UKRAINE : la bombe à retardement

L’accord de cessez-le-feu pour l’est séparatiste de l’Ukraine, signé jeudi à Minsk, ne fait qu’offrir un répit aux belligérants sans résoudre ce conflit meurtrier utilisé par la Russie pour faire pression sur le gouvernement pro-occidental de Kiev, estiment des analystes. Le texte est considéré par beaucoup comme un semblant de paix car il ne prévoit pas de mécanismes concrets pour résoudre les questions litigieuses, en particulier le contrôle de la frontière russo-ukrainienne. Né après 16 heures de discussions inédites entre les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, le texte « réduit la probabilité de livraisons d’armes américaines et d’autres paysoccidentaux à l’Ukraine ».

« La Russie veut garder le statu quo, afin de pouvoir souffler sur les braises du conflit et l’utiliser comme un puissant levier pour faire pression sur Kiev », qui a fait de sa priorité l’adhésion à l’Union européenne et à l’Otan, poursuit M. Petrov , politologue russe indépendant de l’Ecole supérieure de l’Economie de Moscou. « L’équilibre est très fragile et l’évolution dépend de ce qui arrivera en premier: une crise économique et politique d’envergure en Ukraine ou l’affaiblissement de la Russie dû aux sanctions », résumé l’analyste.  « Tout s’arrêtera d’ici la fin du printemps ou le début de l’été, puis reprendra avec plus d’ampleur. Le but de la Russie est le changement de régime à Kiev pour garder l’Ukraine dans son orbite », prédit-il.

 

AVERTISSEMENT DE GORBATCHEV 2* Samedi, lors d’une entrevue dans un magazine d’actualité de l’Allemagne, l’ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a prévenu que les tensions entre la Russie et les puissances européennes à propos de la crise en Ukraine, pourraient déclarer un conflit majeur ou même une guerre nucléaire. « Une guerre de ce type conduirait inévitablement à un conflit nucléaire, » a déclaré le gagnant du prix Nobel de la Paix en 1990 à « Der Spiegel ». « Si quelqu’un perd son sang-froid durant cette période surchauffée, nous n’allons pas survivre aux années à venir, » a ajouté Mikhaïl Gorbatchev, âgé de 83 ans. « Ce n’est pas quelque chose que je dis à la légère. Je suis extrêmement préoccupé ».

Les tensions entre la Russie et les puissances occidentales ont augmenté après que les séparatistes pro-russes ont pris le contrôle d’une grande partie de l’est de l’Ukraine et que la Russie a annexé la Crimée au début de 2014. Les États-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne accusent la Russie d’envoyer des troupes et des armes pour soutenir le soulèvement séparatiste, et ont imposé des sanctions contre Moscou. La Russie elle déclare ne pas fournir d’appui militaire aux rebelles et repousse les critiques occidentales en ce qui concerne l’annexion de la Crimée, en déclarant que la population de la Crimée avait voté dans un référendum.

Mikhaïl Sergeyevich Gorbatchev, qui est largement admiré en Allemagne pour son rôle dans l’ouverture du mur de Berlin et des étapes qui ont conduit à la réunification de l’Allemagne, en 1990, a mis en garde contre toute intervention occidentale dans la crise en Ukraine. « La nouvelle Allemagne veut intervenir partout, » a-t-il dit dans l’entrevue. « En Allemagne, évidemment, il y a beaucoup de personnes qui veulent aider à créer une nouvelle division en Europe. »

 

L’Ukraine : une bombe géopolitique à retardement

AVERTISSEMENT DE GORBATCHEV

Mikhaïl Sergeyevich Gorbatchev émet un nouvel avertissement au sujet d’une guerre nucléaire à cause de l’Ukraine.

- Le 10 janvier 2015

Samedi, lors d’une entrevue dans un magazine d’actualité de l’Allemagne, l’ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a prévenu que les tensions entre la Russie et les puissances européennes à propos de la crise en Ukraine, pourraient déclarer un conflit majeur ou même une guerre nucléaire,.

« Une guerre de ce type conduirait inévitablement à un conflit nucléaire, » a déclaré le gagnant du prix Nobel de la Paix en 1990 à « Der Spiegel ».

« Si quelqu’un perd son sang-froid durant cette période surchauffée, nous n’allons pas survivre aux années à venir, » a ajouté Mikhaïl Gorbatchev, âgé de 83 ans. « Ce n’est pas quelque chose que je dis à la légère. Je suis extrêmement préoccupé ».

Les tensions entre la Russie et les puissances occidentales ont augmenté après que les séparatistes pro-russes ont pris le contrôle d’une grande partie de l’est de l’Ukraine et que la Russie a annexé la Crimée au début de 2014.

Les États-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne accusent la Russie d’envoyer des troupes et des armes pour soutenir le soulèvement séparatiste, et ont imposé des sanctions contre Moscou.

La Russie elle déclare ne pas fournir d’appui militaire aux rebelles et repousse les critiques occidentales en ce qui concerne l’annexion de la Crimée, en déclarant que la population de la Crimée avait voté dans un référendum.

Mikhaïl Sergeyevich Gorbatchev, qui est largement admiré en Allemagne pour son rôle dans l’ouverture du mur de Berlin et des étapes qui ont conduit à la réunification de l’Allemagne, en 1990, a mis en garde contre toute intervention occidentale dans la crise en Ukraine.

