POUTINE en ISRAËL : opération séduction pour un changement géopolitique fondamental

Poutine Perez

Photo : Poutine Perez au mémorial de l’armée ROUGE.

Vladimir Poutine a effectué lundi et mardi sa première visite en Israël depuis sa réélection à la Présidence de la fédération de Russie. Il est arrivé à la tête d’une large délégation – 300 personnes, des ministres, chefs d’entreprises et de nombreux milliardaires à bord de quatre avions -, qui donne la mesure de l’importance du déplacement officiel.

Poutine a inauguré à Netanya un monument à la gloire de l’armée rouge et de sa lutte contre les nazis durant la seconde guerre mondiale, l’occasion de rappeler que c’est l’armée rouge qui a libéré Auschwitz, et qu’un demi-million de juifs y étaient enrôlés. Une façon aussi de prendre en compte le million de russes installés en Israël, dont le Président russe dit qu’il les considère toujours comme des russes.

Benjamin Netanyahou annonce une excellente relation avec Poutine; celle-ci contraste avec la relation embarrassée que les deux hommes entretiennent avec Barack Obama.  Le visite du Président russe veut aussi démontrer à Israël (mais aussi aux palestiniens et à la Jordanie que Poutine va visiter) qu’il y a une alternative au « tout USA » et que d’autres partenariats sont aussi possibles. D’autant que le Président américain, à quelques mois du terme de son Premier mandat, ne s’est toujours pas rendu un Israël.

Le président russe a noté que l’ancienne Union soviétique a appuyé la création de l’Etat de d’Israël, ajoutant que ses entretiens avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été constructifs en appuyant sur la nécessité de renforcer les liens stratégiques entre les deux pays. « Ma visite ici a renforcé l’hypothèse que nous avons des relations amicales, et ce ne sont pas seulement que des relations amicales, » a déclaré M. Poutine. « C’est une base solide pour la construction d’un dialogue et d’un partenariat…Nous envisageons d’ouvrir l’automne prochain un musée de la Tolérance à Moscou. Il sera principalement consacré à la Shoah. Je vous invite chaleureusement à sa cérémonie d’ouverture ».

Sur la question syrienne, les Israéliens auraient suggéré au président russe, d’après le Haaretz, de mettre la Syrie sous la tutelle de la Ligue arabe et des Nations Unies, en vue de destituer le président syrien et de le remplacer. Mais Poutine estime qu’il n’est pas sûr qu’un régime différent soit meilleur et met en garde contre toute ingérence dans ce pays. Dans ce dossier, Poutine signale qu’il insiste pour un passage à la démocratie avec des méthodes civilisées. Le Hezbollah et Al-Qaida ont eu leur part dans les requêtes israéliennes auprès du dirigeant russe : Peres lui a demandé de veiller à ce que les armements aux mains de l’armée syrienne ne passent pas entre ses mains.

Le président russe est aussi aller se receuillir au Kotel – Mur Occidental à Jérusalem. Il a été acceuilli par les autorités arabes du site du Mont du Temple avec un avertissement sévère à Poutine : « Vous avez souillé les lieux saints…Nous disons à M. Poutine et ses semblables, que le Mur des Lamentations est purement islamique, et fait partie intégrante de la mosquée Al-Aqsa, et les non-musulmans n’ont pas le droit d’accès au mur ou à la mosquée Al Aqsa. »

Ce changement de posture n’est pas anecdotique, ni anodin. Il est fondamental. ISRAËL met une énorme pression sur les USA d’OBAMA, sur la Turquie d’ERDOGAN et sur l’OTAN !

 

Vladimir Poutine en Israël – Déclarations – Photos

juin 25th, 2012 Aschkel

Avigdor et PoutineUne journée bien chargée hier pour Vladimir Poutine, voici l’essentiel de ce qui s’est passé dans la journée et ses déclarations et celles de ses hôtes…

Arrivée de Poutine en Israël accueilli par Perez

Israël – Vladimir Poutine vient proposer une alternative aux Etats Unis

par Gerard Fredj
Vladimir Poutine effectue lundi et mardi sa première visite en Israël depuis son élection – ou réélection – à la Présidence de la fédération de Russie.

Mais Putin s’est déja rendu dans l’état hébreu lors de son premier mandat.Arrivée de Poutine en Israël accueilli par  Perez

Il est aréivé à la tête d’une large délégation – 300 personnes, des ministres et chefs d’entreprises à bord de quatre avions -, qui donne la mesure de l’importance du déplacement officiel.

