Bruits et rumeurs de CRASH banquaire…

L’élimination de l’argent papier est à la table des discussions  à Londres


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
L’analyste financier de renom Martin Armstrong a été informé d’une réunion secrète ou les banques centrales vont évoquer la possibilité de l’élimination de l’argent papier nous amenant progressivement vers le totalitarisme financier le plus total. Voici un extrait d’un article sur son site qui évoque cette réunion au mois de mai (The New Age of Economic Totalitarianism & the London Meeting to End Currency : http://armstrongeconomics.com/archives/30145 )

« La fin est proche, elle est clairement en vue. C’est tellement choquant que nous devons nous frotter les yeux pour nous assurer que nous sommes encore éveillés. À la fin du mois de mai, le sujet de l’élimination de l’argent papier sera officiellement sur la table des discussions lors d’une grande conférence à Londres. Les partisans de la mise en place effective de la fin de notre liberté économique en vue d’un nouvel ordre économique mondial basé sur le totalitarisme économique où nous ne serons plus en mesure d’acheter ou de vendre quoi que ce soit de façon anonyme avec de l’argent de papier auront leur mot à dire à Londres – à savoir Rogoff (Ndt: économiste américain et ancien chef du FMI) et Buiter (Ndt: économiste en chef de Citygroup). Lors de cette réunion, il y aura la participation des banques centrales de la Suisse, du Danemark, de l’Euroland, et des États-Unis. Non, je ne suis pas invité, car je ne suis pas en accord avec la vision totalitaire économique de Rogoff et Buiter. Le but de cette réunion est de créer une solution à la situation d’urgence économique anticipée par l’ECM (Ndt: Economic Confidence Model, une théorie élaborée par Armstrong).

De toute évidence, en coulisse semble se préparer pour la première fois un ralentissement économique à venir. Cependant, la possibilité d’une crise financière très sévère pour cette automne semble être sur la table, elle-même désormais largement acceptée comme inévitable. Il y a évidemment une menace grave concernant la possibilité d’une panique bancaire mondiale à cause de la structure défectueuse de l’euro et l’absence d’une dette consolidée dès le départ. Les réserves des banques européennes manquent d’un statut unique, et alors que les Etats membres sont dans l’impasse, il en sera de même du système bancaire. Cela pourrait déborder vers une crise mondiale lorsque les gens verront que les banques sont en faillites en Europe et que les gens prudents commencent à retirer de l’argent en Amérique du Nord comme mesure de précaution provoquant un effet de contagion. »

Selon Armstrong, des agitations civiles et des émeutes devraient éclater partout dans le monde – La Fed fera grimper les taux en raison des pressions exercées par le Congrès et les médias – D’ici à 2020, le coût du remboursement de la dette des Etats-Unis surpassera les dépenses militaires – Les banques européennes s’effondreront, et les rues se transformeront en un véritable bain de sang – La hausse des taux d’intérêt dévastera les marchés émergents qui ont émis de la dette en dollars – L’or devrait plafonner à 5.000 dollars par once –  Selon Armstrong, nous devrions dès aujourd’hui diversifier et investir sur des pièces d’or avec lesquelles le public est familier, telles que les pièces d’or de vingt dollars – « Votre portefeuille doit inclure toutes sortes d’actifs… dont de l’or physique » . Martin Armstrong, analyste financier de renom, a récemment déclaré que l’or « plafonnera certainement à 5.000 dollars par once, parce que les gens perdront confiance en leur gouvernement ». Nous devrions bientôt voir éclater des guerres civiles à l’échelle planétaire – dès l’automne de cette année.   Lors d’un entretien très intéressant avec Greg Hunter, de chez USAWatchdog.com, Armstrong explique ceci :

« Le prix de l’or grimpe lorsque les gens perdent confiance en leur gouvernement. Cela n’a rien à voir avec l’inflation. Quand les gens commencent à se demander si le gouvernement pourra survivre et qui gagnera la partie, le prix de l’or grimpera. Sur le court terme, il pourrait très bien passer sous les 1.000 dollars par once. Mais une fois que la scène sera dressée, il repartira à la hausse. Il atteindra probablement un plafond à 5.000 dollars par once. Nous approchons à grands pas d’une phase de réajustement. Il y a 300 ans, nous traversions des révolutions antimonarchistes. Aujourd’hui, des révolutions sont en train de naître face au semblant de démocratie. Nous ne sommes pas en démocratie. »

Publié par Fawkes News

Paradoxe géopolitique : le risque de Califat s’éloigne grâce à DAESH !

Guerre chiites/sunnites sur fond de leadership Saoudiens/iraniens : une analyse intéressante d’un observateur de l’intérieur qui se désespère…

La nouvelle guerre de 1000 ans!

