UNESCO : lettre d’un Pasteur à Jean Marc AYRAULT (Fr.)

Jean FauvelCourrier du Pasteur FAUVEL à Jean Marc AYRAULT

Monsieur le Ministre ( des Affaires étrangères) ,

Faisant suite à la prise de position de la France lors du dernier vote de l’UNESCO, sur le sujet de JERUSALEM du Mont du Temple et des lieux Bibliques qui y sont attachés. Nous pasteurs de l’Union Des  Eglises de Réveil de France (membre de la Fédération Protestante de France) de même que  d’autres nombreux amis, Avons  souhaité vous interpeller et vous faire part des vives inquiétudes et réflexions majeures qui nous préoccupent comme représentants des diverses églises et institutions religieuses auprès desquelles nous devons rendre compte suite à la troublante position la France.

Cette prise de position lourde de conséquences déstabilise l’ensemble des gens et croyants que nous représentons, comme un bon nombre de français qui nous ont interpellés et restent choqués avec les milliers et millions de croyants Juifs et Chrétiens du monde entier, qui n’ayant pas été consultés, se retrouvent comme pris au piège, parce qu’ils n’ont pu faire entendre leur voix, et  leur cri de colère ou d’indignation par lequel ils ont réagi en disant: ‘’La France occupée s’est soumise!‘’ ainsi, nous Croyants et amis du peuple Juif et d’Israël, sommes désabusés et plus  encore, par le  choix délibéré qui fut le vôtre.

La France vient d’abandonner le patrimoine religieux, culturel et moral auquel nous nous référions et restons attachés comme fondement au moins bi -millénaire qui bien avant la Révolution française a suscité de tous temps de courageux hommes de cœur et de Foi, dignes des plus hautes valeurs de notre pays, prêts à perdre leur vie pour leur patrie, et même pour leur Roi! Aujourd’hui, par surprise, après un silence, lourd et mystérieux, L’UNESCO, nous impose avec vous, la mise en place de vos  propres perspectives internationales et compromis planétaires jusque dans nos lieux de foi et d’Histoire. Ce changement de paradigme manifeste une dangereuse volonté  d’ouvrir la voie à la confusion de genres et de principes, incompatibles avec les valeurs éthiques et morales fondatrices de nos sociétés, jusqu’à nous les usurper,  en détourner l’objet et le sens , nous voler et s’approprier les objets de notre foi, de notre Histoire et de nos lieux, au point de ne plus pouvoir, ni y accéder ni les reconnaître !

C’est vouloir ignorer les présences Juives et chrétiennes sur cette même terre depuis plus de 3000 ans sans discontinuer aux côtés d’une population d’Orient très différente migrante et étrangère. à la recherche elle aussi d’une terre, qu’elle revendique âprement ! Désemparée,  elle aussi tente régulièrement d’imposer son droit et de s’affranchir de cette pénible condition de par laquelle  elle s’est souvent, trouvée exclue, isolée. Puis encore et très  péniblement et malencontreusement avec ce point qui l’amplifie, elle n’a pas pu ni su être aidée se ses proches voisins coreligionnaires. Enfin le retour d’Israël sur sa terre n’a fait qu’amplifier le malaise déjà existant quand,  d’une manière maladroite, nous gens d’occident, avec une autre perception, culture, points de vue et mœurs , nous avons cru pouvoir aider, comprendre, sans trouver avec eux de solution appropriée qui puisse leur convenir Que  craignait L’UNESCO? Fallait-il un vote aussi précipité et frondeur pour arriver à de telles fins ? Revendiquer aujourd’hui ces lieux en changeant leurs noms et identité en appartenance à une autre souveraineté, est l’affront le plus grave jamais fait, à l’identité et l’Histoire de tous les peuples

C’est l’affront à l’Histoire Juive, du peuple hébreu, dont les premières racines se trouvent être parmi les plus vieilles du monde et ont traversé plus de Trois millénaires, avec l’Histoire Chrétienne de la Terre d’Israël, qui ont survécu au drame cruel innommable et indigne de la SHOAH sans perdre l’Espérance d’un retour Juif à JERUSALEM. Nous contestons donc ces divers votes de l’UNESCO qui font fît d’une Histoire dont les deux Grandes Guerres mondiales ont durablement modifié le contexte physique local de l’espace restreint de cette petite langue de Terre, retrouvée, choyée et contestée qu’est restée Israël, toutefois sans pouvoir , ni jamais en exclure ou évacuer aux côtés de l’Orient immense les identités Juives et Chrétiennes encore présentes dans ces mêmes lieux, et là bien avant la très récente création d’une entité palestinienne ! Serions- nous  de la part de la France et de l’UNESCO devant une volonté délibérée de vouloir réécrire l’Histoire au profit d’une nouvelle minorité? –

Info(source ( Patriarcat Latin) – Jérusalem est cité 660 fois dans l’AT et 146 fois dans le NT ) C’est pourquoi nous exprimons ici notre vive inquiétude et lançons un réel reproche à nos autorités Françaises de n’avoir pas eu le courage de s’opposer ouvertement comme on l’a vu encore, aux votes du bureau de l’UNESCO sur un sujet aussi grave que brûlant source d’un conflit millénaire et séculaire centré sur JERUSAKLEM, le Mont du Temple et les lieux Bibliques sur cette Terre de nos Histoires. UN CHOIX AMBIGU

La France en s’abstenant s’est rendue coupable et s’est faite l’écho silencieux des choix et décisions qui ont été prises en derniers lieu à L’UNESCO Sans prendre le risque d’une position claire, la France participe à l’Imposture honteuse par laquelle se réactive un courant révisionniste pervers ouvrant une nouvelle voie à un ANTISEMITISME encore actif et à l’engagement politique du REFUS ’’ qui tous deux veulent faire justifier juridiquement et objectivement, l’Exclusion d’Israël et du peuple Juif de la Terre de leurs ancêtres et de leurs origines.

