Crash d’automne 2015 : la Chine est prête !

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« La Chine se prépare à un évènement majeur sur les marchés des devises. »

Le mois d’octobre prochain pourrait marquer le début de la fin du dollar en tant que devise de réserve internationale. Deux fois tous les dix ans, le Fonds monétaire international se réunit pour discuter du panier de devises des droits de tirages spéciaux. Ce panier comprend aujourd’hui le dollar, le yen, la livre sterling et l’euro ; mais si la Chine se voyait accorder sa demande, d’ici quelques mois, le yuan pourrait intégrer ce panier à son tour. Le secrétaire américain du Trésor, Jack Lew, pense que la Chine n’est « pas prête pour un tel statut », et désire voir l’entrée de la devise chinoise refusée pour préserver le statut du dollar en tant que devise de référence internationale et mécanisme d’échange primaire pour le commerce international.  Mais pendant que Lew et ses prédécesseurs ont présidé sur la plus grosse expansion de la dette nationale de l’Histoire, la Chine a adopté une position stratégique, comme les Etats-Unis l’ont fait dans les années 1900, non seulement pour devenir la plus grosse économie du monde, mais aussi la superpuissance du XXIe siècle.  Oublions un instant ce que nous disent les analystes, les politiciens et les financiers qui pensent que la Chine n’est pas prête, et concentrons-nous sur les mesures prises par la Chine pour comprendre pourquoi le président chinois, Hu Jintao, estime que le dollar soit un produit du passé.

Passage tiré de Future Money TrendsNous voyons déjà la Chine et la Russie accumuler de l’or, et la demande a atteint des sommets au cours de ces cinq dernières années. La Chine est à la fois le plus gros importateur et le plus gros producteur d’or de la planète. Non seulement elle accumule de l’or à la pelle, aucune once produite dans le pays n’en sort.  La Chine se prépare à un évènement majeur sur les marchés des devises. Le monde n’est plus à l’aise face au dollar… Selon le président Hu, « le dollar est un produit du passé ».

Il fut un temps où le dollar était soutenu par de l’or. C’est cette garantie qui a permis de le solidifier en tant que devise fiable sur le marché libre. Aujourd’hui, le dollar n’est plus garanti par quoi que ce soit.  C’est cette faiblesse que les Chinois cherchent à exploiter, et c’est pour cette raison qu’ils ont accumulé des milliers de tonnes d’or ces quelques dernières années. Mais ce n’est pas tout. En plus de leurs réserves d’or physique, les Chinois ont eu recours à une stratégie secrète d’accumulation d’or dont personne ne parle encore :

Ces quelques dernières années, les études du marché de l’or se sont uniquement concentrées sur l’accumulation d’or physique de la Chine, de la Russie et des banques centrales orientales. Mais ce à côté de quoi elles sont passées, c’est une stratégie vieille de 7.000 ans sur laquelle la Chine met aujourd’hui l’accent. Selon des données compilées par Bloomberg, en 2013, les achats d’actifs et de sociétés minières ont augmenté pour atteindre un record de 2,2 milliards de dollars.  La Chine achète des mines d’or à un taux record… et pourtant, les investisseurs et les analystes ne se concentrent que sur les achats et ventes de métal physique, dont nous ne savons plus rien depuis 2009.  Selon Bloomberg, depuis lors, les réserves d’or physique de la Chine auraient pu tripler.  La Chine, qui ne cesse d’accumuler de l’or, pourrait semer la panique si elle décidait d’annoncer les quantités d’or qu’elle a effectivement accumulées.  Mais imaginez que l’on additionne toutes ces réserves… non seulement celles accumulées sur le territoire chinois, mais aussi les réserves offshore. 2,2 milliards de dollars, c’est 46 tonnes d’or physique… mais si cette somme était utilisée pour acheter des dépôts miniers, elle pourrait représenter jusqu’à 5.000 tonnes de métal. Et ce n’est qu’une année d’achats de mines pour la Chine.

Il a été dit que la Chine puisse annoncer l’état de ses réserves d’or à l’approche de la décision du FMI au mois d’octobre, dans un effort de prouver au monde que sa devise n’est pas seulement apte à intégrer les droits de tirages spéciaux, mais qu’elle est aussi bien plus fiable que le dollar. Le vent du changement souffle, et les Chinois tiendront bientôt le gouvernail de l’économie globale. Ils savent que des évènements majeurs font leur approche, et s’y sont préparés en accumulant le seul actif qui ait jamais été capable de maintenir son statut moyen d’échange au fil des âges.

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EuroZone : Sortie de la Grèce évoquée au 30 juin par le FMI. Bonnes vacances… et bonne rentrée !

Pour Christine Lagarde, un Grexit ne signifierait pas la fin de l’euro

Challenges.frPour la directrice du Fonds monétaire international, le "Grexit" ne signifierait pas "la fin de l'euro". (c) Afp

Si la patronne du FMI a laissé la porte ouverte sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, Manuel Valls et Michel Sapin l’ont, eux, refermé.  Pour la directrice du Fonds monétaire international, le « Grexit » ne signifierait pas « la fin de l’euro ». (c) Afp

« Très improbable que nous arrivions à une solution » : Le ton s’était envenimé entre l’institution de Washington et le gouvernement grec. « Il est très improbable que nous arrivions à une solution globale dans les jours qui viennent », a également dit Christine Lagarde, apportant un nouveau démenti aux déclarations d’Athènes mercredi selon lesquelles une ébauche d’accord était en cours de rédaction.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras négocie depuis fin février avec le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne, sur des engagements de réformes qui entraîneraient le déblocage de 7,2 milliards d’euros d’aide financière promise à Athènes. Les discussions sont extrêmement ardues, les demandes des institutions allant pour beaucoup à l’encontre des promesses électorales d’Alexis Tsipras.  Les négociations avaient avancé début mai mais « ces dernières semaines nous avons à nouveau eu des déconvenues », selon la directrice générale du FMI. « Nous avons des règles, nous avons des principes », a également insisté Christine Lagarde dans l’interview au FAZ.  L’un de ces principes, rappelé par le FMI depuis Washington, est que « tout pays qui n’honore pas ses engagements envers le Fonds (…) est déclaré en situation d’arriérés de paiement et n’a pas accès aux financements du FMI ».

