Bataille de La Mecque ou de Jérusalem ? Un train peut en cacher un autre…

NdlR : pour MDS, gardien des lieux saints musulmans, la bataille de Jérusalem s’efface devant la bataille de LA Mecque… CQFD !

Jérusalem : le spectaculaire revirement de l’Arabie saoudite

Nouveau coup du futur roi : au nom de la lutte contre un ennemi commun, l’Iran, Riyad cherche à se rapprocher d’Israël, quitte à froisser les Palestiniens.

Mohammed ben Salmane a proposé à Mahmoud Abbas de renoncer à faire de Jérusalem-Est la capitale du futur État palestinien au profit d'Abu Dis, localité située au sud-est de la ville sainte.

Mohammed ben Salmane a proposé à Mahmoud Abbas de renoncer à faire de Jérusalem-Est la capitale du futur État palestinien au profit d’Abu Dis, localité située au sud-est de la ville sainte. © DR
D’une capitale à l’autre. L’information est passée relativement inaperçue, mais le New York Times s’en est fait l’écho au début de la semaine. Le mois dernier, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), a rencontré le chef de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et lui a fait une proposition pour le moins inattendue : renoncer à faire de Jérusalem-Est la capitale du futur État palestinien au profit d’Abu Dis, localité située au sud-est de la ville sainte.

La bataille de Jérusalem

Quel est l’enjeu de la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël ?

 Reconnaîtra ou reconnaîtra pas ? Déplacera ou déplacera pas ? En ce début décembre, la situation potentiellement inflammable dans le monde arabo-musulman, déjà bien mal en point, est entre les mains de Donald Trump. Conformément à l’un de ses engagements de campagne, jusque-là ajourné, le président américain pourrait trancher très rapidement: mardi, il a averti Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne,et le roi Abdallah II de Jordanie de son intention de reconnaître Jérusalem comme capitale officielle de l’Etat hébreu. Il devait également s’entretenir avec le Premier ministre israélien. Sa décision pourrait se concrétiser avec l’annonce du déplacement du siège de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers la Ville sainte.

Cette décision est loin d’être uniquement symbolique. Souhaitée côté israélien, elle inquiète l’Union européenne, dont la France qui plaide pour une solution à deux Etats, mais aussi les Palestiniens et les pays arabes, dont la Jordanie voisine, qui a mis en garde contre les «conséquences graves» qu’elle entraînerait pour les pourparlers de paix. «Ce serait une rupture historique majeure,  observe Vincent Lemire, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée (1). D’abord car Trump se met en défaut par rapport au droit international, ensuite car cela met les Etats-Unis hors-jeu dans les négociations.»

«Corpus separatum»

Dans les faits, de la trentaine de pays qui ont eu une ambassade à Jérusalem, comme l’Ethiopie, la Bolivie, le Chili, les Pays-Bas ou l’Uruguay, aucun depuis les années 80 n’a gardé sa représentation diplomatique à Jérusalem en raison de la condamnation internationale de l’annexion de l’est de la ville. En 2006, le Costa Rica et le Salvador ont été les derniers à suivre ce mouvement pour «violation du droit international» (résolution 478 du Conseil de sécurité de l’Onu). «Compte tenu des conséquences explosives d’une telle reconnaissance, aucun Etat un tant soit peu important ne reconnaît à ce jour Jérusalem comme capitale», rappelle ainsi l’historien rattaché au CNRS Jean-François Legrain.

Historiquement, la querelle autour du statut de Jérusalem est en effet concomitante à l’enlisement du conflit israélo-palestinien. Sous domination ottomane depuis le XVIe siècle, la ville «trois fois sainte» ne gagne son rang de capitale régionale – contrairement à Acre ou Beyrouth – qu’en 1922 sous le mandat britannique approuvé par la Société des nations. La Palestine mandataire succombe cependant à la montée des violences entre Juifs et Arabes. Fin 1947, le plan de partage onusien de la Palestine en deux Etats, arabe et juif, prévoit alors que Jérusalem soit un «corpus separatum», c’est-à-dire un territoire international démilitarisé dont les Nations unies sont chargées de l’administration, lié aux deux autres Etats par une union douanière. Accepté par les dirigeants sionistes, ce plan est toutefois rejeté par les leaders arabes.

Au sortir de la première guerre israélo-arabe, quelques mois plus tard, les belligérants, dont le tout jeune Etat d’Israël, actent la «division de facto» de la cité selon un axe nord-sud par rapport aux positions des deux armées. Coupé en deux, Jérusalem devient donc israélien (et capitale de l’Etat juif) de son côté ouest et transjordanienne de son côté est, où se trouvent les principaux lieux saints, dont le mur des Lamentations. C’est dans ces années de statu quo que démarre, selon l’historien Vincent Lemire, un «processus de capitalisation et de nationalisation» de la ville sacré côté israélien.

«Capitale éternelle et indivisible»

«Faire de Jérusalem une capitale politique d’Israël est une revendication récente, résume l’universitaire. D’ailleurs, les empires auxquels cette ville provinciale a longtemps appartenu s’en sont toujours méfié en raison de son potentiel symbolique inflammable.» Ainsi, en 1949, le siège du gouvernement et les ministères sont installés à Jérusalem-Ouest, sur proposition du Premier ministre Ben Gourion. Et quinze jours plus tard, c’est le Parlement israélien, la Knesset, qui déménage, et ce malgré l’opposition de l’ONU. Le musée d’Israël est ensuite fondé en 1965, à proximité de la cour suprême d’Israël et de l’université hébraïque de Jérusalem.

A l’issue de la guerre des Six Jours, en juin 1967, la partie orientale de Jérusalem est annexée. C’est un tournant pour la ville, dont les nouvelles frontières municipales englobent les deux anciens secteurs et dessinent les contours de la désormais «capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif». C’est aussi à partir de ce moment-là qu’est mis en place un statut de résident permanent pour les Palestiniens de Jérusalem-Est qui refusent la citoyenneté israélienne. Adoptée en 1980 en dépit des condamnations internationales, la loi fondamentale entérine ce statut. «Ce statut de « capitale éternelle » mobilise une dimension religieuse qui n’était pas la préoccupation des pères fondateurs de l’Etat hébreu, athées et laïcards, analyse Jean-François Legrain. Il y a aussi l’idée ne plus faire de l’Etat d’Israël un épisode de l’histoire moderne mais bien la résurgence d’une réalité ancienne.»

Echec de la «réunification»

Le rêve de «réunification» va pourtant échouer. Et pas seulement à cause des condamnations onusiennes successives de l’occupation depuis la résolution 252 du Conseil de sécurité de 1967 jamais démentie jusqu’à aujourd’hui et exigeant «le retrait des forces israéliennes des territoires occupés». Mais en termes démographiques : «La population de Jérusalem-Est, qui n’a pas la citoyenneté israélienne, a été multipliée par quatre en cinquante ans et constitue 40% de la ville entière, alors que dans le même temps la population de Jérusalem-Ouest n’a été multipliée que par 2,5 », souligne Vincent Lemire. Qui plus est, les Palestiniens résidents dans la partie orientale refusent par exemple de participer aux élections municipales depuis l’annexion de 1967 et fréquentent encore rarement la population juive.

D’autant que, dès les débuts de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), en 1964, faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat arabe est aussi devenu une revendication palestinienne. Les dirigeants palestiniens jouent depuis du caractère islamique de la cité – qui abrite le dôme du Rocher, le plus ancien monument islamique au monde (691) – en proclamant à Alger en 1988 «l’établissement de l’Etat arabe de Palestine sur notre terre palestinienne, avec pour capitale Jérusalem Al-Qods Al-Sharif». Un conflit de souveraineté laissé de côté lors des accords d’Oslo, en 1994.

(1) Jérusalem. Histoire d’une ville monde, dirigé par Vincent Lemire, Paris, Champs-Flammarion, octobre 2016.

Par Florian Bardou

Coalition militaire arabo-musulmane contre le terrorisme arabo-musulman

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane(c) entourés par les ministres de la Défense de 41 pays musulmans, le 26 novembre 2017 à Ryad

NdlR : ça bouge du côté de La Mecque… enfin ? Mais tout royaume divisé contre lui-même ne peut se maintenir. La bataille de La Mecque est clairement engagé… à suivre de très prêt !

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane(c) entourés par les ministres de la Défense de 41 pays musulmans, le 26 novembre 2017 à Ryad Photo BANDAR AL-JALOUD. AFP

Lancement à Ryad d’une coalition antiterroriste de pays musulmans

Par AFP

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a officiellement lancé dimanche à Ryad une coalition militaire antiterroriste de 41 pays musulmans, en promettant une «coordination forte, excellente et spéciale» entre ses membres contre les groupes extrémistes.