Il s’agit, selon les mots du Président russe « d’une visite de travail », à l’invitation du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Côté officiel, Poutine inaugure à Netanya un monument à la gloire de l’armée rouge et de sa lutte contre les nazis durant la seconde guerre mondiale, l’occasion de rappeler que c’est l’armée rouge qui a libéré Auschwitz, et qu’un demi-million de juifs y étaient enrôlés.

Une façon aussi de prendre en compte le million de russes installés en Israël, dont le Président russe dit qu’il les considère toujours comme des russes.

Il s’agit pour Poutine d’autre chose que d’une visite de courtoisie : renforcer son influence dans la région alors que son principal allié syrien est au bord de l’explosion, et son implication future dans un processus israélo-palestinien, quel qu’il soit.

Pour Israël, la visite permet de présenter sa vision de l’évolution de la région et du conflit avec les palestiniens, à un interlocuteur qui sera solidement installé au pouvoir pour les prochaines années.
Mais Poutine veut plus : un geste d’Israël.

Pragmatique, le Président russe n’est pas venu chercher un geste politique, mais un geste économique : une participation dans l’exploitation des gigantesques gisements de gaz trouvés par Israël – la Russie est aujourd’hui le principal producteur mondial de gaz, et le plus important fournisseur de l’Europe.

Israël deviendra, si tout se passe comme prévu, un « géant » de la production mondiale de gaz, progressivement de 2013 à 2020. Et Moscou veut conserver ces marchés alors que se profile une alliance énergétique entre Chypre et Israël pour exporter le gaz des deux pays vers l’Europe et l’Asie.

Israël n’est pas désintéressé: le pays a besoin de trouver des investisseurs pour l’exploitation de ces gisements et Gazprom, le conglomérat russe du gaz, en a les moyens.
Avec une réserve : Israël ne veut pas voir sa production « contrainte » par les intérêts russes, alors que l’économie de ce pays est lourdement dépendante de ses exportations de pétrole et de gaz – et que les ressources du pays ont été sensiblement affectées par la baisse des cours du baril.

En échange de ces avantages économiques, Israël attend des pressions plus fermes sur l’Iran et son programme nucléaire, et une retenue de la Russie dans ses livraisons d’armes à Téhéran – notamment les missiles russes qui pourraient contrarier une intervention militaire israélienne.
Un autre sujet certainement abordé – la situation en Syrie : avec la chute probable de Bashar Al Assad, la Russie – qui avec l’Iran reste un des derniers soutiens indéfectibles du régime – Poutine perdra son seul allié dans la région.

Benjamin Netanyahou annonce une excellente relation avec Poutine; celle-ci contraste avec la relation embarrassée que les deux hommes entretiennent avec Barack Obama.

Le visite du Président russe veut aussi démontrer à Israël (mais aussi aux palestiniens et à la Jordanie que Poutine va visiter) qu’il y a une alternative au « tout USA » et que d’autres partenariats sont aussi possibles.

D’autant que le Président américain, à quelques mois du terme de son Premier mandat, ne s’est toujours pas rendu un Israël.
Poutine devrait également participer dans les territoires palestiniens à l’inauguration du centre culturel et scientifique russe à Bethléem, où il assistera également à l’ouverture d’un centre pour les pèlerins russes.israel-infos

Poutine au KotelPoutine au Kotel

Poutine et Netanyahu Photo Marc Israel SellemPoutine et Netanyahu Photo Marc Israel Sellem

Poutine: Ne vous précipitez pas à frapper l’Iran

Poutine met en garde Israël contre une action militaire précipitée en Iran, «regardez ce qui est arrivé aux Américains en Irak et en Afghanistan »

Attila Somfalvi

Le président Vladimir Poutine a exprimé des réserves quant à la perspective d’une attaque militaire en Iran, demandant à Israël lundi d’apprendre de l’expérience négative des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak.

