israël, accusé de détruire Al-Aqsa à coup d’armes chimiques et de tunnels : faut-il y croire ?

Sheikh Kamal Khatib (Crédit : capture d'écran MEMRI)NdlR : la défense des intérêts arabo-musulmans au Mont du Temple n’a plus de limites. Preuve que ce dossier est irrationnel… et que ces conséquences peuvent l’être tout autant.

Un chef de la branche Nord du Mouvement islamique : Israël utilise des substances chimiques pour détruire Al-Aqsa.  Le sheikh Kamal Khatib a déclaré que les substances ont un effet retardé

 Sheikh Kamal Khatib (Crédit : capture d’écran MEMRI)

Dans l’interview datant du 16 juillet, transcrite par l’Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), le sheikh Kamal Khatib a déclaré qu’Israël injectait des substances chimiques dans les murs de la mosquée pour provoquer sa corrosion.

Il a expliqué que les substances qu’Israël utilisait ont un effet retardé, ce qui permet à Israël d’affirmer que les fissures de la structure de la mosquée sont naturellement causées par le passage du temps.  L’interview peut être visualisée ici.

« Il y a vingt-deux ans, nous avions dit que la mosquée d’Aqsa était en danger. À l’époque, nous avions dit que tout au long des fouilles, l’occupation [Israël] utilisait des substances chimiques ayant un effet sur le long-terme. Ces substances pouvaient se départir des roches et des piliers, mais leur effet ne se révélerait pas immédiatement, et ainsi ils [les Israéliens] pourraient prétendre qu’il s’agit de fissures [naturelles] dans [les murs de la mosquée] Al-Aqsa », a déclaré Khatib.

« C’est arrivé. Il y a des fissures […] dans certains endroits. [Le plan des Israéliens était qu’] ils pouvaient prétendre que c’était le travail du temps. Il semble … En fait, je ne devrais pas dire ‘semble’, a-t-il déclaré à la chaîne d’information du Qatar.

Lorsque l’intervieweur a demandé si Israël voulait encore récemment « exécuter ce projet secret », au moment où la mosquée a été fermée suite à l’attentat terroriste mené lé 14 juillet et dans lequel trois Arabes-Israéliens ont tué deux policiers israéliens juste à l’extérieur du mont du Temple, Khatib a déclaré : « Oui oui oui oui oui. J’ai peur – je suis presque convaincu – que l’objectif résidant dans la fermeture de la mosquée n’était pas seulement de chercher des armes, comme le disaient les Israéliens. Ils savent qu’il n’y avait pas d’armes à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa bénie . »

Les terroristes qui ont perpétré l’attaque vendredi dernier, tous originaires de la ville d’Umm al-Fahm, au nord d’Israël, avaient clandestinement apporté les armes utilisées dans l’attaque au sein de la mosquée Al-Aqsa, comme l’a montré une vidéo des caméras de surveillance.

Israël avait ensuite brièvement interdit l’accès au complexe pour chercher plus d’armes et a mis en place de nouvelles mesures de sécurité aux entrées du mont du Temple, dont des détecteurs de métaux et des caméras avant de le rouvrir le dimanche.

Les Jordaniens portent un portrait du sheikh Raed Salah, le chef de l'aile du nord du Mouvement islamique en Israël, lors d'une manifestation, appelée par le Front d'action islamique, à Amman après les prières du vendredi le 21 juillet , 2017, pour protester contre les nouvelles mesures de sécurité israéliennes mises en œuvre sur le site sacré, qui comprennent des détecteurs de métaux et des caméras, Amman, Jordanie (Crédit : AFP PHOTO / Khalil MAZRAAWIDes manifestations quotidiennes ont eu lieu à Jérusalem, en Cisjordanie, à Amman, à Istanbul et à Beyrouth contre ces nouvelles mesures de sécurité.

En 2015, Israël avait interdit la branche Nord du Mouvement islamique, citant l’incitation à la haine et à la violence et le soutien aux actions terroristes, y compris sur le mont du Temple.

La branche du Nord finance un groupe appelé Al-Mourabitoune, dont les protestations contre les visiteurs juifs au mont du Temple ont parfois été violentes. En septembre 2015, Israël a fait interdire le groupe du mont.La branche du Nord rejette les accords de paix d’Oslo entre Israël et les Palestiniens et boycotte les élections nationales au motif qu’elles accordent une légitimité aux institutions de l’Etat juif.

Fondée dans les années 1970, il s’agit d’une organisation politique, d’un groupe de sensibilisation religieuse et d’un fournisseur de services sociaux. Le but primordial du mouvement est de rendre les musulmans israéliens plus religieux et est populaire car il fournit des services qui manquent souvent dans les communautés arabes d’Israël. Aujourd’hui, le groupe gère des jardins d’enfants, des collèges, des cliniques de santé, des mosquées et même une ligue sportive.

Le mouvement a été divisé il y a vingt ans. La branche sud plus modérée a commencé à envoyer des candidats à la Knesset en 1996 et fait maintenant partie de la Liste arabe unie, une alliance de plusieurs partis politiques arabes israéliens. Trois des 13 membres actuels de la Knesset font partie du mouvement.

NdlR : alors faut-il y croire ? J’en connais certains qui répondraient volontiers : chiche !

 

Poursuivre la lecture ‘Israël, accusé de détruire Al-Aqsa à coup d’armes chimiques et de tunnels : faut-il y croire ?’ »

Ambassade d’Israël en Jordanie : une affaire dans l’affaire pour ne plus rien y comprendre ! (Charles Pasqua)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (droite) en Jordanie, avec le roi Abdallah II (Crédit : Kobi Gideon/GPO/FLASH90)« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien. » (Charles PASQUA)

Alors que les tensions ne cessent de monter en raison des agitations qui entourent le mont du Temple, l’incident de dimanche dans l’enceinte de l’ambassade israélienne à Amman pourrait marquer un tournant critique dans les liens développés entre Israël et la Jordanie.

Dans ce qui a été très clairement un attentat terroriste, un garde israélien de la sécurité a été attaqué avec un tournevis par un menuisier local qui était là pour installer des meubles. Le garde a ouvert le feu, tuant l’agresseur ainsi que le propriétaire des lieux, qui se trouvait également sur cette scène de drame.

Suite à l’incident, les proches de l’un des deux défunts ont bloqué les rues, place de la mer Méditerranée, à Amman et demandé à ce que le garde de la sécurité israélien soit sévèrement sanctionné.

Dans des circonstances diplomatiques normales – c’est-à-dire sans les tensions qui sont nées des mesures de sécurité prises par Israël sur le mont du Temple suite à l’attentat terroriste commis dans ce lieu saint, tensions qui planent en arrière-plan – il est probable que cette manifestation aurait été dispersée rapidement et que le garde de la sécurité ainsi que l’équipe diplomatique de l’ambassade auraient été immédiatement rapatriés en Israël.

Les Jordaniens transportent un modèle du Dôme du Rocher durant une manifestation à Amman contre les nouvelles mesures sécuritaires sur le mont du Temple, le 21 juillet 2017 (Crédit :/Khalil Mazraawi/AFP)Mais en raison du tollé politique et régional qui a été causé par la décision prise par Israël de placer des détecteurs de métaux sur le mont du Temple, non seulement la Jordanie refuse actuellement d’autoriser le retour du garde en Israël – et ce malgré son immunité diplomatique – mais elle demande également à l’interroger. Cette atmosphère hostile – qui a pour origine les tensions qui entourent la mosquée Al-Aqsa administrée par le Waqf jordanien – a mené à une crise diplomatique entre la Cour royale jordanienne et le bureau du Premier ministre, une crise d’une ampleur inédite depuis que des agents du Mossad, en 1997, avaient tenté de tuer le chef du groupe terroriste du Hamas Khaled Meshaal en plein jour dans les rues d’Amman en 1997.

