Conflit Qatar / Arabie Saoudite : le monde arabe & musulman au bord de l’implosion et d’une nouvelle guerre du Golfe

L'émir du Qatar, le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, à Ryad, lors de la visite du président américain Donald Trump, le 21 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)L’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Yémen et Bahreïn rompent leurs liens avec le Qatar. L’émirat, accusé de soutenir le terrorisme, accuse ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle ; Ankara exhorte au dialogue, veut oeuvrer à la « normalisation »

L’Egypte a annoncé lundi avoir rompu ses liens diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir « le terrorisme ».  Le Caire et Doha ont des rapports extrêmement tendus depuis que l’armée égyptienne a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013.  Le Qatar était l’un des principaux soutiens de Morsi et avait dénoncé son éviction par l’ex-chef de l’armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi. Le riche émirat gazier du Golfe a condamné à plusieurs reprises la répression lancée par le régime contre les pro-Morsi.

Le gouvernement du Caire a « décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l’Etat du Qatar, qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l’Egypte », a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien dans un communiqué, qui annonce la fermeture de ses frontières « aériennes et maritimes devant tous les moyens de transports qataris ». Le communiqué évoque « l’échec de toutes les tentatives pour dissuader (le Qatar) de soutenir les organisations terroristes », y compris la confrérie islamiste des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, à droite, l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, au centre, et le dirigeant du Hamas Khaled Meshaal à Doha, le 21 août 2014. (Crédit : Thaer Ghanem/PPO/AFP)Le Caire accuse Doha « de véhiculer l’idéologie d’Al-Qaïda et de Daesh (acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique) et de soutenir les opérations terroristes dans le Sinaï ». Dans son communiqué, l’Egypte accuse le Qatar « d’ingérence dans ses affaires internes », mais aussi « d’abriter des dirigeants (des Frères musulmans) qui font l’objet de condamnations judiciaires pour des opérations terroristes ».

Ces mesures sont « injustifiées » et « sans fondement », a réagi le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué. Elles ont un « objectif clair : placer l’Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté » et est « totalement inacceptable », a-t-il ajouté.

La compagnie aérienne Etihad des Emirats arabes unis a annoncé lundi la suspension de tous ses vols vers et en provenance du Qatar, peu après la décision d’Abou Dhabi de rompre ses relations diplomatiques avec Doha. Etihad Airways précise dans un communiqué que cette mesure entrera en vigueur mardi matin « jusqu’à nouvel ordre », alors que les Emirats, l’Arabie saoudite et Bahreïn ont décidé de fermer « dans 24 heures » leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme.

La Turquie, qui entretient des rapports étroits avec les monarchies du Golfe, a appelé lundi au dialogue et s’est déclarée prête à y aider : « Il peut y avoir des problèmes entre les pays (…) mais il faut que le dialogue se poursuive », a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu lors d’une conférence de presse à Ankara. « Et bien sûr, nous fournirons tout type de soutien pour que la situation revienne à la normale », a-t-il ajouté.

Les mesures prises par les Saoudiens ne sont pas non plus un moyen d’obtenir les faveurs de l’administration Trump, comme le prétendent certains. C’est plutôt l’inverse. Du point de vue des saoudiens, c’est une opportunité inestimable de résoudre un vieux problème. L’aversion de Ryad pour Doha est bien connue et remonte à loin. En dépit de leur proximité géographique, ou peut-être à cause d’elle, l’hostilité entre les deux pays est conséquente.

Hassan Rouhani, président iranien, pendant une conférence de presse à Téhéran, le 17 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)Le Qatar qui flirte avec l’ennemi juré de l’Arabie saoudite, l’Iran, sa proximité avec les Frères musulmans, et bien évidemment, la création de la chaîne satellite en 1996 font de ce pays l’un des plus haï parmi les régimes arabes sunnites, notamment par Ryad et Le Caire. Dans les années 2000, Al Jazeera est devenu un outil pour mettre en œuvre le projet des Frères musulmans et du Hamas, aux dépens des gouvernements égyptiens, saoudiens et palestiniens. Ils ont également financé la chaîne d’information Al Jazeera, considérée comme l’un des porte-paroles des Frères musulmans contre les autres pays du Golfe et le Front al-Nosra, un groupe terroriste syrien.

Les conditions posées par le régime saoudien pour une réconciliation avec Doha, présentées mardi par le ministère des Affaires étrangères Adel al-Jubeir ne sont pas simples : elles incluent une rupture entre le Qatar et les Frères musulmans et le Hamas. Il est difficile d’imaginer que le Qatar se presse de se plier à ces exigences. Le Qatar se perçoit comme le patron de ces deux mouvements, et dans la région, il est considéré comme leur soutien principal. Ces derniers jours, les autorités qataries ont expulsé huit membres du Hamas, mais il s’agissait de cadres de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam. L’autre partie du Hamas, ses politiciens et ses diplomates, sont toujours tranquillement installés à Doha et continuent à profiter de tout le confort que la péninsule a à offrir. Il en va de même pour les hommes de foi affiliés aux Frères musulmans, tels que le religieux égyptien Yusuf al-Qaradawi.

« C’est une incitation à la haine contre le Hamas », a estimé le Hamas dans un communiqué, après que le ministre saoudien des Affaires étrangères a exhorté le Qatar à ne plus soutenir le mouvement terroriste ni les Frères musulmans, auquel Adel al-Jubeir reproche de « saper l’autorité » de l’Autorité palestinienne (AP) du président Mahmoud Abbas et de l’Egypte.

Le Qatar doit « changer ses politiques » et cesser de soutenir les « groupes extrémistes », a indiqué al-Jubeir à Paris, un jour après avoir rompu les relations diplomatiques avec le pays du Golfe, ajoutant que le Qatar devait « agir comme un pays normal. » « Nous avons décidé de prendre des mesures pour annoncer qu’assez, c’est assez, a-t-il poursuivi. Personne ne veut blesser le Qatar. Le Qatar doit décider s’il va dans une direction ou dans une autre. »

« Les Saoudiens ne savent pas mener de politique étrangère, ils se battent avec la plupart de leurs voisins », affirme Foad Izadi, professeur en relations internationales à l’université de Téhéran.  Cette crise donne à Téhéran l’opportunité « d’accroître ses relations avec le Qatar qui a désormais besoin de l’Iran pour ses liaisons aériennes et la fourniture de denrées alimentaires », affirme l’universitaire iranien.

Après la décision de Ryad et de plusieurs de ses alliés de rompre leurs relations diplomatiques, aériennes, terrestres et maritimes avec Doha, Téhéran n’a pas traîné à lui offrir l’accès à son espace aérien et à lui proposer d’importer de la nourriture.

« Les Saoudiens cherchent à créer un front uni contre l’Iran et pour cela ils ont besoin d’éliminer toute opposition » au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), affirme ainsi Farhad Rezaei, chercheur du Centre d’études iraniennes basé à Ankara.

« D’autres au sein de la coalition du Golfe ne partagent pas cette obsession [contre l’Iran], mais aucun d’eux n’a la capacité des Qataris de pouvoir résister à la pression saoudienne », estime Rezaei. Il cite en particulier les réserves gazières du Qatar et ses liens militaires étroits avec les Etats-Unis. La crise entre le Qatar et ses voisins survient plus de deux semaines après la visite à Ryad du président américain Donald Trump qui y avait lancé un appel à toutes les nations « à isoler l’Iran ».

L’étreinte chaleureuse donnée par le président américain Trump à Ryad était le signal dont avait besoin le roi saoudien Salman pour savoir que le moment était venu de régler les comptes avec la « cinquième colonne » qatarie – un pays sunnite qui, selon eux, a fait pas mal de choses pour agresser et saper ses voisins du Golfe.

Si le clivage entre sunnites (le quasi-ensemble du monde arabe) et chiites (dominés par l’Iran) explique en partie la crise actuelle entre le Qatar et une partie du monde arabe, du fait de la proximité du Qatar avec son voisin iranien, il n’explique pas tout.

« Il faut comprendre qu’il s’agit d’abord d’une question inter-arabes, voire inter-bédouins. Il y a, dans cette région, une forte concurrence économique, politique, religieuse, et même matrimoniale entre les grandes familles des grandes tribus qui se sont partagées la Péninsule arabique, » explique Frédéric Encel dans un entretien paru dans Les Échos.

Mais « la toile de fond de cette rupture spectaculaire est que le Qatar est accusé de complaisance vis à vis de groupes pro-iraniens au Yémen, ajoute-il, comme il a déjà été accusé de complaisance vis-à-vis des groupes islamistes radicaux en Syrie, en Irak et jusqu’au Sahel. »

Mais pour Frédéric Encel, cette crise n’est que le dernier épisode d’une détérioration générale de l’unité du monde arabe qui « n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen et aux Comores.. Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la Ligue des 22 États Arabes. »

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Israël 2017 : « lassés par les lois du Shabbat… »

Le fondateur de Noa Tnua, Roy Schwartz Tichon,  deuxième à droite,  Noam Tel-Verem, membre du conseil, troisième à droite, posent avec des bénévoles avant le lancement de leur service de bus à  Ramat Gan, en Israël, le 6 juin 2015  (Crédit : Avihai Levy)Lassés des lois du Shabbat, ces Israéliens laïcs trouvent un service de bus pour la plage : Noa Tnua, une petite coopérative de transports de bus de Tel Aviv, organise une collecte de fonds participative pour élargir ses services vers la côte durant le week-end, lorsque la majorité des transports publics sont à l’arrêt

Journalistes : Andrew Tobin 

JTA — Ces Israéliens laïcs en ont assez de devoir se soumettre aux lois du Shabbat le week-end. Et ils vont à la plage.

Noa Tnua, une petite coopérative de bus de Tel Aviv, a obtenu des centaines de milliers de shekels grâce à un financement participatif pour élargir de manière spectaculaire ses services vers la côte pendant le week-end, alors que la majorité des transports publics dans le pays sont à l’arrêt pour observer la journée de repos.

Environ 2 600 personnes ont donné des fonds en ligne – un record cette année sur la plate-forme populaire Headstart.

« La réussite de cette campagne révèle seulement combien les gens sont lassés de la situation du jour du Shabbat », a commenté le fondateur et président de Noa Roy Schwartz Tichon. « Si vous n’avez pas les moyens d’avoir une voiture en Israël, vous êtes simplement coincés chez vous le week-end. »  Cet afflux inespéré de plus de 313 000 shekels (soit 87 000 dollars) depuis le 15 mars – ce qui est presque le double de l’objectif original fixé par Noa Tnua – a été suscité par une frustration largement partagée concernant l’interdiction des transports publics en Israël le jour du Shabbat.

Affluence à la plage de Tel Aviv le 25 juillet 2015 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)Mais les partisans du « statu quo » religieux dans le pays – défendu par les politiciens ultra-orthodoxes – qualifient de telles initiatives de menace faite au caractère juif de l’état.

Chaque samedi, un bus de 53 places loué arpente la route cinq fois, marquant à peu près 30 arrêts, et ce de 9 heures du matin à 6 heures du soir. Presque 2 000 personnes se sont enregistrées auprès de ce service jusqu’à présent, et des centaines l’utilisent pendant les week-ends d’été.

Israël interdit la plupart des transports publics lors du Shabbat sur la base d’un accord passé en 1947 entre le Premier ministre David Ben-Gourion et le mouvement Agudath Yisrael, qui représentait la petite communauté ultra-orthodoxe de l’époque. Cette convention de statu-quo est devenue la base de nombreux arrangements religieux en Israël notamment dans les domaines de la casheroute, du mariage et de l’éducation.

Les autorisations et les failles contenues dans les réglementations émises par le ministère des Transports, adoptées en 1991, ont laissé un nombre limité de lignes de bus en état de fonctionnement le jour du Shabbat. Et les navettes ou « sherouts », circulent dans – et entre – certaines villes considérées comme des bases vitales de transport et comme les régulations l’autorisent.

Tandis que les Israéliens ont des points de vue complexes et variés sur les questions de la synagogue et de l’état, il existe un large soutien au maintien des transports publics le jour du Shabbat. Une enquête commandée l’année dernière par Hiddush, un groupe qui promeut le pluralisme religieux, a révélé que 72 % des sondés souscrivent à l’idée de conserver au moins certains bus et navettes en fonctionnement entre le vendredi après-midi et le samedi soir.

