Israël / Palestine : vers un accord de paix ou un fiasco historique façon TRUMP ?

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)Ndlr : les observateurs auront noté que les récents ennuis judiciaires de BIBI ne mettent pas Israël en situation confortable pour aborder ce round diplomatique…dommage pour les israéliens, tant mieux pour Trump ?  

Israël/Palestiniens : Le président égyptien Sissi attend un “rôle actif” de Washington.  Le président égyptien a plaidé pour “la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne”.

Le chef de l’Etat égyptien a reçu samedi au Caire son homologue palestinien, qui rencontrera le 3 mai le président américain Donald Trump pour des discussions sur une relance du processus de paix au Proche Orient.

Sissi a souligné « l’importance de voir les Etats-Unis retrouver un rôle actif dans les efforts pour une reprise des négociations » entre Palestiniens et Israéliens, selon un communiqué de la présidence au Caire.  Il a plaidé pour « la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne », a ajouté le texte.

 

Pendant une rencontre entre Ayman Safadi et son homologue russe Sergueï Lavrov, le ministre jordanien a déclaré: « afin qu’Israël vive en paix avec les Arabes, il est nécessaire qu’ils quittent les territoires occupés après 1967. Donc si cela se produit, les pays arabes seront prêts à donner des garanties de sécurité à Israël. »

SLe président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à droite, avec Jason Greenblatt, conseiller et envoyé spécial du président américain pour les négociations internationales, au bureau d'Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 mars 2017. (Crédit : WAFA)afadi a parlé de la nécessité d’ « ouvrir un nouvel horizon politique » pour la paix dans la région. « Nous considérons que le règlement du problème palestinien est au cœur des tensions dans notre région. C’est pourquoi nous prévoyons réellement de créer des conditions de sécurité et de stabilité supplémentaires dans notre région et dans le monde entier », a-t-il annoncé. Safadi avait déjà déclaré qu’un accord de paix entraînerait une « réconciliation historique entre Israël et tout le monde arabe. »

Le roi Abdallah II de Jordanie aurait présenté au président américain Donald Trump la position arabe quand les deux dirigeants se sont rencontrés ce mois-ci. La Jordanie affirme que le conflit israélo-palestinien, vieux de plusieurs décennies, reste au cœur des conflits de la région et que, s’il ne peut être résolu, il compromettra les objectifs de l’administration Trump au Moyen Orient et la défaite des extrémistes du groupe terroriste Etat islamique.

L’envoyé international de Trump, Jason Greenblatt, a dit aux dirigeants arabes en marge du sommet de mars en Jordanie que le président américain avait à cœur de conclure un accord de paix israélo-palestinien et qu’il pensait que c’était faisable.

C’est dans ce contexte d’intenses tractations que la Russie a surpris son monde en annonçant qu’elle reconnaissait Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël, ce qui en fait l’un des premiers pays au monde à prendre cette décision. Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères indique qu’il pense que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien. : « Parallèlement, nous devons établir que dans ce contexte, nous voyons Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël », a indiqué le ministère.

Israël/Palestiniens : Sissi attend un “rôle actif” de Washington

Le président égyptien a plaidé pour “la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne”

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le chef de l’Etat égyptien a reçu samedi au Caire son homologue palestinien, qui rencontrera le 3 mai le président américain Donald Trump pour des discussions sur une relance du processus de paix au Proche Orient.

Sissi a souligné « l’importance de voir les Etats-Unis retrouver un rôle actif dans les efforts pour une reprise des négociations » entre Palestiniens et Israéliens, selon un communiqué de la présidence au Caire.

Il a plaidé pour « la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement de la question palestinienne », a ajouté le texte.

Lors d’une conversation téléphonique avec Trump mi-mars, Abbas avait explicitement évoqué la solution dite à deux états, avec laquelle le président américain avait semblé prendre ses distances.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Recevant le Premier ministre israélien, Trump avait indiqué en février que les Etats-Unis, acteur historique de l’effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, ne s’accrochaient plus à cette solution, rompant là avec un principe directeur de la diplomatie américaine officiellement adopté par les présidents depuis au moins 2001.

