TRUMP veut déjà se frotter déjà à l’IRAN : cet homme est-il vraiment sérieux ?

Tir de missile balistique : les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions face « à l’attitude provocante de l’Iran »

Tir de missile balistique : les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions face « à l’attitude provocante de l’Iran »Aux États-Unis, le département du Trésor a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran, touchant treize individus et douze « entités », basées pour la plupart en Chine, aux Émirats arabes unis et au Liban. Ces sanctions font suite à un tir de missile balistique, effectué par l’Iran dimanche dernier.

Ces mesures, a-t-on expliqué de source autorisée à Washington, ne sont que la première étape de la réponse que les États-Unis entendent apporter face « à l’attitude provocante de l’Iran ».

Changement de ton majeur envers Téhéran

Le président Donald Trump, qui a pris ses fonctions il y a deux semaines, a déclaré jeudi que « rien n’était exclu » à propos de l’Iran, un changement de ton majeur envers Téhéran par rapport à l’administration démocrate de Barack Obama. Dans son communiqué, le Trésor souligne que ces nouvelles sanctions ne contreviennent pas à l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les grandes puissances. Donald Trump a vivement critiqué cet accord. Parmi les personnes visées par les nouvelles sanctions, figure l’homme d’affaires iranien Abdollah Asgharzadeh. Le Trésor l’identifie comme proche du groupe industriel Shahid Hemmat, filiale selon Washington d’un organisme iranien chargé du programme de missiles balistiques.

Trump : « L’iran joue avec le feu, je ne serai pas aussi gentil qu’Obama »

Trump : « L’iran joue avec le feu, je ne serai pas aussi gentil qu’Obama » Après avoir déjà mis en garde l’Iran suite à son essai de missiles et avoir reçu une réponse particulièrement froide du guide suprême iranien, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il ne serait pas aussi conciliant que son prédécesseur. Le président américain, Donald Trump, a indiqué vendredi dans un Tweet que « l’Iran joue avec le feu », selon son compte Twitter officiel.

« L’Iran joue avec le feu. Ils n’apprécient pas combien le président Obama a été « bon » avec eux. Pas moi! », peut-on lire sur les réseaux sociaux.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé pour sa part « ne pas être touché » par les menaces de Trump et a laissé entendre que l’Iran ne « comptait que sur lui-même ».  Ce Tweet survient au lendemain d’une « mise en garde » de la Maison Blanche à la suite d’un test de missile balistique, l’administration Trump envisageant de prendre de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Des mesures de rétorsion contre des personnes ou des entités liées au programme iranien de missiles balistiques seraient la première traduction du durcissement annoncé par Washington face à la République islamique. Le président républicain a pris un ton belliqueux contre la puissance chiite: « Rien n’est exclu », a-t-il répondu à la presse à propos d’une action militaire. Téhéran a de son côté dénoncé des menaces « sans fondement, répétitives et provocatrices ».  La Maison Blanche avait dénoncé mercredi « le comportement déstabilisateur » de l’Iran, stigmatisant en particulier le tir de missile balistique « provocateur » mené par Téhéran.

Mardi, Mohammad Javad Zarif avait appelé les Etats-Unis à ne pas chercher de « prétexte » pour créer de « nouvelles tensions » entre les deux pays, après le décret du président Donald Trump interdisant aux citoyens iraniens et ceux de six autres pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis pendant une durée de trois mois.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a quant à lui souhaité « le renouvellement des sanctions contre l’Iran » après le test de missile balistique menée par la République islamique.

L’Iran aurait aussi testé un missile à capacité nucléaire : Le tir a été signalé par Die Welt et serait apparemment le premier tir du missile Soumar, qui serait capable d’atteindre Israël

Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Selon un article publié dans le quotidien allemand Die Welt, le test de lancement du missile Soumar a été le premier lancement du missile depuis son apparition en mars 2015.

L’article a été publié un jour après qu’un fonctionnaire de haut rang de la Maison Blanche a déclaré que l’Iran avait été « mis en garde » suite au lancement d’un missile balistique dimanche, ce qui est contraire à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Soumar, qui a une portée allant jusqu’à 3 000 kilomètres, a volé 600 kilomètres pour son premier voyage, selon l’article du journal allemand. La roquette est censée être un missile de croisière russe KH-55, capable d’atteindre Israël depuis l’Iran et elle a l’avantage de pouvoir être lancée depuis des navires, des avions et des sous-marins.

Les missiles ne sont pas couverts par la résolution 2231 de l’ONU, qui a été adoptée peu de temps après que l’accord nucléaire avec l’Iran a été signé en juillet 2015 et demande à Téhéran « de ne pas entreprendre une activité liée à des missiles balistiques conçus pour lancer des armes nucléaires en utilisant cette technologie de missiles balistiques ».

Qualifiant le test de « violations fragrantes » de la résolution du conseil de Sécurité de l’ONU, Netanyahu a exigé lundi le rétablissement des sanctions contre l’Iran et a déclaré qu’il discuterait avec le président américain Donald Trump d’une réévaluation du « entière de l’accord nucléaire qui a échoué » que l’administration Obama et que les pays P5 + 1 ont négocié et signé avec l’Iran en 2015.

Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)

Mercredi, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn, a publié mercredi une mise en garde sévère et ambigue contre l’Iran, qui a testé des missiles balistiques capables de transporter des ogives nucléaires. Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Flynn a lu une déclaration affirmant que les Etats-Unis « donnaient officiellement un avertissement à l’Iran ». Lorsqu’on lui a demandé plus de précision, l’attaché de presse de la Maison Blanche, Sean Spicer, n’a pas donné d’explications détaillées mais il a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis voulaient envoyer le message à Téhéran qu’il ne pourrait pas s’adonner à ce genre d’activités sans s’attendre à une réponse américaine.

Trump avait promis lors de sa campagne électorale « de supprimer l’accord désastreux » et de « forcer les Iraniens à revenir à la table de négociation pour négocier un bien meilleur accord ».  Cependant, dimanche, il a déclaré à Ryad qu’il « appliquerait vigoureusement » l’accord. (NdlR : double discours incompréhensible….)

Mont du Temple : un souffle nouveau à l’ONU ?

Propos inédits du nouveau secrétaire-général de l’ONU sur Jérusalem !

Propos inédits du nouveau secrétaire-général de l’ONU sur JérusalemEn Israël on attendait avec impatience l’entrée en fonction du portugais Antonio Guterres pour voir si la page Ban ki-Moon était définitivement tournée et si le discours en vogue au sommet de l’ONU allait évoluer.

Sur Kol Israël le nouveau secrétaire-général a tenu des propos sans ambiguïtés qui vont à l’encontre des résolutions votées par l’Unesco et le Conseil de sécurité: « Il est clair qu’il y avait un Temple à Jérusalem, que les Romains ont détruit, et qui était un Temple juif ».

 

Des propos qui ne plairont sans doute pas aux révisionnistes arabes qui siègent à la Knesset. Il a cependant souligné qu’aujourd’hui Jérusalem est devenue « un lieu saint pour les trois religions monothéistes ».

Concernant son implication éventuelle dans la solution du conflit israélo-palestinien, Antonio Guterres a indiqué qu’il n’avait nullement l’intention d’initier un plan de paix, bien qu’il soit personnellement convaincu par la solution des deux Etats. Il s’est cependant dit prêt à aider les deux parties si elles en faisaient la demande.

Enfin et très important pour Israël, le nouveau secrétaire-général de l’ONU a promis de « tout faire pour que tous les Etats membres soient traités de manière égale dans le  cadre ds institutions des Nations-Unies ». Un véritable challenge.  Saura-t-il lutter contre la majorité automatique anti-israélienne?

Mont du Temple : Les Palestiniens réclament des excuses après les propos du chef de l’ONU.  L’AP a dénoncé les paroles d’Antonio Guterres, qui a affirmé que le temple qui se trouvait sur le mont éponyme à Jérusalem, était un lieu de culte juif

Les responsables palestiniens réclament des excuses après une déclaration faite à la radio israélienne par le nouveau chef des Nations unies, qui a affirmé que le temple qui avait été détruit par les Romains était un temple juif.

Le dirigeant des Nations unies a également déclaré que « personne ne peut nier le fait que Jérusalem est une ville sainte pour trois religions aujourd’hui », dont le judaïsme.

Adnan al-Husseini, ministre des Affaires de Jérusalem au sein de l’Autorité palestinienne, a indiqué au service de presse chinois Xinhua que Guterres “a ignoré la décision de l’UNESCO qui considérait la mosquée Al-Aqsa comme un patrimoine islamique pur ». Il a également ajouté que Guterres “a violé toutes les coutumes légales, diplomatiques et humanitaires. Il est allé au-delà de sa fonction de secrétaire général… Et il doit présenter ses excuses au peuple palestinien ».

Guterres a également indiqué à la radio israélienne qu’il n’initierait pas de nouveau processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a toutefois affirmé qu’il privilégiait une solution à deux états et qu’il accepterait d’apporter son aide pour le processus de paix si on le lui demandait.

Face à la colère de l’Autorité palestinienne, la vice-ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Hotovely, a pour sa part salué les propos du nouveau chef de l’instance internationale :  « Je salue le secrétaire-général de l’ONU pour avoir dit la vérité en ce qui concerne le mont du Temple et la connexion historique du peuple juif à la ville de Jérusalem, » a déclaré Hotovely dans un communiqué.  « Vous ne pouvez pas couper le lien profond de 3 000 ans qui existe entre le peuple d’Israël et Jérusalem ».

Déménagement de l’ambassade US à Jérusalem : le double discours de TRUMP

Le Maroc prêt à « défendre Jérusalem Est » après des déclarations de Trump. La position de la Maison Blanche sur le transfert de son ambassade varie fréquemment ; sans écarter catégoriquement l’idée, Washington a indiqué que c’était encore « prématuré »

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Donald Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

Le 22 janvier, la Maison Blanche a semblé écarter une annonce imminente sur le transfert de son ambassade.

Dans un message adressé lundi au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et cité par l’agence de presse officielle marocaine MAP, le roi Mohammed VI se dit prêt à « coordonner avec les pays « frères et amis » la défense, par « tous les moyens juridiques, politiques et diplomatiques disponibles, du statut juridique d’Al Qods-Est (Jérusalem-Est) (…) comme étant une partie intégrante des territoires palestiniens occupés ». Le souverain marocain est président du Comité Al-Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe. Le souverain réaffirme qu’il ne « ménagera aucun effort pour la défense de cette ville sainte, le soutien de ses habitants et la préservation de leurs droits légitimes, garantis par le droit international ». Mohammed VI explique avoir reçu une missive du président de l’AP « sur les dangers qui guettent la situation juridique d’Al-Qods (Jérusalem) occupée, notamment l’éventuel transfert par les Etats-Unis d’Amérique du siège de son ambassade en Israël » à Jérusalem. Le souverain appelle à « faire prévaloir la voix de la raison (…) et à s’abstenir de toute action unilatérale, contraire au droit international ».

Selon lui, Israël « exploite » les déclarations américaines « pour poursuivre sa politique contre le peuple palestinien ». En conclusion, il exprime son « soutien total et constant » à Abbas, afin de « mettre fin à l’occupation et d’établir l’Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Est pour capitale ».

Le président américain  Donald Trump pendant un entretien accordé à Fox News, le 26 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)Le président américain Donald Trump pendant un entretien accordé à Fox News, le 26 janvier 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Je ne veux pas encore en parler. C’est prématuré », a expliqué Trump au commentateur de Fox News, Sean Hannity, au cours d’une vaste interview accordée depuis la Maison Blanche. Cet entretien s’est également intéressé à l’interdiction des réfugiés, au plan de construction d’un mur le long de la frontière mexicaine et au soutien apporté par le président américain au retour de l’utilisation de la torture. Le président a aussi refusé, jeudi, de se prononcer sur le gel d’un transfert d’un montant de 221 millions de dollars à l’Autorité palestinienne que son prédécesseur Barack Obama avait autorisé lors des dernières heures de son administration, le 20 janvier. « Nous verrons ce qu’il va se passer », a dit Trump. « Je ne veux pas en parler ».

L’administration Trump a informé l’AP en début de semaine qu’elle procédait au gel de ce transfert. Le Département d’Etat a expliqué qu’il examinerait le paiement et qu’il pourrait l’adapter pour garantir qu’il correspond bien aux priorités définies par le nouveau gouvernement.

Le président a également salué une reprise des relations avec l’état juif qui, a-t-il dit, est survenue dès qu’il a prêté serment, vendredi dernier. La relation a été réparée « dès que j’ai pris mes fonctions », a-t-il expliqué, se référant aux relations qui étaient de notoriété publique difficiles entre Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Israël a été traité très injustement, et nous entretenons une bonne relation ».

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Les leaders arabes et occidentaux ont mis en garde contre une éventuelle « explosion » si Trump devait tenir sa promesse de campagne de relocaliser l’ambassade, certains responsables palestiniens qualifiant cette initiative de « déclaration de guerre ».

Tandis que la Maison Blanche a déjà démenti que ce déménagement pourrait se faire à court terme – le porte-parole Sean Spicer a déclaré en début de semaine qu » ‘aucune décision n’a été encore prise » sur la question – ce dossier reste épineux du côté des dirigeants arabes, avec des condamnations et des avertissements lancés presque quotidiennement.

Toutefois, un responsable des renseignements de l’armée israélienne a indiqué jeudi que si l’AP pourrait bien considérer le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem comme une « déclaration de guerre », les Palestiniens moyens ne semblaient pas aussi mobilisés que leurs dirigeants contre cette question. Le responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat conformément aux règles militaires, a déclaré que les conversations dans les rues palestiniennes concernent bien davantage les problématiques intérieures. « Les faits ne démontrent pas que la population ait vraiment tendance ici » à exprimer une inquiétude face à cette initiative, a déclaré le responsable du Commandement central aux journalistes. « Les discussions en Cisjordanie portent plutôt sur la pénurie d’électricité dans la Bande de Gaza, pas sur l’ambassade », a-t-il ajouté.