« Un projet réussi. Quand il y a une coercition religieuse, ceux qui s’intéressent à conserver les libertés dans l’état doivent s’unir », a écrit un commentateur jeudi.

« Une initiative véritablement la bienvenue jusqu’à ce que ce pays revienne à la raison et qu’il y ait des transports public pour la population entière », a posté un autre.

Schwartz Tichon, qui a grandi à Haïfa qui considère les bus du Shabbat comme allant de soi, a indiqué que les Orthodoxes ne devraient pas être en mesure de dicter la manière dont le pays entier gère ses week-ends, et en particulier lorsque ce sont les plus pauvres qui sont touchés en premier lieu par ces décisions. Il ajoute que son objectif ultime est de faire des transports publics le jour du Shabbat une réalité que le gouvernement n’aura plus qu’à accepter.

« Si les trois-quarts du pays veulent quelque chose, ils l’obtiendront un jour », a-t-il dit. « Nous sommes la ‘nation des start-ups’, nous savons comment changer les choses ».

Mais peu comptent sur une action de la Knesset israélienne, où les partis politiques haredim ont une influence considérable et en particulier sur les questions religieuses. Les Haredim et leurs partisans affirment que le Shabbat doit être protégé au nom de l’unité juive.

Lors d’un débat avec Schwartz Tichon diffusé la semaine dernière par la Dixième chaîne israélienne, le journaliste haredi Benny Rabinovich a abordé ce sujet et a juré de s’opposer sans relâche à Noa Tnua :  « Si nous voulons rester un état juif -laïques, religieux, Haredim, Ashkénazes, Séfarades, chacun d’entre nous – la seule chose qui nous unit en tant que Juifs est le Shabbat. Rien d’autre », a estimé Rabinovich. « Je ferai en sorte que cette ligne de bus soit fermée parce que vous entreprenez des choses qui sont interdites par la loi. Je vous promets que je ferai tout ce qu’il faudra au ministère de l’Intérieur. Je n’abandonnerai pas.

 

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L’Odyssée de TRUMP au Proche-Orient (1)

Le président américain Donald Trump, au centre à gauche, est accueilli par le roi saoudien Salman ben Abdel Aziz al-Saoud, au centre, suivis de Melania Trump,  à leur arrivée à l'aéroport international King Khalid de Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)Donald Trump convoque Dieu à la table des négociations : l’ancien magnat de l’immobilier ne voit pas le conflit israélo-palestinien comme une simple dispute de terrain. Contrairement à ses prédécesseurs, il se concentre sur sa dimension religieuse

 Journalistes : Raphael Ahren Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Les revendications concurrentes des Israéliens et des Palestiniens pour le même territoire ont souvent été décrites avec des termes empruntés à l’immobilier. La Terre d’Israël, ou la « Palestine historique », est une propriété qui doit être divisée, et dès que nous pourrons comprendre comment le faire justement, le conflit prendra fin.

Les dirigeants de Jérusalem et de Ramallah ont adopté ce narratif depuis longtemps, et même si le Premier ministre Benjamin Netanyahu a introduit ces dernières années le concept de nationalité ou d’appartenance à un peuple dans l’équation, en demandant que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif, les deux parties ont été extrêmement prudentes dans leurs tentatives de voir le conflit vieux d’un siècle sous un prisme religieux.

Il est donc quelque peu ironique que Donald Trump, ancien magnat de l’immobilier, soit celui qui semble s’éloigner de cette position, que le conflit porte simplement sur des revendications concurrentes sur un même terrain.  Au lieu de cela, il a semblé impatient d’effectuer un changement de paradigme : plutôt que d’approcher Israël/Palestine comme une propriété qu’un bon négociateur doit convaincre de diviser, il approche le sujet, au moins initialement, comme un conflit du bien contre le mal qui peut être facilement résolu si les bonnes personnes de toutes les religions s’unissent contre ceux qui abusent de la foi pour leurs mauvaises fins : « C’est une bataille entre les criminels barbares qui cherchent à oblitérer toute vie humaine, et les personnes décentes de toutes les religions qui cherchent à la protéger », a dit Trump dimanche en Arabie saoudite. « C’est une bataille entre le bien et le mal. »

Devant les dirigeants politiques des pays arabes et musulmans, Trump a cité « Dieu » neuf fois. Le thème de son discours était l’union nécessaire pour combattre le terrorisme, mais il était parsemé d’un message spirituel : « les dirigeants religieux doivent dire ceci haut et fort : le barbarisme ne vous apportera pas la gloire, le culte du mal ne vous apportera pas la dignité, a-t-il prévenu. Si vous choisissez la voie du terrorisme, votre vie sera vide, votre vie sera brève, et votre âme sera condamnée. »  Pendant « de nombreux siècles », chrétiens, musulmans et juifs ont vécu « côte à côte » au Moyen Orient, a poursuivi Trump. « Nous devons pratiquer la tolérance et le respect les uns pour les autres une fois encore, et faire de cette région un endroit où chaque homme et chaque femme, peu importe sa religion ou son ethnie, peut jouir d’une vie de dignité et d’espoir. »Le président américain Donald Trump, à gauche, et le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud, à Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Trump a décrit l’Arabie saoudite, première étape de son premier voyage présidentiel à l’étranger, comme « la nation qui sert de gardien aux deux lieux les plus saints de la foi islamique. » Après Ryad, il ira à Jérusalem, Bethléem et au Vatican, trois lieux saints supplémentaires des religions monothéistes. « Si ces trois religions peuvent se rejoindre dans la coopération, a-t-il déclaré, alors la paix dans ce monde est possible, y compris la paix entre Israéliens et Palestiniens. »

La Maison Blanche a bien précisé que la visite controversée de Trump lundi au mur Occidental, où il sera le premier président américain à se rendre, devait être vue comme un geste visant à promouvoir la tolérance interreligieuse, et pas comme une déclaration politique.  Le fait que Trump priera sur le site sans aucun accompagnement israélien officiel est un signe qu’il ne veut pas que le message religieux de sa visite soit masqué par des rumeurs sur une possible reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne sur le mur Occidental.

H.R. McMaster, conseiller américain à la sécurité nationale, a souligné vendredi que l’un des objectifs centraux de la visite de Trump au Moyen Orient était « de diffuser un message d’unité aux amis de l’Amérique et aux fidèles de trois des plus grandes religions du monde. »  Le président veut « unir les peuples de toutes les religions autour d’une vision commune de la paix, du progrès, et de la prospérité » et délivrer « un message de tolérance et d’espoir à des milliards de personnes, notamment aux millions d’Américains qui appartiennent à ces religions. »

Il semble que l’importance accordée au symbolisme religieux soit plus qu’un simple truc pour fournir de bonnes photographies ou des petites phrases agréables.

Le rabbin David Rosen, conseiller interreligieux du grand rabbinat d’Israël, avait jugé l’initiative de Greenblatt « historique », puisqu’elle marquait la première fois de l’histoire récente qu’un responsable de l’administration américaine engagé dans les efforts de paix demandait à rencontrer des dirigeants religieux : « De ce point de vue, c’est très historique, parce que l’impression donnée par les initiatives de paix des administrations précédentes était que la religion n’a pas été considérée comme un facteur important pour tenter de résoudre le conflit », avait dit Rosen au Times of Israël peu après la fin de la rencontre. « Jason Greenblatt a donné précisément le message contraire. »

Cette importance accordée à la dimension religieuse du conflit israélo-palestinien n’est pas passée inaperçue à Jérusalem : « Les Américains veulent souligner que ce qu’ils cherchent est une harmonie entre les grandes religions, toutes les trois religions peuvent être unies autour de l’idée de paix », a déclaré le général de division (de réserve) Yaakov Amidror, ancien conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu. Les architectes des accords d’Oslo entre Israël et les Palestiniens ont totalement ignoré les aspects religieux du conflit, a-t-il dit. « C’était une grosse erreur. »

Parler du dialogue interreligieux et de la tolérance n’apportera pas la paix demain, a souligné Amidror. « Mais nous devons commencer quelque part », et comprendre qu’il y a un élément religieux à la dynamique israélo-palestinienne et qu’un premier pas est bienvenu.

Promouvoir la tolérance religieuse n’est évidemment pas le seul élément de la stratégie de Trump pour le Moyen Orient. Pendant ses rencontres avec les dirigeants israéliens et palestiniens cette semaine, il va aussi parler affaires, et cherchera quelles propositions politiques concrètes peut apporter chaque partie à la table des négociations pour promouvoir un climat incitant à la paix.  Ses prédécesseurs ont fait exactement cela, et ont spectaculairement échoué. Il n’est absolument pas garanti, et c’est un euphémisme, que les tentatives de Trump de conclure ce qu’il appelle « l’accord ultime » connaissent plus de succès. Mais au moins, une approche qui associe la pression politique sur les deux parties avec un effort pour créer une bonne volonté parmi les groupes religieux est quelque chose de nouveau.

Le président américain Donald Trump a également fait référence aux Juifs. La guerre contre le terrorisme jihadiste est « une bataille entre des criminels barbares qui cherchent à oblitérer toute vie humaine, et des personnes décentes de toutes les religions qui cherchent à se protéger », a-t-il dit.  Contraste saisissant avec sa rhétorique de campagne, au cours de laquelle il avait affirmé que « l’islam nous déteste », le magnat de l’immobilier a longuement insisté sur le fait que ce combat n’est pas « une bataille entre religions ».  « C’est une bataille entre le bien et le mal », a ajouté celui qui a été accusé d’alimenter l’islamophobie et qui, au début de sa campagne, avait proposé de fermer purement et simplement l’accès aux Etats-Unis aux musulmans.

 NdlR : à vouloir convoquer Dieu à la table des négociations, faut-il s’attendre en retour à être convoqué par Dieu pour s’entendre dire ses 4 vérités ?

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L’odyssée de TRUMP au Proche-Orient (2)

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu saluent le public après les discours qui ont sanctionné la visite de Trump au musée d'Israël de Jérusalem, le 23 mai 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)En disant simplement qu’il l’aime et qu’il est à ses côtés, Trump réussit à convaincre Israël, toujours critiqué.  Lui et Netanyahu sont totalement en désaccord sur la bonne foi des Palestiniens, sur la question de la paix.

Il n’a pas relocalisé l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Mais le président a inconditionnellement fait l’éloge de l’état juif, et a écrit une nouvelle page de l’histoire en se rendant au mur Occidental.

23 mai 2017, 18:50 0
C’est sûr, personne d’autre que Donald Trump n’aurait été en mesure de susciter les rires chaleureux d’un public de notables israéliens dans les secondes qui ont suivi l’instant où il a souligné le désir du régime iranien de détruire notre pays. C’est ce qui est arrivé lors du plus important discours prononcé par le président au cours de sa visite de 28 heures au Musée d’Israël à Jérusalem, mardi après-midi :  « Les dirigeants iraniens appellent régulièrement à la destruction d’Israël », a-t-il déclaré d’un ton maussade et amer, lisant les prompteurs. Puis il s’est écarté du texte qui était préparé et a ajouté : « Mais pas avec Donald J Trump, croyez-moi ».
Cette parole a été saluée par des acclamations et une standing ovation. « Merci », a dit le président à trois reprises après avoir attendu la fin des applaudissements. Et là, faisant un signe de la main en direction du public, il a ajouté en souriant : « Je vous apprécie également ». Propos qui a déclenché les rires, à la fois chaleureux et reconnaissants.

Ces quelques secondes résument plutôt bien la visite effectuée par Trump en Israël – ses expressions de solidarité instinctive avec l’état juif, sa promesse de le protéger et le plaisir avec lequel le pays l’a accueilli – après huit années de ce que les Israéliens avaient ressenti comme étant un soutien quelque peu conditionnel, emprunt de sourdes mises en garde de la part du président Barack Obama. « Je vous fais cette promesse : Mon administration sera toujours aux côtés d’Israël », a-t-il promis.

Il y a des différences claires sur la question palestinienne entre le président américain et le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Elles se sont affichées lors des discours prononcés par les deux hommes au musée d’Israël.  Netanyahu a noté que si l’attentat terroriste de Manchester, lundi soir, avait été commis par un kamikaze palestinien et que ses victimes avaient été israéliennes, alors Mahmoud Abbas, loin de le condamner comme il l’a fait aux côtés de Trump à Bethléem dans la matinée de lundi, aurait versé des paiements à la famille du terroriste.