« Regardez ce qui est arrivé aux Américains en Afghanistan et en Irak. J’ai dit à Obama la même chose, » « Il n’est pas nécessaire de faire les choses trop vite; on ne doit pas agir sans penser d’abord. »

« L’Irak a un régime pro-iranien, après tout ce qui s’est passé là-bas. Les choses doivent être pensées à l’avance avant de faire quelque chose qu’on regrettera plus tard», a-t-il dit. « Il ne faut pas agir prématurément. »

«La Russie veut la paix pour Israël»

Plus tôt dans la soirée, M. Poutine a déclaré que son pays «a un intérêt national afin de garantir la paix et la tranquillité pour Israël. »

Le président russe a noté que l’ancienne Union soviétique a appuyé la création de l’Etat de d’Israël, ajoutant que ses entretiens avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont été constructifs en appuyant sur la nécessité de renforcer les liens stratégiques entre les deux pays.

S’exprimant lors d’un dîner d’Etat organisé par son homologue russe, M. Peres a exprimé l’espoir que Poutine pourra contribuer à la réalisation de la paix dans la région, et a pris note de son « attitude chaleureuse» à l’égard de l’Etat juif.

Peres a ajouté que « le peuple iranien n’est pas notre ennemi. Israël ne menace pas son existence. Le régime actuel de l’Iran s’identifie lui comme un ennemi d’Israël et est une menace pour son existence. »

Israël et la Russie conviennent que les armes nucléaires iraniennes constitueraient un grave danger pour l’Etat juif et pour le monde entier, a déclaré le Premier ministre Netanyahu lundi après sa rencontre avec Poutine.

Le président russe a déclaré que les deux dirigeants « ont parlé en détail de la question Syrienne et du programme nucléaire iranien. »

«Je tiens à souligner à nouveau que les négociations ont été détaillées et très efficaces », at-il dit. «Je suis convaincu que la coopération entre la Russie et Israël se développeront à l’avenir, et cette question répond certainement aux exigences et aux intérêts des deux Etats, dans la région et dans le monde au sens large. »

S’adressant aux médias après sa rencontre avec le Premier ministre Netanyahu, Poutine a remercié les dirigeants israéliens de l’avoir invité

« Ma visite ici a renforcé l’hypothèse que nous avons des relations amicales, et ce ne sont pas seulement que des relations amicales, » a déclaré M. Poutine. « C’est une base solide pour la construction d’un dialogue et d’un partenariat. »

Plus tôt lundi, le Président Peres a salué Poutine lors d’une cérémonie d’inauguration d’un mémorial de la victoire de l’Armée rouge sur l’Allemagne nazie à Netanya. Peres a dit qu’il est certain que la Russie, qui a combattu le fascisme, ne tolérera pas des menaces similaires, « pas une menace iranienne et pas non plus d’effusion de sang en Syrie. »

Lors de la conférence de presse de lundi, M. Netanyahu a également abordé les réalités régionales, se référant à la victoire des islamistes aux élections présidentielles égyptiennes.

Le Premier ministre a déclaré qu ‘«Israël apprécie le processus démocratique en Egypte » et respecte les résultats des élections égyptiennes.

«Nous sommes impatients de collaborer avec la nouvelle administration sur la base de l’accord de paix qui existe entre nous », a indiqué M. Netanyahu. «Je crois que la paix est importante pour Israël. Je crois que la paix est importante pour l’Egypte. »

Pendant ce temps, Poutine sur le conflit israélo-palestinien, affirme que «dans le contexte des événements au Moyen-Orient, il est important de résoudre les conflits de longue date. »

Nétanyahu – « Vous irez demain rencontrer M.Abbas à Bethléhem, voici mon message, la paix est compliqué mais aussi très simple, simplement commencer à parler »

Abbas avant la rencontre avec Poutine « Netanyahu est coupable (responsable de l’échec) »

אבו מאזן לפני המפגש עם פוטין: « נתניהו אשם »

«Nous exhortons toutes les parties à reprendre les négociations, ce qui est la seule façon de résoudre le problème, » dit Poutine

Adapté par Aschkel pour israel-flash source en Hébreu

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Le point de vue de Raphaël Ahren sur timesofisrael

Peu importe l’appel d’Israël au sujet de l’Iran, il y a peu de chance pour que la Russie change d’avis.

- Conseillera-t-il au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, de ne pas attaquer l’Iran, ou coordonnera-t-il avec Jérusalem, une possible frappe préventive ?

- Va-t-il justifier son soutien continu en faveur du régime syrien, qui continue de tuer son propre peuple ?

La menace iranienne et les massacres en cours en Syrie seront certainement abordés, les responsables israéliens l’ont confirmé avant l’heure d’arrivée de Vladimir Poutine. Tandis que Netanyahu, le président Shimon Peres et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman peuvent avoir énormément de choses à dire au cours de leurs réunions avec le nouveau président russe, les analystes israéliens pensent que les politiques de Moscou sont peu susceptibles d’être influencées.

