Orgies gays au Vatican

Le pape François dans la papamobile alors qu'il arrive pour une audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre le 28 juin 2017 au Vatican. (Crédit : AFP / Vincenzo PINTO)Descente de police lors d’une soirée érotique gay dans un appartement dépendant du Vatican : la police est intervenue suite à une plainte pour activité inhabituelle dans un appartement appartenant au bureau de l’Église catholique, traitant les abus sexuels

La police du Vatican, alertée par des événements étranges dans un appartement au Vatican, s’est retrouvée en pleine soirée érotique gay, où de la drogue était consommée, et qui battait son plein. Elle a arrêté l’un des occupants qui a déclaré être un assistant d’un conseiller du pape François.

La descente, qui a eu lieu fin juin, a été signalée pour la première fois dans le journal italien Il Fatto Quotidiano. Selon les médias, l’appartement appartient à la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi, le bureau qui traite et évalue tous les cas de prêtres accusés d’avoir violé ou maltraité des mineurs. Quelques jours plus tard, le pape François a renvoyé le préfet qui dirigeait la congrégation, bien que l’on ignore si son renvoi est dû à l’orgie.

Les policiers de la Cité du Vatican ont été appelés par des voisins qui se sont plaints d’ « allers et venus constants » dans l’appartement et de comportements inhabituels. L’homme arrêté, dont l’identité n’a pas été révélée dans les médias, était le secrétaire du cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs du Vatican, qui interprète les lois de l’Eglise. Coccopalmerio aurait recommandé dans le passé que son assistant soit promu au rang d’évêque.

Il Fatto Quotidiano a précisé que le pape a été furieux lorsqu’il a été mis au courant de l’incident. L’assistant aurait fait une cure de désintoxication dans une clinique et dans un hôpital et il serait en train de faire une « retraite » quelque part en Italie.

Selon The Australian, l’assistant a déjà été victime de deux overdoses de drogue. Il a été hospitalisé une fois dans un hôpital de Rome et une autre fois dans un monastère italien. On ne sait pas encore à quelles accusations il pourrait faire face car les relations sexuelles homosexuelles ne sont pas illégales dans la Cité du Vatican.

Plus tôt ce mois-ci, le pape François avait refusé de renouveler le mandat du cardinal allemand Gerhard Mueller au poste de préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui s’occupe des plaintes pour abus sexuel.

 

Le numéro 3 du Vatican inculpé pour crimes sexuels

L’argentier du Saint-Siège, qui bénéficie du soutien des autorités pontificales, a été convoqué à paraître en Australie

Le pape François pendant la bénédiction "Urbi et Orbi", au balcon central de la basilique Saint-Pierre du Vatican, le 25 décembre 2015. (Crédit : Franco Origlia/Getty Images via JTA)

Le pape François pendant la bénédiction « Urbi et Orbi », au balcon central de la basilique Saint-Pierre du Vatican, le 25 décembre 2015. (Crédit : Franco Origlia/Getty Images via JTA)

« Je suis innocent, ces accusations sont fausses », a martelé l’argentier du Saint-Siège dans une courte déclaration lue jeudi matin devant la presse au Vatican.

« L’idée même d’abus sexuel m’est odieuse », a-t-il déclaré, en dénonçant une entreprise « sans relâche de démolition de (son) image » durant l’enquête. « J’ai toujours été complétement cohérent et clair dans mon rejet total de ces allégations », a insisté le cardinal.

« J’ai hâte d’avoir enfin l’occasion d’aller devant un tribunal », a dit George Pell, en annonçant prendre un congé provisoire du Vatican. Il a consulté ses avocats et son médecin pour fixer la date de son retour en Australie, où il a été convoqué par le tribunal de première instance de Melbourne (sud-est) le 18 juillet.

« La procédure de justice m’offre désormais l’occasion de blanchir mon nom et de revenir ici à Rome pour travailler », a-t-il conclu.