Comme l’a dit Netanyahu : »Si le terroriste avait été Palestinien et que les victimes avaient été des enfants israéliens, la famille du kamikaze aurait reçu un salaire de la part de l’Autorité palestinienne. C’est la loi palestinienne. Cette loi doit être changée ». Trump, contrastant absolument avec ce positionnement, a quant à lui affirmé avec conviction qu’Abbas et les Palestiniens « sont prêts pour la paix. » Faisant un nouvel écart avec le texte préparé, il a tenté de contrer le scepticisme affiché par les Israéliens : « Je sais que vous l’avez déjà entendu. Je vous le dis. C’est ce que je fais. Ils sont prêts à faire la paix ».

Netanyahu veut croire qu’Israël pourra faire la paix avec le monde arabe et qu’un grand nombre des dirigeants arabes avec lesquels Trump s’est entretenu à Ryad pourront, ultérieurement, harceler les Palestiniens pour qu’ils acceptent les termes d’un accord qu’Israël pourrait accepter en toute sécurité. Trump, lui, a de toute évidence été persuadé que le processus devait avancer d’une autre façon. Sur la base de ses conversations à Ryad, il a indiqué  : « Je pense aussi fermement que si Israël et les Palestiniens peuvent faire la paix, alors commencera un processus de paix à travers tout le Moyen-Orient ».

Il y a aussi une certaine déception sur la droite de l’échiquier politique israélien dans la mesure où Trump devra encore honorer sa promesse de campagne de relocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. La déception aussi qu’il se soit livré à une série de déclarations critiquant les entreprises d’implantation. Qu’il n’ait pas encore bougé pour tenter de mettre un terme à un accord iranien sur le nucléaire mal fichu.

Il y a certaines inquiétudes sur l’ampleur des contrats d’armement et autres accords qu’il a conclus en Arabie saoudite et sur l’emprise des Saoudiens à Washington, après un investissement de leur part de 380 milliards. Il y aurait aussi du désarroi chez les responsables du renseignement sur la fuite d’information apparente dont Trump se serait rendu coupable auprès des Russes, et sur la question globale de ses liens avec la Russie, allié d’un si grand nombre d’ennemis d’Israël. Et il y a énormément d’Israéliens – dont certainement Netanyahu – qui auraient espéré qu’il adopte une ligne bien plus dure en rencontrant Abbas sur la question des salaires payés par la hiérarchie de l’AP aux terroristes en particulier, et sur l’encouragement aux hostilités anti-israéliennes parmi les Palestiniens en général.

Mais alors que la visite s’est achevée, le sentiment global en Israël est celui d’un contentement considérable après le séjour effectué par un président manifestement solidaire et d’une famille qui adore Israël (et dont certains sont Juifs).

Cela a également été intéressant de constater à quel point Netanyahu s’est senti à l’aise en compagnie de Trump – contrastant fortement avec les rencontres pleines de tension qui caractérisaient ses entretiens avec Obama. (Cela a également été intéressant de voir Melania Trump applaudir les critiques émises par Netanyahu sur la politique des paiements aux terroristes de l’AP.)

Il n’a pas relocalisé l’ambassade, mais le discours qu’il a prononcé au musée d’Israël a été très certainement l’allocution la plus évocatrice jamais faite par un président américain en termes de reconnaissance de la légitimité israélienne dans sa capitale – le discours long, ému, a été considéré comme venant réfuter toutes les résolutions ridicules qui ont été adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU et par l’UNESCO, qui niaient l’histoire juive de la ville : « Jérusalem est une ville sainte. Sa beauté, sa splendeur et son patrimoine n’ont aucun équivalent dans le monde », a déclaré Trump, ajoutant immédiatement que « les liens du peuple juif avec cette terre sainte sont anciens et éternels. Ils remontent à des milliers d’années, notamment jusqu’au règne du Roi David, dont l’étoile vole fièrement dorénavant sur le drapeau blanc et bleu d’Israël ».

Et ces paroles, bien sûr, ont trouvé un écho particulier après une visite qui aura ouvert une nouvelle page de l’histoire – celle du premier président américain en exercice au mur Occidental, où il s’est tenu immobile, dans un état de contemplation silencieuse, sa famille à proximité, une kippa noire respectueusement posée sur sa tête.Le président américain Donald Trump devant le mur Occidental, le lieu de prière le plus saint du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 22 mai 2017. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)

Les Israéliens ne savent pas plus que les Américains comment se jouera sa présidence. Ils ne peuvent avoir de certitude concernant ce qu’il dira ou ce qu’il fera – ou quel effet aura sur son mandat ce qu’il a déjà dit ou sur ce qu’il a déjà fait.

Mais il est venu à Jérusalem. Il a dit à Israël qu’il l’adorait. Il a fait preuve d’empathie face aux défis que l’état juif doit affronter. Il a salué Israël, ce pays qui est parvenu à prospérer alors qu’il se trouve sous des attaques constantes. Il n’a pas mâché ses mots pour condamner le terrorisme islamique ou pour promettre de le combattre. Il a juré de se tenir aux côtés d’Israël contre l’Iran et de s’assurer que Téhéran n’obtiendra jamais l’arme nucléaire. Et encore une fois, il s’est tenu avec respect dans le lieu de prière le plus saint du judaïsme – une photo qui, heureusement, a su éclipser le selfie réalisé par Oren Hazan à l’aéroport et restera l’image qui définira son séjour.

Plans de paix et autres détails ? Pas cette fois. Comme il l’a dit au musée d’Israël, ce n’était pas le principal objectif de son voyage – qui était de garantir une focalisation maximale sur la bataille contre le terrorisme islamiste.

Y aura-t-il des frictions et des querelles à l’avenir ? Qui peut le savoir ? Mais une affection mutuelle ? Pour le moment, très certainement. Dans le sillage enthousiaste de sa visite, alors que Trump décollait pour le Vatican mardi après-midi, de nombreux Israéliens ont très probablement pensé que oui, on vous aime bien, nous aussi.

 

 

 

Vers un accord de paix Israël – Palestine grâce au tandem Pape / Trump ?

Le pape François avant son audience hebdomadaire, au Vatican, le 14 septembre 2016. (Crédit : AFP/Tiziana Fabi)Une visite du Pape en Israël pour les négociations de paix  : Le pape François pourrait venir en automne pour prôner la nécessité d’un accord de paix ; une délégation pourrait venir dès le mois prochain.

Cette information survient vingt-quatre heures après la rencontre entre le président américain Donald Trump et le souverain pontife à Rome. Trump a achevé mardi une visite au Moyen Orient en Israël, en Cisjordanie et en Arabie Saoudite.

En Israël, Trump a indiqué vouloir mener à bien « l’accord ultime » et voudrait aider à faciliter les négociations entre Israël et les Palestiniens. Il a chargé son gendre Jared Kushner et l’ancien avocat en droit de l’immobilier Jason Greenblatt d’ouvrir la voie. Greenblatt est revenu après son voyage et organise actuellement des réunions de suivi avec des responsables israéliens et palestiniens.Le pape françois, à gauche, échange des cadeaux avec le président américain Donald Trump durant une audience privée au Vatican, le 24 mai 2017 ( Crédit : Alessandra Tarantino/POOL/ AFP PHOTO / )

 

Après sa rencontre « fantastique » avec le pape, mercredi, le président américain a promis de promouvoir la paix dans le monde entier.

Le souverain pontife a appelé Israéliens et Palestiniens à conclure un accord de paix à de multiples reprises, plus récemment au mois de janvier.

Le pape s’était rendu en Israël en 2014, embarquant pour un voyage de trois jours qui lui avait aussi permis de rencontrer l’Autorité palestinienne.  En Israël, il avait prié au mur Occidental, laissant une note écrite à la main avec le « Notre père » écrit en espagnol, sa langue natale. Il avait rendu hommage aux victimes de l’Holocauste en baisant la main de plusieurs rescapés et avait accepté la requête d’Israël de prier à un mémorial des victimes d’attentats suicides à la bombe et autres attaques.

Le Pape, derrière ou devant Trump ?

Dans son premier point-presse en tant que porte-parole du département, Heather Nauert n’a pas répondu à une question sur la déclaration faite par le secrétaire-général des Nations unies Antonio Guterres qui déplorait 50 années « d’occupation israélienne » de la Cisjordanie, préférant noter que Trump et le secrétaire d’Etat Rex Tillerson sont déterminés à trouver un accord malgré les défis inévitables qui surgiront :  « La paix au Moyen-Orient est quelque chose qui est très important pour cette administration », a dit Nauert aux journalistes. « Le président et le secrétaire ont dit tous deux qu’ils reconnaissaient que ce ne sera pas facile et que les deux pays devront trouver un compromis ».

Tillerson, pour sa part, a récemment indiqué aux journalistes que Trump avait déployé « beaucoup d’énergie » auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au cours de son voyage dans la région le mois dernier, au cours duquel il a tenté de donner un nouvel élan aux négociations : « Il a mis beaucoup de pression sur eux en leur disant qu’il était temps de reprendre place à la table des négociations », a ajouté Tillerson.

Depuis qu’il a pris ses fonctions, Trump a souligné à de multiples reprises son intention de réussir là où d’autres présidents avaient échoué en faisant aboutir un accord de statut final entre Israéliens et Palestiniens.  Nauert a répété cette détermination mercredi. « Le président a fait de ce sujet l’une de ses plus hautes priorités et nous oeuvrons à travailler avec ces deux entités pour tenter de les faire se rencontrer pour réfléchir au sujet d’un accord de paix au Moyen-Orient et de le finaliser », a-t-elle dit.

En effet, Trump a d’ores et déjà accueilli Netanyahu et Abbas à la Maison Blanche et a chargé son gendre Jared Kushner et l’ancien avocat spécialisé dans l’immobilier Jason Greenblatt de préparer le terrain à d’éventuels pourparlers.  Greenblatt, l’envoyé spécial de Trump pour les négociations internationales, a accompli des « tournées d’écoute » des protagonistes à travers toute la région. Durant ces déplacements, il a écouté les acteurs multiples du conflit, notamment les autres leaders arabes. Au cours du premier voyage à l’étranger de Trump, le mois dernier, qui a compris des étapes en Arabie saoudite, en Israël et en Cisjordanie, le président américain a prononcé un discours au musée d’Israël demandant aux deux parties de mettre de côté les « douleurs et les désaccords du passé » pour avancer vers la paix.

Trump a dit de manière répétée qu’il désirait négocier « l’accord ultime » entre les Israéliens et les Palestiniens et il a la conviction d’être en mesure de le faire. Trump a confié à son gendre Jared Kushner et à l’ancien avocat immobilier Jason Greenblatt la tâche de tracer la voie ouvrant à un accord.

Dans un discours prononcé mardi au musée d’Israël, le président n’a pas tari d’éloges sur Israël tout en demandant aux deux parties de faire des compromis pour avancer vers la paix. Il leur a vivement recommandé de mettre de côté « les douleurs et désaccords du passé » et a déclaré que les deux parties étaient prêtes à aller de l’avant.

Dans une rencontre avec le chef de l’opposition Isaac Herzog mardi, Kushner a expliqué que Washington avait l’intention d’avancer rapidement vers une reprise des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, a fait savoir un porte-parole de Herzog, tandis que l’envoyé de Trump Jason Greenblatt reviendrait dans la région la semaine prochaine de manière à ne pas laisser de « vide diplomatique ».

Kushner, qui, aux côtés de Greenblatt, l’envoyé chargé des négociations internationales a été mandaté par Trump pour relancer le processus de paix, aurait dit à Herzog : « Nous prévoyons d’avancer rapidement pour débuter le processus diplomatique qui nous fera parvenir à un accord ».

Trump, pour sa part, aurait dit à Herzog, chef de l’Union sioniste : « Je suis sérieux concernant cet accord et je suis déterminé ».  Herzog a indiqué à Trump que Netanyahu recevrait le soutien de l’opposition lors de l’éventuelle avancée d’un processus de paix.