Pourtant, Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec a encore répété ce vendredi qu’un accord sera conclu « rapidement » avec le FMI et l’UE.  La date butoir pour trouver un accord entre Athènes et ses créanciers, UE et FMI, expire le « 30 juin, au moment où prend fin la prolongation du plan d’aide » à la Grèce, a indiqué Yanis Varoufakis.  « Selon l’accord du 20 février entre Athènes et ses créanciers, le plan d’aide au pays s’est prolongé jusqu’au 30 juin, donc c’est d’ici cette date qu’il faut arriver à un accord », a indiqué le ministre lors d’un entretien à la radio grecques VimaFM.

Le ministre des Finances français Michel Sapin a souligné que le FMI n’avait « pas la même logique, pas les mêmes procédures, pas le même calendrier » que les Européens. « Le FMI est dans la flottille mais c’est un autre bateau. Il navigue avec nous et il n’est pas question qu’il reste au port », a-t-il dit.

« Les trois institutions doivent travailler ensemble avec une volonté partagée, que la Grèce reste dans la zone euro. Christine Lagarde est tout à fait à bord de cette négociation et elle a cette volonté politique avec nous », a dit pour sa part le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.  La sortie de la Grèce de la zone Euro « n’est pas un scénario pour nous », a estimé Manuel Valls, en déplacement à Marseille. « Je reste convaincu qu’il sera possible de parvenir à un accord prochainement et nous ne travaillons nullement sur une sortie de la Grèce de la zone euro, ce n’est pas un scénario pour nous », a déclaré le Premier ministre.

L’évocation par Christine Lagarde de la possibilité d’un « Grexit », pour reprendre le terme cher aux marchés, a fait d’autant plus de bruit que les dirigeants européens s’interdisent d’évoquer ce scénario en public, répétant à l’envi que la place de la Grèce est « dans l’euro » et qu’il n’y a « pas deplan B ».

La banqueroute de l’Union européenne.

Ce qui se profile donc à l’horizon n’est pas un défaut grec, ou plus exactement pas seulement un défaut grec. Nous assistons à la banqueroute de l’idéologie européiste mais aussi de l’Union européenne. A travers le défaut grec c’est une mise en défaut de la politique de l’Union européenne, prise en otage par l’Allemagne, que nous assisterons. Ce défaut sera donc un défaut européen, car il signera la fin d’une certaine idée de l’Union européenne et ouvrira une crise profonde et durable en Europe. Les institutions européennes seront atteintes dans leur légitimité. Ce défaut sera la base de la révolution qui vient.

NdlR : le calendrier bancaire ne laisse rien au hasard… bonnes vacances à tous… mais accrochez-vous pour la rentrée !

(avec AFP)

 

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Lehman Brothers : la crise de 2008 était « forcée » selon l’ancien patron de la banque !

Lehman Brothers : une « banqueroute forcée » d’après son ancien patron

Challenges.fr

Plus de six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, son patron de l'époque, Richard Fuld Jr, continue d'affirmer sans se repentir que sa banque n'était pas aux abois. (C) AFP

L’ex-président de la banque d’affaires américaine fustige l’attitude des autorités avant la crise. C’est la première fois qu’il s’exprime publiquement depuis la faillite de la banque en 2008. Plus de six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, son patron de l’époque, Richard Fuld Jr, continue d’affirmer sans se repentir que sa banque n’était pas aux abois. (C) AFP

 Richard Fuld, l’ancien patron de Lehman Brothers, dont la faillite avait été le déclencheur de la crise financière, a affirmé jeudi que l’établissement n’était pas au bord du dépôt de bilan en septembre 2008. « J’ai toujours dit, et cela est prouvé maintenant, que Lehman Brothers n’était pas en faillite en septembre 2008″, a déclaré lors d’une conférence à New York M. Fuld, 69 ans, chemise blanche, teint hâlé, tempes blanchies, lors de sa première apparition publique depuis l’effondrement de Lehman.

C’était une « banqueroute forcée », a-t-il dit dans un discours dont une partie était retransmis sur la chaine d’informations financière américaine CNBC. Il a assuré que Lehman Brothers était « une des meilleures banques de Wall Street », avec une culture de « réel succès ». Pourtant, Richard Fuld et Lehman Brothers ont été dépeints par les autorités américaines comme des symboles des errements de Wall Street ayant conduit à la plus grave crise financière depuis 1929.

« Ce n’est pas une seule chose qui a causé la crise de 2008 (…). Toutes les conditions étaient réunies pour déclencher un véritable cataclysme », a tenté d’expliquer jeudi l’ancien banquier. Il y a d’abord le « gouvernement (américain) qui voulait que tout le monde réalise sa perception du Rêve américain » c’est-à-dire devenir propriétaire d’un bien immobilier, a-t-il développé. Ensuite l’abondance de liquidités et des taux d’intérêt à des niveaux très bas qui ont incité les banques à prêter de l’argent à des ménages insolvables sans se soucier des conséquences, a-t-il ajouté. « Il y aurait beaucoup à dire (mais) assez! Il est temps d’aller de l’avant », a-t-il ajouté.

Durant le reste de son intervention, M. Fuld a manié l’humour notamment quand il présente lui-même son intervention sept ans après la crise. « Ceci est ma première apparition publique depuis 2008. Je ne compte pas le temps passé avec le Congrès », lance-t-il, en référence aux auditions tendues devant les élus américains très remontés suivant la banqueroute de Lehman Brothers.

NdlR : bah… pas de scoop pour nous ! si ce n’est cette confession 7 ans après… l’annonce d’une nouvelle crise « forcée » sur chaque année de Shemitta ?

Ray KURZWEIL : futurologue (prophète des nations) ?

L’avenir d’ici 2099 : Le célèbre futurologue Ray Kurzweil a livré ses nouvelles prédictions.

 Ray Kurzweil, l’un des principaux chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle, publie ses pronostics depuis les années 1990, dont certains sont devenus académiques, écrit Inventure.

Mais s’il y a cinq ans il opérait plus souvent sur de longues périodes (les années 2030, les années 2040), ces derniers temps on constate une cohérence chronologique dans ses prévisions. Son travail pour la plus grande compagnie du web, où le futurologue s’est retrouvé à l’avant-poste de nombreux travaux d’innovation, a probablement influé sur cette précision nouvelle. Ray Kurzweil semble inviter à prendre part à un jeu intellectuel et à assembler un puzzle – le tableau de l’avenir à partir de ses anciennes et nouvelles prédictions. En réunissant tous les pronostics des vingt dernières années dans ses livres, blogs, interviews et conférences, on peut noter que le chercheur a décrit l’avenir entre 2019 et 2099 année par année.

