HEBRON : l’UNESCO persiste et amplifie son engagement anti-juif

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, dans ses bureaux, à Jérusalem, le 9 juillet 2017. (Crédit : Ohad Zweigenberg/Flash90)Netanyahu cite la Genèse pour prouver les liens des Juifs à Hébron.  Le Premier ministre avait déjà fustigé la décision de l’UNESCO de classer le Tombeau des Patriarches site du patrimoine mondial palestinien en danger

 Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récité dimanche des versets de la Bible citant Hébron comme preuve de la relation des Juifs à la ville de Cisjordanie, pour protester contre la décision prise vendredi par l’UNESCO, qui a classé la ville comme site du patrimoine mondial palestinien en péril. Pendant la réunion hebdomadaire du Cabinet, Netanyahu a lu les versets de la Genèse qui décrivent le lieu de sépulture des patriarches et des matriarches juifs, à Hébron.
« La relation entre le peuple juif et Hébron et le Tombeau des Patriarches est une relation d’histoire qui est peut-être sans comparaison dans l’histoire des peuples », a-t-il dit aux ministres.

Après le vote, le Premier ministre avait annoncé une coupe d’un million de dollars supplémentaire des frais d’adhésion versés aux Nations unies par Israël pour protester contre cette décision jugée « délirante ».

Pas un site juif? », s’est interrogé Benjamin Netanyahu dans sa vidéo. « Qui est enterré là? Abraham, Isaac et Jacob. Sarah, Rebecca, et Léa. Nos pères et nos mères (bibliques) ». « Et le site est en danger ? », a-t-il ajouté. « Il n’y a que dans les endroits où Israël est présent, comme Hébron, que la liberté de religion est garantie pour tous ». « Nous continuerons à préserver le tombeau des Patriarches, la liberté de religion pour tous, et nous continuerons à préserver la vérité », a-t-il conclu.

Le tombeau des Patriarches à Hébron abrite la dépouille d’Abraham, père des trois religions monothéistes, de son fils Isaac, de son petit-fils Jacob et de leurs épouses Sarah, Rebecca et Léa.

Photo prise lors du débat à l'UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d'écran site Web de l'UNESCO)Selon l’Unesco, la liste du patrimoine mondial en péril est conçue pour informer la communauté internationale des menaces (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, etc.) pesant sur les sites et les biens protégés et pour « encourager la mise en oeuvre de mesures correctives ».

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley a affirmé que cette initiative « discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable ».

« Le vote d’aujourd’hui n’apporte rien de bon à personne et fait beaucoup de mal », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont arrêté de participer au financement de l’Unesco en 2011 après que l’agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres mais ils siègent toujours au Conseil exécutif de l’Unesco, composé de 58 membres. Après cette nouvelle décision, Nikki Haley a toutefois averti que « les Etats-Unis évaluent actuellement le niveau approprié de leur engagement continu au sein de l’Unesco ».

Le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, réuni vendredi à Cracovie (Pologne), a inscrit la vieille ville d’Hébron sur cette liste en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ». Il a également placé cette ville située dans les Territoires palestiniens sur la liste du patrimoine en péril.

Ce vote est « un succès dans la bataille diplomatique menée par les Palestiniens sur tous les fronts face aux pressions israéliennes et américaines … et un échec et un énorme effondrement pour Israël », s’est félicité le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué :  « Malgré la campagne israélienne agressive, qui a répandu des mensonges, déformé et faussé les faits sur le droit palestinien, le monde a reconnu notre droit d’enregistrer Hébron et la Mosquée d’Ibrahimi sous la souveraineté palestinienne et sur la Liste du patrimoine mondial », a déclaré Riyad al-Maliki.  « L’occupation israélienne de notre état ne lui confère aucune souveraineté sur aucun terrain », a ajouté Maliki.

 

Washington revoit ses liens avec l’UNESCO après le vote sur Hébron

Les Etats-Unis ont cessé de participer au financement de l’organe en 2011 après que l’agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres

 
Nikki Haley à l'AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Nikki Haley à l’AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley a affirmé que cette initiative « discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable ».

« Le vote d’aujourd’hui n’apporte rien de bon à personne et fait beaucoup de mal », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont arrêté de participer au financement de l’Unesco en 2011 après que l’agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres mais ils siègent toujours au Conseil exécutif de l’Unesco, composé de 58 membres.

Après cette nouvelle décision, Nikki Haley a toutefois averti que « les Etats-Unis évaluent actuellement le niveau approprié de leur engagement continu au sein de l’Unesco ».

Le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, réuni vendredi à Cracovie (Pologne), a inscrit la vieille ville d’Hébron sur cette liste en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ». Il a également placé cette ville située dans les Territoires palestiniens sur la liste du patrimoine en péril.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part qualifié de « délirante » la décision de l’Unesco.

