Poutine veut dénucléariser tout le Moyen-Orient : “ISRAËL n’a pas besoin d’arme nucléaire…”

C’était un secret de polichinelle : Israël a toujours démenti posséder l’arme nucléaire. POUTINE vient d’affirmer l’inverse et relance le débat sur le désarmement d’Israël ! En substance : “pour désarmer l’Iran, désarmez d’abord ! “ Pas sûr que cela fonctionne…

Le président russe Vladimir Poutine a souhaité “rappeler” que l’arsenal chimique du régime syrien était apparu comme une “alternative” à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait “pas besoin” de cette arme. “Je veux simplement rappeler comment est apparue cette arme chimique: comme une alternative à l’arme nucléaire d’Israël”, a déclaré M. Poutine, dont le pays, allié de la Syrie, a un rôle clef dans le plan de démantèlement de l’arsenal chimique de Damas.

“La supériorité technologique d’Israël est telle que ce pays n’a pas besoin de l’arme nucléaire”, a-t-il ajouté, dans une intervention au Forum de Valdaï (nord de la Russie) qui réunit d’anciens dirigeants, des journalistes et des experts étrangers et russes de la Russie.

 “La question de la prolifération des armes de destruction massive reste d’actualité, est même encore plus d’actualité”, a souligné le président russe, ajoutant qu’il fallait “s’efforcer d’obtenir un statut non nucléaire dans certaines régions, en particulier au Proche-Orient”.
« Israël aussi doit être désarmé » ? Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour  défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne et a  introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du  nucléaire israélien.

C’est un vrai débat : l’arme nucléaire est une arme de dissuasion. Or, les dirigeants arabes n’ont pas peur d’exposer leurs populations, voire de les sacrifier. Du coup, la dissuasion israélienne est toute relative… POUTINE vient de jouer un coup de maître en vantant la supériorité technologique de Tsahal !!!

 

L’arsenal chimique d’Assad était “une alternative” au nucléaire d’Israël (Poutine)

AFP |  19/09/2013 | 18h16
Le président russe Vladimir Poutine a souhaité “rappeler” mercredi que l’arsenal chimique du régime syrien était apparu comme une “alternative” à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait “pas besoin” de cette arme. “Je veux simplement rappeler comment est apparue cette arme chimique: comme une alternative à l’arme nucléaire d’Israël”, a déclaré M. Poutine, dont le pays, allié de la Syrie, a un rôle clef dans le plan de démantèlement de l’arsenal chimique de Damas. “La supériorité technologique d’Israël est telle que ce pays n’a pas besoin de l’arme nucléaire”, a-t-il ajouté, dans une intervention au Forum de Valdaï (nord de la Russie) qui réunit d’anciens dirigeants, des journalistes et des experts étrangers et russes de la Russie.

“La question de la prolifération des armes de destruction massive reste d’actualité, est même encore plus d’actualité”, a souligné le président russe, ajoutant qu’il fallait “s’efforcer d’obtenir un statut non nucléaire dans certaines régions, en particulier au Proche-Orient”.

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Armes chimiques. Poutine: « Israël aussi doit être désarmé »
Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour  défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne et a  introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du  nucléaire israélien.

Vladimir Poutine

Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne et a introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du nucléaire israélien.

S’exprimant lors d’une rencontre avec des experts russes et internationaux à Valdaï (nord-ouest de la Russie), le chef du Kremlin a souhaité « rappeler » que l’arsenal chimique de la Syrie était apparu comme une « alternative » à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait « pas besoin » de cette arme.

« Je ne peux pas assurer à 100 % que nous réussirons à mener à son terme le plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, mais tout ce que nous avons vu ces derniers jours inspire confiance sur le fait que c’est possible et que ce sera le cas », a déclaré M. Poutine.