«Notre réunion est très importante car ces dernières années les organisations (terroristes) agissaient dans nos pays sans qu’il y ait de coordination» pour les contrer.

«Cet état de fait prend fin aujourd’hui car plus de 40 pays envoient un signal très fort consistant à dire que nous allons travailler ensemble et que nous allons mettre ensemble nos capacités militaires, financières, politiques et de renseignement», a-t-il souligné.

«Cela se fera à partir d’aujourd’hui et chaque pays va y contribuer à hauteur de ses capacités».

Le prince Mohammed a exprimé à l’occasion la solidarité des participants avec l’Egypte où un attentat contre une mosquée a fait vendredi 305 morts.

«C’est un évènement très douloureux qui vient nous rappeler les dangers du terrorisme et de l’extrémisme», a-t-il souligné.

«Nous allons nous tenir aux côtés de l’Egypte et de tous les pays du monde qui combattent le terrorisme et l’extrémisme», a poursuivi le prince saoudien.

La coalition à l’initiative du prince Mohammed avait été annoncée en décembre 2015 mais la réunion de Ryad marque son lancement officiel.

De nombreux pays font partie de cette coalition mais pas l’Iran, grand rival chiite de l’Arabie saoudite.

Le Qatar, qui faisait partie des pays membres, selon une liste publiée par l’agence officielle SPA, n’a pas pris part à la réunion de dimanche.

Quatre pays arabes, dont l’Arabie saoudite, ont rompu avec le Qatar en juin en l’accusant de soutenir les groupes extrémistes, ce que Doha dément.

AFP

Proche-Orient : vers un rapprochement israélo-arabe historique ?

NdlR : et si demain, Israël devenait le protecteur des lieux saints musulmans de La Mecque ? et si Ryad devenait le protecteur du Mont du Temple Juif ? Faites-vos jeux, rien ne va plus….
Un important économiste saoudien : “Israël est l’un des plus beaux pays que Dieu a créé”

Un important analyste économique saoudien, Hamza al-Salem, a déclaré qu’Israël deviendrait la première destination touristique de ses compatriotes si jamais les relations diplomatiques étaient rétablies entre Jérusalem et Riyad.

“Si les relations saoudo-israéliennes et la facilitation des visas sont rétablies, je m’attends à ce qu’Israël soit la première destination touristique des Saoudiens. C’est l’un des plus beaux pays que Dieu a créé. Il unit les civilisations anciennes et modernes”, a-t-il déclaré sur Twitter.

“Une fois que nous serons en paix avec Israël, la roue va tourner et, dans ce cas, le gouvernement saoudien n’acceptera plus aucune provocation à son encontre”, a-t-il ajouté.

Le chef d’état-major israélien Gadi Eisenkot a affirmé la semaine dernière qu’Israël est prêt à coopérer et à échanger des renseignements avec l’Arabie saoudite “pour faire face à l’Iran”.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Le Shabbat mondial : seulement pour les Juifs ?

Des femmes réunies au Costa Rica pour préparer des 'hallot, dans le cadre du Shabbat mondial 2017. (Crédit : Shabbat Project via JTA)Le Shabbat Mondial réunit plus d’un million de personnes dans 97 pays : Des évènements divers et variés ont été organisés, comme une rencontre interconfessionnelle entre Juifs Musulmans dans une école primaire de Sydney

Des femmes réunies au Costa Rica pour préparer des ‘hallot, dans le cadre du Shabbat mondial 2017. (Crédit : Shabbat Project via JTA)

Près de 1 416 villes du monde entier, par rapport à 1 152 villes l’an dernier, ont organisé des activités autour des 25 heures qu’a duré le Shabbat du 27 et 28 octobre. 586 de ces villes sont situées aux États-Unis. Environ 300 villes et petites communautés en Israël ont participé au Shabbat Mondial.

« La réaction du monde entier a été époustouflante et fait chaud au cœur, elle montre la profondeur inestimable et la portée du Shabbat Mondial », a déclaré le grand-rabbin sud-africain Warren Goldstein, fondateur et directeur du Shabbat Project.

« Il y a eu un tel déversement de joie et d’excitation, et tant de personnes se sont senties personnellement touchées. Une réaction si profonde prouve que les notions d’unité juive et de Shabbat résonnent chez les Juifs de tous bords. »

« Chaque année de plus en plus de Juifs se rassemblent et franchissent tous les obstacles possibles, la langue, la culture, l’ethnie, la géographie, le niveau de pratique, pour profiter des cadeaux simples, et pourtant si profonds que le Shabbat peut offrir. Le Shabbat Mondial unit les juifs du monde entier en nous ramenant aux fondamentaux », a-t-il ajouté.

Les évènements organisés étaient divers et variés : un millier d’Israéliens se sont réunis dans un entrepôt de Tel Aviv pour partager un repas ; un groupe de 30 touristes du monde entier ont décidé d’observer ensemble le Shabbat à Marrakech ; 3 000 personnes ont assisté à une chorale des prières d’entrée du Shabbat en plein air, lors d’un concert qui surplombait le pont de Sydney ; un atelier pâtisserie interconfessionnel a rassemblé des enfants Juifs et Musulmans dans une école maternelle de Woolahra, dans la banlieue de Sydney ; l’unique Juif qui sert dans un régiment de l’armée nigérienne a observé le Shabbat avec le reste du monde Juif, 750 personnes ont participé à une fête de quartier et ont partagé un repas sur un parking à Toco Hils, dans l’état de Géorgie, et deux expatriés sud-africains ont observé le Shabbat ensemble, à Amman, en Jordanie.

Le mouvement de jeunesse EnerJew a rassemblé des centaines d’adolescents juifs pour célébrer le Shabbat dans 40 villes d’ex-URSS ; des nuits de méditations dans des endroits obscurs ont été organisés à Johanesburg et au Cap, et un atelier de fabrication de ‘hallot a rassemblé les communautés de Tijuana, au Mexique, et de South County, du Dakota du Sud.

Des centaines de communautés ont organisé ces ateliers de fabrication de ‘halla dans les jours qui ont précédé Shabbat, attirant des centaines de participants.

Pour coordonner cette initiative globale, une équipe centralisée a travaillé avec 8 000 partenaires bénévoles du monde entier.

En 2006, 6 000 personnes s’étaient impliquées dans le projet. Aux quartiers généraux du Shabbat Mondial, à Johannesburg, une équipe de graphistes, de rédacteurs et de spécialistes marketing ont œuvré pour créer des ressources éducatives et marketing pour des centaines de villes.

Les 8 centres d’appels au call center international de Tel Aviv ont reçu des dizaines de milliers d’appels et d’e-mails en 10 langues différentes. Une campagne Facebook a atteint près de 5,2 millions de personnes, selon le projet.

Retour en Israël pour des descendants de Mannassé et Dan

Plus de 200 personnes à l'aéroport Ben Gurion, pour l'arrivée de 72 nouveaux immigrants d'Ethiopie, le 6 juin 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)231 olim de deux “tribus perdues” arrivent en Israël: Des Indiens de la tribu des Bnei Menashe et des Éthiopiens, qui descendraient de la tribu de Dan retrouvent leurs proches et se préparent à commencer une nouvelle vie

Plus de 200 personnes à l’aéroport Ben Gurion, pour l’arrivée de 72 nouveaux immigrants d’Ethiopie, le 6 juin 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Au cours de 15 dernières années, ce sont 1 700 Bnei Menashe qui se sont installés en Israël, et 7 000 autres attendent de pouvoir immigrer.

Les Bnei Menashe sont des Indiens qui affirment descendre de l’une des Dix Tribus perdues d’Israël.

Ils affirment que leurs ancêtres ont été envoyés en exil par l’empire assyrien il y a 27 siècles, après quoi ils ont erré en Asie centrale et en Extrême-Orient avant de s’installer dans ce qui est aujourd’hui le nord-est de l’Inde, à la frontière du Burma (Myanmar) et du Bangladesh.

La dernière arrivée en date des Juifs éthiopiens, qui seraient descendants de la Tribu de Dan, a coïncidé avec le deuxième anniversaire d’une décision gouvernementale, qui doit encore être pleinement mise en application, et qui consiste à rapatrier l’ensemble des Juifs du pays en Israël.

Ils ont été accueillis à l’aéroport par le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, le vice-ministre des Finances Yitzhak Cohen, et Michael Freund, fondateur et président de Shavei Israel, une organisation à but non lucratif qui se consacre au renforcement des liens avec les descendants juifs à travers le monde.

