Elections israéliennes 2015 : les limites de la démocratie sont franchies…

Israeli PM Benjamin Netanyahu holds a Cabinet meeting in Jerusalem

Les 13 députés arabes peuvent choisir un 1er ministre juif israélien ! Il n’y a qu’en Israël que cela est possible ! Les limites de la démocratie sont-elles franchies ?

La liste commune formée par les partis arabes israéliens est devenue mardi soir pour la première fois dans l’histoire du pays la troisième force à la Knesset, le Parlement israélien, avec 13 députés élus, selon les sondages à la sortie des urnes. Bonne nouvelle : le mythe de l’Etat apartheid s’effondre !

Élections ISR 2015 : vote massif des électeurs arabes, Netanyahu en « danger »

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exhorté mardi les électeurs de droite à se mobiliser pour contrer le vote des Arabes israéliens, plus important que par rapport à d’autres élections.

« Le bloc de droite est en danger, les électeurs arabes se rendent massivement aux urnes », a mis en garde le dirigeant israélien, dans une publication publiée sur sa page Facebok. « Les associations de gauche les emmènent voter en remplissant des autocars », accuse-t-il, rappelant le rôle douteux de l’organisation gauchiste V15. « Amenez voter vos proches, vos amis, pour combler l’écart entre nous et le parti travailliste », ajoute-t-il.

Selon des estimations à la sortie des urnes, le taux de participation des Arabes israéliens a triplé par rapport à la dernière élection législative, passant de 3 à 10%.

Pour la première fois de l’histoire d’Israël, une liste de partis arabes israéliens unifiés s’est lancée dans l’aventure des législatives israéliennes, avec pour espoir affiché de jouer un rôle dans l’amélioration des droits des Arabes israéliens.

Pour le député Ahmed Tibi (Taal – Liste arabe unie), le Premier ministre israélien sortant « cède à la panique ». « Netanyahu incite à la haine contre les électeurs arabes qui font usage de leur droit naturel et démocratique de citoyen. La droite israélienne a peur et c’est pourquoi, j’appelle le public arabe à continuer de sortir voter pour que Bibi [Benjamin Netanyahu] continue à paniquer. », a-t-il exhorté.

ISRELECÉlections ISR 2015 | 1ère estimation officielle : le Likud en tête

Selon les premières estimations officielles, le Likud, le parti du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, arrive en tête avec 28 sièges, suivi de l’Union sioniste (27 sièges) et de la Liste arabe unie (13 sièges).

Le parti de centre droit Yesh Atid (12), Koulanu (9), Bayit Yéhudi (8), le Shas (7), Yaadut Hatorah (6), Israel Beiténu (5) et Meretz (5).

Le taux de participation à 20h00 s’élevait 65.7%, le plus élevé depuis 1999.

 

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2 islam(s) pour 2 destins radicalement différents…

LLe Président égyptien Al Sissi a compris l’enjeue Président égyptien Al Sissi et l’enjeu des 2 islam…

En fait, l’effondrement de l’empire ottoman a eu lieu il y a un siècle. L’Islam se trouvait déjà à un point bas et, de ce fait le califat, représenté par la Turquie, a disparu après la 1ère Guerre mondiale. Les velléités de rétablissement d’une nation juive au Moyen Orient, puis la création d’un état laïc en Turquie ont poussé certains Musulmans à se ressaisir et à utiliser les 3 moyens de rétorsion à leur disposition:

- le Jihad, à travers la création en 1928 de la Confrérie des Frères Musulmans dont l’objectif dès le départ était clairement défini par son fondateur, Hassan el Banna. « Notre seul objectif, c’est Allah, notre constitution, c’est le Coran, notre chef, c’est le Prophète, notre moyen est la lutte et la mort pour Allah est la plus haute de nos aspirations« 

- venant de découvrit du pétrole dans la péninsule arabique, les états arabes l’ont utilisé pour s’enrichir et pour imposer à l’Occident leur point de vue politique dans la région, vu les formidables besoins naissants de l’industrie et des moyens de transport occidentaux.

- la propagande et la réécriture de l’histoire, selon le point de vue islamique.

