JERUSALEM : accélération diplomatique le 25 mai

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)Trump va-t-il reconnaître toute Jérusalem comme capitale d’Israël lors de son voyage ? (média).  Le président américain ne va cependant pas déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et appellera à la mise en place d’un état palestinien, selon Yedioth Ahronoth

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

La Maison Blanche a confirmé qu’elle « explorait » cette possibilité. Il devrait également soutenir la fondation d’un état palestinien aux côtés d’Israël afin de promouvoir une initiative de paix régionale, a précisé Yedioth.

Depuis qu’Israël a déclaré son indépendance en 1948, la politique américaine a été de ne reconnaître la souveraineté d’aucune des parties sur Jérusalem. Pendant sa campagne, Trump avait promis plusieurs fois de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, s’attirant de vives critiques des Palestiniens. Israël a étendu sa souveraineté sur Jérusalem Est et la Vieille Ville, et affirme que toute la ville est sa capitale ; les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de leur état.

Aucun président américain ne s’est rendu en Israël dans les premiers mois de son mandat. Selon l’article, une délégation de 25 officiels américains devrait arriver jeudi en Israël pour commencer à planifier ce qui sera le premier voyage présidentiel de Trump à l’étranger. Ils devraient être reçus au ministère des Affaires étrangères, à la résidence présidentielle et dans les bureaux du Premier ministre.

Le président se rendra aussi probablement en Jordanie et en Arabie saoudite pendant ce voyage, deux acteurs clefs dans toutes initiatives visant à établir la paix dans la région. Le voyage sera probablement prévu pour coïncider avec le sommet de l’OTAN en Belgique le 25 mai.

La semaine prochaine, Trump recevra le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, un prélude à un possible sommet entre Abbas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les dirigeants du monde arabe sunnite.

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Un tel sommet serait probablement centré sur l’Initiative de paix arabe proposée par l’Arabie saoudite et soutenue par la Ligue arabe en 2002 comme cheminement pour conclure un accord final.

Une partie de ce cadre comprend une solution à deux états avec un retrait d’Israël de tous les territoires revendiqués par les Palestiniens et l’arrivée à une solution « juste » à la question des réfugiés, en échange de relations normalisées avec tout le monde arabe. Yedioth a indiqué que Netanyahu avait déjà accepté de limiter la construction dans les implantations de Cisjordanie, et Abbas a promis de tenter de freiner le terrorisme palestinien, deux mesures visant à donner confiance à l’autre partie.

La visite de Trump sera suivie de celle du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et de l’ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley. Cette dernière a déjà prévu de venir en juin. La visite de Trump, si tôt dans sa présidence, marque un fort contraste par rapport à son prédécesseur Barack Obama, dont le premier voyage en Israël avait eu lieu pendant son second mandat. Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, devrait arriver à Jérusalem le 15 mai, et présenter ses lettres de créance au président Reuven Rivlin en juin.

NdlR : nous craignions une mesure fifti-fifti et un renoncement à ses engagements. Nos y sommes. Dans le calcul diplomatique. Pas d’ambassade à Jérusalem malgré une reconnaissance du statut de la Ville, c’est paradoxal et hypocrite. Quant à la création d’un Etat palestinien.. BIBI laisserait-il faire ? Ses ennuis judiciaires et sa prochaine mise en examen annoncé par la Police israélienne ne sont-ils pas un préalable à ce futur sommet ? Quelle chienlit !!!

Les Fils d’Abraham à la recherche de leur fraternité perdue… est-ce un bien, est-ce un mal ?

Le pape François (C-d) est salué par les religieux musulmans lors d'une visite à la prestigieuse institution sunnite Al-Azhar au Caire le 28 avril 2017 lors d'une visite officielle en Egypte. (Crédit : AFP PHOTO / Thomas COEX)Le pape en Egypte pour un voyage « d’unité et de fraternité ».  La visite vise à réchauffer les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s’étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence

Le pape François a entamé vendredi sa première visite en Egypte pour promouvoir « l’unité » et « la fraternité » entre les musulmans et la minorité chrétienne cible d’attaques jihadistes meurtrières.

Placée sous haute sécurité, la visite éclair du pontife argentin intervient trois semaines après deux attaques contre des églises coptes orthodoxes qui ont fait 45 morts et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

« C’est un voyage d’unité et de fraternité. Moins de deux jours, mais très intense », a dit le pape aux journalistes dans l’avion l’emmenant au Caire. « Il y a une attente spéciale du fait que l’invitation est arrivée du président de l’Egypte, du patriarche des coptes catholiques et du grand imam d’Al-Azhar », a-t-il ajouté.

Peu après son arrivée, le pape François a été reçu au palais présidentiel par le président Abdel Fattah al-Sissi portant ses habituelles lunettes de soleil noires. Il s’est ensuite rendu à l’institution d’Al-Azhar, où il a été accueilli par le grand imam d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, avant de voir le pape copte orthodoxe Tawadros II.

« Cette rencontre sera déjà un exemple et un modèle de paix parce que précisément ça sera une rencontre de dialogue », a dit le pape au sujet de son rendez-vous avec le grand imam.

La visite vise en effet à réchauffer les relations entre Al-Azhar et le Vatican, qui s’étaient crispées après des propos controversés en 2006 du pape Benoît XVI semblant associer islam et violence. Le pape François a appelé vendredi à « bloquer les flux d’argent et d’armes » pour « prévenir les conflits et édifier la paix », dans un discours prononcé au Caire devant des dignitaires religieux réunis pour une conférence organisée par l’institution de l’islam sunnite Al-Azhar. « Encore plus à la racine, il faut combattre la prolifération des armes qui, si elles sont fabriquées et vendues, tôt ou tard, seront aussi utilisées », a affirmé le pontife argentin.

Menace omniprésente

Le long du parcours que doit emprunter François au Caire, des affiches géantes montrant le pontife sur fond de pyramides, lui souhaitaient la « bienvenue », en anglais et en italien. Les abords de la Nonciature apostolique, où le pape doit séjourner, étaient fermés à la circulation et sous la garde d’une forte présence policière et militaire. Près de la cathédrale, siège de l’église orthodoxe copte, des blindés étaient stationnés. Et toutes les églises d’Egypte ont été placées sous haute surveillance dans la crainte d’un attentat durant le voyage du pape, le premier du pontife argentin dans le plus peuplé des pays arabes.

Les jihadistes se sont engagés à multiplier les attaques contre les coptes, majoritairement orthodoxes, qui représentent environ 10 % des 92 millions d’Egyptiens. En décembre, un attentat suicide revendiqué par l’EI avait déjà fauché 29 personnes dans une église copte du Caire, où François se recueillera en fin de journée avec Tawadros II. Communauté chrétienne la plus importante en nombre du Moyen-Orient, les Coptes orthodoxes d’Egypte se disent victimes de discriminations de la part des autorités et de la majorité musulmane.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme accusent les autorités d’orchestrer disparitions forcées et arrestations. Mais M. Sissi a été le premier président égyptien à se rendre à la messe de Noël à la cathédrale copte du Caire. Il jouit d’une forte popularité au sein de la communauté depuis qu’il a destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Dégel

Université Al-Azhar au Caire (Crédit : Domaine public/Wikimedia commons)Le voyage de François est le deuxième d’un pape en Egypte contemporaine, après celui de Jean-Paul II en 2000, qui avait également rencontré le cheikh d’Al-Azhar. Vieille de presque mille ans, l’institution sunnite s’oppose au jihadisme inspiré du salafisme rigoriste dominant en Arabie saoudite.

Mais Al-Azhar est également au coeur d’une lutte entre les autorités politiques et religieuses, depuis que M. Sissi fait campagne pour des réformes visant à éradiquer le discours extrémistes de la sphère religieuse.

L’institution religieuse a par exemple refusé d’amender la pratique islamique des divorces prononcés de manière orale. L’institution cairote avait gelé ses relations avec le Vatican lorsque Benoît XVI avait appelé spécifiquement à protéger les chrétiens après un attentat suicide meurtrier contre une église copte.

Mais en mai 2016, le pape François avait reçu l’imam Ahmed al-Tayeb, une rencontre qui avait constitué le point culminant d’un rapprochement rapide entre le Saint-Siège et Al-Azhar. Depuis son élection en 2013, Jorge Bergoglio, désireux de promouvoir la paix, multiplie les gestes d’ouverture envers les musulmans, au point de déconcerter parfois certains chrétiens. Il s’est rendu dans des mosquées, a lavé à Pâques les pieds de migrants musulmans ou encore ramené à Rome à bord de son avion trois familles syriennes musulmanes lors d’un déplacement sur l’île grecque de Lesbos.

Le chef spirituel de près de 1,3 milliard de catholiques célébrera samedi une messe dans un stade militaire de la banlieue du Caire pour la très minoritaire communauté catholique égyptienne, 272 000 fidèles de différents rites, déterminés à lui offrir un accueil mémorable.

 

NdlR : si les Fils d’Abraham ont vocation à se retrouver un jour, c’est autour de la personne du Messie BEN ELOHIM, et non de Jésus-Christ fils de Marie et de Muhammad. Dans l’attente de ce jour prophétique, saluons les initiatives qui consistent politiquement à assurer la sécurité des croyants chrétiens en terre d’Islam. J’ai lu – ici ou là – des critiques sur cette initiative papale…. de la part de « chrétiens » qui prient pour que Dieu vienne en aide à « leurs frères chrétiens ». Cessez vos prières paradoxales et doctrinales…. et sectaires. Toute vie sauvée est une réponse aux prières sincères. 

Israël, l’Egypte et la Jordanie… en attendant la Syrie (l’Assyrie)

Abdallah II de Jordanie (Crédit : AFP/Khalil Mazraawi)NdlR : paroles de prophète ? Suffisamment surprenant pour que nous sautions dessus avec jubilation !

La Jordanie et l’Egypte ont une relation « spéciale » avec Israël, déclare le roi jordanien. Le monarque affirme avoir été « frappé » par l’engagement de Trump à résoudre le conflit israélo-palestinien

 La Jordanie et l’Égypte ont une relation « spéciale » avec Israël, a déclaré le roi Abdallah II de Jordanie. Ils sont les deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec l’État juif.

Dans un entretien avec le Washington Post avant sa rencontre avec le président américain Donald Trump mercredi, le monarque a parlé de la guerre civile en Syrie, du rôle de la Russie dans la région, de l’influence de l’Iran et du conflit israélo-palestinien.

Les opérations de « colonisations » israéliennes en Cisjordanie, a déclaré Abdallah II, créent « animosité et difficulté » et « donnent des munitions aux Iraniens, au leader islamique Abu Bakr al-Baghdadi et à ISIS », un acronyme pour l’Etat islamique.

Trump, avec le soutien des dirigeants arabes, doit demander une résolution du conflit israélo-palestinien, a-t-il indiqué.

« L’Egypte et la Jordanie ont une relation spéciale avec Israël, et si nous n’allons pas de l’avant, cela exercera une pression accrue sur les Jordaniens et les Égyptiens », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est en contact avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« [L’objectif de] ma visite ici – et l’administration américaine est d’accord avec moi – c’est que nous devons faire notre maximum ensemble. S’il y a des colonies, comment cela affecte-t-il le processus de paix ? Je pense que le défi majeur auquel nous faisons face est le suivant : Sommes-nous pour une solution à deux états ? Je ne vois pas d’autre solution que la solution à deux états. »

Le roi jordanien a déclaré que l’influence croissante de l’Iran dans la région, en Irak et en Syrie en particulier, était une opportunité pour « rapprocher Israël et les Arabes ».

« En raison de la menace potentielle du régime iranien sur la région, Israël veut entretenir des relations avec les Arabes. Mais le problème qui se tient entre les Arabes et les Israéliens est celui des Palestiniens. Le but de notre initiative de paix est que nous soyons les garants de la sécurité d’Israël. Si nous pouvons résoudre le problème palestinien, il s’agit alors d’une nouvelle ère de stabilité dans notre région, où les Israéliens feront vraiment partie de nos voisins », a-t-il déclaré.