Les enfants entameront leur scolarité dans les prochains jours, et les adultes bénéficieront de cours d’hébreu intensifs.

 

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LIBAN : confirmation d’une intervention imminente ?

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir lors d'une conférence de presse avec son homologue français dans la capitale saoudienne de   Riyadh le 16 novembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Fayez Nureldine)Ryad appelle au désarmement du Hezbollah et menace de l’extirper du Liban : Le ministre des Affaires étrangères saoudien indique que les « pays amoureux de la paix » sont en train d’examiner les moyens de réduire l’influence du groupe terroriste à Beyrouth

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir lors d’une conférence de presse avec son homologue français dans la capitale saoudienne de Riyadh le 16 novembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Fayez Nureldine)

Lors d’une conférence de presse dans la capitale saoudienne de Ryad, al-Jubeir a dénoncé le Hezbollah, le qualifiant « d’outil des Gardiens de la Révolution iranienne » et « d’organisation de première catégorie utilisée par l’Iran pour déstabiliser le Liban et la région ».

Al-Jubeir a ajouté que des « consultations et une coordination entre les pays amoureux de la paix et les pays amoureux du Liban sont en cours pour tenter de trouver un moyen qui permettrait de restaurer la souveraineté au Liban et de réduire les actions négatives que mène le Hezbollah dans ce pays ».

Les propos du ministre surviennent alors que le royaume a rejeté certaines informations qui l’accusaient de détenir contre son gré le Premier ministre libanais à Ryad suite à sa démission au début du mois.

« L’accusation selon laquelle le royaume détiendrait un Premier ministre ou un ex-Premier ministre n’est pas vraie, en particulier dans le cas d’un allié politique comme » Hariri, a déclaré al-Jubeir lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue français Jean-Yves Le Drian.

« Je ne connais pas la source de ces accusations. Mais nous les rejetons car elles sont sans fondement et qu’elles ne sont pas vraies », a ajouté al-Jubeir, ajoutant que Hariri se trouve en Arabie saoudite de son plein gré et qu’il « partira lorsqu’il le souhaitera ».

Hariri se trouve à Ryad depuis une déclaration faite le 4 novembre à la télévision dans laquelle il a indiqué démissionner de son poste parce qu’il craint pour sa vie, accusant également l’Iran, ennemi juré de l’Arabie saoudite, et son allié libanais du Hezbollah de déstabiliser le Liban.

Mais le président libanais Michel Aoun a refusé d’accepter sa démission depuis l’étranger, affirmant que les autorités saoudiennes « détiennent » Hariri à Ryad contre sa volonté.

Lors de la conférence de presse de jeudi, il a été annoncé que Hariri a accepté une invitation à se rendre en France dans les prochains jours.

Aoun a confirmé que Harir et sa famille arriveraient samedi en France, « où il se reposera pendant quelques jours », avant de revenir à Beyrouth pour prendre « une décision concernant sa démission ».

Il a salué la décision de Hariri d’accepter l’invitation française, disant qu’elle « ouvre la porte à une résolution » à la crise politique au Liban.

« J’attends le retour du président (du conseil des ministres) Hariri pour décider de la prochaine initiative au sujet du gouvernement », a indiqué Aoun aux journalistes.

Séparément, jeudi, le ministre des Affaires étrangères libanais Gibran Bassil, lors d’une tournée européenne sur la crise, a indiqué aux journalistes que « notre inquiétude est que (Hariri) puisse revenir et prendre la décision qu’il voudra ».

Bassil s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Berlin avec le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, qui a qualifié la situation de « très dangereuse ».

Il a averti les autres pays de ne pas intervenir ou de faire quoi que ce soit qui puisse menacer l’unité et la stabilité du Liban en disant que « toute attaque aura l’inverse que prévu et fera souffrir la région entière ».

 

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ISRAEL : exercice aérien international sur fond de tension intra-musulmane

Israël conclut le plus grand exercice militaire aérien jamais organisé : Plus de 1 200 personnes venues des États-Unis, d’Inde, de Grèce, de Pologne, de France, d’Italie et d’Allemagne ont pris part à des simulations de combats

 Israël et sept autres nations ont conclu jeudi un exercice militaire de grande ampleur, qui aura duré 11 jours, Blue Flag, le plus grand exercice d’aviation militaire jamais organisé par l’armée israélienne.

Les pilotes israéliens ont volé aux côtés de leurs homologues venus des États-Unis, de Grèce, de Pologne, de France, d’Italie et d’Allemagne. Ils ont pris part à des simulations de batailles aériennes au sud du pays, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Dans un communiqué de l’armée, le chef d’état-major de l’armée de l’air Amikam Norkin a expliqué que cet exercice visait à préparer les armées pour des opérations dans le paysage politique complexe et changeant de la région.

« Les pays au Moyen Orient sont en évolution constante, de nouveaux acteurs et organisations [apparaissent], et nous devons comprendre comme gérer chacun d’entre eux », a-t-il dit.

« Si nous voulons influencer la réalité que nous verrons d’ici une décennie, nous devons nous préparer ensemble à penser à des solutions communes et à construire des programmes internationaux efficaces », a ajouté Norkin, précisant qu’organiser cet exercice de grande ampleur était « indubitablement un honneur pour l’armée israélienne et pour Israël ».

 

 

 

C’est la troisième fois qu’Israël organise Blue Flag, qui a commencé en 2013, et a pris de l’ampleur à chaque édition.

Les responsables de l’armée israélienne ont déclaré que l’objectif de l’exercice était triple : renforcer les relations diplomatiques entre les pays, exposer les armées présentes à de nouvelles tactiques et techniques, et améliorer la coopération militaire via des exercices qui exigent que les armées de l’air travaillent de concert.

Cet exercice aérien était le plus grand exercice jamais organisé par Israël, mais d’autres évènements ont été sans précédent.

Les délégations indienne, allemande et française étaient en Israël pour la première fois. La Pologne, l’Italie, la Grèce et les États-Unis avaient déjà participé à des exercices précédents.

L’Inde a envoyé des avions cargo C-130J Hercules et un contingent de soldats de forces spéciales ; les Allemands ont envoyé 6 Eurofighters ; les Français ont envoyé 5 Mirages 2000AD ; les Italiens ont envoyé 5 avions Tornado de deux variétés différerntes, et les États-Unis, la Pologne et la Grèce ont envoyé 7, 6 et 5 avions de chasse de type F-16 respectivement.

Bien qu’Israël et l’Allemagne se soient déjà entraînés ensemble par le passé, c’est la première fois en près de cent ans, depuis la Première guerre mondiale, que des avions de combat de la Luttwaffe ont volé dans l’espace aérien israélien, autrefois Palestine ottomane.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

 

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La bataille de La Mecque : prélude

Relations tendues entre l’Iran et l’Arabie saoudite : Téhéran appelle Ryad à ne pas jouer avec le feuNdlR : la bataille pour le leadership du monde musulman et le contrôle des lieux saints de La Mecque, c’est parti !! Que le meilleur (ou le pire…) gagne ! L’occident est aux manettes et vu des chancelleries, tout semble sous contrôle… en apparence. L’Iran, le Qatar (avec leurs alliés du Hezbollah et du Hamas) semblent très forts…Mais Israël et les Saoudiens ont donc des intérêts communs. Tout va maintenant se jouer au Liban…   

Relations tendues entre l’Iran et l’Arabie saoudite : Téhéran appelle Ryad à ne pas jouer avec le feu.

Le président iranien Hassan Rohani a adressé, hier, une sérieuse mise en garde à l’Arabie saoudite, lui conseillant de ne pas jouer avec le feu, après une exacerbation des tensions entre les deux puissances rivales au Moyen-Orient.

La veille, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait accusé l’Iran «d’agression directe» contre son pays après l’interception d’un missile tiré sur Ryad par les rebelles yéménites houthis, soutenus par Téhéran qui a démenti toute implication.  «Vous connaissez la puissance et la place de l’Iran dans la région. Des plus grands que vous s’y sont cassé les dents. Vous n’êtes rien !» a lancé M. Rohani à l’adresse des dirigeants saoudiens lors d’un discours retransmis par la télévision d’État. «Les États-Unis et leurs alliés ont mobilisé tous leurs moyens contre nous et n’ont rien pu faire», a ajouté le président iranien, faisant référence à la guerre dévastatrice déclenchée en 1980 par l’Irak contre la jeune République islamique d’Iran, avec le soutien des pays occidentaux et arabes.

