Tel AVIV : l’ONU presque claire sur le sujet du terrorisme et du HAMAS ? Hélas…

CONSEILSECURITEUne « victoire » diplomatique d’Israël : le Conseil de sécurité condamne le terrorisme palestinien

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné jeudi en des termes forts l’attaque terroriste palestinienne de Tel-Aviv qui a fait quatre morts et cinq blessés. Une première depuis le début de l’Intifada des couteaux lancée en octobre 2015.

« Les membres du Conseil présentent leurs condoléances aux familles des victimes et au gouvernement d’Israël. Ils souhaitent un prompt rétablissement aux blessés », a déclaré l’instance onusienne dans un communiqué.

« Les membres du Conseil de sécurité réaffirment que le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations constitue l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationale, poursuit le communiqué.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité de traduire les auteurs, organisateurs, financiers et commanditaires de ces actes de terrorisme répréhensibles à la justice. Ils soulignent que les responsables de ces meurtres devraient être tenus responsables, et exhortent tous les États, conformément à leurs obligations en vertu du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, de coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard », insiste l’instance onusienne.

Le Conseil de sécurité rappelle également que tout acte de terrorisme est criminel et injustifiable, et ce quelles que soient ses motivations. Cette importante prise de position du Conseil de sécurité fait suite à la condamnation ferme de l’attentat de Tel-Aviv par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a réaffirmé qu’il n’existait aucune raison valable pour recourir au terrorisme, « ni pour glorifier ceux qui commettent ces actes odieux ». M. Ban s’est dit « choqué par le fait que les dirigeants du Hamas aient choisi de réagir favorablement à cette attaque, voire pour certains de la célébrer ». Il a appelé les dirigeants palestiniens à se « montrer à la hauteur de leur responsabilité de condamner fermement la violence et les incitations qui l’alimentent ».

TROP BEAU POUR ETRE VRAI ?

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Zeid al-Hussein, a critique vendredi l’interdiction totale pour les Palestiniens d’entrer en Israël après l’attentat à Tel Aviv mercredi. Il a déclaré que cela pouvait être considéré comme une « punition collective », et donc illégale selon le droit international. La porte-parole d’Hussein, Ravina Shamdasani, a déclaré à Genève que cette décision d’Israël « pouvait être considéré comme une punition collective interdite, et ne fera qu’augmenter le sentiment d’injustice et de frustration ressenti par les Palestiniens ». Hussein a cependant condamné l’attentat de Tel Aviv, a confirmé Shamdasani.

« Israël a l’obligation de traduire devant la justice ceux qui sont responsables (…) de crimes (…). Toutefois les mesures prises de façon plus large contre la population punissent non pas les auteurs du crime, mais des dizaines, peut-être des centaines, de milliers de Palestiniens innocents », a-t-elle ajouté. « Nous sommes profondément préoccupés par la réponse des autorités israéliennes, qui inclut des mesures qui pourraient constituer une punition collective interdite », a-t-elle dit.

Attentat de Tel Aviv : Suspension des permis palestiniens, une « punition collective » selon l’ONU

 

L’ONU, toujours prompt à lécher les babouches palestiniennes, condamne la décision du gouvernement Israélien de suspendre les permis de visite des palestiniens, suite à l’attentat de Tel Aviv. Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme parle d’une « punition collective », « potentiellement illégale selon le droit international »…

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Zeid al-Hussein, a critique vendredi l’interdiction totale pour les Palestiniens d’entrer en Israël après l’attentat à Tel Aviv mercredi. Il a déclaré que cela pouvait être considéré comme une « punition collective », et donc illégale selon le droit international.

La porte-parole d’Hussein, Ravina Shamdasani, a déclaré à Genève que cette décision d’Israël « pouvait être considéré comme une punition collective interdite, et ne fera qu’augmenter le sentiment d’injustice et de frustration ressenti par les Palestiniens ». Hussein a cependant condamné l’attentat de Tel Aviv, a confirmé Shamdasani.

« Israël a l’obligation de traduire devant la justice ceux qui sont responsables (…) de crimes (…). Toutefois les mesures prises de façon plus large contre la population punissent non pas les auteurs du crime, mais des dizaines, peut-être des centaines, de milliers de Palestiniens innocents », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes profondément préoccupés par la réponse des autorités israéliennes, qui inclut des mesures qui pourraient constituer une punition collective interdite », a-t-elle dit.

Dans un courrier électronique envoyé à l’AFP, la mission d’Israël à l’ONU a indiqué qu’elle publierait une réaction aux commentaires du Haut-Commissaire.

Quatre personnes ont été tuées et seize ont été blessées – dont 3 sérieusement – quand deux terroristes islamistes ont ouvert le feu au marché de Sarona dans le centre de Tel Aviv, mercredi soir.

Comme première réponse à l’attentat, le gouvernement a pris la décision jeudi matin de geler 83 000 permis pour les Palestiniens venant des territoires.

Cela les empêche de visiter des membres de leur famille en Israël pendant ce mois sacré de Ramadan pour l’islam. Des permis spéciaux, délivrés pour le Ramadan à des musulmans de la bande de Gaza souhaitant aller prier à Al-Aqsa, ont également été suspendus.

Pour la première fois depuis le début de la vague d’attaques en octobre, le Conseil de Sécurité de l’ONU a condamné l’attentat de Tel Aviv jeudi. Le Conseil a dénoncé « dans les termes les plus forts l’attaque terroriste à Tel Aviv, en Israël », et ses membres « ont exprimé leur plus profonde sympathie et leurs condoléances aux familles des victimes et au gouvernement d’Israël », selon un communiqué de presse publié par le bureau du représentant israélien auprès des Nations unies.

Le Conseil de sécurité a également “souligné le besoin de présenter les responsables, les organisateurs, les financiers et les soutiens de ces actes de terrorisme devant la justice », ajoute le communiqué.

Cette condamnation vient après une lettre de l’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon, envoyée au Conseil et leur demandant de dénoncer le carnage.

Depuis octobre 2015, 33 Israéliens et quatre étrangers ont été tués, et des centaines blessés, dans une recrudescence d’attaques, bien que la violence avait considérablement diminué ces derniers temps.

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