Réactions moyen-orientales au dernier Charlie Hebdo : “Je suis Kouachi”

Proche et Moyen-Orient qui s’insurge contre le dernier Charlie Hebdo ?

La justice interdit la Une de Charlie Hebdo sur internet. Rappel – Le premier ministre Turc Davutoğlu est venu manifester dimanche dernier à Paris

Au lendemain de la participation du Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, au rassemblement qui a eu lieu dimanche à Paris pour rendre hommage aux 17 victimes d’extrémistes islamistes, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a adopté un ton beaucoup moins consensuel, voire conflictuel. « La duplicité occidentale est évidente ».  « En tant que musulmans, nous n’avons jamais pris le parti de la terreur ou des massacres  : le racisme, les discours de haine, l’islamophobie sont derrière ces tueries »

« Les coupables sont clairs : les citoyens français ont commis ce massacre et les musulmans sont blâmés pour cela »

Melih Gokcek, le maire d’Ankara affilié au parti au pouvoir AK, a ainsi assuré lundi que « le Mossad (les services de renseignement israéliens, ndlr) est certainement derrière ces incidents ». Il a également lié les attentats survenus en France à la reconnaissance de l’Etat palestinien. Ali Sahin, membre du Parlement turc et porte-parole du parti AK, la semaine dernière, a pour sa part indiqué qu’il soupçonnait que ces massacres aient été commis dans le but de « blâmer les musulmans et l’islam ». source

Le site du journal turc T24 brave l’interdiction et met en ligne le nouveau numéro de Charlie HebdoProche et Moyen-Orient qui s’insurge contre le dernier Charlie Hebdo ?

La justice turque a interdit mercredi la diffusion sur internet d’une caricature du prophète Mahomet publiée par le journal satirique français Charlie Hebdo qui suscite la colère des pays musulmans, bravée par un journal d’opposition turc et un site internet. Quelques heures après la sortie dans les kiosques de l’hebdomadaire décimé le 7 janvier par un attentat jihadiste, un tribunal de Diyarbakir (sud-est) a ordonné le blocage en Turquie de toutes les pages web qui reproduisent sa « une », largement jugée outrageante dans le monde islamique. Sur ce dessin de Luz, un Mahomet la larme à l’œil tient une pancarte « Je suis Charlie », le slogan des millions des manifestants qui ont défilé en France et à l’étranger pour condamner les attaques jihadistes qui ont fait 17 morts en trois jours à Paris.

« La liberté d’expression n’autorise personne à dire tout ce qu’il veut », a argumenté le tribunal turc, « les mots, écrits, dessins et publications qui dénigrent les valeurs religieuses et le prophète constituent une insulte pour les croyants ».

Comme lors des précédentes publications de caricatures du prophète, autorités politiques et religieuses ont sévèrement dénoncé la nouvelle « provocation » de Charlie Hebdo. L’Union mondiale des oulémas musulmans a estimé qu’il n’était « ni raisonnable, ni logique, ni sage » de publier de nouveaux dessins « offensant le prophète ou attaquant l’islam ». « C’est un acte extrêmement stupide », a renchéri la radio du groupe Etat islamique (EI), qui contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie.

Pourtant, le site du quotidien turc T24 a pris le risque aujourd’hui de mettre en ligne le nouveau numéro de Charlie Hebdo, dont la couverture représente une caricature du prophete Mahomet.

Le mufti de Jérusalem a dénoncé une « insulte ». Et le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif appelé au « respect » mutuel des convictions religieuses.

Aux Philippines, environ 1.500 personnes ont manifesté contre Charlie Hebdo à Marawi, une des villes à majorité musulmane de l’archipe.

Adversaire déterminé du régime islamo-conservateur du président turc Recep Tayyip Erdogan, Cumhuriyet a été le seul quotidien d’un pays musulman à oser publier dans son édition papier de mercredi la caricature polémique de Charlie Hebdo. Sa direction a longtemps hésité avant de défier l’interdit. Le journal devait initialement publier l’intégralité du nouveau numéro mais s’est finalement contenté, après un vif débat interne, d’un encart de quatre pages.