« Je n’ai aucune idée de ce que sont les motifs de la visite de Poutine, mais je suis convaincu que les Israéliens ne font pas partie de l’un d’eux », a déclaré le directeur du Centre d’études iraniennes à l’Université de Tel-Aviv, Meir Litvak. « Je doute fort [que] Poutine soit convaincu par les arguments israéliens sur l’une de ces deux questions. Il est naïf de croire que Netanyahu réussira là où [le président américain Barack ] Obama et une foule d’hommes d’Etat européens ont échoué ».

Les Israéliens ont pendant des années demandé et supplié la Russie – un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et donc directement impliqué dans les pourparlers nucléaires avec l’Iran – d’arrêter ou réduire son soutien en faveur de la République islamique, mais ces appels sont tombés dans l’oreille d’un sourd. A dit Litvak. Une visite amicale à Israël, durant moins de 24 heures, n’y changera rien, a-t-il ajouté. « Les intérêts russes aux soutiens de l’Iran et la Syrie sont d’ordre stratégique, financier, commercial, diplomatique et personnel. Ils ne les sacrifieront pas uniquement parce qu’Israël a de fervents et convaincants arguments»

Le chef du département de la Russie au sein du Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, Yacov Livne, a déclaré qu’Israël allait réitérer ses positions clés sur le dossier nucléaire iranien (Téhéran ne doit pas être autorisé à enrichir de l’uranium) et les massacres en cours en Syrie (le meurtre de « civils innocents » doit cesser). Mais il hésitait à dire s’il estimait que les paroles de Netanyahu, Peres et Liberman, orienteraient vers un changement la politique étrangère de Moscou.

« Nous devons attendre et voir. Il est d’une importance capitale à nos yeux de s’assurer que l’Iran ne met pas la main sur les armes nucléaires. Nous n’en faisons aucun secret ». A déclaré Livne.

Aucune puissance responsable ne veut voir Téhéran capable de créer un programme d’armes nucléaires, a ajouté Livne. « Nous avons un objectif commun et nous devons maintenant voir comment coopérer. Nos collègues russes ont leur propre point de vue sur cette question, tout comme Israël a son propre point de vue. Nous sommes le seul pays directement menacé par l’Iran, alors on peut comprendre qu’Israël ait une attitude différente. Mais au bout du compte nous poursuivons le même objectif ».

Brenda Shaffer, un expert à l’Université de Haïfa sur l’énergie et la politique dans la région Caspienne, pense que Moscou est satisfait du statu quo dans les attitudes de l’Occident vis-à-vis de l’Iran.

« Le meilleur scénario pour les Russes est en fait une situation dans laquelle l’Iran est en conflit perpétuel avec l’Occident. Ils ne veulent pas la guerre absolue, ils veulent garder l’Iran sous leur coupe », a-t-elle dit. Mais comme la frontière iranienne ne se trouve pas loin du territoire russe, ils interagissent dans le Caucase et l’Asie Centrale, une véritable guerre ou un Iran possédant des armes nucléaires sont également contre les intérêts de sécurité nationale russes. De plus, une situation d’après-guerre ouvrirait la porte aux compagnies américaines et européennes, comme cela a été le cas en Irak, a-t-elle déclaré. « Aucune guerre et aucune paix, c’est le statut que les Russes voudraient maintenir ».

L’Iran possède la deuxième plus grande réserve de gaz naturel au monde devancé seulement par la Russie elle-même, dit-elle, ajoutant que le régime du président Mahmoud Ahmadinejad est également le seul pays dans la région avec assez de gaz pour fournir une véritable concurrence pour les marchés en Europe. Donc, il est dans l’intérêt de Moscou de maintenir les sanctions mises en œuvre par l’Occident sur la République islamique, dans le but de la tenir à l’écart des marchés européens, a-t-elle déclaré.

« Depuis 20 ans, les Russes menacent de vendre le S-300 [système de missile] à l’Iran et à chaque fois Israël fait des concessions pour l’éviter », a ajouté Shaffer. « Mais je pense que Moscou joue un jeu diplomatique très habile avec la menace de vendre le S-300. Ils n’ont pas l’intention de le vendre à Téhéran si tenté depuis dans la bataille, ils ne fourniront pas le système de défense aérienne à l’Iran et donc Moscou ne sera pas en mesure de vendre ce système à d’autres clients ».