Benjamin Netanyahu qui, à l’époque, en était à son premier passage aux fonctions de Premier ministre, avait été obligé de fournir l’antidote au poison qui avait été versé dans l’oreille de Meshaal et de libérer de prison le père spirituel des kamikazes, Ahmed Yassin, le fondateur du Hamas, afin de garantir la libération des deux agents du Mossad qui avaient été capturés lors de la tentative d’assassinat.

La colère en raison du mont du Temple et les affrontements violents survenus à Jérusalem et en Cisjordanie trouvent un écho partout où Moyen Orient et particulièrement en Jordanie qui, en plus de son rôle d’administration au mont du Temple/Al-Aqsa, possède également une très importante population palestinienne. Cela fait longtemps que les attitudes adoptées par l’opinion publique jordanienne envers l’Etat juif sont toxiques. Mais les choses pourraient bien avoir nettement empiré depuis l’attentat du 14 juillet au mont du Temple.

Les responsables du Waqf dirigent la prière aux abords du mont du Temple le 16 juillet 2017. Les responsables de l'instance religieuses ont demandé aux fidèles de ne pas pénétrer sur le site via les détecteurs de métaux placés par Israël pour des raisons sécuritaires après un attentat terroriste survenu le 14 juillet. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90) La Jordanie a été le premier pays à dénoncer le choix rare d’Israël de fermer le mont du Temple aux fidèles ce vendredi-là et le lendemain, une fermeture imposée par les recherches d’armements supplémentaires sur le site par la police, par l’examen des arrangements sécuritaires, et par la nécessité de déterminer comment les terroristes étaient parvenus à dissimuler leurs armes dans la mosquée Al-Aqsa.

Les médias jordaniens ont lourdement critiqué Israël, comme c’est leur habitude, mais c’est le président du Parlement jordanien Atef Tarawneh qui a donné le ton officiel en appelant les terroristes arabes israéliens originaires d’Umm al-Fahm et auteurs de l’attentat – qui a tué deux policiers druzes – des « martyrs qui ont ensemencé et arrosé la terre pure ». « Qu’Allah accorde la miséricorde à nos jeunes, aux membres de la famille Jabarin, dont les membres de la famille méritent de recevoir la gloire et les honneurs », a ainsi déclaré Tarawneh au cours d’une session au Parlement.

Régulièrement, Israël dirige sa colère – et c’est justifié – contre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas concernant les incitations au terrorisme dans les médias palestiniens contre l’Etat juif. Ces dénonciations servent l’agenda politique du Premier ministre, qui remporte ainsi l’approbation de sa coalition de droite. Mais quelqu’un parmi les dirigeants israéliens doit clairement expliquer à la Jordanie que ses agressions contre Israël doivent cesser – quelqu’un de plus influent que le président de la Knesset Yuli Edelstein, qui a déclaré que Tarawneh devait « se taire » s’il n’avait rien d’autre à offrir que des éloges des terroristes.

Les incitations jordaniennes contre Israël se sont intensifiées ces derniers jours avec les détecteurs de métaux cristallisant les tensions. Les responsables du Waqf, qui ont choisi de ne pas entrer au mont du Temple via les nouveaux portiques de sécurité et qui ont été à la tête de l’opposition aux mesures de sécurité, sont employés par la Jordanie, qui les rémunère également.

Le pays semble avoir oublié que la Jordanie et Israël ont signé un traité de paix depuis 1994, que les deux pays jouissent de liens économiques forts et en particulier d’une coopération sécuritaire profonde, l’ampleur exacte de l’aide militaire israélienne étant gardée secrète. Ce ne sont pas que quelques Jordaniens qui doivent aux services de renseignement israéliens d’avoir pu rester en vie, mais les dirigeants hachémites du royaume font de leur mieux pour cacher ce fait à leurs sujets. Il est préférable que le royaume ne soit pas considéré par l’opinion publique arabe comme étant un pays bénéficiant de relations militaires et autres avec Israël.

Cet effort de minimiser en public l’étendue des relations entre la Jordanie et Israël souligne les différences vives entre la Jordanie du roi Abdallah et celles de feu son père, Hussein. Contrairement à son fils, Hussein ne cherchait pas à minimiser l’accord de paix qu’il avait initié. Abdallah a oeuvré à conserver une paix froide. Abdallah a permis à la presse étroitement muselée dans son pays d’attaquer Israël à chaque occasion et il a donné le feu vert aux politiciens – comme le président du Parlement – pour faire l’éloge de terroristes. Et tout cela alors même que la Jordanie profite des fruits de sa coopération sécuritaire avec Israël qui a aidé à prévenir un certain nombre d’attentats terroristes par des groupes islamistes contre des cibles jordaniennes.

Et maintenant, la querelle sur le mont du Temple est venue seulement empoisonner davantage l’atmosphère. Malgré tout cela, Abdallah est la seule personnalité qui puisse aider à mettre un terme à la crise du mont du Temple, et aider à sortir de l’impasse la question de l’attaque perpétrée à l’ambassade.

Les conseillers du roi jordanien accusent Israël de les induire en erreur, affirmant que Netanyahu n’a pas tenu Abdallah au courant de la décision d’installer des détecteurs de métaux au cours de l’entretien téléphonique entre les deux hommes qui avait suivi l’attentat du 14 juillet. L’Autorité palestinienne a également accusé Netanyahu de la tromper, disant qu’il avait promis à Mahmoud Abbas que le statu-quo en place depuis la capture du site en 1967 par Israël serait préservé et que le Premier ministre n’avait pas mentionné les détecteurs de métaux au cours de leur conversation suite à l’attaque.

Israël maintient toutefois qu’aucun changement n’a été apporté au statu-quo, disant que les arrangements existants sur le mont du Temple n’ont été aucunement altéré et que le placement de détecteurs de métaux relève de sa responsabilité, qui est de garantir la sécurité dans le lieu saint.

Pendant ce temps, sur le terrain, nous vivons maintenant l’ordinaire des crises importantes. Dimanche, ce sont des milliers de musulmans qui se sont rassemblés dans les rues aux abords de la porte des Lions et qui ont une fois encore refusé d’entrer dans le complexe du mont du Temple/mosquée Al-Aqsa. Des émeutes ont également éclaté dans un certain nombre de villages palestiniens aux environs de Jérusalem et en Cisjordanie.

Et les leaders israéliens ? Ils se sont réunis pendant plus de six heures cette nuit sans prendre aucune décision et devraient se rencontrer à nouveau dans l’après-midi de lundi. Pourquoi se précipiter ? Les détecteurs de métaux ont été installés à la hâte mais maintenant, le cabinet croit, à l’évidence, qu’il peut prendre son temps et réfléchir à de telles initiatives avec toute la gravité qu’elles exigent.

 

Mont du Temple : Israël 0 – Palestine 1 !

Caricature publiée dans le journal Al Watan d'Arabie Saoudite, le 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran)Mont du Temple : les médias arabes se moquent de la capitulation avec des caricatures :  Les caricatures célèbrent la victoire palestinienne et de ce qui est perçu comme l’humiliation d’Israël après le retrait des nouvelles mesures de sécurité sur le site saint

Caricature publiée dans le journal Al Watan d’Arabie Saoudite, le 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d’écran)

Jeudi, Israël a retiré la dernière des installations mises en place aux entrées du site sacré, connu des musulmans comme Haram al-Sharif (Sanctuaire Noble), suite à une attaque terroriste le 14 juillet au cours de laquelle les terroristes ont utilisé des armes à feu introduites clandestinement dans le complexe pour tuer deux policiers surveillant le site.