2019 – Les fils et autres câbles pour les appareils individuels et périphériques disparaîtront dans tous les domaines.
2020 – Les ordinateurs personnels atteindront une puissance de traitement comparable au cerveau humain.
2021 – L’accès à l’internet sans fil couvrira 85% de la surface de la Terre.
2022 – Les USA et l’Europe adopteront des lois réglementant les relations entre les individus et les robots. L’activité des robots, leurs droits, devoirs et autres restrictions seront formalisés.
2024 – Les éléments d’intelligence informatique seront obligatoires dans les voitures. Il sera interdit aux individus de conduire une voiture qui ne sera pas équipée d’une assistance informatique.
2025 – L’apparition d’un grand marché de gadgets-implants.
2026 – Grâce au progrès scientifique, en une unité de temps nous prolongerons notre vie d’une durée supérieure à celle qui se sera déjà écoulée.
2027 – Un robot personnel capable d’accomplir des actions complexes en toute autonomie sera aussi anodin qu’un réfrigérateur ou une machine à café.

2028 – L’énergie solaire sera si bon marché et répandue qu’elle satisfera l’ensemble des besoins énergétiques de l’humanité.
2029 – L’ordinateur pourra passer le test de Turing pour prouver son intelligence dans le sens humain du terme, grâce à la simulation informatique du cerveau humain.
2030 – Les nanotechnologies vont fleurir dans l’industrie, ce qui entraînera une baisse significative de la fabrication de tous les produits.
2031 – Les imprimantes 3D seront utilisées dans tous les hôpitaux pour imprimer des organes humains.
2032 – Les nano-robots seront utilisés à des fins médicales. Ils pourront apporter des substances nutritives jusqu’aux cellules humaines et éliminer les déchets. Ils scanneront également le cerveau humain, ce qui permettra de comprendre les détails de son fonctionnement.
2033 – Les voitures sans conducteur circuleront sur les routes.
2034 – Le premier rendez-vous de l’homme avec l’intelligence artificielle. Le film Her en version plus moderne: la compagne virtuelle pourrait être équipée d’un « corps » en projetant une image dans la rétine de l’œil – par exemple, à l’aide de lentilles ou de lunettes virtuelles.
2035 – Le matériel spatial deviendra suffisamment développé pour assurer une protection permanente de la Terre contre les astéroïdes.

Astéroïdes
Astéroïdes

2036 – En utilisant une approche de la biologie comme de la programmation, l’humanité parviendra pour la première fois à reprogrammer les cellules pour guérir des maladies, et l’utilisation d’imprimantes 3D permettra de fabriquer de nouveaux tissus et organes.
2037 – Un progrès gigantesque sera enregistré dans la compréhension du secret du cerveau humain. Des centaines de sous-régions ayant des fonctions spécifiques seront découvertes. Certains algorithmes qui codent le développement de ces régions seront décryptés et intégrés aux réseaux neuronaux d’ordinateurs.
2038 – L’apparition de personnes robotisées et de produits de technologies transhumanistes. Ils seront dotés d’une intelligence supplémentaire (par exemple, orientée sur une sphère concrète de connaissances que le cerveau humain est incapable de couvrir entièrement) et de divers implants optionnels – des yeux-caméras aux bras-prothèses supplémentaires.
2039 – Les nano-véhicules seront implantés directement dans le cerveau et effectueront une entrée et une sortie arbitraire des signaux du cerveau. Cela conduira à une réalité virtuelle « à immersion totale », qui ne demandera aucun équipement supplémentaire.
2040 – Les systèmes de recherche seront la base des gadgets introduits dans l’organisme humain. La recherche ne se fera pas uniquement par la voix, mais aussi par la pensée, et les résultats seront affichés sur les lentilles ou les lunettes.
2041 – Le débit internet maximal sera 500 millions de fois plus élevé qu’aujourd’hui.
2042 – La première réalisation potentielle de l’immortalité – grâce à une armée de nanorobots qui complétera le système immunitaire et « nettoiera » les maladies.
2043 – Le corps humain pourra prendre n’importe quelle forme grâce à un grand nombre de nanorobots. Les organes internes seront remplacés par des dispositifs cybernétiques de bien meilleure qualité.La galaxie du Tourbillon
2044 – L’intelligence non-biologique sera des milliards de fois plus intelligente que son homologue biologique.
2045 – Arrivée de la singularité technologique. La Terre se transformera en ordinateur gigantesque.
2099 – Le processus de singularité technologique s’étend sur tout l’Univers.

La galaxie du Tourbillon

Certes, il est parfois difficile de croire à de tels pronostics. Mais compte tenu du rythme conséquent de développement de la société, il paraît clair que tout cela est réaliste dans un avenir pas si lointain. Il ne nous reste plus qu’à observer ce qui va réellement se passer.

 

Nouvel Ordre Mondial : éradication de la menace rebelle

D’après l’Atlantic Council, les résistants doivent être éliminés pour sauver le Nouvel Ordre Mondial

Le premier ministre anglais, David Cameron, considérait en Octobre 2014 qu’il fallait en finir avec le mouvement pour la vérité et a tout récemment amplifié ses menaces contre la liberté d’expression. François Hollande a lui mis les théoriciens du complots au même niveau que la propagande du 3ème Reich. Cet article datant de 2013 de l’Atlantic Council, la principale officine de propagande de l’OTAN, indique que les Etats vont devoir se charger de la résistance au Nouvel Ordre Mondial sous peine d’être mis en échec.

L’article commence par évoquer la problématique bien réelle du terrorisme d’Al Qaeda, balaye du revers de la main les menaces hypothétique de pays comme la Chine pour enchaîner sur les réels ennemis d’après eux, ceux là même qu’Obama avait déjà désigné de longue date: le peuple lui-même.  « Le danger le plus immédiat réside dans l’importante autonomisation des individus et des groupes, pour le bien et le mal, malheureusement, souvent regroupés comme «acteurs non étatiques».