Cette lecture de la situation au Moyen Orient a entraîné la convocation de l’envoyé iranien en Jordanie. Un responsable iranien avait alors critiqué les propos du roi.

Tensions entre Téhéran et Amman après une interview du roi jordanien

Trump, a indiqué Abdallah II, « veut s’engager et créer un accord pour les Israéliens et les Palestiniens. J’ai vraiment été frappé par l’engagement qu’il avait à réunir ensemble Israéliens et Palestiniens. » La réunion entre le président américain et le roi jordanien est survenue moins d’un jour avant que Trump n’ait ordonné des attaques américaines sur une base aérienne en Syrie en réponse à une attaque chimique suspectée par des forces militaires syriennes sur des civils dans un territoire détenu par des rebelles qui ont tué plus de 80 personnes, y compris des dizaines d’enfants.

Lors de leur conférence de presse commune, Trump a déclaré que l’utilisation d’agents chimiques était intolérable, mais n’a pas indiqué qu’une réponse américaine se présenterait.

 

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Le FN, les Juifs de France et Israël

Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle française, pendant une conférence de presse, au siège de son parti à Nanterre, le 9 novembre 2016. (Crédit : Martin Bureau/AFP)Israël condamne les propos de Le Pen sur la rafle du Vel d’Hiv

Plus de 13 000 juifs avaient été arrêtés puis déportés au cours de la rafle du Vel d’Hiv à Paris en 1942

Israël a condamné lundi les propos de la candidate du Front national à la présidentielle française Marine Le Pen qui a affirmé que la France n’était pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv, arrestation massive de juifs en 1942 : « Nous condamnons les déclarations faites par Marine Le Pen selon lesquelles la France n’est pas responsable de la déportation des juifs de son territoire pendant la Shoah », a déclaré une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Michal Maayan. « Cette déclaration est contraire à la vérité historique telle qu’elle a été exprimée par les déclarations des présidents de France, qui ont reconnu la responsabilité de l’État pour le sort des juifs français qui ont péri dans la Shoah », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

« Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv », a déclaré dimanche Mme Le Pen, interrogée au « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette rafle et la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France.  « Je pense que, de manière générale, plus généralement d’ailleurs, s’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas LA France. Ce n’est pas LA France », a-t-elle ajouté.

La politique officielle israélienne consiste à n’avoir aucun contact avec le FN accusé d’antisémitisme. Cette politique avait été réaffirmée fin janvier, à la suite de la visite en Israël du numéro trois du Front national, Nicolas Bay.

La classe politique française avait précédemment vivement critiqué cette déclaration de Marine Le Pen. Les propos de Mme Le Pen, critiqués dimanche comme « une faute grave (…) de la fille de Jean-Marie Le Pen » par Emmanuel Macron, son principal adversaire à la présidentielle, ou comme du « négationnisme » par le patron LR de la région Paca Christian Estrosi, ont amené la présidente du FN à rédiger le soir un communiqué pour s’expliquer, initiative rare de sa part.

« Comme Charles de Gaulle, François Mitterrand ou encore de nos jours Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l’Occupation et que le régime de Vichy n’était pas la France », a souligné Mme Le Pen dimanche soir. Jacques Chirac, dont la position a ensuite été suivie par Nicolas Sarkozy et François Hollande, a eu selon elle « tort » en changeant de position sur la responsabilité de l’Etat français.

Ses propos qualifiés de « révisionnistes » par le Crif ont aussi été condamnés par Haïm Korsia, grand Rabbin de France.

Réaction du candidat de la droite & du centre :

« La vérité, c’est que le Vel d’Hiv a été un crime qui a été commis par l’État français, par le régime de Vichy, bien sûr, mais aussi par l’administration qui a secondé les décisions qui ont été prises par le gouvernement français », a réagi le candidat Les Républicains, en marge d’un déplacement lundi après-midi au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), dans la banlieue sud de Paris.

« Je trouve que le Front national est extrêmement mal placé pour parler de ces sujets, lui qui compte encore dans ses rangs beaucoup de nostalgiques du régime de Vichy », a commenté lundi M. Fillon. « Au fond, il y avait deux France. Il y avait la France de Vichy, il y avait la France d’une grande partie de l’administration qui s’est rendue coupable de ces crimes. Et puis il y avait une autre France, (celle) de De Gaulle, à Londres que, au passage, les militants d’extrême droite ont toujours combattue », a-t-il ajouté. Selon M. Fillon, « les deux France existent mais c’est vrai que la France officielle, la France de Vichy s’est rendue complice de ces crimes ».

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Les Pâques chrétiennes revues et corrigées par un Juif de France

Grâce à Jules Isaac, la prière du « juif perfide » n’est plus chantée à Pâques dans les églises. Cet historien juif de la IIIe République a mené, au sortir de la guerre, un effort titanesque pour faire bouger les lignes au sein de l’Eglise

Le concile de Vatican II, reconnaissant que les Juifs « sont nos aînés en religion » et qu’ils sont « le peuple à qui Dieu a parlé en premier ». Un concile, inspiré entre autres par le travail de Jules Isaac (Crédit: Lothar Wolleh/Wikimedia Commons)

La chroniqueuse Isabelle de Gaulmyn apporte d’ailleurs un éclairage intéressant sur la signification littérale de cette prière : « Pendant des siècles, (…) les catholiques récitaient ce que l’on appelait la prière ‘pro perfidis judaeis’. Cela signifie littéralement « pour les juifs qui n’ont pas cru au Christ ». Mais c’était traduit, en français, comme la prière ‘pour les juifs perfides’. [Mais] c’est bien dans ce dernier sens qu’il était compris par la plupart des catholiques. »

Grand professeur d’Histoire de la IIIe République, la Gestpo envoie sa femme et sa fille en camp d’extermination, elles n’en reviendront pas. Mais au sortir de la guerre, Jules Isaac, qui était entré en résistance, décide « de comprendre l’incompréhensible, cette haine des juifs qui lui a pris ses êtres les plus chers ».

Il se penche alors sur la littérature de l’Eglise catholique et montre comment l’antisémitisme (« l’enseignement du mépris ») a également pu être transmis par le biais des prières de l’église. Il propose un plan en 18 points, base d’un futur dialogue judeo-chrétien.

Il rencontre alors les responsables chrétiens et protestants, est reçu en audience par le pape Pie XII, mais meurt avant la reconnaissance par l’église de son rôle dans la transmission de l’antisémitisme concrétisée par le concile de Vatican II.

Depuis, à Pâques, les chrétiens prient pour le « peuple à qui Dieu a parlé en premier ».

 

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Le Pentagone au chevet des Wahhabites de La Mecque

« Où que vous regardiez » au Moyen-Orient, « s’il y a des problèmes il y a l’Iran », a accusé le chef du Pentagone après des rendez-vous avec le roi Salmane d’Arabie saoudite et le ministre de la Défense saoudien, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le chef du Pentagone a loué en revanche les efforts de l’Arabie saoudite, chef de file des monarchies pétrolières du Golfe et puissance sunnite de la région, pour « restaurer la stabilité dans cette cruciale région du monde ».

« Il est dans notre intérêt de voir des forces armées et des services secrets saoudiens forts », a-t-il souligné.

L’administration Trump cherche à réchauffer les relations avec l’allié saoudien, qui s’étaient considérablement refroidies sous l’administration Obama.

L’administration Trump compte s’appuyer davantage sur Ryad pour mener sa politique au Moyen Orient, qu’il s’agisse de contrer l’influence iranienne, de lutter contre le groupe Etat islamique, ou bien des efforts pour trouver un accord de paix israélo-palestinien.

Le président américain Donald Trump et le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui est aussi ministre de la Défense, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 14 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président Trump a déjà reçu il y a quelques semaines à la Maison Blanche le ministre de la Défense et puissant vice-prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.

Et le président américain, pour l’instant peu friand de déplacements internationaux, pourrait se rendre en Arabie saoudite, selon Jim Mattis.

« Nous devons empêcher l’effort de l’Iran pour déstabiliser » le Yémen et y créer « une nouvelle milice à l’image du Hezbollah », la très puissante milice chiite libanaise, a ainsi déclaré Mattis mercredi à Ryad. L’administration américaine aimerait de son côté que le royaume saoudien augmente sa participation à la campagne contre le groupe terroriste sunnite Etat islamique (EI) en Irak et Syrie.

Mattis s’est rendu à Ryad au premier jour d’une tournée au Moyen Orient qui doit le mener également en Egypte, en Israël, au Qatar et à Djibouti, en Afrique. Certains experts conservateurs américains estiment que les Etats-Unis doivent travailler à la constitution d’un front commun contre l’Iran entre Israël et les pétromonarchies du Golfe qui, pour l’instant, n’ont pas de relations diplomatiques avec l’Etat hébreu.

C’est dans ce cadre que doit être appréciée la déclaration du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson qui a estimé mercredi que l’accord nucléaire avec l’Iran « échouait » à remplir ses objectifs, après l’annonce que Donald Trump avait ordonné la réévaluation de la position de Washington face à Téhéran.

La Maison Blanche a certifié mardi que l’Iran respectait ses engagements aux termes de l’accord négocié sous l’ancien président Barack Obama. Mais le chef de la diplomatie américaine a estimé que cet accord n’était qu’une façon « d’acheter » le régime iranien et ne faisait que retarder le développement de son programme nucléaire.  L’accord nucléaire avec l’Iran, signé en 2015, « échoue à remplir l’objectif d’un Iran dénucléarisé », a déclaré Tillerson lors d’une conférence de presse à Washington.

Tillerson avait déclaré mardi soir avoir informé le Congrès américain du lancement d’une étude, demandée par le président Donald Trump, pour savoir si l’allègement des sanctions envers l’Iran prévu par l’accord nucléaire correspondait à l’intérêt national des Etats-Unis. « L’Iran demeure l’un des principaux pays qui parraine le terrorisme », avait alors écrit Tillerson.

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MACRON… En Marche ! vers Tel-Aviv ! (sans passer par Jérusalem)

Le théâtre Tsavat de Tel-Aviv accueillait le 19 avril, à 3 jours des élections, un meeting de l'antenne locale d'En Marche (Crédit: Pierre-Simon Assouline)La quasi-totalité des Olim PS de Tel-Aviv vote MACRON !! Ils abandonnent HAmon jugé trop proche des islamo-gauchistes et anti-israéliens primaires.

Emmanuel Macron, le candidat rêvé des olim de Tel Aviv ? Réunis lors d’un meeting à Tel Aviv à 3 jours du premier tour de la présidentielle, les partisans du candidat d’En Marche ! en Israël sont toujours sous le charme de leur jeune poulain

 Le théâtre Tsavat de Tel-Aviv accueillait le 19 avril, à 3 jours des élections, un meeting de l’antenne locale d’En Marche (Crédit: Pierre-Simon Assouline)

Florence Drory, une socialiste ayant rejoint la campagne d’EM en cours de route, était accompagnée sur scène, entre autres, du journaliste Michel Taubmann, de Gilles Darmon, président de la banque alimentaire Latet, et de l’ex-ambassadeur Daniel Shek.

S’il a été question des enjeux propres aux Français vivants en Israël, dans cet échantillon de bi-nationaux et d’expatriés présents ce soir au théâtre Tsavta, se sont surtout rejoués les mêmes débats qui agitent le petit écran autour d’Emmanuel Macron. « Emmanuel Macron n’ayant jamais été élu local, quelle connaissance peut-il avoir des problèmes auxquels se confrontent les Français au jour le jour, » a questionné une jeune femme, ancienne élue conseillère municipale dans les Hauts-de-Seine.

