MACRON… En Marche ! vers Tel-Aviv ! (sans passer par Jérusalem)

Le théâtre Tsavat de Tel-Aviv accueillait le 19 avril, à 3 jours des élections, un meeting de l'antenne locale d'En Marche (Crédit: Pierre-Simon Assouline)La quasi-totalité des Olim PS de Tel-Aviv vote MACRON !! Ils abandonnent HAmon jugé trop proche des islamo-gauchistes et anti-israéliens primaires.

Emmanuel Macron, le candidat rêvé des olim de Tel Aviv ? Réunis lors d’un meeting à Tel Aviv à 3 jours du premier tour de la présidentielle, les partisans du candidat d’En Marche ! en Israël sont toujours sous le charme de leur jeune poulain

 Le théâtre Tsavat de Tel-Aviv accueillait le 19 avril, à 3 jours des élections, un meeting de l’antenne locale d’En Marche (Crédit: Pierre-Simon Assouline)

Florence Drory, une socialiste ayant rejoint la campagne d’EM en cours de route, était accompagnée sur scène, entre autres, du journaliste Michel Taubmann, de Gilles Darmon, président de la banque alimentaire Latet, et de l’ex-ambassadeur Daniel Shek.

S’il a été question des enjeux propres aux Français vivants en Israël, dans cet échantillon de bi-nationaux et d’expatriés présents ce soir au théâtre Tsavta, se sont surtout rejoués les mêmes débats qui agitent le petit écran autour d’Emmanuel Macron. « Emmanuel Macron n’ayant jamais été élu local, quelle connaissance peut-il avoir des problèmes auxquels se confrontent les Français au jour le jour, » a questionné une jeune femme, ancienne élue conseillère municipale dans les Hauts-de-Seine.

« Petit nouveau de la politique, saura-t-il aligner assez de candidats aux législatives pour pourvoir constituer une majorité lui donnant le pouvoir de gouverner ? » a demandé, plus véhément un quinquagénaire résidant en Israël depuis plus de trente ans. Comme en France, la candidature d’Emmanuel Macron a fait sortir du bois des personnes ne s’étant jamais engagées en politique. Le dernier meeting auquel a assisté Gilles Darmon, il y a plus de 20 ans, était un raout du Front national où il s’était infiltré pour le compte de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui cherchait alors à étayer une plainte contre le parti de Jean-Marie Le Pen. Il est aujourd’hui un « Marcheur » enthousiaste, parfois lyrique. La candidature d’Emmanuel Macron a également fait tourner casaque à bon nombre de socialistes franco-israéliens. A titre individuel la quasi-totalité des PS de Tel-Aviv a rejoint la campagne Macron, arguant des positions problématiques du candidat-frondeur Benoît Hamon (et de son entourage) sur Israël, la banlieue, etc. Eux, se voyaient volontiers soutenir une candidature Valls, mais l’ancien Premier ministre, ferme contre l’islamisme radical, Dieudonné, et ami d’Israël, n’a pas passé le barrage des primaires.

Conférence de presse avec l'ambassadeur d'Israël à Paris, Daniel Shek, et Jean-Daniel Compain, directeur de Reed expositions et organisateur du salon, après l'alerte à la bombe du Salon du livre 2008, à Paris (Crédit : CC BY-SA 3.0) Le voyage décisif du ministre Macron en Israël Dans plusieurs témoignages de partisans du candidat d’EM, affleurent les souvenirs d’un voyage officiel en Israël effectué par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. Il semble avoir, lors de ce déplacement, conclu de manière informelle à la terrasse d’un bar sur la plage de Tel-Aviv, conquis tous les cœurs de la section PS, jusqu’à l’ex-ambassadeur en France Daniel Shek.  Celui qui fut en poste à Paris de 2006 à 2010 garde un souvenir chaleureux de ce jeune homme « qui pose des questions, qui écoute », pas prétentieux pour un sou, mais qui semble avoir un talent infini pour s’attirer la sympathie de ceux qu’ils croisent. Si Emmanuel Macron n’a pas d’expérience à l’échelon local, son aptitude à s’attirer la sympathie est, elle, clairement un atout utile en politique, où l’adhésion affective pèse autant, si ce n’est plus, que le programme. Le théâtre Tsavta ce soir-là, n’était pas rempli que de « Marcheurs.
Quelques curieux se sont aventurés dans le bâtiment de la rue Ibn Gavirol. Ouriel, par exemple, qui vote d’habitude à droite, votera « sans doute Macron » mais un peu par défaut. Les « affaires » de François Fillon l’ont définitivement détourné du candidat des Républicains.
Quant à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, beaucoup de personnes présentes ont fait état de leur angoisse à l’idée qu’un de ces deux candidats ne remporte le deuxième tour. Ils se souviennent des propos définitifs de Marine Le Pen sur l’interdiction de la double-nationalité franco-israélienne, qui, comparés aux déclarations d’Emmanuel Macron sur la « chance » et la « richesse », les ont fait frémir. Des Franco-israéliens dénoncent les propos « inacceptables » de Marine Le Pen Plutôt aisés, citadins au look détendus et entrepreneurs, ayant pris le risque de changer de pays et d’habitudes, les Marcheurs de Tel-Aviv trouvent souvent qu’Emmanuel Macron leur « ressemblent ». Notamment à propos de sa vision d’une laïcité « forte mais inclusive » qui leur fait penser à Tel-Aviv, où laïcs, pratiquants juifs, et femmes voilées se croisent sans remettre en cause l’identité du pays.

NdlR : il n’y a donc pas de candidats représentant le mode de vie de Jérusalem ? Dommage…. dans le doute…

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