Israël dans notre Histoire moderne, avec les accords de (San REMO de 1922 et de LA SDN de 1947) , reste encore le premier légataire légitime, du droit du sol et du sang, sur la Terre de ses ancêtres, en vertu de son statut d’immigrant en référence à son Histoire. Cette référence s’établissant de droit d’une manière pérenne pour tous les citoyens et coreligionnaires d’aujourd’hui, tout autant que pour ceux et celles qui encore en font la demande.

EN CONSEQUENCE nous souhaitons que :
1°- ) L’UNESCO revienne sur les propos d’un vote aussi partial qu’inéquitable et injuste et retrouve son rôle d’Institution respectable du droit de l’Histoire , de l’Education et du respect du bien des peuples qui souscrivent au mêmes principes.

2°- ) Soucieux que ces principes auxquels nous faisons référence soient aussi observés dans les pays de ces votants, où mis en question, ils y sont pratiquement mis en danger, ignorés et bafoués.

-  Par ailleurs, nous invitons toutes nos Institutions associations diverses, Eglises ou Œuvres chrétiennes dans notre pays et autour de nous à réagir d’une manière commune et vigilante devant la falsification de l’Histoire, du droit du peuple Juif, son identité, et son légitime retour sur sa Terre originelle, permettant qu’ainsi des rapports sains et équitables entre nos nations, ses voisins lui-même et nous s’apaisent et perdurent entre nous durablement.

Le Pasteur Jean FAUVEL de L’UNION DES EGLISES de REVEIL de France,  Chargé des relations avec le Peuple Juif par notre Union d ’Eglises et ancien membre de la commission    ‘‘ Chrétiens et Juifs ‘’ de la Fédération Protestante de France

Réaction du Synode Fédéral des Églises Protestantes Evangéliques de Belgique

« Ces textes fondamentaux du christianisme sont-ils un tissu de mensonges ? » s’interroge le synode belge après le vote à l’UNESCO sur le mont du Temple

Scan d'une gravure allemande de Jésus datant du 19e siècle (Crédit : Domaine public, oeuvre d'art)

Scan d’une gravure allemande de Jésus datant du 19e siècle (Crédit : Domaine public, oeuvre d’art)

Au cours du vote, 26 pays se sont abstenus, 24 ont approuvé le texte et six s’y sont opposés.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Lituanie, les Pays-Bas, l’Estonie et l’Allemagne ont voté contre, tandis que la Russie et la Chine ont voté pour.

On se souviendra que déjà en avril dernier, le Conseil Exécutif de l’UNESCO avait voté une résolution similaire lors de sa précédente conférence. La résolution avait été adoptée avec le soutien d’un certain nombre d’Etats européens, dont la France, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre Paris et Jérusalem.

A cette occasion, le Grand Rabin de Bruxelles, Albert Guigui, avait écrit :

Le 15 avril 2016, à l’occasion de la 199e session du Conseil exécutif de l’Unesco, 56 des 58 Etats membres ont participé au vote du point 19 sur « la Palestine occupée »; 33 Etats ont voté pour, soit 59 % des présents, assurant une majorité confortable au texte.

Ce vote nie et efface les caractères ethnique, religieux, historique et géographique du peuple juif et de la confession juive sur la cité de Jérusalem. Ce texte a été proposé à l’initiative de sept Etats arabes, membres de la Ligue arabe. Il suit et poursuit une politique visant à effacer toute légitimité historique, géographique et géopolitique de l’Etat juif.

… si le monde accepte qu’il n’y ait aucun lien entre les juifs et Jérusalem, entre les juifs et le mont du Temple, alors Jésus ne serait plus qu’une légende inventée.

Et les Evangiles qui parlent de la présentation de Jésus au Temple, de sa rencontre dans ce même Temple avec les docteurs de la loi ou de sa venue sur place lors des grandes fêtes de pèlerinage, serait-ce pure invention ? Ces textes fondamentaux du christianisme sont-ils un tissu de mensonges ? Le christianisme peut-il se passer de Jérusalem, sa matrice ? Jésus foula-t-il le sol d’un Temple en terre juive ou d’une mosquée en terre musulmane ?

Après avoir appris cette « nouvelle », le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a déclaré : « Dire qu’Israël n’a aucun lien avec le mont du Temple et le mur Occidental, est comme dire que la Chine n’a pas de lien avec la Grande Muraille… »

En tant que chrétiens protestants et évangéliques belges, nous voulons :

– exprimer notre indignation devant une telle falsification historique de la part de l’UNESCO ;

– exprimer notre soutien au peuple juif, une fois de plus atteint au cœur de sa foi et menacé par la
haine inaltérable des antisémites anciens et modernes;
1 “Si je t’oublie Jérusalem” dans « La Libre Belgique » du 2 juin 2016, http://www.lalibre.be/debats/opinions/si-je- t-oublie-jerusalem-574efd8535708ea2d60f26ce.
18 octobre 2016

– exprimer notre vœu que la Bible soit traitée avec au moins autant de respect que le Coran ;

– exprimer notre conviction que, tant que les dirigeants et les peuples palestiniens et arabes ne
manifestent pas un réel désir de vivre en paix avec l’Etat d’Israël, toute politique occidentale pour arriver en cette région à une solution équitable est vouée à l’échec.

Le Synode Fédéral des Eglises protestantes et évangéliques de Belgique

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