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Survivalisme en Silicon Valley

CARL DE SOUZA / AFP

Les milliardaires de la Silicon Valley se préparent à la fin de notre civilisation

Les plus riches achètent des îles, des munitions et beaucoup de conserves.

«L’effondrement de notre société est imminent, s’inquiète un jour l’un des amis de Justin Kan, le co-fondateur de Twitch, un plateforme de streaming de jeux vidéo. Nous devons faire nos réserves de nourriture.» Son ami n’a pas été le seul à s’en alarmer. Selon un article du New Yorker, un nombre croissant d’entrepreneurs de la Silicon Valley s’essaient au survivalisme de crainte que notre civilisation prenne fin.

«Beaucoup d’entre eux redoutent que le niveau extrême des inégalités déclenche une instabilité civile et se préparent à un effondrement de la loi et l’ordre», résume Quartz.

Une île du Pacifique pour refuge

Ainsi, Steve Huffman, le PDG de Reddit, s’est décidé à se faire opérer des yeux au laser pour ne pas avoir à s’embêter à chercher des lunettes ou des lentilles une fois que la société occidentale se sera écroulée. Certains n’ont pas fait les choses à moitié. Antonio García Martinez, un ancien cadre de Facebook, s’est offert une dizaine de kilomètres de terrain sur une île du Pacifique qu’il a équipé avec des générateurs, des panneaux solaires et des milliers de munitions. D’autres se contentent d’apprendre plus simplement à chasser à l’arc.

Ce n’est pas la première fois de l’histoire que des gens se préparent à la fin du monde. Quand la Guerre froide entre les États-Unis et l’Union Soviétique semblait sur le point de basculer, John Kennedy a encouragé les Américains à se construire des abris anti-bombes, rappelle Quartz. Mais notre dépendance vis-à-vis de la technologie semble aggraver le climat d’inquiétude, note le site d’information.

«Notre approvisionnement alimentaire dépend des données GPS, de la logistique, des prévisions météorologiques. Et ces systèmes dépendent généralement eux-mêmes d’internet», explique un PDG au New Yorker.

Une approche mathématique du risque

«Quand la société perd foi en un mythe fondateur sain, elle dégringole dans le chaos, professe Antonio García Martinez. Tous ces mecs –les entrepreneurs de la Silicon Valley– pensent qu’un seul mec peut faire face à une horde. Mais non, tu vas avoir besoin d’une sorte de milice locale. Tu as besoin de tant de choses pour résister à l’apocalypse», poursuit le milliardaire.

Yishan Wong, un employé de Facebook de la première heure –qui s’est lui aussi fait opérer des yeux–, nuance:

«La plupart des gens pensent que les événements improbables ne se produisent pas, mais ceux qui travaillent sur la technologie ont une approche du risque très mathématique. Ils ne pensent pas nécessairement qu’un effondrement est probable. Ils le considèrent éloigné, mais ne sous-estiment pas ses effets négatifs. Donc étant donné l’argent dont ils disposent, dépenser une fraction de leur fortune pour se préparer à un tel événement est… une chose logique à faire.»

Israël 2017 : « tout royaume divisé contre lui-même ne peut se maintenir… »

Des Juifs ultra-orthodoxes devant des affiches affirmant qu'internet donne le cancer, à Jérusalem, en juillet 2009. Illustration. (Crédit : Rishwanth Jayapaul/Flash90)Une affiche appelle les conscrits ultra-orthodoxes à tuer des soldats : L’affiche de Jérusalem encourage à tuer les soldates et les commandants ; la police a lancé une enquête

 Des Juifs ultra-orthodoxes devant des affiches affirmant qu’internet donne le cancer, à Jérusalem, en juillet 2009. Illustration. (Crédit : Rishwanth Jayapaul/Flash90)

La notice anonyme, qui est intitulée « règne religieux », affirme que chaque jeune homme ultra-orthodoxe qui est enrôlé « par force dans l’armée anti-juive » doit « prendre le fusil qui [lui] a été donné » et tuer des soldats israéliens : « Tuez la prochaine soldate à votre portée et donnez lui par conséquent le privilège de mourir [en accomplissant le commandement de] ‘mourir avant de violer’ [l’interdiction présumée de faire un service militaire]. Tuez chaque commandant qui vous tient par la force. Tuez chaque conscrit, chaque tentateur et chaque facilitateur », peut-on lire sur l’affiche de Mea Shearim.

La police a ouvert une enquête sur l’incident. L’affiche encourage également les adolescents ultra-orthodoxes à se suicider plutôt qu’à être enrôler, en comparant le service militaire aux trois pêchés cardinaux qui doivent être évités sous peine de mort dans le judaïsme : l’idolâtrie, les relations sexuelles interdites, et le meurtre : « Ce monde est un passage vers la vie éternelle dans le monde à venir. Si vous perdez ce monde [mourrez], vous serez heureux et cela sera bon pour vous dans le monde à venir », est-il écrit.

L’affiche comprend également plusieurs citations non attribuées interdisant le service militaire, et des références au personnage biblique de Pinhas, salué comme un zélote ayant défendu l’honneur de Dieu après avoir tué un chef tribal qui avait couché avec une femme non israélite. En réponse à l’affiche, un porte-parole de l’armée a déclaré jeudi qu’elle avait franchi « une ligne rouge », et a promis que l’armée continuerait à enrôler quiconque est tenu de servir selon la loi :  « L’armée continuera à mener ses missions pour son engagement à la sécurité de l’Etat d’Israël et de ses citoyens et continuera à travailler pour enrôler tous ceux qui doivent l’être. »

Mardi, des affiches placées dans la ville majoritairement orthodoxe de Bnei Brak proposaient des récompenses financières aux enfants ultra-orthodoxes s’ils étaient arrêtés ou blessés en harcelant des soldats et des policiers religieux.  Les affiches, titrées sarcastiquement « le vrai courage contre les enfants » et montrent des photographies d’un policier religieux arrêtant un enfant ultra-orthodoxe, implorent les enfants de crier sur les soldats et les policiers ultra-orthodoxes « Harkadim out », un terme insultant contre les soldats orthodoxes, qui ressemblent aux mots hébreux désignant un insecte et un germe. Les affiches affirment que les « enfants vertueux » âgés de moins de 15 ans peuvent gagner 530 shekels s’ils sont arrêtés pour avoir crié cette insulte, et 290 shekels de plus s’ils sont touchés par les officiers pendant l’arrestation.

Mardi également, la police a arrêté sept suspects, dont deux mineurs, qui ont attaqué des policiers déguisés en soldats à Mea Shearim, quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, a annoncé la Deuxième chaîne. La police a indiqué que les suspects avaient été arrêtés après avoir encerclé les policiers sous couverture et leur avoir jeté des objets tout en les insultant. Les incidents de cette semaine sont les plus récents de toute une série où des Juifs ultra-orthodoxes ont incité à la haine contre les membres de leur propre communauté qui rejoignent l’armée israélienne. Ils ont organisé des dizaines de manifestations pour protester contre l’enrôlement des Juifs religieux.

Des Juifs ultra-orthodoxes mettent le feu à l'effigie d'un soldat israélien pendant les fêtes de Lag BaOmer, dans le quartier Mea Shearim de Jérusalem, le 13 mai 2017. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le mois dernier, des hommes et des femmes ultra-orthodoxes ont brûlé l’effigie d’un soldat israélien à Mea Shearim, ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé « méprisable ».

Certains secteurs de la société ultra-orthodoxe refusent de reconnaître l’Etat d’Israël, et s’opposent au sionisme, parce qu’ils croient que l’établissement d’un Etat juif ne devrait se produire qu’après l’arrivée du Messie. La plupart des Juifs ultra-orthodoxes ne servent pas dans l’armée israélienne.

Un peu moins de la moitié de la population israélienne (49 %) sera composée d’Arabes et de Juifs ultra orthodoxes d’ici 2059, selon les projections du Bureau central des statistiques (CBS) publiées jeudi par l’Israel Democracy Institute(IDI).

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

 

NdlR : « Ce monde est un passage vers la vie éternelle dans le monde à venir. Si vous perdez ce monde [mourrez], vous serez heureux et cela sera bon pour vous dans le monde à venir » :  aucune différence entre ce judaïsme rabbinique et les salafistes de l’Islam…. tuer pour hériter du monde futur n’est pas un commandement. Israël 2017 n’augure rien de bon pour 2018… Ces juifs ultras sont aussi des bêtes sauvages et toute la Torah les accuse de meurtres ! Tuer au nom d’Allah ou au nom du Talmud n’est pas un chemin sanctifié…. Qu’ils rendent à Israël ce qui est à Israël et à YHWH ce qui est à YHWH… tristesse et consternation. Ce pays composé de moitié d’arabes et d’ultras en 2059 sera ingouvernable !   

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Le décevant TRUMP recule devant Jérusalem : une pierre trop lourde à porter ?

Le président américain Donald Trump au musée du mémorial de l'Holocauste de Yad Vashem, à Jérusalem, le 23 mai 2017. (Crédit : Gali Tibbon/AFP)Déménagement de l’Ambassade US en Israël  : Le renoncement de Trump est une énième divergence entre les USA et Israël. Pour la Maison Blanche, cette décision « maximisera les chances de négocier avec succès un accord avec les Palestiniens », mais pour Netanyahu, cela ne fait qu’éloigner cet accord.

En 1972, Gerald Ford, alors membre du Congrès, avait appelé au déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Deux ans plus tard, Ford, désormais président, a été interrogé par l’ambassadeur israélien à Washington de l’époque, un certain Yitzhak Rabin, sur cette relocalisation : « Dans le Bureau ovale, on voit les choses différemment que depuis la Chambre des Représentants », avait dit Ford, selon Rabin. 
Vingt ans plus tard, le Congrès a adopté une loi stipulant que l’ambassade doit être déplacée à Jérusalem, mais qui autorise les présidents à reporter cette relocalisation tous les 6 mois. En accréditant Ford, jeudi, Donald Trump est devenu le quatrième président américain à signer le formulaire de renonciation présidentielle imposant un report, comme l’on fait ses prédécesseurs à 36 reprises depuis la fin des années 90. Cette mesure, bien que décevante pour les sympathisants juifs et évangélistes en Israël et aux États-Unis, n’a surpris personne. Trump a apposé sa signature avec la même « détermination présidentielle » que Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama. Le formulaire stipule qu’il est « nécessaire, afin de protéger les intérêts sécuritaires des États-Unis, de suspendre pour une période de six mois », l’entrée en vigueur du Jerusalem embassy Act.

Trump, qui, il y a quelques mois, était considéré par la droite israélienne comme un potentiel président de rêve, a une fois de plus publiquement exprimé son désaccord avec le gouvernement israélien. Le président a exhorté publiquement un Netanyahu mécontent à freiner les implantations, et a ouvertement divergé avec lui quant à la disposition du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à faire la paix.

La Maison Blanche, consciente que le fait que Trump n’honore pas sa promesse de campagne, de relocaliser l’ambassade sera vivement critiqué, a diffusé un communiqué de presse indiquant que la promesse n’a pas été rompue, mais simplement reportée. Le communiqué souligne que la signature du formulaire de renonciation ne doit pas être vue comme « un retrait du soutien infaillible pour Israël et pour l’alliance entre les États-Unis et Israël ». Mais la phrase suivante, apparemment rédigée pour tenter d’assagir les critiques, s’est concentrée sur la différence dans la façon dont la Maison Blanche et le Bureau du Premier ministre à Jérusalem visualisent la dynamique du processus de paix israélo-palestinien : « Le président Trump a pris la décision de maximiser ses chances de négocier avec succès un accord entre Israéliens et Palestiniens, ce qui le contraint à remplir son obligation de défendre les intérêts sécuritaires de l’Amérique », peut-on lire dans le communiqué. « Mais, comme il l’a réitéré, la question ne porte pas sur l’hypothèse d’une relocalisation, mais sur son timing. »

En d’autres termes, ne pas déplacer l’ambassade aidera les États-Unis à négocier un accord de paix permanent, selon le raisonnement de l’administration. Le gouvernement israélien soutient le contraire : « Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem non seulement ne nuira pas au processus de paix, mais au contraire le fera progresser en corrigeant une injustice historique et en brisant le fantasme palestinien selon lequel Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël », avait déclaré le Bureau de Netanyahu le 14 mai dernier. Le lendemain, le Bureau du Premier ministre avait, de manière tout à fait surprenant, diffusé des éléments du protocole de la rencontre enter Netanyahu et Trump le 14 février dans le Bureau ovale, qui montrait que le Premier ministre avait assuré au président que le transfert de l’ambassade à Jérusalem « ne conduira pas à un bain de sang dans la région, comme certains veulent le faire croire [à Trump] pour l’intimider ».Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, pendant la cérémonie d'accueil sur le tarmac de l'aéroport international Ben Gurion, le 22 mai 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Jeudi, quelques minutes après que la Maison Blanche a annoncé que Trump avait signé le formulaire, Netanyahu a renforcé son argumentaire, en allant jusqu’à dire que le maintien de l’ambassade à Tel Aviv « éloigne davantage la paix en laissant libre cours au fantasme palestinien selon lequel le peuple juif et l’État juif n’ont aucun lien avec Jérusalem. » Alors que le Bureau du Premier ministre a affirmé apprécier « l’amitié que témoigne Trump à Israël et son engagement à un transfert dans le futur », le communiqué sur la difficulté à parvenir à la paix a mis en lumière une divergence fondamentale entre Jérusalem et Washington en ce qui concerne la façon de parvenir à cet objectif.