Ces déclarations avaient semé le trouble, la création d’un état palestinien coexistant en paix avec Israël étant la solution de référence de la plus grande partie de la communauté internationale pour résoudre l’un des plus vieux conflits territoriaux.

Les Palestiniens réclament un état indépendant dans les lignes de 1967, ayant pour capitale Jérusalem Est.

 

 

 

 

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Safadi : les Arabes donneront des garanties sécuritaires à Israël en cas d’accord de paix

Le ministre jordanien des Affaires étrangères a dit à son homologue russe qu’Amman “considère que le problème palestinien est au cœur des tensions de notre région”

Ayman Safadi, le ministre jordanien des Affaires étrangères, à droite, avec son homologue allemand Sigmar Gabriel, à Amman, le 24 avril 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Ayman Safadi, le ministre jordanien des Affaires étrangères, à droite, avec son homologue allemand Sigmar Gabriel, à Amman, le 24 avril 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Pendant une rencontre entre Ayman Safadi et son homologue russe Sergueï Lavrov, le ministre jordanien a déclaré: « afin qu’Israël vive en paix avec les Arabes, il est nécessaire qu’ils quittent les territoires occupés après 1967. Donc si cela se produit, les pays arabes seront prêts à donner des garanties de sécurité à Israël. »

Il n’a pas été précisé ce que pourraient comprendre ces garanties.

Safadi a parlé de la nécessité d’ « ouvrir un nouvel horizon politique » pour la paix dans la région.

« Nous considérons que le règlement du problème palestinien est au cœur des tensions dans notre région. C’est pourquoi nous prévoyons réellement de créer des conditions de sécurité et de stabilité supplémentaires dans notre région et dans le monde entier », a-t-il annoncé.

Safadi avait déjà déclaré qu’un accord de paix entraînerait une « réconciliation historique entre Israël et tout le monde arabe. »

Sommet de la Ligue arabe à la station balnéaire de Sweimeh, en Jordanie, le 29 mars 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Pendant son sommet annuel en mars, la Ligue arabe avait renouvelé son soutien à l’Initiative de paix arabe proposée en 2002 par l’Arabie saoudite, qui propose une reconnaissance d’Israël par des dizaines de pays arabes et musulmans en échange de la création d’un état palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem Est. Israël n’accepte pas, entre autres choses, d’envisager un retrait total des territoires conquis pendant la guerre des Six Jours de 1967, et a cherché, sans succès, à négocier la proposition initiale.

Le roi Abdallah II de Jordanie aurait présenté au président américain Donald Trump la position arabe quand les deux dirigeants se sont rencontrés ce mois-ci.

La Jordanie affirme que le conflit israélo-palestinien, vieux de plusieurs décennies, reste au cœur des conflits de la région et que, s’il ne peut être résolu, il compromettra les objectifs de l’administration Trump au Moyen Orient et la défaite des extrémistes du groupe terroriste Etat islamique.

L’envoyé international de Trump, Jason Greenblatt, a dit aux dirigeants arabes en marge du sommet de mars en Jordanie que le président américain avait à cœur de conclure un accord de paix israélo-palestinien et qu’il pensait que c’était faisable.

Trump n’a pas indiqué quel genre d’accord il souhaitait conclure, mais il semble s’être éloigné de ses premières déclarations, dans lesquelles il sous-entendait qu’il pouvait accepter des alternatives à la solution à deux états, soutenue par la communauté internationale et les précédents présidents américains.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à droite, avec Jason Greenblatt, conseiller et envoyé spécial du président américain pour les négociations internationales, au bureau d'Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 mars 2017. (Crédit : WAFA)

Pour l’instant, les émissaires de Trump tentent d’obtenir du Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’il freine la construction dans les implantations et adoucisse les restrictions économiques qui pèsent sur les Palestiniens, une mesure américaine traditionnelle pour tenter de relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Greenblatt a été salué par les responsables palestiniens, qui ont déclaré qu’il avait été étonnamment ouvert à leurs préoccupations pendant sa récente « tournée d’écoute » dans la région.

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, devait voir samedi le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi pour coordonner ses positions sur le processus de paix avant sa première rencontre avec Trump à Washington cette semaine. Trump a accueilli Netanyahu en février, et devrait se rendre en Israël fin mai.