Selon une anecdote l’ancien premier ministre espagnol a dit lors d’une récente visite à Jérusalem, que Poutine prétend croire qu’Israël frappera l’Iran dès que le régime se rapprochera de la réalisation d’une capacité d’armement nucléaire.

José Maria Aznar, qui fut premier ministre de 1996 à 2004, s’est souvenu avoir discuté avec Poutine des risques du plan de Moscou de vendre à Téhéran des systèmes de missiles S-300 sol-air. «Il est venu près de moi et m’a chuchoté:« José Maria, ne vous inquiétez pas.- nous pouvons tout vendre, même si nous sommes préoccupés par une bombe nucléaire iranienne. Parce qu’au bout du compte, les Israéliens s’en occuperont », s’est souvenu Aznar.

Après que Poutine ait assisté à la cérémonie d’inauguration, lundi, du monument pour l’Armée rouge, qui a été conçu par les artistes, Slavat Scherbakov, Vasiliv Perfiliev et Michail Naroditsky et réalisé par Chen Winkler, le président Poutine, se rendra à Jérusalem pour des réunions avec Netanyahu et un dîner d’Etat à la résidence du Président, Shimon Peres. Tôt mardi matin, Poutine se rendra à Jéricho pour des réunions avec les dirigeants palestiniens et ensuite partira pour la Jordanie.

Les événements à venir pour les semaines prochaines – les deux parties travaillant à une possible reprise des pourparlers [P5+1] avec l’Iran, qui se sont rompus à Moscou la semaine dernière – feront comprendre clairement si l’offensive diplomatique d’Israël a eu un quelconque impact sur les positions de la Russie.

Comme Livne du Ministère des Affaires étrangères l’a exprimé : « Quand il s’agit de politique étrangère, aucun Etat n’aime montrer qu’ils ont été influencés par un autre pays. Dans le dialogue entre la Russie et Israël, les deux côtés soulèvent des questions importantes, même cruciales. Ensuite, nous devrons voir si nous avons fini par les convaincre ».

Adapté en français par Hanna Israel-Chroniques-En-Lignetimesofisrael

Poutine et PerezPoutine et Perez

Russie/Israël : projets énergétiques communs
Par James Gordon –

La Russie et Israël sont déterminés à accroître leurs relations économiques grâce à la promotion à grande échelle de leurs projets communs.
Il s’agit notamment de projets dans le domaine de l’énergie, a déclaré le président russe Vladimir Poutine après des entretiens avec le premier-ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Il y a de bonnes perspectives pour les initiatives conjointes dans le domaine agricole », a ajouté le dirigeant russe, notant que les projets de construction des fermes d’élevage sont actuellement en cours dans les régions russes.

Dans le domaine des hautes technologies, les deux pays ont pu également atteindre des résultats concrets.

Par exemple, l’entreprise russe spécialisée dans les nanotechnologies, Rosnano, a créé une filiale en Israël et est en train actuellement de sélectionner avec des partenaires israéliens des projets intéressants.

Les drones

Cependant, une source officielle israélienne a déclaré au quotidien Ynet qu’Israël avait refusé de coopérer avec la Russie sur la technologie des avions sans pilote.

« Ils sont prêts à payer des milliards pour la technologie israélienne » a-t-il ajouté…

D’autres ont le pétrole, Israël a des idées …

guysen


Poutine invite Peres à se rendre à Moscou cet automne

Le président russe Vladimir Poutine a invité son homologue israélien Shimon Peres à se rendre cet automne à Moscou pour prendre part à la cérémonie d’ouverture d’un musée de la Tolérance dans la capitale russe.

« Nous envisageons d’ouvrir l’automne prochain un musée de la Tolérance à Moscou. Il sera principalement consacré à la Shoah. Je vous invite chaleureusement à sa cérémonie d’ouverture », a indiqué M. Poutine lors d’une rencontre avec le président israélien.

Le chef de l’Etat russe a encore une fois remercié les autorités israéliennes pour la création d’un monument dédié à l’Armée Rouge.

« Lors des négociations, nous avons abordé un sujet aussi sensible pour la Russie et Israël que l’interprétation tendancieuse, voire cynique, de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Nous devons nous opposer conjointement à toute tentative de falsifier la vérité sur la guerre », a indiqué M. Poutine rian.ru


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