La guerre avec le HAMAS se profile…

Hamas

 Analyse: Israël et le Hamas dans une course contre la montre

Le gouvernement américain va investir 120 millions de dollars dans un projet conjoint avec Israël pour le développement et la fabrication d’un système capable de détecter les tunnels, suite à l’approbation du Congrès pour le transfert des fonds nécessaires. Israël va investir un montant similaire. S’il y avait eu l’ombre d’un doute quant à l’efficacité des nouvelles technologies inventées, le Congrès n’aurait pas approuvé le transfert d’un seul centime.

Le vice-ministre américain de la Défense s’est rendu en Israël il y a quelques semaines et a vu les premiers balbutiements du projet anti-tunnel autour de la bande de Gaza. Impressionné, il a débloqué 40 millions de dollars pour couvrir la première année du projet.

Les Etats-Unis ont besoin d’un tel système à leur frontière avec le Mexique et avec l’implication des Américains dans le projet, les chances sont bonnes pour qu’il progresse en Israël. L’injection de l’argent et de la technologie américaine vont raccourcir le processus et le système sera mis à jour. Cela signifie qu’il sera déployé plus rapidement. Dans quel délais exactement? Le Hamas paierai beaucoup d’argent pour connaître ce secret.

Al Qassam BrigadeIsraël est dans une course contre la montre pour terminer le projet et faire fonctionner le système à son niveau optimal. Il est supposé être capable de détecter s’il y a creusement ou toute autre activité, jusqu’à une profondeur de plusieurs dizaines de mètres.

Al Qassam Brigade
« Des membres du Hamas sous un tunnel »

 

Le Hamas est aussi dans sa propre course contre la montre. Du point de vue de l’organisation, elle a déjà fini ses préparatifs pour une confrontation militaire avec Israël et se demande maintenant quand sera le meilleur moment pour qu’elle ait lieu. Et ce calendrier sera grandement affecté par le rythme auquel le projet israélien progresse.

Le Hamas prépare une attaque surprise. S’ils croient qu’Israël a une solution qui exhibera ses tunnels sur la place publique, cela les poussera à lancer une attaque. Et c’est précisément ici qu’est la mauvaise nouvelle: deux trains accélèrent l’un vers l’autre et la collision est susceptible d’avoir lieu dans quelques mois. L’armée israélienne a déjà évalué cette possibilité.

Une série de décisions et d’événements survenus au cours des dernières semaines témoignent de la préoccupation que la prochaine série de combats entre Israël et le Hamas arrivera tôt ou tard. Cela a commencé avec les médias, en particulier en Israël, assurant que des tunnels du Hamas ont déjà pénétré en territoire israélien.

Récemment, l’effondrement d’un tunnel a tué sept personnes. Même s’il n’a pas été précisé où se situait ce tunnel, il est clair qu’il avait pénétré le territoire israélien. Les affirmations hâtives qui ont découlé de cet incident ont poussé le Hamas à accélérer considérablement ses activités de creusage, conduisant à un accident.

Ce récent accident a embarrassé la direction du Hamas. Au début, ils ont couvert les décès et transformé l’effondrement en un héroïque « accident opérationnel ». Ismaïl Haniyeh a prononcé un rare discours dans lequel il a détaillé les préparatifs militaires de son mouvement pour une guerre contre Israël.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou n’a pas non plus manqué de saisir l’occasion. Le leader de l’opposition, Isaac Herzog, a lancé un appel pour attaquer les tunnels? Netanyahou va lui démontrer comment il faut menacer le Hamas en créant le sentiment que la guerre est aux portes. Et les politiciens israéliens visitent les communautés frontalières, où ils reconnaissent que l’inquiétude est palpable, sans toutefois divulguer aucune information précise.

Le Hamas est témoin de tout cela et est convaincu qu’Israël se prépare à lancer l’assaut. Cette paranoïa pourrait entraîner le même type d’erreur qui a précédé l’opération « Bordure protectrice » en 2014 et conduit à une guerre de 51 jours.

Alex Fishman est analyste et spécialiste des questions de défense.

 

Poursuivre la lecture ‘La guerre avec le HAMAS se profile…’ »

Bilan de 8 ans d’OBAMA selon Albert Soued de www.nuitdorient.com

Afficher l'image d'origineEn 2016, le président américain ne laissera ni les Etats-Unis ni la Terre dans l’état où il les a trouvés en 2008 ! Obama voulait un monde sans gendarme, créant ainsi un chaos dans lequel pouvait s’engouffrer tout islam conquérant, qu’il soit le fait des Frères Musulmans – qu’il a fortement encouragés de 2011 à 2013 – ou des ayatollahs iraniens. L’Egypte du maréchal al Sissi ayant déjoué ses projets avec la Confrérie, Obama a fini par miser sur l’Iran des ayatollahs et signé un accord avec l’Iran, donnant à ce pays toute latitude d’acquérir en temps opportun l’arme nucléaire… Obtenu malgré l’opinion du peuple et du Congrès opposée, l’accord nucléaire avec l’Iran est fallacieux et dangereux pour la Sécurité nationale américaine.