« La Syrie s’est dite prête à adhérer, et se considère déjà comme adhérente de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques », a-t-il souligné, en saluant ces « pas concrets » de Damas.M. Poutine a par ailleurs qualifié de « provocation habile » l’attaque chimique commise le 21 août près de la capitale syrienne.

« Nous avons toutes les raisons de croire que c’est une provocation habile », a déclaré M. Poutine, en affirmant notamment que de vieux obus de fabrication soviétique, qui ne sont plus utilisés par l’armée syrienne, figuraient dans ce dossier.« Nous n’avons en Syrie aucun intérêt particulier pour lequel nous essayons d’y maintenir le gouvernement en place », a souligné le chef de l’État russe, ajoutant qu’en s’ingérant dans la situation autour de la Syrie, la Russie s’appliquait tout simplement à affirmer les principes du droit international.

En liant les armes chimiques syriennes à celles nucléaires d’Israël, il a opté pour une prise de position inattendue  avant de réclamer le Moyen-Orient exempt  des armes nucléaires.  Selon l’AFP, M. Poutine a déclaré que la Syrie avait développé des armes chimiques « comme une alternative» aux armes nucléaires d’Israël.

 

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Poutine ouvre le débat sur l’arme nucléaire israélienne

Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne, et a introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du nucléaire israélien.

S’exprimant lors d’une rencontre avec des experts russes et internationaux à Valdaï (nord-ouest de la Russie), le chef du Kremlin a souhaité « rappeler » que l’arsenal chimique de la Syrie était apparu comme une « alternative » à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait « pas besoin » de cette arme.

« Je ne peux pas assurer à 100 % que nous réussirons à mener à son terme le plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, mais tout ce que nous avons vu ces derniers jours inspire confiance sur le fait que c’est possible et que ce sera le cas », a déclaré M. Poutine. « La Syrie s’est dite prête à adhérer, et se considère déjà comme adhérente de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques », a-t-il souligné, en saluant ces « pas concrets » de Damas.

M. Poutine a par ailleurs qualifié de « provocation habile » l’attaque chimique commise le 21 août près de la capitale syrienne. « Nous avons toutes les raisons de croire que c’est une provocation habile », a déclaré M. Poutine, en affirmant notamment que de vieux obus de fabrication soviétique, qui ne sont plus utilisés par l’armée syrienne, figuraient dans ce dossier.

« Nous n’avons en Syrie aucun intérêt particulier pour lequel nous essayons d’y maintenir le gouvernement en place », a souligné le chef de l’État russe, ajoutant qu’en s’ingérant dans la situation autour de la Syrie, la Russie s’appliquait tout simplement à affirmer les principes du droit international.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà promis mercredi que la Russie transmettrait au Conseil de sécurité de l’Onu des preuves fournies par Damas de cette « provocation » qui visait selon lui à susciter des frappes occidentales.

Par ailleurs, le premier vice-directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Sergueï Smirnov, a déclaré qu’entre 300 et 400 mercenaires russes combattent en Syrie dans les rangs de l’insurrection. « Nous estimons que 300 à 400 personnes ont quitté le territoire de notre pays pour s’y rendre (en Syrie) et elles finiront par rentrer. Cela représente, naturellement, un grand danger », a indiqué le responsable.

Mercredi, le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, avait affirmé que 130 français combattent dans les rangs des extrémistes syriens, soulignant que leur retour en France était une source d’inquiétude en raison du danger potentiel qu’ils peuvent représenter.

Ces mises en garde interviennent alors qu’Al-Qaïda a lancé une vaste offensive en Syrie pour prendre le contrôle de zones tenues par les rebelles syriens (Voir Mediarama numéro 425).

Sur un autre plan, le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le croiseur lance-missiles Moskva, a pris le commandement de l’escadre russe déployée en Méditerranée, a annoncé vendredi aux journalistes le porte-parole de la flotte de la mer Noire, le capitaine de vaisseau Viatcheslav Troukhatchev.

