ISRAËL contourne la menace occidentale d’un embargo sur son armement et se tourne vers la RUSSIE

Des chars israéliens de type Merkava près de la bande de Gaza, le 3 août 2014 - AFP / Thomas COEXL’approvisionnement d’Israël en armes est-il menacé ? C’est en tout cas ce que se demande Gil Cohen dans Ha’Aretz vu le soudain arrêt des livraisons de missiles américains Hellfire et vu l’annonce par l’Espagne et la Grande-Bretagne de leur volonté de reconsidérer leur politique de vente d’armes à Israël.Jusqu’à présent, les armements utilisés par Tsahal sont pour la plupart produits en Israël ou achetés grâce aux fonds d’aides américains. Et, ces dernières années, le montant annuel de l’aide militaire américaine s’est élevé à 2,3 milliards d’euros.

Officiellement, les milieux de la Défense ne se montrent pas inquiets et soulignent que les principaux fournisseurs européens ne sont que des succursales de multinationales américaines, tout en reconnaissant que les décisions espagnole et britannique peuvent faire craindre de sérieuses restrictions de l’UE dans les années à venir.

Le Washington post publie un article dans son édition du 24 août qui critique les ventes d’armes US à Israël. Il va même jusqu’à suggérer que les États-Unis pourraient se retrouver accusés de crimes de guerre par la Cour pénale internationale pour aider à reconstituer l’arsenal de missiles d’Israël pour les opérations offensives et défensives : « Au cours de ces six semaines, de guerre dans la bande de Gaza, les armes vendues à Israël par les États-Unis ont joué un rôle de premier plan », écrivent-ils.

Les exportations en provenance de l’ancien bloc soviétique en augmentation

Dans ce contexte, plusieurs Etats de l’ancien bloc soviétique (Ukraine, Tchéquie, Russie et Bulgarie) ont vu leurs exportations d’armes vers Israël croître fortement. Ainsi, ces quatre dernières années, l’Ukraine a livré plusieurs centaines de missiles de fabrication russe. Officieusement, les responsables israéliens affirment que l’objectif est de permettre à Tsahal de tester et d’anticiper un armement dont dispose le Hezbollah. Mais, ces mêmes experts refusent de commenter le fait que le nombre de missiles et de systèmes balistiques vendus par l’Ukraine est étonnamment élevé pour de simples “tests”. Il est donc évident que l’ancien bloc soviétique est perçu comme une alternative possible à d’éventuelles restrictions de la part des Etats-Unis et surtout de l’UE.

Washington Post a du ressentiment pour les ventes d’armes américaines à Israël

Par Leo Rennert

Le Washington post publie un article dans son édition du 24 août qui critique les ventes d’armes US à Israël. Il va même jusqu’à suggérer que les États-Unis pourraient se retrouver accusés de crimes de guerre par la Cour pénale internationale pour aider à reconstituer l’arsenal de missiles d’Israël pour les opérations offensives et défensives (” Morts à Gaza dans un examen rapide et minutieux des ventes d’armes américaines à Israël – - Les fonctionnaires déclarent que les transferts d’armes continueront malgré le bilan des victimes civiles ” par Sudarsan Raghavan et Ruth Eglash, en page A12).

Ce qui est encore plus curieux, c’est que le Washington post ne ​​parvient pas à montrer toute la correspondance curieuse des ventes d’armes de la Corée du Nord à l’organisation terroriste Hamas pour lui permettre de tirer des barrages de roquettes contre les centres de population civile israélienne.

La préoccupation exclusive des auteurs de l’article c’est que la Palestine ne peut être ciblée et blessée par des armes de fabrication américaine. Le fait que le Hamas stocke dans son arsenal des armes provenant de la Corée du Nord, de la Syrie, et des armes iraniennes pour blesser des Israéliens n’attire pas leur attentopn.

« Au cours de ces six semaines, de guerre dans la bande de Gaza, les armes vendues à Israël par les États-Unis ont joué un rôle de premier plan », écrivent-ils.

Alors que le président Obama ait critiqué Israël pour son manque de prudence pour éviter la mort de civils, notent-ils, il laisse une nouvelle livraison de missiles Hellfire à Israël.

Alors, qui est en colère à propos de tout cela? Outre les deux auteurs? L’article fait allusion à des commentaires de responsables américains et israéliens, et fait plutôt une place importante pour de vives critiques d’Israël – l’ONU. L’organisme de secours dans la bande de Gaza UNWRA et Amnesty International, d’extrême gauche sur l’échiquier politique. C’est leur ordre du jour qui incite l’article.

Pour faire bonne mesure, les correspondants du post s’interrogent également sur les 3 milliards de dollars d’aide militaire annuelle des États-Unis à Israël qui, en partie, aide Israël à payer pour Iron Dome, le système de défense antimissiles qui a épargné de nombreuses vies israéliennes pendant la guerre de Gaza en cours.

Israël est une cible journalistique facile de nos jours. Tout y passe. Qu’est-ce qui manque, c’est une reconnaissance du fait que les États-Unis et l’Occident bénéficient grandement de la première ligne de défense d’Israël contre les inclinations du Hamas, du Hizb’allah, et plus récemment l’ISIS. Israël est le canari dans la mine de charbon. Etant l’allié le plus fiable des États-Unis dans un paysage de violence, il tient fort non seulement pour lui, mais pour l’ensemble du monde civilisé.

 

Pour affaiblir cette alliance qui donne aux barbares, un atout supplémentaire dans leur appétit insatiable pour plus de territoires.

 

Pour emprunter une citation de John Donne: “Ne demandez pas pour qui sonne le glas. Il sonne pour toi.” Et cela inclut le Washington post .

 

 

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