 Le Jihad

Le Jihad par la terreur a toujours existé sporadiquement avec la Confrérie et l’Iran des ayatollahs, mais il n’a véritablement pris son essor qu’avec al Qaeda, après le 11/9 et la destruction des tours de Manhattan. Il s’est renforcé avec la création de l’état Islamique qui se développe grâce aux moyens modernes de communication qu’il semble bien maîtriser, ainsi qu’aux conversions d’Occidentaux à l’Islam. Les territoires acquis par des groupes faisant allégeance à l’Etat islamique augmentent en permanence par les razzias de la terreur et l’application des méthodes ancestrales de l’Islam.

Menée uniquement par les airs, l’offensive de la Coalition Occident/pays arabes du Golfe-Jordanie contre les jihadistes du nouvel Etat islamique n’est pas aujourd’hui concluante et risque d’islamiser encore plus la région. La méthode utilisée par le général « Petraeus », il y a une dizaine d’années en Irak, semble la plus payante. Elle consiste à engager des commandos sur le terrain, tout en négociant l’allégeance des tribus locales, en les aidant selon leurs besoins, et en leur apportant la paix et la tranquillité.

Le Jihad iranien est différent: il consiste à créer des groupes et des milices intermédiaires shiites, dans divers pays arabes, qui acquièrent une majorité politique, en sapant les bases du pouvoir existant. En Occident et dans le tiers monde, l’Iran recrute également des cellules dormantes shiites qui interviennent sur commande. Les négociations avec les ayatollahs ont leurs limites, le désir inébranlable d’hégémonie de l’Iran, à travers l’arme nucléaire.

L’attitude conciliante et peu exigeante du président Obama ne facilite par la résolution du jihad iranien, et l’encouragerait plutôt.

Le pétrole et le gaz

Le pétrole et le gaz ont permis à certains états de la péninsule et à l’Iran de devenir des états modernes pouvant maîtriser les techniques occidentales, et même pour l’Iran d’importer les connaissances nucléaires. Au delà de cette adaptation, la richesse a permis à des états comme l’Arabie et le Qatar d’investir massivement en Occident et d’influencer les politiques de divers pays. Le lobby arabe aux Etats-Unis est particulièrement efficace.

Mais les Etats-Unis viennent de lever les restrictions sur les exportations de pétrole et ils ont commencé à exporter leur pétrole dans le monde. Grâce à la technologie du schiste bitumineux, ils sont déjà parmi les plus grands fournisseurs de pétrole, plus importants que l’Arabie Saoudite. Ils vont produire déjà 12 M barils/j et exporter 1M barils/j, avec des besoins mondiaux qui stagnent autour de 90 M barils/j. Avec cette nouvelle concurrence, et le développement des énergies alternatives, les prix du pétrole baissent et les pays du Moyen Orient dont l’économie n’est pas diversifiée auront beaucoup moins d’influence politico-économique, et seront sur le déclin dans les prochaines décennies.

La propagande arabe

La propagande arabe a commencé très tôt au niveau des Affaires Etrangères de pays importants, comme les Etats-Unis (Département d’Etat), la Grande Bretagne (Foreign Office) et la France (Quai d’Orsay). L’utilisation des moyens modernes de communication a permis à un petit Etat comme le Qatar de diffuser dans le monde entier en continu une chaine de télévision en plusieurs langues et d’acheter des espaces où les écrans déversent sans arrêt la doctrine islamique du jihad.

Mais le déversement incessant de mensonges grossiers et d’affirmations nauséabondes pour réécrire l’histoire, selon le modèle islamiste, a ses limites. On ne peut pas éternellement tromper le monde, bien que cela ne soit pas interdit en Islam. La vérité finit toujours par prévaloir dans le temps.

Alors quelle solution proposer pour la survie de l’Islam ?

Pour le père Boulad, il n’y a pas d’issue: « Entre l’islam mecquois, considéré comme spirituel et mystique, ouvert et tolérant… et l’islam médinois radical fanatique et conquérant, le choix a été fait il y a plus de mille ans. Et ce choix semble malheureusement irréversible. Lorsque l’intellectuel soudanais, Cheikh Mahmoud Taha, a suggéré, il y a plus de vingt ans, un retour à l’Islam mecquois des origines, il a été pendu sur la place publique en plein centre de Khartoum« .