Les autorités saoudiennes accusent l’Iran d’être derrière ce tir qui pourrait, selon elles, «équivaloir à un acte de guerre». L’Iran a rejeté ces accusations et plaidé pour l’apaisement, mais la Maison Blanche a pris fait et cause pour Ryad contre Téhéran. L’Union européenne a appelé toutes les parties au calme.

Devant ses ministres, M. Rohani a exhorté l’Arabie saoudite  qui dirige, depuis 2015, une coalition arabe au Yémen en soutien aux forces gouvernementales à cesser les bombardements sur les régions contrôlées par les Houthis et à mettre fin au blocus qu’elle impose à ce pays.

Abdel Fattah al-Sissi le 25 octobre 2017.Sissi met en garde contre une escalade militaire

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde mercredi contre une escalade de la tension entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui pourrait mener à une guerre, lors d’une rencontre avec la presse à Charm el-Cheikh.

Le président, qui s’exprimait en marge du Forum mondial sur la jeunesse organisé par le gouvernement égyptien dans cette station balnéaire, a souligné que la région connaissait déjà des tensions.  «Je ne suis pas pour la guerre. Nous avons eu notre expérience de la guerre», a-t-il dit: «La région doit faire face à suffisamment de troubles déjà», a-t-il ajouté, interrogé sur une possible escalade belliqueuse. «On devrait aborder (ce problème) de façon extrêmement prudente», a-t-il insisté. Mais M. Sissi, allié de l’Arabie saoudite, a également annoncé que l’Egypte soutiendrait la monarchie saoudienne. «Nous soutenons nos frères (saoudiens)», a-t-il dit.  Il s’exprimait alors que le président iranien Hassan Rohani a mis en garde l’Arabie saoudite.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après sa rencontre avec le roi Abdallah II de Jordanie à Amman, le 22 octobre 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)Abbas : les Palestiniens ‘se tiennent aux côtés’ des Saoudiens face aux attaques.

Les rebelles Houthis ont tiré un missile à plus de 800 kilomètres qui a failli atteindre l’aéroport international de Ryad. Le prince héritier a reproché à l’Iran d’avoir armé les rebelles yéménites avec le missile, et a déclaré que cela pourrait « constituer un acte de guerre ».

Mohammed VI, roi du Maroc, à l'ambassade marocaine aux Etats-Unis, à Washington, D.C., le 20 novembre 2013. (Crédit : département d'Etat des Etats-Unis)Le Maroc entretient des liens étroits et stratégiques avec les pays arabes du Golfe, et avait même un temps été invité – en 2011 – à rejoindre le Conseil de coopération (CCG).

Selon l’agence MAP, Mohammed VI est accompagné dans le Golfe de plusieurs conseillers royaux, dont Fouad Ali El Himma, ou encore du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Aucune autre étape qu’Abou Dhabi et Doha n’a pour l’heure été mentionnée pour cette visite qui s’étalera donc sur au moins six jours.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri pendant une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 1er septembre 2017. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)Hariri en visite à Abou Dhabi

L’homme fort du pays, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, l’a assuré du « soutien » de son pays face « aux ingérences régionales » en allusion à l’Iran

Mais mardi, l’agence officielle WAM des Emirats arabes unis a annoncé la visite de M. Hariri dans la capitale Abou Dhabi, où l’homme fort du pays, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, l’a assuré du « soutien » de son pays face « aux ingérences régionales » en allusion à l’Iran. Les Emirats et l’Arabie saoudite sont des alliés.  La veille, M. Hariri a rencontré à Ryad le roi Salmane.

Elle est intervenue en pleines tensions entre les deux poids lourds de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, au sujet de plusieurs questions et conflits au Moyen-Orient.

Le président français Emmanuel Macron va chercher à redynamiser l’influence de la France aux Emirats arabes unis (EAU), partenaire historique de Paris dans une région sous tensions, en inaugurant mercredi le Louvre Abou Dhabi, en présence du roi du Maroc, actuellement aussi dans la région. Les Emirats sont le 2e partenaire commercial de la France dans le Golfe, après l’Arabie Saoudite, avec près de 4,7 milliards d’euros d’échanges en 2016, allant de l’aéronautique (déjà 100 Airbus 380 livrés à la compagnie Emirates) aux produits de luxe. Ils représentent ainsi pour la France le 4e excédent au niveau mondial.

Paris cherche aussi à promouvoir « l’apaisement » et « le dialogue » dans la crise diplomatique autour du Qatar, mis au ban depuis juin par Ryad et Abou Dhabi qui l’accusent de s’être rapproché de l’Iran chiite, principal rival des Saoudiens au Moyen-Orient.

Dans une série de tweets, Zarif a indiqué que la visite de Kushner en Arabie saoudite avait coïncidé avec celle de Hariri, durant laquelle ce dernier a fait part de sa démission, samedi.  Il a accusé Ryad de s’être engagé dans des « guerres d’agression, de harcèlement régional » et de présenter un « comportement déstabilisant et des provocations porteuses de risque ».

NdlR 2 : toute cette agitation diplomatique et militaire, 6 mois à peine après le voyage de TRUMP à Ryad ! Souvenez-vous du voyage d’Obama au Caire… et de son printemps arabe ! Ce n’est que le début d’une lente recomposition du monde musulman… mais qu’en sortira-t-il ?

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AZOULAY à l’UNESCO : une bonne nouvelle pour Israël ?

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l'UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l'UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)NdlR : c’est toujours mieux que le Qatar, son opposant direct ! Mais la franco-marocaine d’origine juive sera-t-elle autonome ou prendra-t-elle également ses ordres auprès  d’autres instances ? Son banquier de  père (banque PARIBAS) était conseiller spécial de Hassan II, monarque absolu du Royaume Hachémite…

L’Unesco ou le « Titanic des organisations internationales » ?

Le Congrès juif mondial salue l’élection d’Azoulay à l’Unesco. La nouvelle directrice a recueilli 131 voix en sa faveur et 19 contre, pour 184 votants et, in fine, 150 exprimés

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l’UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l’UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

Deuxième femme à la tête de l’organisation pour l’éducation, la science et la culture des Nations unies, après Irina Bokova à laquelle elle succède, Mme Azoulay a recueilli 131 voix en sa faveur et 19 contre, pour 184 votants et, in fine, 150 exprimés (10 absents, 24 nuls). La majorité requise était de 76.

Sitôt les résultats proclamés, Mme Azoulay a fait part aux délégués de la conférence générale de sa « fierté » et de son « enthousiasme » à l’idée de « servir cette organisation ».

Le « mandat de l’Unesco est d’une modernité éclatante et nous (lui) devons une organisation, un fonctionnement à la hauteur de cette modernité », a-t-elle déclaré.

« Je pense à tous ceux d’entre vous qui sont lucides sur les difficultés de cette organisation mais qui savent à quel point elle est irremplaçable, à quel point elle est essentielle face aux défis que notre monde affronte, et qui souhaitent participer à une unité et une sérénité à même de lui permettre d’exercer au mieux son mandat », a-t-elle ajouté.

« Le Congrès juif mondial félicite Mme Azoulay pour sa nomination au poste de directrice Générale de l’UNESCO, et est convaincu qu’elle excellera dans tous les domaines qu’implique ce poste, » a indiqué le Congrès juif mondial dans un communiqué vendredi.

« L’UNESCO, comme de nombreuses instances internationales, a été déviée par les programmes politiques de certains de ses états-membres, ce qui a conduit à l’adoption de résolutions ignobles, notamment en tentant de réécrire l’Histoire et en niant le lien historique entre le peuple juif et sa patrie. Ce parti-pris incessant et cette injustice contre Israël doivent cesser », poursuit le communiqué.

« Nous sommes confiants dans l’idée que Mme Azoulay saura tirer parti de sa position pour traiter des sujets liés à Israël et au monde juif, et encouragera des réformes nécessaires pour que l’UNESCO retrouve son rôle d’origine, qui consiste à contribuer à la paix et à la sécurité dans le monde, en encourageant la collaboration entre les nations via l’éducation, la science, la culture, et la communication, au nom de la justice, de l’état de droit, des droits de l’homme et de la liberté.

Le Congrès juif mondial a entretenu d’excellents rapports avec la directrice-générale sortante Irina Bokova, et a récemment signé un accord pour lancer, ensemble, un site innovant dédié à l’enseignement de la Shoah, destiné à fournir à la jeunesse des informations essentielles sur l’histoire de la Shoah, son patrimoine et sur le négationnisme.

Nous sommes impatients de poursuivre cette relation et ces travaux avec Mme Azoulay, et à gérer, ensemble, ces sujets qui nous concernent tous.