« Après avoir achevé sa mission en Atlantique […] le croiseur Moskva est arrivé au point où il devait rencontrer les bâtiments de l’escadre russe déployée dans l’est de la Méditerranée. A l’heure actuelle, le croiseur abrite l’état-major du commandement opérationnel de l’escadre qui regroupe des navires relevant des flottes de la mer Noire, de la Baltique et du Pacifique », a déclaré le porte-parole.

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Un commentaire

  1. Le piège russe pour démanteler l’arsenal nucléaire d’Israël Par Y.Mérabet
    On pourrait penser que l’accent serait mis sur la Syrie et ses armes chimiques ainsi sur l’enrichissement de l’uranium iranien, la Russie proposée l’envoie d’une organisation onusienne pour éliminer les armes chimiques de la Syrie. En outre, le P-5 et l’Allemagne poussent l’Iran à geler l’enrichissement d’uranium à des fins militaires et de soumettre son programme nucléaire à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique en vertu du protocole additionnel. Des visites surprises seront faites par les agents de l’AIEA sur des sites nucléaires iraniens. Mais vu la façon dont les choses se profilent, Israël pourrait avoir une mauvaise surprise du même genre. La conférence pourrait mettre en question la dissuasion nucléaire israélienne non confirmée et protégée informellement par les occidentaux. A la 10ième réunion annuelle du Club Valdaï, Poutine a déclaré sa volonté de mettre les armes nucléaires israéliennes sur la table comme une monnaie d’échange avec la Syrie et l’Iran (business is business, l’exige). Dans le monde en noir ou les intérêts se jouent, l’Iran et la Syrie sont considérés comme des amis aux russes, dans ce cas « des eux contre nous », alors dans ce cas : Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar et les autres États arabes sunnites sont considérés comme les ‘’agents’’ géopolitiques de l’Amérique. Les contradictions entre Israël et les Arabes, ou entre Doha et Ar-Riyad sont soit mal comprises soit ignorées.
    Si la Russie négocie sur les armes chimiques de la Syrie et les armes nucléaires iraniennes, elle veut tenter de désarmer Israël de ses armes de dernier recours. En somme, Moscou veut revenir au Moyen-Orient d’une grande manière, en remplaçant les États-Unis là où c’est possible. Et la Russie voit un tel parti anti-israélien comme un moyen de gagner des points dans la région. Dans ce cas en matière de nucléaire, Moscou considère de manière irréversible affaiblir et déshabiller un allié américain important. L’ONU ne pourra plus jouer sur les deux poids et mesure désarmant les uns et encourager Israël à faire de la dissuasion nucléaire. Moscou tient compte du fait que, selon des sources ouvertes, la dissuasion nucléaire d’Israël empêche le rétablissement de a paix au Moyen-Orient et dans le monde arabo-musulman en général. En effet, si des armes nucléaires israéliennes existent, elles ont été un facteur plein de doute et d’insécurité qui ont dé stabilité le Moyen-Orient pendant plus de 40 ans.
    La décision de Moscou de mettre la dissuasion israélienne sur la table soulève un certain nombre de questions. Tout d’abord, Israël n’est pas membre du Traité de Non Prolifération (TNP). Il a développé son programme nucléaire en secret dans les années 1950 avec la complicité du Général De Gaulle. C’est aussi un pays entouré d’ennemis avec des populations énormes, qui sont officiellement en état de guerre avec elle, à l’exception de la Jordanie et de l’Egypte.
    L’Iran, en revanche, est membre du TNP. Il est dans son droit de développer son programme de nucléaire civil et de fabriquer son combustible sans être limité sur le droit à la recherche scientifique. De surcroît, des puissances nucléaires non parties prenantes du TNP comme, Israël, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont à plusieurs reprises menacé la paix dans leurs régions respectives, c’est à cela que les instances onusiennes et l’AIEA devront s’en prendre et les mettre sous embargo jusqu’à leur abdication. Pourtant, la Russie, les Etats arabes et beaucoup parmi les non-alignés dans le monde se plaignent de la prolifération nucléaire d’Israël et ses risques qu’ils encourent sur la région.