Le 28/12/14 à l’Université d’al Azhar du Caire, antre de la théologie musulmane, devant tous les ulémas, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi a expliqué, dans un discours historique et courageux, la nécessité urgente de réformer l’Islam, à travers une véritable révolution religieuse. Ila notamment dit qu’il était totalement déraisonnable qu’un milliard de Musulmans aspirent à conquérir et à soumettre 6 milliards d’êtres humains non musulmans.

Deux mois plus tard, le Grand imam de la même université, Sheikh Dr. Ahmed al-Tayyeb, a insisté sur le même thème dans un discours aussi courageux, demandant la réforme profonde de l’Islam et de son enseignement, et la condamnation des excès et des extrémismes. Le contenu des 2 discours mène directement à bannir le Coran de Médine, au profit du Coran de la Mecque, excluant tout jihad. On espère que ces 2 appels sonneront au cœur et à l’esprit de nombreux Musulmans à travers le monde et que l’Islam ne subira pas ce qu’a prédit le père Boulad: « l’Islam est dans l’impasse la plus totale et son apparente vitalité aujourd’hui pourrait bien ne représenter que les derniers soubresauts d’un moribond« .

Note

(1) Père Henri Boulad, prêtre jésuite d’Alexandrie, d’origine syrienne de rite grec-catholique, professeur de théologie.

Albert Soued

NdlR : nous avons toujours pensé que l’Islam n’était qu’un outil temporel pour hâter les temps de l’avènement de l’impie et donc, en réaction, du véritable Messie. Le scénario de l’affrontement voulu par l’Islam de Médine, semble conduire l’Islam de la Mecque dans une impasse et une implosion… la voie des prophètes d’Israël sera alors ouverte pour que l’Egypte et l’Assyrie rejoignent l’héritage d’Abraham.

Netanyahu au congrès US : quand les médias arabes applaudissent le leader israélien…

Menace du nucléaire iranien: Le discours de Netanyahu au Congrès très applaudi par les commentateurs arabes.Menace du nucléaire iranien: Le discours de Netanyahu au Congrès très applaudi par les commentateurs arabes.

Les principaux faiseurs d’opinion arabes ont suivi avec attention la controverse entourant le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Congrès mardi et ont exprimé leur ferme soutien pour sa position sur la menace nucléaire iranienne.

Dans son éditorial du lundi dans le quotidien saoudien Al-Jazirah, le chroniqueur Dr Ahmad Al-Faraj a justifié la position de Netanyahu  dans sa campagne contre l’accord nucléaire proposé à l’Iran, selon l’Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient. Al-Faraj a déclaré que l’effort de Netanyahu pour empêcher la signature de l’accord est dans l’intérêt des pays du Golfe, et que le premier ministre «a raison de tout faire pour s’exprimer devant le Congrès sur cet accord nucléaire.»

 « Je suis très heureux de la position ferme de Netanyahou et [de sa décision] pour prendre la parole contre l’accord nucléaire au Congrès américain, malgré la colère et la fureur de l’administration Obama », a écrit Al-Faraj. «Je crois que le comportement de Netanyahu servira nos intérêts, à nous les peuples du Golfe, beaucoup plus que le comportement stupide de l’un des pires présidents américains.»

L’éminent rédacteur en chef d’Al Arabiya en anglais, Faisal J. Abbas, a publié une colonne ce mardi dans laquelle il a demandé à Obama de prêter attention au discours de Netanyahu sur l’ampleur de la menace iranienne. Dans son article intitulé «Président Obama, Écouter Netanyahu sur l’Iran», Abbas dit, « il faut admettre, que Bibi voit juste du moins lorsqu’il s’agit de traiter avec l’Iran. » Abbas souligne que Netanyahu « a frappé droit dans le mille » quand il a dit lors d’une manifestation récente à Tel Aviv que «les pays du Moyen-Orient s’effondrent» et que les «organisations terroristes, principalement soutenues par l’Iran, remplissent le vide.» Par ses remarques, Netanyahu « est parvenu à résumer fidèlement un danger clair et présent, et pas seulement pour Israël (ce qui est évidemment son inquiétude), mais pour d’autres alliés américains dans la région », écrit Abbas.  « Ce qui est absurde, cependant, » Abbas continue, « c’est que bien que ce soit peut-être la seule chose qui rassemble les Arabes et les Israéliens, (car la menace est pour tous) le seul intervenant qui ne semble pas se rendre compte du danger de la situation est le président Obama, qui est maintenant tristement célèbre pour être le supporter du chef suprême du pire des régimes terroristes au monde: l’Ayottallah Ali Khamenei « .