Lors de mon dernier entretien avec Mme Azoulay, j’ai été impressionné par son intérêt et son engagement pour ces domaines.

Nous ne nous attendons pas à des miracles en ce qui concerne les votes à l’UNESCO, mais nous sommes convaincus qu’un changement est possible. Nous présentons à Mme Azoulay nos meilleurs vœux de bonne chance pour les quatre années à venir, » lit-on dans la déclaration écrite par le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder.

Mme Azoulay prend les rênes d’une organisation fragilisée par des dissensions et des difficultés financières.

En octobre, en pleine réunion du conseil exécutif pour choisir le dirigeant de l’Unesco, les Etats-Unis puis Israël — qui avaient suspendu leur contribution obligatoire depuis l’admission en 2011 de la Palestine à l’organisation – ont ainsi annoncé leur départ de l’organisation d’ici à fin 2018.

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Etranges et inquiétantes manoeuvres diplomatiques autour du Liban

10 novembre 2017 - un risque de déclenchement de guerre au sein du Moyen-Orient afin de contrecarrer la puissance montante des Iraniens, via le Hezbollah dont les troupes sont nombreuses en Syrie.

PRÉPARATIFS DE GUERRE 

1 – Purges et limogeages en série au sein du Royaume wahhabite d’Arabie…
2 – Déclaration de guerre de l’Arabie Saoudite à la suite d’un missile lancé sur l’aéroport internationale saoudien, mais abattus en vol.
3 – Puis, l’Arabie Saoudite ordonne à ses citoyens résidant au Liban de partir immédiatement et elle avertit aussi ses ressortissants de ne pas se rendre au Liban désormais. Le ministère des Affaires étrangères saoudien se veut très insistant afin que ces mesures soient prises dès que possible.

Le 5 novembre, le royaume de Bahreïn avait demandé à ses ressortissants résidant au Liban de quitter immédiatement le pays et de faire preuve de prudence. Cette annonce avait été faite un jour après la démission du Premier ministre libanais Saad Hariri. Ce dernier avait annoncé sa démission, non pas au Liban, mais lors d’un voyage en… Arabie Saoudite.

Le ministre des Affaires étrangères Al-Jubeir prétend bénéficier d’informations de première main en vue de contraindre les six puissances mondiales ayant consenti un accord nucléaire historique avec l’Iran à revenir sur leurs décisions. Selon lui, Téhéran serait capable de constituer une bombe dans quelques semaines. Il a ajouté qu’il aimerait voir les agences internationales être beaucoup plus consciencieuses lors des inspections de leurs membres en Iran. Il a également qualifié la situation au Liban de « malheureuse » et ne s’est pas gêné d’accuser les Hezbollah de « détourner le système » à son profit et de mettre des bâtons dans les roues au Premier ministre démissionnaire Hariri à chaque occasion.

Il va de soi qu’une guerre survenant au Liban provoquerait très certainement une flambée sur les cours pétroliers. Voilà sans doute la raison pour laquelle les Saoudiens accepteraient d’être les mercenaires des Anglo-Saxons puisqu’ils profiteraient d’une forte remontée des cours de l’or noir dans une perspective aussi macabre.

BILAN

Le ministre des affaires étrangères d’Arabie Saoudite a exhorté la communauté internationale à prendre de nouvelles sanctions contre l’Iran, accusant son rival régional de soutenir le terrorisme. Rappelons que les saoudiens, fourriers du terrorisme régional et tout particulièrement en Syrie, est en train de connaître une terrible défaite en Syrie et craint, un effet boomerang terrible susceptible de mettre même en cause la pérennité de leur dictature.

Hier, c’était le Yémen. Puis ce fut le tour du Qatar. Puis il y eut un petit voyage discret d’un diplomate saoudien en Israël. Puis vient le tour maintenant du Liban…

VOYAGE DU PRESIDENT MACRON : au profit de QUI ?

C’est précisément dans ce contexte que le président français Emmanuel Macron a décidé de se rendre en Arabie Saoudite où il s’est entretenu avec le jeune prince héritier Mohammed Ben Salmane. Bien évidemment, le message commun a été l’union pour la sécurité et la stabilité régionale, ainsi qu’une meilleure coordination dans le combat contre le terrorisme. Notons tout de même cette déclaration du président français : « J’ai entendu des positions très dures » exprimées par l’Arabie saoudite « vis-à-vis de l’Iran qui ne sont pas conformes à ce que je pense ».

Le jeune président à rappeler combien la France avait un rôle international « pour construire la paix ». Détail intéressant, le président Macron a insisté sur le fait qu’il voulait préserver l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, par lequel Téhéran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique en échange d’une levée des sanctions économiques. Le président Macron a également l’intention de se rendre au Liban en 2018.

 

 

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Que cache la purge historique au sein du Royaume Wahhabite ?

NdlR : ça bouge du côté de la Mecque ! La bataille pour leadership des lieux saints musulmans est entrée dans une nouvelle phase… ultime ? Depuis son humiliation au Yémen, en Syrie, au Qatar, l’Arabie Saoudite s’affole et est pressé par Trump de réagir. Direction le LIBAN pour ne découdre avec l’ennemi chiite ? En tous cas, la purge sous prétexte de lutte anti-corruption nous fait bien rire !!!!  

En Arabie saoudite, une purge visant des princes, des ministres et des hommes d’affaires

Ces arrestations, ordonnées par la commission anticorruption dirigée par le prince Mohammed Ben Salman, seraient une manière d’étouffer les contestations internes.

 

 

La commission, qui a ordonné les interpellations, est dirigée par le prince héritier Mohammed Ben Salman (ici à Riyad, le 24 octobre).Des dizaines de princes, de ministres et d’hommes d’affaires ont été arrêtés en Arabie saoudite lors d’une « opération anticorruption » qualifiée de « décisive » par les autorités, dimanche 5 novembre. Selon le pouvoir saoudien, il s’agit de onze princes, quatre ministres en exercice et plusieurs dizaines d’ex-membres du gouvernement, dont les comptes bancaires seront gelés.

A l’origine de cette purge : une commission anticorruption, dont la création a été annoncée ce week-end par le roi Salman et qui est dirigée par le prince héritier, Mohammed Ben Salman, âgé de 32 ans.

L’identité de toutes les personnes interpellées n’est pas encore connue. La présence de Miteb Ben Abdullah, fils de l’ancien roi et chef de la garde nationale, du ministre de l’économie, Adel Fakih, d’Abdallah Al-Sultan, chef de la marine, et surtout du prince milliardaire Al-Walid Ben Talal ont néanmoins été confirmées par Riyad.

Le milliardaire Al-Walid Ben Talal parmi les interpellés

Al-Walid Ben Talal, dont la fortune est estimée à 17 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros) par le magazine Forbes, est un acteur de premier plan dans le monde financier saoudien. Il possède des participations dans la banque américaine Citigroup, Twitter (5,2 %), Lyft (5,3 %) et Time Warner via sa société Kingdom Holding. Il avait récemment racheté à Crédit agricole la moitié environ d’une participation de 31,1 % dans l’établissement saoudien Banque Saudi Fransi.

Alwalid est également réputé pour son franc-parler. A cet égard, il avait fait parler de lui en 2015 lorsqu’il avait jugé que Donald Trump, alors en pleine campagne électorale, était une « honte ».

Al-Walid Ben Talal, dont la fortune est estimée à 17 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros) par le magazine Forbes, est un acteur de premier plan dans le monde financier saoudien.La commission anticorruption a ouvert des enquêtes sur des affaires, pour certaines assez anciennes, dont une concerne les inondations meurtrières ayant dévasté la ville de Jeddah, à l’ouest, en 2009.

Avec ces arrestations, « le royaume ouvre une nouvelle ère et une politique de transparence, de clarté et de responsabilité », a déclaré le ministre des finances Mohammed Aljadaan, ajoutant que ces actions « décisives préserveront le climat pour les investissements et renforceront la confiance dans l’Etat de droit ». Le conseil des religieux a soutenu ce coup de filet, insistant sur le fait que la lutte contre la corruption était « aussi importante que le combat contre le terrorisme ».

Lire (en édition abonnés) :   En Arabie saoudite, le clan du roi fait taire la dissidence

Arabie « modérée, ouverte et tolérante »

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, le prince héritier Mohammed Ben Salman semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans. Cette vaste purge a lieu moins de deux semaines après une intervention choc faite à un forum économique d’investisseurs, le 24 octobre à Riyad. Ce jour-là, il avait promis une nouvelle Arabie « modérée, ouverte et tolérante », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde :

« Nous n’allons pas passer trente ans de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant ».