« Petit nouveau de la politique, saura-t-il aligner assez de candidats aux législatives pour pourvoir constituer une majorité lui donnant le pouvoir de gouverner ? » a demandé, plus véhément un quinquagénaire résidant en Israël depuis plus de trente ans. Comme en France, la candidature d’Emmanuel Macron a fait sortir du bois des personnes ne s’étant jamais engagées en politique. Le dernier meeting auquel a assisté Gilles Darmon, il y a plus de 20 ans, était un raout du Front national où il s’était infiltré pour le compte de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui cherchait alors à étayer une plainte contre le parti de Jean-Marie Le Pen. Il est aujourd’hui un « Marcheur » enthousiaste, parfois lyrique. La candidature d’Emmanuel Macron a également fait tourner casaque à bon nombre de socialistes franco-israéliens. A titre individuel la quasi-totalité des PS de Tel-Aviv a rejoint la campagne Macron, arguant des positions problématiques du candidat-frondeur Benoît Hamon (et de son entourage) sur Israël, la banlieue, etc. Eux, se voyaient volontiers soutenir une candidature Valls, mais l’ancien Premier ministre, ferme contre l’islamisme radical, Dieudonné, et ami d’Israël, n’a pas passé le barrage des primaires.

Conférence de presse avec l'ambassadeur d'Israël à Paris, Daniel Shek, et Jean-Daniel Compain, directeur de Reed expositions et organisateur du salon, après l'alerte à la bombe du Salon du livre 2008, à Paris (Crédit : CC BY-SA 3.0) Le voyage décisif du ministre Macron en Israël Dans plusieurs témoignages de partisans du candidat d’EM, affleurent les souvenirs d’un voyage officiel en Israël effectué par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. Il semble avoir, lors de ce déplacement, conclu de manière informelle à la terrasse d’un bar sur la plage de Tel-Aviv, conquis tous les cœurs de la section PS, jusqu’à l’ex-ambassadeur en France Daniel Shek.  Celui qui fut en poste à Paris de 2006 à 2010 garde un souvenir chaleureux de ce jeune homme « qui pose des questions, qui écoute », pas prétentieux pour un sou, mais qui semble avoir un talent infini pour s’attirer la sympathie de ceux qu’ils croisent. Si Emmanuel Macron n’a pas d’expérience à l’échelon local, son aptitude à s’attirer la sympathie est, elle, clairement un atout utile en politique, où l’adhésion affective pèse autant, si ce n’est plus, que le programme. Le théâtre Tsavta ce soir-là, n’était pas rempli que de « Marcheurs.
Quelques curieux se sont aventurés dans le bâtiment de la rue Ibn Gavirol. Ouriel, par exemple, qui vote d’habitude à droite, votera « sans doute Macron » mais un peu par défaut. Les « affaires » de François Fillon l’ont définitivement détourné du candidat des Républicains.
Quant à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, beaucoup de personnes présentes ont fait état de leur angoisse à l’idée qu’un de ces deux candidats ne remporte le deuxième tour. Ils se souviennent des propos définitifs de Marine Le Pen sur l’interdiction de la double-nationalité franco-israélienne, qui, comparés aux déclarations d’Emmanuel Macron sur la « chance » et la « richesse », les ont fait frémir. Des Franco-israéliens dénoncent les propos « inacceptables » de Marine Le Pen Plutôt aisés, citadins au look détendus et entrepreneurs, ayant pris le risque de changer de pays et d’habitudes, les Marcheurs de Tel-Aviv trouvent souvent qu’Emmanuel Macron leur « ressemblent ». Notamment à propos de sa vision d’une laïcité « forte mais inclusive » qui leur fait penser à Tel-Aviv, où laïcs, pratiquants juifs, et femmes voilées se croisent sans remettre en cause l’identité du pays.

NdlR : il n’y a donc pas de candidats représentant le mode de vie de Jérusalem ? Dommage…. dans le doute…

Quelques petites choses à savoir sur le leader de « la France insoumise… » (à lire avant demain !)

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, en 2013. (Crédit : Pierre-Selim/CC BY 3.0/WikiCommons)

NdlR : insoumise…? Pas aux forces et lobbying anti-sionistes et à l’électorat islamo-gauchiste !

Son accession à l’Elysée paraît moins improbable : retour sur ses positions radicalement anti-israéliennes, ses propos controversés.

A quelques jours du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon progresse dans les sondages avec 18 à 20 % des intentions de vote, à telle enseigne que sa présence au second tour semble possible. Il pourrait être opposé à Marine Le Pen.

L’éventualité d’un match entre la candidate d’extrême droite et le leader de la gauche radicale affole la classe politique modérée… et la plupart des Juifs de France. Du côté des institutions communautaires, on considère que l’élection de Jean-Luc Mélenchon à la magistrature suprême – probable s’il fait face à la patronne du Front national – serait une catastrophe et provoquerait une vague d’alyah massive.

L’inquiétude porte sur l’attitude hostile de Jean-Luc Mélenchon à l’encontre d’Israël et, au-delà, sur son soutien aux « islamo-gauchistes » dont les motivations antisémites, réelles ou supposées, sont inlassablement dénoncées par des intellectuels juifs aussi médiatisés qu’Alain Finkielkraut ou Bernard-Henri Lévy.

Melenchon, 65 ans, ancien ministre socialiste, est né de parents espagnols dans ce qu’est aujourd’hui le Maroc. Il soutient un boycott général contre Israël. Fidèle à son style oratoire populiste, il a déclaré que permettre à Israël de conserver même quelques implantations en Cisjordanie « est comme laisser les voleurs de banque garder l’argent ».

Le programme diplomatique du chef du Front de gauche pour Israël : création d’un état palestinien avec Jérusalem Est pour capitale, droit au retour des réfugiés de 1948.

Manifestation pour la "séparation du CRIF et de l'Etat" et pour le boycott d'Israël sur la place du Châtelet, à Paris, le 1er avril 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

Il préconise également l’abolition de la circulaire de 2010 interdisant tout appel au boycott d’Israël dans l’Hexagone et la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Etat juif. Le Front de gauche milite officiellement pour le boycott depuis novembre 2013, aux côtés du mouvement BDS, « en réponse à la politique d’oppression » d’Israël.

A la même époque, le mouvement a condamné la « rigidité » du Quai d’Orsay dans les négociations internationales en vue d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, tout en réclamant la « dénucléarisation » de l’Etat hébreu.

Dès 2010, l’égérie du mélenchonisme, la journaliste et élue de Sevran (Seine-Saint-Denis) Clémentine Autain co-signait une tribune dans Le Monde en faveur du boycott total d’Israël, y compris de ses structures académiques et sportives.

Le texte prenait exemple sur la campagne « noble et efficace » menée autrefois contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Ce type d’amalgame, comme les accusations récurrentes de « fascisme » à l’endroit du gouvernement israélien ou la défense jugée inconditionnelle des musulmans français, ont provoqué des polémiques.

En 2015, le Premier ministre socialiste Manuel Valls et son secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, ont dénoncé l’ « islamo-gauchisme » de Clémentine Autain et de ses amis, les accusant de complicité avec Tariq Ramadan, le fameux islamologue suisse qui se fend régulièrement de déclarations ambiguës sur le « lobby sioniste » et dont le frère, Hani, a récemment été expulsé de France.

Par ailleurs, certaines municipalités dirigées par le Parti communiste, composante du Front de gauche, ont élevé le leader palestinien Marwan Barghouthi au rang de « citoyen d’honneur ». Ce dernier est incarcéré en Israël pour avoir fomenté des attentats ayant causé la mort de dizaines de civils israéliens.

Le président du Crif, Francis Kalifat, lors du 32e dîner du Crif (Crédit: CRIF)C’est dans ce contexte que le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a appelé jeudi « chaque Juif de France inscrit sur les listes électorales » à voter à l’élection présidentielle, « car s’abstenir c’est faire le jeu de l’extrême droite et de l’extrême gauche ».

« Mettre votre bulletin dans l’urne est la meilleure réponse pour s’opposer à leur intolérance et leur violence politique. Alors votez en votre âme et conscience pour le candidat de votre choix, mais votez contre ces extrêmes », ajoute le président du Crif, ajoutant à l’attention de ses lecteurs: « L’avenir de la France et de sa communauté juive est entre vos mains ».

L’appel à faire barrage vise la candidate du FN Marine Le Pen, dont Francis Kalifat avait estimé que ses propos « révisionnistes » sur le Vel d’Hiv révélaient « le vrai visage du FN ». Il concerne également les candidats trotskistes Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ainsi que celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, accusés de soutenir les campagnes de boycott de produits israéliens du mouvement BDS.

A propos des rassemblements pro-palestiniens de cette période tendue, où des injures antisémites ont fusé, Jean-Luc Mélenchon a carrément loué « une jeunesse ayant su se mobiliser dans la discipline et incarner dignement les valeurs de la République […]. La République, c’est le contraire des communautés agressives qui font la leçon au reste du pays », a-t-il conclu en référence à l’attitude du CRIF.

Il a également accusé le CRIF d’avoir essayé de l’étiqueter comme un antisémite afin de discréditer ses critiques d’Israël. « Nous en avons assez du CRIF », s’est écrié Melenchon.

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Israël 2017 : une nation comme les autres…. conforme à l’idéal des prophètes ?

Une Israélienne fume un joint à Jérusalem le 20 avril 2017 lors d'un rassemblement au jardin des roses, en Israël (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)NdlR : nous ne vivons pas là-bas, donc, nous ne donnerons pas de leçon de morale. en simples observateurs de la vie israélienne depuis 1947, nous nous contentons de mettre en perspective quelques décisions politico-religieuse de cet Israël « selon l’idéal des prophètes ». Enyre l’ouverture des magasins le Shabbat et la dépénalisation/légalisation du pêtard au cannabis, Israël se demande « quel mal y-a t-il ? ». Bah… la réponse devrait suivre. Qui vivra, verra…

 

Les députés ultra orthodoxes envisagent un certain nombre de façons de contourner la décision rendue mercredi, qui a confirmé une ordonnance du Conseil municipal de Tel Aviv de 2014 permettant aux magasins de rester ouverts pendant Shabbat. Le tribunal a expliqué que la décision protègerait le caractère cosmopolite de la ville côtière et surtout la caractère laïc.

L’une des mesures censées être considérée par les législateurs serait d’adopter une loi augmentant l’autorité du ministère de l’Intérieur dans l’approbation des règlements municipaux, ce qui autoriserait le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri (Shas), à empêcher les municipalités d’adopter une loi permettant aux entreprises d’être ouvertes pendant Shabbat, comme l’ordonnance de 2014 du conseil municipal de Tel-Aviv le faisait.

« Le projet de loi servira à établir un équilibre entre les autorités locales qui promulguent les règlements administratifs et les ordonnances de la municipalité qui autorisent le ministre de l’Intérieur à approuver les règlements municipaux et à déterminer la validité de la décision ».

et d’ajouter que bien que les règlements municipaux « soient destinés à permettre le bon déroulement de la vie quotidienne » des résidents locaux, « en ce qui concerne les problèmes nationaux ayant des implications nationales, l’autorité du ministre de l’Intérieur sera préservée afin de bloquer les règlements administratifs » en vertu de la proposition de loi.

Une autre mesure qui serait actuellement considérée par les législateurs ultra orthodoxes pour lutter contre la décision est d’accroître l’étendu du contrôle et l’application des lois sur le travail et le repos, ce qui permettrait de prendre des mesures punitives contre les entreprises qui ont violé la loi en employant travailleurs pendant leur journée de repos.

Bien qu’une grande partie de l’opposition à la décision de la Haute Cour ait été menée par des politiciens ultra orthodoxes, le député Moti Yogev a vertement critiqué la décision dans une interview accordée à la Dixième chaîne, au cours de laquelle il a comparé un magasin ouvert pendant shabbat à un viol ou un vol qualifié.

Malgré l’indignation engendrée par la décision du tribunal, un certain nombre de responsables et de politiciens de Tel Aviv ont salué la décision comme une victoire. Ils ont considéré que cela était une étape importante contre la coercition religieuse.

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Assis par petits groupes sur l’herbe du Jardin des Roses, proche de la Knesset, les participants ont allumé leurs joints à 04H20 de l’après-midi, en clin d’œil aux « rassemblements 420 » qui réunissent partout dans le monde des amateurs de cannabis.

« Plus nombreux nous serons, plus nous éveillerons les consciences et nous pourrons faire avancer la légalisation », a expliqué Itamar Yitzhakov, un Israélien de 22 ans venu de Holon, près de Tel-Aviv tout en fumant un joint parfumé à la mangue.  « Une fois par an, nous célébrons le jour du cannabis. Nous oublions tous nos ennuis, nous nous rassemblons ici – tous les frères qui fument – et nous nous créons des liens », a-t-il ajouté.