On ne sait pas exactement ce qui a conduit Trump à signer ce formulaire. Peut-être était-ce à la demande du camp soi-disant « réaliste » au sein de l’administration américaine, qui l’a mis en garde qu’il ne sera plus considéré comme un négociateur honnête s’il changeait les règles du jeu en faveur d’Israël. Ou peut-être a-t-il été influencé par les nombreux dirigeants arabes qu’il a rencontrés ces derniers mois, qui lui ont tous dit qu’il pouvait enterrer son espoir de parvenir à l’accord ultime s’il commençait par tacitement reconnaître la souveraineté israélienne sur Jérusalem.

Mais selon les explications de la Maison Blanche, cette signature s’inscrit dans la ligne de pensée traditionnelle de chaque président qui a décidé de reporter le transfert de l’ambassade. Nombre d’entre eux étaient authentiquement disposés à transférer l’ambassade à Jérusalem, mais se sont abstenus parce qu’ils pensaient que ce transfert compliquerait davantage les efforts pour parvenir à la paix :  « J’ai toujours voulu déplacer notre ambassade à Jérusalem Ouest », avait déclaré Bill Clinton dans une interview en 2000, peu avant la fin de son second mandat à la Maison Blanche. « Je ne l’ai pas fait, parce que je ne voulais rien faire qui puisse saboter notre capacité à négocier une paix sécure, juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. »

La Maison Blanche a indiqué jeudi que le transfert de l’ambassade n’est pas hypothétique, et qu’il se produira en temps voulu. De nombreux responsables israéliens ont montré jeudi, qu’ils croient Trump capable de tenir sa promesse. En effet, il n’est pas impensable que le président, après que sa tentative de parvenir rapidement à un accord de paix échoue, finira par accepter de déplacer l’ambassade à Jérusalem.  D’un autre côté, Trump, aussi inconventionnel puisse-t-il être dans d’autres sphères, est resté relativement réglo en ce qui concerne Israël/Palestine. La signature du formulaire jeudi fait très certainement partie de la routine classique d’un président américain.

Même si Trump a fait campagne sur la promesse de déplacer l’ambassade, des sources de la Maison Blanche ont indiqué mercredi qu’il signerait l’exemption, ce qui pourra irriter des groupes démographiques importants qui l’ont soutenu pendant sa campagne électorale de 2016 pour la présidence.

« Une majorité des Juifs orthodoxes américains ont voté pour M. Trump parce qu’ils attendent qu’il soit un président plus favorable à Israël », a indiqué Nathan Diament, directeur exécutif en charge de la politique publique de l’Union orthodoxe, la plus grande association représentant ce courant du judaïsme aux Etats-Unis.

Selon Diament, les discours forts de Trump, et notamment sa promesse de déplacer l’ambassade à Jérusalem, ont été cruciaux pour ces électeurs : « La promesse du président Trump de déplacer l’ambassade à Jérusalem a été d’une importance critique pour des millions de chrétiens sionistes qui ont finalement soutenu sa campagne pour la Maison Blanche. Ils regarderont de près ce que le président fait », a prévenu le pasteur John Hagee, président et fondateur de Christians United for Israël.

L’association d’Hagee, qui regroupe plus de trois millions de chrétiens évangéliques dans les 50 états américains, s’est mobilisée pour soutenir Trump pendant l’élection serrée de novembre 2016, tout en maintenant la pression sur le président. Hagee a souligné que « quelques jours avant l’investiture du président Trump, Christians United for Israël (CUFI) a organisé des vols d’urgence pour que les dirigeants de CUFI dans 49 états se rencontrent dans la capitale de notre pays pour appeler personnellement leurs sénateurs à soutenir le déplacement de l’ambassade à Jérusalem, la capitale éternelle d’Israël. »  « Depuis, des dizaines de milliers de chrétiens sionistes ont appelé et envoyé des e-mails à la Maison Blanche pour soutenir le déplacement de l’ambassade, en vertu de nos alertes d’action CUFI, a poursuivie Hagee. Les dirigeants de CUFI ont aussi exprimé leur fort soutien au déplacement de l’ambassade à Jérusalem dans des déclarations publiques dans tout le pays, ainsi que pendant des rencontres privées avec de hauts responsables de l’administration. »

NdlR : les pro-TRUMP des premiers jours dans les rangs des messianiques se font aujourd’hui discrets. Ils espèrent encore en l’homme, ils placent encore leur confiance dans les chars de ce petit Pharaon… quelle déception, quelle amertume, quel déni de la réalité et des avertissements divins. Nous attendons la suite des justifications prophétiques sur celui qui était annoncé comme un nouveau Cyrus… peut-être demain ?  Peut-être en sera-t-il empêché par une procédure d’empeachment ? On nous expliquera que ce n’est pas de sa faute mais qu’un complot interne de la CIA pro-démocrate l’a forcé à signer cet acte de report…. dont acte !

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Les Samaritains – fils d’Ephraïm et Manassé – fêtent Shavouot, ce dimanche, loin de la Loi orale des rabbins !

Fidèles samaritains au sommet du mont Garizim, près de Naplouse, en Cisjordanie, pour célébrer Shavouot, le 4 juin 2017. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)Au sommet de leur mont saint, les Samaritains fêtent Shavouot : La minuscule communauté se rend en pèlerinage sur le mont Garizim de Cisjordanie pour fêter pendant 7 jours le don de la Torah

 La minuscule communauté des Samaritains en Israël et en Cisjordanie s’est réunie dimanche pour la fête biblique de Shavouot, qui célèbre le jour où Moïse aurait reçu la Torah sur le mont Sinaï.

Rejetant les traditions rabbiniques de la loi orale, les Samaritains, qui sont environ 750, prennent leurs coutumes religieuses directement dans leur version de la Torah.

Mais, alors que les Juifs ont célébré Shavouot mercredi dernier, les Samaritains ont marqué la fête, comme toujours, dimanche. Cette différence provient du verset du Lévitique qui indique que « depuis le lendemain du Shabbat […], vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième Shabbat » (Lévitique, 23:15-16).

Le judaïsme rabbinique interprète « le lendemain du Shabbat » comme le lendemain du premier jour de Pessah. Cependant, les Samaritains considèrent que cela veut littéralement dire Shabbat, et commencent donc à compter leurs sept semaines le samedi de Pessah. Par conséquent, Shavouot a toujours lieu un dimanche.

Contrairement aux Juifs, les Samaritains fêtent Shavouot pendant une semaine, et la considère comme l’une des trois fêtes de pèlerinage. Les fidèles se rassemblent tous sur le mont Garizim, près de Naplouse, en Cisjordanie, qu’ils pensent être le site choisi par Dieu plutôt que Jérusalem. A cet endroit, les couches des anciens temples samaritains détruits et reconstruits au fil des millénaires existent toujours aujourd’hui.

Les Samaritaines font en général remonter leur origine aux tribus bibliques de Manassé et Ephraïm, les fils de Joseph. Ils ont défié les conquêtes impériales et se sont accrochés à leur terre quand la grande majorité de la population du Royaume Nord d’Israël était exilée en Assyrie, le nord de l’Irak actuel, par le roi Sargon II en 722 avant l’ère commune.Fidèles samaritains au sommet du mont Garizim, près de Naplouse, en Cisjordanie, pour célébrer Shavouot, le 4 juin 2017. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

Fidèles samaritains au sommet du mont Garizim, près de Naplouse, en Cisjordanie, pour célébrer Shavouot, le 4 juin 2017. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

Quand les Juifs exilés sont revenus à Jérusalem depuis Babylone au sixième siècle avant notre ère et ont construit le deuxième Temple, ils ont refusé de reconnaître les Samaritains comme leurs coreligionnaires.

Alors que près d’un million de personnes vivaient dans le royaume samaritain pendant l’époque romaine, ils ne sont plus que 750 au monde aujourd’hui. La moitié d’entre eux vivent dans le village samaritain du mont Garizim, et l’autre moitié dans la ville israélienne de Holon.

Le Président chrétien évangélique du Vanuatu, veut reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël

Les Îles Vanuatu reconnaissent Jérusalem comme capitale d’Israël : Après la République tchèque, les Îles Vanuatu veulent à leur tour reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël

Baldwin Lonsdale en 2015 au Japon (Crédit : Capture d’écran UN.org)

Baldwin Lonsdale en 2015 au Japon (Crédit : Capture d’écran UN.org)

Après avoir découvert que son propre pays ne s’était pas opposé en octobre 2016 contre la résolution de l’UNESCO reniant les liens entre le peuple juif et le mont du temple, Baldwin Lonsdale, président des Îles Vanuatu, a réagi en prenant la décision historique, selon Israel Hayom de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le président de Vanuatu, décrit comme un chrétien évangélique très proche d’Israël, devrait selon le quotidien israélien, étudier avec son Premier ministre les possibilités de se rendre bientôt en visite officielle en Israël. Cette visite serait une première dans l’histoire des deux pays.

Vanuatu rejoint ainsi les pays qui affirment un soutien fort à Israël, à l’instar de la République tchèque.

Le 23 mai dernier la Chambre des députés tchèque a appelé le gouvernement national mardi à reconnaître Jérusalem en tant que capitale israélienne et à cesser les paiements d’adhésion à l’UNESCO jusqu’à ce que l’organisation mette un terme à son attitude partiale envers l’État juif.

Les Îles Vanuatu sont un archipel de Mélanésie, situées en mer de corail dans le sud-ouest de l’océan pacifique.

L’exemple Tchèque !

Il a ajouté que la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël était « la reconnaissance de quelque chose de simple. » Netanyahu a déclaré qu’il espérait que la résolution tchèque inspirerait d’autres pays à agir de même : « C’est la décision correcte, digne et courageuse que d’autres devraient copier », a-t-il dit.

Le Premier ministre a relié le soutien de Prague à Israël aux premières années de l’Etat juif, quand la Tchécoslovaquie avait vendu des armes à la toute jeune armée israélienne, geste cruciale à la mise en place du pays : « Les Tchèques nous ont donné des fusils tchèques, a-t-il dit, cela a été le début de la lutte. »

 

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La tolérance selon Israël et les habitants de Tel Aviv

NdlR : Une foule joyeuse et gay dans la capitale de la tolérance qui a fait de la Bisexualité le thème central de sa gay-pride 2017, s’exclame avec fierté les journalistes israéliens ! C’est bon pur le tourisme : un argument qui ne devrait pas plaire en Haut-Lieux !!

Foule joyeuse à la Gay Pride de Tel Aviv : Des dizaines de milliers de personnes étaient présentes dans la Ville blanche, rare oasis de tolérance dans la région

La Gay Pride 2017 de Tel Aviv, le 9 juin 2017. (Crédit : ⁠⁠⁠Miriam Hershlag/Times of Israël)

Une dizaine de chars surmontés d’hommes légèrement vêtus et de femmes en bikini se trémoussant au rythme de la musique dans la chaleur et l’humidité ont pris la direction de la plage pour une gigantesque fête au bord de la Méditerranée.