Le Moyen Orient est en flammes, l’Etat islamique (EI), début d’un califat mondial, est installé en Syrie, en Irak, au Sinaï, en Libye, dans une partie de l’Afrique noire et bientôt en Afghanistan. Partout sous l’EI, les Chrétiens et les minorités sont sauvagement éliminés. L’antisémitisme arabe renaît de ses cendres et va en s’amplifiant, grâce à la propagande palestino-jihadiste. Le conflit séculaire entre les deux grandes factions de l’Islam, la sunna, représentée par l’Arabie saoudite et la shiah, représentée par l’Iran, reprend force et vigueur, suite à la décapitation par les saoudiens d’un éminent sheikh shiite local, Nimr Baqer al Nimr, après une décennie d’enfermement.

Grâce au discours d’encouragement fait à l’Université d’al Azhar, par Barack Hussein Obama, au Caire en 2009, la menace radicale islamiste couvre aujourd’hui le monde entier. Le seul palmarès d’Obama, l’élimination d’Osama ben Laden, s’est révélé un flop, puisqu’il a donné naissance à une série de groupes terroristes, puis à l’EI. Partout ailleurs dans le monde la réputation des Etats-Unis est en baisse, ses anciens alliés ne lui font plus confiance et les nouveaux amis les défient.

Sur le plan intérieur, la situation n’est pas meilleure. Dans ses décisions, Obama a méprisé l’Armée, la Constitution et la Déclaration d’indépendance. Les campus universitaires sont envahis par des immigrés qui imposent leur culture qui n’a rien d’américain. Selon un candidat républicain aux prochaines élections présidentielles de novembre 2016, Donald Trump, le flot autorisé et ininterrompu de réfugiés syriens est un formidable Cheval de Troie, une armée potentielle de 200 000 jihadistes ! Au point que ce candidat préconiserait la fermeture des frontières à tout Musulman non autorisé. Le journaliste Daniel Pipes, quant à lui d’un ton très sérieux, proposerait plutôt des interrogatoires enregistrés et répétés, avec détecteur de mensonge et analyse du comportement sur une longue période….

Voilà où nous sommes rendus après 7,5 ans de politique partisane et tendancieuse de l’administration Obama. Avec un dernier discours d’Etat de l’Union devant le Congrès qui n’était qu’un flot de phrases irréelles, tissées dans une fausse utopie libérale, et prononcées au moment où l’Iran montrait au monde entier des images de marins américains faits prisonniers sur leur bateau, les mains derrière la tête, une arme rivée sur leur tempe. Après les excuses du chef du Département d’Etat, John Kerry, à l’Iran, pour avoir approché de trop près ses eaux territoriales, le rabaissement des Etats-Unis, autrefois une nation fière, n’est plus à démontrer.

Une lueur d’optimisme : l’intervention musclée russe, ainsi que le renforcement des effectifs français ont permis de bombarder les champs pétrolifères occupés et de faire reculer l’EI sur le plan financier et territorial en Syrie. Mais les 2 pays l’ont payé cher. La Russie a perdu un avion civil au Sinaï, rempli de vacanciers rentrant à St Petersbourg. La France a subi des attentats meurtriers à Paris en novembre. Grâce à l’intervention des peshmergas kurdes et de l’armée qui a retrouvé son énergie, l’EI a aussi perdu du terrain en Irak. Certains commentateurs se hasardent à dire que l’EI est en perte de vitesse, ne réussissant à recruter que des femmes, notamment en France…

Barack Obama veut clore son mandat sur une note pro-musulmane, comme il avait commencé, lors de son discours à l’Université d’al Azhar en juin 2009, et «rendre hommage à la contribution de l’Islam à la nation américaine et réaffirmer la liberté de culte », en visitant la mosquée de Baltimore. Un imam de cette mosquée, Adham Al-Sheikh, était membre de la Confrérie des Frères Musulmans au Soudan et avait exprimé en 2004 son soutien aux attentats terroristes contre Israël.

Mais les Américains doivent veiller au grain, car des bruit courent que l’administration Obama est en train de préparer  » des élections truquées  » pour faire élire présidente, Hillary Clinton, alors que son mentor briguerait la tête des Nations Unies, en remplacement de Ban Ki Moon… !

BAN KI MOON vs NETANYAHOU

BIBI NETANYAHOU DÉGOMME BAN KI-MOON, LE SECRÉTAIRE GÉNRÉAL DE L’ONU

BIBI NETANYAHOU DÉGOMME BAN KI-MOON, LE SECRÉTAIRE GÉNERAL DE L’ONU

Répondant aux remarques habituellement plus inspirées du secrétaire général de l’ONU à propos de la situation en Judée Samarie, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a formulé cette lourde accusation, hier mardi 26 janvier 2016 :

Par Jean-Patrick Grumberg - Le 27 janvier 2016

« Les remarques du secrétaire général encouragent le terrorisme »

Ban Ki-moon, perdant la hauteur de vue, la neutralité et le recul que son poste devrait lui imposer, s’est laissé tenter par la propagande anti-israélienne pour condamner « l’entreprise israélienne dans les territoires », l’a qualifiant d’« acte de provocation » qui « soulève des questions fondamentales sur les intentions d’Israël à une solution à deux États. »

