CORONAVIRUS : des mesures dragstiques pour un exercice de privation de liberté à l’échelle mondiale ?

Des soldats de l'armée sud-coréenne portant des combinaisons de protection pulvérisent du désinfectant pour empêcher la propagation du virus COVID-19 dans une rue de Daegu, en Corée du Sud, le 27 février 2020 (Crédit : Lee Moo-ryul/Newsis via AP)

Des soldats de l’armée sud-coréenne portant des combinaisons de protection pulvérisent du désinfectant pour empêcher la propagation du virus COVID-19 dans une rue de Daegu, en Corée du Sud, le 27 février 2020 (Crédit : Lee Moo-ryul/Newsis via AP)

Les mesures drastiques se multiplient dans le monde pour combattre la propagation du nouveau coronavirus, le Japon décidant de fermer ses écoles et l’Arabie saoudite d’arrêter d’accueillir les pèlerins à La Mecque, alors que l’épidémie s’étend désormais bien au-delà de la Chine.

Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de coronavirus, le risque s’est démultiplié avec l’émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie.

 

* L’Arabie saoudite a annoncé jeudi suspendre « temporairement » l’entrée des pèlerins se rendant à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, une décision très rare destinée à prévenir « l’arrivée » du nouveau coronavirus qui s’est propagé dans le Golfe.

Ryad n’a annoncé aucune infection au COVID-19 sur son sol mais la plupart des pays voisins ont enregistré des dizaines de cas ces derniers jours, en majorité des personnes revenant d’un pèlerinage chiite en Iran où la maladie a fait 26 morts, bilan le plus lourd après celui de la Chine, foyer de l’épidémie.

* A peine arrivés, les Israéliens du Diamond Princess placés en quarantaine : le groupe de onze Israéliens a été placé en quarantaine pour deux semaines au centre médical Sheba ; les US et l’Australie rapportent de nouveaux cas parmi les anciens passagers. 

Un avion transportant onze passagers en provenance du Japon a atterri sur une zone isolée de l’aéroport, peu après quatre heures du matin. Les passagers ont été immédiatement embarqués dans un mini-bus et transférés au centre médical Sheba, où ils passeront les deux prochaines semaines en quarantaine.Quinze Israéliens figuraient parmi les 3 000 passagers et membres d’équipage en quarantaine à bord du Diamond Princess depuis le 4 février. Quatre d’entre eux restent hospitalisés au Japon après avoir contracté le virus.

Le nouveau virus était apparu en Chine, à la fin de l’année dernière, et il a depuis contaminé des dizaines de milliers de personnes, en particulier dans la province Heubei, dans le centre de la Chine. Les plus de 620 cas confirmés sur les 3 711 passagers du Diamond Princess en font le foyer le plus élevé de la maladie après la Chine.

* Coronavirus: jusqu’à 7 ans de prison pour les Israéliens violant une quarantaine : les violations à la mise en auto-quarantaine peuvent être signalées sur le site du ministère de la Santé

Les Israéliens surpris en train de violer une mise en auto-quarantaine pendant quinze jours, décidée à l’encontre des personnes s’étant récemment rendues dans l’Est asiatique, risquent jusqu’à sept ans de prison, a averti jeudi le ministère de la Santé.  Si ceux qui contreviennent en toute connaissance de cause à leur quarantaine pourront écoper d’une condamnation maximale allant jusqu’à sept ans de prison, ceux qui la violeront par négligence pourront être sanctionnés d’une peine de trois ans, a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Le ministère a appelé à signaler toute personne contrevenant à sa mise en quarantaine via une page internet consacrée au virus.

La législation temporaire, sous les dispositions de l’ordonnance 2020 de Santé publique, rend aussi obligatoire une quarantaine à domicile de 14 jours à tout individu ayant été au contact d’un malade confirmé au cours des deux semaines précédentes. De plus, Israël a annoncé, lundi, que le pays refusera dorénavant l’entrée à tous les ressortissants étrangers s’étant rendus en Thaïlande, à Singapour, à Hong-Kong et à Macao au cours des 14 derniers jours. Israël avait déjà, à la fin du mois de janvier, émis une interdiction similaires aux citoyens étrangers en provenance de Chine.