L’un des chars, représentant un ancien bateau de guerre à voiles, a été construit par le personnel de l’ambassade britannique, a indiqué la représentation diplomatique sur son site internet.

Les organisateurs disaient attendre près de 200 000 participants, dont 30 000 venus exprès de l’étranger pour ce qui est devenu un rendez-vous annuel de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), dans une ville louée comme une rare oasis de tolérance dans la région.

La police a déployé des centaines d’hommes pour sécuriser le défilé, a dit un porte-parole, Micky Rosenfeld.La Gay Pride 2017 de Tel Aviv, le 9 juin 2017. (Crédit : Luke Tress/Times of Israël)

Cette marche des fiertés présentée par la municipalité comme la plus importante parade non seulement au Moyen Orient mais en Asie s’était donnée cette année pour thème la « visibilité bisexuelle », détournant le tube des Beatles pour s’intituler Let It B.

Israël est reconnu comme un pays avancé en matière de visibilité et d’égalité pour la communauté LGBT, jusqu’au sein d’institutions comme l’armée. Le mariage homosexuel, sans y être illégal, n’y est pas possible, faute d’institution habilitée à le prononcer, mais il est reconnu quand il a été contracté à l’étranger.

Un ‘pilier’ économique

Depuis sa première édition en 1998, la Gay Pride attire de très nombreux touristes qui passent le week-end ou la semaine à Tel Aviv, où tout, de la plage aux centres commerciaux en passant par les hôtels et les clubs gays, vit au rythme des festivités.  Tel Aviv considère comme son « ADN de faire une place à tout le monde », dit Eitan Schwartz, patron de Tel Aviv Global, une entreprise liée à la municipalité qui finance la Gay Pride. « Le tourisme gay est l’un des piliers de notre économie », ajoute-t-il. Maya Gatman, 17 ans et déjà une habituée depuis cinq ans, se réjouit d’une « ambiance incroyable ».Des Israéliens et des touristes étrangers se prélassent sur une plage gay de Tel Aviv durant la semaine des fêtes des Fiertés de Tel Aviv , le 8 juin 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Mattan Segev, 36 ans, est, lui, venu non seulement pour faire la fête mais pour réclamer davantage de droits, en matière d’adoption ou de mariage.

« Il y a évidemment une différence entre ce qui se passe en Israël et ce qui se passe dans les pays musulmans autour de nous, dit-il, mais je ne vois pas pourquoi nous devons nous comparer à eux. »

« Israël se considère comme faisant partie des pays européens ou de l’Occident. Si c’est à l’Occident que vous nous comparez, le constat est très différent », ajoute-t-il.

 

et le rabbinat, il en pense quoi ?

Le rabbin Joseph Dweck, qui est le rabbin de la communauté séfarade S&P de Londres, a été critiqué pour ces propos tenus le mois dernier pendant une conférence. Un rabbin orthodoxe de Londres a demandé à un tribunal rabbinique d’étudier la possibilité de démettre Dweck de ses fonctions, et une pétition d’un rabbin américain orthodoxe affirmant que Dweck est un « hérétique » a rassemblé quelque 480 signatures, a annoncé Jewish News.

Le grand rabbin séfarade d’Israël, Yitzhak Yossef, a lui aussi condamné Dweck dans une lettre : « Je suis ébahi et irrité par ces paroles d’illogisme et d’hérésie qui ont été prononcées au sujet des fondations de notre foi, dans notre Torah », dit la lettre, qui a été publiée sur le site d’information israélien ultra-orthodoxe Kikar HaShabbat.

Le rabbin Joseph Dweck. (Crédit : Wikiweck/Wikimedia Commons via JTA)

Dweck a été ordonné rabbin par le père de Yossef, le grand rabbin séfarade décédé d’Israël Ovadia Yossef. Dweck, qui a grandi à Los Angeles et détient son poste actuel depuis 2013, a refusé de revenir sur ses propos, même s’il a reconnu que l’usage du mot « fantastique » était exagéré, a indiqué Jewish News.

« Je n’ai pas dit que les actes homosexuels étaient fantastiques. J’ai dit que le développement sociétal avait des bénéfices secondaires, de la même manière qu’en ont eu l’islam et le christianisme, comme l’a souligné le Rambam », a-t-il dit. Dweck a poursuivi : « Ces effets secondaires sont, à mon avis, ce qui a aidé la société à être plus ouverte à l’expression de l’amour entre hommes. Je n’affirmais pas la loi, ni ne demandais une manière de penser particulière. Je présentais simplement une observation personnelle. » Le rabbin a aussi ses partisans. Plus de 1 900 personnes ont signé une pétition soutenant Dweck.

 

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La photo de Macron en N&B qui tue…

L’image contient peut-être : une personne ou plus et intérieur

 Le dallage, les colonnes Jakin & Boaz, la pyramide, … TOUS les éléments constitutifs et symboliques d’un temple maçonnique sont réunis sur cette photo prise et mise en scène par l’équipe MACRON.
Il a le droit d’être Franc-MAC… ce n’est pas un crime. (ils le sont tous plus ou moins…) . MAis cette mise en scène grotesque prouve que la démocratie a été préemptée par une élite qui joue et s’amuse. Tout ce processus électoral n’aura été qu’une mascarade, pilotée au plus haut niveau. Le champagne coule à flot dans les loges du Grand PAris. Les techniques de manipulation des masses sont maintenant au point… ils peuvent passer à l’étape suivante.
Nous venons de franchir un cap…de non retour.
Résultat de recherche d'images pour "temple maçonnique intérieur jakin et boaz"RÉUNIR CE QUI EST ÉPARS....
 

Cérémonie pathétique : le plus jeune Président des Lumières fait sombrer la France dans le paganisme

Le Ministère de l’Intérieur a longtemps affiché sur les écrans de la soirée électorale un étrange MACRON élu avec 66.06% des suffrages.

Avant d’arrondir à 66.1%. (616 étant l’autre chiffre pour 666)

 http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/08/2570491-discours-macron-louvre-met-complotistes-transe.html

 

 

 

 

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La France En Marche de Macron 2017 et la lutte contre la droite extrême : un bug temporel

Voilà , c’est fait, nous sommes tous En MArche !

Enfin !! Cela faisait 30 ans que nous attendions après notre sauveur, notre Messie politique apolitique !!!

(Rire…)
Même si ce mouvement La France en Marche existe depuis.. 1940.
Juste pour le plaisir de compliquer une équation un peu trop simple à résoudre…
« La France en Marche » – Le slogan de Vichy (vidéo)

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Macron Immanu’el au Louvre : un moment républicain laïque ou ésotérique ?

Esplanade du Louvre à Paris.La pyramide comprend 673 losanges ou parties de losange. On a beaucoup insisté à une époque sur le nombre 666, dit, selon Saint Jean, le « nombre de la Bête ». Des esprits un peu excités ont ainsi fait de la pyramide et des Grands Travaux un hommage architectonique aux forces démoniaques, au prince de ce monde. D’autres, plus goguenards, se sont trompés. En théorie, sans ouvertures, la pyramide comprendrait 684 (666 + 6 + 6 + 6) losanges, soit quatre côtés de 171 : 171 est le nombre divin de 18, c’est-à-dire la somme de tous les chiffres qui vont de 1 à 18. 18 vaut bien sûr en notation babylonienne 6 + 6 + 6. C’est le nombre du verbe créateur. Et 684 vaut également, comme 666, 18 (6 + 8 + 4).

Si la pyramide du Louvre valait 666 losanges (684 – 18), elle aurait besoin d’une face à 153 losanges, soit 18 de moins. 1 + 5 + 3 vaut 9, tout comme 1 + 7 + 1. 153 – somme des 17 premiers nombres – est un nombre sacré ; il est le nombre de la pêche miraculeuse dans l’Evangile selon saint Jean. Ce nombre sacré a servi à la construction d’édifices chrétiens : Cluny ou la place Royale, rebaptisée par la Révolution place des Vosges (les Vosgeois avaient été les seuls à payer leurs impôts).

Pourquoi Emmanuel Macron a choisi le Louvre pour fêter son éventuelle victoire

En cas de victoire dimanche soir, le candidat d’En marche ! convie ses supporters sur l’esplanade du Louvre dans le centre de Paris. Un lieu plutôt «consensuel» et «neutre».

Finalement c’est au Louvre qu’Emmanuel Macron célébrera dimanche soir son éventuelle victoire. Une installation est prévue entre la pyramide et l’arc de triomphe du Carrousel, à l’entrée du jardin des Tuileries. Initialement, le candidat se voyait bien sur le Champ-de-Mars, avec la Tour Eiffel en arrière-plan. Mais la Mairie de Paris ne l’y a pas autorisé. «Des membres de la commission d’évaluation du CIO» sont censés venir faire des repérages le week-end suivant, dans le cadre de la candidature de Paris pour les jeux Olympiques de 2024, a expliqué à lAFP Bruno Julliard, premier adjoint de la capitale. «Comme le Champ-de-Mars doit accueillir plusieurs épreuves, on ne peut pas prendre le risque que les pelouses soient détériorées, or on sait très bien qu’elles le sont systématiquement pour ce type d’événement» a-t-il précisé, attestant de la bonne foi de la maire de Paris dont l’inimitié pour Emmanuel Macron est pourtant notoire.

Ni Trocadéro, ni Bastille

D’autres lieux parisiens disponibles, mais trop connotés auraient été écartés par le candidat. La place de la Concorde? Trop «de droite». C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire en 2007 et Jacques Chirac avant lui en 1995. Trocadéro? «On a encore bien en tête l’image de François Fillon», qui y a rassemblé ses soutiens le 5 mars pour relancer sa campagne, souligne auprès du Figaro Christian Delporte, historien et professeur à l’Université de Versailles-Saint Quentin. Écarté aussi l’esplanade des Invalides où le mouvement La Manif pour tous avait rassemblé ses partisans en 2013.

La Bastille? Trop à gauche. C’est là que François Hollande a rassemblé ses soutiens le soir du second tour en 2012. Trop connoté à gauche aussi la place de la République où Jean-Luc Mélenchon ou encore Benoît Hamon ont organisé tour à tour des rassemblements avant le premier tour. C’est aussi là que se rassemblaient les manifestants de Nuit Debout contre la loi Travail au printemps 2016, et que ce sont recueillis les Parisiens après les attentats de 2015. Pas question non plus d’aller place de la Nation où se terminent traditionnellement les manifestations syndicales. Ni place de Stalingrad, où le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a organisé le premier meeting de sa campagne.

Un lieu «consensuel» et «neutre»

Emmanuel Macron, qui cherche à tout prix à effacer des mémoires sa soirée du dimanche 23 avril à la brasserie parisienne La Rotonde, n’avait donc plus beaucoup de possibilités. L’esplanade du Louvre a l’avantage d’être un lieu «complètement neuf, consensuel, neutre et pas bling-bling. C’est aussi un lieu patrimonial, chargé d’histoire. En plein centre de Paris. Mais pas chargé de politique» explique Christian Delporte, spécialiste de communication politique. En plus, «tout le monde connaît le musée du Louvre. Les scolaires, les Français, les étrangers».

Avec la pyramide du Louvre pour arrière-plan, «on pourrait éventuellement reprocher à Emmanuel Macron d’aller sur les pas de Mitterrand. Et encore. Maintenant, Mitterrand appartient à l’histoire. Même des personnalités politiques de droite, comme Eric Ciotti, citent l’ancien président» (1981-1995). Lors du débat d’entre-deux tours, le député LR des Alpes-Maritimes, a en effet déploré dans un tweet : «la médiocrité inédite» du débat. «Où sont les Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy?» a-t-il énuméré.

Ne risque-t-on pas de reprocher à Emmanuel Macron d’aller dans un lieu symbolisant la royauté? «Je ne pense pas, ajoute Christian Delporte. Les Français voient d’abord le Louvre comme le plus grand musée du pays et l’un des plus grands du monde. Le Louvre appartient à l’histoire de tous les Français. À défaut de la tour Eiffel qu’il espérait, l’image fera quand même le tour du monde. Une autre image de la France que tout le monde connaît.»

NdlR : Monarchie, alchimie, astrologie, numérologie, égyptologie, franc-maçonnerie ! Le discours de victoire de celui qui est En Marche, sent-il le souffre ?Un discours normalement  laïque & républicain qui sent l’ésotérisme et le culte païen à plein nez. Les milliers d’adeptes qui vont se presser pour l’adorer vont-ils donc participer à une messe qui ne dit pas son nom ? Un grand moment de magie noire ? Dans le doute, je m’abstiens !!