L'ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)

De nombreux responsables élus israéliens ont exprimé leur enthousiasme face au transfert de l’ambassade qui, disent-ils, constituerait la reconnaissance officielle de Jérusalem en tant que capitale de l’état juif. Mais aujourd’hui, les alliés d’Israël semblent ne pas partager ce même point de vue. Ils estiment que la question doit être négociée avec les Palestiniens qui ont revendiqué Jérusalem-Est comme capitale de leur futur état. Les Palestiniens ont insinué qu’une telle initiative pourrait entraîner des actes de violence.

« Pour nous, le déplacement de l’ambassade à Jérusalem est une déclaration de guerre contre les musulmans », a déclaré Jibril Rajoub, membre du comité central du Fatah et président de l’Association palestinienne de Football au Times of Israël dans un entretien accordé au début de la semaine.

Jibril Rajoub, responsable du Fatah. (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

« Nous parlons d’une mesure dangereuse qui n’apportera pas de stabilité sur le terrain », a-t-il poursuivi, ajoutant que cette mesure « contrevient aux résolutions précédentes des Nations unies et à la politique des Etats-Unis depuis 1967 ».

Les Jordaniens, qui sont restés engagés au niveau diplomatique dans les problématiques touchant Jérusalem, se sont aussi exprimés en défaveur de l’initiative proposée. Lors d’une rencontre avec le président de l’AP, Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré au début de la semaine qu’une telle mesure serait le « franchissement d’une ligne rouge ».

La Ligue arabe appelle Trump à revoir sa position sur Jérusalem :  « La Ligue arabe espère qu’il n’y aura pas de changement dans la position américaine qui considère Jérusalem comme une ville palestinienne occupée », a indiqué son secrétaire général adjoint

Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens.

« La position exprimée par le président Trump lors de la période électorale doit être plus prudente », a souligné le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe pour les affaires palestiniennes, Saïd Abou Ali. « Nous espérons que la nouvelle administration américaine va revoir sa position, de manière à servir et préserver son rôle de médiateur dans le processus de paix », a-t-il souligné, dans des déclarations aux journalistes au Caire, où se trouve le siège de l’organisation pan-arabe.

« La Ligue arabe espère qu’il n’y aura pas de changement dans la position américaine qui considère Jérusalem comme une ville palestinienne occupée, a souligné Abou Ali. Transférer l’ambassade américaine à Jérusalem c’est porter atteinte aux droits du peuple palestinien et de sa capitale éternelle Jérusalem Est. »

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry expose sa vision de la paix entre Israéliens et Palestiniens, au département d'Etat de Washington, D.C., le 28 décembre 2016. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

L’ancien secrétaire d’Etat américain John Kerry avait récemment mis en garde contre le risque d’une « explosion absolue dans la région » en cas de déménagement de l’ambassade.  Mais le 22 janvier, la Maison Blanche avait semblé écarter l’hypothèse d’une annonce imminente sur un tel transfert. « Nous en sommes au tout début du processus consistant ne serait-ce qu’à aborder ce sujet », avait affirmé le porte-parole Sean Spicer.

Maison Blanche : “aucune décision” sur le déplacement de l’ambassade à Jérusalem. Interrogé sur cette mesure, Sean Spicer a répondu que “nous sommes aux tous premiers stades de ce processus de décision”

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

« Il n’y a aucune décision », a-t-il déclaré en conférence de presse, quand il lui a été demandé comment la nouvelle administration pensait qu’une telle mesure, promise par le président américain Donald Trump pendant sa campagne, servirait les intérêts stratégiques américains. « Nous sommes aux tous premiers stades de ce processus de décision. »

Spicer a déclaré que s’il le souhaitait, le président pouvait déplacer l’ambassade américaine par décret, mais il a indiqué que ce n’était pas à son programme pour l’instant. « C’est le tout début du processus, a-t-il déclaré. Son équipe va continuer de consulter le [département] d’Etat. »

La veille, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Trump avaient eu leur première conversation depuis l’investiture de ce dernier, pendant laquelle ils ont discuté de la menace iranienne et du processus de paix au Moyen Orient.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, alors candidat républicain à la présidentielle américaine, se rencontrent à la Trump Tower de New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)Ni la Maison Blanche, ni le bureau du Premier ministre n’ont mentionné le déplacement de l’ambassade après cette conversation.

Dimanche, Spicer a déclaré que les Etats-Unis n’en étaient qu’au « tout début du processus » de discuter de ce projet. Certains à Jérusalem avaient salué cette remarque, un signe que Washington se dirigeant réellement vers ce déplacement, souvent promis mais jamais réalisé. D’autres avaient cependant vu la déclaration comme une tentative de la Maison Blanche de diminuer les attentes pour un déplacement imminent de l’ambassade.  Cette tendance s’est poursuivie quand Joe Scarborough, journaliste de MSNBC qui parle régulièrement avec Trump, a déclaré dans son émission lundi matin que le président ne mettrait pas rapidement en œuvre ce projet, et chercherait d’abord à conclure un accord de paix régional.

La semaine dernière, Spicer avait envoyé un message résolument différent, disant aux journalistes de « rester connectés » car une annonce sur le déplacement de l’ambassade serait bientôt diffusée. Trump lui-même avait dit jeudi dernier au quotidien israélien Israël Hayom possédé par Sheldon Adelson qu’il n’avait « pas oublié » sa promesse, et que « vous savez que je ne suis pas quelqu’un qui ne tient pas ses promesses ». Mais maintenant qu’il a pris le pouvoir, l’équipe présidentielle envoie un message affirmant qu’il ne se précipitera pas pour tenir immédiatement sa promesse, et même qu’il ne la tiendra pas forcément.  « Si la décision était déjà prise, nous ne traverserions pas ce processus », a déclaré Spicer lundi.

Ambassade américaine : quelle stratégie pour Abbas et le roi de Jordanie ?

Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant une réunion au Palais Royal d'Amman, le 12 novembre 2014. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant une réunion au Palais Royal d’Amman, le 12 novembre 2014. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

L’agence de presse palestinienne Wafa a rapporté qu’Abbas et le roi ont discuté de l’intention du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine d’Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Ce projet a été condamné par les Palestiniens et Amman l’a qualifié de « ligne rouge ». Les deux dirigeants, qui se sont déjà rencontrés, ont également discuté des mesures nécessaires pour relancer le processus de paix avec Israël. La réunion s’est tenue dans le palais de Hussein, et a eu lieu avant un rassemblement de la Ligue arabe à Amman en mars. Après la réunion, Abbas a déclaré que les deux parties étaient d’accord sur « une série de mesures que nous prendrons si les États-Unis transféraient l’ambassade à Jérusalem », sans donner plus de précision.

 

« Jésus rendu aux siens… » au Musée d’Israël

Jésus revient vers les Juifs au Musée d’Israël !  150 oeuvres rréalisées par 40 artistes explorent les représentations complexes et évolutives du sauveur chrétien chez les artistes juifs, sionistes et israéliens

'Sans titre (Le dernier repas)' d'Adi Nes, pensé jusqu'à la dernière assiette (Autorisation Musée d'Israël)

Dans « Voici l’Homme : Jésus dans l’art israélien », une nouvelle exposition à découvrir au Musée d’Israël, le conservateur Amitai Mendelsohn examine de près cette iconographie complexe à travers le prisme de l’art juif et israélien.

C’est un processus qu’il a amorcé il y a dix ans, lorsqu’il a posé les yeux sur une peinture inhabituelle de Reuven Rubi, célèbre artiste israélien, pour la première fois. A l’époque, Mendelsohn travaillait sur une exposition consacrée à Rubin, « Prophètes et visionnaires : Les premières années de Reuven Rubin: 1914-23 ».  Il a découvert l’un des tout premiers auto-portraits de l’artiste, dans lequel ce dernier reproduit certains aspects d’un personnage proche de Jésus, où lui – le sujet – regarde ses mains ensanglantées. “Rubin était attiré par Jésus et cela m’a intrigué”, explique-t-il. “Je sais dorénavant comment de nombreux artistes juifs ont pu traiter le personnage de Jésus”.

Une sculpture de Jésus par Mark Antokolsky ouvre la nouvelle exposition sur ce personnage complexe au Musée d'Israël (Crédit : Elie Posner/Musée d'Israël)

150 oeuvres réalisées par une quarantaine d’artistes sont à découvrir dans le cadre de cette exposition. Elle montre l’évolution des représentations de Jésus chez les artistes juifs, sionistes et israéliens.  Il y a des œuvres classiques qui placent des représentations d’inspiration chrétienne dans des cadres sionistes connus, dans lesquelles Jésus devient une métaphore de la renaissance du peuple juif en Terre promise, et, de façon plus contemporaine, des oeuvres d’artistes israéliens du 20e et du 21e siècle, qui ont vu dans Jésus un symbole familier de la souffrance personnelle et universelle.

L’exposition, qui a ouvert ses portes au mois de décembre, rassemble des pièces issues des collections du Musée mais aussi de collections publiques et privées en Israël.

Elle permet également de découvrir des pièces qui ont été prêtées par le Musée National de Varsovie et par le Centre Pompidou à Paris. L’exposition est à découvrir jusqu’au 22 avril 2017.  C’est une collection d’œuvres d’art à laquelle Mendelsohn, conservateur au Musée d’Israël depuis 20 ans, réfléchit depuis plus d’une décennie.

Menashe Kadishman a toujours peint des moutons et Jésus est l'agneau de Dieu - particulièrement dans cette représentation (Autorisation : Musée d'Israël)

« Pour moi, le processus artistique historique commence quand je découvre quelque chose dans le cadre de mon activité quotidienne au musée », explique-t-il. « C’est une interrogation sur la façon dont l’art et la religion peuvent être amenés à se connecter ».

Afin de pouvoir ordonner les nombreuses oeuvres où apparaît Jésus, Mendelsohn a divisé l’exposition en plusieurs sections : Jésus, appréhendé comme un personnage problématique de l’histoire. Puis Jésus, l’ennemi, le symbole de l’antisémitisme, et enfin, cette personnalité qui aura eu un “effet immense sur l’existence juive”, indique-t-il.

L’exposition commence avec « Jésus prêchant à Capharnaüm », la dernière oeuvre inachevée de Maurycy Gottlieb, artiste polonais décédé à l’âge de 23 ans et qui est peut-être plus connu pour sa célèbre peinture sur Yom Kippour. Sa peinture, réalisée en 1879, ressemble d’ailleurs à cette pièce et elle est composée de manière similaire _ bien qu’elle se déroule à Kfar Nahum ou Capharnaüm, ville du nord de la Galilée où Jésus avait fait un prêche célèbre.  Représentant Jésus, au centre, entouré de fidèles qui l’écoutent, Gottlieb regarde son personnage en tant que Juif et en tant que trait d’union possible entre Chrétiens et Juifs, pensant peut-être alors à sa Pologne natale.

« Cela donne le ton de l’exposition », explique Mendelsohn. « Voilà Jésus, qui apportait un message moral, universel, humaniste ».

C’est un message qui vient faire écho aux pensées du philosophe juif allemand Moses Mendelsohn — le conservateur n’a aucun lien familial avec ce dernier – qui avait envisagé Jésus comme un Juif moral, un prophète et peut-être l’un des Juifs les plus éminents de sa communauté – mais pas comme un Dieu.   Par cela, Jésus est rendu aux Juifs », dit Mendelsohn.

Le troisième mur de la première section s’achève sur l’oeuvre de Chagall, « la crucifixion en jaune », peinture réalisée en 1942, qui représente un Juif dont la tête est ornée de l’auréole chrétienne et qui porte des téfilines.  « Un grand nombre de gens ignorant que Chagall était attiré, qu’il était obsédé par Jésus en tant que personnage incarnant la souffrance et la douleur du peuple juif », dit-il.

La "Crucifixion" de Marc Chagall (Autorisation : Musée d'Israël)

 

« La relation entretenue par les Israéliens avec Jésus est étonnante », explique Mendelsohn. « Mais lorsqu’on gratte à la surface, on réalise qu’il y a énormément d’iconographie chrétienne autour de nous, même si nous en sommes inconscients ».

« Voici l’Homme : Jésus dans l’art israélien » au Musée d’Israël jusqu’au 22 avril 2017.

Décret TRUMP anti-immigration : condamnation unanime des Juifs américains & britanniques

Tous les courants du judaïsme américain s’opposent au décret anti-réfugié de Trump : dans une rare démonstration d’unité, les organisations orthodoxes rejoignent les mouvements conservateur et réformé dans la condamnation du décret

Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l'aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l’aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

Avec la déclaration commune de l’Union orthodoxe et du Conseil rabbinique d’Amérique, les quatre grands courants du judaïsme américain ont critiqué le décret exécutif d’une manière ou d’une autre. Le mouvement reconstructionniste a condamné le décret avant sa signature vendredi, et les mouvements réformé et conservateur l’ont condamné respectivement samedi et dimanche.

La déclaration orthodoxe a été publiée dimanche soir, et a confirmé un communiqué déjà publié en décembre 2015, quand Trump avait appelé à l’interdiction de l’entrée de tous les musulmans aux Etats-Unis.

Il est extrêmement rare que les quatre mouvements, qui sont divisés sur tous les sujets, des droits des personnes LGBT à la politique israélienne, soient unis dans l’opposition à une mesure présidentielle.

Une femme portant une broche pendant une manifestation contre le décret présidentiel interdisant l'immigration musulmane à l'aéroport international de San Francisco, le 28 janvier 2017. (Crédit : Stephen Lam/Getty Images/AFP)

Bien que les organisations orthodoxes aient affirmé reconnaître le besoin de protection contre les terroristes, elles ont appelé l’administration à protéger la liberté de culte.

« Nous appelons tous les Américains à réaffirmer que la discrimination contre un groupe fondée uniquement sur la religion est mauvaise et contraire aux grandes traditions de libertés religieuses et personnelles sur lesquelles ce pays a été construit », ont écrit les organisations, qui appellent « le gouvernement des Etats-Unis à reconnaitre les menaces posées par les islamistes radicaux tout en préservant et en protégeant les droits de toutes les personnes qui cherchent la paix, peu importe la manière dont elles prient Dieu. »

« Une interdiction fondée sur l’origine nationale est aveugle et injuste. Ce serait illégal aux yeux de la loi britannique. Bien que nous comprenions le besoin d’examiner correctement ceux qui entrent dans nos pays, ceci doit être ajusté avec de la compassion pour le destin de ceux qui fuient pour sauver leurs vies », a-t-il déclaré dans un communiqué. 