* Coronavirus: Bagdad interdit les voyages entre l’Irak et l’Iran : Des tests ont lieu dans les aéroports irakiens pour l’ensemble des voyageurs, et la compagnie aérienne nationale, Iraqi Airways, a suspendu ses vols vers l’Iran

L’Irak, inquiet de deux décès en Iran dus au nouveau coronavirus, a interdit jeudi aux Iraniens l’entrée sur son sol et à ses ressortissants de se rendre en République islamique, sur fond de polémique. Des internautes ont lancé le hashtag « Fermez la frontière » et trois provinces du sud de l’Irak – Missane, Wassit et Bassora – qui partagent des centaines de kilomètres de frontière avec l’Iran, ont réclamé aux autorités à Bagdad la fermeture des terminaux pour les biens et les personnes.

Le ministère de l’Intérieur est revenu sur sa décision et le ministère de la Santé a annoncé interdire l’entrée en Irak des personnes en provenance d’Iran « jusqu’à nouvel ordre ».  « Les Iraniens sont interdits d’entrée », a indiqué un haut responsable à l’AFP, ajoutant que les postes-frontières avec l’Iran étaient désormais fermés, ne laissant passer que des Irakiens rentrant au pays. Ceux-là seront examinés et, le cas échéant, placés « en quarantaine pour 14 jours », a précisé le ministère de la Santé. En outre, les ressortissants irakiens ne sont en outre plus autorisés à se rendre en Iran.

Début février, l’Irak où opèrent plusieurs compagnies pétrolières chinoises, avait interdit l’entrée sur son sol de tous les étrangers en provenance de Chine de crainte d’une propagation du nouveau coronavirus.Au total, depuis son apparition en décembre, la pneumonie virale Covid-19 a tué 2 233 personnes en Chine (hors Hong Kong et Macao). Ailleurs dans le monde, l’épidémie a fait 11 morts et la contamination touche quelque 25 pays – dont plusieurs au Moyen-Orient.

Au Koweït, la compagnie aérienne Kuwait Airways a annoncé qu’elle suspendait à partir de jeudi tous les vols en direction de l’Iran, en raison des cinq contaminations et des deux décès dus au coronavirus annoncés par les autorités iraniennes.

De plus, l’Autorité portuaire koweïtienne (KPA) a suspendu à partir de jeudi et pour une durée indéterminée les mouvements de passagers vers l’Iran et en provenance de l’Iran dans les ports koweïtiens.

*Au moins 16 villes sont fermées à clef en Chine, avec environ 55 millions de personnes vivant en quarantaine.

 

Les mesures drastiques se multiplient contre le coronavirus

La lutte contre l’épidémie “ne pourra se régler qu’en parfaite coopération européenne et internationale”, estime Emmanuel Macron

Des soldats de l'armée sud-coréenne portant des combinaisons de protection pulvérisent du désinfectant pour empêcher la propagation du virus COVID-19 dans une rue de Daegu, en Corée du Sud, le 27 février 2020 (Crédit : Lee Moo-ryul/Newsis via AP)

Des soldats de l’armée sud-coréenne portant des combinaisons de protection pulvérisent du désinfectant pour empêcher la propagation du virus COVID-19 dans une rue de Daegu, en Corée du Sud, le 27 février 2020 (Crédit : Lee Moo-ryul/Newsis via AP)

Les mesures drastiques se multiplient dans le monde pour combattre la propagation du nouveau coronavirus, le Japon décidant de fermer ses écoles et l’Arabie saoudite d’arrêter d’accueillir les pèlerins à La Mecque, alors que l’épidémie s’étend désormais bien au-delà de la Chine.

Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de coronavirus, le risque s’est démultiplié avec l’émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie.

Jeudi, l’Iran avait annoncé 106 contaminations supplémentaires, portant le total à 245, dont 26 morts. En Europe, l’Italie avait vu passer le nombre de cas à 650, contre 400 la veille, dont 17 morts.

Ailleurs dans le monde, chaque jour est rythmé par les annonces de premier cas. Dernier pays en date, les Pays-Bas ont annoncé le cas d’un patient qui s’était rendu en Italie.

La lutte contre l’épidémie « ne pourra se régler qu’en parfaite coopération européenne et internationale », a souligné, aux côtés du Premier ministre italien Giuseppe Conte à Naples, le président français Emmanuel Macron dont le pays a vu jeudi le nombre de ses cas de contamination au coronavirus passer de 18 à 38, dont deux morts.