En réponse, Netanyahou a ramené le sujet à la « réalité réelle » dont s’est écarté le secrétaire général et lui a tapé sur les doigts : « Les remarques du secrétaire général de l’ONU encouragent le terrorisme. Rien ne justifie le terrorisme. Les assassins palestiniens ne veulent pas construire un État, ils veulent détruire un État et ils le disent ouvertement. Ils veulent assassiner des juifs simplement parce qu’ils sont juifs, et ils le disent ouvertement. Ils n’assassinent pas pour la paix, et ils n’assassinent pas pour les Droits de l’homme. L’ONU a perdu sa neutralité et son autorité morale depuis longtemps, et les remarques du secrétaire général n’améliorent pas la situation. »

Netanyahou sait parfaitement que son commentaire ne fera pas sortir Ban de sa réalité virtuelle. Il sait qu’à l’ère internet, personne n’a d’excuse à ne pas être informé. Il n’est pas difficile, pour celui qui veut les entendre, de trouver les appels au meurtre de juifs et à la destruction d’Israël faits par les dirigeants palestiniens. Cependant, son commentaire n’est pas inutile : ça ne fait jamais de mal de montrer au menteur qu’on connait son mensonge, au fourbe de dénoncer sa fourberie, à l’hypocrite son hypocrisie, et à l’homme injuste sa mauvaise foi, fut-il secrétaire général des Nations unies, ou dirais-je, particulièrement s’il est secrétaire des Nations unies.

Source : Dreuz.info.
 
Quelques minutes seulement après que Netanyahu ait critiqué Ban Ki-moon, le chef du parti Yesh Atid, Yaïr Lapid, a également fustigé le Secrétaire général de l’ONU.

Lapid a déclaré dans un communiqué : « décrire l’actuelle vague de terreur comme une ‘réponse naturelle à l’occupation’. Il y a des millions de personnes dans le monde dont la vie est plus difficile que celle des Palestiniens. En Afrique, en Asie, au Moyen-Orient. Il y a des centaines de millions de personnes dans le monde pour lesquelles l’ONU n’a pas créé un organisme spécial et à qui l’ONU n’a pas envoyé des milliards de dollars (et s’est tenu de côté pendant que tout un gouvernement corrompu le volait).

Poursuivre la lecture ‘BAN KI MOON vs NETANYAHOU’ »

« Vous avez aimé le Krach de 2008… vous aimerez le suivant! »

AVERTISSEMENT DES GRANDES BANQUES

Par Daniel Jennings – Le 15 janvier 2016

Les investisseurs doivent vendre la totalité de leurs actions parce qu’un effondrement cataclysmique, comme celui de 2008, est imminent ; C’est ce que disent les économistes d’une des plus grandes banques du monde, la Royal Bank of Scotland (RBS).

« Vendez tout à l’exception des obligations de haute qualité » déclare l’Hebdomadaire des Taux Européens, préparé par l’équipe de recherches des tarifs de la Royal Bank of Scotland.  « Nous avons averti dans les hebdomadaires passés que tout cela ressemblait à 2008.  Nous dépoussiérons notre vieux mantra : Il s’agit de retour de capital, pas de retour sur le capital. »

Aux États-Unis, le Dow Jones Industrial Average a chuté de plus de 400 points vendredi matin.

Une combinaison des bas prix du pétrole, l’effondrement des prix des matières premières, l’augmentation de l’inégalité des revenus et du ralentissement économique de la Chine, provoquera une répétition de la crise financière de 2007-2008, a prédit Andrew Roberts, dirigeant de l’économie européenne pour la Royal Bank of Scotland.

Andrew Roberts dit qu’un tel effondrement est imminent dans un proche avenir.

Voici un regard plus détaillé sur la raison pour laquelle la Royal Bank of Scotland dit qu’un effondrement s’en vient :

La chute des prix du pétrole.  Les experts de la Royal Bank of Scotland croient que le pétrole baissera à $16 le baril.  (Il s’échangeait aux alentours de $30 le baril le 14 janvier).  La chute des prix du pétrole entraîne une baisse de la valeur des stocks de pétrole et affaiblit les compagnies pétrolières.  Royal Dutch Shell a vu ses revenus baisser de $11,87 milliards au cours de l’été 2015.  Les compagnies pétrolières ont déjà mis à pied environ 90.000 employés aux États-Unis.  Certains experts, y compris le Wall Street Journal de Nicole Friedman, pensent que les prix du pétrole pourraient tomber jusqu’à $10 le baril.

Les prix des produits de base dévastent des industries entières, comme les mines et l’agriculture.  Bloomberg estime que les stocks des mines ont perdu $1,4 trillions en valeur entre 2011 et 2015.  Les prix des deux principales cultures de l’Amérique pour l’exportation, le soja et le maïs, ont chuté de moitié depuis 2012, a dit Bloomberg.

L’économie chinoise est en baisse.  Les prix de matières premières sont en baisse en partie parce que l’économie ralentit en Chine, le plus grand marché mondial de produits de base, incluant les minéraux et les denrées alimentaires. Le Los Angeles Times a rapporté que des dizaines d’usines à Shenzhen, un des plus grands centres industriels de la Chine, ont fermé leurs portes au cours des derniers mois.  Même Apple envisage de réduire la production de ses iPhone en raison de la faiblesse de la demande.  Certaines usines chinoises ont fermé sans même avoir payé leurs travailleurs.  Les actions chinoises ont perdu 10% de leur valeur en 2016.