« C’est un début consternant pour une nouvelle administration américaine. Un bon gouvernement doit avoir des jugements froids, rationnels et professionnels, pas une prise de décision politique hâtive. Tous ceux qui respectent et admirent l’engagement des Etats-Unis envers la liberté appelleront le président Trump pour qu’il revienne sur ce décret exécutif mal conçu. »

Marck Zuckerberg, le PDG de Facebook, a critiqué le décret anti-réfugiés du président américain Donald Trump dans un post publié sur son réseau social :  « Comme beaucoup d’entre vous, je suis préoccupé par l’impact des récents décrets exécutifs signés par le président Trump », a écrit Zuckerberg vendredi, quelques heures après la mise en œuvre du décret.

« Nous devons assurer la sécurité de ce pays, mais nous devons faire cela en nous concentrant sur les personnes qui posent réellement une menace. Élargir l’attention des forces de l’ordre au-delà de ces personnes, qui sont une réelle menace, diminuerait la sécurité de tous les Américains en détournant les ressources, alors que des millions de personnes sans papier qui ne posent aucune menace vivront dans la peur d’être expulsées. »« Nous devons garder nos portes ouvertes aux réfugiés et à ceux qui ont besoin d’aide. C’est ce que nous sommes. Si nous avions refoulé des réfugiés il y a quelques décennies, la famille de Priscilla ne serait pas là aujourd’hui », a-t-il ajouté.Zuckerberg a souligné que ses arrière-grands-parents venaient d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne, et que les parents de son épouse Priscilla étaient des réfugiés de Chine et du Vietnam. « Les Etats-Unis sont un pays d’immigrants, et nous devons être fiers de cela », a-t-il déclaré.

Le post a alimenté les rumeurs sur la possibilité que Zuckerberg se présente à la présidentielle, a annoncé The Hill.

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« Papier Bitte ! « … l’hypocrisie mondiale dénoncée par l’extrême droite française !

Marine Le Pen dénonce l’hypocrisie « Il y a quinze pays musulmans qui interdisent l’entrée des Israéliens sur leur territoire et ça ne scandalise personne ! »La présidente du Front National, Marine Le Pen, a dénoncé mercredi l’hypocrisie des médias à propos des décrets temporaires limitant l’entrée de musulmans de 6 pays islamistes.

« Il y a quinze pays musulmans qui interdisent l’entrée des Israéliens sur leur territoire et ça ne scandalise personne ! », a-t-elle dénoncé sur la chaîne LCP, reprenant les déclarations de Gilbert Collard.

Gilbert Collard, député du Gard, s’était exprimé sur le décret anti-immigration de Donald Trump le 30 janvier 2017 à 15h50 sur LCI :

« Je m’étonne qu’on s’émeuve de la décision de Trump alors que 17 pays, peut-être même plus, interdisent aux Israéliens de rentrer chez eux. Personne ne s’en est indigné. Personne n’a manifesté, et c’est objectivement scandaleux.

Le seul reproche que je ferais à Trump sur la mesure qu’il a prise, c’est la rétroactivité (…) Mais qu’il ait pris la liste des pays signalés par Obama comme très dangereux, et qu’il ait décidé d’organiser des mesures d’interdiction, il tire les conséquences logiques du constat fait par Obama. »

La communauté internationale s’indigne depuis plusieurs jours des décrets pris par le président Donald Trump alors qu’elle n’a jamais réagit aux discriminations anti-israéliennes des pays islamo-arabes.

La Syrie, le Liban, la Libye, le Koweït, l’Iran, l’Irak, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen, Les Emirats Arabes Unis, l’Égypte, la Jordanie, Oman et le Maroc interdisent l’entrée aux ressortissants israéliens.

Une semaine après le décret très polémique de Trump sur les réfugiés, le Koweït fait parler de lui, en prenant la décision d’interdire l’entrée sur son territoire aux citoyens de cinq pays musulmans. Les autorités évoquent des raisons de sécurité. Les pays concernés ont été mentionnés. Il s’agit de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, du Pakistan et de l’Afghanistan. D’après Al-Bawaba, les citoyens de ces 5 pays ne pourront plus obtenir des visas de tourisme ou de travail pour entrer au Koweït. 

« Le Koweït évoque des raisons sécuritaires » : Le Koweït se dit en effet très préoccupé par la menace de l’extrémisme radical des groupes terroristes (Etat Islamique et Al-Qaïda) qui ont pignon sur rue en Syrie, en Iran, en Irak et en Afghanistan. Cependant, d’après des informations qui nous parviennent du média Financial Express, le Pakistan ne fait pas partie des pays concernés par l’interdiction d’entrer au Koweït.

NdlR : nous ne sommes bien évidemment pas dupes de cette posture du FN qui vole au secours de TRUMP, lequel a promis d’aider l’extrême droite française dans sa conquête du pouvoir… au passage, nous prenons bien volontiers cette « vérité » ainsi rétablie… la classe politico-journalistiquo-parisienne juge avec 2 poids, 2 mesures.

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INDE 2020 : une sociétré sans cash pour un contrôle maximal

L’Inde veut éliminer argent liquide et paiements par carte : de la société sans cash, c’est pour 2020

Inde éliminer argent liquide paiements carte société sans cashL’Institut de prospective de l’Inde, NITI Aayog, vient d’annoncer par le biais de son directeur général, Amitabh Kant, que les distributeurs d’argent liquide, les caisses enregistreuses et même les cartes de paiement bancaire seraient obsolètes en Inde d’ici à 2020. C’est le point d’orgue de la campagne de démonétisation des anciens billets de roupies, mise en place par surprise au mois de novembre et qui a déjà fortement perturbé la vie économique dans le pays. La démonétisation est allée de pair avec l’introduction de nouvelles coupures, mais les déclarations d’Amitabh Kant permettent de constater l’objectif réel de l’opération : éliminer toute forme de paiement physique au profit des paiements digitaux connectés. L’Inde veut devenir une société sans cash.

NITI Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, entité gouvernementale, fait depuis longtemps campagne pour la généralisation du paiement par téléphone portable. De la généralisation, on veut donc passer à un mode de paiement unique, moyennant force campagnes publiques et diffusion de tutoriels visant à inciter chaque habitant d’une des économies les plus performantes du monde à apprendre dès aujourd’hui à se passer de l’argent liquide, tous billets et pièces confondus.

« L’Inde est au cœur d’une gigantesque disruption à la fois dans le monde de la technologie financière et en termes d’innovation sociale, une innovation immense, et cette disruption permettra à l’Inde de sauter des étapes », a déclaré Amitabh Kant.

L’Inde veut éliminer l’argent liquide

La « disruption » est ce concept nouveau qui décrit la transformation révolutionnaire du marché et qui se manifeste – pour reprendre la définition d’un professeur de Harvard – par « accès massif et simple à des produits et services auparavant peu accessibles coûteux », à travers l’innovation ouverte au plus grand nombre. C’est tout le sens de la « révolution numérique » et de la « quatrième révolution industrielle » sur laquelle se penchent les grands de ce monde, comme ils l’ont fait déjà Davos. Ce n’est pas un hasard si François Fillon, présent à la CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas il y a quelques jours a fait figurer le mot dans son discours axé sur l’innovation technologique : le candidat à l’Élysée veut « que la France devienne une Smart Nation ». (L’intelligence, c’est fini.)

En Inde donc, on espère brûler les étapes en éliminant les phases les plus coûteuses, les plus polluantes, et aussi les moins susceptibles de surveillance, du développement classique. NITI Aayog réfléchit en tant qu’institution à la possibilité de faire un « leapfrog » (un « saut de grenouille » comme on dit en anglais ou du « saute-mouton ») en passant directement d’un stade de sous-développement au dernier cri technologique.

Amitabh Kant s’en est expliqué devant une grande réunion de la diaspora à la session Pravasi Bharatiya Divas 2017 : « D’ici à 2020, dans de deux ans et demi, j’estime qu’en Inde toutes les cartes de débit ou de crédit, tous les distributeurs de billets et toutes les caisses enregistreuses seront obsolètes. » « Elles seront toutes devenues obsolètes en Inde, et l’Inde fera ce grand saut parce que chaque Indien fera sa transaction en 30 secondes en n’utilisant que son pouce. » Il a souligné : « Ce que nous mettons aujourd’hui en avant d’une façon très importante c’est le paiement digital, cela constitue une disruption énorme avec différentes méthodes innovantes. »

Même les paiements par carte seraient éliminés

Ces méthodes, ce sont des applications nouvelles développées en Inde : BHIM, qui permet le paiement facilité par téléphone en lien direct avec le compte en banque des clients, et Aadhar qui fait reposer la sécurité du système sur la reconnaissance de l’empreinte digitale. Amitabh Kant a souligné que l’Inde est le seul pays au monde qui compte 1 milliard de téléphones mais aussi 1 milliard de données biométriques. Il s’agit donc de mettre en place un mode de paiement totalement personnalisé, où les échanges ne se font plus que par la reconnaissance de l’individu qui paiera, grâce à son téléphone, en totale transparence, chacun de ses achats étant susceptible d’être tracé dans ses moindres détails.

(Mais que feront les mendiants ? Et le gamin à qui l’on veut glisser une pièce pour aller s’acheter un bonbon ?)

Le NITI Aayog ne cache d’ailleurs pas l’objectif de cette démonétisation complète. A l’heure actuelle, seuls deux à 2,5 % des habitants de l’Inde paient l’impôt, dans le cadre d’une économie pour l’essentiel « non formelle » et reposant très largement sur l’argent comptant.

« Il est impossible que l’Inde devienne une économie à 10.000 milliards dans ce cadre… Une économie à 2.000 milliards est une économie formelle et une autre économie à 1.000 milliards de dollars est une économie non formelle au noir. L’Inde ne peut croître ainsi. Alors, il faut convertir l’économie non formelle en économie formelle, voilà sur quoi porte l’effort », a déclaré Amitabh – nous conservons la tonalité peu claire de son expression anglaise dans notre traduction.

Au nom de la « disruption », la société sans cash

Il a ajouté que les Indiens des zones rurales ont une capacité à faire du « saute-mouton » bien meilleure et bien plus rapide que celle des gens lettrés vivant dans les zones urbaines, avec notamment l’importante population jeune qui doivent avoir « la faim, l’ambition et la passion qui permettront de pousser l’Inde à innover, à créer des start-up et à installer une disruption telle qu’on n’en a jamais vue. »

Alors que l’Inde, bien seule dans le monde et, comme il l’a souligné, largement grâce à son avantage démographique, puisque la population rajeunit encore, bénéficie aujourd’hui d’une croissance de quelque 7,6 % par an, elle devrait continuer d’atteindre des taux de 9 à 10 % pendant au moins trois décennies.

Le changement majeur que constituerait la mise en place d’une société sans argent liquide serait ainsi mis en place dans une des économies les plus enviables, permettant de le montrer en exemple et de l’imposer peu à peu dans le monde entier, universellement soumis ainsi à Big Brother.

La perspective n’est pas réjouissante puisque cela aboutirait à un contrôle possible – certain – de toute consommation, signant la fin potentielle de la liberté économique que le pouvoir économique se trouverait en mesure de contrôler à sa guise.

Anne Dolhein

Islam radical et guerre de civilisation : la résistance s’organise… pour un mieux ?

Afficher l'image d'origineLes premiers pays où l’Islam est banni   

Cela a commencé… le recul est observable… la résistance au phénomène mondial s’organise : les premiers pays commencent à interdire l’islam. Voyez comment le monde agit vite sur la menace posée par l’islam et sa barbarie, la charia. 

Un nombre record de musulmans, (plus de 2000) expulsé de la Norvège comme moyen de lutte contre la criminalité. Etant donné que ces criminels musulmans ont été expulsés, le crime a accusé une baisse de 72 %. Les responsables de prison signalent que près de la moitié de leurs cellules sont maintenant vacantes, d’audience presque vide, la police maintenant libre d’assister à d’autres questions, principalement des infractions de la circulation pour garder leurs routes et autoroutes sécuritaires et aider le public en autant de façons que possibles. 

Le Japon a toujours refusé les musulmans à vivre en permanence dans leur pays et ne peut posséder aucun bien immobilier ou tout type d’entreprise, et ont interdit tout culte de l’islam. Tous les touristes musulmans pris a répandre la parole de l’islam sera expulsé immédiatement, y compris tous les membres de la famille. 

Cuba rejette les plans pour la première mosquée. 

La nation africaine de l’Angola et plusieurs autres pays ont officiellement interdit l’islam. 

Rien qu’en Allemagne l’année dernière, il y a eu 81 attaques violentes visant des mosquées.  La police autrichienne a arrêté 13 hommes soupçonnés d’être des recruteurs du djihad. 

Un tribunal chinois envoie 22 musulmans imams en prison pour 16 à 20 ans pour la diffusion de l’islam à la haine et ont exécutés 18 djihadistes ; Prières musulmanes interdites dans les bâtiments gouvernementaux et des écoles dans le Xinjiang (Chine occidentale). Des centaines de familles musulmanes prêtes à quitter la Chine pour leur propre sécurité et de revenir à leur propre pays du Moyen-Orient. 

Les réfugiés musulmans commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas les bienvenus dans les pays chrétiens en raison de leurs moyens violents et les guerres continues en Syrie et en Irak fouettés par l’ISIS hideux qui assassine les jeunes enfants et prennent les mères et les filles comme esclaves sexuelles. 

British Home Secretary se prépare à introduire « Comportement Commande Anti-Social » pour les extrémistes et la bande double nationalité de leur citoyenneté. Lois d’expulsion étant également préparées. 

La République Tchèque refuse ouvertement l’islam dans leur pays, le considérant comme LE MAL. 

Alabama – Un nouvel amendement controversé qui interdira la reconnaissance des « lois étrangères qui inclurait la loi de la charia ». 

La ligue de défense polonaise émet un avertissement aux musulmans. 