Abbas critique Obama et « sa gestion controversée des conflits mondiaux qui soulèvent de graves questions ». La «vraie menace iranienne», dit Abbas, ce ne sont pas seulement les ambitions nucléaires du pays, « mais son approche expansionniste et le financement par l’État des activités terroristes qui sont toujours en cours. »

Source: The Algemeiner – 3 mars 2015

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Binyamin Netanyahou au Congrès US, en chef du monde libre face à Obama !

Binyamin Netanyahou, chef du monde libreBinyamin Netanyahou, chef du monde libre

 

Guy Millière – J’ai écrit ici que le discours de Binyamin Netanyahou devant le Congrès serait le discours le plus important depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le discours a été prononcé. Il a été ce que j’attendais.

Binyamin Netanyahou n’a pas une seule seconde porté atteinte à l’amitié et à l’alliance entre les Etats Unis et Israël. Bien au contraire. Il s’est adressé, au travers du Congrès, au peuple américain, à ses valeurs, à ce que n’ont cessé d’incarner les Etats Unis d’Amérique depuis leur naissance. Il a montré magistralement pourquoi les Etats Unis et Israël étaient liés par bien davantage qu’une amitié et une alliance.

Netanyahou a occupé la place de chef du monde libre en un moment terrible où il n’y a pas de chef du monde libre à la Maison Blanche

Il a défendu la sécurité d’Israël et le droit d’Israël à exister souverainement, mais il a aussi défendu la sécurité du monde, et n’a, à l’évidence, pas seulement parlé d’Israël, mais de tous ceux qui sont menacés par l’islam radical, et cela inclut les pays arabes sunnites du statu quo. Cela inclut aussi les Etats Unis d’Amérique, et il a tenu le discours qu’un Président des Etats Unis digne de ce nom aurait dû tenir. Il a occupé la place de chef du monde libre en un moment terrible où il n’y a pas de chef du monde libre à la Maison Blanche. Il a procédé à une démonstration absolument magistrale des dangers incarnés par l’Iran, rappelant ce que j’ai rappelé ici plusieurs fois : que l’Iran régit désormais quatre capitales arabes et n’entend pas s’arrêter là, que toute alliance avec l’Iran contre l’Etat Islamique serait une alliance suicidaire (« l’ennemi de mon ennemi est aussi un ennemi », a-t-il dit), que le régime iranien est un régime au buts génocidaires et que toute velléité de s’entendre avec lui dans ces conditions ouvrirait la porte à un désastre planétaire. Il a montré que l’accord que préparait l’administration Obama était un accord désastreux, aux allures de capitulation (il n’a pas employé le mot, mais il était clair que le mot était sous jacent). Il a réfuté sans appel le discours de ceux qui disent que l’alternative à un mauvais accord est la guerre et a dit tout à la fois ce que pourrait être, hypothétiquement, un bon accord, et que c’était l’Iran qui était demandeur et potentiellement aux abois. Il a donné une leçon de géopolitique, de diplomatie et de stratégie.

Obama n’a pas caché sa fureur, ce qui montre que le discours de Binyamin Netanyahou a fait mouche : mais on a pu le voir en direct en décomptant les moments d’applaudissements debout de tous les membres du Congrès présents. Obama peut être d’autant plus furieux que quatre vingt dix pour cent des membres du Congrès étaient là, et que seuls cinquante représentants et sénateurs avaient décidé de s’absenter. Cela montre ce que pèse au Congrès la politique anti-israélienne d’Obama. Les Démocrates qui étaient absents et qui disaient ne pas avoir entendu le discours n’en ont pas moins craché leur venin. C’est logique : ils ont perdu la partie. Les commentateurs européens ont calqué en général leurs réactions sur celle des Démocrates absents et sur la fureur d’Obama. C’est logique encore. Ils sont de l’Europe d’aujourd’hui.