Par
Depuis mars 2003 et l’invasion de l’Irak par l’armada américaine, la région du Moyen-Orient vit sous l’emprise de la guerre et de la violence. Douze ans après cette agression, l’ancienne Mésopotamie est aujourd’hui ruinée et dépecée alors que les guerres ethniques et confessionnelles font rage. Pas loin, un nouveau front a été ouvert en Syrie, qui dure depuis maintenant quatre ans. Une Syrie, dévastée qui connaît le sort de son voisin irakien. Ce sont deux berceaux de la civilisation humaine qui sont ainsi mis à mal. Et il y a le Yémen qui, en conflit latent depuis 2011, est désormais à son tour engagé dans une guerre sanglante, dont personne ne peut en prévoir l’issue. A l’ouest de la région arabe, au Maghreb, la situation n’est guère meilleure dont la Libye, qui entre dans la quatrième année d’une guerre fratricide, illustre parfaitement la donne. En Egypte, le nouveau pouvoir militaire – qui organise une meurtrière traque aux opposants – initie des procès de masse inédits dans le monde, créant un effrayant remake de la chasse aux sorcières des âges sauvages. Le Liban, sans président, ni Parlement, depuis le 25 mai 2014, est retombé dans ses travers et un rien pourrait rallumer la flamme de la discorde. Reste la Palestine, avec des guerres qui durent depuis 68 ans, traversant des phases chaudes et froides. Un cas que l’on a rendu et que l’on a voulu insoluble avec, quelque part, une responsabilité patente de dirigeants arabes incapables d’élever le ton et d’aider concrètement les Palestiniens.
Mais, ceux qui bloquent de tous les freins l’émergence d’un Etat en Palestine, sont ceux-là qui jouent les sous-traitants des impérialismes américain et occidental. Or, un point commun lie ces différents évènements du Machrek et du Maghreb: l’interventionnisme tous azimuts des Al Saoud. En fait, les Saoudiens, dont le trône ne tient qu’à la protection des Etats-Unis, ne sont pas pour peu dans la dégradation des situations en Irak, en Syrie et au Yémen, notamment, où Riyadh mène, dans ce dernier pays depuis le 25 mars, une guerre de destruction. Les Saoudiens ont été à bonne école, avec leur opération «Tempête décisive» au Yémen à l’imitation des «tempêtes» désastreuses US contre l’Irak, dans les guerres du Golfe, ou d’Israël contre les Palestiniens.
On ne peut comprendre les évènements qui marquent ces pays arabes – en particulier depuis l’avènement dudit «Printemps arabe» – si l’on ne remet pas les faits dans leur contexte géostratégique, et si l’on ne revient pas sur les carences des dirigeants arabes – plus préoccupés à faire pérenniser leur pouvoir que construire des Etats forts, appuyés sur l’Etat de droit, la démocratie et les libertés – qui ont de la sorte facilité les ingérences étrangères. Les Etats-Unis et Israël, notamment, n’ont eu qu’à mettre à profit cette situation pour aggraver, si cela se pouvait, les clivages entre les Arabes. Pendant que ceux-ci s’entre-tuent dans de nouvelles guerres de religion et/ou de leadership, leur monde recule sur tous les plans. Cette région qui avait le potentiel – grâce à son homogénéité historique et linguistique et forte de ses près de 400 millions d’habitants – de devenir une grande puissance, a à contrario gravement régressé et s’est enlisée, sous l’impulsion d’un wahhabisme rampant, dans les guerres tribales et claniques. Alors que le Monde dit «arabe» se vide de son intelligentsia au profit de pays – à leur tête les Etats-Unis – qui font tout pour le maintenir dans l’obscurantisme et le despotisme, certains régimes arabes, particulièrement l’Arabie saoudite, donnent des coups de pouce décisifs à cette rétrogradation arabe. En fait, Riyadh assume l’entière responsabilité de l’avènement de l’islam radical en ayant été à l’origine de la fondation – dans les années 1980 – de la nébuleuse Al Qaîda, conjointement avec les Etats-Unis. C’est encore l’Arabie saoudite qui finance le terrorisme transfrontalier, singulièrement, en Syrie – où opère l’un de ses bras armés le groupe jihadiste Al Nosra – et dont l’action armée au Yémen tend à détruire le plus pauvre des pays arabes. De fait, tous les ingrédients se trouvent aujourd’hui réunis pour plonger le Monde dit «arabe» dans une guerre de 1000 ans. Les Al Qaîda et l’autoproclamé «Etat islamique» (EI/ Daesh) – faut-il s’étonner que Daesh qui a détruit en Irak et en Syrie les assises des civilisations anciennes, ne s’en prend ni à Israël, ni aux Etats-Unis? – semblent avoir eu pour mission de renvoyer les Arabes à la période de la Jahiliya. Comment peut-il en être autrement quand ces groupes terroristes s’attaquent aux seuls pays arabes ayant fait de la modernité leur credo? L’histoire ne manquera pas de le relever et de noter le rôle joué par Riyadh dans la déroute dudit «Monde arabe».
NdlR : nous ne sommes bien évidemment pas d’accord avec le point de vue global de cet observateur, mais quelques réflexions sont intéressantes et criantes de vérité. Le risque de califat s’éloigne pour 1000 ans et le vrai risque n’arrivera pas de la direction dans laquelle tous sont invités à regarder. N’oublions pas : Tout Royaume divisé contre lui-même, ne peut se maintenir !  

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Le Pape a-t-il réellement vu en Abou Mazen, un « Ange de la Paix » ?