« Provocation »  « Dans ces pages, il n’y a pas de contenus susceptibles d’offenser quelque croyance que ce soit », a souligné à l’AFP le rédacteur en chef du quotidien, Utku Cakirözer. « Nous avons agi de manière très précautionneuse, par exemple en ne publiant pas la couverture de Charlie Hebdo » en « une » du journal, a-t-il ajouté.

L’éditorialiste du quotidien, Hikmet Cetinkaya, a accompagné la caricature de quelques mots: « le terrorisme est un crime contre l’Humanité, quelle que soit son origine. C’est pour cela qu’il (le prophète) tient dans sa main une pancarte +je suis Charlie+ ».

Fondé en 1924 par un proche du fondateur de la Turquie moderne et laïque, Mustafa Kemal Atatürk, Cumhuriyet (« La République » en turc) a fait l’objet ces dernières années de nombreux procès et a été la cible d’attentats qui ont coûté la vie à plusieurs de ses journalistes. D’autres ont été emprisonnés. La police turque a fait une descente dans la nuit à l’imprimerie du journal à Istanbul pour examiner son contenu avant de donner son feu vert à sa distribution. Des forces de l’ordre ont également été déployées autour du siège de Cumhuriyet à Istanbul et de sa rédaction à Ankara pour parer à tout incident. S’ils ont unanimement condamné les attentats commis à Paris, les dirigeants turcs ont en même temps dénoncé la montée de l’islamophobie, notamment en Europe.

Le vice-Premier ministre Yalcin Akdogan a ainsi dénoncé mercredi sur Twitter une nouvelle « provocation » de « ceux qui méprisent les valeurs sacrées des musulmans en publiant des dessins représentant soit-disant notre prophète ». En 2013, un de ses collègues avait déjà qualifié Charlie Hebdo de « torchon ».

En guise de soutien à Charlie Hebdo, les trois principaux journaux satiriques turcs ont publié cette semaine la même couverture noire barrée du slogan « Je suis Charlie ». Quelques sites internet turcs ont eux aussi publié la caricature du prophète. Ils étaient toujours accessibles en fin d’après-midi malgré la décision du tribunal de Diyarbakir. La Turquie est régulièrement placée aux derniers rangs mondiaux dans les classements sur le respect de la liberté d’expression publiés par les ONG de défense de la presse.

Erdogan soupçonnant que ce sont les israéliens qui sont derrière ces attaques ont fait réagir Lieberman qui dénonce les attaques anti-israéliennes du Président turc. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman a dénoncé mercredi à Jérusalem les attaques « au vitriol » contre Israël du Président turc Recep Tayyip Erdogan. Selon lui, ces attaques sont l’une des causes de la montée de l’antisémitisme en Europe. « Le silence des agneaux de l’Europe cultivée, l’Europe politiquement correcte envers un voisin et incitateur antisémite comme Erdogan et ses amis nous ramène à la réalité des années 30″, a t-il déclaré, dénonçant, au passage la passivité de l’Europe. ML source

Liban

Si un journal libanais publie une caricature du prophète, il sera déféré devant la justice

Alors que la presse internationale est divisée sur le fait de publier ou non des caricatures du prophète, le débat est tranché au Liban : aucun média n’a publié, en gros plan du moins, la une de l’édition du jour de Charlie Hebdo. Le magazine lui-même n’est pas disponible au Liban. Pour son premier numéro depuis l’attaque meurtrière perpétrée mercredi dernier contre la rédaction, le magazine satirique a publié en une une caricature du prophète, sur fond vert, couleur de l’islam. Mahomet, la larme à l’œil, porte une panneau sur lequel est écrit « Je suis Charlie », son visage étant surmonté du message « Tout est pardonné ».