Après un effondrement, aurez-vous assez de nourriture ?

Le monde est trop endetté.  La dette de la Chine a quadruplé entre 2007 et 2014, passant de $7 trillions à $28 trillions.  Cela signifie que la dette de la Chine dépasse désormais la production économique des États-Unis.

D’autres économies ailleurs dans le monde ralentissent.  Le Vénézuéla souffre déjà d’une hyperinflation, elle était à 180 pour cent en octobre, et la Russie avaient un taux d’inflation de 12,9% en 2015 et le rouble a perdu la moitié de sa valeur au cours de l’année.  Le Brésil, au début de janvier, connaissait un taux d’inflation de 10,67%, selon Bloomberg.

Il semble que l’année 2016 ne va pas être une très bonne année pour les investisseurs.

Êtes-vous préoccupés par l’économie ?  Plus de 90% des clients n’auront pas accès à leur argent lorsque tout le monde se précipitera vers les banques.

Source : OffTheGridNews

Poursuivre la lecture ‘« Vous avez aimé le Krach de 2008… vous aimerez le suivant! »’ »

Israël et ses nouveaux alliés en Méditerranée

La Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie et la Roumanie établissent un front pro-israélien

La Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie et la Roumanie ont passé un accord avec l’État hébreu pour défendre ses positions au sein de l’Union européenne.

Le 18 janvier, ces cinq États ont fait bloc pour contraindre les ministres européens des Affaires étrangères de retirer toute critique envers Israël du communiqué final de leur sommet mensuel .

Le 29 janvier 2016, Chypre, la Grèce et Israël sont convenus d’un accord pour construire un gazoduc et exporter du gaz au sein de l’Union européenne. Pour ces deux États, il s’agit d’un retournement complet de politique à l’initiative d’Aléxis Tsípras.

- “Cyprus – Israel – Greece Trilateral Summit Declaration”, Voltaire Network, 28 January 2016.
- “Birth of a Geopolitical Bloc : The Israel-Greece-Cyprus Axis”, Haaretz, January 31, 2016

Poursuivre la lecture ‘Israël et ses nouveaux alliés en Méditerranée’ »

Tensions Irano-saoudo-turco-russes : ça s’emballe vue de l’OTAN !

Ce qui se passe sur la frontière turco-syrienne laisse entrevoir d’intenses préparations à une incursion turque en Syrie, a annoncé jeudi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. «Nous avons de bonnes raisons de soupçonner d’intenses préparations de la Turquie à une incursion militaire sur le territoire d’un Etat souverain, la République syrienne arabe… Nous remarquons de plus en plus de signes de préparation des militaires turcs pour agir activement sur le territoire syrien», a annoncé Igor Konachenkov aux journalistes.

Plus tôt, le ministère russe de la Défense avait présenté à la communauté internationale les preuves vidéo montrant que l’artillerie turque bombardait des villes syriennes au nord de Lattaquié.
A Moscou, tout le monde est étonné que le Pentagone et l’OTAN n’aient pas réagi à ces éléments, a fait savoir le ministère de la Défense. Et en ce qui concerne la Turquie, «de sa part, ce n’est pas professionnel de penser qu’elle réussira à couvrir ce qui se passe dans la région», estime Igor Konachenkov. Pour lui, la Turquie essaie de dissimuler ses activités illégales sur la frontière avec la Syrie et à cause de cela a annulé le vol de reconnaissance qu’un avion russe devait effecteur au-dessus de cette portion de territoire. La Turquie a confirmé jeudi avoir interdit  un vol d’observation russe dans son espace aérien proche de la Syrie, arguant des « raisons de sécurité » et affirmant que les deux pays, en pleine crise diplomatique, n’étaient pas parvenus à s’entendre sur son itinéraire «De tels pas effectués par un pays-membre de l’OTAN ne contribuent pas au renforcement de la confiance et de la sécurité en Europe», a-t-il ajouté.

Les forces turques avaient déclaré à plusieurs reprises qu’elles bombardaient la région frontalière syrienne en affirmant qu’il s’agissait de territoires contrôlés par Daesh. Il s’agissait de représailles après que des obus ont tué deux personnes près d’une école turque à la frontière syrienne. Cependant, selon les informations du ministère russe de la Défense, ces tirs ne touchent pas seulement les terroristes, mais aussi des localités et leur population.

L’Arabie saoudite serait prête à se joindre à toute opération terrestre en Syrie si la coalition menée par Washington dont elle fait partie prenait une telle décision, a déclaré jeudi à l’AFP un général saoudien. « S’il y a une volonté de la part de la coalition de lancer une opération terrestre, nous y contribuerons de façon positive », a déclaré à l’AFP le général Ahmed al-Assiri. Le général Assiri est le porte-parole d’une coalition distincte, dirigée par Riyad et qui mène des frappes meurtrières contre le Yémen.