En septembre, les autorités avaient annoncé la levée de l’interdiction faite aux femmes de conduire – une révolution – mais, peu auparavant, celles-ci avaient déjà procédé à des arrestations dans les milieux religieux et intellectuels. Des organisations humanitaires avaient alors dénoncé « l’autoritarisme » du prince héritier.

Lire (en édition abonnés) :   Révolution en Arabie saoudite : les femmes vont pouvoir prendre le volant

Fin octobre, le prince héritier a promis une Arabie « modérée », en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes à travers le monde.

Le prince a lancé plusieurs chantiers de réformes – droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment – qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a œuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

 

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La Corée du Nord et l’OTAN (nous!)

La Corée du Nord n’y réfléchira pas à deux fois pour «appuyer sur le bouton»  en cas de frappes américaines, préviennent un transfuge et un ancien diplomateLa Corée du Nord n’y réfléchira pas à deux fois pour «appuyer sur le bouton» en cas de frappes américaines, préviennent un transfuge et un ancien diplomate

Le vrai danger d’une frappe irréfléchie des Etats-Unis contre la Corée du Nord est que cela déclenchera obligatoirement une guerre nucléaire mondiale. Les discours et les analyses ont trop tendance à localiser le conflit, et l’on pense généralement que « cela se passera là-bas », très loin de chez nous. Sans présumer des réactions de la Chine et de la Russie qui sont aux premières loges, il suffit d’écouter les déclarations du patron de l’OTAN, Jens Stoltenberg, pour prendre conscience que chacun des pays membres de cette organisation sera impliqué dans cette guerre jusqu’au cou. En déclarant à Séoul, mercredi, que « les menaces mondiales exigent des réponses mondiales », il annonce clairement que l’OTAN sera un des acteurs du conflit, sinon l’acteur principal, puisque nous savons qu’à l’heure actuelle, les Etats-Unis sont incapables de mener la moindre guerre sans l’OTAN, avec l’aide d’acteurs locaux et régionaux. Ce qui veut dire que le feu nucléaire que l’on imagine très lointain, localisé « là-bas », à des milliers de kilomètres, sera bel et bien focalisé sur l’Europe, juste au-dessus de nos têtes, car nous ferons partie des belligérants contre un pays qui n’a pas du tout l’intention de se laisser faire et rendra coup pour coup. L’hécatombe qui s’en suivra ne fera ni chaud ni froid à ceux qui déclencheront cette guerre par les premières frappes américaines ; ils n’en sont pas à quelques dizaines de millions de morts près, comme l’a montré l’Histoire. Il est bon d’en prendre conscience dès aujourd’hui. (source)
Pyongyang n’hésitera pas à frapper la Corée du Sud si Washington lance une attaque sur son territoire, a prévenu un ancien diplomate nord-coréen et transfuge du régime de l’Etat nord-coréen.

Alors que les Etats-Unis n’excluent pas une option militaire contre la Corée du Nord en raison des tensions accrues dans la péninsule, l’un des transfuges nord-coréens les plus importants, Thae Yong-ho, a déclaré qu’un scénario militaire inciterait Pyongyang à diriger son feu sur ses voisins du sud.

« Les officiers nord-coréens sont entraînés pour appuyer sur le bouton sans aucune autre instruction du commandement général si quelque chose se passait dans leur secteur », a déclaré mercredi Thae Yong-ho lors d’une audition du Comité des Affaires étrangères de la Chambre intitulée « Un regard d’initié sur le régime nord-coréen ».

« S’il y a un quelconque signe de feu, de bombe ou de frappe venant des Américains, les artilleries militaires et les missiles à courte portée tireront contre la Corée du Sud », a ajouté Thae.

Des milliers de missiles de courte portée déployés sur la ligne de démarcation sont prêts à tirer « à tout moment », a déclaré l’ancien diplomate. Des dizaines de millions de Sud-Coréens vivent dans un rayon de 70 à 80 km de cette zone, qui pourrait devenir des « sacrifiés »,selon Thae.

« Je crois fermement que s’il y a une attaque préventive ou chirurgicale, la guerre sera gagnée par l’Amérique et la Corée du Sud, cela ne fait aucun doute, mais nous devons considérer le sacrifice humain de cette option militaire », a déclaré le transfuge. .

Pendant ce temps, les services de renseignements sud-coréens suggèrent que le Nord prépare de nouveaux essais de missiles nucléaires tout en poursuivant «le développement d’ogives nucléaires miniaturisées et diversifiées», rapporte Yonhap. L’agence d’espionnage du Sud aurait détecté un « mouvement actif » de véhicules autour du centre de recherche sur les missiles à Pyongyang, selon le communiqué.

Auparavant, le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré qu’une réponse mondiale était nécessaire pour faire face au développement des missiles de longue portée de la Corée du Nord. Il s’est exprimé lors d’une réunion avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, à Séoul, mercredi, lorsqu’il a déclaré que « les menaces mondiales exigent des réponses mondiales ».

Pendant ce temps, la Corée du Nord soutient que les Etats-Unis renforcent leur présence au large de la péninsule coréenne et organisent des exercices militaires avec leurs alliés régionaux, préparant ainsi une attaque préventive qui pourrait dégénérer en une éventuelle guerre nucléaire.

« Les exercices interarmées menés par les Etats-Unis tout au long de l’année sur la péninsule coréenne sont clairement des exercices de guerre agressifs dans leur nature et leur ampleur», a déclaré Ja Song-nam, le représentant permanent de la Corée du Nord auprès des Nations Unies dans la dernière lettre de Pyongyang adressée à l’ambassadeur de la France à l’ONU, François Delattre, l’actuel président du Conseil de sécurité de l’ONU.

S’adressant au Conseil de sécurité de l’ONU après la fin des exercices Maritime Counter Special Operations (MCSOFEX), qui impliquait la participation de navires de la Marine américaine et de la République de Corée (ROK) entre le 17 et le 20 octobre, le diplomate a déclaré que ces répétions navales avaient exacerbé les tensions dans la péninsule coréenne. « 

Malgré des appels répétés pour éviter l’escalade des tensions, les États-Unis continuent d’accroître leur présence militaire dans la région. Alors que les tensions augmentent, Moscou et Pékin ont à plusieurs reprises exhorté les deux parties à rester calmes. Ils ont appelé à la mise en œuvre de l’initiative dite du «double gel», qui prévoit que la Corée du Nord suspendra son programme nucléaire et de missiles en échange de l’abandon des exercices militaires dans la région par les États-Unis et la Corée du Sud. La proposition a été rejetée par Washington.

Source : https://www.rt.com/news/408562-nkorea-strike-south-defector/

 

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Archives JFK : le complot consiste à faire croire qu’il n’y a pas de complot ?

On comprend mieux pourquoi la CIA était si réticente à déclassifier ces documents (et encore, ce serait bien étonnant que certains documents plus compromettants n’aient pas été fortement caviardés).  Kennedy a affirmé un jour qu’il voulait briser la CIA en mille morceaux. Dans un autre document déclassifié, le président Hoover évoque la « nécessité de convaincre le public qu’Oswald est le vrai assassin

 

Les archives déclassifiées sur JFK révèlent un complot de la CIA visant à mettre en scène des attentats à Miami et à en rejeter la responsabilité sur Fidel Castro 

La CIA a envisagé de bombarder Miami et d’autres villes pour créer une menace terroriste tout en en accusant le gouvernement du leader révolutionnaire cubain Fidel Castro, selon les « fichiers JFK » récemment déclassifiés.
Les dossiers ont été publiés dans le cadre des quelque 3 000 documents recueillis par les Archives nationales des États-Unis sur l’assassinat de l’ancien président John F. Kennedy et sur plusieurs autres questions.
Le rapport indique que la CIA, l’Agence centrale de renseignement, a envisagé d’organiser plusieurs événements terroristes impliquant des citoyens cubains pour chercher à en accuser le gouvernement de Castro.
 
« Nous pourrions développer une campagne de terreur communiste cubaine dans la région de Miami, dans d’autres villes de Floride et même à Washington », note-t-on dans les dossiers. Le plan prévoyait également une attaque possible contre les migrants quittant Cuba pour s’installer aux États-Unis.
« Nous pourrions couler une cargaison de Cubains en route vers la Floride (réelle ou simulée). Nous pourrions encourager les tentatives visant à assassiner des réfugiés cubains aux États-Unis, même au point de blesser des personnes dans des circonstances qui doivent être largement médiatisées« .
 
La publication de 2 891 dossiers auparavant classifiés jette également la lumière sur des tactiques plus agressives de la CIA, notamment le placement de bombes et la création d’un environnement terroriste.
 