Une caricature publiée dans le journal Al Watan d’Arabie Saoudite représente le Dôme du Rocher, qui se trouve sur le mont du Temple, avec le croissant au sommet du dôme remplacé par une main levée faisant le signe du « V de la victoire ».Caricature publiée dans le journal Al Quds Al Arabi de Londres, le 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran)

Le journal londonien Al-Quds al-Arabi a publié une caricature d’un soldat israélien au nez crochu portant un détecteur de métaux chassé du mont du Temple par un vieillard avec une canne, un jeune homme avec une pierre, une femme avec un balai et un garçon avec un lance-pierre.

 

 

 

Caricature publiée dans le journal Al-Rad de Jordanie, le 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran)La caricature du journal Al-Rad de Jordanie représentait un énorme pied ensanglanté qui se libère de ses chaînes en forme d’étoile de David et sur le point d’écraser un soldat israélien qui hurle.

Sur les réseaux sociaux, des montages, qui célèbrent le retour des musulmans pour prier au mont du Temple jeudi pour la première fois en 11 jours, ont été partagés.

UCaricature publiée dans les réseaux sociaux arabes, 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran)ne caricature montrait un homme s’inclinant pour prier sur l’esplanade près de la mosquée d’Al-Aqsa et qui est étreint par les dalles.

Un autre montage représentait le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le roi Salmane d’Arabie Saoudite et le roi Abdallah II de Jordanie, habillés comme des militants avec des mitrailleuses, debout à côté d’un Dôme du Rocher, qui est dans l’ombre.

Caricature publiée sur les réseaux sociaux arabes, le 28 juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran)

Poursuivre la lecture ‘Mont du Temple : Israël 0 – Palestine 1 !’ »

Archéologie & Bibles

Les personnages bibliques que  Lawrence Mykytiuk  clame avoir vérifié. Dans le sens des aiguilles d'une montre, depuis la gauche : Sargon II; le prisme cunéiforme décrivant la restauration de Babylone par Esarhaddon;  une représentation du Roi  Sennacherib, de son palais de Ninive,  Tiglath-pileser III, du palais de Nimrud (Crédit : Domaine public)Un chercheur établit l’existence de 53 personnages bibliques : Lawrence Mykytiuk recherche les personnalités anciennes qui ont laissé leur empreinte – que cela soit sur une chevalière ou sur un monument

Grâce au système unique mis en place par un chercheur, ce sont 53 personnages de la bible hébraïque qui ont été reconnus comme des personnalités historiques authentiques grâce à des preuves matérielles de leur existence. Le créateur de ce système, Lawrence Mykytiuk, professeur-adjoint de sciences de bibliothéconomie à la Purdue University, décrit ce système comme « un moyen de développer l’historicité ».

Cela ressemblait pourtant à un projet improbable : Un professeur du Midwest qui vérifie les noms antiques du Moyen-Orient. Et pourtant, la formation de bibliothécaire de Mykytiuk et l’intérêt qu’il porte à la Bible l’aident à faire ce que les archéologues sur le terrain ne peuvent pas faire par manque de temps – se plonger dans les revues et les livres, examiner minutieusement les inscriptions découvertes lors des fouilles et tenter d’associer les noms appartenant à l’histoire à ceux qui figurent dans la bible.

Le système établi par Mykytiuk s’appuie sur ces critères : Un nom biblique doit correspondre à un nom figurant sur une inscription authentique, sans possibilité aucune de contrefaçon (en excluant donc les objets présents sur le marché des antiquités, dit-il). Les noms – dans la bible et sur l’inscription – doivent correspondre en termes de cadre et de temps. Et, ce qui est peut-être la catégorie la plus exigeante, Mykytiuk recherche des correspondances dans au moins trois détails spécifiques permettant d’identifier un individu – le nom, le nom du père et le statut.

« Si ces détails correspondent aux trois mêmes mentions avancées dans la bible, cela offre une certitude presque complète », affirme Mykytiuk. « Il peut y avoir un certain nombre de gens avec le même nom, le même nom du père », ajoute-t-il, « Mais le même statut ? Cela va trop loin. Je considère donc que ces critères établissent une quasi-certitude, ou alors c’est qu’il s’agit d’un sosie – une certitude presque complète ».

Lawrence Mykytiuk identifie les personnages anciens de la bible par leurs sceaux personnels (Autorisation)

Il note toutefois dans une présentation en PowerPoint que les vérifications de noms bibliques ne garantissent pas de la même manière les vérifications des événements décrits dans la bible et impliquant les mêmes individus.

Développé durant 25 ans, le système de Mykytiuk est, sans aucun doute, réussi. Étudiant 94 inscriptions, il a vérifié notamment – et entre autres – les existences de rois, de pharaons, de grands prêtres et de scribes.

Tous ces noms sont des noms d’hommes, même s’il explique qu’il « espère pouvoir identifier une femme à partir des inscriptions. Mais pas pour le moment ».

Parmi ces personnages dont l’existence a été vérifiée, huit rois du Royaume d’Israël du nord et six du Royaume du sud de Judée. L’un est le roi Ahab du Royaume du nord d’Israël, qui avait combattu dans la bataille de Qarqar en l’an 853 avant l’ère commune – un événement que Mykytiuk, aux yeux de lynx, a retrouvé dans le livre des Rois et sur une image du Kurkh Monolith.

« Il n’y avait qu’un seul roi israélite à l’époque qui pouvait avoir combattu [dans la bataille], estime Mykytiuk. « Bingo. Il y avait une correspondance entre l’inscription et la bible ».

La plus ancienne vérification de Mykytiuk porte sur un autre souverain – le roi David lui-même, de l’an 1000 avant l’ère commune. Il a trouvé une correspondance entre le protagoniste de Samuel I et l’inscription qui figurait sur un mur de la « Maison de David » trouvée lors de fouilles entreprises à Tel Dan, dans le nord d’Israël.

« Le ‘roi d’Israël’ était en une ligne », explique Mykytiuk. « La ligne suivante disait ‘Melech Beit David’. C’était en araméen, par les ennemis. Les Araméens qui avaient conquis Tel Dan l’avaient indiqué sur un monument de victoire, une stèle, un gros panneau en pierre. Les Israélites ont reconquis la ville et brisé en morceaux la stèle, qui a été utilisée pour construire un mur ».

‘David est tellement important dans la bible hébraïque et dans le Nouveau Testament… Si on veut vérifier l’existence de quelqu’un, c’est bien de la sienne’

« David est tellement important dans la bible hébraïque et dans le Nouveau Testament… Si on veut vérifier l’existence de quelqu’un, c’est bien la sienne », ajoute-t-il.

Les Perses, les Babyloniens, les Egyptiens, les Moabites, les Araméens et les Damascènes sont également présents sur la liste de Mykytiuk – une fraction des quelques 3 000 personnes figurant dans la bible hébraïque.

« Pour la plupart, le nom, c’est tout ce que nous avons », explique Mykytiuk. « Peut-être pas plus de 200 personnages présentent suffisamment d’éléments permettant de les identifier dans d’autres sources écrites ».