En réaction, le chef du Pentagone, Ashton Carter, a accueilli favorablement la proposition saoudienne. « C’est une nouvelle que nous jugeons vraiment bienvenue », a-t-il dit lors d’une visite à la base aérienne de Nellis, dans le Nevada. Il a ajouté que l’offre saoudienne serait discutée avec des responsables saoudiens la semaine prochaine, à Bruxelles.

Le lancement d’une opération terrestre en Syrie sans le feu vert de Damas sera un « acte d’agression », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Damas.

Interrogé sur l’annonce par le régime saoudien de sa disposition à envoyer des forces en Syrie, Mouallem a d’abord répondu d’un ton railleur:  » c’est une plaisanterie ». Puis il a souligné que  » si l’on veut faire parler la raison et la sagesse, je ne pense que l’Arabie-saoudite entrainera ses forces dans une guerre en Syrie, toutefois dans le cadre des décisions saoudiennes folles, cela est possible ». Et de poursuivre :  » il faut enregistrer les déclarations saoudiennes dans le cadre  des centres de recherches aux Etats-Unis et des déclarations du secrétaire d’Etat américain à la défense qui depuis des semaines appellent à la formation de forces terrestres pour lutter contre Daech sachant que les Etats-Unis ne veulent pas coopérer avec l’armée arabe syrienne qui lutte contre ce réseau terroriste ».

« Que personne ne pense à agresser la Syrie ou à violer sa souveraineté car nous enverrons (les agresseurs), qu’ils soient saoudiens ou turcs, dans des cercueils en bois dans leur pays », a-t-il martelé. « Ce sera le sort de quiconque voudrait participer avec les terroristes à l’agression contre la Syrie », a encore dit le ministre.

Mouallem a remercié « la Russie pour son soutien à l’armée arabe syrienne dans la lutte contre le terrorisme, précisant que la coordination avec la Russie a donné la confiance en la position russe ». Il a applaudi la déclaration du ministre russe des AE, selon laquelle « on ne peut pas parler d’un cessez-le-feu avant de  contrôler les frontières avec la Turquie et la Jordanie ».

L’Arabie Saoudite « n’osera pas » envoyer de troupes en Syrie, a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, cité ce samedi par l’agence Fars.

Les Saoudiens « ont affirmé qu’ils allaient envoyer des troupes en Syrie. Nous ne croyons pas qu’ils oseront le faire car leur armée est une armée classique et l’histoire a montré qu’elle n’a pas la force de confronter les combattants de l’islam« , a déclaré le général Jarafi. Si les Saoudiens envoient des soldats, ce sera comme s’ils « se tiraient une balle dans la tête », a mis en garde le commandant Jafari.    L’Arabie saoudite s’est prête à se joindre à toute opération terrestre en Syrie si la coalition menée par Washington dont elle fait partie  prenait une telle décision.

Pour sa part, l’ancien chef des Gardiens de la révolution, le général Mohsen Rezaie, a mis en garde contre un risque de guerre régionale en cas d’envoi de soldats saoudiens en Syrie.   « Après la défaite de Daech et du Front al-Nosra en Irak et en Syrie, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis ont décidé d’envoyer les soldats saoudiens en Syrie » pour soutenir les rebelles armés, a déclaré Rezaie sur son compte Instagram.   « Dans ces conditions, une confrontation entre la Russie, la Turquie, l’Arabie saoudite et la Syrie et ensuite l’entrée des Etats-Unis dans le conflit et une grande guerre régionale sera probable », a-t-il ajouté.

 

Poursuivre la lecture ‘Tensions Irano-saoudo-turco-russes : ça s’emballe vue de l’OTAN !’ »

EUROPE : les militaires au pouvoir, un scénario à ne pas écarter !

Autriche : des officiers entrent en résistance

Coup de théâtre dans les débats sur la sécurité ! Des officiers de haut rang lancent un avertissement : « La sécurité de notre pays et de sa population est gravement menacée »
 

Personne ne s’y attendait pas. Pourtant, aujourd’hui, ils se font entendre. Les officiers de l’Armée autrichienne ont décidé de ne plus se taire ! Sur une plate-forme nouvellement créée, « L’Autriche défendue », ils alertent sur les dangers d’une politique de sécurité qui a complètement failli. En résumé : la sécurité serait « gravement » menacée, les milieux politiques fermeraient les yeux et l’armée seraient instrumentalisée politiquement, condamnée à l’inactivité et brisée économiquement.
Dans un spot publicitaire publié le 20 janvier 2016, les officiers parlent clairement. Aux côtés du colonel Siegfried Abel et du chef de la Société des officiers autrichienne, le colonel Erich Cibulka, s’exprime également le général Günther Greindl [1]. Ce dernier a participé activement à l’évolution de l’armée fédérale, a été représentant de l’Armée autrichienne auprès d’institutions internationales, est le fondateur et le président de l’Association des Peacekeepers [Casques bleus] autrichiens et chevalier de l’Ordre du Mérite pour les services rendus à la République autrichienne. Les activités des officiers devraient soumettre à une certaine pression le ministère de la Défense et le gouvernement fédéral.
Dans leur vidéo, les officiers justifient leur action de façon exhaustive. « En tant que soldats de l’armée autrichienne, nous servons notre pays. Nous accomplissons notre devoir depuis des décennies avec fierté et conviction. » Pourtant, les dangers croissent de jour en jour. Le conflit Est-Ouest entre la Russie et l’Otan, le terrorisme en Europe pratiqué par « l’Etat islamique » et une immigration massive incontrôlée de millions d’êtres humains sur le sol européen caractérisent la situation actuelle.