Si un organe de presse libanais avait publié cette une, cela « n’aurait pas échappé » à la censure, affirme une source haut placée au sein du bureau censure de la Sûreté générale (SG). « Toute atteinte à la religion et à sa dignité est censurée », affirme-t-elle à L’Orient-Le Jour. (Dans le décret-loi n° 2 873, promulgué le 16/12/1959 et notamment son article 9 relatif à la direction de surveillance des imprimés, il est indiqué que la censure agit notamment sur base du respect des sentiments et des sensibilités des citoyens, et pour éviter d’attiser les dissensions racistes et religieuses et que des indications d’application ont été adoptées pour organiser la censure et apporter des éclaircissements aux principes mentionnés dans les lois en vigueur notamment en ce qui concerne ce qui nuit aux religions et appelle à l’adoration de Satan)

Que serait-il arrivé si un organe de presse libanais avait décidé de publier la une de Charlie Hebdo sur laquelle figure une caricature du prophète ? « L’organe en question aurait immédiatement été déféré devant le tribunal des imprimés afin d’analyser le dossier », précise la source qui souligne que des sanctions pouvant aller jusqu’à la « fermeture » de l’organe peuvent être envisagées. « La décision finale revient au ministre de l’Intérieur », précise néanmoins la source.

Pour Ayman Mehanna, directeur de l’ONG SKeyes pour la liberté de la presse, tout est question d’interprétation. « La loi sur les imprimés interdit la publication de ce qui incite à la discorde confessionnelle et porte atteinte à la religion ou au culte. Le code pénal interdit également tout ce qui porte atteinte à l’entité divine, explique-t-il. A partir de là, tout est ouvert à interprétation ».

« Des peines de trois à six ans de prison ». Pierre el-Khoury, avocat au barreau de Beyrouth, rappelle lui que la liberté d’expression et de la presse est inscrite dans la Constitution libanaise (Art. 13 « La liberté d’exprimer sa pensée par la parole ou par la plume, la liberté de la presse, la liberté de réunions et la liberté d’association sont garanties dans les limites fixées par la loi »). En matière juridique, les organes de presse écrite tombent sous le coup de la loi sur les imprimés, qui date du 14 septembre 1962, à laquelle sont venus s’ajouter certains textes de lois, dont le décret-loi 104 du 30 juin 1977 sur les imprimés qui énumère les « interdictions de publier ».

Dans l’affaire des caricatures, en cas de publication d’un dessin représentant le prophète, certains pourraient invoquer une atteinte aux bonnes mœurs, une diffamation, une atteinte à l’ordre public, précise Me Khoury. La diffamation, la calomnie et l’injure sont listés dans l’article 20, chapitre 5 de la partie 1 de la loi sur les imprimés, avec des peines prévues de 3 mois à un an de prison. Dans l’article 75 du chapitre 2 de la partie 3, il est écrit que les marchands de journaux n’ont pas le droit de proposer un contenu contraire aux bonnes mœurs ou portant atteinte au sentiment national ou religieux ou à l’union nationale.

Dans le décret-loi 104, il est stipulé que l’injure et la diffamation sont considérées comme particulièrement graves si elles ont pour objet les ministres, les membres du Parlement, les fonctionnaires et les groupes de personnes en raison de leur origine, de leur appartenance à une ethnie, race ou religion. Le décret-loi 104 prévoit également une peine de détention préventive dans les cas concernant l’atteinte à la dignité du président de la République par la diffamation, l’injure ou l’outrage ou tout ce qui peut constituer un outrage envers les religions et troubler la paix publique ou susciter des dissensions confessionnelle. (source : rapport sur la censure au Liban établi en mars 2003 par l’ONG Nouveaux droits de l’homme au Liban, qui a un statut consultatif auprès des Nations Unies)

L’affaire de la publication peut également tomber sous le coup de l’article 473 du code pénal libanais qui réprime le blasphème public du nom de Dieu, et l’article 474 qui punit l’outrage public à l’un des cultes célébrés en public ou l’incitation au mépris de ces derniers. Ces articles ont été invoqués à plusieurs reprises dans le cadre de plaintes contre le virtuose libanais du oud, Marcel Khalifé. Ce dernier a été poursuivi en 1996, 1999 et 2003, pour sa chanson Je suis Joseph, Oh Père, écrite par le poète palestinien Mahmoud Darwiche, rappelle M. el-Khoury. M. Khalifé était accusé d’insulter les valeurs religieuses en incluant deux lignes de versets d’un chapitre du Coran. Le procureur reprochait à l’artiste d’ »insulter les valeurs religieuses en utilisant un verset du Saint Coran sur Joseph dans une chanson ». Le chanteur et compositeur risquait entre trois et six ans de prison pour insulte publique de la religion (article 474 du Code pénal libanais) et un mois à un an de prison pour blasphème (article 473 du Code pénal). Ghada Abou Karroum, la juge chargé du procès, avait rejeté la demande du procureur, et déclaré le chanteur innocent.