 

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TRUMP en route pour la Paix de Jérusalem ?

Le président américain Donald Trump et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 3 mai 2017 à Washington (Crédit : Olivier Douliery-Pool/Getty Images via JTA)Trump, en recevant ABBAS  à la maison blanche,  a été très clair : il veut un accord de paix et fera tout ce qui est en son pouvoir pour le négocier, mais il ne l’imposera pas. Abbas n’aurait pas pu être plus ravi.

Le président américain qui n’a pas donné carte blanche aux implantations, qui n’a pas – pour le moment – déplacé son ambassade à Jérusalem, a une fois de plus déçu le Premier ministre Benjamin Netanyahu : il n’aurait pas pu être plus doux à l’égard d’Abbas. L’accueil du président américain, dont on attendait davantage de sévérité de sa part à l’égard des Palestiniens, comparé à son prédécesseur Barack Obama, aurait difficilement pu être plus chaleureux, courtois et bienveillant.

Netanyahu maintient que le gouvernement que dirige Abbas incite à la violence et à l’hostilité à l’encontre d’Israël, et par voie de conséquence, encourage la violence et le terrorisme. Le Premier ministre est excédé par le fait qu’Abbas subvient financièrement aux besoins des terroristes et de leur familles en leur versant des salaires, récompensant ainsi les attentats perpétrés contre Israël. Pour faire simple, Netanyahu considère qu’Abbas fait partie intégrante du problème, et qu’il représente un obstacle à la paix.

Trump, de son côté, a été clair sur le fait qu’il considère Abbas comme un élément central et viable de la solution. Il a félicité Abbas pour sa signature des accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche il y a 24 ans, et a rappelé que son invité était signataire de ce premier accord et qu’il espérait que le président de l’AP serait, au moment venu, en mesure de signer un accord final et permanent.

Alors candidat à la présidence, Donald Trump  salue ses partisans avant d'entrer dans son avion après un rassemblement à l'aéroport régional Linder de  Lakeland en Floride, le 12 octobre 2016 (Crédit : Mandel Ngan/AFP)Attendu en Israël le 22 mai, le premier voyage du président à l’étranger pourrait aussi comprendre Bethléem. Il se rendra ensuite au Vatican pour y rencontrer le Pape

L’itinéraire de Trump à l’occasion de sa prochaine tournée révèle sa tentative de coalition en faveur de la paix, de l’antiterrorisme et sur la question iranienne : Le président commencera son voyage en Arabie saoudite, pour évoquer la lutte contre l’extrémisme islamique et chercher des conditions pour une avancée de la question palestinienne, puis il viendra en Israël, ce qui souligne sa différence avec Obama.

La logique de cet arrêt à Riyad avant Jérusalem, ont indiqué plusieurs experts du Moyen Orient au Times of Israël jeudi, est triple : elle suggère une tentative de construire une coalition anti-iranienne, d’établir des partenariats dans le monde musulman contre le terrorisme, et de favoriser les conditions régionales qui pourraient permettre une reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens.  En faisant d’Israël une étape essentielle de son premier voyage, il montre de manière très claire qu’il sera différent d’Obama – qui reste peu populaire auprès des Saoudiens comme des Israéliens suite à l’accord sur le nucléaire avec l’Iran qui aura fait date et, en Israël, pour son refus à la fin de son mandat d’opposer son veto à une résolution anti-implantation devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

De manière frappante, la première incursion de Trump à l’étranger l’amènera également au Vatican où il rencontrera le pape François, ce qui signifie qu’il visitera les centres spirituels de l’islam, du judaïsme et du catholicisme.

Riedel pense que les rencontres avec les délégations saoudiennes porteront à 90 % sur la menace iranienne. Mais les Saoudiens, poursuit Riedel, pourraient également utiliser ce temps passé avec Trump pour souligner l’importance, de leur point de vue, de ne pas relocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Le moment choisi pour la visite de Trump au sein de l’Etat juif – les 22 et 23 mai, juste avant Yom Yeroushalaim, lorsque Israël fêtera le 50e anniversaire de la réunification de sa capitale – a fait naître des spéculations affirmant qu’il utiliserait cette occasion pour annoncer le déplacement de l’ambassade. Le vice-président Mike Pence a répété au début de la semaine que l’idée était toujours prise en considération, même si elle reste dure à envisager au vu de l’approche chaleureuse réservée par Trump à Abbas mercredi. Pour le président de l’Autorité palestinienne, qui a encore répété lors d’une conférence conjointe aux côtés du président américain qu’il cherchait à établir un état palestinien dont Jérusalem Est serait la capitale, une annonce faite par Trump d’une relocalisation de son ambassade serait appréhendée – et c’est le moins qu’on puisse dire – comme un acte de mauvaise foi.

Des membres de l’équipe de préparation du voyage du président américain, qui étaient en Israël ces derniers jours, ont indiqué que ce dernier souhaite prononcer le discours principal de sa visite au sein de l’état juif sur le site emblématique de la forteresse de Massada, a annoncé la Deuxième chaîne.

Pendant une conférence de presse, Trump a déclaré qu’il « commencera [son voyage à l’étranger] avec une réunion véritablement historique en Arabie saoudite avec des leaders de tout le monde arabe », notant que « l’Arabie saoudite est la tutrice des deux lieux les plus saints de l’islam. » Utilisant un langage visiblement conciliant, il a ajouté : « C’est là que nous commencerons à construire une nouvelle fondation de coopération et de soutien avec nos alliés musulmans pour combattre l’extrémisme, le terrorisme et la violence et pour adopter un avenir plus juste et porteur d’espoir pour les jeunes musulmans dans leurs pays. »

Mercredi, Trump a reçu Abbas à Washington lors d’une réunion durant laquelle il a a affirmé croire en ses capacités à négocier un accord de paix israélo-palestinien. « On va le réaliser. On va travailler tellement dur pour le réaliser. Cela fait longtemps déjà mais on va travailler avec diligence et je pense qu’il y a une très, très bonne chance », a dit Trump au cours d’une conférence de presse conjointe à la Maison blanche. Le président, qui parle d’un accord de paix au Moyen Orient comme de « l’accord ultime », a indiqué qu’il souhaitait tenir le rôle – quel que soit sa nature – qui serait nécessaire pour finaliser cet accord convoité mais jusqu’à présent hors d’atteinte.

Le moment choisi pour la visite de Trump – qui coïncide avec Yom Yeroushalayim, lorsque Israël fêtera le 50e anniversaire de la réunification de la ville après la guerre des Six Jours de 1967 – a suscité certaines spéculations, selon lesquelles il pourrait utiliser ce séjour de quarante-huit heures pour faire une annonce majeure concernant la ville.

Le républicain Ron DeSantis, représentant de Floride, a publiquement laissé entendre la semaine dernière que Trump pourrait annoncer la relocalisation de l’ambassade depuis Tel Aviv à Jérusalem lors de son passage en Israël. « Quel meilleur moment pourrait-il y avoir pour annoncer la relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem que lorsque vous-même, vous vous y trouvez, célébrant aux côtés de nos amis israéliens cet anniversaire si important de la libération de Jérusalem ? » a-t-il demandé.

Au cours de sa campagne, Trump a promis plusieurs fois de déménager l’ambassade, mais il a semblé faire marche arrière depuis qu’il a pris ses fonctions. DeSantis, qui est président de la sous-commission de la Sécurité nationale, supervise l’ensemble des ambassades américaines partout dans le monde. Il s’est rendu en Israël au début de l’année pour trouver un possible site pour la relocalisation de l’ambassade. DeSantis n’est pas le seul allié de Trump à affirmer que la question n’est pas enterrée. Le vice-président Mike Pence a indiqué aux responsables juifs américains mardi que Trump réfléchit encore à ce déménagement. « Le président des Etats-Unis, au moment où nous sommes en train de parler, envisage sérieusement la relocalisation de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem », a-t-il dit.

Trump devra prendre une décision importante à ce sujet. Le Congrès a adopté une loi en 1995 décidant de la relocalisation de l’ambassade à Jérusalem, mais donnant la possibilité au président de créer des dispenses de six mois pour des raisons sécuritaires. Depuis, chaque président – Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton – ont signé ce report tous les six mois. La dernière dispense, signée au mois de décembre par Obama, expire à la fin du mois de mai. Trump sera alors dans l’obligation de la signer encore ou de tenir sa promesse de campagne.

 

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L’UNESCO et la France : l’absurde alliance contre Jérusalem !

Vue aérienne de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Qanta Ahmed)

NdlR : Les USA de TRUMP n’ont pas réussi à bloquer cette résolution comme annoncé. dommage. En Europe, l’Allemagne, le RU, les Pays-Bas, semblent plus éclairés que le pays des Lumières… éteintes !

 

L’UNESCO adopte une résolution controversée sur le statut de Jérusalem. Le Conseil exécutif de l’agence culturelle a adopté le texte qui a déclenché la colère d’Israël, et poussé Netanyahu à réduire le financement de l’ONU.

La résolution, adoptée par consensus, avait déjà été votée mardi en commission avec 22 voix pour et 10 contre. Vingt-trois états membres, dont la France, s’étaient abstenus.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait fustigé un texte « absurde », niant le lien historique entre Jérusalem et les Juifs. En mesure de rétorsion, Israël a annoncé mercredi qu’il réduirait de nouveau sa contribution à l’ONU à hauteur d’un million de dollars. Pour protester contre les résolutions de l’UNESCO qu’il juge hostiles à Israël, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a ordonné plusieurs coupes dans sa contribution au budget des Nations unies, tombée de 11 millions de dollars à 3,7 millions selon un responsable israélien.

Elle a été adoptée avec 20 voix pour, 22 abstentions et 10 votes contre.  La France a fait partie de ces pays choisissant la neutralité en s’abstenant comme la majorité des votants, à l’image de l’Argentine, du Cameroun, de l’Inde, du Mexique. Les Etats-Unis, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Lituanie, la Grèce, le Paraguay, l’Ukraine, le Togo et l’Allemagne ont voté contre cette résolution.

Tableau récapitulatif du choix, par pays, lors du dernier vote à l'Unesco sur le statut de Jérusalem ( Crédit: UN Watch)La résolution critique vivement le gouvernement israélien pour différents projets de construction dans la Vieille Ville de Jérusalem et sur les lieux saints de Hébron, et demande la fin du blocus israélien de la bande de Gaza sans mentionner les attaques contre des civils israéliens en provenance du territoire contrôlé par le Hamas et ceux de la Cisjordanie.

Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, a fustigé mardi l’adoption par l’UNESCO d’une résolution contestant la souveraineté israélienne sur toute la ville de Jérusalem. « Cette décision biaisée et manifestement trompeuse, et les tentatives de disputer la connexion entre Israël et Jérusalem, ne changeront pas le simple fait que cette ville est la capitale historique et éternelle du peuple juif », a déclaré Danon dans un communiqué.

Le harcèlement systématique a un prix », a déclaré Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, en faisant référence à la résolution de l’UNESCO, qui décrit Israël comme la « puissance occupante » à Jérusalem, et critique le gouvernement pour ses projets archéologiques dans la capitale et à Hébron. Le texte fustige également le blocus maritime de la bande de Gaza. « Suite à la résolution, j’ai ordonné au directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yuval Rotem, de déduire un million de dollars du financement qu’Israël transfère aux Nations unies. Israël ne restera pas les bras croisés pendant que l’organisation appelle à la négation de notre souveraineté sur Jérusalem », a-t-il dit.

C’est la troisième fois en moins d’un an qu’Israël réagit à des résolutions des Nations unies jugées partiales en réduisant ses versements à l’institution internationale.

 

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Israël / Palestine : vers un accord de paix ou un fiasco historique façon TRUMP ?

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)Ndlr : les observateurs auront noté que les récents ennuis judiciaires de BIBI ne mettent pas Israël en situation confortable pour aborder ce round diplomatique…dommage pour les israéliens, tant mieux pour Trump ?  

Israël/Palestiniens : Le président égyptien Sissi attend un “rôle actif” de Washington.  Le président égyptien a plaidé pour “la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne”.