« Nous sommes à un moment décisif », a assuré de son côté le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant qu’au cours des deux derniers jours, le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde avait été supérieur à celui enregistré en Chine, où le virus est apparu en décembre.

« Si vous agissez maintenant de manière agressive, vous pouvez endiguer ce coronavirus », a-t-il affirmé.

Près de 79 000 personnes ont jusqu’ici été contaminées en Chine, dont 2 788 mortellement. Le coronavirus touche également une cinquantaine d’autres pays, avec un bilan de plus de 4 000 contaminations et plus de 60 morts.

Par mesure de prévention, l’Arabie saoudite a suspendu « temporairement » l’entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque.

La mesure concerne l’Oumra, un pèlerinage qui attire chaque mois plusieurs dizaines de milliers de musulmans. Il peut être réalisé à n’importe quelle période de l’année, à la différence du Hajj, effectué à des dates précises du calendrier islamique.

Autre décision radicale, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a demandé la fermeture temporaire des écoles publiques du pays à partir de lundi.

Relativement épargnés jusqu’ici, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l’épidémie à « une échelle beaucoup plus grande », a assuré mercredi le président américain Donald Trump.

Les autorités californiennes ont annoncé jeudi qu’elles suivaient quelque 8 400 personnes pour s’assurer qu’elles n’étaient pas porteuses du nouveau coronavirus, tout en cherchant l’origine de la contamination d’une personne qui a contracté la maladie sans voyager dans une zone à risque.

Amélioration en Chine

Autre foyer, l’Iran a rapporté jeudi sept nouveaux morts, portant le total à 26. Hors de Chine, c’est le plus lourd bilan en termes de décès.

Comme l’Arabie saoudite, la Chine, qui a pris des mesures de prévention drastiques sur son sol en confinant plus de 50 millions de personnes au Hubei (centre), s’inquiète désormais de cas « importés » d’autres pays.

La ville de Pékin a annoncé mercredi que les personnes arrivant en provenance d’Etats « gravement touchés » par le coronavirus devraient désormais se placer en quarantaine pendant 14 jours.

L’Italie nouveau foyer

Certains pays inspirent l’inquiétude. Notamment l’Italie, qui apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du Covid-19.

Le virus est ainsi arrivé au Brésil, alors que l’Amérique du Sud était épargnée jusqu’ici, en y entrant via un Brésilien de retour d’Italie. La Grèce, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Croatie, l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas ont toutes fait état d’au moins une personne contaminée après un séjour dans la péninsule.

L’Afrique n’est plus exempte de cas, même si leur nombre reste étrangement bas. Un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

De nombreux Etats européens ont renforcé leur dispositif de prévention et conseillent à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées.

Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 communes du Nord, poumon économique du pays.

« Le problème, c’est l’économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux », s’inquiète Daniele Vaccari, pâtissier à Secugnago, un village du Nord.

« Affronter au mieux »

Ailleurs en Europe, de nombreux pays comme la Suisse, la Norvège, le Danemark, la Roumanie, ou la Macédoine du Nord sont désormais touchés. L’Estonie a annoncé jeudi un premier cas, un Iranien résidant dans le pays balte.

« On a devant nous une épidémie » qu’il va falloir « affronter au mieux », a déclaré jeudi le président Macron, au lendemain de l’annonce d’un premier mort français, un homme qui n’avait pas voyagé dans une zone à risque.

Dans un contexte d’inquiétude croissante en Europe, les principales Bourses du continent ont fini en forte baisse: de Paris (-3,32 %) à Londres (-3,50 %), de Francfort (-3,19 %) à Madrid (-3,55 %) ou encore Amsterdam (-3,75 %). L’indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, a accéléré ses pertes en toute fin de séance pour s’effondrer de plus de 1.000 points, ou 4,4%. Il a plongé de plus de 11% depuis le début de la semaine. Et la Bourse de Tokyo a ouvert vendredi en baisse de plus de 3 %.

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La Chine déploie 40 incinérateurs à Wuhan

Cet article est, tristement et dramatiquement, en accord avec plusieurs autres publications médiatiques et témoignages de citoyens chinois. Les lanceurs d’alerte chinois qui étaient très actifs depuis le début de la crise se sont tus: emprisonnés, voire tués par les autorités. 
 