Le Saint-Siège a pour sa part accepté « le congé » du prélat sans exiger sa démission, dans un communiqué particulièrement élogieux, soulignant « l’honnêteté » et « le dévouement énergique » du cardinal en charge depuis trois ans de réformer la gestion des affaires économiques au sein de la Curie (gouvernement du Saint-Siège).

Plus haut représentant de l’Eglise catholique en Australie, le prélat de 76 ans est le ministre de l’Economie du Vatican. Il est donc le plus éminent ecclésiastique mis en cause dans une affaire de ce type.

Il avait été interrogé à Rome par la police australienne en octobre.

« La police (de l’Etat) de Victoria a inculpé George Pell pour des délits d’agressions sexuelles anciennes », a déclaré à la presse le commissaire adjoint Shane Patton. « Il y a de nombreux plaignants liés à ces accusations ».

L’officier n’a donné aucune précision sur les faits pour lesquels le cardinal est inculpé, ni sur l’âge des victimes présumées.

‘In dubio pro reo’

L’avocat des deux hommes qui ont porté plainte contre Mgr Pell a affirmé que ses deux clients, qui souhaitent conserver l’anonymat, étaient « ravis ».

« Cela a été très dur pour eux d’oser sortir du rang », a déclaré Ingrid Irwin au Melbourne Herald Sun. « Accuser quelqu’un qui pour certains n’est autre que l’adjoint de Dieu leur a créé beaucoup de problèmes. »

L’annonce de cette inculpation coïncide avec la fin d’une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants, finalement demandée par le gouvernement en 2012 après une décennie de pressions de la part des victimes.

La commission d’enquête royale ayant conduit pendant quatre ans ces investigations a recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes.

L’avocate présidant ces travaux, Gail Furness, avait annoncé en février que 4.444 faits de pédophilie avaient été signalés aux autorités de l’Eglise australienne et qu’entre 1950 et 2010, « 7% des prêtres étaient des auteurs présumés » d’abus sexuels sur des enfants.

La moyenne d’âge des victimes était de 10 ans pour les filles et de 11 ans pour les garçons. Des 1.880 pédophiles présumés, 90% étaient des hommes.

Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et a reconnu devant la commission d’enquête avoir « failli » dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l’Etat de Victoria dans les années 1970.

L’ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome, avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique.

Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d’abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite.

Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

Interrogé sur les soupçons pesant sur le cardinal Pell, le pape avait en août 2016 mis en avant la présomption d’innocence.

« Il ne serait pas correct de juger avant la conclusion de cette enquête », avait-il dit lors d’une conférence de presse. « Il y a des doutes, et +in dubio pro reo+ (le doute doit profiter à l’accusé). Nous devons éviter tout procès médiatique, un procès qui s’appuie sur les ragots. »

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Italie : le pape a défroqué « Don Mercedes », un prêtre pédophile

Mauro Inzoli a expliqué à une victime, en se fondant sur l’Ancien Testament, que le viol était un signe d’affection entre père et fils

Mauro Inzoli (Crédit : capture d'écran)

Mauro Inzoli (Crédit : capture d’écran)

Mauro Inzoli, 67 ans, a été défroqué en 2012 après une première mise en accusation pour pédophilie, mais cette décision avait été renversée en 2014, lorsque le pape François lui a ordonné de rester loin des mineurs et de se retirer dans « une vie de prière et d’humble discrétion ».

Le précédent pape, Benoît XVI, avait déjà réduit Mauro Inzoli à l’état laïc. Mais à la suite d’une plainte que ce dernier avait déposée, l’actuel pape François avait réduit sa peine, le condamnant pour toujours à mener « une vie de prière et d’humble discrétion comme signes de reconversion et de pénitence » sans le défroquer.

Le pape François, qui a été élu en 2013 et s’est engagé à adopter la « tolérance zéro » face aux abus sexuels des clercs, a été critiqué pour avoir renversé la décision de son prédécesseur, le pape Benoît XVI, de défroquer Inzoli.