Le chef de l’Etat égyptien a reçu samedi au Caire son homologue palestinien, qui rencontrera le 3 mai le président américain Donald Trump pour des discussions sur une relance du processus de paix au Proche Orient.

Sissi a souligné « l’importance de voir les Etats-Unis retrouver un rôle actif dans les efforts pour une reprise des négociations » entre Palestiniens et Israéliens, selon un communiqué de la présidence au Caire.  Il a plaidé pour « la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne », a ajouté le texte.

 

Pendant une rencontre entre Ayman Safadi et son homologue russe Sergueï Lavrov, le ministre jordanien a déclaré: « afin qu’Israël vive en paix avec les Arabes, il est nécessaire qu’ils quittent les territoires occupés après 1967. Donc si cela se produit, les pays arabes seront prêts à donner des garanties de sécurité à Israël. »

SLe président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à droite, avec Jason Greenblatt, conseiller et envoyé spécial du président américain pour les négociations internationales, au bureau d'Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 mars 2017. (Crédit : WAFA)afadi a parlé de la nécessité d’ « ouvrir un nouvel horizon politique » pour la paix dans la région. « Nous considérons que le règlement du problème palestinien est au cœur des tensions dans notre région. C’est pourquoi nous prévoyons réellement de créer des conditions de sécurité et de stabilité supplémentaires dans notre région et dans le monde entier », a-t-il annoncé. Safadi avait déjà déclaré qu’un accord de paix entraînerait une « réconciliation historique entre Israël et tout le monde arabe. »

Le roi Abdallah II de Jordanie aurait présenté au président américain Donald Trump la position arabe quand les deux dirigeants se sont rencontrés ce mois-ci. La Jordanie affirme que le conflit israélo-palestinien, vieux de plusieurs décennies, reste au cœur des conflits de la région et que, s’il ne peut être résolu, il compromettra les objectifs de l’administration Trump au Moyen Orient et la défaite des extrémistes du groupe terroriste Etat islamique.

L’envoyé international de Trump, Jason Greenblatt, a dit aux dirigeants arabes en marge du sommet de mars en Jordanie que le président américain avait à cœur de conclure un accord de paix israélo-palestinien et qu’il pensait que c’était faisable.

C’est dans ce contexte d’intenses tractations que la Russie a surpris son monde en annonçant qu’elle reconnaissait Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël, ce qui en fait l’un des premiers pays au monde à prendre cette décision. Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères indique qu’il pense que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien. : « Parallèlement, nous devons établir que dans ce contexte, nous voyons Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël », a indiqué le ministère.

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JERUSALEM : accélération diplomatique le 22 mai

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)Trump va-t-il reconnaître toute Jérusalem comme capitale d’Israël lors de son voyage ? (média).  Le président américain ne va cependant pas déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et appellera à la mise en place d’un état palestinien, selon Yedioth Ahronoth

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

La Maison Blanche a confirmé qu’elle « explorait » cette possibilité. Il devrait également soutenir la fondation d’un état palestinien aux côtés d’Israël afin de promouvoir une initiative de paix régionale, a précisé Yedioth.

Depuis qu’Israël a déclaré son indépendance en 1948, la politique américaine a été de ne reconnaître la souveraineté d’aucune des parties sur Jérusalem. Pendant sa campagne, Trump avait promis plusieurs fois de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, s’attirant de vives critiques des Palestiniens. Israël a étendu sa souveraineté sur Jérusalem Est et la Vieille Ville, et affirme que toute la ville est sa capitale ; les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de leur état.

Aucun président américain ne s’est rendu en Israël dans les premiers mois de son mandat. Selon l’article, une délégation de 25 officiels américains devrait arriver jeudi en Israël pour commencer à planifier ce qui sera le premier voyage présidentiel de Trump à l’étranger. Ils devraient être reçus au ministère des Affaires étrangères, à la résidence présidentielle et dans les bureaux du Premier ministre.

Le président se rendra aussi probablement en Jordanie et en Arabie saoudite pendant ce voyage, deux acteurs clefs dans toutes initiatives visant à établir la paix dans la région. Le voyage sera probablement prévu pour coïncider avec le sommet de l’OTAN en Belgique le 25 mai.

La semaine prochaine, Trump recevra le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, un prélude à un possible sommet entre Abbas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les dirigeants du monde arabe sunnite.

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Un tel sommet serait probablement centré sur l’Initiative de paix arabe proposée par l’Arabie saoudite et soutenue par la Ligue arabe en 2002 comme cheminement pour conclure un accord final.

Une partie de ce cadre comprend une solution à deux états avec un retrait d’Israël de tous les territoires revendiqués par les Palestiniens et l’arrivée à une solution « juste » à la question des réfugiés, en échange de relations normalisées avec tout le monde arabe. Yedioth a indiqué que Netanyahu avait déjà accepté de limiter la construction dans les implantations de Cisjordanie, et Abbas a promis de tenter de freiner le terrorisme palestinien, deux mesures visant à donner confiance à l’autre partie.

La visite de Trump sera suivie de celle du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et de l’ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley. Cette dernière a déjà prévu de venir en juin. La visite de Trump, si tôt dans sa présidence, marque un fort contraste par rapport à son prédécesseur Barack Obama, dont le premier voyage en Israël avait eu lieu pendant son second mandat. Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, devrait arriver à Jérusalem le 15 mai, et présenter ses lettres de créance au président Reuven Rivlin en juin.

NdlR : nous craignions une mesure fifti-fifti et un renoncement à ses engagements. Nos y sommes. Dans le calcul diplomatique. Pas d’ambassade à Jérusalem malgré une reconnaissance du statut de la Ville, c’est paradoxal et hypocrite. Quant à la création d’un Etat palestinien.. BIBI laisserait-il faire ? Ses ennuis judiciaires et sa prochaine mise en examen annoncé par la Police israélienne ne sont-ils pas un préalable à ce futur sommet ? Quelle chienlit !!!

Les Fils d’Abraham à la recherche de leur fraternité perdue… est-ce un bien, est-ce un mal ?

Le pape François (C-d) est salué par les religieux musulmans lors d'une visite à la prestigieuse institution sunnite Al-Azhar au Caire le 28 avril 2017 lors d'une visite officielle en Egypte. (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)Le pape en Egypte pour un voyage « d’unité et de fraternité ».  La visite vise à réchauffer les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s’étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence

Le pape François a entamé vendredi sa première visite en Egypte pour promouvoir « l’unité » et « la fraternité » entre les musulmans et la minorité chrétienne cible d’attaques jihadistes meurtrières.

Placée sous haute sécurité, la visite éclair du pontife argentin intervient trois semaines après deux attaques contre des églises coptes orthodoxes qui ont fait 45 morts et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

« C’est un voyage d’unité et de fraternité. Moins de deux jours, mais très intense », a dit le pape aux journalistes dans l’avion l’emmenant au Caire. « Il y a une attente spéciale du fait que l’invitation est arrivée du président de l’Egypte, du patriarche des coptes catholiques et du grand imam d’Al-Azhar », a-t-il ajouté.

Peu après son arrivée, le pape François a été reçu au palais présidentiel par le président Abdel Fattah al-Sissi portant ses habituelles lunettes de soleil noires. Il s’est ensuite rendu à l’institution d’Al-Azhar, où il a été accueilli par le grand imam d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, avant de voir le pape copte orthodoxe Tawadros II.

« Cette rencontre sera déjà un exemple et un modèle de paix parce que précisément ça sera une rencontre de dialogue », a dit le pape au sujet de son rendez-vous avec le grand imam.

Le pape François a rencontré le cheikh Ahmed el-Tayeb, grand imam de l'université Al-Azhar du Caire (Egypte), le 23 mai 2016.

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Le pape François a rencontré le cheikh Ahmed el-Tayeb, grand imam de l’université Al-Azhar du Caire (Egypte), le 23 mai 2016. / VATICAN POOL/CPP/CIRIC/Catholic Press Photo

La visite vise en effet à réchauffer les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s’étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence. Le pape François a appelé vendredi à « bloquer les flux d’argent et d’armes » pour « prévenir les conflits et édifier la paix », dans un discours prononcé au Caire devant des dignitaires religieux réunis pour une conférence organisée par l’institution de l’islam sunnite Al-Azhar. « Encore plus à la racine, il faut combattre la prolifération des armes qui, si elles sont fabriquées et vendues, tôt ou tard, seront aussi utilisées », a affirmé le pontife argentin.

 

Menace omniprésente

Le long du parcours que doit emprunter François au Caire, des affiches géantes montrant le pontife sur fond de pyramides, lui souhaitaient la « bienvenue », en anglais et en italien. Les abords de la Nonciature apostolique, où le pape doit séjourner, étaient fermés à la circulation et sous la garde d’une forte présence policière et militaire. Près de la cathédrale, siège de l’église orthodoxe copte, des blindés étaient stationnés. Et toutes les églises d’Egypte ont été placées sous haute surveillance dans la crainte d’un attentat durant le voyage du pape, le premier du pontife argentin dans le plus peuplé des pays arabes.

Les jihadistes se sont engagés à multiplier les attaques contre les coptes, majoritairement orthodoxes, qui représentent environ 10 % des 92 millions d’Egyptiens. En décembre, un attentat suicide revendiqué par l’EI avait déjà fauché 29 personnes dans une église copte du Caire, où François se recueillera en fin de journée avec Tawadros II. Communauté chrétienne la plus importante en nombre du Moyen-Orient, les Coptes orthodoxes d’Egypte se disent victimes de discriminations de la part des autorités et de la majorité musulmane.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme accusent les autorités d’orchestrer disparitions forcées et arrestations. Mais M. Sissi a été le premier président égyptien à se rendre à la messe de Noël à la cathédrale copte du Caire. Il jouit d’une forte popularité au sein de la communauté depuis qu’il a destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Dégel

Université Al-Azhar au Caire (Crédit : Domaine public/Wikimedia commons)Le voyage de François est le deuxième d’un pape en Egypte contemporaine, après celui de Jean-Paul II en 2000, qui avait également rencontré le cheikh d’Al-Azhar. Vieille de presque mille ans, l’institution sunnite s’oppose au jihadisme inspiré du salafisme rigoriste dominant en Arabie saoudite.

Mais Al-Azhar est également au coeur d’une lutte entre les autorités politiques et religieuses, depuis que M. Sissi fait campagne pour des réformes visant à éradiquer le discours extrémistes de la sphère religieuse.

L’institution religieuse a par exemple refusé d’amender la pratique islamique des divorces prononcés de manière orale. L’institution cairote avait gelé ses relations avec le Vatican lorsque Benoît XVI avait appelé spécifiquement à protéger les chrétiens après un attentat suicide meurtrier contre une église copte.

Mais en mai 2016, le pape François avait reçu l’imam Ahmed al-Tayeb, une rencontre qui avait constitué le point culminant d’un rapprochement rapide entre le Saint-Siège et Al-Azhar. Depuis son élection en 2013, Jorge Bergoglio, désireux de promouvoir la paix, multiplie les gestes d’ouverture envers les musulmans, au point de déconcerter parfois certains chrétiens. Il s’est rendu dans des mosquées, a lavé à Pâques les pieds de migrants musulmans ou encore ramené à Rome à bord de son avion trois familles syriennes musulmanes lors d’un déplacement sur l’île grecque de Lesbos.

Le chef spirituel de près de 1,3 milliard de catholiques célébrera samedi une messe dans un stade militaire de la banlieue du Caire pour la très minoritaire communauté catholique égyptienne, 272 000 fidèles de différents rites, déterminés à lui offrir un accueil mémorable.

 

NdlR : si les Fils d’Abraham ont vocation à se retrouver un jour, c’est autour de la personne du Messie BEN ELOHIM, et non de Jésus-Christ fils de Marie et de Muhammad. Dans l’attente de ce jour prophétique, saluons les initiatives qui consistent politiquement à assurer la sécurité des croyants chrétiens en terre d’Islam. J’ai lu – ici ou là – des critiques sur cette initiative papale…. de la part de « chrétiens » qui prient pour que Dieu vienne en aide à « leurs frères chrétiens ». Cessez vos prières paradoxales et doctrinales…. et sectaires. Toute vie sauvée est une réponse aux prières sincères. 

 

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