Le Vatican corrige la désinformation de l’AFP et de Associated Press: le Pape n’a jamais qualifié Abbas «d’ange de la paix»

En prime de la reconnaissance de l’Etat imaginaire de Palestine, le Pape a reçu le chef de l’Autorité Palestinienne en le saluant SELON l’AFP (sic !) sous le vocable d’ « ange de la paix ».  Se peut-il que le Pape ait ignoré le passé de cet « ange » ? Mahmoud Abbas, de son nom clandestin, Abou Mazen, a fait en effet partie du commando de 3 terroristes qui en 1994 a assassiné une famille et 22 enfants dans le village de Maaloth en Galilée. (1) Ses antécédents étaient déjà lourds, pour avoir soutenu en Union soviétique d’alors une thèse négationniste sur la Shoah. Aujourd’hui, il est à la tête d’une structure, l’Autorité palestienne, créée grâce à Israël, qui élève au rang de saints, les shahids, des terroristes qui pratiquent en fait le sacrifice humain en tuant des « mécréants », des civils juifs d’Israël, en se faisant exploser, en les écrasant ou en les poignardant, et qui diffuse sur sa télévision et dans ses écoles des messages antisémites violents.

Les courants catholiques et anglicans ne se contentent pas de développer une théologie. Ils participent activement à la diabolisation de l’image d’Israël et à son accusation sur les scènes laïques et politiques de l’Occident et sont très actifs dans l’exclusion mondiale d’Israël, le « « «  boycott ». D’une certaine façon, ils se comportent comme au Moyen Age en diffusant la rumeur du crime rituel … Le pseudo rapport de l’ONG Breaking the silence, rendu public récemment et accusant l’armée israélienne de crimes de guerre a été ainsi financé « grâce aux dons généreux du Christian Aid (Grande Bretagne), du fond d’aide de l’Eglise danoise, du Secrétariat pour les droits de l’Homme et les lois humanitaires internationales, de l’Open Society Foundations et de Trócaire » (4). Trois fonds chrétiens sur cinq. La liste des donateurs réguliers de l’ONG publiée dans le document montre aussi de nombreux fonds chrétiens.  (Selon SCMUEL TRIGANO,

Post scriptum: une vérification postérieure de l’information sur la parole du pape à Mahmoud Abbas a montré que les principales agences de presse ont forcé cette parole, mais à peine. S’il ne l’aurait pas salué comme « l’ange de la paix » (le rapport des faits reste malgré tout flou), c’est bien en tout cas ce qu’il lui a souhaité d’être. C’est un cran en dessous seulement de la portée de cette phrase qu’avoir pu formuler un tel souhait envers l’homme d’un tel passé et en rapport avec l’annonce de la reconnaissance de la Palestine, un acte qui ne favorise pas la paix. La réécriture de cette phrase par les agences de presse est elle aussi significative de ce qu’elles ont « entendu », à travers leur prisme idéologique, ou qu’elles ont sciemment falsifié. A tous les niveaux il y a du sens à cette affaire et celà n’efface pas la reconnaissance par le Vatican, la réception d’Abou Mazen et le souhait exprimé par le Pape à son propos.

Le Vatican a TOUJOURS  pris la précaution d’être au mieux avec les dirigeants actuels ou supposés futurs dans un seul but: la préservation avant tout de ses prérogatives en Terre Sainte; pas tellement la protection des communautés chrétiennes d’Orient qui en grande partie ne reconnaissent pas l’autorité du Catholicisme Romain . Ce sont des Maronites , Syriaques , Arméniens , Ethiopiens et surtout Orthodoxes Grecs ou Slaves.  Inutile de dire que le bien être de ces populations n’est pas que le seul souci de la Curie Romaine mais les exemptions fiscale , foncières, exterritorialités diverses sont l’essentiel de leurs préoccupations.

Des journalistes anti-israéliens et pro-palestiniens de l’AFP, de la BBC et de Associated Press présents lors de la rencontre d’Abbas avec le Pape ont répandu la fausse information que le pape aurait dit à Mahmoud Abbas « Vous êtes l’ange de la paix ».

Le Vatican s’est-il  rappelé que Mahmoud Abbas, de son nom terroriste Abbou Mazen, avait du sang Juif sur les mains ?  Le père Lombardi a ainsi tenu à rectifier :

« Le pape a voulu encourager les efforts pour la paix d’un homme qu’il a invité en 2014 avec le président Shimon Peres à une prière pour la paix au Vatican ».  « Il n’a pas dit que Abbas est un ange de la paix, mais lui a au contraire « demandé d’agir à la manière de ‘l’ange de la paix’ gravé sur le médaillon qu’il lui a offert. » « Le sens de l’encouragement me semble clair, et ce cadeau (du médaillon) est remis à beaucoup de Présidents et pas seulement à Abbas », a insisté le père Lombardi.

Sur Twitter, beaucoup d’internautes ont estimé que les propos du pape avaient été mal interprétés par les médias: « Le pape a-t-il appelé Abbas un ange de paix? Cela dépend à qui vous demandez« , affirme un tweet. Tandis qu’un autre assure: « Ce sont les médias et pas le pape qui ont appelé Abbas ange de la paix« .

Dans le quotidien Le Stampa, Riccardo Pacifici, président de la Communauté juive de Rome, a exprimé sa « déception »: « nous avons vécu l’exhortation du pape à Abou Mazen +ange de paix+ comme une ironie amère. On confie à un ange de la mort l’espérance de la paix, alors que nous, Juifs, nous voulons voir naître un Etat palestinien à côté d’Israël et non à sa place« .