Mais les identifications continuent. La dernière d’entre elles – publiée dans l’édition de mai-juin de la Biblical Archaeology Review – est celle de Tattenai, administrateur perse officiant à l’époque de Darius le Grand et de Nebuzaradan et Nergal-sharezer, deux guerriers de Babylone qui avaient combattu au nom du roi Nabuchodonosor II, qui avait détruit le Premier temple.

Tattenai est mentionné dans des sources bibliques comme Esdras III et sur une tablette de Darius datant de l’an 502 avant l’ère commune.

Nebuzaradan et Nergal-sharezer apparaissent respectivement dans le Livre des rois et chez Jérémie. Leurs noms sont inscrits en cunéiformes sur un Prisme de Nabuchodonosor, reproduit dans le livre en anglais de James B. Pritchard intitulé « Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament ».

Mykytiuk dit que son critère « s’applique à tous les niveaux ». Et en effet, il élargit son spectre d’application dorénavant au nouveau testament.

Un anneau pour les gouverner tous

L’intérêt porté par Mykytiuk à ce type de vérifications est apparu en 1992, alors qu’il était en troisième cycle en hébreu et études sémites à l’université du Wisconsin-Madison. Il avait vu l’image d’une empreinte en argile sur une chevalière qui appartenait au roi Ezéchias, souverain du royaume du sud de Judée, et qui est mentionné dans le livre des Rois. Il se souvient avoir observé ce qui semblait être le nom du roi.

« Cela datait de l’an 700 avant l’ère commune », explique-t-il. « Cela m’a captivé ».

Il déclare que son intérêt n’a cessé d’augmenter à une époque où certains spécialistes qui étaient « majoritairement des Européens, disaient que la bible hébraïque était un ouvrage de fiction avec quelques références historiques qui y avaient été jetées ». Il se souvient ainsi avoir riposté à une occasion : ‘Attendez. Je viens de voir l’empreinte d’un sceau d’un serviteur d’Ezéchias ».

Une bulle estampillée scellée par un serviteur du roi Ezéchias, qui a été pressée contre une corde, collection d'antiquités Redondo Beach, provenance non-identifiée (Domaine public)

Et c’est là que la démarche de Mykytiuk — lui-même chrétien – de vérification des noms dans l’Ancien Testament a commencé, en étudiant les inscriptions. Il en a fait le sujet de sa thèse, achevée en 1998 et publiée en 2004 sous la forme d’un livre en anglais : « Identifying Biblical Persons in Northwest Semitic Inscriptions of 1200-539 BCE ».

Il a tiré son inspiration auprès de l’archéologue israélien Nahman Avigad, décédé en 1992 et qui avait établi un précédent en termes de vérifications bibliques. Mykytiuk a dédié sa thèse à Avigad.

« Il a posé les fondations [de ce travail] avec quelques critères que j’ai utilisés et sur lesquels j’ai construit », explique Mykytiuk. « Personne n’avait jamais établi de critères en dehors de lui. J’ai pu construire sur ce qu’il avait fait ».

Deux autres spécialistes ont adopté le système de Mykytiuk, indique-t-il – Kenneth Kitchen, professeur d’égyptologie à l’université de Liverpool, et Bob Becking, professeur émérite en faculté et enseignant en religion, en identité et sur la bible à l’université d’Utrecht.

« Quand le livre de Larry est paru, je l’ai immédiatement acheté et je l’ai lu », écrit Becking dans un courriel, ajoutant que, de son point de vue, une approche multi-dimensionnelle comme celle de Mykytiuk aide à offrir « une base plus solide aux études bibliques ».

‘J’ai dit : Attendez une minute. Je viens de voire l’empreinte d’un sceau d’un serviteur d’Ezéchias’

D’autres ont remarqué aussi le chercheur, notamment le rédacteur en chef de la Biblical Archaeology Review, Hershel Shanks, qui a lu le livre écrit par Mykytiuk en 2012 dans lequel il publiait les meilleurs résultats qu’il avait obtenus.

« [Shanks] a vu là-dedans un article à faire pour la Biblical Archaeology Review« , se rappelle Mykytiuk. Et, ajoute-t-il, Shanks « voulait que je fasse l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, tout. C’était trop ».

Il a publié les vérifications de 50 personnages de la bible hébraïque 2014, faisant des mises à jour à l’aide de ses découvertes les plus récentes cette année. Il a également écrit sur l’existence historique de Jésus – un sujet qu’il qualifie « d’éternellement controversé » – et reviendra au Nouveau Testament pour ses deux prochains articles.

Evaluer l’exactitude

Certains spécialistes estiment que les vérifications bibliques ont leurs limites. C’est notamment le cas de Marc Zvi Brettler, professeur en études judaïques à la Duke University.

Dans un courriel, Brettler écrit qu’ « il n’est pas surprenant que certains personnages ayant vécu à l’époque biblique – même si ce n’est pas à ses débuts ou en son milieu – se retrouvent également dans des textes non-bibliques. Mais tout ce que montrent ces preuves archéologiques, c’est qu’ils ont existé. Cela ne prouve pas que ce que dit la bible à leur sujet est vrai, pas plus que la vérification de certains individus apparaissant dans le livre II des rois, par exemple, ne prouve que la Genèse ou les Juges sont historiquement vrais ».

En exemple, Brettler évoque Tel Dan, notamment l’inscription figurant dans la Maison de David et qui a été utilisée par Mykytiuk pour vérifier l’existence du roi David.

Un versant où se trouvent les vestiges des murs en pierre de Tel Dan, cet endroit où Lawrence Mykytiuk a trouvé une référence au roi David. (Domaine public)

Brettler note que « même si le nom de David est probablement vérifié par l’inscription de Tel Dan, cette inscription date d’au moins un siècle après que David a vécu selon la chronologie biblique, alors tout ce que cela prouve, c’est qu’un siècle ou plus après que David a vécu, certaines personnes pensaient qu’il avait existé, et retracé une dynastie en son nom. Cela ne prouve pas l’existence de David en tant que personnage historique et cela ne vérifie sûrement rien de ce qui est dit dans les livres bibliques sur David ».

Et, ajoute-t-il, « nous devons également débattre des cas où des informations extérieures montrent que la bible est dans le faux ».

‘Nous devons également débattre des cas où des informations extérieures montrent que la bible est dans le faux.’

Il cite le Livre des rois II 19:36-37 et sa discussion du siège de Jérusalem : « Et Sennachérib, roi d’Assyrie, ayant levé son camp, partit et s’en retourna, et il resta à Ninive. Comme il était prosterné dans la maison de Nesroch, son Dieu, Adramélech et Sarasar, ses fils, le frappèrent avec l’épée, et s’enfuirent au pays d’Ararat. Et Assarhaddon, son fils, régna à sa place. »

« Ce verset établit de manière correcte que Sennacherib a été assassiné par ses enfants et que Assarhadon lui a succédé, mais suggère de manière incorrecte que cela est survenu immédiatement après qu’il fut revenu chez lui, après le siège de Jérusalem, en l’an 701 avant l’ère commune, et il écorche le nom des enfants comme le nom du Dieu assyrien », a expliqué Brettler. « C’est un bon cas qui illustre la manière dont des sources extérieures montrent que parfois la bible a en partie raison et qu’elle peut avoir en partie tort ».

De nouvelles directions

Mykytiuk continue ses vérifications – cette fois, en impliquant le Nouveau Testament.

Il raconte qu’après ses 50 premières vérifications effectuées dans l’ancien testament, Shanks lui a déclaré que « nous pouvons finir aussi le Nouveau Testament ».