Le pape Francis lors d'un consistoire pour nommer cinq nouveaux cardinaux le 28 juin 2017, à la basilique Saint-Pierre au Vatican, en Italie (Crédit : Photo AFP / Alberto Pizzoli)

Les procureurs avaient également critiqué le Vatican en 2015 pour avoir refusé de remettre les résultats d’une enquête interne sur le prêtre.

Mercredi, le diocèse de Crema dans le nord de l’Italie a déclaré que le pape François avait « définitivement décidé » le 20 mai qu’Inzoli – condamné à près de cinq ans de prison l’an dernier pour abus sexuel – serait dépouillé de son statut de clerc.

« J’ai reçu ces derniers jours de la part de la Congrégation pour la doctrine de la foi une information concernant la décision prise par le pape François de manière définitive de démettre don Mauro Inzoli de l’état clérical », a indiqué l’évêque Daniel sur le site du diocèse de Crema, dans le nord de l’Italie, non loin de Milan.

Le prêtre, baptisé « Don Mercedes » par la presse pour son penchant pour les voitures de luxe, a été reconnu coupable par un tribunal de Crémone de huit chefs d’abus sexuels sur des enfants âgés de 12 à 16 ans entre 2004 et 2008.

Don Inzoli a été pendant 30 ans le chef du mouvement catholique Communion et Libération (CL) dans la ville de Crémone, dans le nord du pays.

La décision du tribunal de Cremona a révélé qu’Inzoli avait sexuellement agressé des adolescents pendant les confessions, pendant qu’ils étaient partis ensemble à des camps d’été et d’hiver, et même à l’hôpital, a précisé le journal La Repubblica.

Une victime a déclaré à la cour que le prêtre « faisait référence à une sorte de ‘baptême des testicules’ qu’il a décrit comme un rituel juif que l’on trouve dans l’Ancien Testament comme étant un signe d’affection entre père et fils », a-t-il déclaré.

Il n’y a pas de tel rituel dans l’Ancien Testament ou dans le judaïsme.

Inzoli, l’ex-confesseur de sénateurs, qui avaient également un goût prononcé pour les cigares et les restaurants haut de gamme, a accepté de payer 125 000 euros de compensation aux familles des victimes en mai de l’année dernière.

La juge Letizia Plate a déclaré que le traumatisme psychologique subi par les enfants a été aggravé par le fait que certaines familles ont refusé de croire les histoires d’abus commis par Inzoli, connu pour ses capacités à charmer les personnes.

Il a été condamné par la justice italienne en juin 2016 à 4 ans et 9 mois pour abus sexuels sur cinq jeunes de 12 à 16 ans.

Le parquet avait demandé six ans de prison mais comme le prêtre avait dédommagé de 125 000 euros chacune de ses victimes et avait choisi une procédure judiciaire abrégée qui prévoit une réduction de la peine, il a écopé au bout du compte de moins de cinq ans de prison.

La décision du pape François est désormais définitive, Mauro Inzoli n’est plus prêtre, mais il n’a pas été excommunié, a tenu à rappeler l’évêque Daniel.

Le pape François a comparé les abus sexuels commis par des prêtres à une participation à une « Messe satanique » mais il a également été accusé d’être trop accommodant avec les pédophiles, en leur accordant une politique générale de miséricorde qu’il promeut au sein de l’Église catholique romaine.

Il a également été accusé de promouvoir les évêques qui ont été accusés de dissimuler des cas d’abus sexuel commis par des membres du clergé.

Un survivant d’un abus sexuel qui a démissionné de la commission consultative sur les abus sexuels en mars a déclaré que des éléments au sein du Vatican chargés de protéger les enfants résistaient au changement – au point même qu’ils semblaient défier les ordres du pape François.

Le défroquage est considéré comme la peine la plus sévère pour les prêtres au sein de l’Église et signifie que le délinquant n’est plus autorisé à exercer des tâches cléricales, même en privé.

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