Les opposants de Netanyahou en Israël ont montré qu’ils étaient petits, très petits, myopes et pusillanimes. L’un d’eux, ne craignant pas le ridicule, a osé dire qu’il aurait pu prononcer le discours de Netanyahou, mais qu’avec lui, Obama aurait assisté au discours. Bien sûr : et c’est pour cela que les poules ont des dents et que les cercles sont carrés.

Obama et ses complices européens vont quand même tenter de passer un accord avec l’Iran. Mais leur tâche sera infiniment plus difficile. Le Congrès va demander à avoir son mot à dire : et c’était le but. Le peuple américain s’intéressera davantage au dossier, et c’était le but aussi.

Les électeurs israéliens auront à se prononcer le 17 mars prochain. Si j’étais électeur israélien, je me demanderais qui, en dehors de Binyamin Netanyahou pourrait avoir la stature, l’intelligence stratégique, le charisme de Binyamin Netanyahou.Je me demanderais qui pourrait défendre aussi magistralement mon pays, et le faire avec autant de force et de conviction. Je n’aurais aucune difficulté pour répondre à la question. J’ai déjà écrit que je pensais que Binyamin Netanyahou est un grand homme. Je n’ai nul besoin de le redire. J’ajouterai que Binyamin Netanyahou a pris date dans son discours : si Israël doit se tenir debout seul, Israël se tiendra debout seul. J’ajouterai aussi qu’en s’adressant à Elie Wiesel (Elie Wiesel était là, Obama et son vice-président étaient ailleurs ; quel symbole !), Binyamin Netanyahou a redonné  son sens aux mots : Plus jamais ça. Quoi qu’il arrive, Binyamin Netanyahou a écrit son nom dans les pages des livres d’histoire. En lettres majuscules.

© Guy Millière pour Dreuz.info.

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Les djihadistes du Pays-Bas vus par leur Premier Ministre ! Bientôt en France ?

PB-DJIHADLe Premier ministre des Pays-Bas : « Les Néerlandais partis au djihad, qu’ils y meurent »

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a affirmé jeudi lors d’un débat électoral télévisé qu’il serait préférable pour la sécurité du pays que les ressortissants néerlandais ayant rejoint le djihad périssent au combat plutôt que de les voir revenir au pays.

« Les djihadistes partent en Syrie et en Irak avec la volonté de commettre les actes les plus horribles et reviennent avec la même intention. Pour notre sécurité, il serait préférable qu’ils y meurent », a déclaré le dirigeant néerlandais.

« Comme Premier ministre, j’ai le devoir de protéger les Pays-Bas et je le ferai jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il poursuivi, estimant que la majorité des Néerlandais le soutient.

Des propos qui confortent la position sur le sujet du député anti-islam Geert Wilders qui a appelé les autorités néerlandaises à faciliter le départ des djihadistes et à les empêcher de revenir aux Pays-Bas.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

 

« Seule la Vérité vous affranchira… » : valable pour tous !

Sami Aldeeb Abu-Sahlieh : «Seule la vérité pourra sauver les musulmans» «Seule la vérité pourra sauver les musulmans»

(NdlR : cela ressemble fortement à une autre sentence messianique bien connue et applicable à tout à chacun… a fortiori pour les plus éloignés AUJOURD’HUI, et peut-être les plus proches demain…!)

ReligionAprès les attentats qui ont endeuillé Paris en janvier dernier, le professeur Sami Aldeeb Abu-Sahlieh, spécialiste du droit arabe et musulman, pointe la responsabilité de l’islam.

Selon Sami Aldeeb, le droit musulman n’est pas compatible avec la modernité. Image: LEA ALDEEB

Depuis les événements tragiques du mois de janvier, la plupart des discours officiels tendent à disculper l’islam de cette violence. Vous soutenez la thèse contraire. Pourquoi?