Edward Snowden, Bradley Manning, d’innombrables « hackers » et des personnes anonymes diffusant des lettres à l’anthrax dont les actions ont constitué des menaces et des perturbations systémiques réelles arrivent en premier plan. Al-Qaida et d’autres groupes radicaux arrivent ensuite. »  Donc non seulement, ce lobby d’état animé par des personnalités comme Kissinger (M. dépopulation), Colin Powell (M. destruction massive en Irak) ou Robert M. Gates (M. Iran Contra) considère les lanceurs d’alertes comme une menace supérieure aux terroristes mais ils les assimilent carrément à des terroristes au même tire que des soit disant « personnes anonymes » qui enverraient des lettres à Anthrax.  Le document prétend que « le système ou les états souverains étaient considérés comme les pièces maîtresses de la politique internationale est mis à rude épreuve, dans certains cas rendue obsolète par l’autonomisation des individus et des acteurs non étatiques », c’est à dire les opposants au Nouvel Ordre Mondial.

Ce mois-ci, voilà que David Cameron déclare que:  « Trop longtemps, notre société s’est montrée tolérante et passive, en disant au citoyen : tant que vous respectez la loi, nous vous laissons tranquille. Cela a souvent impliqué de notre part une attitude neutre entre des valeurs différentes. Et cela a contribué à promouvoir une narration faite d’extrémisme et de haine. Ce gouvernement tournera définitivement la page de cette approche perdante et vouée à l’échec, »  Les gouvernements seraient ainsi trop frileux à contrer le problème posé par la « révolution de l’information » et la « communication globale », autant dire les réseaux sociaux et Internet .  On arrive enfin au point central de l’article qui affirme :  « Les gouvernements en échec ou ayant failli en Afghanistan au Zimbabwe en passant par Bruxelles et Washington sont le plus grand obstacle à l’amélioration collective de l’humanité…. Cependant, l’évolution du système westphalien doit être abordée si l’on veut avoir une chance de contenir, réduire ou éliminer les dangers posés par les acteurs non-étatiques nouvellement habilités. »

Le message est donc que des mesures doivent être prises par les acteurs du Nouvel Ordre Mondial pour neutraliser la résistance à ce projet. Pire, les mondialistes attendent impatiemment une « crise extraordinaire » pour faire le grand ménage. Cette déclaration rappelle étrangement celle que l’on retrouvait dans le « Project for the american century » qui affirmait en 1997, que « le processus de transformation, même s’il apporte un changement révolutionnaire, sera probablement long en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor 

Le général Cleveland a écrit un document de stratégie en Septembre 2014 intitulé « ARSOF OPERATING CONCEPT 2022 » . La stratégie exposée dans le document vise à établir un réseau mondial d’influence militaire pour recueillir des renseignements sur les populations clés et contenir les acteurs non-étatiques, les milices et autres menaces « irrégulières ». Le document met l’accent sur la nature mondiale de la menace, en notant que le conflit effacera véritablement les frontières.

Cleveland voit un monde instable dans l’avenir qui exigera une force militaire capable d’intervenir en milieu urbain. Il parle également d’opération spéciales qui rendront opérationnelles le CONUS, un terme utilisé par le département d’état américain pour désigner les 48 états américains contigus, excluant Hawaï et l’Alaska. Le général parle donc de pouvoir intervenir au sein même des Etats-Unis pour « contenir les les acteurs non-étatiques« . Il s’agit bien des même ambitions évoquées dans l’article de l’Atlantic Council…et le général Cleveland n’est autre que celui qui est à la tête de l’opération Jade Helm

Dans ce «monde multipolaire» des acteurs non étatiques ayant accès à l’Internet et autres communications seront en mesure d’influencer les autres autour du globe. Le document 2022 indique que , « La différence significative sera une plus grande capacité des acteurs non étatiques à se défendre, à user de leur influence ou à attaquer d’autres populations ... ». Une fois encore la résistance au Nouvel Ordre Mondial qui s’organise sur Internet est directement amalgamée avec des actes de terrorisme.    La stratégie du général Cleveland est d’utiliser des moyens civils pour soutenir les soldats déployés. Le plan cherche à utiliser des organismes non gouvernementaux, des groupes de réflexion, des universités et d’autres organismes gouvernementaux des États-Unis pour soutenir des opérations spéciales ayant pour objectif de contenir la menace des organisations extrémistes violentes, des acteurs non étatiques, et autres menaces irrégulières.Cette affirmation permet de mieux comprendre la raison pour laquelle certains Walmart pourraient être utilisés dans ce type d’opérationD’après une section intitulée «soutien militaire à la gouvernance», le plan vise à créer un système pour mobiliser l’expertise civile pour compléter la mission de « renforcement » dans les pays hôtes, de la gouvernance, la stabilité, la sécurité et l’état de droit.

 es spéculations vont bon train sur la finalité de l’opération Jade Helm. Les premières sigles veulent dire: « Joint Assistant for Development and Execution »…aucun document n’indique ce que veut dire HELM. Du coup, certains se sont dit que cela pourrait être un acronyme pour: « Home eradication of local militants ». Cela bien sûr pas établi mais, à la lecture de ce document, on constate que l’idée est là en tout cas.   A l’heure actuelle, impossible de savoir si cet exercice massif qui commence à la mi-juillet sera autre chose qu’un simple exercice mais une chose est sûr: ils ne comptent pas en rester là. Mis bout à bout, ces documents indiquent clairement que le Nouvel Ordre Mondial doit s’occuper du problème posé par la dissidence, en particulier sur Internet, sous peine d’être mis en échec.

NdlR : Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation….

Bruits et rumeurs de CRASH bancaire…

L’élimination de l’argent papier est à la table des discussions  à Londres


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
L’analyste financier de renom Martin Armstrong a été informé d’une réunion secrète ou les banques centrales vont évoquer la possibilité de l’élimination de l’argent papier nous amenant progressivement vers le totalitarisme financier le plus total. Voici un extrait d’un article sur son site qui évoque cette réunion au mois de mai (The New Age of Economic Totalitarianism & the London Meeting to End Currency : http://armstrongeconomics.com/archives/30145 ) « La fin est proche, elle est clairement en vue. C’est tellement choquant que nous devons nous frotter les yeux pour nous assurer que nous sommes encore éveillés. À la fin du mois de mai, le sujet de l’élimination de l’argent papier sera officiellement sur la table des discussions lors d’une grande conférence à Londres. Les partisans de la mise en place effective de la fin de notre liberté économique en vue d’un nouvel ordre économique mondial basé sur le totalitarisme économique où nous ne serons plus en mesure d’acheter ou de vendre quoi que ce soit de façon anonyme avec de l’argent de papier auront leur mot à dire à Londres – à savoir Rogoff (Ndt: économiste américain et ancien chef du FMI) et Buiter (Ndt: économiste en chef de Citygroup). Lors de cette réunion, il y aura la participation des banques centrales de la Suisse, du Danemark, de l’Euroland, et des États-Unis. Non, je ne suis pas invité, car je ne suis pas en accord avec la vision totalitaire économique de Rogoff et Buiter. Le but de cette réunion est de créer une solution à la situation d’urgence économique anticipée par l’ECM (Ndt: Economic Confidence Model, une théorie élaborée par Armstrong).