En rupture de stock à travers la France quelques heures seulement après avoir été massivement distribué dans les points de vente, le premier numéro post-attentat de Charlie Hebdo n’est pas disponible au Liban, a confirmé à L’Orient-Le Jour un responsable au sein de la société Messageries du Moyen-Orient de la Presse et du Livre (MMO), qui importe notamment des titres de la presse étrangère. « Nous n’avons pas le titre dans nos commandes. Nous avons contacté l’éditeur de l’hebdomadaire, mais celui-ci n’avait aucun numéro prévu à l’export à destination de Beyrouth », indique la source au sein des MMO. Les Messageries n’ont d’ailleurs jamais importé de « Charlie Hebdo » à destination du marché libanais, et ce en raison du « faible rendement » du journal avant l’attentat, ajoute la source. Propos confirmés par la source au sein de la Sûreté générale, qui affirme n’avoir jamais enregistré d’entrée de numéros de Charlie Hebdo au Liban.

 Jordanie

Rappel – Abdallah, roi de Jordanie et sa femme Rania ont participé à la manifestation mais Charlie Hebdo doit s’excuser, selon l’opposition islamiste en Jordanie

Le principal parti de l’opposition islamiste en Jordanie (frères musulmans) a appelé mercredi le journal satirique français Charlie Hebdo à présenter des « excuses aux musulmans » pour avoir publié de nouvelles caricatures du prophète Mahomet. « Nous condamnons et dénonçons la poursuite par ce journal des atteintes à l’encontre de la personne du prophète Mahomet (…) et nous exigeons qu’il présente des excuses pour cette atteinte délibérée », affirme le Front de l’Action islamique (FAI), vitrine politique des Frères musulmans en Jordanie, dans un communiqué. « L’atteinte à la personne du prophète (…) est une atteinte à tous les musulmans à travers le monde », affirme le FAI, qui « dénonce » aussi « toute action meurtrière ou violente d’où qu’elle vienne ». Le FAI a réagi à la publication mercredi à plusieurs millions d’exemplaires du premier numéro de Charlie Hebdo, avec à la Une une caricature de Mahomet, après l’attaque meurtrière ayant décimé sa rédaction il y a une semaine.source

 Arabes d’Israël

On rappelle que le mufti de Jérusalem est affilié à l’Autorité palestinienne d’Abbas qui lui aussi a participé à la marche. Caricatures Charlie Hebdo: le mufti de Jérusalem dénonce une « insulte » aux musulmans

Le mufti de Jérusalem, plus haute autorité religieuse de l’AP, a dénoncé mercredi comme une « insulte » aux musulmans la Une du journal français Charlie Hebdo caricaturant le prophète Mahomet, tout en rejetant le recours à la violence.

« Cette insulte a blessé les sentiments de près de deux milliards de musulmans dans le monde », a dit le grand mufti Mohammad Hussein dans un communiqué. « Ces dessins et autres insultes nuisent aux relations entre les adeptes des religions » du Livre, l’islam, le judaïsme et le christianisme, a-t-il dit en notant la vaste diffusion, y compris internationale, de ce nouveau numéro. Mais « je condamne les attaques contre les innocents et le terrorisme sous toutes ses formes. L’islam proscrit l’usage de la violence contre des innocents, qu’ils soient musulmans ou pas », a-t-il ajouté. Le grand mufti a autorité sur les lieux « saints musulmans » de Jérusalem, à commencer par « l’esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa » (c’est dire sur le Mont du Temple) .

Ramallah

Mazin Qumsiyeh, un activiste conspirationniste connu pour ses prises de position antisémites, a publié le 9 janvier sur le siteCounterPunch un texte dans lequel il suggère que les attentats pourraient avoir été perpétrées par un service de renseignements étatique : « que ce soit une opération sous fausse bannière ou celle de voyous terroristes qui ne seront pas laissés vivants pour être interrogés, les Sionistes extrairont de cette histoire tout ce qu’ils peuvent grâce à leur (très grande) capacité médiatique » écrit-il.