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Jésus : quelques reflexions juives intéressantes…

La grotte n° 4 dans laquelle furent retrouvés de nombreux manuscrits dits « de la mer Morte »‟Vous voulez connaître l’apport des auteurs juifs qui se sont mêlés du Nouveau Testament ? Ils ont tous quelque chose en commun, c’est qu’ils sont plus proches des racines, et qu’ils ont conscience que la Bible et le Nouveau Testament ont été kidnappés par les cultures hellénistique et latine.”   André Chouraqui

Ces notes ont été griffonnées en des lieux divers au cours de la lecture de ‟Jésus rendu aux siens”, sous-titré ‟Enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles” de Salomon Malka. Exergue au livre de Salomon Malka que je vais présenter : Jésus était un rabbin parmi les rabbins (dixit le père de l’auteur).

Les rouleaux de Qumran ont permis des avancées considérables dans divers domaines ; ils ont notamment permis une meilleure connaissance des Esséniens qui, comme les Chrétiens, se sont détachés du courant central du judaïsme. On ne peut raisonnablement affirmer que les Chrétiens procèdent des Esséniens ; on peut simplement relever un certain nombre de parallélismes entre les uns et les autres. Mais qu’a donc permis la découverte de ces manuscrits ? Tout d’abord de réduire la distance entre Jésus et Paul, Paul supposé avoir commis un ‟rapt” sur le christianisme. Ces manuscrits ont montré que l’on pouvait trouver en Israël, en hébreu, et avant la période de Jésus, des tendances proches de celles des Juifs de la diaspora (à laquelle appartenait Paul), notamment chez les Juifs d’Alexandrie, imprégnés de culture grecque.

Ce n’est qu’une supposition mais certains chercheurs (parmi lesquels Emil Puech) pensent que nombre d’Esséniens se sont convertis au christianisme. Quoi qu’il en soit, il y a des points communs entre les manuscrits de Qumran et les Évangiles : 1 – Le dualisme Bien/Mal ; 2 – La notion de ‟nouvelle alliance” ; 3 – L’importance du baptême (il rachète les péchés et conduit à une nouvelle naissance) ; 4 – La séparation de la chair et de l’esprit.  Yigael Yadin (1917-1984) a été l’un des premiers chercheurs à tenter de débusquer des marques esséniennes dans le Nouveau Testament, notamment à partir du Rouleau du Temple, la ‟Torah des Esséniens”. Il en conclut que les ressemblances entre la doctrine chrétienne et la doctrine essénienne sont très parcellaires, qu’elles ne proviennent ni de Jésus ni de Jean-Baptiste et que l’on a affaire à de simples phénomènes d’imprégnation.

‟Jésus le nazaréen, son temps, sa vie, sa doctrine” de Joseph Klausner est le premier livre du genre écrit en hébreu (ainsi que le précise son auteur), un livre qui ne prétend ni attirer les Juifs à la religion chrétienne ni les en dégoûter. La nouveauté de ce livre tient à ce que l’auteur replace Jésus dans la Palestine de l’époque du second Temple, une période dont il est un spécialiste, une Palestine où la violence était continuelle, de la guerre fratricide entre Hyrkan et Aristobule à la fin des règnes de Ponce Pilate et d’Hérode Antipas. Joseph Klausner évalue à plus de 200 000 le nombre des victimes juives de toutes ces violences, un nombre considérable. Il relève par ailleurs les nuances qui distinguent Jésus des Pharisiens qui n’en considèrent pas moins Jésus comme l’un des leurs. En conséquence, Joseph Klausner estime que les Pharisiens ne peuvent pas avoir prononcé un verdict de mort contre Jésus et qu’il faut aller chercher les coupables du côté des Sadducéens. Il précise : ‟Les Juifs comme nation sont coupables beaucoup moins de la mort de Jésus que les Grecs ne le sont de la mort de Socrate. Qui aurait pourtant l’idée de réclamer le sang de Socrate le Grec aux enfants de son peuple et de sa terre ?”

Au début de son étude, il remarque que le fait que le judaïsme ait engendré le christianisme montre que le christianisme a une forte ressemblance avec le judaïsme ;  La rupture avec le judaïsme n’est en aucun cas le fait de Jésus mais de Saul de Tarse, Paul. Dans son second écrit, Joseph Klausner développe une thèse qu’il n’avait fait qu’esquisser dans son premier livre : sans Jésus, il n’y aurait pas eu Paul, Paul qui a tout de même trouvé une assise dans certains propos de Jésus. C’est Paul, Juif de la diaspora, qui va faire du christianisme une religion conquérante et mondiale.

“Quand j’étais jeune, j’ai été fasciné un moment par le christianisme. J’ai voulu en comprendre le comment et le pourquoi. J’ai lu les livres. Aujourd’hui, je ne suis pas loin de faire mienne la phrase de Leibovitz : tout messie qui est déjà venu est déjà, pour nous, un faux messie. Je ne me lasse pas non plus de méditer sur ce paradoxe de l’histoire chrétienne qui consiste à avoir divinisé un Juif mort tout en diabolisant pendant des siècles des Juifs vivants.”   Moshé Bar-Acher

David FlusserDavid Flusser a publié une biographie de Jésus et plusieurs ouvrages sur les sources juives du christianisme. Quelle est l’essence du christianisme, se demande David Flusser ? La croyance en la résurrection de Jésus, croyance censée assurer le Salut.