À l’heure actuelle, je juge la situation hautement inquiétante sachant que des milliers de personnes sont de retour dans nos pays après des pseudo-quarantaines et des mesures de contrôle de la maladie déficientes et négligées. Je crois, à la lumière des informations qui nous arrivent, que nous faisons face à une catastrophe mondiale dont les répercussions seront extrêmes pour toutes les sphères de notre vie. 
 
Je continue donc à vous exhorter à vous préparer rapidement dès que des cas d’infectés seront annonçés dans nos médias nationaux. Mais encore, les autorités peuvent tarder à nous dire la vérité, et c’est ce que je crois qu’elles font pour retarder l’état de panique de la population, et quand ça va partir en vrille, il sera peut-être un peu tard pour des ordres d’isolement à domicile pendant plusieurs semaines… pensez quelques coups d’avance!
 
Solidairement.
 
Isabelle
 
La Chine déploie 40 incinérateurs à Wuhan
 
Les médias chinois rapportent que les fours mobiles – utilisés pour brûler les carcasses d’animaux et les déchets médicaux – ont été expédiés au centre de l’épidémie du Covid-19
 
NTD rapporte que les cabines sont destinées à l’élimination des carcasses d’animaux, tandis que China Ship News rapporte que les incinérateurs sont destinés aux déchets médicaux.
 
Des sources citées dans les médias chinois soulèvent des questions quant à savoir si les incinérateurs sont destinés aux animaux ou seront utilisés pour éliminer les restes humains.
 
Le professeur Ming Ju aurait déclaré que les cabines étaient des «incinérateurs mobiles» pour les corps.
 
Et pendant ce temps, le professeur Qu Zan a déclaré que le virus ne pouvait pas survivre à la chaleur de 850 degrés créée par le four.
 
Les habitants de Wuhan auraient remis en question la nécessité de tels fours car il n’y a pas d’infection par le virus chez les animaux.
 
Des questions ont été soulevées quant à savoir si le Parti communiste retient ou non des informations sur l’épidémie à Wuhan.
 
Des rapports inquiétants ont continué à émerger avec des affirmations selon lesquelles les médecins sont totalement dépassés par le nombre d’infections.
 
Des images ont émergé montrant des rues désertes et des vidéos du début de l’épidémie dans lesquelles les hôpitaux débordent déjà de monde.
 
Et le directeur de l’hôpital de Wuhan, Liu Zhiming, serait décédé de l’infection avec environ 1700 médecins diagnostiqués avec le Covid-19.
 
Les autorités ont mené une campagne de porte-à-porte à Wuhan pour éliminer toute personne infectée de la ville.
 
“Cela doit être pris au sérieux”, a déclaré Wang Zhonglin, le nouveau secrétaire du Parti communiste de Wuhan.
 
“Il n’y a rien de plus important que la vie humaine.” 
 
“Si un seul nouveau cas est trouvé (après mercredi), les chefs de district seront tenus pour responsables”.
 
Il a été affirmé plus tôt ce mois-ci que les crématoriums de la ville travaillaient «24h / 24 et 7j / 7» pour s’occuper des corps.
 
Les travailleurs épuisés travailleraient sans interruption, car on leur envoie constamment les corps des victimes: on prétend qu’ils brûlent 100 corps chaque jour depuis le 28 janvier.
 
Les travailleurs du crématorium travailleraient dans des tenues de protection et des masques de fortune lorsqu’ils manipulent les corps.
 
Les médias chinois ont également publié un décret interdisant les funérailles plus tôt ce mois-ci, déclarant que tous les corps doivent être immédiatement brûlés par les autorités.
 
Citant la Commission nationale de la santé, les journaux ont confirmé que tous les corps devraient être brûlés «à proximité et immédiatement».
 
Il a ajouté: «Les enterrements ou le transfert de corps ne sont pas autorisés. Les funérailles ne sont pas autorisées afin d’éviter la propagation du virus. »
 
Au moins 16 villes sont fermées à clef en Chine, avec environ 55 millions de personnes vivant en quarantaine.
 
La Chine aurait commencé à brûler de l’argent car elle craignait que les billets de banque ne contribuent à la propagation du virus.
 
On estime qu’environ 600 millions de dollars de billets ont été détruits ou retirés de la circulation par le Parti communiste.
 
Les inquiétudes concernant le virus se tournent maintenant vers les impacts économiques potentiellement énormes d’un pays vivant en quarantaine.