« Une autre décision délirante de l’Unesco », a jugé le Premier ministre israélien dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. « Cette fois-ci, ils ont estimé que le tombeau des Patriarches à Hébron est un site palestinien, ce qui veut dire non juif, et que c’est un site en danger », a-t-il déclaré, annonçant dans la foulée une nouvelle coupe d’un million de dollars dans la contribution d’Israël au budget de l’ONU.

Il s’agit de la quatrième réduction ordonnée en un an par le gouvernement israélien, qui a fait baisser sa contribution auprès des Nations unies de 11 millions de dollars annuels à 2,7 millions, selon un responsable israélien.

« Pas un site juif? », s’est interrogé Benjamin Netanyahu dans sa vidéo. « Qui est enterré là? Abraham, Isaac et Jacob. Sarah, Rebecca, et Léa. Nos pères et nos mères (bibliques) ».

« Et le site est en danger ? », a-t-il ajouté. « Il n’y a que dans les endroits où Israël est présent, comme Hébron, que la liberté de religion est garantie pour tous ».

« Nous continuerons à préserver le tombeau des Patriarches, la liberté de religion pour tous, et nous continuerons à préserver la vérité », a-t-il conclu.

Le tombeau des Patriarches à Hébron abrite la dépouille d’Abraham, père des trois religions monothéistes, de son fils Isaac, de son petit-fils Jacob et de leurs épouses Sarah, Rebecca et Léa.

Selon l’Unesco, la liste du patrimoine mondial en péril est conçue pour informer la communauté internationale des menaces (conflits armés, catastrophes naturelles, urbanisation sauvage, etc.) pesant sur les sites et les biens protégés et pour « encourager la mise en oeuvre de mesures correctives ».

Ce vote à l’Unesco avait été l’enjeu ces derniers jours d’acerbes affrontements diplomatiques entre Israéliens et Palestiniens.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon avait auparavant qualifié la décision de l’Unesco de « souillure morale ».

Douze membres du Comité réuni à Cracovie, dans le sud de la Pologne, ont voté pour l’inscription, six se sont abstenus et trois ont voté contre. Etant donné l’abstention, la majorité requise était de dix voix.

Le représentant du Centre Simon Wiesenthal –seule organisation non gouvernementale juive accréditée auprès de l’Unesco– a déploré la « politisation » du dossier.

L’ambassadeur d’Israël auprès de l’Unesco Carmel Shama-Hacohen, intervenant immédiatement après le vote, a lancé une violente diatribe contre son résultat, comme il l’avait fait déjà mardi dernier, lorsque le Comité avait maintenu la vieille ville de Jérusalem sur la liste des sites en danger et que la représentante de Cuba avait demandé –comme lui venait de le faire pour les victimes de l’Holocauste– une minute de silence pour les victimes palestiniennes du conflit.

Vendredi, son discours très émotionnel a été souvent interrompu par la sonnerie de son téléphone portable. M. Shama-Hacohen a utilisé cet incident pour critiquer encore une fois le vote. « Monsieur le président, c’est le plombier dans mon appartement à Paris. Il y a un gros problème au cabinet de toilette. Et c’est beaucoup plus important que la décision que vous venez d’adopter », a-t-il lancé, avant de partir.

En mai, Israël avait rejeté une résolution de l’UNESCO sur le statut de Jérusalem, qui le présentait notamment comme « puissance occupante », et avait également annoncé à cette occasion une réduction de sa contribution au budget de l’ONU.

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Hébron au patrimoine mondial : Israël dénonce un « moment déshonorant » pour l’Unesco

Lors d’un vote secret, l’organe culturel onusien a classé la Vieille Ville d’Hebron, y compris le Tombeau des Patriarches, site du patrimoine mondial palestinien en danger

Photo prise lors du débat à l'UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d'écran site Web de l'UNESCO)

Photo prise lors du débat à l’UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d’écran site Web de l’UNESCO)

Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a déclaré vendredi la vieille ville d’Hébron, « zone protégée », en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ».

La question de son inscription sur la liste du patrimoine mondial est l’enjeu d’un affrontement acerbe entre Israéliens et Palestiniens. Douze membres du Comité réuni à Cracovie, dans le sud de la Pologne, ont voté pour l’inscription, six se sont abstenus et trois ont voté contre. Vu l’abstention, la majorité requise était de dix voix.

Les votes pour inscrire des sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO sont généralement effectués à main levée par tous les États membres. Mais trois pays – la Pologne, la Croatie et la Jamaïque – ont demandé un scrutin secret. Plusieurs États se sont opposés au vote à bulletin secret, conduisant à un échange musclé entre les délégués, et l’ambassadeur israélien Carmel Shama-Hacohen est parti du bureau du président de la session pour montrer le position d’Israël à ce sujet. Cette agitation s’est terminée après que le président de la session, un diplomate polonais, a appelé la sécurité.