    Aucun gouvernement israélien ne peut abandonner sa force de dissuasion ultime pour la sécurité nationale du pays, l’Iran aussi. Il suffit de se rappeler que c’était le parti travailliste du leader David Ben Gourion et son protégé Shimon Peres, alors directeur général du ministère de la Défense, qui a initié et mis en œuvre le programme nucléaire, juste 10 ans après la création de l’Etat fantoche d’Israël sur une terre arabe en Palestine, gagnant un soutien international truqué et une reconnaissance discrète et complice.
    Si M. Obama penser parvenir à un accord avec Poutine sur la Syrie et la perspective de geler le programme nucléaire de l’Iran justifient de mettre la pression sur Israël. Ou bien il peut décider qu’une telle mesure compromettrait la menace d’Israël, si bien qu’il serait un fardeau l’Amérique portera pour longtemps son dos. On ne peut qu’espérer que ces changements ne compromettront pas les soient-disant fondations d’équilibre, de puissance et de stabilité qui ont permis à certains pays du Moyen-Orient de développer eux aussi leurs arsenaux sous la résignation et la peur
    Un engagement irréversible, pour l’Iran
    Avec la réussite du programme nucléaire iranien, un nouveau monde se dessine au Moyen-Orient, la peur arabe s’éloigne et change de camps .Le risque d’une action militaire arabo-américano-israélite contre l’Iran a disparue, fini les menaces, fini la guerre des nerfs ou l’armée britannique avait accéléré sa préparation pour assumer sa partie du travail lors d’une potentielle attaque militaire, sous commandement américain, contre les installations nucléaires iraniennes, ce qu’à a rapporté le The Guardian, quelques jours après la dernière visite en Israël de chef de l’armée anglaise. Le risque est à prendre d’autant plus sérieusement que la Russie a décidé de renforcer la défense de l’Iran contre les avions ou les missiles de l’ennemie. D’autant plus que la première centrale nucléaire iranienne, construite par la Russie à Bushehr, est entrée en service officiellement et qu’une grande quantité d’uranium est enrichie à un taux ‘utilement ‘appréciable. Le dernier désistement d’attaquer l’Iran, avait été justifié par les dysfonctionnements intervenus dans les centrales nucléaires sous l’effet du virus informatique Stuxnet. Les experts sont maintenant convaincus que ce virus avait été conçu pour s’attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées pour enrichir l’uranium. Contrairement aux virus de type «familiaux», Stuxnet avait été élaboré «sur mesure» pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens. Il était chargé de saboter exclusivement les alimentations électroniques des centrifugeuses nucléaires. Le virus a ainsi agit comme une arme de destruction, nouvelle génération. Les dirigeants israéliens, disent avoir usé d’analyses fluctuantes, ont donné le sentiment de ne pas avoir de stratégie précise. Ils semblent vouloir brouiller les pistes sur leurs intentions réelles à l’égard de l’Iran, que se sont avérés suicidaires. L’ancien chef du Mossad Meir Dagan avait en effet tempéré la situation en précisant que l’Iran n’aurait pas de capacité nucléaire militaire avant 2015. Israël avait déjà prévu d’attaquer les installations nucléaires à la fin de l’année 2010 mais parait-il que les États-Unis l’ont empêché (Wiki Leaks, un réseau de propagande dirigé par la Cia et le Mossad est à l’origine de ces affirmations et de tous les maux qui secouent le monde arabo-musulman).
    L’esquive du programme nucléaire iranien sous la révolte libyenne a donné du fil à retordre à l’AIEA.