De toute évidence, en coulisse semble se préparer pour la première fois un ralentissement économique à venir. Cependant, la possibilité d’une crise financière très sévère pour cette automne semble être sur la table, elle-même désormais largement acceptée comme inévitable. Il y a évidemment une menace grave concernant la possibilité d’une panique bancaire mondiale à cause de la structure défectueuse de l’euro et l’absence d’une dette consolidée dès le départ. Les réserves des banques européennes manquent d’un statut unique, et alors que les Etats membres sont dans l’impasse, il en sera de même du système bancaire. Cela pourrait déborder vers une crise mondiale lorsque les gens verront que les banques sont en faillites en Europe et que les gens prudents commencent à retirer de l’argent en Amérique du Nord comme mesure de précaution provoquant un effet de contagion. »

Selon Armstrong, des agitations civiles et des émeutes devraient éclater partout dans le monde – La Fed fera grimper les taux en raison des pressions exercées par le Congrès et les médias – D’ici à 2020, le coût du remboursement de la dette des Etats-Unis surpassera les dépenses militaires – Les banques européennes s’effondreront, et les rues se transformeront en un véritable bain de sang – La hausse des taux d’intérêt dévastera les marchés émergents qui ont émis de la dette en dollars – L’or devrait plafonner à 5.000 dollars par once –  Selon Armstrong, nous devrions dès aujourd’hui diversifier et investir sur des pièces d’or avec lesquelles le public est familier, telles que les pièces d’or de vingt dollars – « Votre portefeuille doit inclure toutes sortes d’actifs… dont de l’or physique » . Martin Armstrong, analyste financier de renom, a récemment déclaré que l’or « plafonnera certainement à 5.000 dollars par once, parce que les gens perdront confiance en leur gouvernement ». Nous devrions bientôt voir éclater des guerres civiles à l’échelle planétaire – dès l’automne de cette année.   Lors d’un entretien très intéressant avec Greg Hunter, de chez USAWatchdog.com, Armstrong explique ceci :

« Le prix de l’or grimpe lorsque les gens perdent confiance en leur gouvernement. Cela n’a rien à voir avec l’inflation. Quand les gens commencent à se demander si le gouvernement pourra survivre et qui gagnera la partie, le prix de l’or grimpera. Sur le court terme, il pourrait très bien passer sous les 1.000 dollars par once. Mais une fois que la scène sera dressée, il repartira à la hausse. Il atteindra probablement un plafond à 5.000 dollars par once. Nous approchons à grands pas d’une phase de réajustement. Il y a 300 ans, nous traversions des révolutions antimonarchistes. Aujourd’hui, des révolutions sont en train de naître face au semblant de démocratie. Nous ne sommes pas en démocratie. »

Publié par Fawkes News

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Paradoxe géopolitique : le risque de Califat s’éloigne grâce à DAESH !

Guerre chiites/sunnites sur fond de leadership Saoudiens/iraniens : une analyse intéressante d’un observateur de l’intérieur qui se désespère…

La nouvelle guerre de 1000 ans!