Un mur de la porte d' Ishtar avec un message écrit par le roi Nabucodonosor II (Domaine public)

Mykytiuk qualifie cette entreprise de « challenge. Je suis plutôt sur la bible hébraïque. Je vais m’impliquer dans une étude du Nouveau Testament. C’est quelque chose de très différent, avec des inscriptions grecques et latines et des pièces de monnaie que vous n’avez pas à gérer avec l’Ancien Testament, les études de la bible hébraïque ».

Son prochain article comprendra les vérifications de 23 personnages politiques issus du Nouveau Testament. Il espère les faire paraître dans l’édition de septembre/octobre de la Biblical Archaeology Review. Contrairement à ses précédentes vérifications de l’Ancien Testament, celles du Nouveau concerneront les hommes et les femmes.

« Un grand nombre sont mentionnés sur les pièces – les gouvernants et les femmes qui étaient leurs épouses ou leurs soeurs et qui étaient politiquement influentes », explique Mykytiuk.

Mykytiuk travaille également sur un autre article qu’il espère terminer en 2017 sur des personnalités religieuses du Nouveau Testament comme Jean-le-Baptiste, Gamaliel et d’autres grands prêtres.

Dans le même temps, il peut se dire satisfait d’avoir d’autres exploitations possibles de son système moderne de vérification de textes vieux de plusieurs millénaires.

France : 450 mosquées radicalisées à fermer d’urgence

« Il faut fermer 450 mosquées radicales en France »

Dans son enquête « Mosquées radicales: Ce qu’on y dit, ce qu’on y lit », le journaliste Joachim Véliocas dresse un tableau inquiétant de l’islam de France. Entretien.
 Kaoutar Seghrouchni Idrissi. Dans votre livre Mosquées Radicales (éditions Dominique Morin, 2017), vous recensez les principales mosquées radicales sur le territoire français. Vous relevez, derrière le qualificatif de « radicalité », plusieurs tendances des mosquées dont certaines sont connues (fréristes, salafistes, saoudiennes) tandis que d’autres le sont moins (malikites, turques). A quoi ressemblent ces différentes mouvances ?

Joachim Véliocas[1. Joachim Véliocas a publié en 2006 une première étude sur L’islamisation de la France (éditions de Bouillon). Son essai Ces maires qui courtisent l’islamisme (Tatamis, 2015) s’est vendu à plus de douze mille exemplaires.]. Les Turcs sont nationalistes et communautaristes et le public qui fréquente leurs mosquées est homogène. C’est leur différence majeure avec les autres. Les Frères musulmans, les tablighis et les salafistes sont transnationaux. Les salafistes puisent leur idéologie dans des universités islamiques saoudiennes comme Médine et Riad, mais les fidèles sont de toutes les nationalités. D’ailleurs, on a vu des mosquées marocaines basculer dans l’escarcelle des salafistes, résultat de l’entrisme pratiqué par ces derniers. Les tablighis, eux aussi très inclusifs, sont en progression et contrôlent 147 mosquées. Contre 120 pour les salafistes et 200 pour les Frères musulmans de l’UOIF. A titre de comparaison, la Mosquée de Paris contrôle, elle, 700 mosquées.

Poursuivre la lecture ‘France : 450 mosquées radicalisées à fermer d’urgence’ »

UE : bruits de bank run

Alerte : 70% des banques européennes en état de quasi faillite. L’UE prépare un gel préventif des comptes des particuliers afin d’éviter des ruées bancairesAlerte : 70% des banques européennes en état de quasi faillite. L’UE prépare un gel préventif des comptes des particuliers afin d’éviter des ruées bancaires

Selon cet article, ce projet étudié depuis le début de l’année, sort moins de 2 mois après qu’une telle ruée aux guichets de la banque espagnole Banco Popular, ait contribué à sa faillite.

Marc Touati: « Je me dois d’avertir les français sur la confiscation de leur épargne ! »

L’OCDE prédit une cascade de faillites et l’Europe devra sauver les banques : 

William White préside le comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et est aussi l’ancien chef économiste de la Banque des Règlements Internationaux (BRI).

Loin des discours béats relatifs à une prétendue reprise économique, il annonce que le système financier mondial est devenu dangereusement instable et pourrait entraîner une prochaine cascade de faillites.

“Nous avons épuisé toutes nos munitions macroéconomiques pour lutter contre les crises économiques.”<

« Lors de la prochaine récession, il sera de plus en plus évident qu’une partie de ces dettes ne seront jamais remboursées, et cela sera très inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent que leurs actifs valent quelque chose.”

Les banques européennes ont déjà admis qu’elles avaient 1000 milliards de dollars de créances en souffrance dans leurs bilans ! Et elles n’ont probablement pas révélé l’ampleur réelle de leurs créances à risque.

De nouveaux sauvetages de banques sont donc à prévoir en Europe. Et les clients des banques risquent bien d’être mis à contribution.

En Octobre 2014, la santé des banques européennes préoccupait déjà beaucoup Charles Gave, économiste et financier, président de Gavekal Research et de L’Institut des Libertés, dans les Experts, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

L’économiste Olivier Delamarche, viré de BFM Business en mai dernier pour ces prises de positions dérangeantes, fait une vidéo pour alerter les Français sur la mesure prise en catimini par l’Union Européenne pendant que les Français sont en vacance.

L’Etat à maintenant le droit de geler nos compte en banque pour renflouer les banques en faillites. Votre argent ne vous appartient plus !

Orgies gays au Vatican

Le pape François dans la papamobile alors qu'il arrive pour une audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre le 28 juin 2017 au Vatican. (Crédit : AFP / Vincenzo PINTO)Descente de police lors d’une soirée érotique gay dans un appartement dépendant du Vatican : la police est intervenue suite à une plainte pour activité inhabituelle dans un appartement appartenant au bureau de l’Église catholique, traitant les abus sexuels

La police du Vatican, alertée par des événements étranges dans un appartement au Vatican, s’est retrouvée en pleine soirée érotique gay, où de la drogue était consommée, et qui battait son plein. Elle a arrêté l’un des occupants qui a déclaré être un assistant d’un conseiller du pape François.

La descente, qui a eu lieu fin juin, a été signalée pour la première fois dans le journal italien Il Fatto Quotidiano. Selon les médias, l’appartement appartient à la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi, le bureau qui traite et évalue tous les cas de prêtres accusés d’avoir violé ou maltraité des mineurs. Quelques jours plus tard, le pape François a renvoyé le préfet qui dirigeait la congrégation, bien que l’on ignore si son renvoi est dû à l’orgie.

Les policiers de la Cité du Vatican ont été appelés par des voisins qui se sont plaints d’ « allers et venus constants » dans l’appartement et de comportements inhabituels. L’homme arrêté, dont l’identité n’a pas été révélée dans les médias, était le secrétaire du cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs du Vatican, qui interprète les lois de l’Eglise. Coccopalmerio aurait recommandé dans le passé que son assistant soit promu au rang d’évêque.

Il Fatto Quotidiano a précisé que le pape a été furieux lorsqu’il a été mis au courant de l’incident. L’assistant aurait fait une cure de désintoxication dans une clinique et dans un hôpital et il serait en train de faire une « retraite » quelque part en Italie.

Selon The Australian, l’assistant a déjà été victime de deux overdoses de drogue. Il a été hospitalisé une fois dans un hôpital de Rome et une autre fois dans un monastère italien. On ne sait pas encore à quelles accusations il pourrait faire face car les relations sexuelles homosexuelles ne sont pas illégales dans la Cité du Vatican.

