Avec le Noé, la crise ne connaît pas la crise

 

Les banksters de la City veillent sur vos économies...rassurés ?

Ordo ab chao : “l’ordre né du désordre” !

 

Ce slogan est plus que jamais d’actualité

dans l’édification à rythme forcé du Nouvel Ordre Economique.

Le désordre est total sur la planète,

savamment entretenu par quelques élites initiées.                                                                              

Parions que l’ordre est pour bientôt, à nos portes,

avec des solutions toutes faites,

toutes synonimes de privation de liberté.

Sagesse populaire que le peuple a faite sienne en disant

“rien de tel qu’une bonne guerre pour remettre tout ça d’aplomb !”

Patience, ça arrive aussi…

 

Crises monétaires, crises énergétiques, crises alimentaires

La vision stratégique européenne est fort opportunément appuyée par une nouvelle réalité économique et monétaire : l’Euro est en passe de supplanter le Dollar comme valeur mondiale de transaction. Les américains s’en inquiètent et ont baptisé cette nouvelle tendance : l’Euro-invasion. En moins de 2 ans, le dollar s’est déprécié de plus de 25% et a favorisé le rachat par des sociétés européennes de pan entier de l’économie américaine, qui par ailleurs, ne peut plus subventionner  ces propres besoins depuis plusieurs décennies. La Chine, qui est devenue cette année, la première réserve mondiale de devises, finance à hauteur de 25%, le déficit américain en achetant en masse les bons du trésor US, rejoignant bientôt le Japon qui en finance près de la moitié. Pour être clair sur le sujet : les USA font financer leurs efforts de guerre par le couple sino-japonais. Jusqu’à quand ?

L’érosion monétaire du dollar aidant, le prix du baril de pétrole – toujours côté en dollar mais jusqu’à quand ? – s’envole et entraine des tensions sociales et budgétaires sur toute la planète. Cette situation favorise quelques minorités institutionnelles et quelques grands comptes (Europe via la TVA, la Russie[1], l’OPEP, les multinationales de l’énergie[2], les spéculateurs,…) mais pénalise la majorité ouvrière. L’ambiance planétaire de crise énergétique est ainsi synonyme de redistribution des rôles et des pouvoirs. Certains y ont intérêt et entretiennent cette dépendance énergétique. La Russie a réaffirmé ses ambitions sur la scène mondiale en menaçant l’Europe de limiter ses livraisons gazières. Ce chantage énergétique avait déjà prouvé toute son efficacité avec l’Ukraine voisine. D’un point de vue énergétique – ce qui n’est pas rien pour une économie moderne – le pays du septentrion « tient » l’Europe pour de nombreuses années, eu égard au niveau de ses réserves, les plus importantes et inexploitées de la planète.

La crise énergétique mondiale qui est née sous nos yeux en moins d’un an suite à l’annonce subite et sans précautions – organisée, concertée, mais par qui et pourquoi… ? – de la fin de « l’ère du pétrole[3] », est accentuée par toutes les politiques agricoles qui subventionnent le développement des biocarburants.

En Afrique, terre de famine chronique, on produit du maïs, du colza et autres céréales, pour les revendre aux consortiums énergétiques, qui payent cher cette nouvelle ressource d’énergie alternative. En Europe, la P.A.C. (Politique Agricole Commune) qui bénéficie essentiellement aux agriculteurs français, encourage et subventionne allégrement la culture de surfaces agricoles non destinées au marché alimentaire. Au Mexique, on ne profite plus du maïs américain qui ne sert plus à manger…mais à se déplacer à bord de 4×4 toujours plus gros, gourmands en carburant et peu respectueux de l’environnement.

Une partie non négligeable[4] de l’agriculture mondiale est destinée aujourd’hui  - via la production de biocarburants – à importer et exporter des produits manufacturés depuis et à l’autre bout du monde sous prétexte que les salaires y sont moindres. En d’autres termes : pour que certains – nous ! – puissent acheter moins cher le dernier gadget à la mode – fabriqué parfois-souvent dans des sociétés esclavagistes -, on n’hésite pas à financer et donc à organiser de nouvelles famines. Le monde est-il devenu fou ? Il l’a toujours été. Mais l’iniquité touche à son comble.

Crise énergétique, crise alimentaire et bientôt crise d’accès à la ressource en eau : cette dernière problématique est déjà bien présente en Israël qui est accusé  « d’assoiffer » ses voisins arabes et de viser une nouvelle frontière au nord, délimitée naturellement par le fleuve Litani au sud Liban[5].

Toutes ces carences et privations génèrent déjà des émeutes et des soulèvements : l’expression « émeute de la faim » reste révélatrice de cette tendance de fond. Pour assurer et garantir l’accès des plus riches aux stocks mondiaux et/ou ce qu’il en reste, un besoin toujours plus accru de sécurité se fait sentir et va s’exprimer démocratiquement[6]. Très cyniquement et avec fatalité, certains éditorialistes titrent déjà : « la planète terre est-elle trop petite pour 7 milliards d’humains… ? ». Pour certains, la réponse est déjà dans la question.

Début juin, les Nations-Unies ont convoqué un sommet à Rome sous l’égide de la FAO[7] pour décider d’actions urgentes face à cette grave crise alimentaire, accompagnée par ailleurs, par une nouvelle forme de spéculation boursière qui consiste à parier sur l’augmentation de la valeur des denrées de première nécessité[8]. S’agissant de la polémique liée aux biocarburants, la quarantaine de chefs d’états présents à Rome se sont quittés sur une déclaration commune de principe, appelant au dialogue mais sans ambiguïtés :

« Il est essentiel de relever les défis et possibilités relatifs aux biocarburants, compte tenu des besoins mondiaux en matière de sécurité alimentaire, d’énergie et de développement durable. »

 

FAO...ça sonne FÔ !

 



[1] 1 milliard d’euros d’excédent commerciaux par JOUR grâce au GAZ. La Russie réarme et aura modernisé et doublé son armement d’ici 8 années.

[2] PétroCHINA est devenue la première capitalisation boursière mondiale, loin devant EXXON. Les bénéfices du « français » TOTAL s’élèvent à plus de 10 milliards d’euros !

[3] Les experts annoncent encore près de 60 ans de réserves vérifiables et plus au besoin via les océans et le Pôle Nord non encore exploité mais « opportunément » bientôt exploitable « grâce » au réchauffement de la planète.

[4] Objectif de 20% des surfaces pour l’Europe

[5] Avec un débit de 640 millions de m3/an alors qu’Israël est déjà en carence d’eau de e près de 200 millions de m3/an

[6] Le « Patriot Act » de G.W.BUSH n’est que la version militaire et antiterroriste de ce besoin de sécurité

[7] Food and Agriculture Organisation of the United Nations,  Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

[8] Des supports financiers adossés aux cotations des produits alimentaires existent dans nos banques !

 

 

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