Yitzhakov a expliqué qu’il fumait depuis quelques années, mais qu’il a fait « son coming-out du cannabis » à ses parents et employeurs il y a quelques mois. « Je ne fume pas énormément », a-t-il précisé. « Après une dure journée de travail, je veux me rouler dans un petit joint ».

« Je crois qu’il y aura une légalisation cette année. Il est toujours bon d’espérer – quel mal peut-il y avoir ? ».

Dans le même ordre d’idée, celle qui consiste à nier tout ce que nous sommes, une ONG vient de demander la levée de la Mitzvah des pains sans levain dans les hopitaux (pour commencer !)… au titre de la Laïcité grande et miséricordieuse !

NdlR : l’histoire à suivre, nous dira s’il sera interdit de fumer le jour de Shabbat, en faisant ses courses dans des magasins cosmopolites, ouverts pour les migrants de touristes, et s’il sera autorisé de manger du pain avec de la levure pendant la semaine des pains sans levain…

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TRUMP invite le futur Etat palestinien à la Maison Blanche

Le président palestinien, Mahmoud AbbasConflit israélo-palestinien

Trump invite Abbas à la Maison-Blanche

 Ramallah — Le président américain, Donald Trump, a invité vendredi son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, à venir prochainement à la Maison-Blanche pour trouver les moyens de relancer l’effort de paix moribond avec Israël, a indiqué la présidence palestinienne.
Au cours de leur premier entretien téléphonique depuis l’intronisation de M. Trump le 20 janvier, le président américain a convié M. Abbas à venir « bientôt pour discuter des moyens de reprendre le processus politique », a dit la présidence palestinienne citée par l’agence officielle Wafa.M. Trump a affirmé son « engagement en faveur d’un processus de paix conduisant à une paix véritable entre Palestiniens et Israéliens », a-t-elle ajouté.M. Abbas a, lui, explicitement évoqué la solution dite à deux États, avec laquelle M. Trump a paru prendre ses distances lors de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, mi-février.Il a souligné son « engagement en faveur de la paix comme un choix stratégiqueet pour l’instauration d’un État palestinien aux côtés d’Israël », a dit la présidence palestinienne.

La conversation téléphonique entre MM. Abbas et Trump intervient à un moment de profonde incertitude quant à l’évolution du conflit israélo-palestinien.Recevant le premier ministre israélien, M. Trump avait indiqué le 15 février que les États-Unis ne s’accrochaient plus à la solution à deux États, rompant là avec un principe directeur de la diplomatie américaine.

Ces déclarations ont semé le trouble dans la communauté internationale.En même temps, M. Trump a réaffirmé sa volonté de présider à un accord entre Israéliens et Palestiniens. C’est ce que la direction palestinienne basée à Ramallah, soucieuse de ne pas s’aliéner le nouveau gouvernement, avait préféré publiquement retenir, se disant prête à discuter avec l’équipe Trump.

M. Trump a fourni d’autres motifs sérieux de préoccupation aux Palestiniens en promettant pendant sa campagne de transférer de Tel-Aviv à Jérusalem l’ambassade américaine en Israël et en tardant, après son entrée en fonction, à réfréner les annonces de colonisation israéliennes.Cependant, Jason Greenblatt, conseiller de Donald Trump, doit rencontrer M. Abbas mardi à Ramallah, a indiqué une source officielle palestinienne sous le couvert de l’anonymat.

NdlR : pressé de réussir là où ses prédécesseurs ont tous échoué, TRUMP fera-t-il signer la paix en donnant aux uns 1/ une ambassade US à l’ouest et une reconnaissance internationale et aux autres 2/ Jérusalem EST et l’esplanade des mosquées ? Les pro-TRUMP des premiers jours se cachent et attendent le verdict.

 

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TRUMP veut déjà se frotter déjà à l’IRAN : cet homme est-il vraiment sérieux ?

Tir de missile balistique : les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions face « à l’attitude provocante de l’Iran »

Tir de missile balistique : les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions face « à l’attitude provocante de l’Iran »Aux États-Unis, le département du Trésor a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran, touchant treize individus et douze « entités », basées pour la plupart en Chine, aux Émirats arabes unis et au Liban. Ces sanctions font suite à un tir de missile balistique, effectué par l’Iran dimanche dernier.

Ces mesures, a-t-on expliqué de source autorisée à Washington, ne sont que la première étape de la réponse que les États-Unis entendent apporter face « à l’attitude provocante de l’Iran ».

Changement de ton majeur envers Téhéran

Le président Donald Trump, qui a pris ses fonctions il y a deux semaines, a déclaré jeudi que « rien n’était exclu » à propos de l’Iran, un changement de ton majeur envers Téhéran par rapport à l’administration démocrate de Barack Obama. Dans son communiqué, le Trésor souligne que ces nouvelles sanctions ne contreviennent pas à l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les grandes puissances. Donald Trump a vivement critiqué cet accord. Parmi les personnes visées par les nouvelles sanctions, figure l’homme d’affaires iranien Abdollah Asgharzadeh. Le Trésor l’identifie comme proche du groupe industriel Shahid Hemmat, filiale selon Washington d’un organisme iranien chargé du programme de missiles balistiques.

Trump : « L’iran joue avec le feu, je ne serai pas aussi gentil qu’Obama »

Trump : « L’iran joue avec le feu, je ne serai pas aussi gentil qu’Obama » Après avoir déjà mis en garde l’Iran suite à son essai de missiles et avoir reçu une réponse particulièrement froide du guide suprême iranien, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il ne serait pas aussi conciliant que son prédécesseur. Le président américain, Donald Trump, a indiqué vendredi dans un Tweet que « l’Iran joue avec le feu », selon son compte Twitter officiel.

« L’Iran joue avec le feu. Ils n’apprécient pas combien le président Obama a été « bon » avec eux. Pas moi! », peut-on lire sur les réseaux sociaux.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé pour sa part « ne pas être touché » par les menaces de Trump et a laissé entendre que l’Iran ne « comptait que sur lui-même ».  Ce Tweet survient au lendemain d’une « mise en garde » de la Maison Blanche à la suite d’un test de missile balistique, l’administration Trump envisageant de prendre de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Des mesures de rétorsion contre des personnes ou des entités liées au programme iranien de missiles balistiques seraient la première traduction du durcissement annoncé par Washington face à la République islamique. Le président républicain a pris un ton belliqueux contre la puissance chiite: « Rien n’est exclu », a-t-il répondu à la presse à propos d’une action militaire. Téhéran a de son côté dénoncé des menaces « sans fondement, répétitives et provocatrices ».  La Maison Blanche avait dénoncé mercredi « le comportement déstabilisateur » de l’Iran, stigmatisant en particulier le tir de missile balistique « provocateur » mené par Téhéran.

Mardi, Mohammad Javad Zarif avait appelé les Etats-Unis à ne pas chercher de « prétexte » pour créer de « nouvelles tensions » entre les deux pays, après le décret du président Donald Trump interdisant aux citoyens iraniens et ceux de six autres pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis pendant une durée de trois mois.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a quant à lui souhaité « le renouvellement des sanctions contre l’Iran » après le test de missile balistique menée par la République islamique.

L’Iran aurait aussi testé un missile à capacité nucléaire : Le tir a été signalé par Die Welt et serait apparemment le premier tir du missile Soumar, qui serait capable d’atteindre Israël

Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le missile de croisière Soumar lors de sa présentation en mars 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Selon un article publié dans le quotidien allemand Die Welt, le test de lancement du missile Soumar a été le premier lancement du missile depuis son apparition en mars 2015.

L’article a été publié un jour après qu’un fonctionnaire de haut rang de la Maison Blanche a déclaré que l’Iran avait été « mis en garde » suite au lancement d’un missile balistique dimanche, ce qui est contraire à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Soumar, qui a une portée allant jusqu’à 3 000 kilomètres, a volé 600 kilomètres pour son premier voyage, selon l’article du journal allemand. La roquette est censée être un missile de croisière russe KH-55, capable d’atteindre Israël depuis l’Iran et elle a l’avantage de pouvoir être lancée depuis des navires, des avions et des sous-marins.

Les missiles ne sont pas couverts par la résolution 2231 de l’ONU, qui a été adoptée peu de temps après que l’accord nucléaire avec l’Iran a été signé en juillet 2015 et demande à Téhéran « de ne pas entreprendre une activité liée à des missiles balistiques conçus pour lancer des armes nucléaires en utilisant cette technologie de missiles balistiques ».

Qualifiant le test de « violations fragrantes » de la résolution du conseil de Sécurité de l’ONU, Netanyahu a exigé lundi le rétablissement des sanctions contre l’Iran et a déclaré qu’il discuterait avec le président américain Donald Trump d’une réévaluation du « entière de l’accord nucléaire qui a échoué » que l’administration Obama et que les pays P5 + 1 ont négocié et signé avec l’Iran en 2015.

Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)

Mercredi, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn, a publié mercredi une mise en garde sévère et ambigue contre l’Iran, qui a testé des missiles balistiques capables de transporter des ogives nucléaires. Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Flynn a lu une déclaration affirmant que les Etats-Unis « donnaient officiellement un avertissement à l’Iran ». Lorsqu’on lui a demandé plus de précision, l’attaché de presse de la Maison Blanche, Sean Spicer, n’a pas donné d’explications détaillées mais il a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis voulaient envoyer le message à Téhéran qu’il ne pourrait pas s’adonner à ce genre d’activités sans s’attendre à une réponse américaine.

Trump avait promis lors de sa campagne électorale « de supprimer l’accord désastreux » et de « forcer les Iraniens à revenir à la table de négociation pour négocier un bien meilleur accord ».  Cependant, dimanche, il a déclaré à Ryad qu’il « appliquerait vigoureusement » l’accord. (NdlR : double discours incompréhensible….)

Mont du Temple : un souffle nouveau à l’ONU ?

Propos inédits du nouveau secrétaire-général de l’ONU sur Jérusalem !

Propos inédits du nouveau secrétaire-général de l’ONU sur JérusalemEn Israël on attendait avec impatience l’entrée en fonction du portugais Antonio Guterres pour voir si la page Ban ki-Moon était définitivement tournée et si le discours en vogue au sommet de l’ONU allait évoluer.

Sur Kol Israël le nouveau secrétaire-général a tenu des propos sans ambiguïtés qui vont à l’encontre des résolutions votées par l’Unesco et le Conseil de sécurité: « Il est clair qu’il y avait un Temple à Jérusalem, que les Romains ont détruit, et qui était un Temple juif ».

 

Des propos qui ne plairont sans doute pas aux révisionnistes arabes qui siègent à la Knesset. Il a cependant souligné qu’aujourd’hui Jérusalem est devenue « un lieu saint pour les trois religions monothéistes ».

Concernant son implication éventuelle dans la solution du conflit israélo-palestinien, Antonio Guterres a indiqué qu’il n’avait nullement l’intention d’initier un plan de paix, bien qu’il soit personnellement convaincu par la solution des deux Etats. Il s’est cependant dit prêt à aider les deux parties si elles en faisaient la demande.

Enfin et très important pour Israël, le nouveau secrétaire-général de l’ONU a promis de « tout faire pour que tous les Etats membres soient traités de manière égale dans le  cadre ds institutions des Nations-Unies ». Un véritable challenge.  Saura-t-il lutter contre la majorité automatique anti-israélienne?

Mont du Temple : Les Palestiniens réclament des excuses après les propos du chef de l’ONU.  L’AP a dénoncé les paroles d’Antonio Guterres, qui a affirmé que le temple qui se trouvait sur le mont éponyme à Jérusalem, était un lieu de culte juif

Les responsables palestiniens réclament des excuses après une déclaration faite à la radio israélienne par le nouveau chef des Nations unies, qui a affirmé que le temple qui avait été détruit par les Romains était un temple juif.

Le dirigeant des Nations unies a également déclaré que « personne ne peut nier le fait que Jérusalem est une ville sainte pour trois religions aujourd’hui », dont le judaïsme.