Photo prise lors du débat à l'UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d'écran site Web de l'UNESCO)

Shama Hacohen a accusé le président de la session de ne pas avoir organisé un réel scrutin à bulletin secret, car il a ordonné aux délégués de se présenter à l’avant de la salle et de mettre une enveloppe scellée dans une boîte devant les autres diplomates. L’envoyé israélien a affirmé qu’on lui avait promis que le vote se déroulerait derrière un rideau, en espérant que les délégués des États arabes modérés seraient plus à l’aise pour voter contre la résolution palestinienne.

Les membres du comité de cette année comprennent cinq pays avec lesquels Israël n’a pas de liens diplomatiques et un certain nombre d’autres pays qui soutiennent systématiquement les résolutions pro-palestiniennes. Les 21 États membres sont l’Angola, l’Azerbaïdjan, le Burkina Faso, la Croatie, Cuba, la Finlande, l’Indonésie, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, la Tunisie, la Turquie, la Tanzanie, le Vietnam et le Zimbabwe.

L’ambassadeur de l’Etat hébreu auprès de l’Unesco a aussitôt dénoncé « l’un des moments les plus déshonorants » dans l’histoire de l’organisation.

Dans son discours après le vote, Shama-Hacohen ne s’est pas uniquement concentré sur la résolution qui venait d’être votée, mais s’est attaqué aux délégués du Comité du patrimoine mondial qui, plus tôt cette semaine, ont réussi à organiser une minute de silence pour les Palestiniens qui a été initiée par Cuba pour contrebalancer un appel qu’il avait lancé quelques minutes plus tôt pour organiser événement similaire pour montrer du respect aux victimes de l’Holocauste.

Au cours de son discours, l’ambassadeur israélien a été interrompu plusieurs fois par son téléphone portable. A la fin de son discours, il a expliqué que son plombier cherchait à le contacter parce qu’il y avait un problème urgent avec les toilettes dans son appartement à Paris. Ces toilettes, a ajouté Shama-Hacohen, étaient « beaucoup plus importantes que la résolution que vous venez de passer ».

Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, a sévèrement condamné le vote de l’UNESCO.

« Cette tentative de séparation des liens entre Israël et Hébron est honteuse et offensante, et élimine le dernier reste de crédibilité de l’UNESCO. Dissocier Israël des lieux de sépultures des patriarches et des matriarches de notre nation est un étalage hideux de discrimination et un acte d’agression contre le peuple juif ».

« La décision de l’Unesco sur Hébron et le tombeau des Patriarches est une souillure morale. Cette organisation sans importance promeut l’HISTOIRE FAUSSE. Honte à l’Unesco », a écrit sur Twitter peu après le vote le porte-parole du ministère des Affaires étrangère israélien, Emmanuel Nahshon.

Le président du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a déclaré pour sa part : « la décision de l’UNESCO de reconnaître le tombeau des patriarches en tant que site patrimonial palestinien est une falsification ignoble de l’histoire. L’UNESCO ne croit-elle pas que la Bible est un héritage ? C’est une décision qui, au mieux, provient d’une ignorance totale et, au pire, de l’hypocrisie et de l’antisémitisme ».

Hébron – la plus grande ville de Cisjordanie – est l’une des quatre villes saintes dans le judaïsme, outre Jérusalem, Safed et Tibériade. Selon la tradition religieuse, les ancêtres bibliques comme Abraham et Sarah, Isaac et Rebecca, Jacob et Leah sont enterrés là-bas. Le livre de la Genèse de la Torah décrit comment Abraham a acheté une grotte pour y être enterré.

Au cours des derniers jours, Israël, le gouvernement des États-Unis et plusieurs groupes juifs ont violemment protesté contre la décision du Comité du patrimoine mondial d’inscrire « la vieille ville d’Hebron / Al-Khalil » sur sa liste de sites en voie de disparition.

Photo prise lors du débat à l'UNESCO avant le vote de la résolution pour placer Hébron sur la liste des patrimoines en danger (Crédit : Capture d'écran site Web de l'UNESCO)

« Le tombeau des patriarches, qui est sacré pour trois religions, n’est en aucun cas sous menace immédiate. Une telle désignation risque de porter atteinte au sérieux d’une telle évaluation par l’UNESCO », a écrit l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et à la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

« De nombreux sites précieux – de la République démocratique du Congo à la Libye, de l’Irak à la Syrie – sont aujourd’hui menacés de destruction réelle et imminente. Ils demandent d’urgence l’attention pleine et immédiate de l’UNESCO, qui ne doit pas être gaspillée sur cette sorte d’action symbolique », a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le Comité du patrimoine mondial a adopté une résolution refusant les revendications israéliennes sur la Vieille Ville de Jérusalem. Israël a condamné le texte, bien qu’il soit beaucoup moins dur que les résolutions similaires adoptées au cours des années précédentes.

