Elections municipales : la mairie de Jérusalem échappe aux laïcs…

Moshe Lion en octobre 2013. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)Moshe Lion confirmé comme maire de Jérusalem : Le maire est élu séparément des membres du conseil municipal et doit ensuite composer avec les différents partis politiques qui occupent les 31 sièges de conseillers municipaux

Moshe Lion en octobre 2013. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)

Le dépouillement des votes des soldats, des prisonniers et des patients des hôpitaux de l’armée israélienne pour le second tour des élections municipales à Jérusalem a été compilé, confirmant que Moshe Lion sera le prochain maire de la capitale.

Au lendemain du second tour, Moshe Lion, 57 ans, soutenu notamment par le Shas, parti ultra-orthodoxe dirigé par le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, l’avait emporté avec 51,54 % face à son adversaire Ofer Berkovitch, candidat non religieux qui a récolté 48,46 % des suffrages.

Moshe Lion, expert-comptable, a été brièvement directeur général du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu en 1997, succédant à Avigdor Liberman, chef du parti ultra-nationaliste Yisrael Beytenu, un des soutiens de M. Lion durant la campagne électorale pour la mairie de Jérusalem.

Moshe Lion a également reçu le soutien du Likud, le parti de M. Netanyahu mais pas de ce dernier, qui a refusé de s’exprimer sur son choix au second tour, après la défaite au premier tour de son candidat, Zeev Elkin, le ministre l’Environnement chargé des affaires de Jérusalem.

Lors de la campagne, Deri, qui était chargé de l’organisation des élections en tant que ministre de l’Intérieur, a proclamé que la campagne de l’adversaire de Moshe Lion était inspirée par « Satan ».

« Tous nos rabbins soutiennent (Moshe Lion) contre un candidat non religieux qui veut continuer à séculariser Jérusalem, notre Ville sainte », avait déclaré Aryeh Deri.

Après l’annonce des résultats partiels mercredi, Lion a affirmé vouloir travailler à consolider l’unité.

« J’ai l’intention d’être le maire de tous les habitants de Jérusalem, qui qu’ils soient. Ceux qui ont voté pour moi et ceux qui ne l’ont pas fait », a-t-il proclamé.

Berkovitch, à l’avant-garde de la population laïque de la ville avec son parti Hitorerut [réveil], avait refusé d’accepter sa défaite, accusant son adversaire de fraude. « Notre équipe juridique examine les résultats », avait-il dit.

Les ultra-orthodoxes constituent plus d’un tiers de la population de Jérusalem et exercent une grande influence dans la politique de la ville qui a déjà été administrée par un maire ultra-orthodoxe dans le passé.

Le maire est élu séparément des membres du conseil municipal et doit ensuite composer avec les différents partis politiques qui occupent les 31 sièges de conseillers municipaux.

 

 

 

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