Adnan al-Husseini, ministre des Affaires de Jérusalem au sein de l’Autorité palestinienne, a indiqué au service de presse chinois Xinhua que Guterres “a ignoré la décision de l’UNESCO qui considérait la mosquée Al-Aqsa comme un patrimoine islamique pur ». Il a également ajouté que Guterres “a violé toutes les coutumes légales, diplomatiques et humanitaires. Il est allé au-delà de sa fonction de secrétaire général… Et il doit présenter ses excuses au peuple palestinien ».

Guterres a également indiqué à la radio israélienne qu’il n’initierait pas de nouveau processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a toutefois affirmé qu’il privilégiait une solution à deux états et qu’il accepterait d’apporter son aide pour le processus de paix si on le lui demandait.

Face à la colère de l’Autorité palestinienne, la vice-ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Hotovely, a pour sa part salué les propos du nouveau chef de l’instance internationale :  « Je salue le secrétaire-général de l’ONU pour avoir dit la vérité en ce qui concerne le mont du Temple et la connexion historique du peuple juif à la ville de Jérusalem, » a déclaré Hotovely dans un communiqué.  « Vous ne pouvez pas couper le lien profond de 3 000 ans qui existe entre le peuple d’Israël et Jérusalem ».

Déménagement de l’ambassade US à Jérusalem : le double discours de TRUMP

Le Maroc prêt à « défendre Jérusalem Est » après des déclarations de Trump. La position de la Maison Blanche sur le transfert de son ambassade varie fréquemment ; sans écarter catégoriquement l’idée, Washington a indiqué que c’était encore « prématuré »

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Donald Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

Le 22 janvier, la Maison Blanche a semblé écarter une annonce imminente sur le transfert de son ambassade.

Dans un message adressé lundi au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et cité par l’agence de presse officielle marocaine MAP, le roi Mohammed VI se dit prêt à « coordonner avec les pays « frères et amis » la défense, par « tous les moyens juridiques, politiques et diplomatiques disponibles, du statut juridique d’Al Qods-Est (Jérusalem-Est) (…) comme étant une partie intégrante des territoires palestiniens occupés ». Le souverain marocain est président du Comité Al-Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe. Le souverain réaffirme qu’il ne « ménagera aucun effort pour la défense de cette ville sainte, le soutien de ses habitants et la préservation de leurs droits légitimes, garantis par le droit international ». Mohammed VI explique avoir reçu une missive du président de l’AP « sur les dangers qui guettent la situation juridique d’Al-Qods (Jérusalem) occupée, notamment l’éventuel transfert par les Etats-Unis d’Amérique du siège de son ambassade en Israël » à Jérusalem. Le souverain appelle à « faire prévaloir la voix de la raison (…) et à s’abstenir de toute action unilatérale, contraire au droit international ».

Selon lui, Israël « exploite » les déclarations américaines « pour poursuivre sa politique contre le peuple palestinien ». En conclusion, il exprime son « soutien total et constant » à Abbas, afin de « mettre fin à l’occupation et d’établir l’Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Est pour capitale ».

Le président américain  Donald Trump pendant un entretien accordé à Fox News, le 26 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)Le président américain Donald Trump pendant un entretien accordé à Fox News, le 26 janvier 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Je ne veux pas encore en parler. C’est prématuré », a expliqué Trump au commentateur de Fox News, Sean Hannity, au cours d’une vaste interview accordée depuis la Maison Blanche. Cet entretien s’est également intéressé à l’interdiction des réfugiés, au plan de construction d’un mur le long de la frontière mexicaine et au soutien apporté par le président américain au retour de l’utilisation de la torture. Le président a aussi refusé, jeudi, de se prononcer sur le gel d’un transfert d’un montant de 221 millions de dollars à l’Autorité palestinienne que son prédécesseur Barack Obama avait autorisé lors des dernières heures de son administration, le 20 janvier. « Nous verrons ce qu’il va se passer », a dit Trump. « Je ne veux pas en parler ».

L’administration Trump a informé l’AP en début de semaine qu’elle procédait au gel de ce transfert. Le Département d’Etat a expliqué qu’il examinerait le paiement et qu’il pourrait l’adapter pour garantir qu’il correspond bien aux priorités définies par le nouveau gouvernement.

Le président a également salué une reprise des relations avec l’état juif qui, a-t-il dit, est survenue dès qu’il a prêté serment, vendredi dernier. La relation a été réparée « dès que j’ai pris mes fonctions », a-t-il expliqué, se référant aux relations qui étaient de notoriété publique difficiles entre Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Israël a été traité très injustement, et nous entretenons une bonne relation ».

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Les leaders arabes et occidentaux ont mis en garde contre une éventuelle « explosion » si Trump devait tenir sa promesse de campagne de relocaliser l’ambassade, certains responsables palestiniens qualifiant cette initiative de « déclaration de guerre ».

Tandis que la Maison Blanche a déjà démenti que ce déménagement pourrait se faire à court terme – le porte-parole Sean Spicer a déclaré en début de semaine qu » ‘aucune décision n’a été encore prise » sur la question – ce dossier reste épineux du côté des dirigeants arabes, avec des condamnations et des avertissements lancés presque quotidiennement.

Toutefois, un responsable des renseignements de l’armée israélienne a indiqué jeudi que si l’AP pourrait bien considérer le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem comme une « déclaration de guerre », les Palestiniens moyens ne semblaient pas aussi mobilisés que leurs dirigeants contre cette question. Le responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat conformément aux règles militaires, a déclaré que les conversations dans les rues palestiniennes concernent bien davantage les problématiques intérieures. « Les faits ne démontrent pas que la population ait vraiment tendance ici » à exprimer une inquiétude face à cette initiative, a déclaré le responsable du Commandement central aux journalistes. « Les discussions en Cisjordanie portent plutôt sur la pénurie d’électricité dans la Bande de Gaza, pas sur l’ambassade », a-t-il ajouté.

L'ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)

De nombreux responsables élus israéliens ont exprimé leur enthousiasme face au transfert de l’ambassade qui, disent-ils, constituerait la reconnaissance officielle de Jérusalem en tant que capitale de l’état juif. Mais aujourd’hui, les alliés d’Israël semblent ne pas partager ce même point de vue. Ils estiment que la question doit être négociée avec les Palestiniens qui ont revendiqué Jérusalem-Est comme capitale de leur futur état. Les Palestiniens ont insinué qu’une telle initiative pourrait entraîner des actes de violence.

« Pour nous, le déplacement de l’ambassade à Jérusalem est une déclaration de guerre contre les musulmans », a déclaré Jibril Rajoub, membre du comité central du Fatah et président de l’Association palestinienne de Football au Times of Israël dans un entretien accordé au début de la semaine.

Jibril Rajoub, responsable du Fatah. (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

« Nous parlons d’une mesure dangereuse qui n’apportera pas de stabilité sur le terrain », a-t-il poursuivi, ajoutant que cette mesure « contrevient aux résolutions précédentes des Nations unies et à la politique des Etats-Unis depuis 1967 ».

Les Jordaniens, qui sont restés engagés au niveau diplomatique dans les problématiques touchant Jérusalem, se sont aussi exprimés en défaveur de l’initiative proposée. Lors d’une rencontre avec le président de l’AP, Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré au début de la semaine qu’une telle mesure serait le « franchissement d’une ligne rouge ».

La Ligue arabe appelle Trump à revoir sa position sur Jérusalem :  « La Ligue arabe espère qu’il n’y aura pas de changement dans la position américaine qui considère Jérusalem comme une ville palestinienne occupée », a indiqué son secrétaire général adjoint

Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, Trump avait promis lors de sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens.

« La position exprimée par le président Trump lors de la période électorale doit être plus prudente », a souligné le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe pour les affaires palestiniennes, Saïd Abou Ali. « Nous espérons que la nouvelle administration américaine va revoir sa position, de manière à servir et préserver son rôle de médiateur dans le processus de paix », a-t-il souligné, dans des déclarations aux journalistes au Caire, où se trouve le siège de l’organisation pan-arabe.

« La Ligue arabe espère qu’il n’y aura pas de changement dans la position américaine qui considère Jérusalem comme une ville palestinienne occupée, a souligné Abou Ali. Transférer l’ambassade américaine à Jérusalem c’est porter atteinte aux droits du peuple palestinien et de sa capitale éternelle Jérusalem Est. »

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry expose sa vision de la paix entre Israéliens et Palestiniens, au département d'Etat de Washington, D.C., le 28 décembre 2016. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

L’ancien secrétaire d’Etat américain John Kerry avait récemment mis en garde contre le risque d’une « explosion absolue dans la région » en cas de déménagement de l’ambassade.  Mais le 22 janvier, la Maison Blanche avait semblé écarter l’hypothèse d’une annonce imminente sur un tel transfert. « Nous en sommes au tout début du processus consistant ne serait-ce qu’à aborder ce sujet », avait affirmé le porte-parole Sean Spicer.

Maison Blanche : “aucune décision” sur le déplacement de l’ambassade à Jérusalem. Interrogé sur cette mesure, Sean Spicer a répondu que “nous sommes aux tous premiers stades de ce processus de décision”

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

« Il n’y a aucune décision », a-t-il déclaré en conférence de presse, quand il lui a été demandé comment la nouvelle administration pensait qu’une telle mesure, promise par le président américain Donald Trump pendant sa campagne, servirait les intérêts stratégiques américains. « Nous sommes aux tous premiers stades de ce processus de décision. »

Spicer a déclaré que s’il le souhaitait, le président pouvait déplacer l’ambassade américaine par décret, mais il a indiqué que ce n’était pas à son programme pour l’instant. « C’est le tout début du processus, a-t-il déclaré. Son équipe va continuer de consulter le [département] d’Etat. »

La veille, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Trump avaient eu leur première conversation depuis l’investiture de ce dernier, pendant laquelle ils ont discuté de la menace iranienne et du processus de paix au Moyen Orient.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, alors candidat républicain à la présidentielle américaine, se rencontrent à la Trump Tower de New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)Ni la Maison Blanche, ni le bureau du Premier ministre n’ont mentionné le déplacement de l’ambassade après cette conversation.

Dimanche, Spicer a déclaré que les Etats-Unis n’en étaient qu’au « tout début du processus » de discuter de ce projet. Certains à Jérusalem avaient salué cette remarque, un signe que Washington se dirigeant réellement vers ce déplacement, souvent promis mais jamais réalisé. D’autres avaient cependant vu la déclaration comme une tentative de la Maison Blanche de diminuer les attentes pour un déplacement imminent de l’ambassade.  Cette tendance s’est poursuivie quand Joe Scarborough, journaliste de MSNBC qui parle régulièrement avec Trump, a déclaré dans son émission lundi matin que le président ne mettrait pas rapidement en œuvre ce projet, et chercherait d’abord à conclure un accord de paix régional.

La semaine dernière, Spicer avait envoyé un message résolument différent, disant aux journalistes de « rester connectés » car une annonce sur le déplacement de l’ambassade serait bientôt diffusée. Trump lui-même avait dit jeudi dernier au quotidien israélien Israël Hayom possédé par Sheldon Adelson qu’il n’avait « pas oublié » sa promesse, et que « vous savez que je ne suis pas quelqu’un qui ne tient pas ses promesses ». Mais maintenant qu’il a pris le pouvoir, l’équipe présidentielle envoie un message affirmant qu’il ne se précipitera pas pour tenir immédiatement sa promesse, et même qu’il ne la tiendra pas forcément.  « Si la décision était déjà prise, nous ne traverserions pas ce processus », a déclaré Spicer lundi.

Ambassade américaine : quelle stratégie pour Abbas et le roi de Jordanie ?

Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant une réunion au Palais Royal d'Amman, le 12 novembre 2014. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant une réunion au Palais Royal d’Amman, le 12 novembre 2014. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

L’agence de presse palestinienne Wafa a rapporté qu’Abbas et le roi ont discuté de l’intention du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine d’Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Ce projet a été condamné par les Palestiniens et Amman l’a qualifié de « ligne rouge ». Les deux dirigeants, qui se sont déjà rencontrés, ont également discuté des mesures nécessaires pour relancer le processus de paix avec Israël. La réunion s’est tenue dans le palais de Hussein, et a eu lieu avant un rassemblement de la Ligue arabe à Amman en mars. Après la réunion, Abbas a déclaré que les deux parties étaient d’accord sur « une série de mesures que nous prendrons si les États-Unis transféraient l’ambassade à Jérusalem », sans donner plus de précision.

