17ème Sommet européen en 2 ans sur fond de grève générale à Bruxelles : MERKEL renonce à la Grêce mais fait adopter nouveau traité européen sans l’accord des peuples.

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti à Bruxelles le 30 janvier 2012

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti à Bruxelles le 30 janvier 2012 ==>

Devant le tollé engendré par la proposition allemande de mettre la Grèce sous tutelle (lire le post précédent) , MERKEL a fait son mea culpa : lire ICI sur le figaro.

Mais oubliant le seul cas grec, ce sont TOUS les pays européens qui seront mis à l’amende en cas de dérapage…Les dirigeants de l’UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne et la République tchèque.”Vingt-cinq pays rejoignent et signeront le traité fiscal“, a indiqué le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Ce pacte répond à une exigence de la chancelière allemande Angela Merkel qui l’a posé comme condition en échange de la solidarité financière de son pays avec les Etats en difficulté de la zone euro. Il constitue “une avancée majeure vers une intégration budgétaire et économique plus étroite et irrévocable et une gouvernance plus forte au sein de la zone euro, qui permettra d’améliorer considérablement les perspectives pour la viabilité budgétaire et la dette souveraine au sein de la zone euro et de stimuler la croissance”, estiment les dirigeants européens dans leur déclaration finale à l’issue de leur sommet de lundi.L’Allemagne n’est cependant pas parvenue à imposer une mise sous tutelle de la Grèce.

Le prochain Conseil européen de mars verra donc la signature du pacte budgétaire, et devrait également trancher la question du montant de la dotation du Fonds de secours permanent de la zone euro (MES).

Parallèlement, les taux portugais à 10 ans sont montés à 17% ! C’est fini aussi pour eux…

Plus sur le traité bugdétaire européen ? ICI sur Touteleurope.eu…

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/greve-generale-en-belgique-pour-le-sommet-europeen-a-bruxelles-30-01-2012-1425399_240.php

Grève générale en Belgique pour le sommet européen à Bruxelles

- Publié le 30/01/2012 à 16:31

BRUXELLES (Reuters) – La Belgique a connu lundi sa première grève générale depuis 1993, qui a paralysé une partie de l’activité le jour même où se tenait, à Bruxelles, le 17e sommet européen en deux ans.

 

Les syndicats ont appelé à contester les mesures d’austérité du gouvernement lors de ce mouvement social, qui a entraîné la fermeture de la totalité du réseau ferroviaire, mais aussi l’arrêt des services d’autobus et de tramways.

De nombreux magasins et écoles ont fermé leurs portes et la production a cessé dans les usines des constructeurs automobiles Audi et Volvo ainsi que de Coca Cola et du groupe Agfa-Gevaert.

L’aéroport de Charleroi, plate-forme de plusieurs compagnies low cost dont Ryanair, a dû annuler l’ensemble des vols, en raison du blocage annoncé des routes menant aux terminaux.

A l’aéroport de Bruxelles, en revanche, la majeure partie des vols étaient assurés. Mais la compagnie indienne Jet Airways, qui utilise l’aéroport de Bruxelles comme plate-forme européenne, a dérouté ses vols vers Amsterdam. United Continental a annulé ses liaisons entre les Etats-Unis et Bruxelles.

Quant aux trains européens à grande vitesse – Thalys vers Paris ou Cologne et Eurostar vers Londres – ils ne roulent plus depuis dimanche soir.

Dans le port d’Anvers, le deuxième plus important d’Europe, les terminaux de conteneurs étaient fermés et le trafic maritime subissait des retards en raison de l’arrêt des services portuaires.

RÉDUIRE LE DÉFICIT PUBLIC

Les syndicats ont organisé cette grève générale pour protester contre le projet du gouvernement de relever l’âge de départ à la retraite et d’autres mesures d’austérité destinées à réaliser 11,3 milliards d’euros d’économies, dans le but de ramener le déficit public sous les 3% du PIB, ainsi que l’exige l’Union européenne.

