La Révolution des Bonnets Rouges : la CIA veut déstabiliser l’Europe en favorisant les FN?

Les bonnets rouges : Paris, ça suffit ! La dernière fois que nous avons vu fleurir ce slogan (poing levé) c’était…quand la CIA l’avait généralisé en Afrique du Nord et Proche-Orient.

Voir News du 2 février 2011  ICI !

Vers un Land Breton. Alors que des membres de l’UDB et de Breizhistance distribuaient leurs tracts, le drapeau d’un nouveau parti breton, Breizh Europa, flottait dans la foule des bonnets rouges. Breizh Europa veut la réappropriation des fonctions aujourd’hui remplies par les hautes administrations parisiennes, le trilinguisme avec le français, le breton et l’anglais, chasser les lobbies des industries pharmaceutiques pour préserver un bon système de santé, avoir les clés en main pour décider de son destin dans le domaine énergétique, la gratuité des routes, conduire la Bretagne vers l’autonomie de gestion et entre autres ratifier la Charte des langues minoritaires, dans le but de donner un statut officiel à la langue bretonne. « Le mouvement Breizh Europa revendique de fait la mise en place d’une autonomie qui permette à la Bretagne de s’administrer librement dans le cadre d’une Europe fédérale » . Un autre mouvement, le KAD (Kelc’h An Dael), veut refonder le Parlement de Bretagne : « Kad n’est pas un parti breton de plus mais un lieu de rencontre et de coordination de tous les bretons et partis bretons désireux de faire l’Union ».

Faut-il revenir au symbole du bonnet rouge qu’utilisaient les « besogneux » bretons au 17ème siècle pour s’opposer aux exactions de Louis XIV ? Oui, et encore plus au bonnet phrygien, ce symbole à la fois populaire, patriotique et républicain (coiffé par Marianne, il signifie l’affranchissement des esclaves) qui unifia toutes les luttes contre l’Ancien Régime à l’époque des Sans Culotte triomphant de la monarchie. Encore faut-il empêcher que ce bonnet rouge traditionnellement orné de tricolore ne soit récupéré par la pire réaction.

Qui a intérêt à déstabiliser la France de Hollande, en favorisant les votes extrêmes aux prochaines élections européennes du printemps prochain ?

Qui veut déstabiliser les institutions européennes en y faisant rentrer une proportion non négligeables de députés de droite dure ?

Après avoir joué avec la peste VERTE en Afrique, la CIA veut-elle faire joujou avec la peste BRUNE en Europe ?

Suspicion renforcée par le fait que ce symbole soit traditionnellement utilisée par les millieux d’extrême gauche…qui dénoncent aujourd’hui la récupération de ce symbole par des grouspucules nationalistes proches de la droite dure !

 

 

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Les bonnets rouges : Paris, ça suffit !

Les bonnets rouges : Paris, ça suffit !

© Photo fournie par l’auteur

Par La Voix de la Russie |  Ce 30 novembre, selon les organisateurs, plus de 30 000 bonnets rouges se sont retrouvés à Carhaix, sur le site de Kerampuilh. Une mer de drapeaux bretons et de bonnets rouges, sans un seul drapeau français, s’était retrouvée devant le château de Kerampuilh acheté pour plusieurs millions et qui coûte encore plusieurs millions pour être rendu habitable.

Mais c’est la tribune en toute logique, qui cachait le château, sur laquelle Christian Troadec, le maire de Carhaix, Jean Pierre Le Mat, le président de CGPME Côtes d’Armor qui, certainement envahi d’émotion, a tenu son discours, tremblant comme une feuille, Thierry Merret, le président de la FDSEA 29, Olivier Le Bras, leader syndical FO de Gad, des salariés licenciés, des artisans, des commerçants, des agriculteurs, un marin pêcheur, un résistant, des transporteurs, les frères Morvan, Gilles Servat, qui était le cœur de la manifestation. Si l’ambiance paraissait ressembler à un Fest noz avec la vente de bonnets rouges et de drapeaux bretons, on pouvait sentir plus la fatigue que l’espoir face à une crise qui n’a pas de fin mais aussi la volonté d’autonomie de la Bretagne.