 

« Jésus rendu aux siens… » au Musée d’Israël

Jésus revient vers les Juifs au Musée d’Israël !  150 oeuvres rréalisées par 40 artistes explorent les représentations complexes et évolutives du sauveur chrétien chez les artistes juifs, sionistes et israéliens

'Sans titre (Le dernier repas)' d'Adi Nes, pensé jusqu'à la dernière assiette (Autorisation Musée d'Israël)

Dans « Voici l’Homme : Jésus dans l’art israélien », une nouvelle exposition à découvrir au Musée d’Israël, le conservateur Amitai Mendelsohn examine de près cette iconographie complexe à travers le prisme de l’art juif et israélien.

C’est un processus qu’il a amorcé il y a dix ans, lorsqu’il a posé les yeux sur une peinture inhabituelle de Reuven Rubi, célèbre artiste israélien, pour la première fois. A l’époque, Mendelsohn travaillait sur une exposition consacrée à Rubin, « Prophètes et visionnaires : Les premières années de Reuven Rubin: 1914-23 ».  Il a découvert l’un des tout premiers auto-portraits de l’artiste, dans lequel ce dernier reproduit certains aspects d’un personnage proche de Jésus, où lui – le sujet – regarde ses mains ensanglantées. “Rubin était attiré par Jésus et cela m’a intrigué”, explique-t-il. “Je sais dorénavant comment de nombreux artistes juifs ont pu traiter le personnage de Jésus”.

Une sculpture de Jésus par Mark Antokolsky ouvre la nouvelle exposition sur ce personnage complexe au Musée d'Israël (Crédit : Elie Posner/Musée d'Israël)

150 oeuvres réalisées par une quarantaine d’artistes sont à découvrir dans le cadre de cette exposition. Elle montre l’évolution des représentations de Jésus chez les artistes juifs, sionistes et israéliens.  Il y a des œuvres classiques qui placent des représentations d’inspiration chrétienne dans des cadres sionistes connus, dans lesquelles Jésus devient une métaphore de la renaissance du peuple juif en Terre promise, et, de façon plus contemporaine, des oeuvres d’artistes israéliens du 20e et du 21e siècle, qui ont vu dans Jésus un symbole familier de la souffrance personnelle et universelle.

L’exposition, qui a ouvert ses portes au mois de décembre, rassemble des pièces issues des collections du Musée mais aussi de collections publiques et privées en Israël.

Elle permet également de découvrir des pièces qui ont été prêtées par le Musée National de Varsovie et par le Centre Pompidou à Paris. L’exposition est à découvrir jusqu’au 22 avril 2017.  C’est une collection d’œuvres d’art à laquelle Mendelsohn, conservateur au Musée d’Israël depuis 20 ans, réfléchit depuis plus d’une décennie.

Menashe Kadishman a toujours peint des moutons et Jésus est l'agneau de Dieu - particulièrement dans cette représentation (Autorisation : Musée d'Israël)

« Pour moi, le processus artistique historique commence quand je découvre quelque chose dans le cadre de mon activité quotidienne au musée », explique-t-il. « C’est une interrogation sur la façon dont l’art et la religion peuvent être amenés à se connecter ».

Afin de pouvoir ordonner les nombreuses oeuvres où apparaît Jésus, Mendelsohn a divisé l’exposition en plusieurs sections : Jésus, appréhendé comme un personnage problématique de l’histoire. Puis Jésus, l’ennemi, le symbole de l’antisémitisme, et enfin, cette personnalité qui aura eu un “effet immense sur l’existence juive”, indique-t-il.

L’exposition commence avec « Jésus prêchant à Capharnaüm », la dernière oeuvre inachevée de Maurycy Gottlieb, artiste polonais décédé à l’âge de 23 ans et qui est peut-être plus connu pour sa célèbre peinture sur Yom Kippour. Sa peinture, réalisée en 1879, ressemble d’ailleurs à cette pièce et elle est composée de manière similaire _ bien qu’elle se déroule à Kfar Nahum ou Capharnaüm, ville du nord de la Galilée où Jésus avait fait un prêche célèbre.  Représentant Jésus, au centre, entouré de fidèles qui l’écoutent, Gottlieb regarde son personnage en tant que Juif et en tant que trait d’union possible entre Chrétiens et Juifs, pensant peut-être alors à sa Pologne natale.

« Cela donne le ton de l’exposition », explique Mendelsohn. « Voilà Jésus, qui apportait un message moral, universel, humaniste ».

C’est un message qui vient faire écho aux pensées du philosophe juif allemand Moses Mendelsohn — le conservateur n’a aucun lien familial avec ce dernier – qui avait envisagé Jésus comme un Juif moral, un prophète et peut-être l’un des Juifs les plus éminents de sa communauté – mais pas comme un Dieu.   Par cela, Jésus est rendu aux Juifs », dit Mendelsohn.

Le troisième mur de la première section s’achève sur l’oeuvre de Chagall, « la crucifixion en jaune », peinture réalisée en 1942, qui représente un Juif dont la tête est ornée de l’auréole chrétienne et qui porte des téfilines.  « Un grand nombre de gens ignorant que Chagall était attiré, qu’il était obsédé par Jésus en tant que personnage incarnant la souffrance et la douleur du peuple juif », dit-il.

La "Crucifixion" de Marc Chagall (Autorisation : Musée d'Israël)

 

« La relation entretenue par les Israéliens avec Jésus est étonnante », explique Mendelsohn. « Mais lorsqu’on gratte à la surface, on réalise qu’il y a énormément d’iconographie chrétienne autour de nous, même si nous en sommes inconscients ».

« Voici l’Homme : Jésus dans l’art israélien » au Musée d’Israël jusqu’au 22 avril 2017.

Décret TRUMP anti-immigration : condamnation unanime des Juifs américains & britanniques

Tous les courants du judaïsme américain s’opposent au décret anti-réfugié de Trump : dans une rare démonstration d’unité, les organisations orthodoxes rejoignent les mouvements conservateur et réformé dans la condamnation du décret

Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l'aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l’aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

Avec la déclaration commune de l’Union orthodoxe et du Conseil rabbinique d’Amérique, les quatre grands courants du judaïsme américain ont critiqué le décret exécutif d’une manière ou d’une autre. Le mouvement reconstructionniste a condamné le décret avant sa signature vendredi, et les mouvements réformé et conservateur l’ont condamné respectivement samedi et dimanche.

La déclaration orthodoxe a été publiée dimanche soir, et a confirmé un communiqué déjà publié en décembre 2015, quand Trump avait appelé à l’interdiction de l’entrée de tous les musulmans aux Etats-Unis.

Il est extrêmement rare que les quatre mouvements, qui sont divisés sur tous les sujets, des droits des personnes LGBT à la politique israélienne, soient unis dans l’opposition à une mesure présidentielle.

Une femme portant une broche pendant une manifestation contre le décret présidentiel interdisant l'immigration musulmane à l'aéroport international de San Francisco, le 28 janvier 2017. (Crédit : Stephen Lam/Getty Images/AFP)

Bien que les organisations orthodoxes aient affirmé reconnaître le besoin de protection contre les terroristes, elles ont appelé l’administration à protéger la liberté de culte.

« Nous appelons tous les Américains à réaffirmer que la discrimination contre un groupe fondée uniquement sur la religion est mauvaise et contraire aux grandes traditions de libertés religieuses et personnelles sur lesquelles ce pays a été construit », ont écrit les organisations, qui appellent « le gouvernement des Etats-Unis à reconnaitre les menaces posées par les islamistes radicaux tout en préservant et en protégeant les droits de toutes les personnes qui cherchent la paix, peu importe la manière dont elles prient Dieu. »

« Une interdiction fondée sur l’origine nationale est aveugle et injuste. Ce serait illégal aux yeux de la loi britannique. Bien que nous comprenions le besoin d’examiner correctement ceux qui entrent dans nos pays, ceci doit être ajusté avec de la compassion pour le destin de ceux qui fuient pour sauver leurs vies », a-t-il déclaré dans un communiqué. 

« C’est un début consternant pour une nouvelle administration américaine. Un bon gouvernement doit avoir des jugements froids, rationnels et professionnels, pas une prise de décision politique hâtive. Tous ceux qui respectent et admirent l’engagement des Etats-Unis envers la liberté appelleront le président Trump pour qu’il revienne sur ce décret exécutif mal conçu. »

Marck Zuckerberg, le PDG de Facebook, a critiqué le décret anti-réfugiés du président américain Donald Trump dans un post publié sur son réseau social :  « Comme beaucoup d’entre vous, je suis préoccupé par l’impact des récents décrets exécutifs signés par le président Trump », a écrit Zuckerberg vendredi, quelques heures après la mise en œuvre du décret.

« Nous devons assurer la sécurité de ce pays, mais nous devons faire cela en nous concentrant sur les personnes qui posent réellement une menace. Élargir l’attention des forces de l’ordre au-delà de ces personnes, qui sont une réelle menace, diminuerait la sécurité de tous les Américains en détournant les ressources, alors que des millions de personnes sans papier qui ne posent aucune menace vivront dans la peur d’être expulsées. »« Nous devons garder nos portes ouvertes aux réfugiés et à ceux qui ont besoin d’aide. C’est ce que nous sommes. Si nous avions refoulé des réfugiés il y a quelques décennies, la famille de Priscilla ne serait pas là aujourd’hui », a-t-il ajouté.Zuckerberg a souligné que ses arrière-grands-parents venaient d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne, et que les parents de son épouse Priscilla étaient des réfugiés de Chine et du Vietnam. « Les Etats-Unis sont un pays d’immigrants, et nous devons être fiers de cela », a-t-il déclaré.

Le post a alimenté les rumeurs sur la possibilité que Zuckerberg se présente à la présidentielle, a annoncé The Hill.

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« Papier Bitte ! « … l’hypocrisie mondiale dénoncée par l’extrême droite française !

Marine Le Pen dénonce l’hypocrisie « Il y a quinze pays musulmans qui interdisent l’entrée des Israéliens sur leur territoire et ça ne scandalise personne ! »La présidente du Front National, Marine Le Pen, a dénoncé mercredi l’hypocrisie des médias à propos des décrets temporaires limitant l’entrée de musulmans de 6 pays islamistes.

« Il y a quinze pays musulmans qui interdisent l’entrée des Israéliens sur leur territoire et ça ne scandalise personne ! », a-t-elle dénoncé sur la chaîne LCP, reprenant les déclarations de Gilbert Collard.

Gilbert Collard, député du Gard, s’était exprimé sur le décret anti-immigration de Donald Trump le 30 janvier 2017 à 15h50 sur LCI :

« Je m’étonne qu’on s’émeuve de la décision de Trump alors que 17 pays, peut-être même plus, interdisent aux Israéliens de rentrer chez eux. Personne ne s’en est indigné. Personne n’a manifesté, et c’est objectivement scandaleux.

Le seul reproche que je ferais à Trump sur la mesure qu’il a prise, c’est la rétroactivité (…) Mais qu’il ait pris la liste des pays signalés par Obama comme très dangereux, et qu’il ait décidé d’organiser des mesures d’interdiction, il tire les conséquences logiques du constat fait par Obama. »

La communauté internationale s’indigne depuis plusieurs jours des décrets pris par le président Donald Trump alors qu’elle n’a jamais réagit aux discriminations anti-israéliennes des pays islamo-arabes.

La Syrie, le Liban, la Libye, le Koweït, l’Iran, l’Irak, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen, Les Emirats Arabes Unis, l’Égypte, la Jordanie, Oman et le Maroc interdisent l’entrée aux ressortissants israéliens.