David Flusser (1917-2000)

https://www.youtube.com/watch?v=h_l-5kTXgvc

David Flusser insiste : c’est une cinquantaine d’années après la mort de Jésus que s’est élaboré le rejet de Jésus par les Juifs. Dans la polémique contre le christianisme qui se développe à la fin du Ier siècle, il n’est rien dit contre Jésus. David Flusser estime que cette invention du rejet de Jésus par les Juifs est une tragédie. Ce mouvement (qui allait devenir le christianisme) aurait pu devenir un courant parmi d’autres au sein du judaïsme, comme le hassidisme par exemple.  Éclairer les Évangiles à partir de la littérature rabbinique, tel est l’apport essentiel de David Flusser ; par exemple, il compare les paraboles de Jésus et les paraboles rabbiniques, dans leur contenu mais plus encore dans leur structure formelle. David Flusser estime que ce genre littéraire, la parabole, est né pendant la période du second Temple. On n’en trouve trace que dans les textes rabbiniques et chez Jésus, jamais dans les rouleaux de Qumran ou dans les livres dits apocryphes. Le fait que Jésus recourt volontiers à ce genre littéraire renforce l’hypothèse selon laquelle l’éducation juive de Jésus était rabbinique et qu’il était donc proche des Pharisiens. Jésus les critique à l’occasion, et d’une manière parfois virulente, mais ce sont toujours des critiques de l’intérieur, nourries de l’ahavat Israel (l’amour d’Israël). Jésus n’a pas voulu fonder une nouvelle religion, en aucun cas, et son Dieu est celui d’Israël. Il a vécu toute sa vie sous le signe de la halakha. Salomon Malka écrit : ‟Pour des raisons historiques qui tiennent à l’évolution postérieure du christianisme, la critique profonde qu’il (Jésus) portait à l’intérieur du judaïsme s’est transformée en un rejet de l’essence même du judaïsme.”

‟Au bout du compte, on n’a jamais considéré dans le Talmud que c’était là un événement (il s’agit de Jésus) important. C’est un peu comme si vous connaissiez quelqu’un de votre entourage que vous voyez vivre tous les jours et dont vous découvrez soudain qu’il fait les gros titres des journaux. Il faut bien dire que la plupart des choses qui ont pu faire impression dans le discours de Jésus n’étaient pas neuves pour les Juifs. Il y a très peu d’idées qui figurent dans les Évangiles et qui ne figuraient pas dans les textes juifs. Même le « Tu aimeras ton ennemi » de Matthieu, vous le retrouvez dans les Proverbes… J’ai toujours dit que la bonne nouvelle des Évangiles n’a pas laissé d’empreinte sur les Juifs pour la bonne raison qu’il n’y avait là rien d’inconnu pour eux.”  Adin Steinsaltz

Une vue panoramique de QumranLe Talmud, cet océan, ne fait que huit fois allusion à Jésus qui est présenté de manière contradictoire, de l’éloge à la satire. A aucun moment on ne trouve l’expression d’une haine ou d’une quelconque hostilité. Ce n’est qu’au IIe siècle que les rabbins haussent le ton afin de répondre aux attaques antijudaïques des Pères de l’Église.

Dans une conférence donnée à des cercles d’étudiants juifs à Prague et intitulée ‟Le Renouveau du judaïsme” (il s’agit de la dernière conférence d’un cycle de trois conférences données en 1909, 1910 et 1911), Martin Buber déclare : ‟Ne pourrions-nous pas dire à ceux qui nous proposent aujourd’hui un rapprochement avec le christianisme : ce qui au sein du christianisme est créateur n’est pas le christianisme mais le judaïsme ?”, une belle proposition à laquelle j’acquiesce et que je me fais depuis bien des années.  Et Martin Buber dans un livre fondamental, ‟Deux types de foi”, écrit que la foi du judaïsme et la foi du christianisme, essentiellement différentes, se retrouveront quand la race humaine ne sera plus exilée dans des ‟religions” mais rassemblée dans le Royaume de Dieu. »

Salomon Malka rapporte en fin d’ouvrage, une interview réalisée au domicile de David Ben Gourion. Interrogé sur les relations entre le judaïsme et le christianisme, David Ben Gourion déclare : ‟En ce qui concerne Jésus, il figure sur la même ligne que les Prophètes d’Israël. Vous n’avez rien dans sa doctrine qui ne soit conforme à la Torah d’Israël, en dehors d’une ou deux choses. Ce sont ses disciples qui ont faussé sa doctrine. L’idée d’incarnation divine est tout entière étrangère au judaïsme. Dieu n’a pas d’image corporelle. Il ne peut pas avoir un enfant de chair et de sang. C’est vrai, Jésus s’est décrit comme un fils de Dieu, mais il entendait donner à cette expression le sens qu’on lui donnait dans l’antique tradition juive selon laquelle tout homme est fils de Dieu. Notre vraie querelle est avec Paul. C’est lui qui a provoqué les premiers dégâts. Et savez-vous pourquoi ? Il a été le premier Juif assimilé.”

NdlR : justes quelques réflexions intéressantes de juifs sur la chrétienté… que chacun soit libre de les critiquer ou d’y adhérer.