Par
Depuis mars 2003 et l’invasion de l’Irak par l’armada américaine, la région du Moyen-Orient vit sous l’emprise de la guerre et de la violence. Douze ans après cette agression, l’ancienne Mésopotamie est aujourd’hui ruinée et dépecée alors que les guerres ethniques et confessionnelles font rage. Pas loin, un nouveau front a été ouvert en Syrie, qui dure depuis maintenant quatre ans. Une Syrie, dévastée qui connaît le sort de son voisin irakien. Ce sont deux berceaux de la civilisation humaine qui sont ainsi mis à mal. Et il y a le Yémen qui, en conflit latent depuis 2011, est désormais à son tour engagé dans une guerre sanglante, dont personne ne peut en prévoir l’issue. A l’ouest de la région arabe, au Maghreb, la situation n’est guère meilleure dont la Libye, qui entre dans la quatrième année d’une guerre fratricide, illustre parfaitement la donne. En Egypte, le nouveau pouvoir militaire – qui organise une meurtrière traque aux opposants – initie des procès de masse inédits dans le monde, créant un effrayant remake de la chasse aux sorcières des âges sauvages. Le Liban, sans président, ni Parlement, depuis le 25 mai 2014, est retombé dans ses travers et un rien pourrait rallumer la flamme de la discorde. Reste la Palestine, avec des guerres qui durent depuis 68 ans, traversant des phases chaudes et froides. Un cas que l’on a rendu et que l’on a voulu insoluble avec, quelque part, une responsabilité patente de dirigeants arabes incapables d’élever le ton et d’aider concrètement les Palestiniens.
Mais, ceux qui bloquent de tous les freins l’émergence d’un Etat en Palestine, sont ceux-là qui jouent les sous-traitants des impérialismes américain et occidental. Or, un point commun lie ces différents évènements du Machrek et du Maghreb: l’interventionnisme tous azimuts des Al Saoud. En fait, les Saoudiens, dont le trône ne tient qu’à la protection des Etats-Unis, ne sont pas pour peu dans la dégradation des situations en Irak, en Syrie et au Yémen, notamment, où Riyadh mène, dans ce dernier pays depuis le 25 mars, une guerre de destruction. Les Saoudiens ont été à bonne école, avec leur opération «Tempête décisive» au Yémen à l’imitation des «tempêtes» désastreuses US contre l’Irak, dans les guerres du Golfe, ou d’Israël contre les Palestiniens.
On ne peut comprendre les évènements qui marquent ces pays arabes – en particulier depuis l’avènement dudit «Printemps arabe» – si l’on ne remet pas les faits dans leur contexte géostratégique, et si l’on ne revient pas sur les carences des dirigeants arabes – plus préoccupés à faire pérenniser leur pouvoir que construire des Etats forts, appuyés sur l’Etat de droit, la démocratie et les libertés – qui ont de la sorte facilité les ingérences étrangères. Les Etats-Unis et Israël, notamment, n’ont eu qu’à mettre à profit cette situation pour aggraver, si cela se pouvait, les clivages entre les Arabes. Pendant que ceux-ci s’entre-tuent dans de nouvelles guerres de religion et/ou de leadership, leur monde recule sur tous les plans. Cette région qui avait le potentiel – grâce à son homogénéité historique et linguistique et forte de ses près de 400 millions d’habitants – de devenir une grande puissance, a à contrario gravement régressé et s’est enlisée, sous l’impulsion d’un wahhabisme rampant, dans les guerres tribales et claniques. Alors que le Monde dit «arabe» se vide de son intelligentsia au profit de pays – à leur tête les Etats-Unis – qui font tout pour le maintenir dans l’obscurantisme et le despotisme, certains régimes arabes, particulièrement l’Arabie saoudite, donnent des coups de pouce décisifs à cette rétrogradation arabe. En fait, Riyadh assume l’entière responsabilité de l’avènement de l’islam radical en ayant été à l’origine de la fondation – dans les années 1980 – de la nébuleuse Al Qaîda, conjointement avec les Etats-Unis. C’est encore l’Arabie saoudite qui finance le terrorisme transfrontalier, singulièrement, en Syrie – où opère l’un de ses bras armés le groupe jihadiste Al Nosra – et dont l’action armée au Yémen tend à détruire le plus pauvre des pays arabes. De fait, tous les ingrédients se trouvent aujourd’hui réunis pour plonger le Monde dit «arabe» dans une guerre de 1000 ans. Les Al Qaîda et l’autoproclamé «Etat islamique» (EI/ Daesh) – faut-il s’étonner que Daesh qui a détruit en Irak et en Syrie les assises des civilisations anciennes, ne s’en prend ni à Israël, ni aux Etats-Unis? – semblent avoir eu pour mission de renvoyer les Arabes à la période de la Jahiliya. Comment peut-il en être autrement quand ces groupes terroristes s’attaquent aux seuls pays arabes ayant fait de la modernité leur credo? L’histoire ne manquera pas de le relever et de noter le rôle joué par Riyadh dans la déroute dudit «Monde arabe».
NdlR : nous ne sommes bien évidemment pas d’accord avec le point de vue global de cet observateur, mais quelques réflexions sont intéressantes et criantes de vérité. Le risque de califat s’éloigne pour 1000 ans et le vrai risque n’arrivera pas de la direction dans laquelle tous sont invités à regarder. N’oublions pas : Tout Royaume divisé contre lui-même, ne peut se maintenir !  

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Le Pape a-t-il réellement vu en Abou Mazen, un « Ange de la Paix » ?

Le Vatican corrige la désinformation de l’AFP et de Associated Press: le Pape n’a jamais qualifié Abbas «d’ange de la paix»

En prime de la reconnaissance de l’Etat imaginaire de Palestine, le Pape a reçu le chef de l’Autorité Palestinienne en le saluant SELON l’AFP (sic !) sous le vocable d’ « ange de la paix ».  Se peut-il que le Pape ait ignoré le passé de cet « ange » ? Mahmoud Abbas, de son nom clandestin, Abou Mazen, a fait en effet partie du commando de 3 terroristes qui en 1994 a assassiné une famille et 22 enfants dans le village de Maaloth en Galilée. (1) Ses antécédents étaient déjà lourds, pour avoir soutenu en Union soviétique d’alors une thèse négationniste sur la Shoah. Aujourd’hui, il est à la tête d’une structure, l’Autorité palestienne, créée grâce à Israël, qui élève au rang de saints, les shahids, des terroristes qui pratiquent en fait le sacrifice humain en tuant des « mécréants », des civils juifs d’Israël, en se faisant exploser, en les écrasant ou en les poignardant, et qui diffuse sur sa télévision et dans ses écoles des messages antisémites violents.

Les courants catholiques et anglicans ne se contentent pas de développer une théologie. Ils participent activement à la diabolisation de l’image d’Israël et à son accusation sur les scènes laïques et politiques de l’Occident et sont très actifs dans l’exclusion mondiale d’Israël, le « « «  boycott ». D’une certaine façon, ils se comportent comme au Moyen Age en diffusant la rumeur du crime rituel … Le pseudo rapport de l’ONG Breaking the silence, rendu public récemment et accusant l’armée israélienne de crimes de guerre a été ainsi financé « grâce aux dons généreux du Christian Aid (Grande Bretagne), du fond d’aide de l’Eglise danoise, du Secrétariat pour les droits de l’Homme et les lois humanitaires internationales, de l’Open Society Foundations et de Trócaire » (4). Trois fonds chrétiens sur cinq. La liste des donateurs réguliers de l’ONG publiée dans le document montre aussi de nombreux fonds chrétiens.  (Selon SCMUEL TRIGANO,

Post scriptum: une vérification postérieure de l’information sur la parole du pape à Mahmoud Abbas a montré que les principales agences de presse ont forcé cette parole, mais à peine. S’il ne l’aurait pas salué comme « l’ange de la paix » (le rapport des faits reste malgré tout flou), c’est bien en tout cas ce qu’il lui a souhaité d’être. C’est un cran en dessous seulement de la portée de cette phrase qu’avoir pu formuler un tel souhait envers l’homme d’un tel passé et en rapport avec l’annonce de la reconnaissance de la Palestine, un acte qui ne favorise pas la paix. La réécriture de cette phrase par les agences de presse est elle aussi significative de ce qu’elles ont « entendu », à travers leur prisme idéologique, ou qu’elles ont sciemment falsifié. A tous les niveaux il y a du sens à cette affaire et celà n’efface pas la reconnaissance par le Vatican, la réception d’Abou Mazen et le souhait exprimé par le Pape à son propos.