Beaucoup de musulmans en Irlande du Nord ont annoncé leur intention de quitter le pays pour éviter la violence anti-islamique par les habitants irlandais. L’annonce qui vient après une attaque sur des groupes de musulmans dans la ville de Belfast. Des groupes de gens du pays irlandais sont allés défoncer des gangs de musulmans adolescents qui faisaient allusion aux jeunes filles irlandaises en les traitant de salopes et qu’elles devraient être toutes violées, selon l’islam et la charia.   

La Caroline du Nord interdit l’islam et la charia dans l’Etat, considéré maintenant comme une infraction pénale. 16 Etats ont tous introduit la législation pour interdire la charia. 

L’appel du député néerlandais pour le retrait de toutes les mosquées aux Pays-Bas. Un membre du Parlement néerlandais a déclaré : »nous voulons nettoyer les Pays-Bas de l’islam ». Le député néerlandais Machiel DeGraaf a parlé au nom du Parti pour la liberté quand il a dit : »toutes les mosquées aux Pays-Bas devraient être fermées. Sans l’islam, les Pays-Bas serait un pays sûr, merveilleux à vivre, comme il était avant l’arrivée des musulmans réfugiés »

 

NdlR : Ce n’est qu’un début…. mais comme nous pouvions nous y attendre, la réaction est inéluctable. Et nous avons plus à craindre de ce qui émergera de ce combat & chaos, que de l’Islam radical en soi. Je sais que c’est facile à dire (je parle aux familles des victimes…) mais nous savons tous, que la guerre à venir en fera bien d’autres et dans d’autres proportions.

« Fatwa sur JERUSALEM » via l’ambasssade US : vers un prochain pic pétrolier et une probable crise économique mondiale ?

NdlR : les élites ont averti !  L’élection de TRUMP « sonne »  la crise économique mondiale. Voilà une FAtwa sur Jérusalem qui résume tout. Embargo pétrolier en réponse OCI à cette décision de déménagement d’ambassade, et en réaction, nouvelle crise économique mondiale. Les USA ont sortiront grandi grâce à leur gaz de schiste. Et si… Donald… n’était pas qu’un canard ? Une malédiction OCI sur Jérusalem contre une bénédiction US sur Jérusalem ?  Faites vos jeux…. attention aux réponses trop hâtives. L’attitude d’Israël est également dans l’équation complexe à équilibrer…  
Notre amie Bat Ye’or a souvent été accusée d’être une conspirationniste qui aurait inventé l’existence d’Eurabia. La réalité est qu’elle a— en chercheuse talentueuse et intègre— tout simplement découvert et révélé son existence. Une existence tellement peu conspirationniste que Dreuz a en main les 5 premiers numéros de la revue Eurabia.

Suite à la polémique provoquée par la décision du Président Trump de déplacer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, et avant la conférence de Paris de mi-janvier qui va feindre de prendre des décisions qui ont été prises de très longue date, Bat Ye’or nous dévoile un autre document historique, que les ennemis de la vérité qualifierons de nouvelle conspiration afin de détourner l’attention : une fatwa datant de janvier 1981, qui explique l’attitude des Occidentaux vis-à-vis d’Israël.

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Il est intéressant de connaître l’origine et la raison qui interdisent aux pays étrangers d’établir leur ambassade à Jérusalem, la capitale de l’Etat d’Israël contrairement aux usages de toutes les nations.

Nous publions ici une fatwa lancée en 1981 par les pays musulmans réunis à la Conférence du Sommet islamique de la Mecque. Cette fatwa décrète le jihad contre Israël, et menace tout pays qui, désobéissant à l’injonction musulmane, reconnaîtrait Jérusalem comme capitale d’Israël et y aurait son ambassade. Après cette fatwa, tous les pays s’empressèrent d’obtempérer et déménagèrent leurs ambassades de Jérusalem à Tel-Aviv.

La guerre de 1948 contre Israël chassa tous leurs habitants juifs. Leurs maisons et leurs biens furent donnés à des colons arabes

  • Jérusalem-Est avait été conquise militairement en 1948 par l’armée jordanienne qui avait envahi la Judée et la Samarie au cours de la guerre de 1948-49.
  • Cette guerre menée par les pays arabes contre Israël provoqua l’exode des réfugiés arabes.
  • L’occupation arabe des territoires judéo-palestiniens par la Jordanie (Jérusalem-Est, Judée-Samarie), par l’Egypte (Gaza) et la Syrie (Golan), chassa tous leurs habitants juifs. Leurs maisons et leurs biens furent donnés à des colons arabes qui détruisirent les synagogues et les cimetières.
  • Cette situation dura jusqu’en mai 1967 quand une coalition des armées jordaniennes, égyptiennes et syriennes envahit à nouveau le territoire israélien pour exterminer et en chasser les habitants. Mais l’armée israélienne put les arrêter et reprendre les territoires perdus en 1949.
  • Cette guerre provoquée par les pays arabes causa, comme la première, une seconde vague de réfugiés arabes dont les pays arabes agresseurs devraient être tenus responsables.

Soumis à de très fortes menaces et aux pressions des pays arabes et musulmans, la plupart des gouvernements occidentaux, ménageant l’opinion musulmane de leurs colonies, avaient encouragé l’extrémisme arabe. Les préjugés antisémites chrétiens, encore si prégnants après la guerre, contribuaient à renforcer l’alliance islamo-chrétienne contre Israël. Selon Tsilla Hershco, le Consul général de France à Jérusalem René Neuville déclarait en décembre 1949 qu’Israël ne devait pas contrôler les lieux saints dans le secteur Est de Jérusalem, parce que le monde chrétien n’accepterait pas la domination israélienne sur les lieux saints de la chrétienté. (Entre Paris et Jérusalem : La France, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël 1945-1949*, préface de Shimon Pérès, 2003 Honoré Champion, Paris.)

Voici la fatwa à laquelle les plus grandes puissances de la planète se soumirent de 1981 à aujourd’hui.

CONFÉRENCE DU SOMMET ISLAMIQUE DE LA MECQUE (JANVIER 1981)

La question de la Palestine

Résolutions politiques adoptées à la 3e conférence du sommet islamique

«Session de la Palestine et de Al-Quds Al-Sharif (Jérusalem)» à La Mecque du 25 au 28 janvier 1981.

Résolution N° 1/3 —P (IS) sur le programme islamique d’action contre

l’ennemi sioniste.

La 3e conférence du sommet islamique (session de la Palestine et de Al-Quds), qui s’est tenue à La Mecque, Royaume d’Arabie Saoudite, du 19 au 21 Rabi-ul-Awal 1401 de l’Égire, correspondant au 25-28 janvier 1981, guidée par les résolutions de la première conférence du sommet islamique de Rabat et la deuxième conférence du sommet islamique de Lahore et par toutes les résolutions des conférences islamiques des ministres des Affaires étrangères et du Comité pour Al-Quds pour soutenir la lutte et la résistance du peuple palestinien, puisque cette lutte est une lutte de libération du colonialisme et de l’occupation raciste sioniste, et qu’elle est basée sur la défense des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, soulignant la détermination du peuple palestinien à maintenir son droit éternel sur la Ville Sainte d’Al-Quds comme capitale de son foyer palestinien et la résolution aussi bien des gouvernants que des peuples musulmans à leurs droits éternels sur la Ville Sainte d’Al-Quds comme capitale de son foyer palestinien, en vue de la suprême importance politique, religieuse, culturelle et historique d’Al-Quds pour tous les musulmans,

Recommande ce qui suit :

1) souligner que la cause palestinienne doit être considérée comme la cause suprême de la nation musulmane et qu’aucun parti ne peut renoncer à cet engagement ;

[…]

4) garantir le recouvrement des droits nationaux inaliénables du peuple arabe palestinien, y compris son droit au retour, à l’autodétermination et à l’établissement d’un État palestinien indépendant sur son sol, dirigé par l’OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien ;

La conférence recommande de refuser une quelconque solution au conflit arabo-sioniste en général

5) refuser d’admettre une action unilatérale d’une fraction arabe ou islamique pour rechercher une quelconque solution à la question palestinienne en particulier, et au conflit arabo-sioniste en général, continuer la résistance à l’esprit et aux accords de Camp David et à leurs conséquences, jusqu’à leur élimination et la disparition de leurs séquelles, ainsi que la résistance à toute initiative qui s’y rattacherait, étendre l’appui matériel et moral au peuple arabe palestinien dans les territoires palestiniens occupés et le soutien à leur résistance contre le complot d’autonomie ;

[…]

10) confirmer l’engagement des États islamistes à faire usage de toutes leurs ressources militaires, politiques, économiques et naturelles, y compris le pétrole, comme moyen efficient de soutenir les droits nationaux inaliénables du peuple palestinien et de la nation arabe, et à affronter ces pays qui accordent leur soutien à l’entité sioniste aux niveaux militaire, économique, politique et des ressources humaines ;

11) intensifier les efforts pour gagner de futurs appuis internationaux, tant au niveau officiel que populaire, spécialement en Europe, sur la question de la Palestine, la libération des territoires occupés palestiniens et arabes, pour promouvoir le statut de l’OLP dans l’arène internationale et accroître la reconnaissance de l’Organisation comme seul représentant légitime du peuple palestinien […].

[…]

15) maintenir les contacts avec le Vatican et le conseil mondial des Églises ainsi qu’avec les autres institutions et fondations chrétiennes pour s’assurer de leur soutien à la restauration de la pleine souveraineté arabe sur Al-Quds, la reconnaissance de l’OLP comme seul représentant légitime du peuple palestinien et le soutien aux droits inaliénables du peuple palestinien ;

16) renforcer les relations avec les communautés arabes et islamiques à l’étranger et faire pleinement usage de leurs capacités et potentialités à servir les causes arabe et islamique ;

17) travailler à l’établissement d’associations similaires à celle de France-Al— Quds dans les États d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord en vue de gagner un soutien croissant de l’opinion publique à la cause d’Al-Quds ;

[…]

En ce qui concerne Al-Quds Al-Sharif :

[…]

imposer un boycott politique et économique [NDLR : pétrolier] aux États qui établissent des ambassades à Al-Quds Al-Sharif

2) confirmer l’engagement des États musulmans à utiliser toutes leurs potentialités de s’opposer à la décision israélienne d’annexer Al-Quds, l’adhésion à la décision d’imposer un boycott politique et économique [NDLR : pétrolier] aux États qui reconnaissent la décision israélienne, contribuent à son application ou établissent des ambassades à Al-Quds Al-Sharif ;

3) inviter tous les pays à respecter la légitimité internationale en s’abstenant de traiter avec les autorités israéliennes dans toute forme qui pourrait être analysée par ces autorités comme se résumant à une reconnaissance ou une acceptation implicite du statu quo, imposé par leur déclaration selon laquelle Al-Quds doit être unifiée et devenir la capitale de l’entité sioniste et, en particulier à inviter tous les pays à s’abstenir :

a) de signer tout accord à Al-Quds Al-Sharif,

b) d’effectuer toute visite officielle à Al-Quds,

c) de mener tout entretien formel à Al-Quds,

4) inviter les États membres de la Communauté européenne à tenir leurs promesses de s’abstenir de proroger l’effet de leurs accords économiques bilatéraux et multilatéraux avec Israël ;

5) souligner la nécessité de couvrir le capital du Fonds Al-Quds, aussi bien que son «waqf» (dotation) pour faire face aux nécessaires et urgents besoins de soutien à la résistance et à la lutte du peuple palestinien ;

6) entreprendre, par tous les pays islamiques, une mobilisation psychologique de leurs peuples, à travers les médias officiels, semi-officiels et populaires, pour le jihad de libération d’Al-Quds.

Dans le domaine économique :

1) Utiliser toutes les potentialités économiques et ressources naturelles islamiques de façon bien orientée et étudiée pour les objectifs suivants :

a) affaiblir l’économie israélienne

b) faire cesser le soutien politique, économique et financier à Israël,

c) accroître la résistance des États de la ligne de front et de l’OLP dans différents domaines,

d) mener à bonne fin des changements dans les positions politiques des États en faveur de la cause palestinienne et donner au peuple palestinien la possibilité de recouvrer ses droits nationaux inaliénables,

e) déployer des efforts pour transformer l’attitude internationale neutre en amicale, et les attitudes hostiles en neutres et amicales.

Mise en place d’un Office islamique de boycott d’Israël

2) Adopter des mesures de mise en place d’un Office islamique de boycott d’Israël, en vertu des résolutions applicables de la conférence islamique et assurer la coordination d’un tel office et de l’office principal de boycott d’Israël, au sein du Secrétariat général de la Ligue des États arabes ;

3) adopter une attitude plus ferme en ce qui concerne la législation mise en œuvre aux États-Unis et dans d’autres pays pour contrer le boycott d’Israël, et souligner la légitimité de ce boycott, ainsi que dissuader d’autres pays d’adopter une telle législation.

Dans le domaine militaire :

Si les peuples européens sont confrontés au système de destruction de leur identité, de leur histoire, c’est parce que leurs gouvernements ont collaboré avec l’islam à cette même politique à l’égard d’Israël

[…]

2) assurer la coordination militaire entre les États de la ligne de front et l’OLP, d’une part, et les États islamiques d’autre part, pour assurer la pleine utilisation des potentialités des États islamiques au service de leur effort militaire, et établir un bureau militaire au Secrétariat islamique, destiné à être responsable d’une telle coordination, en accord avec le Comité Al-Quds.

3) faire face aux besoins de l’OLP en ce qui concerne l’expertise et l’équipement militaires tant qualitativement que quantitativement, et mener des contacts bilatéraux entre l’OLP et tous les pays islamiques pour assurer la mise en œuvre de ce qui précède.

Aujourd’hui, si les peuples européens sont confrontés au même système de destruction de leur identité, de leur histoire, de leur culture et s’ils pourraient se trouver à l’avenir obligés de défendre leur souveraineté nationale sur des territoires contrôlés par des populations hostiles, c’est parce que leurs gouvernements avaient collaboré à cette même politique à l’égard d’Israël.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bat Ye’or pour Dreuz.info.

ALGERIE : les nuages s’amoncèlent au dessus de la… FRANCE !

Le président risque de léguer un pays instable en proie à d'impitoyables luttes de successionLa mort de Bouteflika plongerait l’Algérie dans le chaos ! Le président risque de léguer un pays instable en proie à d’impitoyables luttes de succession
La disparition d’Abdelaziz Bouteflika pourrait causer une guerre civile en Algérie. C’est ce que soutient le très sérieux magazine politique anglais Pro-conservateur « The Spectator » (*).