Les fondements du droit musulman, qui a pour première source le Coran et qui est la matière que j’enseigne, sont la clé pour comprendre ce que l’islam est devenu. Le Coran a été révélé de 610 à 622 à La Mecque, et de 622 à 632 à Médine. Si le Coran de La Mecque peut être qualifié de plus ou moins pacifique, le Coran de Médine est par contre un texte qui accompagne le nouvel Etat islamique guerrier, qui vise à s’étendre par la conviction ou, à défaut, par l’épée. Tant que les gens sont d’accord de se convertir à l’islam, il n’y a pas de problème. Mais ceux qui refusent de le faire de bon gré ont le choix entre le paiement du tribut en état d’humiliation ou l’épée s’ils sont monothéistes, ou simplement l’épée s’ils sont polythéistes (verset 9:29). C’est ce qu’applique Daech dans les territoires qu’elle domine, allant jusqu’à enterrer vivants des centaines de Yézidtes (enfants, femmes, hommes et vieillards) considérés comme polythéistes pour avoir refusé de se convertir à l’islam. Cette doctrine est valide en tout temps et en tout lieu tant que les musulmans ont le pouvoir de la mettre en pratique. Le Coran dit aux musulmans de n’appeler à la paix qu’en état de faiblesse (verset 47: 35). La doctrine de Daech se trouve même dans les livres juridiques d’Averroès, pourtant considéré à tort comme un philosophe éclairé par les Occidentaux.

Selon Sami Aldeeb, le droit musulman n’est pas compatible avec la modernité.En France et ailleurs, il est plus facile de se moquer du christianisme que de l’islam. Comment l’expliquez-vous?

L’Occident a intégré dans son système de pensée la liberté d’expression pour faire face aux excès de l’Eglise et des autorités politiques inféodées à cette dernière. Face à l’islam, l’Occident préfère se taire, soit par peur de la réaction de la communauté musulmane, soit parce qu’il ignore le danger que représente l’islam. Il y a donc un manque de discernement de la part des autorités politiques occidentales. Si vous diagnostiquez un danger de façon erronée, vous payerez toujours la facture de votre mauvais diagnostic en subissant des conséquences que vous n’avez pas prévues. Imaginez ce qu’a coûté la traque de deux individus par des milliers de soldats et de policiers après la fusillade meurtrière contre Charlie Hebdo!

Vous ne croyez pas à la possibilité de vivre ensemble?

La vie est un combat continuel et désespéré, bien sûr, mais j’ai envie de vous répondre qu’il est presque trop tard. Je ne pense pas que nous disposions du personnel politique capable d’avoir le courage et les facultés de raisonnement nécessaires en pareilles circonstances. Prenons à nouveau l’exemple de la France: depuis plusieurs semaines, il y a des arrestations pratiquement tous les jours, sur l’ensemble du territoire, apparemment parce que l’on s’est aperçu qu’il y avait un péril. Nous sommes donc fondés de poser une simple question aux autorités: où étiez-vous avant, et que faisiez-vous?

Comment devraient se comporter nos démocraties avec les musulmans qui décident d’y vivre sans les comprendre?

Il faut leur expliquer que leur système de pensée ne correspond pas au nôtre. Je prends un exemple imagé: si la reine d’Angleterre vient en visite officielle en France, on ne peut en aucune manière permettre à son chauffeur de conduire à gauche, quelsue soient la sympathie et le respect que l’on puisse éprouver pour le monarque. Ce serait un grave danger pour elle et pour les autres. L’exemple routier est choisi à dessein: à Paris, il existe des rues qui sont bloquées à l’heure de la prière. Comment peut-on le tolérer? On nous rebat les oreilles avec l’intégration: mais comment voulez-vous intégrer quelqu’un qui affirme que jamais il ne permettra à sa fille d’épouser un chrétien, alors même que les liens du sang sont la meilleure voie pour une véritable intégration? Et comment voulez-vous intégrer quelqu’un qui refuse d’être enterré avec des mécréants, qui veut être séparé d’eux jusque dans la mort?

Mais les musulmans scrupuleusement orthodoxes peuvent être également des citoyens loyaux de pays majoritairement non musulmans, non?

