HONGRIE : l’anti-projet européen

Orbán persécution chrétiens Orient EuropeViktor Orbán : protéger les chrétiens au Moyen-Orient ou la persécution antichrétienne viendra en Europe

 L’exode, Orbán n’en veut pas. Pour ce que cela signifie, à la fois pour ces chrétiens déracinés, et pour cette Europe chez qui se déversera, à terme, la même persécution que celle qui les a fait fuir. Les chrétiens d’Orient doivent être maintenus, confortés chez eux – il faut se battre pour leurs maisons et leurs vies là-bas. C’est en actant le conflit (voire en l’encourageant) que les afflux de réfugiés, le peu de « vrais » et la foule des « faux », persisteront et que l’Europe perdra son âme… Une déclaration qui se met décidément en travers des politiques migratoires définies et encouragées au niveau mondial.

« La Hongrie aide les chrétiens persécutés à rentrer chez eux » (Orbán)

Jeudi 12 octobre, à Budapest, le chef du Fidesz a prononcé ce discours lors de la conférence internationale sur les chrétiens persécutés intitulée « Rechercher des réponses à une crise longtemps ignorée ». Viktor Orbán a exhorté les dirigeants européens à protéger le christianisme en Afrique et au Moyen-Orient, ou à prendre le risque de le voir détruit en Europe.

« Nous, les Hongrois, voulons que les chrétiens syriaques, irakiens et nigérians puissent retourner chez eux, dans les terres que leurs ancêtres ont habitées depuis des centaines d’années, le plus tôt possible, c’est ce que nous appelons la solidarité hongroise ».

« Nous faisons ce que nous devons faire selon les dirigeants chrétiens locaux ».

Les contributions hongroises au moyen Orient chrétien

Rappelons qu’en septembre 2016, le Gouvernement a créé un Secrétariat d’État pour la prévention de la persécution des chrétiens. La Hongrie contribue à la reconstruction des maisons et églises de communautés chrétiennes en Irak pour faire revenir les familles mais elle a construit également des centres civiques en Irak, en Syrie et au Liban et participe aux activités humanitaires du Patriarcat syriaque catholique d’Antioche et de l’Eglise orthodoxe syrienne.

Un programme spécial de bourses a même été mis en place pour les jeunes issus de familles chrétiennes persécutées qui leur permet de rentrer chez eux et de devenir des membres déterminants et de soutien de leurs communautés après leurs études en Hongrie.

Pour Viktor Orbán, lorsque la Hongrie aide les chrétiens persécutés à rentrer chez eux, elle accomplit effectivement une mission, étant donné que la Constitution hongroise reconnaît au christianisme le pouvoir de préserver la nation.

« Ce qui s’est passé là pourrait également nous arriver »

Et ça l’Europe ne le reconnaît pas. Ou pire, c’est parce qu’elle le reconnaît ou du moins qu’elle le sait, qu’elle se met en travers. Sa politique migratoire à sens unique et contraire fait à la fois disparaître ces minorités chrétiennes de leurs berceaux historiques et voue à l’érosion le vieux socle chrétien des pays d’arrivée.

Orbán a fustigé ces « élites européennes qui renoncent à leurs racines chrétiennes, alors que le sort des chrétiens du Moyen-Orient devrait réveiller l’Europe » : « Ce qui s’est passé là pourrait également nous arriver ». Mais c’est aussi sans doute le but recherché : « Un groupe de dirigeants intellectuels et politiques européens veulent créer une société mixte qui changerait complètement l’identité culturelle et ethnique du continent et la nature chrétienne en quelques générations ».

« Le monde doit comprendre que la persécution des chrétiens aujourd’hui est un signe précurseur de processus mondiaux. Le monde doit comprendre que ce qui est en jeu aujourd’hui n’est rien de moins que l’avenir du mode de vie européen et notre propre identité ».
« La petite part que le Bon Dieu a confiée aux Hongrois » dans cette Europe qu’on veut déchristianiser

Qui peut nier que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde aujourd’hui, à travers ses 215 millions de chrétiens répartis dans les 50 pays de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens, établi par l’ONG « Portes Ouvertes »… ? Sur les dix premiers de la liste noire, neuf sont à majorité musulmane – l’exception est la Corée du Nord, où sévit une majorité non moins nocive, le communisme. Et dans le chaos du Moyen-Orient, les chrétiens sont assurément les plus grands perdants selon l’ONG.

Et pourtant, les médias maçonniques préfèrent parler des Rohingyas en Birmanie.

Lors de ses deux discours de rentrée en septembre, devant le Parlement, Viktor Orbán a évoqué « ce Nouvel Ordre Mondial qui vient », citant les informations fournies par l’OTAN qui font état de 60 millions de personnes en Afrique se mettant en route d’ici 2020 vers l’Europe.

« Pour nous, l’Europe est un continent chrétien et nous aimerions le garder de cette façon, et même si nous ne pouvons pas tout conserver, nous aimerions au moins en sauver la petite part que le Bon Dieu a confiée aux Hongrois » a-t-il déclaré jeudi.

Et la fille aînée de l’Église, sait-elle encore seulement si elle a été baptisée… ? Orbán ne s’est pas privé d’évoquer aussi « la persécution des chrétiens en Europe, qui est une persécution de nature spirituelle, opérant avec des méthodes subtiles et rusées et est sans aucun doute injuste, discriminatoire et parfois douloureux ». Comme une préparation à la suite.
Clémentine Jallais

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