 Egypte

Al-Azhar appelle les musulmans à « ignorer » le nouveau Charlie Hebdo. Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institution de l’islam sunnite basée en Egypte, a appelé mercredi les musulmans à « ignorer » les nouveaux dessins représentant le prophète Mahomet dans le journal satirique français Charlie Hebdo.

Une semaine après l’attaque jihadiste qui a décimé sa rédaction, Charlie Hebdo était mercredi dans les kiosques avec le prophète Mahomet en Une, la larme à l’oeil et tenant la pancarte « Je suis Charlie ». Ce numéro historique était déjà épuisé mercredi matin. « Al-Azhar appelle tous les musulmans à ignorer cette frivolité haineuse, » a affirmé l’institution dans un communiqué. « La stature du prophète de la miséricorde est plus grande et plus noble que d’être entachée par des dessins qui ne respectent aucune morale ou norme de civilisation », a ajouté Al-Azhar.
Mardi soir, le centre de recherches islamiques d’Al-Azhar avait estimé que la publication de ces dessins « insultants à l’égard du prophète » allait « attiser la haine ».source

 Iran

L’Iran condamne la couverture « insultante » du magazine Charlie Hebdo. L’Iran a condamné le « geste insultant » du magazine français Charlie Hebdo qui publie mercredi en couverture un dessin représentant le prophète Mahomet, estimant que ce dessin « porte atteinte aux sentiments des musulmans ».

« Nous condamnons le terrorisme partout dans le monde (…) mais dans le même temps nous condamnons ce geste insultant de l’hebdomadaire », a affirmé la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham, réagissant à la publication du premier numéro du magazine satirique depuis l’attaque qui a fait 12 morts. Le dessin « porte atteinte aux sentiments des musulmans » et « il peut relancer un cercle vicieux de terrorisme », a-t-elle ajouté.source

 Irak, Barbares de l’Etat islamique

L’EI juge « extrêmement stupide » la publication de nouvelles caricatures de Mohammad. La radio de l’organisation Etat islamique (EI) a jugé mercredi « extrêmement stupide » la publication de nouvelles caricatures de Mohammadpar le journal satirique Charlie Hebdo. « Chartie Hebdo a de nouveau publié des caricatures portant atteinte au prophète et cela est un acte extrêmement stupide », a dit la radio al Bayane de l’EI, qui contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie.source

 Union mondiale des oulémas musulmans

 « il n’est pas sage » de récidiver, estime l’Union mondiale des oulémas musulmans

L’Union mondiale des oulémas musulmans, dirigée par le prédicateur Youssef al-Qaradaoui (chef des frères musulmans), a estimé qu’il n’était « pas sage » de publier de nouveaux dessins du prophète Mohammad, comme le font mercredi de nombreux journaux dans le monde, par solidarité avec Charlie Hebdo. « Il n’est ni raisonnable ni logique, ni sage de publier les dessins et les films offensant le prophète ou attaquant l’islam », écrit dans un long communiqué cet organisme, basé au Qatar et présidé par le prédicateur qatari d’origine égyptienne, Youssef al-Qaradaoui, considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans. « Si on est d’accord que (les auteurs d’attentats) sont une minorité qui ne représente ni l’islam ni les musulmans, alors comment peut-on y répondre par des actes qui ne sont pas dirigés contre eux, mais contre le prophète vénéré par un milliard et demi de musulmans? », s’interroge l’organisme dans son texte publié tard mardi.

Selon l’Union mondiale des oulémas, publier de tels dessins ne fera que « donner de la crédibilité à la thèse (des auteurs des attentats) selon laquelle l’Occident est contre l’islam ». Ces publications ne feront qu’ »attiser les haines, l’extrémisme et les tensions », poursuit l’organisme. Les rescapés de Charlie Hebdo ont sorti mercredi leur premier numéro post-attentat croquant en Une Mahomet la larme à l’œil. Une semaine après l’attaque contre son siège mercredi dernier (12 morts), le journal satirique français a annoncé un tirage de trois millions d’exemplaires (contre 60 000 habituellement), dont des versions en langues étrangères (anglais, turc, espagnol…). De l’Europe à l’Australie, de nombreux journaux ont reproduit sans attendre cette Une d’un numéro exceptionnel.

Rédaction Israël-flash 

 

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