Selon les médias israéliens et palestiniens, Abbas et Sissi devaient aussi discuter des relations qui se détériorent entre l’Autorité palestinienne et le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

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La Russie reconnait Jérusalem Ouest comme capitale d’Israël

La Russie est l’un des premiers pays à afficher cette position ; elle réaffirme que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien

Jérusalem. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Jérusalem. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères indique qu’il pense que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien.

« Parallèlement, nous devons établir que dans ce contexte, nous voyons Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël », a indiqué le ministère.
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Sissi pense que Trump peut résoudre le conflit israélo-palestinien

Le président égyptien affirme que la paix serait “l’accord du siècle” ; le dirigeant américain loue son “travail fantastique” en Egypte

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président américain Donald Trump, à gauche, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

« Vous, M. le président, vous pouvez trouver une solution », a déclaré Sissi à Trump pendant leur rencontre, assurant du soutien total de son pays pour tout effort qui mènerait à une résolution du conflit.

Le président égyptien a ajouté qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens serait « l’accord du siècle ».

En accueillant Sissi dans le Bureau ovale, Trump a salué la gestion de l’ancien général et s’est lancé dans une offensive de charme conçue pour améliorer les relations entre les deux pays, qui se sont dégradées après la révolution et les répressions sécuritaires.

Il a assuré le président égyptien que les années de relations tièdes étaient à présent terminées, et que s’ouvraient une « grande connexion » entre les deux pays.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, au centre, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

« Vous avez, avec les Etats-Unis comme avec moi-même, un grand ami et un grand allié », a dit Trump à Sissi, laissant de côté les préoccupations de son prédécesseur au sujet de la démocratie égyptienne.

« Je veux que tout le monde sache que nous sommes clairement derrière le président Sissi, il a fait un travail fantastique dans un contexte très difficile », a ajouté Trump.

Sissi a souligné au début de sa déclaration qu’il s’agissait de sa « première visite d’état aux Etats-Unis depuis mon investiture, et c’est la première visite en huit ans pour un président égyptien aux Etats-Unis. »

En février, quand Trump avait reçu à la Maison Blanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu, il avait déclaré, au sujet du conflit israélo-palestinien, « je pense que nous allons passer un accord. Cela pourrait être un accord même plus important et meilleur que ne le pensent les personnes présentes. »

Ce mois-ci, le président américain va également recevoir le roi Abdallah II de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le roi de Jordanie Abdallah II, à droite, et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à l'aéroport international Reine Alia à Amman, en Jordanie, le 28 mars 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Les deux dirigeants devaient discuter de l’aide économique et militaire accordée par les Etats-Unis à l’Egypte, ainsi que d’autres sujets.

Les Etats-Unis allouent chaque année environ 1,5 milliard de dollars d’aide à l’Egypte, dont 1,3 milliard dans le domaine militaire.

La Maison Blanche, qui vient de lancer un débat budgétaire qui s’annonce houleux sur fond de réduction drastique de l’aide internationale, a promis de maintenir un niveau d’aide « fort » à l’Egypte. Mais ne s’est engagée sur aucun chiffre.

C’est la deuxième rencontre entre les deux hommes : ils s’étaient vus à New York pendant la campagne électorale. Trump a déclaré que Sissi était quelqu’un de « très proche de moi ».

Sissi a salué la « personnalité unique » de Trump et déclaré qu’après leur première rencontre, « j’ai parié sur vous ».

Comme Trump, Sissi pense qu’il peut éradiquer l’extrémisme radical islamique.

Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi lors d'une réunion à l'hôtel Plaza de New York, le 19 septembre 2016. (Crédit : Dominick Reuter/AFP)

« Ensemble, nous allons combattre le terrorisme et d’autres choses et nous allons être amis pendant très, très longtemps », a déclaré Trump.

Sissi a promis de travailler avec les Etats-Unis « pour lutter contre cette idéologie diabolique qui prend des vies innocentes, qui apporte la dévastation aux communautés et aux nations, et qui terrorise le peuple innocent. »

Trump a cité à plusieurs reprises l’Egypte comme un allié à majorité musulmane critique dans la lutte contre les terroristes, comme le groupe Etat islamique.