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Activité sismique et volcanique en hausse…

40 volcans sont en éruption ce moment dans le monde : ICI, carte en temps réel des éruptions en cours… http://www.volcanodiscovery.com/volcano-map.html
Notre planète est de plus en plus instable. Selon Volcano Discovery, 40 volcans dans le monde entier sont en éruption en ce moment, et seulement 6 d’entre eux ne se trouvent pas le long de la ceinture de feu. Il y avait eu un total de 3 542 éruptions volcaniques pendant tout le 20ème siècle. Lorsque vous divisez ce nombre par 100, cela vous donne une moyenne d’environ 35 éruptions volcaniques par an.  Ainsi, le nombre de volcans en éruption est bien au-dessus de la moyenne du 20e siècle pour toute une année civile. Et bien sûr, nous assistons à une énorme quantité d’activité sismique également. 

 Augmentation de l’activité sismique

Le Népal vient d’être frappé par le pire tremblement de terre qu’il avait vu en 80 ans, et les scientifiques nous disent que l’Himalaya s’est affaissé de presque un mètre à la suite du tremblement de terre. Les choses dont nous sommes témoins ces derniers temps font partie d’une tendance plus à beaucoup plus long terme. L’activité sismique semble avoir s’intensifier au cours des dernières décennies, et maintenant les choses semblent vraiment s’accélérer.

« S’il semble que les tremblements de terre et éruptions volcaniques se produisent plus fréquemment, c’est parce que c’est le cas. En constatant le nombre global de séismes de puissance six (M6) ou plus entre 1980 et 1989 il y a eu une moyenne de 108,5 tremblements de terre par an, de 2000 à 2009 la planète connu un moyenne de 160,9 tremblements de terre par an: soit une augmentation de 38,9% de tremblements de terre M6 + au cours des dernières années. Des Soulèvements semblent aussi être de plus en plus fréquents parmi les super-volcans du monde. En Islande (là ou se trouve certains des volcans les plus dangereux de la planète), Santorin en Grèce, Uturuncu en Bolivie, les caldeiras de Yellowstone et de Long Valley aux États-Unis, Laguna del Maule au Chili, Campi Flegrei en Italie – la quasi-totalité des systèmes de super-volcans actifs sont maintenant démontrent en ce moment des signes d’inflation, une première indication que la pression est en train d’augmenter dans ces systèmes volcaniques. »

 
Source : The Economic Collapse 

Les mormons acceuillent le parlement mondial des religions à Salt Lake City en Octobre 2015 sous la Présidence d’honneur « d’Astarté »

« Aussi important qu’accueillir les Jeux olympiques »: les chefs religieux de l’Utah se préparent pour le Parlement mondial des religions…. en Octobre 2015 !

SALT LAKE CITY, Des centaines de fidèles de l’Utah se sont réunis samedi pour un « aperçu interactif » du Parlement des Religions du monde, que Salt Lake City accueillera cet octobre 2015.

« Pour être en mesure d’accueillir le Parlement est aussi grande que l’hébergement des Jeux olympiques, a déclaré Bridget Cook-Burch, un catholique-tourné-Mormon qui ont assisté à un extrait de samedi. « Il s’agit de venir ensemble en tant que gens d’une manière qui n’est pas sur la concurrence, mais de collaboration et de résoudre ce qui se passe sur notre planète. » La Conférence de cinq jours devrait attirer plus de 10 000 adeptes de 80 pays et 50 traditions de foi. Les experts prévoient une augmentation de $ 14 millions à l’économie environnante.

« C’est le plus grand événement interconfessionnel » a dit l’Imam Abdul Malik Mujahid, Président du Conseil du Parlement. L’imam, qui préside  une congrégation de 3 000 musulmans de Chicago, dit que l »impact du Parlement atteindra bien au-delà de 10 000 participants prévus.  La Conférence d’octobre mettra en vedette plus de 300 choix de programmes et présentations, chacun centré sur un des trois grands thèmes : le changement climatique et soin de la création ; Guerre, de Violence et de haine ; et de la vie inutile et l’inégalité des revenus.

« Gens de foi, ensemble, essayez de créer un monde juste, Pacifique et durable », a déclaré Mujahid.

Le Parlement sera également le premier grand rassemblement interconfessionnel dédié à l’Assemblée des femmes. « Il n’y a jamais eu une occasion interconfessionnelle pour les femmes de se réunir à cette échelle, » dit Phyllis Curott, la prêtresse Wiccan qui présidera l’Assemblée. « Il a la possibilité d’être véritablement historique. »  Curott, a déclaré que l’Assemblée discutera d’un large éventail de sujets, y compris le divin féminin, les dons spirituels de la femme au sein de leur communauté de foi.

NdlR : ‘le divin féminin’… revoilà ISIS et ASTARTE ! Au secours !!!!

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Qui bombarbe qui au Moyen-Orient et pour le compte de qui ? On s’accroche…

Moyen-Orient, qui bombarde qui ?Moyen-Orient, qui bombarde qui ?

Dans la poudrière qu’est cette région, il est utile de savoir qui est qui et qui fait quoi ! L’analyse de la guerre aérienne au Moyen-Orient permet d’éclairer les volontés régionales de puissances, qu’elles soient religieuses ou géopolitiques.