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Unesco sur Hébron : les Palestiniens saluent un « énorme effondrement pour Israël »

La décision du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco est une « souillure morale », a immédiatement réagi le ministère israélien des Affaires étrangères

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne. (Crédit :  Issam Rimawi/Flash90)

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Ce vote est « un succès dans la bataille diplomatique menée par les Palestiniens sur tous les fronts face aux pressions israéliennes et américaines … et un échec et un énorme effondrement pour Israël », s’est félicité le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Malgré la campagne israélienne agressive, qui a répandu des mensonges, déformé et faussé les faits sur le droit palestinien, le monde a reconnu notre droit d’enregistrer Hébron et la Mosquée d’Ibrahimi sous la souveraineté palestinienne et sur la Liste du patrimoine mondial », a déclaré Riyad al-Maliki.

« L’occupation israélienne de notre état ne lui confère aucune souveraineté sur aucun terrain », a ajouté Maliki.

Un vote favorable de l’Unesco « aiderait à soutenir le tourisme » et « les efforts des Palestiniens à empêcher toute tentative de destruction », avait estimé avant le vote de vendredi Alaa Shahin, membre de la municipalité d’Hébron.

Les responsables israéliens estiment que la résolution sur Hébron, qui qualifie cette ville « d’islamique », nie une présence juive de 4 000 ans.

Le tombeau des Patriarches abriterait la dépouille d’Abraham, père des trois religions monothéistes, de son fils Isaac, de son petit-fils Jacob et de leurs épouses Sarah, Rebecca et Léa.

L’Unesco a déclaré vendredi la vieille ville d’Hébron, « zone protégée » du patrimoine mondial en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle en danger », s’attirant les foudres d’Israël.

La question de l’inscription d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial était l’enjeu d’un affrontement acerbe entre Israéliens et Palestiniens.

La décision du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco est une « souillure morale », a immédiatement réagi le ministère israélien des Affaires étrangères.

Douze membres du Comité réuni à Cracovie, dans le sud de la Pologne, ont voté pour l’inscription, six se sont abstenus et trois ont voté contre. Vu l’abstention, la majorité requise était de dix voix.

Déclaration de l’Autorité palestinienne :

« Aujourd’hui, le 7 juillet 2017, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a assumé sa responsabilité première de reconnaître les sites du patrimoine mondial, de les préserver et de les protéger contre les dangers qui menacent la perte d’une histoire inestimable pour le patrimoine humain. Aujourd’hui, la majorité absolue des membres a pris la seule décision logique et correcte. En reconnaissant que la Vieille Ville d’Hébron fait partie du patrimoine mondial menacé. Aujourd’hui, la Palestine et le monde, par l’intermédiaire de l’UNESCO, célèbrent Hebron comme faisant partie du patrimoine mondial, une valeur qui transcende la géographie, la religion, la politique et l’idéologie.

Ce vote a célébré les faits et a rejeté le harcèlement politique sans vergogne et les tentatives d’extorsion. Hébron est une ville au cœur de l’État de Palestine qui accueille un site inestimable pour le patrimoine mondial et saint pour des milliards de personnes du monde entier qui pratique les trois religions monothéistes.

La Vieille Ville d’Hébron et le site sacré sont menacés en raison des actions irresponsables, illégales et hautement dommageables d’Israël, la puissance occupante, qui maintient un régime de séparation et de discrimination dans la ville basé sur l’origine ethnique et la religion.

En inscrivant à Hebron en tant que patrimoine mondial menacé, elle rejette l’idéologie d’exclusion qui s’est opposée à cette inscription en se basant sur les préjugés et le rejet des autres. Au nom du peuple et du gouvernement de la Palestine, le ministère des Affaires étrangères exprime sa gratitude aux membres qui ont soutenu cette importante décision. Leur soutien favorise la tolérance, préserve le patrimoine mondial et rejette les tirades toxiques de l’exclusivité et de l’exclusion. »

La Palestine est fière de son histoire riche et diversifiée. Nous embrassons et célébrons cette diversité parce que nous en sommes un produit de cela et nos contributions continues à l’humanité s’appuient sur cette mosaïque de cultures, de religions et de civilisations. Cela ajoute à la force de nos racines profondes dans notre patrie. Cela ne les détruit pas. L’État de Palestine continuera à défendre et à célébrer les nombreux sites historiques importants de la Palestine dans le cadre du patrimoine mondial et résistera à toute tentative de maintenir la Palestine ou son histoire en otage au programme et aux actions de l’intolérance et de l’exclusion.

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