Le Coran impose au musulman le devoir d’obéir à la loi de Dieu, qu’il considère dans tous les cas supérieure à la loi de l’Etat. Il ne peut choisir les normes à appliquer comme vous choisissez votre repas à la carte (verset 2: 85). Le droit musulman est un tout: à prendre ou à laisser. On peut laisser tomber un certain nombre de normes en cas de faiblesse ou de contrainte, mais le musulman se sentira toujours coupable de ne pas appliquer l’ensemble des normes islamiques. Dès que l’occasion se présente, il revient à l’intégralité du texte et des pratiques. A moins d’abandonner totalement l’islam pour ne pas vivre dans une situation de schizophrénie. De ce fait, il y a un mouvement d’athéisme sans précédent parmi les musulmans. Remarquez que même les musulmans modérés ne céderont que très rarement sur certains principes qui sont pourtant contraires aux droits de l’homme, comme en matière de mariages mixtes ou de cimetières. C’est cela qui empêche la bonne intégration des musulmans dans la société occidentale.

Considérez-vous donc que l’islam est incompatible avec nos lois?

Abdel Fattah al-Sissi, président de l’Egypte, pays musulman, ne dit pas autre chose quand il affirme qu’avec les normes musulmanes il est impossible de construire une société. Le droit musulman, dont la première source, je le répète, est le Coran, n’est pas compatible avec la modernité, avec la vie en commun. Stricto sensu, c’est une religion de conflits permanents. C’est bien la raison pour laquelle le président Al-Sissi, dans un discours prononcé au cœur de la mosquée Al-Azhar, l’une des plus anciennes universités islamiques, a sommé les imams de revoir l’ensemble de l’enseignement religieux.

Vous recommandez également que les imams et leurs prêches soient surveillés. Pour quelle raison?

Parce que les prêches des imams sont contrôlés dans tous les pays arabes, mais pas chez nous! En Egypte, par exemple, les textes des prêches des imams leur sont distribués par l’Etat. Les musulmans ne disposent pas d’autorité principale, à l’instar des catholiques, c’est donc à l’Etat de veiller au grain. Il faudrait aussi que les imams soient formés: aujourd’hui, il y a autant d’imams que de mosquées et donc d’opinions diverses qui échappent à tout contrôle. Savez-vous que, sur le territoire français, la moitié des appareils de brouillage sont achetés par les mosquées, afin d’empêcher l’enregistrement de ce qui se dit à l’intérieur?

Un débat sur la reconnaissance de la communauté musulmane a lieu dans le canton de Vaud. Quel est votre point de vue?

Je suis opposé à la reconnaissance de n’importe quelle communauté. Chacun est libre de constituer la communauté qu’il désire, selon les normes du Code civil, et c’est bien suffisant. En reconnaissant une communauté, on prend le risque de devoir reconnaître son droit: que fera-t-on si la communauté musulmane, un jour, demande que garçons et filles soient séparés dans les écoles? Une société moderne doit se garder d’accorder des passe-droits.

Le modèle laïque est-il une solution?

Il n’y en a pas d’autre, ne serait-ce que parce que tous les pays qui ont une gouvernance à composante religieuse sont politiquement faibles et exposés à d’incessants conflits.

La France a aboli le délit de blasphème et Charlie Hebdo en a fait son fonds de commerce. Comprenez-vous que les rescapés de la tuerie aient tenu à caricaturer à nouveau Mahomet dans le premier numéro?

Il ne s’agissait pas d’une caricature à proprement parler, c’était juste un dessin représentant le Prophète. Charlie Hebdo aurait fait ça ou autre chose, le résultat aurait été le même. Dernièrement, un journal palestinien a mis une ampoule allumée en couverture, et le président Abbas a ordonné une enquête afin d’établir si l’intention de la rédaction était de représenter Mahomet.

Avec les thèses qui sont les vôtres, ne craignez-vous pas pour votre vie?

On me pose souvent cette question, et je réponds toujours que je n’éprouve de haine pour personne. Je mets tous les prophètes dans le même sac, et tous les livres sacrés sont pour moi de sacrés livres. Je vois les musulmans comme des victimes, des prisonniers, auxquels je dis qu’ils ne devraient avoir peur de moi que si je leur mentais, parce que seule la vérité les sauvera. C’est le discours que je tiens depuis toujours à mes étudiants: il faut s’aimer les uns les autres, mais cela ne veut pas dire qu’il faut en faire de même avec les idées. (24 heures)