En Irak, l’Occident (États-Unis, Grande Bretagne, Australie, Canada, France, Pays-Bas, Danemark, Belgique) mène des opérations aériennes contre Daesh, groupe terroriste salafiste sunnite, à la demande du gouvernement irakien et en lien avec l’Iran chiite qui lui aussi bombarde les sunnites de Daesh.

Les forces aériennes arabes sunnites (Arabie saoudite, Émirats Arabes Unis, Jordanie, Maroc, Qatar) frappent les unités de Daesh, sunnites elles et aussi financées par des fonds privés originaires d’Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats Arabes Unis et du Koweït.

Au Yémen, la coalition menée par l’Arabie Saoudite (Émirats Arabes Unis, Koweït, Qatar, Égypte, Maroc, Jordanie, Soudan et Pakistan) frappe les rebelles chiites houthis soutenus par l’Iran. Il est a noté que l’Égypte dans cette affaire est alliée au Qatar qui lui finance la confrérie des Frères Musulmans, l’ennemi historique du pouvoir égyptien actuel. À noter de plus que l’Arabie Saoudite a demandé au Pakistan d’envoyer des militaires de confession sunnite, alors que 30% des membres des forces pakistanaises sont chiites. À prendre en compte de plus que la coalition lutte contre AQPA (Al-Qaeda dans la péninsule arabique) des salafistes sunnites donc financés par des fonds privés saoudiens. Les États-Unis, le Royaume-Unis et la France fournissent des images satellites du Yémen à la coalition.

Les États-Unis, enfin le président Obama, font pression sur l’Arabie saoudite afin qu’elle n’envahisse pas le Yémen par voie terrestre, ceci afin de faciliter l’accord des 5+1 sur le nucléaire iranien. Cependant, les Al-Saoud ont fait appel au Pakistan pour l’envoi de troupes au sol. De plus, la récente « guerre » du pétrole conduite par Ryad a été gagnée par l’Opep sur les États-Unis. La chute des prix à 40$ le baril a affaibli la production domestique américaine.

En Syrie, les États-Unis bombardent Daesh et le Front Al-Nosra (Al-Qaëda), front soutenu par des mécènes des pays du Golfe, en particulier du Koweït et des Émirats Arabes Unis.

Les forces arabes sunnites (Arabie-Saoudite, Qatar, Bahreïn, Émirats Arabes Unis, Jordanie, Maroc) frappent Daesh mais pas les autres groupes rebelles sunnites.

Pendant ce temps, les forces de l’armée de l’air syrienne, alaouites soutenus par les chiites d’Iran et du Hezbollah ciblent les groupes rebelles sunnites, en particulier le Front Al-Nosra (durant les deux premières années de la guerre civile syrienne, Al-Nosra n’était qu’une branche de Daesh, puis leurs modes fonctionnements se sont séparés, Al-Nosra tente d’agréger la population civile dans ses territoires tandis que Daesh y sème la terreur. Al Nosra est composé pour un tiers de combattants talibans afghans, aussi, son idéologie est devenue très talibanesque.).

La Turquie soutient la coalition arabe contre le régime syrien, aide les groupes rebelles sunnites tout en étant dépendante du gaz naturel iranien.

Les forces aériennes israéliennes frappent de manière récurrente les avancées des troupes des pasdarans iraniens et du Hezbollah en Syrie du sud afin de protéger la frontière nord d’Israël de la menace chiite, qui rappelons-le a toujours la visée de « rayer Israël de la carte ».

Enfin l’aviation égyptienne de Sissi bombarde régulièrement des groupes terroristes salafistes et des forces des Frères Musulmans en Lybie, pays devenu le noyau du terrorisme en Afrique du Nord.

Intégrons la théorie de la destruction créatrice américaine, la post guerre froide États-Unis/Russie (présente en Syrie et soutien de l’Iran), les volontés de puissance régionale de l’Iran chiite, de l’Arabie Saoudite sunnite et de la Turquie, la confrontation historique sunnite/chiite, la défense des frontières des pays comme Israël, l’Égypte ou encore le Maroc et la Jordanie, les petites frappes européennes et préparons-nous à des années de guerre.

Gilles Raphel pour la rédaction d’Israël-flash

NdlR : bin… c’est un peu plus compliqué que ce qui dit Claire Chazal en 3 minutes au JT de 20h ! Tout le monde bombarde tout le monde, tout en faisant semblant d’être copain et en disant ‘c’est pas moi c’est les autres’ ! Ceux qui défilent dans les manifestations anti-israéliennes devraient s’instruire… et rester chez eux !!

 

Le Vatican et l’Etat de Palestine : une reconnaissance ou une méfiance ?

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le pape François. 

Les autorités du Vatican ont déclaré avoir conclu un accord dans lequel le Saint-Siège reconnaît l’Etat palestinien. Un acte symbolique d’importance.

Après Cuba, la Palestine. Le pape François, qui a récemment oeuvré au réchauffement des relations américano-cubaines, se penchent à présent sur le cas israélo-palestinien.  