“Nous sommes en colère, car ils veulent s’attaquer à nos retraites”, a expliqué Philippe Dubois, adhérent d’un syndicat des chemins de fer, devant la gare de Bruxelles-Midi.

Les dirigeants syndicaux de Belgique, venus manifester près de l’endroit où se tenait le sommet européen, ont exhorté l’UE à émettre des euro-obligations afin d’atténuer le service de la dette des pays les plus défavorisés de l’UE, les pays riches devant, selon eux, supporter davantage le fardeau de l’austérité.

“L’Europe doit émettre des eurobonds. Elle doit aider les grévistes qui ont renfloué les banques et doit prendre des mesures pour favoriser une croissance à long terme”, a estimé Rudy De Leeuw, président de la centrale syndicale ABVV.

Le gouvernement belge n’ignore pas que la croissance 2012 sera inférieure au niveau de 0,8% sur lequel a été bâti le budget en décembre. Une stagnation, voire une contraction, forceront les pouvoirs publics à chercher d’autres sources d’économies lors de la révision du budget en février.

Selon les estimations des économistes, ce sont ainsi 1,5 à 2 milliards d’euros qui pourraient devenir nécessaires.

Le Parti socialiste du Premier ministre Elio Di Rupo souhaite augmenter l’imposition du capital, mais les libéraux et les chrétiens-démocrates, qui font partie du gouvernement de coalition, estiment qu’un relèvement de la fiscalité poussera le pays dans la récession. Ces deux formations appellent à réduire davantage les dépenses.

Les syndicats redoutent que le gouvernement ne suspende le système par lequel les salaires sont indexés sur l’inflation. Ce dispositif a été critiqué par la Commission européenne et les organisations économiques internationales, qui estiment qu’il contribue à augmenter les prix et nuit à la compétitivité belge.

Gregory Schwartz et Eric Faye pour le service français

*************************************************************************************************************************************************

Accord à Bruxelles sur le nouveau traité budgétaire

ReutersReuters – il y a 21 heures

  • Nicolas Sarkozy avec le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso. Les dirigeants de l'UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne et la République tchèque.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
/Photo prise le 30 janvier 2012/REUTERS/François Lenoir
  • Nicolas Sarkozy avec le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso. Les dirigeants de l’UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne et la République tchèque. /Photo prise le 30 janvier 2012/REUTERS/François Lenoir

 

BRUXELLES (Reuters) – Les dirigeants de l’UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne et la République tchèque.

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens s’étaient entendus le 9 décembre dernier sur ce pacte, qui limitera à 0,5% leurs déficits primaires annuels sur l’ensemble du cycle économique et prévoit des sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3% de Produit intérieur brut (PIB).

“Vingt-cinq pays rejoignent et signeront le traité fiscal”, a indiqué le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, sur son compte Twitter.

Le président Nicolas Sarkozy a dit lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet que les Tchèques ne pouvaient pas signer le traité pour le moment en raison de problèmes constitutionnels.

Plus tôt dans la soirée, un dernier obstacle politique – la question des pays qui seront invités à participer aux sommets des dirigeants de la zone euro – avait été franchi après avoir trouvé un compromis avec la Pologne, qui conditionnait sa signature du texte à ces invitations.

Au moins deux sommets par an réservés aux membres de la zone euro seront organisés afin de discuter les stratégies liées à la monnaie commune et les questions de convergence économique.

Par ailleurs, au moins un sommet par an sera organisé auquel seront conviées les parties contractantes du traité et où la discussion portera sur l’architecture de l’euro ainsi que sur les questions de compétitivité.

Le traité doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013, à la condition que 12 pays l’aient ratifié d’ici là.

Julien Toyer et Emmanuel Jarry, édité par Catherine Monin

*********************************************************************************************************

Grèce : Merkel fait son mea culpa à Bruxelles

Mots clés : , , ,

Par Jean-Jacques Mevel Mis à jour | publié Réactions (44)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

captcha

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>