La succession du président octogénaire n’étant pas tranchée. La lutte pour le pouvoir ferait rage. La situation est telle qu’après 17 ans de règne sans partage, d’affaiblissement d’institutions et de compromissions avec les islamistes, le décès du président risquerait de plonger le pays dans un véritable chaos. « Une guerre encore plus sanglante que celle qu’avait connue l’Algérie durant les années 1990, qui avait causé la mort de plus de 150 000 personnes » pouvait-on lire dans l’article de Stephen Pollard (**).

L’éternel danger islamiste

Il y a une évidence : les islamistes se sont refaits une virginité sous l’ère Bouteflika. Le danger pour cet analyste politique qui signe régulièrement des papiers pour The Time et Daily Mail, viendrait surtout des islamistes, qui selon lui, ont infesté les rouages de l’Etat. Avec l’aide de certains segments du pouvoir, ils se prépareraient à s’emparer du pouvoir qui leur « reviendrait légitimement après l’arrêt du processus électoral en 1992″. Rien que ça ! Ce constat n’est pas loin de la réalité, tant l’intégrisme, favorisé par Bouteflika, a réussi à se replacer subtilement dans l’espace publique, contrôlant et moralisant le quotidien des Algériens. « L’emprise est telle que 70% des femmes dans le pays sont voilées, et plus de 90% hors des villes », constate l’auteur de l’article, avant d’ajouter que « les programmes scolaires ont été particulièrement ciblés, et les cours d’éducation islamiques sont assurés sur l’ensemble du cursus scolaire ». La grande mosquée d’Alger à un milliard d’euros est un autre signe d’allégeance envers la mouvance islamiste, considérait-il.

Si on analyse froidement ces propos, on peut aisément reconnaître une grande part de vérité dans la lecture de la situation politique algérienne. On peut même ajouter que la tactique islamiste consiste actuellement à investir des secteurs, épargnés jusque-là par les affres théocratiques tels que les médias de masses audiovisuels ou écrits. Des chaînes de télévision et des journaux, aux financements occultes, se permettant des couvertures de proximité, nécessitant des moyens humains et matériels colossaux, offrent en continue, des tribunes de choix à des prédicateurs douteux, afin d’initier le peuple à leur doctrine obsurantiste, voire djihadiste. L’avertissement qu’a émis dernièrement l’ARAV (Autorité de régulation de l’audio-visuel) à l’encontre, entre autres, des chaînes Ennahar, El Bilad, et Echourouk, est en soit une preuve du pourrissement du quatrième pouvoir en Algérie par l’hydre islamiste. Pas seulement, il constitue l’autre bras idéologique du courant islamiste après avoir gangréner le secteur de l’Education nationale.

Aussi, la stratégie vise à fanatiser des régions du pays comme la Kabylie, que l’on pensait hermétiques aux discours dépravés des Wahhabites, en témoignent les larges offensives salafistes enregistrées ces dernières années. Des procédés qui passent toujours par les femmes, les ciblant par des campagnes de « voilement », ouvrant même des boutiques qui offrent gracieusement hidjab et niqab. L’inquiétante pénétration de cette région par les courants salafistes ces dernières années, encouragée par l’école et le pouvoir en est la meilleure preuve. Comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir a redoublé des campagnes d’arabisation sous couvert de l’éradication de l’analphabétisme, pour distiller un discours fanatisant aux populations de ces régions reculées. Le décor est planté. Il faut annihiler les résistances, expressions qui échappent au courant islamo-baathiste. En cela, comme en d’autres, les islamistes sont en phase avec le clan au pouvoir.

Personne ne se doute de rien en Algérie !

Pour l’éditorialiste Stephan Polland, les services de renseignements de plusieurs pays européens s’attendent à ce que l’Algérie implose, mais personne en Algérie ne semble voir venir le désastre. Il prédit, s’appuyant sur des analystes, que des millions d’Algériens tenteront de fuir le pays. « Une guerre civile algérienne va générer un grand nombre de réfugiés. Un analyste m’a confié qu’il estime le nombre de 10 à 15 millions d’Algériens qui vont essayer de fuir ». Ce qui va avoir un impact sans précédent sur la stabilité de la région, l’Europe et particulièrement la France. « Considérant l’histoire de l’Algérie, ils s’attendraient à être secourus par une seule nation : La France ». Avant de lier le sort politique de celle-ci, a cette hypothétique tragédie algérienne, prédisant une sortie de la France de l’UE (le Franxit) et l’avènement de Marine Le Pen au pouvoir.

Un scénario qui minimise l’influence des militaires

Ce qu’on peut reprocher à cette analyse c’est sa minimisation du rôle de l’armée algérienne. Car même si les islamistes sont depuis toujours en embuscade (encore plus depuis l’amnistie que Bouteflika leur a accordée), l’article ne fait absolument aucune allusion au puissant pouvoir militaire du pays.

Mais même en faisant intervenir cette variable dans la grande équation inconnue de l’Algérie post-Bouteflika, les choses ne seraient pas meilleures. Les ambitions politiques à peine voilées du général Gaïd Salah, qui se heurtent à celles des puissants frères de Bouteflika vont dans le sens de l’analyse « apocalyptique » du magazine bihebdomadaire « The Spectator ».

Une lutte qui a fait réagir la grande muette à travers un numéro de novembre 2016 de sa revue d’El Djeïch, pour rassurer le clan présidentiel quant à d’hypothétiques ambitions politiques. « Dans un passé très proche, certaines voix, mues par des intérêts étroits et des calculs personnels, s’étaient élevées, pour appeler ouvertement l’Armée nationale populaire à violer la Constitution et la loi afin qu’elles puissent réaliser ce qu’elles n’avaient pu obtenir par des voies constitutionnelles, légales et démocratiques », pouvait-on lire notamment. Ce genre de discours ne dupe personne. Bien au contraire, il vient confirmer, à son corps défendant, ces luttes intestines dans les hautes sphères du pouvoir que plusieurs sources et rapports observent et avancent.

Il y a quelques semaines, l’American Entreprise Institute, classait l’Algérie comme le troisième pays le plus à risque d’instabilité dans le futur proche.

L’étude précisait que plusieurs indicateurs étaient annonciateurs de périodes troubles, parmi lesquels la menace qui pèse sur le Sud algérien « qui représente un refuge pour le groupe terroriste armé AQMI », l’instabilité politique du pays et les problèmes de « succession non réglés à la tête de l’Etat ». L’AEI prédisait également une insurrection des islamistes «afin de mettre la main sur un pouvoir dont ils réclament la légitimité. »

Hebib Khalil

Bilan de la « conférence de Paix » parisienne : Israël au chevet de 70 nations malades ?

Réactions d’Israël et des Palestiniens suite à la conférence de paix. La communauté internationale réunie à Paris a réaffirmé son engagement en faveur de la solution à deux États

Les 70 pays représentés à la conférence de paix pour le Proche Orient organisée à Paris, le 15 janvier 2017. (Crédit : ministère français des Affaires étrangères)

Les 70 pays représentés à la conférence de paix pour le Proche Orient organisée à Paris, le 15 janvier 2017. (Crédit : ministère français des Affaires étrangères)

« Cette conférence internationale et les résolutions de l’ONU ne font qu’éloigner les perspectives de paix car elles encouragent les Palestiniens à refuser des discussions directes avec Israël », a déclaré le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.

Les responsables israéliens ont aussi rendu hommage aux efforts déployés par le Conseil de sécurité national israélien et le ministère des Affaires étrangères pour un « affaiblissement significatif » de la portée du communiqué final publié par les 70 participants de la conférence de paix à Paris. Les fonctionnaires israéliens se réjouissent que les « passages problématiques » de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies n’ont pas été inclus dans le document de Paris.

La résolution 2334, adoptée le 23 décembre, condamne sévèrement l’entreprise de construction dans les Territoires palestiniens, déclarant qu’elle « n’a aucune valeur juridique et constitue une violation flagrante en droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et d’une paix juste, durable et globale. »

En outre, les responsables israéliens se sont déclarés satisfaits du fait qu’aucune autre action contre les implantations israéliennes n’est prévue au Conseil de sécurité. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry l’avait alors promis au téléphone au Premier ministre Netanyahu lors d’un appel téléphonique de Paris le dimanche précédent. Ces succès, concluent les fonctionnaires israéliens, sont le « résultat des dures réactions » exprimées par Israël contre la Résolution 2334.

« Si les Etats réunis à Paris voulaient vraiment que (le processus de) paix avance, ils devraient faire pression sur (le président de l’AP Mahmoud Abbas) pour qu’il accepte l’invitation de Netanyahu pour des négociations directes », a ajouté le ministère.

Le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a favorablement accueilli dimanche les conclusions de la conférence de Paris sur le Proche-Orient qui, selon lui, « a souligné la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne ». Saëb Erekat a en outre appelé, dans un communiqué, la France « à reconnaître immédiatement l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme sa capitale » et demandé aux autres participants à la conférence de « reconnaître la Palestine au même titre que leur reconnaissance d’Israël ».

Saeb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP), à Ramallah, le 23 novembre 2015. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Selon Erekat, les participants à la conférence « ont créé un élan pour le rejet de l’occupation israélienne et les activités de colonisation » des territoires palestiniens. C’est un message à Israël « pour qu’il se conforme aux lois internationales » et « mette fin à son occupation militaire de la Palestine » afin d’ouvrir la voie à la paix et la stabilité dans la région, a-t-il ajouté. « Il est temps d’arrêter de traiter avec Israël comme un pays au-dessus de la loi et de le rendre responsable des violations systématiques des conventions internationales et des droits de notre peuple », a-t-il poursuivi.

Plus de 70 pays ont solennellement réitéré dimanche leur engagement en faveur des deux États israélien et palestinien, avertissant qu’ils ne reconnaîtraient pas d’actions unilatérales qui menaceraient une solution négociée, particulièrement sur la question des frontières ou le statut de Jerusalem.

Dans un communiqué final âprement et minutieusement négocié, les participants à la conférence de Paris ont exhorté Israéliens et Palestiniens à « démontrer leur engagement pour la solution à deux États, et à s’abstenir d’actions unilatérales qui préjugeraient du résultat de la négociation, notamment sur les frontières, Jérusalem, les réfugiés ». Le texte précise que si de telles actions étaient prises, « ils ne les reconnaîtront pas ».

Ce message intervient dans un contexte particulièrement explosif, alors que la solution des deux États semble plus inatteignable que jamais, près de soixante-dix ans après la création d’Israël et le début du conflit. Il intervient aussi à cinq jours de l’entrée en fonction d’une administration américaine ayant pris des positions très pro-israéliennes. Le communiqué s’abstient soigneusement de faire référence au projet controversé du futur président américain Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, mais il y a « un message subliminal à l’administration Trump », selon un diplomate français.  Le président élu américain a promis durant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y déménager son ambassade.

Le président élu américain Donald Trump réponds au journaliste le 28 décembre à Mar-a-Lago, à Palm Beach en Floride, le 28 décembre 2016. (Crédit : AFP/Don Emmert)

Une telle mesure romprait avec la politique historique des États-Unis et irait à l’encontre de la position de l’ONU, pour laquelle le statut de Jérusalem.

Les Palestiniens, qui veulent aussi faire de Jérusalem la capitale de leur futur État, ont d’ailleurs vivement réagi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas menaçant de revenir sur la reconnaissance d’Israël si une telle décision était appliquée.

Plus direct que le communiqué final, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé lors de sa conférence de presse que le déménagement de l’ambassade serait une « provocation ». Plus tôt, il avait mis en garde contre un projet « extrêmement lourd de conséquences ».

Il a également réitéré que « la base » de règlement du conflit était « les frontières de 1967 et les grandes résolutions des Nations unies », se référant ainsi aux textes appelant Israël à se retirer des territoires occupés après la guerre des Six jours en 1967.

De son côté, le secrétaire d’État américain John Kerry s’est félicité d’un texte « équilibré », qui dénonce les actes et les incitations à la violence côté palestinien.

Les Israéliens et les Palestiniens, dont les négociations sont gelées depuis près de trois ans, n’étaient pas conviés à la conférence de Paris. Si les Palestiniens sont en faveur de l’internationalisation du conflit, les Israéliens sont eux opposés à toute approche multilatérale du dossier et le gouvernement Netanyahu n’a pas caché compter ardemment sur l’arrivée de M. Trump au pouvoir.

Dans un tel contexte, la réunion de Paris valait surtout pour le symbole, à un moment où la perspective de deux États s’évapore, compte tenu de la situation sur le terrain, marquée par la poursuite de la construction israélienne dans les Territoires et les attaques et attentats terroristes palestiniens. Elle était aussi le dernier acte d’une série de gestes remarqués sur la question israélo-palestinienne, dont le plus important s’est produit à l’ONU le 23 décembre. Un mois avant son départ de la Maison Blanche, l’administration du président sortant Barack Obama a en effet marqué le coup en s’abstenant sur une résolution condamnant la colonisation israélienne, la première depuis 1979. Au grand dam du président élu Trump qui avait exhorté Washington à mettre son veto.

Quelques jours plus tard, dans un discours en forme de testament politique, John Kerry avait à nouveau dénoncé la colonisation et énoncé des principes pour la solution du conflit, évoqués dans le communiqué final de la conférence de Paris. Une nouvelle conférence internationale « avec les participants qui le souhaitent » se réunira d’ici à la fin de l’année pour faire le point sur les avancées du processus, indique aussi le communiqué final.

 

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Sommet de Paris : une mise en scène pathétique & inutile pour 70 nations déboussolées (et une France qui choisit de flatter son Corps électoral islamo-gauchiste)

NdlR : mais qu’Est-ce qui ou QUI a pu inspirer à la Diplomatie française ce scénario affligeant d’une conférence de la Paix réunissant Israël et 70 nations ? Obama-Kerry en mode fin de règne ?  le QATAR en mode banquier ? QUI a voulu recréer le SANHEDRIN à PARIS ? des illuminés  sans doute… Ils en sont pour leurs frais… pschitt… un bide… un non évènement… les nations déboussolées s’accrochent à Israël pour pouvoir encore exister et se faire entendre. 70 années après de plan de partage de l’ONU en 1947, 70 nations défient Israël et son Elohim…Gog et MAgog (valeur numérique : 70) s’en vont en guerre ? Nous connaissons hélas déjà la fin pour elles, et nous en faisons partie…ou pas !?   