Il semblerait qu’une grande partie de la sphère politique ne prenne pas ces menaces en considération par ignorance ou clientélisme. Non seulement la destruction de l’armée a été planifiée, mais la « volonté de défense de la population » serait aussi systématiquement détruite et ridiculisée. En conséquence, les soldats auraient aujourd’hui l’obligation de parler et d’agir. En raison « d’une capacité de défense dégénérée » (textuellement), la « sécurité de notre pays et de sa population est gravement menacée ».
Outre un renforcement de l’armée fédérale et de sa capacité de défense, ils demandent une sécurisation des frontières efficace. Les soldats ne se tairont plus longtemps. Et ils sont tous d’accord : « Nous voulons une Autriche souveraine et ayant les moyens d’agir. Nous voulons assurer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. »
Après l’Autriche, peut-être la France et l’Allemagne ?
NdlR : le chaos migratoire organisé et la médiocrité du politique, préparent-ils la prise du pouvoir par les militaires, coordonnée en Europe par l’OTAN ? Un scénario à ne pas écarter… Même le gentil De Gaulle l’avait vendu comme nécessaire.

Budget 2017 du Pentagone : un budget de guerre !

Le budget du Pentagone orienté vers une guerre avec la Russie et la Chine

Par Bill Van Auken  4 février 2016

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a souligné au cours d’une première présentation du budget de 583 milliards de dollars du Pentagone que l’armée américaine s’orientait, tout en intensifiant ses interventions en cours au Moyen-Orient, vers une guerre contre la Russie et la Chine.

Prenant la parole devant l’Economic Club de Washington mardi, Carter a dit que le budget gargantuesque de l’année fiscale 2017, qui sera présenté la semaine prochaine, était conçu pour faire face à ce qu’il a appelé « une nouvelle ère stratégique ». La teneur du discours de Carter, prononcé au rythme du technocrate rompu à la destruction massive, était que l’impérialisme américain se préparait à une nouvelle guerre mondiale. Le plus gros changement dans le budget est le quadruplement du financement de la soi-disant European Reassurance Initiative (Initiative pour rassurer l’Europe) qui passe de 789 millions à 3,4 milliards de dollars. Une initiative prise par le gouvernement Obama à la suite de la crise provoquée en Ukraine il y a deux ans, où les Etats-Unis et l’Allemagne ont orchestré un coup d’Etat mené par des forces néo-fascistes qui ont renversé le gouvernement aligné sur Moscou du président Viktor Ianoukovitch.

En septembre 2014 Obama, parlant à Tallinn, la capitale estonienne, a engagé les Etats-Unis à défendre militairement les trois anciennes républiques baltes soviétiques. L’engagement était « inébranlable » et « éternel » et inclurait « des soldats américains sur le terrain ». Selon un article du New York Times mardi, l’augmentation du financement servira à assurer le maintien en permanence par les États-Unis et l’OTAN d’une brigade blindée de combat complète sur la frontière occidentale de la Russie. Cela permettra un déploiement avancé d’armes et de matériel militaire en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, ainsi que dans d’autres pays de l’est de l’Europe comme la Hongrie et la Roumanie. Le New York Times cite un responsable du Pentagone disant que ce qu’on préparait était une présence ininterrompue de troupes par rotation dans la région, ce qui signifie que les unités de combat seraient déployées en permanence.

Cette tactique provocatrice et irresponsable doit contourner un accord conclu en 1997 avec Moscou et connu sous le nom d’Acte fondateur OTAN-Russie, où les deux parties s’engageaient à ne pas stationner de troupes en grand nombre sur leurs frontières respectives. Les États-Unis, a insisté Carter, devaient avoir la capacité de contrer la Russie « sur l’ensemble du théâtre » ce qui signifie que les Etats-Unis doivent maintenir des forces capables d’attaquer la Russie partout où ils le jugent opportun. L’argent pour cette escalade anti-russe doit être puisé dans le compte des Opérations de contingence à l’étranger, le fonds de guerre qui a payé les guerres et occupations américaines en Irak et en Afghanistan.

Bien que du point de vue comptable le but soit de contourner les plafonds de dépenses du budget ordinaire du Pentagone, cela signale également qu’il s’agit de la préparation active à une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires. La proposition de budget contient des plans de développement important de l’arsenal nucléaire de l’impérialisme américain. Elle appelle à l’attribution de 13 milliards dollars sur les cinq prochaines années pour développer et produire une flotte de nouveaux sous-marins à missiles balistiques nucléaires.