« L’explosion de quelques bombes dans des endroits soigneusement choisis, l’arrestation d’un agent cubain et la publication de documents prouvant l’implication cubaine seraient également utiles pour projeter l’idée d’un gouvernement irresponsable », est-il noté dans les dossiers.
Le rapport mentionne également comment la CIA a essayé d’assassiner Castro à travers des vêtements imprégnés de bactéries mortelles et de coquillages explosifs cachés sous l’eau, profitant du goût du leader cubain pour la plongée.
 
« Il était connu que Fidel Castro aimait plonger », ont déclaré les rapports. « Le plan de la CIA était de dépoussiérer l’intérieur du costume de plongée avec un champignon produisant le pied madera, une maladie de peau invalidante et chronique, et de contaminer également son costume avec des bacilles de tuberculose dans son masque à oxygène. »
 
Enfin, les dossiers ont révélé qu’après plusieurs allégations, des enquêtes ont montré que le gouvernement cubain n’aurait pas été responsable du meurtre de Kennedy « parce qu’un tel acte, s’il avait été découvert, aurait donné aux États-Unis l’excuse pour détruire Cuba. Le risque n’en valait pas la peine. »

HONGRIE : l’anti-projet européen

Orbán persécution chrétiens Orient EuropeViktor Orbán : protéger les chrétiens au Moyen-Orient ou la persécution antichrétienne viendra en Europe

 L’exode, Orbán n’en veut pas. Pour ce que cela signifie, à la fois pour ces chrétiens déracinés, et pour cette Europe chez qui se déversera, à terme, la même persécution que celle qui les a fait fuir. Les chrétiens d’Orient doivent être maintenus, confortés chez eux – il faut se battre pour leurs maisons et leurs vies là-bas. C’est en actant le conflit (voire en l’encourageant) que les afflux de réfugiés, le peu de « vrais » et la foule des « faux », persisteront et que l’Europe perdra son âme… Une déclaration qui se met décidément en travers des politiques migratoires définies et encouragées au niveau mondial.

« La Hongrie aide les chrétiens persécutés à rentrer chez eux » (Orbán)

Jeudi 12 octobre, à Budapest, le chef du Fidesz a prononcé ce discours lors de la conférence internationale sur les chrétiens persécutés intitulée « Rechercher des réponses à une crise longtemps ignorée ». Viktor Orbán a exhorté les dirigeants européens à protéger le christianisme en Afrique et au Moyen-Orient, ou à prendre le risque de le voir détruit en Europe.

« Nous, les Hongrois, voulons que les chrétiens syriaques, irakiens et nigérians puissent retourner chez eux, dans les terres que leurs ancêtres ont habitées depuis des centaines d’années, le plus tôt possible, c’est ce que nous appelons la solidarité hongroise ».

« Nous faisons ce que nous devons faire selon les dirigeants chrétiens locaux ».

Les contributions hongroises au moyen Orient chrétien

Rappelons qu’en septembre 2016, le Gouvernement a créé un Secrétariat d’État pour la prévention de la persécution des chrétiens. La Hongrie contribue à la reconstruction des maisons et églises de communautés chrétiennes en Irak pour faire revenir les familles mais elle a construit également des centres civiques en Irak, en Syrie et au Liban et participe aux activités humanitaires du Patriarcat syriaque catholique d’Antioche et de l’Eglise orthodoxe syrienne.

Un programme spécial de bourses a même été mis en place pour les jeunes issus de familles chrétiennes persécutées qui leur permet de rentrer chez eux et de devenir des membres déterminants et de soutien de leurs communautés après leurs études en Hongrie.

Pour Viktor Orbán, lorsque la Hongrie aide les chrétiens persécutés à rentrer chez eux, elle accomplit effectivement une mission, étant donné que la Constitution hongroise reconnaît au christianisme le pouvoir de préserver la nation.

« Ce qui s’est passé là pourrait également nous arriver »

Et ça l’Europe ne le reconnaît pas. Ou pire, c’est parce qu’elle le reconnaît ou du moins qu’elle le sait, qu’elle se met en travers. Sa politique migratoire à sens unique et contraire fait à la fois disparaître ces minorités chrétiennes de leurs berceaux historiques et voue à l’érosion le vieux socle chrétien des pays d’arrivée.

Orbán a fustigé ces « élites européennes qui renoncent à leurs racines chrétiennes, alors que le sort des chrétiens du Moyen-Orient devrait réveiller l’Europe » : « Ce qui s’est passé là pourrait également nous arriver ». Mais c’est aussi sans doute le but recherché : « Un groupe de dirigeants intellectuels et politiques européens veulent créer une société mixte qui changerait complètement l’identité culturelle et ethnique du continent et la nature chrétienne en quelques générations ».

« Le monde doit comprendre que la persécution des chrétiens aujourd’hui est un signe précurseur de processus mondiaux. Le monde doit comprendre que ce qui est en jeu aujourd’hui n’est rien de moins que l’avenir du mode de vie européen et notre propre identité ».
« La petite part que le Bon Dieu a confiée aux Hongrois » dans cette Europe qu’on veut déchristianiser

Qui peut nier que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde aujourd’hui, à travers ses 215 millions de chrétiens répartis dans les 50 pays de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens, établi par l’ONG « Portes Ouvertes »… ? Sur les dix premiers de la liste noire, neuf sont à majorité musulmane – l’exception est la Corée du Nord, où sévit une majorité non moins nocive, le communisme. Et dans le chaos du Moyen-Orient, les chrétiens sont assurément les plus grands perdants selon l’ONG.

Et pourtant, les médias maçonniques préfèrent parler des Rohingyas en Birmanie.

Lors de ses deux discours de rentrée en septembre, devant le Parlement, Viktor Orbán a évoqué « ce Nouvel Ordre Mondial qui vient », citant les informations fournies par l’OTAN qui font état de 60 millions de personnes en Afrique se mettant en route d’ici 2020 vers l’Europe.

« Pour nous, l’Europe est un continent chrétien et nous aimerions le garder de cette façon, et même si nous ne pouvons pas tout conserver, nous aimerions au moins en sauver la petite part que le Bon Dieu a confiée aux Hongrois » a-t-il déclaré jeudi.

Et la fille aînée de l’Église, sait-elle encore seulement si elle a été baptisée… ? Orbán ne s’est pas privé d’évoquer aussi « la persécution des chrétiens en Europe, qui est une persécution de nature spirituelle, opérant avec des méthodes subtiles et rusées et est sans aucun doute injuste, discriminatoire et parfois douloureux ». Comme une préparation à la suite.
Clémentine Jallais

POLOGNE : « Nous voulons Dieu ! »

Nous voulons Dieu Marche Indépendance 11 novembre Varsovie Pologne« Nous voulons Dieu ! » : le mot d’ordre de la Marche de l’Indépendance organisée à Varsovie, en Pologne, le 11 novembre prochain

Pour comprendre ce mot d’ordre, il faut savoir que les milieux nationalistes qui organisent cette marche sont majoritairement catholiques. Les participants, dont beaucoup votent plutôt pour le parti Droit et Justice (PiS) ou d’autres petits partis de la mouvance se réclamant de la démocratie chrétienne plutôt que du nationalisme, sont eux aussi majoritairement catholiques. Tous affichent des positions patriotiques et conservatrices – et aussi ouvertement pro-vie. C’est ainsi qu’en tête de l’énorme cortège qui a défilé en 2016 on pouvait voir une banderole avec l’inscription « avortement = tuer » et des photos d’enfants victimes d’avortements. On pouvait aussi apercevoir par endroits des symboles chrétiens tel le drapeau à l’effigie du Christ Roi flottant parmi les symboles nationalistes et patriotiques – dont la devise de l’armée polonaise « Dieu, Honneur, Patrie », très présente – et un océan de drapeaux blancs et rouges. Les supporters de football polonais, présents en nombre à la Marche de l’Indépendance, ont d’ailleurs la particularité d’organiser un pèlerinage annuel au sanctuaire de Jasna Góra à Częstochowa.
Le mot d’ordre « Nous voulons Dieu » expliqué par les organisateurs de la marche du 11 novembre

Devant les journalistes, le président du comité organisateur de la Marche de l’Indépendance 2017 a expliqué que le mot d’ordre « Nous voulons Dieu » se veut une réponse à la décadence morale de l’Occident, qui affecte aussi la Pologne même si celle-ci reste malgré tout un bastion de la foi en Europe. Cet appel s’élève contre « l’Union européenne qui est athée et impie, qui attaque toutes ces valeurs [chrétiennes], dans le contexte de l’invasion migratoire. Notre référence, c’est l’Eglise en lutte, l’Eglise qui pendant des siècles était la base et le fondement de l’Europe. Nous voulons présenter le catholicisme comme une foi non pas de gens faibles mais de gens forts et merveilleux ».