« O Dieu, ne reste pas dans le silence ! Ne te tais pas, et ne te repose pas, ô Dieu ! 3 Car voici, tes ennemis s’agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête. 4 Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Ils se concertent tous d’un même coeur, Ils font une alliance contre toi; 7 Les tentes d’Edom (Rome, Occident) et les Ismaélites (pays musulmans), Moab et les Hagaréniens, 8 Guebal, Ammon, Amalek, Les Philistins (Palestinien) avec les habitants de Tyr; L’Assyrie aussi se joint à eux, Elle prête son bras aux enfants de Lot. Pause. » (Psaumes 83)

Sommet de Paris : une conférence pour le symbole avant Trump.  « S’il n’y a pas de conséquences, si l’on répète encore et encore les mêmes choses, ce n’est rien de plus qu’une mise en scène », déplore un expert 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, à gauche, avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir à l'ouverture de la conférence pour la paix au Proche Orient à Paris, le 15 janvier 2017. (Crédit : Thomas Samson/Pool/AFP)

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, à gauche, avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir à l’ouverture de la conférence pour la paix au Proche Orient à Paris, le 15 janvier 2017. (Crédit : Thomas Samson/Pool/AFP)

Plus de 70 pays et organisations internationales (ONU, Ligue arabe, Quartette…), mais pas les parties concernées, doivent réaffirmer solennellement que la solution des deux états, israélien et palestinien, est la seule voie possible pour amener la paix.

Israël a dénoncé une « imposture », la conférence s’inscrit dans le cadre d’une initiative française lancée il y a un an pour remobiliser la communauté internationale et inciter Israéliens et Palestiniens à reprendre des négociations interrompues depuis deux ans.

Cette réunion vaut surtout pour le symbole, à un moment où la perspective de deux états s’évapore compte tenu de la situation sur le terrain, marquée par la poursuite de la construction dans les implantations israéliennes, les attaques et attentats palestiniens, la radicalisation des discours et la montée des frustrations.

Le président élu américain Donald Trump réponds au journaliste le 28 décembre à Mar-a-Lago, à Palm Beach en Floride, le 28 décembre 2016. (Crédit : AFP/Don Emmert)

Et c’est aussi une façon de faire date, à cinq jours de l’arrivée à la Maison Blanche du futur président américain Donald Trump, dont l’imprévisibilité angoisse nombre d’acteurs du dossier.

Abbas a pour sa part salué « le rôle du président [français François] Hollande et du gouvernement français » dans l’organisation de la conférence internationale qui réunit dimanche à Paris 70 pays pour discuter des moyens de parvenir à la paix au Proche Orient.

Jérusalem, question explosive

Si Washington a toujours été un allié historique indéfectible d’Israël, Trump s’est distingué par des prises de position très pro-israéliennes, particulièrement sur la question de Jérusalem.

Il a promis pendant sa campagne de reconnaître cette ville comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine, actuellement à Tel Aviv.

Une ligne rouge pour les Palestiniens, qui menacent en retour de revenir sur leur reconnaissance d’Israël.

Dans un communiqué publié après sa visite de samedi au Vatican, Abbas a affirmé « tendre la main au président élu Trump pour coopérer afin de parvenir à la paix basée sur les lois internationales ».

Le mur Occidental et le mont du Temple (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Il a fustigé le gouvernement israélien, qui « poursuit ses politiques visant à transformer Jérusalem en une ville exclusivement juive/israélienne, en démolissant des maisons palestiniennes, en étendant les colonies illégales, en construisant un mur d’annexion illégal, en divisant les familles et en isolant notre capitale occupée du reste de la Palestine. »

« Toute tentative de légitimer l’annexion illégale par Israël de la ville [Jérusalem] détruira les perspectives d’un processus politique, mettra un terme aux espoirs d’une solution fondée sur deux états et apportera de l’eau au moulin de l’extrémisme dans notre région et dans le monde », poursuit le communiqué.

Le transfert de l’ambassade « non seulement priverait les États-Unis de toute légitimité à jouer un rôle dans la résolution du conflit, mais elle réduirait à néant la solution des deux États », a déclaré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au quotidien français Le Figaro samedi.

Une telle mesure romprait avec la politique historique des Etats-Unis et irait à l’encontre de la position de l’ONU, pour qui le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur état, doit se régler par la négociation.

Symbole

La conférence de Paris devrait donc répéter son engagement en faveur d’une solution négociée et rappellera dans son communiqué final les textes internationaux de référence sur le conflit, particulièrement ceux de l’ONU – sans toutefois s’avancer dans le détail ou fixer des paramètres de résolution du conflit trop précis. « Si l’on fait ça, on entre dans une zone de turbulences », admet un diplomate français.

Car la communauté internationale, même si elle réaffirme son engagement pour les deux états, ne fait pas bloc pour autant. Que ce soit au sein de l’Union européenne ou des pays arabes, certains pays ont d’autres priorités ou ne veulent pas s’aliéner la future administration Trump.

« Il nous semble important que dans le contexte actuel, 70 pays réaffirment que la solution à deux états est la seule possible. C’est aussi simple que ça, ce n’est pas plus que ça », résume le diplomate français.

Plusieurs sources diplomatiques ont ainsi exclu que les conclusions de Paris soient ensuite gravées dans le marbre d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, comme s’en est inquiété Israël.

Cette conférence « n’aura aucune conséquence », estime Nathan Trall, spécialiste de la région au sein de l’ONG International Crisis Group. « S’il n’y a pas de conséquences, si l’on répète encore et encore les mêmes choses, ce n’est rien de plus qu’une mise en scène », déplore-t-il.

Le Conseil de sécurité vote la résolution 2334, adoptée avec 14 voix pour, zéro contre et une abstention, celle des Etats-Unis, le 23 décembre 2016. (Crédit : Manuel Elias/Nations unies)

La réunion de Paris s’annonce néanmoins comme le dernier acte d’une série de gestes remarqués sur la question israélo-palestinienne, dont le plus important s’est produit à l’ONU le 23 décembre.

Un mois avant son départ de la Maison Blanche, l’administration du président sortant Barack Obama a en effet marqué le coup en s’abstenant sur une résolution condamnant les implantations israéliennes, la première depuis 1979. Au grand dam du président élu Trump qui avait exhorté Washington à apposer son veto.

Quelques jours plus tard, dans un discours en forme de testament politique, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui sera présent dimanche à Paris, avait à nouveau dénoncé les implantations et énoncé des paramètres pour la solution du conflit.

NdlR : l’électorat musulman et islamo-gauchiste français est choyé en cette fin de mandat de HOLLANDE-VALLS !

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Ambassade US à Jérusalem : les dernières déclarations en attendant les premiers actes concrets ?!

Une annonce au sujet de l’ambassade arrive sous peu, selon le porte-parole de Trump. Interrogé par des journalistes sur les projets de déplacement de l’ambassade du président élu, Sean Spicer, répond : « restez connectés »

Le futur porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer sur le plateau de ABC's 'This Week.', le 1er janvier 2017. (Crédit : capture d'écran)Le futur porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer sur le plateau de ABC’s ‘This Week.’, le 1er janvier 2017. (Crédit : capture d’écran)

Interrogé sur les intentions de Trump au sujet de cette mesure, qui marquerait une rupture avec la politique étrangère américaine depuis des décennies, Sean Spicer a déclaré aux journalistes « restez connectés », et qu’il y « aura prochainement une annonce à ce sujet ».

Il y a à peine 24 heures, le président américain Barack Obama a mis en garde son successeur, en lui demandant s’il avait « bien réfléchi » à cette proposition. Il a ajouté que des « actions unilatérales » dans une région aussi instable que le Moyen-Orient peuvent être explosives. Lorsque l’on demande à Obama ce qu’il pense du projet de Trump, à savoir, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël souverain, il réponds :« les actions que nous entreprenons ont d’énormes conséquences et ramifications. Nous sommes ‘le plus grand gamin du quartier’. » « Je pense que c’est une bonne chose qu’un nouveau président mette à l’épreuve les hypothèses et repense la façon dont nous faisions les choses », a-t-il ajouté. « Mais s’il veut effectuer de grands changements dans la politique, il faut être sûr qu’il a bien réfléchi et compris qu’il y aura des conséquences ».

Les dirigeants arabes et palestiniens ont averti que cette mesure pourrait conduire à des protestations de masse et à de la violence. Un dirigeant palestinien a déclaré que cela « ouvrirait les portes de l’enfer ».

Trump avait promis de déplacer l’ambassade durant son discours à l’AIPAC l’an dernier. Durant la période de transition, il a assuré qu’il tiendrait sa promesse. Le quotidien Israel Hayom a cité Trump dans son édition de jeudi matin. Trump dit « ne pas avoir oublié » l’engagement qu’il a pris en tant que candidat. « Vous savez que je ne suis pas le genre de personne à ne pas tenir mes promesses. »

Spicer a complété ces propos dans sa conférence de presse en disant que « le président a été très clair sur le fait qu’Israël n’a pas été traité avec le respect qui lui est dû. »

Par les passé, d’autres présidents, tels que Bill Clinton ou George W. Bush avaient également fait cette promesse durant les campagnes. Mais ils ne l’on pas mis à exécutions une fois qu’ils étaient aux commandes de la politique extérieure. En 1995, le Congrès a adopté une résolution, menée par l’ancien président de la Chambre des représentants et actuel conseiller de Trump, Newt Gingrich, qui appelait le président à déplacer l’ambassade. Mais chaque président a utilisé la prérogative dont ils disposent pour repousser l’application de cette déclaration. La dérogation actuelle expire en mai 2017.

Tous les présidents, y compris Obama, ont soutenu que le statut de Jérusalem devra être déterminé lors des négociations finales entres les parties, parce qu’Israéliens et Palestiniens la révendique comme leur capitale. Mais Trump a montré qu’il était prêt à mettre fin à cette politique. En décembre, il a nommé son ami de longue date et avocat David Friedman au poste de prochain ambassadeur américain en Israël. Dans la déclaration qui a annoncé sa sélection, Friedman, fervent partisan et mécène d’implantations en Cisjordanie, a affirmé qu’il remplira ses fonctions dans « la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem ».

Les médias ont fait savoir que les conseillers de Trump étudient déjà la logistique de relocalisation de l’ambassade. La directrice de campagne et future conseillère à la Maison Blanche Kellyanne Conway a assuré qu’il s’agissait d’une « priorité » pour Trump. Au début du mois, les sénateurs Ted Cruz, Marco Rubio et Dean Heller ont déposé le Jerusalem Embassy and Recognition Act, qui exhorte Trump a reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et à y installer l’ambassade.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant un rassemblement commémorant le 12e anniversaire du décès de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, le 10 novembre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)Cependant, les Palestinien s’opposent fermement à cette idée. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, a déclaré la semaine dernière que déplacer l’ambassade « détruirait les perspectives de progrès politique », et un porte-parole de son parti, le Fatah, avait affirmé que cela « ouvrirait les portes de l’enfer dans la région et le monde entier. »

D’importants diplomates internationaux ont également mis en garde contre le déplacement de l’ambassade. John Kerry, le secrétaire d’Etat américain sortant, a déclaré ce mois-ci que mener à bien ce projet entraînerait une « explosion », et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a mis en garde dimanche, pendant la conférence de paix pour le Proche Orient organisée à Paris, que cela aurait de « graves conséquences ».

Malgré l’enthousiasme des politiciens israéliens, Yuval Rotem, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, a déclaré lundi qu’Israël devait attendre et voir, comme pour beaucoup d’autres déclarations du président élu, parfois contradictoires.

« je suis inquiète des réactions que pourraient avoir de larges parts de l’opinion publique, dans le monde arabe mais aussi en Afrique, en Asie et en partie en Europe, à une initiative qui n’est pas en accord avec le consensus international », a insisté Mogherini, interrogée sur le projet de Trump.

Les 70 pays représentés à la conférence de paix pour le Proche Orient organisée à Paris, le 15 janvier 2017. (Crédit : ministère français des Affaires étrangères)

Elle s’exprimait au lendemain de l’ « utile », selon elle, conférence de Paris, au cours de laquelle quelque 70 pays ont solennellement réitéré leur engagement en faveur de la solution à deux états, israélien et palestinien côte à côte, et averti qu’ils ne reconnaîtraient pas d’actions unilatérales qui menaceraient une solution négociée, en particulier sur la question des frontières ou le statut de Jérusalem. Mogherini a par ailleurs assuré que les ministres des Affaires étrangères avaient affiché leur « profonde unité » au cours de la réunion, en démentant que le Royaume-Uni ait bloqué une déclaration écrite commune sur la conférence de Paris : « Cela ne correspond pas à ce qui s’est passé dans la salle [de réunion]. L’échange que nous avons eu sur cette question était informel », a-t-elle argué.

Londres, « très réservée » sur la conférence de Paris, à laquelle ne participaient ni Israéliens, ni Palestiniens, n’avait pas signé dimanche le communiqué final.

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Alerte sur le KKL (à la libre appréciation des donateurs)

Le contrôleur de l’État a fustigé le KKL et craint une activité criminelle : Le rapport rédigé met en évidence le peu de supervision exercée par l’État et d’apparents conflits d’intérêts

Boîtes de collecte du KKL - Fonds national juif. (Crédit : Wikimedia commons/David Shay)

Boîtes de collecte du KKL – Fonds national juif. (Crédit : Wikimedia commons/David Shay)

Le rapport explosif de mercredi est le premier rapport du contrôleur de l’État sur le JNF/KKL. Ce rapport s’intéresse à de possibles conflits d’intérêts et au peu de supervision de l’une des branches opérationnelles de l’organisation, l’Administration d’aménagement des terres.