Paris-carton rouge. « Ca suffit, Paris, les politiques, les médias qui nous dictent et qu’on doit croire et écouter. Cela me rappelle Libération qui avait écrit que la Blanche Hermine était la chanson du Front National car Marine Le Pen l’avait utilisée » a lancé à la foule Gilles Servat avant d’entamer la chanson du même nom. Christian Troadec a pris la parole : « le collectif des Bonnets rouges vous souhaite la bienvenue. Nous voulons décider, travailler, vivre en Bretagne. Nous voulons des routes gratuites en Bretagne. On a besoin d’emploi. Il faut briser le carcan contre la négation de la réalité bretonne. François Hollande n’a pas dit un mot sur ce qui se passe en Bretagne ». François Hollande a été hué avec véhémence, à la limite de l’hystérie, durant le discours du maire de Carhaix. « Les autres présidents français ont répondu aux attentes des bretons ! François Hollande doit faire attention avec son rendez-vous avec l’Histoire. Bonnets rouges, restez mobilisés ! », a terminé Christian Troadec.

Vers un Land Breton. Les manifestants ont eu plus droit à des divertissements musicaux qu’à des discours politiques expliquant et orientant les étapes à suivre pour une Bretagne forte dans l’emploi et indépendante politiquement. Alors que des membres de l’UDB et de Breizhistance distribuaient leurs tracts, le drapeau d’un nouveau parti breton, Breizh Europa, flottait dans la foule des bonnets rouges. Breizh Europa veut la réappropriation des fonctions aujourd’hui remplies par les hautes administrations parisiennes, le trilinguisme avec le français, le breton et l’anglais, chasser les lobbies des industries pharmaceutiques pour préserver un bon système de santé, avoir les clés en main pour décider de son destin dans le domaine énergétique, la gratuité des routes, conduire la Bretagne vers l’autonomie de gestion et entre autres ratifier la Charte des langues minoritaires, dans le but de donner un statut officiel à la langue bretonne. « Le mouvement Breizh Europa revendique de fait la mise en place d’une autonomie qui permette à la Bretagne de s’administrer librement dans le cadre d’une Europe fédérale » . Un autre mouvement, le KAD (Kelc’h An Dael), veut refonder le Parlement de Bretagne : « Kad n’est pas un parti breton de plus mais un lieu de rencontre et de coordination de tous les bretons et partis bretons désireux de faire l’Union ». Les partis nationalistes bretons n’étaient pas représentés à cette manifestation des bonnets rouges, ce qui ne permet pas de dire que la Bretagne s’engage dans la voie de la rencontre de toutes les idées politiques. Au lieu de voir le triskel, des poings fermés tagués et surmontés d’un bonnet rouge sur fond noir ont été placés près de la tribune sur des planches rappelant ces mêmes logos vus lors des révolutions arabes où dans les actions des Pussy Riot. Les bonnets rouges excluant des bretons visent la division parmi eux et font le jeu de Paris. N

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Bonnets rouges, « gros bonnets » ou bonnet phrygien révolutionnaire

Exploitant le désarroi populaire engendré par l’austérité « hollandaise », un cartel de gros patrons, de notables UMP et d’ultra-régionalistes antirépublicains s’emploie à dévoyer la légitime colère des salariés, des paysans et des petits entrepreneurs bretons. Des ouvriers sont invités par leurs patrons à combattre d’autres ouvriers, certains s’allient à leurs exploiteurs pour demander à la sacro-sainte Europe de maintenir ses subventions salvatrices, pendant qu’à Paris on voit des salariés du bricolage sous influence revendiquer le « droit » de travailler le dimanche… quitte à faire sauter des lois protectrices du travail, des enfants et des familles, qui datent de Jaurès et de 1905.

La colère des travailleurs bretons est-elle légitime ? Oui, elle l’est, car ce gouvernement PS qui avait promis le « changement maintenant » cède à toutes les lubies du MEDEF, rampe devant l’UE de Merkel, matraque le monde du travail comme jamais (blocage des salaires, ANI, nouvelle contre-réforme des retraites, démolition des remboursements maladie, démontage des services publics, casse des communes…) et ne fait rien en réalité pour stopper la désindustrialisation planifiée de notre pays.

La rage des artisans et des petits agriculteurs est-elle justifiée ? Oui ! car en réalité, ce sont les PME qui, comme les salariés, paient l’impôt rubis sur l’ongle pendant que le CAC-40 « optimise » ses contributions, reçoit d’énormes dégrèvements du pouvoir (par ex. sur les cotisations famille), délocalise ses productions… Et pendant ce temps, les milliardaires fuient la France et planquent les milliards acquis en France dans les paradis fiscaux, sans aucune réaction sérieuse des gouvernements successifs.