Plus tôt ce mois-ci, le pape François avait refusé de renouveler le mandat du cardinal allemand Gerhard Mueller au poste de préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui s’occupe des plaintes pour abus sexuel.

 

Poursuivre la lecture ‘Orgies gays au Vatican’ »

HEBRON : l’UNESCO persiste et amplifie son engagement anti-juif

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, dans ses bureaux, à Jérusalem, le 9 juillet 2017. (Crédit : Ohad Zweigenberg/Flash90)Netanyahu cite la Genèse pour prouver les liens des Juifs à Hébron.  Le Premier ministre avait déjà fustigé la décision de l’UNESCO de classer le Tombeau des Patriarches site du patrimoine mondial palestinien en danger

 Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récité dimanche des versets de la Bible citant Hébron comme preuve de la relation des Juifs à la ville de Cisjordanie, pour protester contre la décision prise vendredi par l’UNESCO, qui a classé la ville comme site du patrimoine mondial palestinien en péril. Pendant la réunion hebdomadaire du Cabinet, Netanyahu a lu les versets de la Genèse qui décrivent le lieu de sépulture des patriarches et des matriarches juifs, à Hébron.
« La relation entre le peuple juif et Hébron et le Tombeau des Patriarches est une relation d’histoire qui est peut-être sans comparaison dans l’histoire des peuples », a-t-il dit aux ministres.

Après le vote, le Premier ministre avait annoncé une coupe d’un million de dollars supplémentaire des frais d’adhésion versés aux Nations unies par Israël pour protester contre cette décision jugée « délirante ».

Pas un site juif? », s’est interrogé Benjamin Netanyahu dans sa vidéo. « Qui est enterré là? Abraham, Isaac et Jacob. Sarah, Rebecca, et Léa. Nos pères et nos mères (bibliques) ». « Et le site est en danger ? », a-t-il ajouté. « Il n’y a que dans les endroits où Israël est présent, comme Hébron, que la liberté de religion est garantie pour tous ». « Nous continuerons à préserver le tombeau des Patriarches, la liberté de religion pour tous, et nous continuerons à préserver la vérité », a-t-il conclu.

Le tombeau des Patriarches à Hébron abrite la dépouille d’Abraham, père des trois religions monothéistes, de son fils Isaac, de son petit-fils Jacob et de leurs épouses Sarah, Rebecca et Léa.

Photo prise lors du débat à l'UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d'écran site Web de l'UNESCO)Selon l’Unesco, la liste du patrimoine mondial en péril est conçue pour informer la communauté internationale des menaces (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, etc.) pesant sur les sites et les biens protégés et pour « encourager la mise en oeuvre de mesures correctives ».

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley a affirmé que cette initiative « discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable ».

« Le vote d’aujourd’hui n’apporte rien de bon à personne et fait beaucoup de mal », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont arrêté de participer au financement de l’Unesco en 2011 après que l’agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres mais ils siègent toujours au Conseil exécutif de l’Unesco, composé de 58 membres. Après cette nouvelle décision, Nikki Haley a toutefois averti que « les Etats-Unis évaluent actuellement le niveau approprié de leur engagement continu au sein de l’Unesco ».

Le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, réuni vendredi à Cracovie (Pologne), a inscrit la vieille ville d’Hébron sur cette liste en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ». Il a également placé cette ville située dans les Territoires palestiniens sur la liste du patrimoine en péril.

Ce vote est « un succès dans la bataille diplomatique menée par les Palestiniens sur tous les fronts face aux pressions israéliennes et américaines … et un échec et un énorme effondrement pour Israël », s’est félicité le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué :  « Malgré la campagne israélienne agressive, qui a répandu des mensonges, déformé et faussé les faits sur le droit palestinien, le monde a reconnu notre droit d’enregistrer Hébron et la Mosquée d’Ibrahimi sous la souveraineté palestinienne et sur la Liste du patrimoine mondial », a déclaré Riyad al-Maliki.  « L’occupation israélienne de notre état ne lui confère aucune souveraineté sur aucun terrain », a ajouté Maliki.

 

Poursuivre la lecture ‘HEBRON : l’UNESCO persiste et amplifie son engagement anti-juif’ »

Mont du Temple : les acteurs se préparent au round 2 et à une 3ème intifada !

Des représentants des pays musulmans se sont réunis mardi à Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens dans la crise avec Israël autour du mont du Temple à Jérusalem : la réunion au niveau ministériel des 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est tenue alors qu’une vive tension continue de régner autour du site saint dans la Vieille Ville de Jérusalem, en dépit du retrait des détecteurs de métaux et de toutes les mesures de sécurité mises en place par Israël à la mi-juillet après une attaque meurtrière ayant coûté la vie à deux policiers israéliens.

Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères Riyad al-Maliki (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)Parlant à l’ouverture de la réunion, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher toujours à modifier le statu quo en place depuis plusieurs décennies, aux termes duquel les musulmans ont le droit de prier sur le mont du Temple de jour comme de nuit, tandis que les Juifs peuvent s’y rendre à certaines heures, mais pas y organiser des prières : « Netanyahu va essayer de nouveau d’imposer son statu quo et nous devons nous préparer pour le prochain round, qui pourrait arriver très bientôt et être très rude », a déclaré M. Maliki. La levée de mesures israéliennes « est une petite victoire dans une longue bataille pour la liberté », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays est le président en exercice de l’OCI, a pour sa part appelé les pays musulmans à soutenir les Palestiniens « avec des actes et non pas des paroles ». « Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine », a-t-il ajouté en réitérant l’appel lancé il y a quelques jours par le président turc Recep Tayyip Erdogan à tous les musulmans de visiter Jérusalem.

Dans un communiqué diffusé à l’issue de la réunion, l’OCI a « fermement condamné les récentes actions provocatrices d’Israël, dont la fermeture de l’esplanade des Mosquées et l’interdiction faite aux Palestiniens, musulmans et chrétiens, de prier dans les lieux saints à Jérusalem ». Le groupe pan-islamique a affirmé que l’esplanade était « un sanctuaire appartenant à l’islam ».

La Jordanie, qui agit en tant que gardien du mont du Temple et qui finance le Waqf, a joué un rôle clé dans la crise qui a été déclenchée après qu’Israël a installé des détecteurs de métaux suite à l’attaque au mont du Temple le 14 juillet où trois terroristes ont utilisé des armes introduites clandestinement sur le site sacré pour tuer deux policiers israéliens montant la garde juste à l’extérieur du site. Plus tôt aujourd’hui, Abdallah a déclaré que son gouvernement « surveille de près la situation à Jérusalem. Le défi est politique, pas seulement sécuritaire », a-t-il précisé.

Lors d’une réunion d’urgence de l’organisation de Coopération islamique (OCI), Ayman Safadi a déclaré que « le nombre d’extrémistes qui ont assailli Al-Aqsa aujourd’hui est un nombre record qui n’a pas été enregistré depuis le début de l’occupation israélienne en 1967 ».  Malgré le jeûne, plus de 1 300 personnes ont bravé la chaleur et sont montées sur le mont pendant les heures de visite du matin, tandis que des centaines d’autres ont attendu dans la queue pour se rendre sur le site sacré alors qu’il ne restait que trois heures de la journée commémorative. Tisha BeAv commémore la destruction des deux temples, ainsi que plusieurs autres désastres de l’histoire juive.