Le rapport affirme que sur une période de 15 mois, allant d’août 2014 à octobre 2015, l’organisation a dépensé un tiers de son revenu dans des projets d’aménagement des terres, et « 43 % [de 3,5 milliards de shekels] ont été utilisés pour augmenter ses propres actifs financiers ».

À l’époque, l’organisation était dirigée par Efi Stenzler, et coprésidée par Eli Aflalo.

Des opérations sous examen

Le rapport a mis en évidence deux opérations du JNF/KKL qui nécessitent une enquête.

L'ancien co-président du Fonds national juif Efi Stenzler durant une conférence du parti Labor à Tel Aviv le 17 juillet 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

La première opération consiste en un octroi inapproprié de fonds à l’École d’Ingénierie et de Design Shenkar à Ramat Gan, destinés à mettre sur pied un programme d’ingénierie, d’industrie et de management, dont le coût s’élèverait à 2,2 millions de shekels. Le JNF/KKL a annoncé qu’il contribuerait à hauteur d’un million de shekels par le biais d’un donateur privé mais les documents à ce sujet semblent indiquer que les fonds provenaient directement du JNF/KKL.

Le rapport indique que des enquêtes sur l’incident ont mené à des conclusions contradictoires de la part des responsables, et à une éventuelle tentative de falsification.

La seconde possibilité de criminalité a trait à une série de nominations au sein de l’organisation qui pourraient relever du conflit d’intérêts, notamment la nomination de Zeev Neuman en tant que directeur du conseil, chargé de la collecte de fonds.

Il a été impliqué dans la réalisation d’un projet dans le nord de la ville d’Akko, tout en étant adjoint au maire de la ville.

Le rapport indique qu’à la demande de Shapira, « au regard des divergences importantes qui ont fait surface sur la façon dont est gérée [l’Administration de l’aménagement des terres], il est urgent d’intensifier la supervision gouvernementale au sein des autres opérations [du JNF/KKL]. »

Sans surveillance

L'ancien co-président du Fonds national juif Eli Aflalo, à la Knesset le 16 mai 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La rapport accuse également le gouvernement de ne pas avoir assumé son rôle de superviseur, comme conclu dans l’accord de 1961 avec le JNF/KKL. À cette époque le rôle de gestion des terres du JNF/KKL avait été transféré à la nouvelle Autorité des terres. Ce transfert a permis au JNF/KKL, en collaboration avec l’Administration de l’aménagement des terres, de se concentrer sur ce que le rapport décrit comme sa « tâche centrale », à savoir, l’aménagement des terres qu’il gère.

Dans le cadre de l’accord de 1961, un ministère devait être nommé pour s’assurer de sa mise en application, mais personne n’a jamais été nommé à ce poste, indique le rapport.

De plus, la commission conjointe, qui rassemblait l’État et le JNF/KKL et qui a été établie dans le cadre de l’accord de superviser l’Administration d’aménagement des terres ne s’est pas réunie depuis les années 1970.

La commission conjointe était chargée de s’assurer que les projets de développement de l’Administration de l’aménagement des terres se fassent en accord avec ceux des ministères impliqués, notamment les ministères de l’Agriculture, du Tourisme, et du Développement de la Galilée et du Néguev.

Dimanche, la commission des Lois à la Knesset débattra d’une loi proposée par le député Micky Levi (Yesh Atid) pour davantage de transparence au sein du JNF/KKL.

Dans un communiqué mercredi, Levi a affirmé « le temps est venu d’ouvrir la boite noire dans laquelle le Fonds national juif [JNF/KKL] opère et de révéler les postes de dépenses de son budget ».

Levi a également déclaré qu’il estimait que d’imposer au JNF/KKL l’adoption d’une conduite plus transparente serait un premier pas vers la nationalisation.

TRUMP : c’est parti pour 4 ans ? Plus ? Moins ?

Le président élu des États-Unis, Donald Trump, prête serment comme 45e président le 20 janvier 2017 au Capitole des États-Unis à Washington, DC. (Crédit : AFP / Mark RALSTON)Donald Trump a prêté serment et devient le 45e président américain

Barack Obama a quitté le Bureau ovale, pour la dernière fois ; Le 44e président a laissé une lettre à l’attention de son successeur.  avant d’aller accueillir son successeur Donald Trump et son épouse Melania à la Maison Blanche.

M. Obama est entré dans le Bureau ovale, où travaillent les présidents américains, portant une lettre à l’attention de son successeur qu’il a posée sur le « Resolute desk », un bureau du XIXe siècle utilisé par de nombreux présidents. Ensuite, Barack et Michelle Obama ont pris un thé avec le couple Trump avant de partir ensemble en direction du Capitole pour la cérémonie d’investiture du républicain.

Trump : « Tout commence aujourd’hui ! »

Donald J. Trump a entamé vendredi le rituel qui culminera avec sa prestation de serment sur les marches du Capitole, au coeur de Washington, pour succéder à Barack Obama comme 45e président des Etats-Unis, incroyable épilogue d’une campagne anti-élites qui a pris tout le monde à revers.  « Tout commence aujourd’hui! », a lancé le magnat de l’immobilier dès le lever du jour sur Twitter. « LE MOUVEMENT CONTINUE, LE TRAVAIL COMMENCE ! ».

Incidents provoqués par des manifestants anti-Trump dans le centre de Washington : Plusieurs centaines de manifestants masqués et habillés de noir ont provoqué des incidents dans le centre de Washington, lançant des pierres et cassant des vitrines, ont constaté des journalistes de l’AFP. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Netanyahu espère une alliance « plus forte que jamais » avec Trump

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé vendredi s’attendre à ce que l’alliance avec les Etats-Unis soit « plus forte que jamais » avec l’investiture du président Donald Trump.  Tweet : « Félicitations à mon ami, le président Trump. Je me réjouis à l’idée de travailler étroitement avec vous afin de rendre l’alliance Israël-Etats-Unis plus forte que jamais », a affirmé le Premier ministre sur son compte Twitter peu avant la prestation de serment du nouveau président américain à Washington.

Les membres du gouvernement israélien ont soutenu le projet de déménager l’ambassade à Jérusalem. Trump avait promis de faire cela pendant la campagne électorale et après sa victoire en novembre.  La décision politiquement chargée a cependant provoqué l’indignation parmi les Palestiniens qui voient une partie de Jérusalem comme leur future capitale, et ce jeudi, cette décision a été indirectement condamnée par les ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI, forte de 57 pays-membres).

Le ministre national de l’Infrastructure, Yuval Steinitz, a déclaré vendredi à la radio de l’armée qu’il espérait que l’administration Trump tiendrait leur engagement de déménager l’ambassade à Jérusalem : « Nous prions tous qu’en plus de l’humour et sa vivacité, Trump comprendra le poids de la responsabilité sur ses épaules et se révélera être un président courageux et sérieux », a déclaré Steinitz. « J’espère et je crois qu’il déplacera l’ambassade américaine à Jérusalem. Il est absurde que les ambassades soient à Tel Aviv – les Etats-Unis devraient être les premiers à transférer leur ambassade à Jérusalem, et par la suite d’autres pays feront de même ».

L'ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)

Selon un article publié vendredi dans le quotidien Haaretz, des représentants de Tsahal, de la police et du Shin Bet ont présenté au début de cette semaine au Premier ministre Benjamin Netanyahu et à des hauts responsables du cabinet – parmi eux le ministre de la Défense, Avigdor Liberman et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan – les différents scénarios possibles si l’ambassade était transférée à Jérusalem.

Le Premier ministre a demandé aux responsables de la sécurité de se préparer à cette possibilité dès que le nouveau président aura prêté serment.

 

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TRUMP & POUTINE, maçons bâtisseurs… pour le compte de qui ?

DEMANDE DU SANHÉDRIN

DEMANDE DU SANHÉDRIN

Par Adam Eliyahu Berkowitz – Le 10 novembre 2016

Le Sanhédrin demande à Vladimir Poutine et à Donald Trump de construire le troisième temple à Jérusalem.

« Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin qu’elles ne soient plus fermées. » (Ésaïe 45:1)

Le Sanhédrin appelle le président russe Vladimir Poutine et le président élu américain Donald Trump à unir leurs forces et à remplir leurs rôles bibliques en reconstruisant le Temple Juif à Jérusalem.

Le Rabbi Hillel Weiss, porte-parole du Sanhédrin, a communiqué avec Breaking Israël News pour annoncer que l’élection de Donald Trump, qui a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, couplée avec le désir exprimé par Vladimir Poutine de reconstruire le Temple, a encouragé le tribunal juif à envoyer une lettre aux deux, en leur offrant l’opportunité d’agir comme des personnages modernes de Cyrus : Des rois non-juifs qui reconnaissent l’importance d’Israël et du Temple.

Cyrus le Grand, roi de Perse au sixième siècle avant notre ère, avait annoncé dans la première année de son règne qu’il avait été incité par Dieu à produire un décret pour reconstruire le Temple de Jérusalem.

« Ainsi parle Cyrus, roi des perses : L’Éternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terres, et il m’a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. » (Esdras 1:2)

Cyrus renvoya les Juifs sous son règne en Israël avec une somme considérable d’argent pour reconstruire le Temple.  Le Sanhédrin a l’intention d’inviter les deux dirigeants mondiaux à prendre cet ancien décret biblique et à soutenir le peuple juif dans sa sainte mission.

Le Rabbi Hillel Weiss a expliqué que les élections américaines ont fait du rêve juif éternel une possibilité très réelle.

« Nous sommes prêts à reconstruire le Temple.  Les conditions politiques actuelles, dans lesquelles les deux dirigeants nationaux les plus importants dans le monde soutiennent le droit juif à Jérusalem comme leur héritage spirituel, sont historiquement sans précédent » a déclaré le Rabbi Hillel Weiss à Breaking Israël News.

La lettre du Sanhédrin indique que la victoire historique de Donald Trump était due à son soutien à Jérusalem, et rappelle à Donald Trump sa promesse de faire passer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme la capitale d’Israël.  La Loi sur l’Ambassade de Jérusalem, adoptée au Congrès en 1995, a lancé le déménagement de l’ambassade, mais, chaque président américain depuis ce temps y a opposé son veto.  Le Sanhédrin appelle Donald Trump à retenir son veto après son entrée en fonction.

Le Sanhédrin a également rappelé la connexion de Vladimir Poutine avec le Temple dans sa lettre.  Lors de son troisième voyage officiel à Jérusalem en 2012, Vladimir Poutine a effectué une visite tardive au Kotel (mur des lamentations). Lorsqu’il est arrivé au lieu saint, le dirigeant russe est resté silencieux pendant plusieurs minutes, en offrant une prière personnelle, après quoi il a lu des psaumes d’un livre de prières russo-hébreu.

Un observateur israélien a crié en russe, « Bienvenue, Président Poutine ». Vladimir Poutine s’est approché de l’homme, qui a expliqué l’importance du Mont du Temple et du Temple Juif.  Chadrei Charedim, un site de nouvelles hébreu orthodoxe, a rapporté que Vladimir Poutine avait répondu : « C’est exactement pour cette raison que je suis venu ici ; Prier pour que le Temple soit reconstruit. »

Après ce remarquable échange, le Sanhédrin a envoyé une lettre à Vladimir Poutine lui demandant d’accomplir sa prière.  À l’époque, le président Poutine n’a pas répondu à la demande du Sanhédrin, mais, maintenant que le nouveau président américain est un allié potentiel pour le projet, le Sanhédrin estime qu’il est temps pour Vladimir Poutine de jouer un rôle actif dans la reconstruction du Temple.

En plus de ses demandes concernant le Temple, le Sanhédrin appelle également Vladimir Poutine et Donald Trump à renouveler la résolution de 1920 de la Société des Nations, connue sous le nom de traité de San Remo, qui permettait essentiellement la création d’un État Juif en divisant l’Empire Ottoman.  Elle incorporait la Déclaration Balfour, émise par la Grande-Bretagne en 1917, qui  donnait la reconnaissance officielle et le soutien pour la création d’Israël.

Le président américain Calvin Coolidge a ratifié l’accord de San Remo en 1925, rendant ainsi la reconnaissance d’un État Juif juridiquement contraignant par la loi américaine.  Le Sanhédrin a souligné que c’était impératif, en ce moment, lorsque l’Autorité Palestinienne tente de réécrire l’histoire mondiale en faisant une campagne contre la Déclaration Balfour, de renforcer l’engagement historique américain envers l’état d’Israël en adoptant à nouveau l’accord.

Le Rabbi Hillel Weiss a souligné que soutenir les revendications juives envers Jérusalem apporteraient d’énormes avantages pour la Russie et l’Amérique, ainsi que pour le monde entier.

« Les dirigeants de la Russie et de l’Amérique peuvent conduire les nations du monde entier vers la paix mondiale en reconstruisant le Temple, source de toute paix » a expliqué le Rabbin Hillel Weiss.  « Cela compensera les honteuses résolutions de l’UNESCO qui sont à l’origine de l’augmentation de la terreur et de la violence ».

Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Culture et la Science (UNESCO) a adopté deux résolutions qui renient toute connexion entre la ville de Jérusalem et le peuple juif, en cédant à l’Islam le monopole religieux sur de nombreux sites sacrés du Judaïsme.

L’actualité du Mont du Temple et de la mosquée Al Aqsa

Le roi Abdallah de Jordanie à la conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, le 12 février 2016. (Crédit : capture d'écran)Le roi de Jordanie jure de protéger les lieux saints de Jérusalem : “La Jordanie restera aux avant-postes de la défense des causes arabes et musulmanes, » a déclaré Abdallah II
Le roi Abdallah de Jordanie à la conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, le 12 février 2016. (Crédit : capture d’écran)

“La Jordanie restera aux avant-postes de la défense des causes arabes et musulmanes et nous continuerons à assurer notre devoir historique de sauvegarde des sites musulmans et chrétiens à Jérusalem”, a-t-il déclaré lors de son discours.

Cette allocation survient alors qu’à Jérusalem, les législateurs israéliens se sont réunis lors une conférence pour permettre un plus grand accès des Juifs au mond du Temple, sans parler de la prière, question sensible qui serait susceptible de provoquer la colère de la Jordanie et du reste du monde arabe et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est engagé à interdire au nom du maintien du statu quo sur le lieu saint.