Le Vatican a TOUJOURS  pris la précaution d’être au mieux avec les dirigeants actuels ou supposés futurs dans un seul but: la préservation avant tout de ses prérogatives en Terre Sainte; pas tellement la protection des communautés chrétiennes d’Orient qui en grande partie ne reconnaissent pas l’autorité du Catholicisme Romain . Ce sont des Maronites , Syriaques , Arméniens , Ethiopiens et surtout Orthodoxes Grecs ou Slaves.  Inutile de dire que le bien être de ces populations n’est pas que le seul souci de la Curie Romaine mais les exemptions fiscale , foncières, exterritorialités diverses sont l’essentiel de leurs préoccupations.

Des journalistes anti-israéliens et pro-palestiniens de l’AFP, de la BBC et de Associated Press présents lors de la rencontre d’Abbas avec le Pape ont répandu la fausse information que le pape aurait dit à Mahmoud Abbas « Vous êtes l’ange de la paix ».

Le Vatican s’est-il  rappelé que Mahmoud Abbas, de son nom terroriste Abbou Mazen, avait du sang Juif sur les mains ?  Le père Lombardi a ainsi tenu à rectifier :

« Le pape a voulu encourager les efforts pour la paix d’un homme qu’il a invité en 2014 avec le président Shimon Peres à une prière pour la paix au Vatican ».  « Il n’a pas dit que Abbas est un ange de la paix, mais lui a au contraire « demandé d’agir à la manière de ‘l’ange de la paix’ gravé sur le médaillon qu’il lui a offert. » « Le sens de l’encouragement me semble clair, et ce cadeau (du médaillon) est remis à beaucoup de Présidents et pas seulement à Abbas », a insisté le père Lombardi.

Sur Twitter, beaucoup d’internautes ont estimé que les propos du pape avaient été mal interprétés par les médias: « Le pape a-t-il appelé Abbas un ange de paix? Cela dépend à qui vous demandez« , affirme un tweet. Tandis qu’un autre assure: « Ce sont les médias et pas le pape qui ont appelé Abbas ange de la paix« .

Dans le quotidien Le Stampa, Riccardo Pacifici, président de la Communauté juive de Rome, a exprimé sa « déception »: « nous avons vécu l’exhortation du pape à Abou Mazen +ange de paix+ comme une ironie amère. On confie à un ange de la mort l’espérance de la paix, alors que nous, Juifs, nous voulons voir naître un Etat palestinien à côté d’Israël et non à sa place« .

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Jésus : quelques reflexions juives intéressantes…

La grotte n° 4 dans laquelle furent retrouvés de nombreux manuscrits dits « de la mer Morte »‟Vous voulez connaître l’apport des auteurs juifs qui se sont mêlés du Nouveau Testament ? Ils ont tous quelque chose en commun, c’est qu’ils sont plus proches des racines, et qu’ils ont conscience que la Bible et le Nouveau Testament ont été kidnappés par les cultures hellénistique et latine.”   André Chouraqui

Ces notes ont été griffonnées en des lieux divers au cours de la lecture de ‟Jésus rendu aux siens”, sous-titré ‟Enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles” de Salomon Malka. Exergue au livre de Salomon Malka que je vais présenter : Jésus était un rabbin parmi les rabbins (dixit le père de l’auteur).

Les rouleaux de Qumran ont permis des avancées considérables dans divers domaines ; ils ont notamment permis une meilleure connaissance des Esséniens qui, comme les Chrétiens, se sont détachés du courant central du judaïsme. On ne peut raisonnablement affirmer que les Chrétiens procèdent des Esséniens ; on peut simplement relever un certain nombre de parallélismes entre les uns et les autres. Mais qu’a donc permis la découverte de ces manuscrits ? Tout d’abord de réduire la distance entre Jésus et Paul, Paul supposé avoir commis un ‟rapt” sur le christianisme. Ces manuscrits ont montré que l’on pouvait trouver en Israël, en hébreu, et avant la période de Jésus, des tendances proches de celles des Juifs de la diaspora (à laquelle appartenait Paul), notamment chez les Juifs d’Alexandrie, imprégnés de culture grecque.

Ce n’est qu’une supposition mais certains chercheurs (parmi lesquels Emil Puech) pensent que nombre d’Esséniens se sont convertis au christianisme. Quoi qu’il en soit, il y a des points communs entre les manuscrits de Qumran et les Évangiles : 1 – Le dualisme Bien/Mal ; 2 – La notion de ‟nouvelle alliance” ; 3 – L’importance du baptême (il rachète les péchés et conduit à une nouvelle naissance) ; 4 – La séparation de la chair et de l’esprit.  Yigael Yadin (1917-1984) a été l’un des premiers chercheurs à tenter de débusquer des marques esséniennes dans le Nouveau Testament, notamment à partir du Rouleau du Temple, la ‟Torah des Esséniens”. Il en conclut que les ressemblances entre la doctrine chrétienne et la doctrine essénienne sont très parcellaires, qu’elles ne proviennent ni de Jésus ni de Jean-Baptiste et que l’on a affaire à de simples phénomènes d’imprégnation.

‟Jésus le nazaréen, son temps, sa vie, sa doctrine” de Joseph Klausner est le premier livre du genre écrit en hébreu (ainsi que le précise son auteur), un livre qui ne prétend ni attirer les Juifs à la religion chrétienne ni les en dégoûter. La nouveauté de ce livre tient à ce que l’auteur replace Jésus dans la Palestine de l’époque du second Temple, une période dont il est un spécialiste, une Palestine où la violence était continuelle, de la guerre fratricide entre Hyrkan et Aristobule à la fin des règnes de Ponce Pilate et d’Hérode Antipas. Joseph Klausner évalue à plus de 200 000 le nombre des victimes juives de toutes ces violences, un nombre considérable. Il relève par ailleurs les nuances qui distinguent Jésus des Pharisiens qui n’en considèrent pas moins Jésus comme l’un des leurs. En conséquence, Joseph Klausner estime que les Pharisiens ne peuvent pas avoir prononcé un verdict de mort contre Jésus et qu’il faut aller chercher les coupables du côté des Sadducéens. Il précise : ‟Les Juifs comme nation sont coupables beaucoup moins de la mort de Jésus que les Grecs ne le sont de la mort de Socrate. Qui aurait pourtant l’idée de réclamer le sang de Socrate le Grec aux enfants de son peuple et de sa terre ?”