Juste quelques jours après les tensions violentes entourant le site, Safadi a mis en garde contre le fait que les visiteurs pouvaient susciter de nouveaux conflits : « La crise est terminée, mais des crises de plus en plus dangereuses éclateront en raison de la provocation continue d’Israël, si Israël ne déracine pas la source de la tension, si l’occupation ne prend pas fin et si Jérusalem-Est ne devient pas la capitale d’une Palestine indépendante », a ajouté Safadi.

Poursuivre la lecture ‘Mont du Temple : les acteurs se préparent au round 2 et à une 3ème intifada !’ »

A.B. Yehoshua : « Et si le Temple devait être reconstruit, eh bien quoi ? Leur salut serait là-bas ? »

L'écrivain israélien A.B. Yehoshua (Crédit: Chen Leopold/Flash90)NdlR : nous pouvons être en désaccord avec la posture « anti-Temple » de cet écrivain juif israélien prénommé Yéhoshua… mais sa pensée ne peut que nous faire réagir. « Leur Salut est-il là-bas ? »  

A.B. Yehoshua : « Laissez le mont du Temple aux musulmans » : « Tisha BeAv, ce n’est pas faire le deuil de la destruction de bâtiments. C’est l’échec de la diaspora juive à revenir en Israël », estime le célèbre écrivain

 L’écrivain israélien A.B. Yehoshua (Crédit: Chen Leopold/Flash90)

A l’occasion de Tisha BeAv — la journée de jeûne juif qui commémore entre autres la destruction des deux temples à Jérusalem – l’écrivain a déclaré dans une interview accordée à la radio militaire que la véritable tragédie de cette journée de deuil n’était pas la destruction d’édifices, mais le fait qu’un trop grand nombre de Juifs vivent encore à l’étranger et ne comprennent pas qu’ils ont dorénavant une terre natale.

« Tous les peuples entretiennent des liens avec leurs terres natales et notre problème, c’est que les gens ne comprennent pas ce que signifie l’idée de ce qu’est une terre natale », a-t-il dit.

« Le problème, c’est que la moitié de la population ne réfléchit tout simplement pas à l’éventualité d’un retour en Israël. Le problème, ce ne sont pas des édifices. Il y a une mosquée ici, une mosquée exquise qui a été construite il y a 1 300 ans. Il y a également l’église du Saint Sépulcre. Et nous devrions être fiers qu’à Jérusalem, nous puissions combiner les trois religions monothéistes », s’est exclamé Yehoshua, dont les ancêtres sont arrivés à Jérusalem au milieu du 19e siècle.

« Le mur Occidental est ici. Est-ce qu’on a besoin d’envoyer des Juifs prier sur le mont du Temple ? Vous seriez contents de voir des musulmans venir s’incliner devant le mur Occidental pour y prier ? »

Des hommes juifs prient au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 31 juillet 2017 pour marquer le début de Tisha B'av. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« C’est le lieu de prière des musulmans. Nos synagogues sont présentes dans le monde entier et nous voulons que les gens les respectent et en prennent soin. Et nous devons respecter les lieux de prière des autres ».

De nombreux Juifs poussés à l’exil par les Babyloniens au 6e siècle avant l’ère commune n’étaient jamais revenus en Israël, a-t-il rappelé, et au cours de la période du Second temple, de l’an 530 à l’an 70 avant l’ère commune, la moitié du peuple juif vivait déjà dans la diaspora.

« Peut-être les gens ont-ils trouvé dans la destruction du Temple une excuse pour quitter Israël, » a-t-il ajouté.

« Après la destruction du Second temple et pendant 400 ans, il n’est resté qu’un monceau de débris. Les Juifs n’ont rien nettoyé. Ils ont quitté Israël et c’est bien le problème. Et si le Temple devait être reconstruit, eh bien quoi ? Leur salut serait là-bas ?

Les premiers sionistes étaient des laïcs qui avaient dit aux immigrants juifs de s’installer dans des régions comme le Negev, la vallée du Jourdain et la vallée de Jezreel. Ils ne leur avaient pas dit d’aller à Jérusalem, a-t-il ajouté.

Il y a eu quelque chose de symbolique dans la décision prise par le Premier ministre israélien David Ben-Gourion de s’installer dans le désert du Negev pour « ne pas se frotter aux Palestiniens dans un lieu qui est sacré pour eux ».

Gay Pride de Jérusalem 2017 : affluence record !

La Gay Pride de Jérusalem, le 21 juillet 2016. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)Une importante participation à la Gay Pride de Jérusalem : Entre 12 000 et 20 000 personnes étaient au départ du cortège au parc Liberty Bell ; Un suspect a été arrêté en possession d’un couteau.

 La Gay Pride de Jérusalem a débuté dans la capitale sous une forte présence policière. Le cortège est parti du parc Liberty Bell et le défilé prendra fin eu Independence Park et passera à travers le centre-ville.

Plus de 1 000 policiers ont été mobilisés pour l’événement et les opérations sont supervisés par le chef de la police israélienne Roni Alsheich.

Les responsables s’attendaient à une participation de quelque 4 000 manifestants, mais le taux de participation s’est multiplié par rapport au début de la marche, avec des estimations allant de 12 000 à 20 000 participants au début.

La police a interpellé 12 personne, dont une personnes armée d’un couteau, soupçonnés de vouloir perturber la Gay Pride

Douze personnes sont détenues par la police à Jérusalem alors que le cortège de la Gay Pride traverse le centre de la ville.

On les soupçonne d’avoir tenté de perturber le défilé.  Un suspect a été arrêté en possession d’un couteau.

Aryeh Stern (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)Le grand rabbin ashkénaze de Jérusalem critique la Gay Pride : Aryeh Stern a expliqué que le défilé annuel de la communauté homosexuelle « contredit le caractère sacré de Jérusalem »

Le rabbin Aryeh Stern, l’un des deux Grands rabbins de Jérusalem, s’est exprimé jeudi en défaveur du défilé de la Gay Pride qui a commencé à 16h30 à Jérusalem.

Cette marche « contredit le caractère sacré de Jérusalem qui est tellement important pour nous », a dit Stern. Il a également défendu le Grand rabbin de Safed, Shmuel Eliyahu, qui avait déclaré en évoquant la semaine dernière la communauté LGBT que « le mot ‘malade’ est encore doux » pour qualifier la communauté LGBT.

 

 

 

Poursuivre la lecture ‘Gay Pride de Jérusalem 2017 : affluence record !’ »

Crise du Mont du Temple : parole à l’accusation !

Les fidèles musulmans brandissent un drapeau palestinien devant le Dôme du Rocher sur le mont du Temple, le 27 juillet 2017 (Crédit : AFP Photo / Ahmad Gharabli)

Ndlr : une analyse critique que nous ne partageons pas forcément. Mais il faut écouter tous les observateurs pour juger sérieusement de la situation.

Cet embrasement prochain et inévitable : L’échec du gouvernement à s’attaquer aux causes profondes des récentes violences à Jérusalem garantit que la même situation se reproduira – si ce n’est en pire

 Une thèse communément admise affirme que la « crise du mont du Temple » fait partie de l’Histoire et que les Israéliens doivent l’accepter. Or, cette affirmation n’est qu’illusion et fantasme, et nous ne pouvons pas nous permettre de simplement l’occulter. Des leçons essentielles sont à tirer de cette crise, et si nous ne les tirons pas, nous serons condamnés à voir la crise se répéter ou (et pour reprendre le philosophe américano-hispanique George Santayana et anglophone) à voir se produire une crise encore plus grave.