Des sources du Pentagone ont déclaré que le projet de budget prévoyait également un nouveau bombardier pour l’Armée de l’air et une nouvelle génération de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux. Le budget proposé par le Pentagone met l’accent sur le développement de la puissance de feu navale, dans le but d’intensifier le « pivot » du gouvernement Obama « vers l’Asie », qui a vu des opérations militaires américaines de plus en plus provocatrices en mer de Chine méridionale. « Nous faisons tous les investissements que vous voyez dans notre budget de la Défense, qui s’orientent spécifiquement vers une maîtrise du développement miliaire chinois », a dit Carter. L’assertion que le financement du vaste appareil militaire américain serait motivé par la nécessité de suivre le rythme de la croissance militaire chinoise ou russe est manifestement absurde. Les dépenses militaires américaines de l’an dernier étaient supérieures à celles des sept grandes puissances suivantes combinées. L’armée américaine a dépensé près de trois fois plus que la Chine et environ sept fois plus que la Russie. Carter a énoncé cinq « défis » auxquels le budget du Pentagone devait selon lui répondre. En tête de liste il y avait la Russie et la Chine, suivies de la Corée du Nord et de l’Iran. Le tout dernier était l’intervention américaine en cours contre l’Etat islamique (EI), incorporée à la soi-disant guerre contre le terrorisme qu’on présente depuis près de 15 ans au peuple américain comme la justification de la croissance ininterrompue du militarisme américain.

Le budget du Pentagone prévoit aussi une augmentation substantielle dans ce domaine. Il inclut, sur un total de 7,5 milliards de dollars, 1,8 milliards pour payer 45.000 bombes et roquettes nécessaires pour reconstituer des stocks diminués par les frappes aériennes continues en Irak, en Syrie et en Afghanistan. Carter a souligné que le changement de stratégie était basé sur un « retour à la compétition entre grandes puissances ». Cela exigeait que l’armée américaine se prépare à affronter « un ennemi très sophistiqué » avec « toute la gamme » de la force armée. Cette situation était « radicalement différente de celle des 25 dernières années » a-t-il dit, faisant allusion à la période écoulée depuis la dissolution de l’Union soviétique par la bureaucratie stalinienne de Moscou. Il a insisté pour dire que «l’Amérique est encore aujourd’hui le leader du monde » et le « garant de la stabilité et de la sécurité dans toutes les régions du monde, comme nous le sommes depuis la Seconde Guerre mondiale ». L’armée américaine, a-t-il dit, devait se préparer à affronter ceux «qui voient la domination de l’Amérique et veulent nous l’enlever… à l’avenir pour que nous ne puissions pas opérer efficacement partout dans le monde ».

La mission énoncée par le secrétaire américain à la Défense est essentiellement une lutte militaire pour imposer le contrôle des États-Unis sur toute la planète. La supériorité militaire restante de l’Amérique doit être utilisée pour contrer les effets du déclin prolongé du capitalisme américain et de sa domination de l’économie mondiale. À cette fin, l’impérialisme américain doit faire face à tout rival réel ou potentiel à son hégémonie, tant mondiale que régionale. La voie indiquée par le discours de Carter mène inexorablement à la Troisième Guerre mondiale. (Article paru en anglais le 3 février 2016)

Poursuivre la lecture ‘Budget 2017 du Pentagone : un budget de guerre !’ »

OBAMA à la mosquée de Baltimore : « l’ISLAM a toujours fait partie de l’Amérique… »