« Une reconnaissance de l’existence de l’Etat »

Le document, qui doit encore être signé, réaffirme le soutien du Vatican à une solution de « la question palestienne et du conflit entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre de la formule des deux Etats », a précisé Mgr Antoine Camilleri, le chef de la délégation du Saint-Siège à l’Osservatore Romano.   Pour le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, il s’agit bien « d’une reconnaissance de l’existence de l’Etat ». « Il est très clair que le Saint-Siège considère la Palestine comme Etat de Palestine (…). Ce qui est nouveau, c’est que pour la première fois cela est exprimé à l’occasion d’un accord », a-t-il précisé à l’AFP.

Un accord négocié depuis 15 ans

L’accord, négocié depuis 15 ans, porte sur le statut et les activités de l’Eglise catholique dans les territoires palestiniens. Il « sera soumis aux autorités respectives pour être approuvé avant de désigner une date dans un avenir proche pour sa signature », a précisé le Vatican.  Selon l’agence spécialisée I.Media, l’accord pourrait être signé dès ce week-end, lors de la visite du président palestinien Mahmoud Abbas à l’occasion de la canonisation dimanche de deux religieuses palestiniennes.

L’accord de principe qui évoque par ailleurs les « droits de l’Eglise catholique dans les territoires » reste à signer. Une signature qui finalisera une reconnaissance « de facto » de l’Etat palestinien. Le soutien d’une solution du conflit israélo palestinien avec la reconnaissance de deux Etats a également été évoquée dans cet accord. La date de la signature de l’accord n’a pas encore été annoncée. Bien que le Vatican parlait déjà de l’Etat de Palestine depuis février 2013, à la suite du vote de l’ONU en novembre 2012 confirmant l’admission de la Palestine comme Etat observateur, cette signature est un pas de plus dans la pleine reconnaissance de la Palestine.  Cet accord fait du Vatican le 136ème pays à avoir reconnu l’Etat de Palestine.

palestineLe porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères israélien a fait part de la déception du ministère à cette annonce : « nous sommes déçus par la décision du Saint-Siège ». Selon lui, cette décision ne sera pas en faveur des négociations de paix avec les palestiniens : « une telle décision ne fait pas avancer le processus de paix et éloigne la direction palestinienne de la table des négociations bilatérales ». Le porte-parole a d’ailleurs annoncé qu‘Israël réfléchit « aux suites » à donner à cette reconnaissance.

L’accord porte « sur la liberté religieuse et de conscience (…), sur la vie et les activités de l’Eglise dans les Territoires palestiniens : sa liberté d’action, son personnel et sa juridiction », a expliqué Mgr Antoine Camilleri, chef de la délégation du Saint-Siège, dans un entretien au quotidien du Vatican, l’Osservatore Romano. L’accord exprime aussi le soutien du Vatican à une solution de « la question palestinienne et du conflit entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre de la formule de deux Etats », a ajouté le prélat.

Mgr Camilleri a de plus exprimé l’espoir que l’accord puisse « même de manière indirecte (…) aider les Palestiniens à voir établi et reconnu un Etat de la Palestine indépendant, souverain et démocratique, vivant dans la paix et la sécurité avec Israël et ses voisins ». Le haut prélat italien a également espéré que l’accord « encouragerait la communauté internationale (…) à entreprendre des actions plus décisives pour parvenir à une paix durable et à la solution souhaitée des deux Etats ».

Comme dans tous les accords signés par le Saint-Siège avec d’autres États, a précisé Mgr Antoine Camilleri, à l’Osservatore Romano, il s’agit de « favoriser la vie et l’activité de l’Église catholique ainsi que de sa reconnaissance au niveau juridique afin de rendre plus efficace son service à la société ». Le préambule et le premier chapitre du texte portent sur les principes et le normes fondamentales qui sont un cadre pour que puisse se déployer la collaboration entre les deux parties. « On y exprime, par exemple, notre souhait de voir une solution à la question palestinienne, et au conflit entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre d’une solution à deux États et des résolutions de la communauté internationale ». Suit un deuxième chapitre« très élaboré et détaillé » sur la liberté religieuse et de conscience.  Il y a ensuite d’autres chapitres sur différents aspects de la vie et de l’activité de l’Église dans les territoires palestiniens : sa liberté d’action, son personnel, sa juridiction, le statut des lieux de culte, ses activités sociales et caritatives, ses moyens de communication. Un chapitre est enfin dédié aux questions fiscales et de propriétés, explique le sous-secrétaire pour les Relations avec les États au quotidien du Saint-Siège.

Le Pape François recevra le président de l’Autorité palestinienne ce samedi matin au Vatican. Mahmoud Abbas participera le jour suivant à la canonisation de deux soeurs née dans la « Palestine » ottomane du 19ème siècle. Il s’agit de Marie Alphonsine Danil Ghattas fondatrice de la Congrégation des soeurs du rosaire de Jérusalem, et de la carmélite Myriam Baouardy, Marie de Jésus Crucifié, qui vient de Galilée. source radiovaticana. La préoccupation du Saint-Siège à l’égard de l’exil des chrétiens de Palestine a toujours été vive. Comme le souligne le cardinal français Jean-Louis Tauran, « s’ils s’en vont, les Lieux Saints deviendront un musée et ce sera une catastrophe ».

NdlR : Pas de scoop…. restons prudents…il s’agit surtout pour le Pape de garantir la sécurité des chrétiens arabes dans ce secteur. Peut-on l’en blâmer ?