C’est, de façon tragique, très exactement ce qu’il semble être en train de se passer. De nombreux dirigeants israéliens, en particulier notre Premier ministre, continuent à s’attaquer au conflit israélo-palestinien d’une façon totalement erronée. Ils les gèrent – passant d’une crise à l’autre, en attendant la suivante, mais ils ne font rien pour s’attaquer aux situations sous-jacentes qui précipitent ces crises, et permettent donc à cette spirale infernale de se poursuivre.

Cette approche à court terme nuit à la sûreté d’Israël et mène au potentiel aboutissement de la solution à un état – ce qui pourrait nous mener tout droit à une guerre civile entre juifs et arabes. Alors que les Juifs israéliens s’impliquent dans la construction de lendemains où Israël continuerait d’incarner le foyer démocratique du peuple juif, nous craignons que l’inaction de notre gouvernement ne vienne compromettre cet avenir.

Une leçon essentielle que nous devrions tirer des événements tumultueux qui ont agité ces deux dernières semaines au mont du Temple, ce lieu connu des musulmans sous le nom de Haram-Al-Sharif (Sanctuaire Noble), c’est que le statu quo est devenu insoutenable. Certes, le calme a pu être restauré mais il suffira d’une étincelle pour déclencher une prochaine crise violente et sanglante.

Une autre leçon à tirer, c’est la facilité avec laquelle le conflit pourrait acquérir une nature qui ne serait plus que purement religieuse – Un conflit opposant strictement musulmans et Juifs. Et le danger est que le conflit puisse se métastaser bien au-delà de la sphère israélo-palestinienne.

Cela devrait inquiéter l’administration Trump, car une telle évolution pourrait mettre en danger son ambition déclarée de parvenir à l’accord « ultime » et compromettrait son désir d’élaborer une alliance pro-américaine au Moyen-Orient qui inclurait Israël dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme islamiste et contre les ambitions de l’Iran qui veut instaurer une hégémonie dans la région.

Les événements tragiques qui ont eu lieu au cours des deux dernières semaines ont été ressentis dans tout le monde arabe, pour lequel la Vieille Ville de Jérusalem est un important élément fédérateur. Ils mettent en péril les liens d’une importance primordiale d’Israël avec la Jordanie et sapent les efforts d’Israël visant à forger une alliance avec l’Arabie Saoudite, le gardien du site le plus saint de l’islam, la Mecque.

Israël doit maintenant agir rapidement et de manière active pour éliminer les causes sous-jacentes qui ont déclenché cette dernière crise explosive à Jérusalem et qui entraîneront très certainement la prochaine crise si notre gouvernement continue seulement de gérer le conflit au jour le jour. Si rien ne change, ces deux dernières semaines ne pourraient être que le prélude d’un embrasement désastreux.

Alors que l’envoyé au Moyen Orient de Trump, Jason Greenblatt, fait la navette entre Washington et notre région, l’administration américaine devrait se rendre compte que c’est dans l’intérêt de l’Amérique de convaincre Israël de prendre des mesures constructives pour aborder les problèmes fondamentaux et commencer à travailler à l’apaisement des tensions à Jérusalem.

Les dirigeants israéliens doivent garantir au monde qu’Israël va défendre le statu quo du mont du Temple / Haram Al-Sharif. Ils devraient s’efforcer de conserver à Jérusalem sa dimension politique plutôt que d’en faire une question religieuse. Ils devraient reprendre la proposition sur le statut permanent que l’ancien Premier ministre Olmert avait présenté en 2008 au président de l’Autorité palestinienne Abbas et qui traitait des questions fondamentales qui nourrissent le conflit et qui comprenait les éléments suivants, tous relatifs à Jérusalem : Jérusalem, capitale de deux Etats, le régime spécial de la Vieille Ville et le partage du contrôle des lieux saints par un comité multinational composé de représentants saoudiens, jordaniens, palestiniens, américains et israéliens.

De façon plus générale et surtout, de manière plus importante, les dirigeants d’Israël doivent convaincre la communauté internationale qu’ils s’engagent avec détermination en faveur de la solution à deux Etats, une volonté qui ne pourra être prouvée que par le passage à l’action.

Ils devraient annoncer qu’Israël ne revendique plus la souveraineté à long-terme sur les zones situées à l’est de la barrière de sécurité en Cisjordanie et sur les quartiers arabes de Jérusalem-Est. Ils devraient se séparer, de façon indépendante, des Palestiniens en délimitant une frontière provisoire basée sur les lignes du 4 juin 1967 avec des échanges territoriaux pour garder les principaux blocs d’implantation sous la souveraineté d’Israël.

Et ils devraient se préparer à la réinstallation éventuelle des plus de 100 000 habitants d’implantation, qui résident dans les zones qui devraient appartenir à un futur Etat palestinien dans les régions situées à l’ouest de la barrière de sécurité.

A moins qu’Israël n’arrête immédiatement cette marche démente entamée par ses dirigeants et que le pays n’adopte activement ces mesures que les États-Unis devraient soutenir, le pays ne sera jamais sûr et il ne sera ni juif, ni démocratique. Le conflit israélo-palestinien pourrait devenir insoluble (comme l’aurait déclaré lundi Jared Kushner), et toute la région pourrait être engloutie dans une guerre sanglante qui aura des répercussions mondiales.

Nous, Israéliens, pouvons et devons façonner notre avenir. Tant que notre gouvernement ne changera pas, ou ne changera radicalement pas ses politiques, nous continuerons à compter nos pertes.

Tout est entre nos mains.

Ami Ayalon, ancien directeur de l’agence de sécurité israélienne Shin Bet, Gilead Sher, ancien chef d’état-major du Premier ministre israélien Ehud Barak, qui dirige le Centre pour les négociations appliquées à l’Institut israélien pour les études sur la sécurité nationale, et Orni Petruschka, un entrepreneur en haute technologie en Israël, sont les principaux membres de l’organisation israélienne non partisane Blue White Future.

 

Poursuivre la lecture ‘Crise du Mont du Temple : parole à l’accusation !’ »

Antisémitisme européen : la banalisation

Des graffitis antisémites près du campus de l'université de Virginie, à Charlottesville, en novembre 2016. Illustration. (Crédit : Michaela Brown)Jan van der Weiden a écrit que, “plus je vois de soldats israéliens, plus je suis fier des soldats allemands pendant la Seconde Guerre mondiale”

 Des graffitis antisémites près du campus de l’université de Virginie, à Charlottesville, en novembre 2016. Illustration. (Crédit : Michaela Brown)

Un porte-parole de l’antenne du parti de Castricum, une ville située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Amsterdam, a écrit la semaine dernière sur Twitter que Jan van der Weiden, ancien candidat du parti et ancien trésorier, « n’est pas membre du Parti socialiste, n’est plus membre depuis des années, et n’est pas impliqué à nos côtés. Ses déclarations ne sont absolument pas faites au nom du parti. »

Cette déclaration fait suite à une plainte pour racisme déposée auprès de la police par le Centre d’information et de documentation sur Israël contre van der Weiden après une série de tweets antisémites publiés sur son propre compte Twitter.

Le mois dernier, il avait écrit, en anglais : « plus je vois de soldats israéliens, plus je suis fier des soldats allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. » Il avait également accusé les Juifs d’avoir trop d’influence, et expliquer pourquoi il était nécessaire de punir les Juifs des actions d’Israël. Ces messages ont été supprimés et le compte Twitter n’est plus accessible. Van der Weiden était cependant présent pas plus tard que la semaine dernière sur le site internet du parti socialiste de Castricum, où il lui était rendu hommage car il a aidé le groupe local grâce à ses compétences en comptabilité.

Poursuivre la lecture ‘Antisémitisme européen : la banalisation’ »