Une semaine après le décret très polémique de Trump sur les réfugiés, le Koweït fait parler de lui, en prenant la décision d’interdire l’entrée sur son territoire aux citoyens de cinq pays musulmans. Les autorités évoquent des raisons de sécurité. Les pays concernés ont été mentionnés. Il s’agit de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, du Pakistan et de l’Afghanistan. D’après Al-Bawaba, les citoyens de ces 5 pays ne pourront plus obtenir des visas de tourisme ou de travail pour entrer au Koweït. 

« Le Koweït évoque des raisons sécuritaires » : Le Koweït se dit en effet très préoccupé par la menace de l’extrémisme radical des groupes terroristes (Etat Islamique et Al-Qaïda) qui ont pignon sur rue en Syrie, en Iran, en Irak et en Afghanistan. Cependant, d’après des informations qui nous parviennent du média Financial Express, le Pakistan ne fait pas partie des pays concernés par l’interdiction d’entrer au Koweït.

NdlR : nous ne sommes bien évidemment pas dupes de cette posture du FN qui vole au secours de TRUMP, lequel a promis d’aider l’extrême droite française dans sa conquête du pouvoir… au passage, nous prenons bien volontiers cette « vérité » ainsi rétablie… la classe politico-journalistiquo-parisienne juge avec 2 poids, 2 mesures.

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INDE 2020 : une sociétré sans cash pour un contrôle maximal

L’Inde veut éliminer argent liquide et paiements par carte : de la société sans cash, c’est pour 2020

Inde éliminer argent liquide paiements carte société sans cashL’Institut de prospective de l’Inde, NITI Aayog, vient d’annoncer par le biais de son directeur général, Amitabh Kant, que les distributeurs d’argent liquide, les caisses enregistreuses et même les cartes de paiement bancaire seraient obsolètes en Inde d’ici à 2020. C’est le point d’orgue de la campagne de démonétisation des anciens billets de roupies, mise en place par surprise au mois de novembre et qui a déjà fortement perturbé la vie économique dans le pays. La démonétisation est allée de pair avec l’introduction de nouvelles coupures, mais les déclarations d’Amitabh Kant permettent de constater l’objectif réel de l’opération : éliminer toute forme de paiement physique au profit des paiements digitaux connectés. L’Inde veut devenir une société sans cash.

NITI Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, entité gouvernementale, fait depuis longtemps campagne pour la généralisation du paiement par téléphone portable. De la généralisation, on veut donc passer à un mode de paiement unique, moyennant force campagnes publiques et diffusion de tutoriels visant à inciter chaque habitant d’une des économies les plus performantes du monde à apprendre dès aujourd’hui à se passer de l’argent liquide, tous billets et pièces confondus.

« L’Inde est au cœur d’une gigantesque disruption à la fois dans le monde de la technologie financière et en termes d’innovation sociale, une innovation immense, et cette disruption permettra à l’Inde de sauter des étapes », a déclaré Amitabh Kant.

L’Inde veut éliminer l’argent liquide

La « disruption » est ce concept nouveau qui décrit la transformation révolutionnaire du marché et qui se manifeste – pour reprendre la définition d’un professeur de Harvard – par « accès massif et simple à des produits et services auparavant peu accessibles coûteux », à travers l’innovation ouverte au plus grand nombre. C’est tout le sens de la « révolution numérique » et de la « quatrième révolution industrielle » sur laquelle se penchent les grands de ce monde, comme ils l’ont fait déjà Davos. Ce n’est pas un hasard si François Fillon, présent à la CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas il y a quelques jours a fait figurer le mot dans son discours axé sur l’innovation technologique : le candidat à l’Élysée veut « que la France devienne une Smart Nation ». (L’intelligence, c’est fini.)

En Inde donc, on espère brûler les étapes en éliminant les phases les plus coûteuses, les plus polluantes, et aussi les moins susceptibles de surveillance, du développement classique. NITI Aayog réfléchit en tant qu’institution à la possibilité de faire un « leapfrog » (un « saut de grenouille » comme on dit en anglais ou du « saute-mouton ») en passant directement d’un stade de sous-développement au dernier cri technologique.

Amitabh Kant s’en est expliqué devant une grande réunion de la diaspora à la session Pravasi Bharatiya Divas 2017 : « D’ici à 2020, dans de deux ans et demi, j’estime qu’en Inde toutes les cartes de débit ou de crédit, tous les distributeurs de billets et toutes les caisses enregistreuses seront obsolètes. » « Elles seront toutes devenues obsolètes en Inde, et l’Inde fera ce grand saut parce que chaque Indien fera sa transaction en 30 secondes en n’utilisant que son pouce. » Il a souligné : « Ce que nous mettons aujourd’hui en avant d’une façon très importante c’est le paiement digital, cela constitue une disruption énorme avec différentes méthodes innovantes. »

Même les paiements par carte seraient éliminés

Ces méthodes, ce sont des applications nouvelles développées en Inde : BHIM, qui permet le paiement facilité par téléphone en lien direct avec le compte en banque des clients, et Aadhar qui fait reposer la sécurité du système sur la reconnaissance de l’empreinte digitale. Amitabh Kant a souligné que l’Inde est le seul pays au monde qui compte 1 milliard de téléphones mais aussi 1 milliard de données biométriques. Il s’agit donc de mettre en place un mode de paiement totalement personnalisé, où les échanges ne se font plus que par la reconnaissance de l’individu qui paiera, grâce à son téléphone, en totale transparence, chacun de ses achats étant susceptible d’être tracé dans ses moindres détails.

(Mais que feront les mendiants ? Et le gamin à qui l’on veut glisser une pièce pour aller s’acheter un bonbon ?)

Le NITI Aayog ne cache d’ailleurs pas l’objectif de cette démonétisation complète. A l’heure actuelle, seuls deux à 2,5 % des habitants de l’Inde paient l’impôt, dans le cadre d’une économie pour l’essentiel « non formelle » et reposant très largement sur l’argent comptant.

« Il est impossible que l’Inde devienne une économie à 10.000 milliards dans ce cadre… Une économie à 2.000 milliards est une économie formelle et une autre économie à 1.000 milliards de dollars est une économie non formelle au noir. L’Inde ne peut croître ainsi. Alors, il faut convertir l’économie non formelle en économie formelle, voilà sur quoi porte l’effort », a déclaré Amitabh – nous conservons la tonalité peu claire de son expression anglaise dans notre traduction.

Au nom de la « disruption », la société sans cash

Il a ajouté que les Indiens des zones rurales ont une capacité à faire du « saute-mouton » bien meilleure et bien plus rapide que celle des gens lettrés vivant dans les zones urbaines, avec notamment l’importante population jeune qui doivent avoir « la faim, l’ambition et la passion qui permettront de pousser l’Inde à innover, à créer des start-up et à installer une disruption telle qu’on n’en a jamais vue. »

Alors que l’Inde, bien seule dans le monde et, comme il l’a souligné, largement grâce à son avantage démographique, puisque la population rajeunit encore, bénéficie aujourd’hui d’une croissance de quelque 7,6 % par an, elle devrait continuer d’atteindre des taux de 9 à 10 % pendant au moins trois décennies.

Le changement majeur que constituerait la mise en place d’une société sans argent liquide serait ainsi mis en place dans une des économies les plus enviables, permettant de le montrer en exemple et de l’imposer peu à peu dans le monde entier, universellement soumis ainsi à Big Brother.

La perspective n’est pas réjouissante puisque cela aboutirait à un contrôle possible – certain – de toute consommation, signant la fin potentielle de la liberté économique que le pouvoir économique se trouverait en mesure de contrôler à sa guise.

Anne Dolhein

Islam radical et guerre de civilisation : la résistance s’organise… pour un mieux ?

Afficher l'image d'origineLes premiers pays où l’Islam est banni   

Cela a commencé… le recul est observable… la résistance au phénomène mondial s’organise : les premiers pays commencent à interdire l’islam. Voyez comment le monde agit vite sur la menace posée par l’islam et sa barbarie, la charia. 

Un nombre record de musulmans, (plus de 2000) expulsé de la Norvège comme moyen de lutte contre la criminalité. Etant donné que ces criminels musulmans ont été expulsés, le crime a accusé une baisse de 72 %. Les responsables de prison signalent que près de la moitié de leurs cellules sont maintenant vacantes, d’audience presque vide, la police maintenant libre d’assister à d’autres questions, principalement des infractions de la circulation pour garder leurs routes et autoroutes sécuritaires et aider le public en autant de façons que possibles. 

Le Japon a toujours refusé les musulmans à vivre en permanence dans leur pays et ne peut posséder aucun bien immobilier ou tout type d’entreprise, et ont interdit tout culte de l’islam. Tous les touristes musulmans pris a répandre la parole de l’islam sera expulsé immédiatement, y compris tous les membres de la famille. 

Cuba rejette les plans pour la première mosquée. 

La nation africaine de l’Angola et plusieurs autres pays ont officiellement interdit l’islam. 

Rien qu’en Allemagne l’année dernière, il y a eu 81 attaques violentes visant des mosquées.  La police autrichienne a arrêté 13 hommes soupçonnés d’être des recruteurs du djihad. 

Un tribunal chinois envoie 22 musulmans imams en prison pour 16 à 20 ans pour la diffusion de l’islam à la haine et ont exécutés 18 djihadistes ; Prières musulmanes interdites dans les bâtiments gouvernementaux et des écoles dans le Xinjiang (Chine occidentale). Des centaines de familles musulmanes prêtes à quitter la Chine pour leur propre sécurité et de revenir à leur propre pays du Moyen-Orient. 

Les réfugiés musulmans commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas les bienvenus dans les pays chrétiens en raison de leurs moyens violents et les guerres continues en Syrie et en Irak fouettés par l’ISIS hideux qui assassine les jeunes enfants et prennent les mères et les filles comme esclaves sexuelles. 

British Home Secretary se prépare à introduire « Comportement Commande Anti-Social » pour les extrémistes et la bande double nationalité de leur citoyenneté. Lois d’expulsion étant également préparées. 

La République Tchèque refuse ouvertement l’islam dans leur pays, le considérant comme LE MAL. 

Alabama – Un nouvel amendement controversé qui interdira la reconnaissance des « lois étrangères qui inclurait la loi de la charia ». 

La ligue de défense polonaise émet un avertissement aux musulmans. 

Beaucoup de musulmans en Irlande du Nord ont annoncé leur intention de quitter le pays pour éviter la violence anti-islamique par les habitants irlandais. L’annonce qui vient après une attaque sur des groupes de musulmans dans la ville de Belfast. Des groupes de gens du pays irlandais sont allés défoncer des gangs de musulmans adolescents qui faisaient allusion aux jeunes filles irlandaises en les traitant de salopes et qu’elles devraient être toutes violées, selon l’islam et la charia.   

La Caroline du Nord interdit l’islam et la charia dans l’Etat, considéré maintenant comme une infraction pénale. 16 Etats ont tous introduit la législation pour interdire la charia. 

L’appel du député néerlandais pour le retrait de toutes les mosquées aux Pays-Bas. Un membre du Parlement néerlandais a déclaré : »nous voulons nettoyer les Pays-Bas de l’islam ». Le député néerlandais Machiel DeGraaf a parlé au nom du Parti pour la liberté quand il a dit : »toutes les mosquées aux Pays-Bas devraient être fermées. Sans l’islam, les Pays-Bas serait un pays sûr, merveilleux à vivre, comme il était avant l’arrivée des musulmans réfugiés »

 

NdlR : Ce n’est qu’un début…. mais comme nous pouvions nous y attendre, la réaction est inéluctable. Et nous avons plus à craindre de ce qui émergera de ce combat & chaos, que de l’Islam radical en soi. Je sais que c’est facile à dire (je parle aux familles des victimes…) mais nous savons tous, que la guerre à venir en fera bien d’autres et dans d’autres proportions.

« Fatwa sur JERUSALEM » via l’ambasssade US : vers un prochain pic pétrolier et une probable crise économique mondiale ?