Le dernier président égyptien à s’être rendu à la Maison Blanche était Hosni Moubarak, qui avait assisté en 2010 à des négociations sur la paix au Moyen Orient avec les dirigeants israéliens, palestiniens et jordaniens.

Quelques mois après, Moubarak avait été destitué par un soulèvement populaire, qui avait été tacitement soutenu par Barack Obama, alors président américain.

La relation entre l’Egypte et les Etats-Unis s’était dégradée quand un gouvernement islamiste, puis militaire, dirigé par Sissi, avait pris le pouvoir.

L'ancien président égyptien Mohamed Morsi, lors de son discours à l'assemblée générale de l'ONU. (Crédit : capture d'écran Youtube/RT)

L’administration Obama avait gelé son aide militaire à l’Egypte en 2013 après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi et la répression sanglante de ses partisans.

Mais le rôle incontournable de l’Egypte, pays le plus peuplé des pays arabes, avait poussé la Maison Blanche à infléchir sa position en 2015 même si les relations restaient difficiles. Sissi n’avait jamais été invité à Washington par Obama.

Le face-à-face était très attendu car il devait donner de précieuses indications sur la façon dont le nouvel occupant de la Maison Blanche entend aborder la question des droits de l’Homme avec des dirigeants montrés du doigt sur ce thème.

Interrogés avant la rencontre, ses conseillers avaient affirmé que la question serait abordée de façon « privée et discrète », jugeant que c’était « la façon la plus efficace ».

Cette approche a provoqué l’indignation des ONG de défense des droits de l’homme.

« Inviter M. Sissi pour une visite officielle à Washington au moment où des dizaines de milliers d’Egyptiens croupissent en prison et où la torture est de nouveau à l’ordre du jour est une étrange façon de bâtir une relation stratégique stable », a estimé Sarah Margon, responsable de Human Rights Watch dans la capitale fédérale américaine.

La nouvelle administration républicaine serait-elle prête à désigner la confrérie des Frères musulmans de Mohamed Morsi comme une « organisation terroriste » ?

« Le président souhaite entendre la position du président Sissi sur le sujet », a répondu, prudent, un haut responsable américain avant la visite. « Comme d’autres pays, nous avons des inquiétudes concernant diverses activités des Frères musulmans dans la région ».

L’AFP a contribué à cet article.

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Abbas juge Trump « sérieux » dans sa volonté de régler le conflit

Le chef de l’AP, invité à la Maison Blanche par Trump, doit s’y rendre en avril, après le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Jordanie Abdallah II

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits :  Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Abbas s’exprimait à l’issue du sommet annuel des chefs d’Etat arabes qui s’est tenu mercredi en Jordanie et au cours duquel les Palestiniens ont assuré avoir obtenu le soutien arabe qu’ils escomptaient avant une série de discussions entre Trump et plusieurs dirigeants arabes à Washington.

La nouvelle administration américaine, en place depuis deux mois, « pense sérieusement à trouver une solution à la question palestinienne », a dit Abbas.

« Nous dialoguons régulièrement avec l’administration du président Trump. Elle nous a demandé notre avis sur de nombreuses questions, nous avons répondu à ses interrogations et expliqué notre position sur tous ces points ».

Abbas, invité à la Maison Blanche par Trump, doit s’y rendre en avril, après le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Jordanie Abdallah II, deux interlocuteurs incontournables du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le dirigeant de l’AP repart de Jordanie avec l’appui de la Ligue arabe, notamment sur la question de la solution à deux Etats, palestinien et israélien. Il a en outre obtenu des pays arabes qu’ils réaffirment leur soutien à l’initiative de paix arabe de 2002 qui prévoit une reconnaissance d’Israël par l’ensemble des membres de la Ligue arabe une fois obtenue la création d’un Etat palestinien.

« L’administration américaine attendait les décisions du sommet, notamment parce qu’elle veut faire avancer le dossier palestinien », a ajouté M. Abbas. Et toutes ces positions endossées par la diplomatie arabe « auront un impact positif » lors des rencontres à la Maison Blanche, a-t-il poursuivi.

La veille du sommet, M. Abbas avait rencontré Jason Greenblatt, l’envoyé de M. Trump, qu’il avait déjà reçu mi-mars à Ramallah, en Cisjordanie.

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