« La nouvelle Allemagne veut intervenir partout, » a-t-il dit dans l’entrevue. « En Allemagne, évidemment, il y a beaucoup de personnes qui veulent aider à créer une nouvelle division en Europe. »

Les remarques faites par l’ancien homme d’état, dont la politique de « perestroïka » (restructuration) a aidé à mettre fin à la guerre froide, vont appuyer spectaculairement les avertissements qu’il a déjà émis l’année dernière. En novembre, il avait déclaré qu’une nouvelle guerre froide pourrait être en route, avec des conséquences au potentiel désastreux, si les tensions ne diminuaient pas avec la crise en Ukraine.

« Le monde est au bord d’une nouvelle guerre froide. Certains disent même qu’elle a déjà commencé, » a-t-il dit dans une entrevue, en novembre.

L’impasse diplomatique sur l’Ukraine est la pire connue entre Moscou et l’Occident depuis la fin de la guerre froide ayant pris fin il y a plus de deux décennies.

Source : http://www.newsmax.com/Newsfront/gorbachev-nuclear-war-ukraine/2015/01/10/id/617762/?ns_mail_uid=64051189&ns_mail_job=1602988_01102015&s=al&dkt_nbr=5bafen27

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

***************************************************************************************************************************************************

 

L’accord de Minsk: un répit qui ne règle pas le conflit en Ukraine
L’accord de cessez-le-feu pour l’est séparatiste de l’Ukraine, signé jeudi à Minsk, ne fait qu’offrir un répit aux belligérants sans résoudre ce conflit meurtrier utilisé par la Russie pour faire pression sur le gouvernement pro-occidental de Kiev, estiment des analystes.Le texte est considéré par beaucoup comme un semblant de paix car il ne prévoit pas de mécanismes concrets pour résoudre les questions litigieuses, en particulier le contrôle de la frontière russo-ukrainienne.

Exigence clé de Kiev, le contrôle de cette frontière, par laquelle l’Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie de faire transiter armes, combattants et troupes régulières, n’est envisagée que d’ici fin 2015 après des élections locales et « un règlement politique global » de la crise.

Or, « le contrôle de la frontière, c’est la base du règlement pour l’Ukraine. Aujourd’hui, c’est une fenêtre vers la guerre, un facteur qui alimente les hostilités dans le Donbass », souligne l’analyste ukrainien Vadim Karassev.

Le statut des territoires contrôlés par les rebelles reste également flou: l’accord de Minsk stipule que le Parlement ukrainien doit le définir d’ici à 30 jours, en se basant sur la ligne de partage établie par les premiers accords de Minsk, signés en septembre.

Or les rebelles ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne céderaient pas les 500 km2 conquis depuis lors.

« Il n’est pas écrit dans les accords que nous devons rendre nos territoires. Il nous est égal de savoir comment l’Ukraine voit les choses et si elle va reconnaître un +régime spécial+ » pour ces zones, a lancé à l’AFP Andrei Pourguine, l’un des responsables de la république autoproclamée de Donetsk.

Dès lors, « nous aurons de gros problèmes pour mettre en oeuvre cet accord », a résumé l’analyste russe pro-Kremlin Evgueni Mintchenko.

« Dans la situation actuelle, la paix est impossible », a-t-il ajouté.

Equilibre très fragile

Né après 16 heures de discussions inédites entre les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, le texte « réduit la probabilité de livraisons d’armes américaines et d’autres paysoccidentaux à l’Ukraine », une option largement évoquée depuis la semaine dernière, selon la banque d’investissement allemandeBerenberg.

Il évite surtout à court terme à la Russie un durcissement des sanctions occidentales.

Moscou « cherchait à tout prix à éviter l’extension des sanctions et c’est fait », estime ainsi le politologue russe indépendant Nikolaï Petrov, de l’Ecole supérieure de l’Economie de Moscou.

« La Russie veut garder le statu quo, afin de pouvoir souffler sur les braises du conflit et l’utiliser comme un puissant levier pour faire pression sur Kiev », qui a fait de sa priorité l’adhésion à l’Union européenne et à l’Otan, poursuit M. Petrov.

« L’équilibre est très fragile et l’évolution dépend de ce qui arrivera en premier: une crise économique et politique d’envergure en Ukraine ou l’affaiblissement de la Russie dû aux sanctions », résumé l’analyste.

Nouvelle offensive au printemps?

Le document « a un caractère technique prévoyant un cessez-le-feu, un retrait des armes lourdes et l’échange de prisonniers », renchérit Volodimir Gorbatch, expert ukrainien à l’Institut de la coopération euratlantique.

« Mais le règlement politique du conflit ukraino-russe n’est pas en vue car ni la Russie, ni les rebelles n’y sont intéressés », ajoute-t-il.

Selon lui, le seul résultat positif du sommet de Minsk est « la création d’une coalition anti-Poutine » entre M. Porochenko, Mme Merkel et M. Hollande, que les télévisions montraient marcher ensemble dans le Palais de l’Indépendance de Minsk, suivis du maître du Kremlin et de ses conseillers.

Par ailleurs, pour l’expert militaire indépendant russe Pavel Felgenhauer, si « la trêve était inévitable », « le dégel rendant difficile les hostilités dans les champs », l’offensive a toutes les chances de reprendre d’ici l’été.

« L’offensive rebelle a eu des succès limités en un mois. Une poussée supplémentaire des séparatistes n’était pas possible sans une intervention importante de la Russie et l’utilisation de l’aviation », explique-t-il.

« Tout s’arrêtera d’ici la fin du printemps ou le début de l’été, puis reprendra avec plus d’ampleur. Le but de la Russie est le changement de régime à Kiev pour garder l’Ukraine dans son orbite », prédit-il.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

captcha

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>