NdlR : les élites ont averti !  L’élection de TRUMP « sonne »  la crise économique mondiale. Voilà une FAtwa sur Jérusalem qui résume tout. Embargo pétrolier en réponse OCI à cette décision de déménagement d’ambassade, et en réaction, nouvelle crise économique mondiale. Les USA ont sortiront grandi grâce à leur gaz de schiste. Et si… Donald… n’était pas qu’un canard ? Une malédiction OCI sur Jérusalem contre une bénédiction US sur Jérusalem ?  Faites vos jeux…. attention aux réponses trop hâtives. L’attitude d’Israël est également dans l’équation complexe à équilibrer…  
Notre amie Bat Ye’or a souvent été accusée d’être une conspirationniste qui aurait inventé l’existence d’Eurabia. La réalité est qu’elle a— en chercheuse talentueuse et intègre— tout simplement découvert et révélé son existence. Une existence tellement peu conspirationniste que Dreuz a en main les 5 premiers numéros de la revue Eurabia.

Suite à la polémique provoquée par la décision du Président Trump de déplacer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, et avant la conférence de Paris de mi-janvier qui va feindre de prendre des décisions qui ont été prises de très longue date, Bat Ye’or nous dévoile un autre document historique, que les ennemis de la vérité qualifierons de nouvelle conspiration afin de détourner l’attention : une fatwa datant de janvier 1981, qui explique l’attitude des Occidentaux vis-à-vis d’Israël.

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Il est intéressant de connaître l’origine et la raison qui interdisent aux pays étrangers d’établir leur ambassade à Jérusalem, la capitale de l’Etat d’Israël contrairement aux usages de toutes les nations.

Nous publions ici une fatwa lancée en 1981 par les pays musulmans réunis à la Conférence du Sommet islamique de la Mecque. Cette fatwa décrète le jihad contre Israël, et menace tout pays qui, désobéissant à l’injonction musulmane, reconnaîtrait Jérusalem comme capitale d’Israël et y aurait son ambassade. Après cette fatwa, tous les pays s’empressèrent d’obtempérer et déménagèrent leurs ambassades de Jérusalem à Tel-Aviv.

La guerre de 1948 contre Israël chassa tous leurs habitants juifs. Leurs maisons et leurs biens furent donnés à des colons arabes

  • Jérusalem-Est avait été conquise militairement en 1948 par l’armée jordanienne qui avait envahi la Judée et la Samarie au cours de la guerre de 1948-49.
  • Cette guerre menée par les pays arabes contre Israël provoqua l’exode des réfugiés arabes.
  • L’occupation arabe des territoires judéo-palestiniens par la Jordanie (Jérusalem-Est, Judée-Samarie), par l’Egypte (Gaza) et la Syrie (Golan), chassa tous leurs habitants juifs. Leurs maisons et leurs biens furent donnés à des colons arabes qui détruisirent les synagogues et les cimetières.
  • Cette situation dura jusqu’en mai 1967 quand une coalition des armées jordaniennes, égyptiennes et syriennes envahit à nouveau le territoire israélien pour exterminer et en chasser les habitants. Mais l’armée israélienne put les arrêter et reprendre les territoires perdus en 1949.
  • Cette guerre provoquée par les pays arabes causa, comme la première, une seconde vague de réfugiés arabes dont les pays arabes agresseurs devraient être tenus responsables.

Soumis à de très fortes menaces et aux pressions des pays arabes et musulmans, la plupart des gouvernements occidentaux, ménageant l’opinion musulmane de leurs colonies, avaient encouragé l’extrémisme arabe. Les préjugés antisémites chrétiens, encore si prégnants après la guerre, contribuaient à renforcer l’alliance islamo-chrétienne contre Israël. Selon Tsilla Hershco, le Consul général de France à Jérusalem René Neuville déclarait en décembre 1949 qu’Israël ne devait pas contrôler les lieux saints dans le secteur Est de Jérusalem, parce que le monde chrétien n’accepterait pas la domination israélienne sur les lieux saints de la chrétienté. (Entre Paris et Jérusalem : La France, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël 1945-1949*, préface de Shimon Pérès, 2003 Honoré Champion, Paris.)

Voici la fatwa à laquelle les plus grandes puissances de la planète se soumirent de 1981 à aujourd’hui.

CONFÉRENCE DU SOMMET ISLAMIQUE DE LA MECQUE (JANVIER 1981)

La question de la Palestine

Résolutions politiques adoptées à la 3e conférence du sommet islamique

«Session de la Palestine et de Al-Quds Al-Sharif (Jérusalem)» à La Mecque du 25 au 28 janvier 1981.

Résolution N° 1/3 —P (IS) sur le programme islamique d’action contre

l’ennemi sioniste.

La 3e conférence du sommet islamique (session de la Palestine et de Al-Quds), qui s’est tenue à La Mecque, Royaume d’Arabie Saoudite, du 19 au 21 Rabi-ul-Awal 1401 de l’Égire, correspondant au 25-28 janvier 1981, guidée par les résolutions de la première conférence du sommet islamique de Rabat et la deuxième conférence du sommet islamique de Lahore et par toutes les résolutions des conférences islamiques des ministres des Affaires étrangères et du Comité pour Al-Quds pour soutenir la lutte et la résistance du peuple palestinien, puisque cette lutte est une lutte de libération du colonialisme et de l’occupation raciste sioniste, et qu’elle est basée sur la défense des droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, soulignant la détermination du peuple palestinien à maintenir son droit éternel sur la Ville Sainte d’Al-Quds comme capitale de son foyer palestinien et la résolution aussi bien des gouvernants que des peuples musulmans à leurs droits éternels sur la Ville Sainte d’Al-Quds comme capitale de son foyer palestinien, en vue de la suprême importance politique, religieuse, culturelle et historique d’Al-Quds pour tous les musulmans,

Recommande ce qui suit :

1) souligner que la cause palestinienne doit être considérée comme la cause suprême de la nation musulmane et qu’aucun parti ne peut renoncer à cet engagement ;

[…]

4) garantir le recouvrement des droits nationaux inaliénables du peuple arabe palestinien, y compris son droit au retour, à l’autodétermination et à l’établissement d’un État palestinien indépendant sur son sol, dirigé par l’OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien ;

La conférence recommande de refuser une quelconque solution au conflit arabo-sioniste en général

5) refuser d’admettre une action unilatérale d’une fraction arabe ou islamique pour rechercher une quelconque solution à la question palestinienne en particulier, et au conflit arabo-sioniste en général, continuer la résistance à l’esprit et aux accords de Camp David et à leurs conséquences, jusqu’à leur élimination et la disparition de leurs séquelles, ainsi que la résistance à toute initiative qui s’y rattacherait, étendre l’appui matériel et moral au peuple arabe palestinien dans les territoires palestiniens occupés et le soutien à leur résistance contre le complot d’autonomie ;

[…]

10) confirmer l’engagement des États islamistes à faire usage de toutes leurs ressources militaires, politiques, économiques et naturelles, y compris le pétrole, comme moyen efficient de soutenir les droits nationaux inaliénables du peuple palestinien et de la nation arabe, et à affronter ces pays qui accordent leur soutien à l’entité sioniste aux niveaux militaire, économique, politique et des ressources humaines ;

11) intensifier les efforts pour gagner de futurs appuis internationaux, tant au niveau officiel que populaire, spécialement en Europe, sur la question de la Palestine, la libération des territoires occupés palestiniens et arabes, pour promouvoir le statut de l’OLP dans l’arène internationale et accroître la reconnaissance de l’Organisation comme seul représentant légitime du peuple palestinien […].

[…]

15) maintenir les contacts avec le Vatican et le conseil mondial des Églises ainsi qu’avec les autres institutions et fondations chrétiennes pour s’assurer de leur soutien à la restauration de la pleine souveraineté arabe sur Al-Quds, la reconnaissance de l’OLP comme seul représentant légitime du peuple palestinien et le soutien aux droits inaliénables du peuple palestinien ;

16) renforcer les relations avec les communautés arabes et islamiques à l’étranger et faire pleinement usage de leurs capacités et potentialités à servir les causes arabe et islamique ;

17) travailler à l’établissement d’associations similaires à celle de France-Al— Quds dans les États d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord en vue de gagner un soutien croissant de l’opinion publique à la cause d’Al-Quds ;

[…]

En ce qui concerne Al-Quds Al-Sharif :

[…]

imposer un boycott politique et économique [NDLR : pétrolier] aux États qui établissent des ambassades à Al-Quds Al-Sharif

2) confirmer l’engagement des États musulmans à utiliser toutes leurs potentialités de s’opposer à la décision israélienne d’annexer Al-Quds, l’adhésion à la décision d’imposer un boycott politique et économique [NDLR : pétrolier] aux États qui reconnaissent la décision israélienne, contribuent à son application ou établissent des ambassades à Al-Quds Al-Sharif ;

3) inviter tous les pays à respecter la légitimité internationale en s’abstenant de traiter avec les autorités israéliennes dans toute forme qui pourrait être analysée par ces autorités comme se résumant à une reconnaissance ou une acceptation implicite du statu quo, imposé par leur déclaration selon laquelle Al-Quds doit être unifiée et devenir la capitale de l’entité sioniste et, en particulier à inviter tous les pays à s’abstenir :

a) de signer tout accord à Al-Quds Al-Sharif,

b) d’effectuer toute visite officielle à Al-Quds,

c) de mener tout entretien formel à Al-Quds,

4) inviter les États membres de la Communauté européenne à tenir leurs promesses de s’abstenir de proroger l’effet de leurs accords économiques bilatéraux et multilatéraux avec Israël ;

5) souligner la nécessité de couvrir le capital du Fonds Al-Quds, aussi bien que son «waqf» (dotation) pour faire face aux nécessaires et urgents besoins de soutien à la résistance et à la lutte du peuple palestinien ;

6) entreprendre, par tous les pays islamiques, une mobilisation psychologique de leurs peuples, à travers les médias officiels, semi-officiels et populaires, pour le jihad de libération d’Al-Quds.

Dans le domaine économique :

1) Utiliser toutes les potentialités économiques et ressources naturelles islamiques de façon bien orientée et étudiée pour les objectifs suivants :

a) affaiblir l’économie israélienne

b) faire cesser le soutien politique, économique et financier à Israël,

c) accroître la résistance des États de la ligne de front et de l’OLP dans différents domaines,

d) mener à bonne fin des changements dans les positions politiques des États en faveur de la cause palestinienne et donner au peuple palestinien la possibilité de recouvrer ses droits nationaux inaliénables,

e) déployer des efforts pour transformer l’attitude internationale neutre en amicale, et les attitudes hostiles en neutres et amicales.

Mise en place d’un Office islamique de boycott d’Israël

2) Adopter des mesures de mise en place d’un Office islamique de boycott d’Israël, en vertu des résolutions applicables de la conférence islamique et assurer la coordination d’un tel office et de l’office principal de boycott d’Israël, au sein du Secrétariat général de la Ligue des États arabes ;

3) adopter une attitude plus ferme en ce qui concerne la législation mise en œuvre aux États-Unis et dans d’autres pays pour contrer le boycott d’Israël, et souligner la légitimité de ce boycott, ainsi que dissuader d’autres pays d’adopter une telle législation.

Dans le domaine militaire :

Si les peuples européens sont confrontés au système de destruction de leur identité, de leur histoire, c’est parce que leurs gouvernements ont collaboré avec l’islam à cette même politique à l’égard d’Israël

[…]

2) assurer la coordination militaire entre les États de la ligne de front et l’OLP, d’une part, et les États islamiques d’autre part, pour assurer la pleine utilisation des potentialités des États islamiques au service de leur effort militaire, et établir un bureau militaire au Secrétariat islamique, destiné à être responsable d’une telle coordination, en accord avec le Comité Al-Quds.

3) faire face aux besoins de l’OLP en ce qui concerne l’expertise et l’équipement militaires tant qualitativement que quantitativement, et mener des contacts bilatéraux entre l’OLP et tous les pays islamiques pour assurer la mise en œuvre de ce qui précède.

Aujourd’hui, si les peuples européens sont confrontés au même système de destruction de leur identité, de leur histoire, de leur culture et s’ils pourraient se trouver à l’avenir obligés de défendre leur souveraineté nationale sur des territoires contrôlés par des populations hostiles, c’est parce que leurs gouvernements avaient collaboré à cette même politique à l’égard d’Israël.

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