Obama mosquée islam AmériqueObama visite une mosquée : « L’islam a toujours fait partie de l’Amérique » Mercredi, Barack Obama a visité, pour la première fois de tout son mandat, une mosquée élevée sur le sol américain, dans le centre islamique du Maryland, près de Baltimore. Il a serré des mains, discuté avec les représentants religieux, félicité même chaudement la première athlète voilée qui défendra les couleurs des Etats-Unis (!) aux Jeux Olympiques de Rio… Il a surtout prononcé un discours fort de soutien radical à la communauté, contre « la rhétorique haineuse » qui selon lui n’a rien à faire avec l’Amérique historique et ses valeurs originelles. Plus qu’une simple défense de la liberté de culte, il a défendu une promotion de l’islam, faisant fi de tous les combats dont ne se prévaut pas la religion de Mahomet, comme l’égalité des sexes… A neuf mois de la présidentielle, le geste est lourd de symbolique : c’est comme ça que les États-Unis doivent évoluer, pas dans un autre sens – surtout pas dans celui de Donald Trump. Les Américains musulmans, Obama les écoutait déjà – il les recevait à la Maison Blanche. Mais cette visite de Baltimore est la plus grande manifestation publique de soutien à leur communauté. Et son sens est avant tout politique, puisque dirigée contre la rhétorique anti-musulmane et anti-réfugiés, « inquiétante », qui revient sans cesse dans la campagne des républicains – Donald Trump en est la meilleure illustration, qui a récemment appelé à interdire à tous les musulmans d’entrer aux États-Unis… Obama a dénoncé « une rhétorique inexcusable » – le mot est pesé : on n’a pas le droit de penser ainsi. Il ne faut pas faire d’amalgames entre « une petite fraction de musulmans qui propagent une vision pervertie de l’islam » et « une écrasante majorité des musulmans du monde qui voient leur religion comme une source de paix »… Du même métal que son discours du Caire, en juin 2009, mais sur le sol des Etats-Unis – un autre poids. Obama fait plus que de « l’anti-Trump ». Il en appelle aux valeurs de l’Amérique et à son histoire native. Il revint – il l’a déjà fait – sur Thomas Jefferson et ses statuts de la Virginie pour la consécration de la liberté religieuse, entre autres celle des musulmans d’Amérique. « Jefferson et John Adams avaient leurs propres copies du Coran (…) Benjamin Franklin a même écrit que si le Mufti de Constantinople envoyait un missionnaire pour prêcher, il trouverait une chaire à son service… » Les plus anciennes mosquées sont là pour témoigner de cette présence historique, pour attester que « l’islam a toujours fait partie de l’Amérique »… Et l’essence de sa foi est la même que celle de beaucoup d’autres, à savoir « la compassion, la miséricorde, la justice et la charité » (!) : une religion de paix comme celle des chrétiens – et la convergence fut appuyée par Obama. Une attaque contre elle est donc une attaque contre toutes nos religions… Le raccourci est fort. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, a cloué au pilori cette tactique cynique de la stigmatisation de l’islam, qui « s’oppose exactement aux valeurs américaines ». Mais, à l’inverse, est-ce que l’islam, lui, défend toutes les valeurs américaines ?! Quid de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes ? Les petites filles avec les petits garçons devant Obama, à la mosquée de Baltimore, c’était juste pour les photos : la gent féminine n’a en théorie pas le droit de rentrer dans la mosquée et doit se contenter du sous-sol où elle écoute les sermons du vendredi par les canalisations… une situation en accord exact avec son statut inférieur. Et quid des attaques en règle des homosexuels ? Il se trouve que le propre professeur de religion de la Société islamique de Baltimore, Yaseen Shaikh, est un virulent opposant à la cause LGBT. Dans une vidéo postée sur Youtube, en 2013, alors qu’il officiait dans une mosquée à Londres, il parle de l’homosexualité comme d’« un acte immoral, un acte honteux, un acte méprisable : il est haram, il est interdit dans l’islam, complètement, absolument, de par le Coran, les Hadith et le consensus des savants depuis le début de l’islam ». Il y dénonçait un lobby « extrêmement puissant » qui, partout, impose sa représentation… L’organe de presse américain Breitbart rappelait même que le prédécesseur de Shaikh avait la réputation de tolérer les attentats suicides et avait des liens avérés avec des groupes radicaux… Selon le Coran, c’est bien connu, la valeur de la vie des êtres humains n’est pas égale. Quelles remarquables contradictions pour le très gauchiste Obama ! Son geste, au contraire, occulte sciemment les grandes lignes de la Constitution et de la Justice américaines – la Maison Blanche se félicitait encore, il y a quelques jours, de ses efforts pour hausser les salaires féminins… La sacro-sainte égalité américaine en prend un coup dans l’aile – gauche. Il y a là quelque chose de frappant. A l’islam, mercredi, Obama a apporté une caution américaine de très mauvais aloi. Comme un accord tacite qui, pour les réformateurs musulmans américains rêvant de révolutionner le statut féminin, relève d’un coup bas incompréhensif. Mais pour Obama, l’urgent et l’essentiel est d’aller contre le climat ambiant islamophobe qui pèse sur le pays : selon un dernier sondage, près de la moitié des Américains pensent qu’au moins certains musulmans américains sont anti-américains. Qu’importe si le gros de la communauté musulmane américaine n’a salué son discours que du mot-dièse « TooLateObama »… Qu’importe si cette dernière ne représente qu’un seul 1% de la population totale des États-Unis… L’islam semble devoir avoir plus de droits que les autres religions.

Clémentine Jallais

Le chiffre : 63 %

 

 

 

 

Philippe de Villiers : « le moment est venu de dire ce que j’ai vu… »

« Qu’est ce qui va nous rester ? Ils ont défigurés nos paysages, ils ont tué tous les indépendants, les paysans, les artisans, les commerçants, les pêcheurs… Aujourd’hui, nous sommes face à deux menaces simultanées : l’américanisation du monde qui est en même temps la marchandisation du vivant, le corps vénal et l’islamisation du monde. La France va devenir une république islamique… ».

Son dernier livre « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » sorti chez Albin Michel est en train de devenir un énorme succès littéraire. Il aurait déjà dépassé les 100.000 exemplaires à ce jour et irait sur les brisées du livre d’Eric Zemmour – « Le suicide français » – Eric Zemmour que nous avions interviewé l’année dernière.

S’il a déjà répondu aux questions des journalistes de la sphère parisienne, c’est dans l’intimité de son bureau au Puy du Fou, en Vendée, que Philippe de Villiers a accordé à Réinformation Tv un entretien exceptionnel. Il se livre à nos questions, sans masque, sans ambiguïté comme il ne l’a sans doute encore jamais fait devant une caméra.

Dans cet entretien, il nous parle de l’islamisation à venir de la France, de son dégoût pour la politique : « Je les ai vu tricher, je les ai vu mentir » nous a-t-il expliqué. Il nous révèle ce jour où notamment, alors député européen, il se retrouve par hasard dans un salon du Parlement de Strasbourg, assistant à une réunion de la Trilatérale… organisation privée, crée en 1973, à l’initiative des principaux dirigeants du Groupe Bilderberg (dont Rockefeller, le plus « célèbre ») et regroupant des personnalités du monde politique, économique, financier et médiatique et dont le but est d’établir un Nouvel Ordre Mondial, s’appuyant sur la disparition des souverainetés et des Etats.