Faut-il pour autant réclamer, à l’unisson du patronat, la « baisse des charges » (c’est-à-dire de NOTRE salaire différé, sans lequel chacun de nous serait livré pieds et poings liés à la maladie, à la vieillesse, au chômage ?) et réclamer la « baisse des impôts »… des entreprises (ce qui ne laisserait le choix qu’entre fermer les services publics utiles à tous et accroître le matraquage fiscal » frappant les travailleurs et les « couches moyennes » ?).

Faut-il rallier la droite dure, quand ce n’est pas du FN ou des euro-régionalistes, séparatistes et autres ennemis de la République une et indivisible ? Bien sûr que non ! Le retour de l’UMP lancerait une offensive thatchérienne totalement débridée contre notre peuple. Le triomphe du FN multiplierait dans notre pays les heurts communautaires, le retour ouvert ou larvé des guerres de religion, la répression brutale contre les communistes, la gauche populaire et les syndicats. Ce serait la honte et le déshonneur national pour le pays qui a donné au monde 1789, la Commune, 1936, le CNR et mai 68.

Quant à la division de la France en euro-régions faisant chacune sa propre loi, elle briserait l’unité du monde du travail, elle enterrerait définitivement l’espoir du « tous ensemble », elle multiplierait les délocalisation à l’interne en mettant les régions en concurrence ; derrière l’apparence de la décentralisation, elle donnerait tout le pouvoir réel à Bruxelles et à Berlin, quand ce ne serait pas à Washington et à l’ « union transatlantique » en cours de construction : ce n’est pas le triomphe des langues régionales – ce bien commun de la nation – qui sortirait du dépeçage de la France, mais le triomphe du tout-anglais impérial, de la politique et de la pensée unique néolibérale sous l’égide de l’Empire transatlantique dirigé par Washington et Berlin.

Faut-il revenir au symbole du bonnet rouge qu’utilisaient les « besogneux » bretons au 17ème siècle pour s’opposer aux exactions de Louis XIV ? Oui, et encore plus au bonnet phrygien, ce symbole à la fois populaire, patriotique et républicain (coiffé par Marianne, il signifie l’affranchissement des esclaves) qui unifia toutes les luttes contre l’Ancien Régime à l’époque des Sans Culotte triomphant de la monarchie. Encore faut-il empêcher que ce bonnet rouge traditionnellement orné de tricolore ne soit récupéré par la pire réaction.

Et c’est là qu’en réalité, le propos ne peut être pour nous, militants révolutionnaires, de culpabiliser les travailleurs bretons. Est-ce leur faute si la fausse gauche a répudié depuis des décennies le combat de classe anticapitaliste (au profit de l’inconsistant « syndicalisme rassemblé »), la résistance à l’UE de Maastricht (au profit de l’introuvable « Europe sociale »), la contestation radicale de la monnaie unique (au profit de la prétendue « réorientation démocratique de l’euro » !!!), abandonnant à la droite et à la réaction le drapeau tricolore, « ringardisant » la faucille paysanne et le marteau ouvrier, « folklorisant » le bonnet phrygien, désertant la classe ouvrière et rejetant la souveraineté nationale au profit de l’Empire européen ?

Il est plus que temps d’associer à nouveau le combat pour l’indépendance nationale au combat anticapitaliste. Plus que temps de ressaisir nos « outils » rouges et nos symboles révolutionnaires tricolores. Tout autre choix ouvre un boulevard mortel à la pire réaction, à la décomposition du pays, au déshonneur de notre peuple.

Dans l’immédiat, la question est posée à tous les militants soucieux de l’avenir du peuple de France : allons-nous continuer, uniquement préoccupés d’échéances électorales, à abandonner la rue aux réactionnaires qui – comble de misère idéologique – prétendent désormais organiser la révolte populaire sur des bases équivoques ou dangereuses ? Ou bien très vite, les forces qui se réclament du Travail, de la République et du progrès social vont-elles organiser ensemble, dans la rue, pourquoi pas avec le bonnet phrygien pour emblème ???, la riposte aux politiques délétères de l’UE, du MEDEF et du gouvernement Ayrault ?

Comme on le voit, il ne s’agit nullement de défendre l’indéfendable Hollande, il s’agit tout au contraire d’organiser DE GAUCHE, sur des bases à la fois ouvrières, patriotiques et antifascistes, l’OPPOSITION POPULAIRE au pouvoir, à l’UE ET à la droite. A chacun de se positionner en prenant conscience de l’urgence !

Par Floreal
Billet rouge à lire sur www.initiative-communiste.fr site du PRCF

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