    Toutefois l’AIEA (Agence internationale à l’énergie atomique) de l’ONU pointe, dans son rapport du 2 septembre 2011 qui sera publié le 8 novembre, sa préoccupation croissante «sur l’existence possible en Iran d’activités nucléaires non divulguées, liées au nucléaire militaire, y compris les activités de développement d’une charge nucléaire pour un missile». L’AIEA, une fois le forfait accompli soupçonne un pays de l’Union européenne d’avoir sous-traité l’enrichissement de l’uranium iranien en grande quantité à hauteur de 80%, taux largement suffisant pour fabriquer l’arme nucléaire hautement destructive. Aussi le rapport cite du doigt la France et le CNT libyen ainsi ses Djihadistes (Al-Qaïda) d’avoir vendu de grandes quantité de plutonium 245, de MOX, mais aussi le reste du matériel nucléaire que la Libye devait utiliser pour son programme nucléaire avec la coopération de la France, ainsi que les équipements nucléaire que Saddam Hussein avait transféré dans ce pays juste avant sa chute. Une partie de cette information figure sur le rapport du 2 septembre 2011, mais pas sur celui qui va être déposé le 8 novembre, afin d’épargner la complicité des français sur le trafic de l’uranium enrichi et livré à l’Iran. Le rapport montre que la production par l’Iran d’uranium faiblement enrichi (UFE) et d’uranium enrichi à 20% a continué sans relâche. Les iraniens ont augmenté leur stock d’UFE de 438 kg pour le porter à un total de 4.543 kg, tandis que la production totale d’uranium enrichi à 20% a atteint 70,8 kg en 2011. L’agence s’estime actuellement «incapable de fournir des assurances crédibles garantissant que toutes les matières nucléaires en Iran sont destinées à des activités pacifiques, surtout par suite des fuites libyennes». L’acquisition du plutonium 245 et du matériel nucléaire récupéré des stocks libyens, a soulagé le programme iranien en matière de combustible nucléaire. Fereydoun Abbas, chef de l’agence iranienne de l’énergie atomique, a confirmé déjà, le 29 août, l’accélération de son programme nucléaire militaire et les préparatifs contre une éventuelle attaque sur ses installations. Selon lui, la production de combustible nucléaire a déjà largement dépassé ses besoins. Les sources militaires israéliennes précisent que Téhéran est passé de l’uranium enrichi à 20% à de l’uranium enrichi à 60%, dernière étape avant l’uranium à 90% utilisable pour les armes nucléaires. Le stock évalué par l’Agence à 4.543 kg d’uranium faiblement enrichi suffit à construire quatre armes nucléaires après enrichissement, c’est déjà fait. Le chef l’agence atomique iranienne vint de révéler à cette époque le transfert imminent de ses installations d’enrichissement de Natanz vers un lieu fortifié souterrain inaccessible à la nouvelle génération de bombes de conception israélite les GBU-28 équipant le missile « Jéricho-3″ et aux attaques cybernétiques. Il a clairement prévenu que l’Iran n’autoriserait pas la visite par les instances internationales de cette nouvelle installation qui a reçu de nouvelles centrifugeuses plus avancées, IR-4 et IR-2m, en remplacement de celles détruites par le virus, afin d’accélérer la production d’uranium hautement enrichi. Parallèlement à cette attaque cybernétique, une guerre totale des services secrets israéliens avait été engagée entre l’Iran et Israël. Des savants iraniens ont été assassinés, retardant d’autant la réalisation du programme iranien. Le virus Stuxnet et les assassinats de scientifiques n’ont pas pu retarder le programme nucléaire, Israël envisage le pire des risques en voulant attaquer les sites nucléaires iranien et de quel droit? Les sources de renseignement occidentales estiment à présent que les progrès réalisés par l’Iran dépasses le seuil d’une attaque préventive qui tente d’arrêter un programme trop avancé, une attaque aussi risquée provoquera certainement une troisième guerre mondiale avec l’effacement d’Israël de la carte géographique une fois pour toute. Maintenant l’Iran possède des capacités réelles pour effectuer un essai nucléaire et confirmer sa puissance