Le ministre de l’Agriculture Uri Ariel (Habayit Hayehud) a appelé Netanyahu à ouvrir les portes du mont au Temple aux Juifs.

“Assez de honte, assez d’insultes, assez de manqué de souveraineté”, a-t-il clamé.

Gilad Erdan le 18 mai 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)Erdan : Le statu quo au mont du Temple n’est pas une bonne chose, mais ne changera pas ». 
Gilad Erdan le 18 mai 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Faisant la distinction entre son point de vue personnel sur le sujet et ses responsabilités professionnelles, Erdan a dit : « De mon point de vue, notre droit au mont du Temple est inébranlable ».

“Le mont du Temple est le lieu le plus saint pour le peuple juif”, a-t-il ajouté.

Le ministre, qui supervise la police, a expliqué que le statu quo “est discriminatoire envers les Juifs. Que pouvez-vous y faire ? C’est la vérité”.

Mais il a souligné que ni la police ni un seul législateur ne pourront parvenir à changer ce statu quo, mais seulement le “leadership politique”, semblant faire ainsi référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Il a déclaré que la situation au mont du Temple, ces derniers mois, a vu « des changements, et des changements pour le meilleur », ajoutant « qu’il est très heureux » que davantage de Juifs viennent visiter le site.

Moshe Gafni, député de Yahadout HaTorah, pendant une réunion de la commission des Affaires internes de la Knesset sur un projet de loi modifiant les régulations de l'utilisation des mikvés, à Jérusalem, le 6 juin 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)Gafni à Netanyahu : “maintenez l’interdiction des visites au mont du Temple”  Le député ultra-orthodoxe demande au Premier ministre d’empêcher “la profanation du lieu saint”, alors que la police a recommandé de lever les restrictions faites aux députés
Moshe Gafni, député de Yahadout HaTorah, pendant une réunion de la commission des Affaires internes de la Knesset sur un projet de loi modifiant les régulations de l’utilisation des mikvés, à Jérusalem, le 6 juin 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Dans une lettre obtenue par la radio militaire, Moshe Gafni, député de YaHadout HaTorah, a écrit que monter sur le lieu saint « était une profanation de l’endroit qui est le plus lié au peuple juif et le plus saint d’entre eux ».

La police israélienne aurait proposé mardi d’autoriser à nouveau les visites de ministres et de députés sur le mont du Temple à certaines conditions. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait réunir les responsables de la sécurité pour examiner les recommandations de la police.

Gafni s’est exprimé mercredi contre la levée de l’interdiction, qui avait été imposée en octobre dernier et régulièrement renouvelée depuis. « A cause de nos pêchés, le Temple a été détruit et il existe une prohibition punissable d’aller sur le mont du Temple », a écrit le député au Premier ministre.

L’interdiction actuelle est importante « à la fois pour des raisons politiques, et la manière dont le monde le perçoit, et pour des raisons de sécurités, et les incitations [à la haine] qui suivent ces visites, principalement de la part du monde musulman, mais pas seulement, a-t-il affirmé. L’objet principal est qu’il n’y en a pas besoin. Cela ne démontre pas de souveraineté. Au contraire, cela profane l’endroit qui est le plus lié au peuple juif et le plus saint d’entre eux. »

Les rabbins orthodoxes interdisent traditionnellement à leurs fidèles de monter sur l’emplacement des deux Temples bibliques pour des questions de pureté rituelle.  Ces dernières années, les rabbins plus étroitement associés aux sionistes religieux et au mouvement des implantations ont défendu le fait de pouvoir monter sur le mont du Temple, et d’y prier, pour établir une présence juive sur le site, qui accueille le troisième lieu saint de l’islam, la mosquée Al-Aqsa.

La loi israélienne permet aux juifs de visiter le mont du Temple mais pas d’y prier, dans le cadre d’un accord de « statu quo » mis en place par Israël après sa prise de la Vieille Ville de Jérusalem à la Jordanie en 1967.

JERUSALEM ou la promesse déjà oubliée de TRUMP ?

Donald Trump,alors  candidat républicain à la présidentielle américaine, devant la conférence politique 2016 de l'AIPAC, à Washington, D.C., le 21 mars 2016. (Crédit : AFP/Saul Loeb/Getty Images via JTA)Que devrait faire Trump pour déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem ? Rien du tout… car pour mettre en place la loi américaine de 1995 sur le déplacement, il suffit au président de ne pas signer d’exemption. L’imprévisible président élu ne fera-t-il pas ce que ses prédécesseurs ont déjà fait 35 fois ?

Dans une vingtaine de jours, Barack Obama fera quelque chose qu’il a déjà fait quinze fois pendant ses deux mandats de président des Etats-Unis, quelque chose que les Israéliens espèrent que son successeur, Donald J. Trump, ne fera pas même une fois : il signera une exemption présidentielle interrompant son obligation légale de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Citant les « pouvoirs qui me sont conférés en tant que président par la Constitution et les lois des Etats-Unis », Obama déterminera une fois encore « qu’il est nécessaire, afin de protéger les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis », de suspendre la décision de 1995 du Congrès qui reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël, et y transfère son ambassade et la résidence de l’ambassadeur.

Obama n’est pas le premier président à signer cette exemption. Bill Clinton et le chrétien born-again George W. Bush l’ont fait deux fois par an, trahissant ainsi continuellement leurs propres promesses électorales.

Mais Trump est un joker, et plus d’une semaine après avoir remporté l’élection, il n’a toujours pas été précisé quelle politique il adopterait pour le Moyen Orient, ni s’il adhèrera au dogme diplomatique largement accepté et rejoindra la liste des présidents qui repoussent le déplacement de l’ambassade tous les six mois, ou s’il tiendra réellement sa promesse de campagne et ordonnera le déménagement. « Quand il s’agit de politique étrangère, il semble avoir certains instincts, mais ses positions exactes ne sont pas très claires », a déclaré Jonathan Rynhold, expert en politique américaine de l’université Bar-Ilan.

« C’est vraiment impossible à savoir. Il a dit tant de choses, et presque tout ce qu’il a dit, il l’a contredit à un autre moment », a-t-il ajouté.

Ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)L’argument le plus souvent cité contre la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d’Israël et le déplacement de l’ambassade dans la ville est que c’est une mesure qui ne devrait être prise qu’après la conclusion d’un accord de paix israélo-palestinien.

Le statut de Jérusalem est sujet à des négociations bilatérales, affirment généralement les diplomates, et déplacer l’ambassade, un geste envers Israël, avant la signature d’un accord sur le statut final irriterait fortement Ramallah, envoyant ainsi un processus de paix déjà moribond à une mort certaine, susciterait la colère du monde arabe, et déstabiliserait ainsi la région toute entière.

« Cela pourrait également sévèrement nuire à l’image de Washington en tant que négociateur honnête du conflit israélo-palestinien », a déclaré Rynhold.

L'ancien président américain Bill Clinton et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 30 octobre 2015. (Crédit : GPO)

« J’ai toujours voulu déplacer notre ambassade à Jérusalem Ouest », avait déclaré le président Bill Clinton en 2000, quelques mois avant la fin de son second mandat. « Je ne l’ai pas fait parce que je ne voulais rien faire qui puisse ébranler notre capacité à aider à négocier une paix durable, juste, et sure pour les Israéliens et pour les Palestiniens. »

Mais Trump, qui a fait campagne sur la promesse de faire les choses autrement, pourrait jeter ces traditionnels axiomes par la fenêtre. Bien qu’il se présente comme un fervent partisan d’Israël, il a à un moment pendant la campagne (en février) suggéré qu’il laisserait Israéliens et Palestiniens conclure un accord de paix par eux-mêmes, sans prendre vraiment position sur le conflit, a rappelé Rynhold. « Comment le déplacement de l’ambassade s’intègre-t-il là-dedans ? Je ne pense pas qu’il le sache. »

Certes, le magnat de l’immobilier de Manhattan avait déclaré sans équivoque devant la conférence politique de l’AIPAC en mars qu’il comptait « déplacer l’ambassade américaine dans la capitale éternelle du peuple juif, Jérusalem. » Pendant un entretien télévisé ce même mois, il avait ajouté qu’il voulait le faire « assez rapidement ». Cependant, peu après la victoire de Trump le 8 novembre, Walid Phares, l’un de ses conseillers en politique étrangère, avait semblé revenir sur cette promesse de relocaliser l’ambassade.

« Beaucoup de présidents des Etats-Unis se sont engagés à le faire, et il a lui aussi déclaré qu’il le ferait, mais il le fera dans le cadre d’un consensus », a déclaré Phares, entraînant une certaine confusion. Il avait ensuite précisé qu’il parlait d’un consensus aux Etats-Unis, mais ce qu’il entend par cela reste encore quelque peu obscur, puisqu’il existe un large soutien bipartisan au Congrès pour le déplacement de l’ambassade. Comme les positions de Trump en politique étrangère sont au mieux floues, beaucoup dépendra de qui seront ses plus proches conseillers, selon Ilan Goldenberg, directeur du programme de sécurité du Moyen Orient au Centre pour une nouvelle sécurité américaine.

« Si Donald Trump nomme des gens comme Stephen Hadley [ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis] ou Bob Corker [président de la commission des Relations extérieures du Sénat], nous verrons la continuité. Ce sont des personnes qui le font depuis des années et appartiennent au consensus de Washington. Ils comprennent qu’il y a une raison pour laquelle les Etats-Unis n’ont pas déplacé leur ambassade, et par conséquent je ne pense pas qu’il y aura de changement », a déclaré Goldenberg. « Cependant, s’il nomme des personnages plus originaux, alors tout est possible », a-t-il ajouté.

Israël a déclaré la partie occidentale de Jérusalem sa capitale en 1950. En 1980, 13 ans après avoir pris la partie est de la ville pendant la guerre des Six Jours, la Knesset a voté une loi déclarant que sa capitale était « Jérusalem unifiée ». Mais puisque la communauté internationale refuse de reconnaitre l’annexion israélienne de Jérusalem Est, les nations du monde ont transféré leurs ambassades à Tel Aviv, Ramat Gan ou Herzliya.  Avant l’élection présidentielle américaine de 1992, Bill Clinton avait promis de transférer l’ambassade. Quand il n’a pas tenu sa promesse, les deux chambres du Congrès ont voté le Jerusalem Embassy Act de 1995 à une écrasante majorité. Depuis, trois présidents consécutifs ont appliqué leur exemption 35 fois.

 

 

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TRUMP (7) : un autre point de vue… moins angélique !

Jonathan A. Greenblatt, président de la Ligue anti-diffamation (ADL), à Los Angeles, le 6 novembre 2014. (Crédit : ADL)Le chef de l’ADL : l’antisémitisme américain pire qu’à n’importe quelle époque depuis 1930 : Jonathan Greenblatt a fait le lien entre la hausse de l’antisémitisme et celle de la haine envers les minorités

Jonathan A. Greenblatt, président de la Ligue anti-diffamation (ADL), à Los Angeles, le 6 novembre 2014. (Crédit : ADL)

Jonathan Greenblatt affirme que des courants à la fois à l’extrême droite et à l’extrême gauche ont conduit à une résurgence de l’antisémitisme.

Il a mentionné la plate-forme du Mouvement pour les Vies Noires (Black lives matter), publiée cette année, qui a accusé Israël de génocide. Greenblatt a également détaillé les attaques antisémites qui ont augmenté pendant la campagne présidentielle de 2016, évoquant la nomination de Stephen Bannon comme chef de la stratégie du président Donald Trump.

Bannon était le président de Breitbart News, un site internet qualifié de « plateforme d’autre droite », un mouvement flou de l’extrême droite dont les soutiens naviguent entre le nationalisme blanc, des positions anti-immigration et le mépris du « politiquement correct ».

Stephen Bannon (Crédit : capture d'écran YouTube)

« La communauté juive américaine, notre communauté, n’a pas vu ce niveau d’antisémitisme dans le discours politique et public depuis 1930, explique Greenblatt. Tristement, cela correspond aussi à des niveaux de haine en augmentation envers d’autres minorités aujourd’hui ».

Le chef de l’ADL rajoute : « si Trump fiche les Musulmans, je m’inscris… En tant que Juifs, nous savons ce que cela signifie d’être fichés, ou ciblés, d’être considérés comme différents », a rappelé Greenblatt. S’exprimant à l’ouverture de la conférence de la Ligue Anti-Diffamation sur l’antisémitisme à New York, Greenblatt fait référence l’histoire apocryphe du roi du Danemark qui aurait promis de porter une étoile jaune si on le demandait aux Juifs du Pays Scandinave.

Une pétition appelant les Fédérations Juives d’Amérique du Nord à dénoncer la nomination par Trump de Stephen Bannon rassemble 1 700 signatures en deux jours. La pétition, lancée mardi par un nouveau groupe appelé la Communauté Juives d’Actions Contre la Haine, appelle la JFNA, qui rassemble 151 fédérations juives locales, à condamner la nomination de Bannon, que le président Donald Trump a choisi comme son chef de la stratégie dimanche.

Les associations de défense des droits civiques, de lutte contre le racisme et des députés ont dénoncé la nomination de Bannon. Ils l’accusent d’avoir alimenté l’extrême-droite quand il était rédacteur en chef du site internet Breitbart News. Les groupes ultra-nationalistes sont cependant ravis du rôle qu’il jouera à la Maison Blanche.

Côté réactions arabes : certains politiques palestiniens gardent espoir qu’un président républicain puisse les surprendre. Ils remarquent, en privé, que certains présidents républicains, comme George W. Bush, avaient adopté une position dure envers Israël et les implantations. Et ils affirment que Trump ne tiendra jamais sa promesse de campagne de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le monde arabe étonnamment satisfait de la victoire de Trump. Beaucoup d’états arabes en veulent à Clinton pour son soutien au Printemps arabe et aux Frères musulmans en Egypte

Cette satisfaction se retrouve dans d’autres pays arabes, dont ceux du Golfe, et même en Arabie saoudite, qui n’ont pas oublié ou pardonné à Clinton et au président américain Barack Obama leur soutien au Printemps arabe. Les dirigeants arabes n’ont jamais pu comprendre la position adoptée par Clinton, qui était alors secrétaire d’Etat, et a soutenu l’élection démocratique des Frères musulmans au Caire en 2012.

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