Le député et leader du Mouvement nationaliste (Ruch Narodowy) Robert Winnicki a quant à lui précisé que « Le mot d’ordre de cette année veut nous rappeler les racines de notre communauté nationale et aussi répondre à l’énorme crise spirituelle que vit notamment le monde occidental. Il faut dire ici clairement que l’on peut bien sûr être un bon Polonais, une personne bonne et honnête, en étant quelqu’un d’areligieux, mais les sociétés ou les nations areligieuses n’ont pas d’avenir devant elles, et l’Europe occidentale en pleine sécularisation en est le meilleur exemple ».
En Pologne, l’appel « Nous voulons Dieu » conserve toute son actualité 27 ans après la chute du communisme

« Nous voulons Dieu ! », c’était, ainsi que l’a rappelé Donald Trump lors de son éloge du patriotisme, de la foi en Dieu et de la famille à Varsovie en juillet dernier, l’exigence adressée au régime communiste par un million de Polonais lors d’une visite du pape Jean-Paul II en 1979. Ce slogan, repris dans les années 1980 dans certaines manifestations de Solidarité, conserve toute son actualité dans l’Europe actuelle dominée par une idéologie libérale-libertaire présentant, ainsi que le remarque l’ancien dissident hongrois Viktor Orbán, des liens de parenté directs avec l’idéologie communiste.
Olivier Bault

 

EURISLAM : le projet européen ?

Eurislam Timmermans UE discriminations musulmans« Eurislam » : le rapport de l’UE sur les discriminations contre les musulmans et la lettre dhimmi du commissaire Timmermans

Timmermans assure les musulmans que l’UE est leur amie face aux discriminations dont ils font l’objet dans les États membres

Publié sur son compte Twitter le 21 septembre à l’occasion de la « Journée d’action européenne contre le discours de haine à l’encontre des musulmans » (sic) et du nouvel an des musulmans « commémorant l’émigration du prophète de la Mecque à Médine – l’hégire – qui marque la naissance de l’islam en tant que communauté unie dans la foi » (re-sic), ce message souligne d’emblée que « la communauté musulmane, dans toute sa diversité, occupe une place importante dans le paysage européen ». Puis de continuer sur le fait qu’il faut renforcer le dialogue pour que les musulmans soient parties prenantes de la société européenne (au singulier dans le texte), et de les assurer que la Commission européenne est pour eux « un ami fidèle qui les aidera à pratiquer leur foi et leurs traditions en paix dans nos sociétés démocratiques ». Le paragraphe difficilement évitable sur les attentats terroristes des « dernières décennies » souligne que ces attentats visaient la société européenne dans son ensemble et qu’ils n’ont pas épargné « nos citoyens musulmans » (re-re-sic).

« Certaines attaques cherchaient à diviser encore plus notre société en visant spécifiquement nos citoyens juifs et la diversité qui est la force de l’Europe. » Et les chrétiens dans tout ça ? Pas un mot. L’égorgement du père Hamel et les projets d’attentats contre des églises ? Passés à la trappe. De fait, le mot « chrétien » n’apparaît pas dans la lettre de Timmermans, à croire qu’il n’y a que deux religions en Europe : la religion musulmane et la religion juive, et que les discriminations ne visent que les adeptes de la première (les attentats contre les juifs ne visant en fait qu’à diviser « notre » société).

Ce qui ressort du rapport de l’agence des droits fondamentaux de l’UE et qui est confirmé par le vice-président de la Commission européenne, c’est qu’il faut encore travailler sur les habitants non musulmans de l’Union européenne pour les aider à s’adapter à la présence musulmane toujours plus nombreuse, et que c’est ainsi qu’on mettra fin non seulement aux discriminations mais aussi au terrorisme islamique.
Projet Eurislam : une intégration à double sens pour créer un vaste melting-pot européen dont l’islam sera une composante essentielle

Ce projet de soumission dhimmi face aux nouveaux arrivants et à leurs descendants, mais aussi en réponse aux coups portés en Europe par les djihadistes, s’inscrit en fait dans la logique du projet Eurislam de l’Union européenne. Ce projet est décrit par ses auteurs comme visant à créer une société européenne multiculturelle sans frontières dans laquelle la population autochtone aurait à s’adapter elle aussi aux valeurs et traditions des nouveaux arrivants. Ceci avec le soutien du Parlement européen qui, dans sa résolution du 12 avril 2016 « Apprendre l’Union européenne à l’école », affirme à l’intention des Etats membres que « les enseignements et le matériel scolaires devraient inclure des informations sur la diversité au niveau de la religion ou des convictions, de l’origine ethnique, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre » et qu’« une sensibilisation accrue aux avantages des politiques européennes, comme la libre circulation des personnes et des services dans l’Union et les programmes de mobilité de l’Union, peut contribuer à un sentiment d’appartenance à l’Union européenne, à un esprit de solidarité et à une acceptation des sociétés multiculturelles et multi-ethniques ».

Tel est encore le but poursuivi par l’exposition « L’islam, c’est aussi notre histoire » ouverte en septembre au Musée de l’Europe à Bruxelles, après un report de plusieurs mois pour cause de terrorisme islamique. « Nous voulons expliquer aux Européens que l’islam fait partie de la civilisation européenne, que ce n’est pas une importation récente mais qu’elle a des origines qui remontent 13 siècles auparavant », a confié à Associated Press (AP) Isabelle Benoit, l’historienne qui a conçu l’exposition.

La nouveauté de ce début du XXIe siècle par rapport aux siècles passés, ce ne serait finalement que cette volonté des « élites » européennes de se servir de l’immigration musulmane et de l’islam comme diluant des identités nationales et instrument de lutte contre les valeurs chrétiennes.
Olivier Bault

Vaccinations obligatoires : question de santé publique ou scandale politico-financier ?

La ministre de la Santé Agnès BuzynNdlR : nous rappelons à la Ministre que l’école est obligatoire et gratuite pour tous. Lequel de ces 2 principes va l’emporter ?

Agnès Buzyn prévient que les enfants non vaccinés « ne rentreront pas à l’école »

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à la Maison de la sante à Chalus, en Haute-Vienne, le 13 octobre 2017 – Pascal Lachenaud-AF

Politiquement incorrect : Poutine dans le texte !

La vidéo Twitter est en cours de chargement.Poutine dit vouloir préserver une certaine homogénéité ethnique en Russie

« Regardez ce qui se passe dans le monde, l’Inde, notre voisine, a une population de 1,2 milliards d’habitants. Et la Chine une population de 1,5 milliards. Les USA continuent de recevoir de plus en plus d’immigrés et, autant que je puisse en juger, sa population blanche et chrétienne est déjà submergée. Les Chrétiens blancs sont devenus une minorité, moins de 50% à présent. Le monde connait de grands changements. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je dis juste que des changements globaux se déroulent. La Russie est effectivement un grand pays, de sa partie occidentale à ses frontières orientales, c’est un espace eurasiatique. Mais pour ce qui regarde sa culture, même sa langue, son groupe linguistique et son histoire, c’est indéniablement un espace européen puisqu’il est peuplé par des habitants issus de cette culture. Je dis ça parce que nous devons préserver tout cela si nous voulons rester un grand centre dans le monde. »

Retrouvez cet article et l’info alternative sur : http://www.contre-info.com

Les richesses d’Egypte à Sodome ou les nouveaux marchands du Temple de Mammon ?

תצוגה לא שגרתית. הפרארי בכותלVous en pensez quoi ? Le site du Kottel est devenu un étalage de voitures de luxe en Israël

La ville de Jérusalem a présenté la place Ferrari sur le parking du lieu le plus saint du Kotel. Les critiques ne se sont pas faite attendre, de choisir un tel endroit pour faire une démonstration de véhicule de luxe et pourtant d’autres se sont dit  » Et pourquoi pas » ? : « On ne sait pas pourquoi une telle ville doit présenter Israël comme une ville pauvre ? »

Cette décision inhabituel au Mur du Kottel a été décidé avec l’approbation de la municipalité de Jérusalem et de la Western Wall Heritage Foundation, qui a exposé des voitures Ferrari dans la cour du site sacré.

Les visiteurs du site ont réagit et ont dit : ‘On ne sait pas pourquoi une telle exposition est nécessaire dans la ville, la plus pauvre d’Israël’, ont-ils déclaré sur News 10.