nucléaire. A ce moment-là la paix retournera non pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde entier. Que se soit les juifs américains ou français les deux protestent contre la réussite du programme nucléaire Iranien. A la Maison Blanche, Tommy Victor, porte-parole du Conseil national de sécurité, a déclaré que le projet iranien visant à «installer et faire fonctionner les centrifugeuses à Qom est une violation de leurs obligations vis-à-vis des Nations Unies et un nouvel acte de provocation». Nicolas Sarkozy, de son côté, adopté une attitude ferme en confirmant le 31 aout 2011, que «les tentatives de l’Iran de construire des missiles à longue portée et des armes nucléaires pourraient conduire les pays occidentaux à lancer une attaque préventive».
    Urgence géostratégique
    Les dirigeants israéliens laissent croire qu’ils attendent l’effet de domino de la révolte arabe, afin de faire chuter la Syrie et l’Iran. Mais les russes ne croient pas à ce renoncement israélien, ils soutiennent le gouvernement syrien contre la révolte et le terrorisme. Moscou a vendu à l’Iran des systèmes mobiles de radars très avancés, Avtobaza, montés sur camion et capables de brouiller les instruments électroniques de guidage des missiles d’attaque ennemie. Ce brouilleur de radar fait partie de l’arsenal militaire russe le plus sophistiqué pour signaler l’approche des avions de chasse et des missiles. Il est capable de détecter simultanément et électroniquement 60 cibles dans un rayon de 150 kilomètres à 360 degrés, avec une alerte de l’ordre de vingt minutes.
    Le transfert des usines nucléaires, l’installation en cours du système Avtobaza et l’opportunité des délais de formation des servants des batteries pourraient avoir incité les dirigeants israéliens à anticiper leur intervention contre l’Iran. Les israéliens craignent beaucoup que le nouveau matériel préfigure la livraison à l’Iran de la totalité du système russe de renseignement électronique ELINT qui lui permettrait d’identifier et de réagir à tout mouvement aérien, non seulement au-dessus de son territoire, mais dans la globalité du Golfe Persique et de la Mer Caspienne. Tsahal aurait alors plus de difficultés à intervenir sur le territoire Iranien.
    L’annonce de la transaction a été faite à un haut niveau politique, par Konstantin Biryulin, directeur adjoint du Service fédéral de coopération militaro-technique de la Russie (FSMTC), et non par les responsables commerciaux habituels. Il a confirmé que «nous négocions la fourniture de moyens pour assurer la sécurité de l’Iran» car le Kremlin estime que les ventes d’armes à l’Iran constituent une question stratégique du ressort du gouvernement. Mais le message aux occidentaux reste clair: la Russie ne restera pas les bras croisés cette fois-ci , comme au moment de l’intervention banalisée de l’OTAN contre la Libye. Elle ne tolèrera aucune action contre la Syrie ou l’Iran dont elle assure ouvertement la protection. Israël n’a eu jamais peur des mises en garde, même par l’ONU, car elle joue la carte ‘qui perd gagne’ sa peur d’être effacé un jour de la carte géographique du monde. Cette phobie, l’oblige à s’accrocher à son arsenal nucléaire tout en soufflant le chaud et le froid jusqu’au jour ou jaillira des laboratoires iraniens un autre atome qui fera face à son homologue israélien. Ce jour est là, c’est aujourd’hui ?
    Conclusion : Désormais l’Iran est sur le podium des pays détendeurs de la technologie pour la fabrication de l’arme nucléaire. Pays signataire du TNP et en mesure de fabriquer sa propre bombe atomique, va t-il être intégré d’office comme 6ième membre de l’EDAN ou exclu du TNP pour fraude . La perspective de faire partie des pays membres permanents du Conseil de Sécurité reste vraisemblablement envisageable ?
    - Expert en énergie
    Association Algérienne des Relations Internationales (119,Bd Didouche Mourad Alger)

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