Au début de son étude, il remarque que le fait que le judaïsme ait engendré le christianisme montre que le christianisme a une forte ressemblance avec le judaïsme ;  La rupture avec le judaïsme n’est en aucun cas le fait de Jésus mais de Saul de Tarse, Paul. Dans son second écrit, Joseph Klausner développe une thèse qu’il n’avait fait qu’esquisser dans son premier livre : sans Jésus, il n’y aurait pas eu Paul, Paul qui a tout de même trouvé une assise dans certains propos de Jésus. C’est Paul, Juif de la diaspora, qui va faire du christianisme une religion conquérante et mondiale.

“Quand j’étais jeune, j’ai été fasciné un moment par le christianisme. J’ai voulu en comprendre le comment et le pourquoi. J’ai lu les livres. Aujourd’hui, je ne suis pas loin de faire mienne la phrase de Leibovitz : tout messie qui est déjà venu est déjà, pour nous, un faux messie. Je ne me lasse pas non plus de méditer sur ce paradoxe de l’histoire chrétienne qui consiste à avoir divinisé un Juif mort tout en diabolisant pendant des siècles des Juifs vivants.”   Moshé Bar-Acher

David FlusserDavid Flusser a publié une biographie de Jésus et plusieurs ouvrages sur les sources juives du christianisme. Quelle est l’essence du christianisme, se demande David Flusser ? La croyance en la résurrection de Jésus, croyance censée assurer le Salut.

David Flusser (1917-2000)

https://www.youtube.com/watch?v=h_l-5kTXgvc

David Flusser insiste : c’est une cinquantaine d’années après la mort de Jésus que s’est élaboré le rejet de Jésus par les Juifs. Dans la polémique contre le christianisme qui se développe à la fin du Ier siècle, il n’est rien dit contre Jésus. David Flusser estime que cette invention du rejet de Jésus par les Juifs est une tragédie. Ce mouvement (qui allait devenir le christianisme) aurait pu devenir un courant parmi d’autres au sein du judaïsme, comme le hassidisme par exemple.  Éclairer les Évangiles à partir de la littérature rabbinique, tel est l’apport essentiel de David Flusser ; par exemple, il compare les paraboles de Jésus et les paraboles rabbiniques, dans leur contenu mais plus encore dans leur structure formelle. David Flusser estime que ce genre littéraire, la parabole, est né pendant la période du second Temple. On n’en trouve trace que dans les textes rabbiniques et chez Jésus, jamais dans les rouleaux de Qumran ou dans les livres dits apocryphes. Le fait que Jésus recourt volontiers à ce genre littéraire renforce l’hypothèse selon laquelle l’éducation juive de Jésus était rabbinique et qu’il était donc proche des Pharisiens. Jésus les critique à l’occasion, et d’une manière parfois virulente, mais ce sont toujours des critiques de l’intérieur, nourries de l’ahavat Israel (l’amour d’Israël). Jésus n’a pas voulu fonder une nouvelle religion, en aucun cas, et son Dieu est celui d’Israël. Il a vécu toute sa vie sous le signe de la halakha. Salomon Malka écrit : ‟Pour des raisons historiques qui tiennent à l’évolution postérieure du christianisme, la critique profonde qu’il (Jésus) portait à l’intérieur du judaïsme s’est transformée en un rejet de l’essence même du judaïsme.”

‟Au bout du compte, on n’a jamais considéré dans le Talmud que c’était là un événement (il s’agit de Jésus) important. C’est un peu comme si vous connaissiez quelqu’un de votre entourage que vous voyez vivre tous les jours et dont vous découvrez soudain qu’il fait les gros titres des journaux. Il faut bien dire que la plupart des choses qui ont pu faire impression dans le discours de Jésus n’étaient pas neuves pour les Juifs. Il y a très peu d’idées qui figurent dans les Évangiles et qui ne figuraient pas dans les textes juifs. Même le « Tu aimeras ton ennemi » de Matthieu, vous le retrouvez dans les Proverbes… J’ai toujours dit que la bonne nouvelle des Évangiles n’a pas laissé d’empreinte sur les Juifs pour la bonne raison qu’il n’y avait là rien d’inconnu pour eux.”  Adin Steinsaltz

Une vue panoramique de QumranLe Talmud, cet océan, ne fait que huit fois allusion à Jésus qui est présenté de manière contradictoire, de l’éloge à la satire. A aucun moment on ne trouve l’expression d’une haine ou d’une quelconque hostilité. Ce n’est qu’au IIe siècle que les rabbins haussent le ton afin de répondre aux attaques antijudaïques des Pères de l’Église.

Dans une conférence donnée à des cercles d’étudiants juifs à Prague et intitulée ‟Le Renouveau du judaïsme” (il s’agit de la dernière conférence d’un cycle de trois conférences données en 1909, 1910 et 1911), Martin Buber déclare : ‟Ne pourrions-nous pas dire à ceux qui nous proposent aujourd’hui un rapprochement avec le christianisme : ce qui au sein du christianisme est créateur n’est pas le christianisme mais le judaïsme ?”, une belle proposition à laquelle j’acquiesce et que je me fais depuis bien des années.  Et Martin Buber dans un livre fondamental, ‟Deux types de foi”, écrit que la foi du judaïsme et la foi du christianisme, essentiellement différentes, se retrouveront quand la race humaine ne sera plus exilée dans des ‟religions” mais rassemblée dans le Royaume de Dieu. »

Salomon Malka rapporte en fin d’ouvrage, une interview réalisée au domicile de David Ben Gourion. Interrogé sur les relations entre le judaïsme et le christianisme, David Ben Gourion déclare : ‟En ce qui concerne Jésus, il figure sur la même ligne que les Prophètes d’Israël. Vous n’avez rien dans sa doctrine qui ne soit conforme à la Torah d’Israël, en dehors d’une ou deux choses. Ce sont ses disciples qui ont faussé sa doctrine. L’idée d’incarnation divine est tout entière étrangère au judaïsme. Dieu n’a pas d’image corporelle. Il ne peut pas avoir un enfant de chair et de sang. C’est vrai, Jésus s’est décrit comme un fils de Dieu, mais il entendait donner à cette expression le sens qu’on lui donnait dans l’antique tradition juive selon laquelle tout homme est fils de Dieu. Notre vraie querelle est avec Paul. C’est lui qui a provoqué les premiers dégâts. Et savez-vous pourquoi ? Il a été le premier Juif assimilé.”

NdlR : justes quelques réflexions intéressantes de juifs sur la chrétienté… que chacun soit libre de les critiquer ou d’y adhérer.

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