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9 février 2020 par Michael Snyder

Aimeriez-vous être traîné hors de chez vous et envoyé dans un camp ?  Malheureusement, c’est ce qui arrive à un nombre incalculable de citoyens chinois en ce moment.  Toute personne malade ou ayant été en contact avec une personne malade est raflée et envoyée dans un “camp de quarantaine de masse”. Dans certains cas, les gens sont littéralement traînés hors de chez eux à coups de pied et en criant. Si ce virus était aussi dangereux que la grippe ordinaire, la Chine n’aurait pas recours à des mesures aussi draconiennes. Bien sûr, lorsqu’une personne est envoyée dans un camp où elle est entourée de hordes d’autres personnes déjà infectées, il est inévitable que cette personne soit également infectée. Ainsi, dans de nombreux cas, être envoyé dans l’un de ces “camps de quarantaine de masse” sera essentiellement une condamnation à mort.

Au début, les autorités chinoises enfermaient littéralement les malades dans leur propre maison, mais apparemment elles ne pensaient pas que cela était suffisamment efficace.

Maintenant, le gouvernement communiste chinois a ordonné aux autorités locales de Wuhan “de rassembler tous les patients suspects de coronavirus” et de les confiner dans des camps…

    Le gouvernement central chinois a ordonné à Wuhan de rassembler tous les patients suspectés de coronavirus ainsi que leurs proches dans des camps de quarantaine de masse.

Il va sans dire que la plupart des gens ne se présenteront pas et ne se porteront pas volontaires pour se rendre dans les camps.

Les autorités locales vont donc procéder à des “recherches porte-à-porte” dans les foyers afin de trouver les malades…

    Les autorités chinoises à Wuhan ont déclaré jeudi qu’elles allaient effectuer des recherches porte-à-porte à domicile pour trouver des personnes potentiellement infectées par le nouveau coronavirus 2019 (2019-nCoV), et qu’elles allaient enfermer les malades dans des camps de quarantaine massifs et improvisés autour de la ville, selon un rapport du New York Times.

    Ces dernières mesures extrêmes de contrôle de l’épidémie s’ajoutent aux restrictions de voyage et aux fermetures des transports publics déjà draconiennes, qui ont effectivement isolé Wuhan – une ville de 11 millions d’habitants où l’épidémie explosive a commencé – ainsi que d’autres villes très peuplées de la province du Hubei. Dans l’ensemble, la fermeture a rendu difficile l’acheminement de la nourriture et des fournitures aux 50 millions d’habitants de Hubei, contribuant ainsi à une crise humanitaire qui s’aggrave à partir de Wuhan dans le sillage du virus.

La vice-première ministre Sun Chunlan est responsable de la réponse nationale à ce virus, et elle a identifié quatre catégories de personnes qui doivent être emmenées dans les camps…

    Mme Sun a demandé que quatre types de personnes à Wuhan soient mises en isolement obligatoire dans des stations de quarantaine : les cas confirmés, les cas suspects, les personnes qui ont des contacts étroits avec les deux premiers et celles qui ont de la fièvre.

    Mme Sun a appelé à une “guerre populaire” contre l’épidémie de coronavirus lors d’une réunion mardi.

Bien sûr, n’importe qui peut potentiellement entrer dans l’une de ces quatre catégories.

Sans aucune possibilité de faire appel de la décision, beaucoup finiront probablement par se faire entraîner sans jamais être malades.

À l’heure actuelle, un état de loi martiale existe essentiellement dans une grande partie de la Chine, et ce sera le cas dans un avenir prévisible.

Malheureusement, le fait de regrouper toutes les personnes les plus malades dans une grande installation ne va pas les aider à se rétablir. En fait, il est fort probable que cela les rendra encore plus malades

    En outre, les experts craignent que le fait d’enfermer des personnes potentiellement infectées dans de grands camps de quarantaine – installés dans un stade sportif, un centre d’exposition et un complexe immobilier – avec des soins médicaux minimaux ne rende les malades encore plus malades et ne laisse toute la gamme des maladies infectieuses sévir parmi les personnes confinées.

Mais à ce stade, les autorités chinoises sont apparemment prêtes à les sacrifier pour “le plus grand bien”.

De nombreuses vidéos ont déjà été publiées sur les médias sociaux, montrant des citoyens chinois essayant d’échapper aux fonctionnaires venus les chercher.

Dans l’une d’entre elles, un homme s’élance littéralement en courant pour échapper aux fonctionnaires locaux avec de “gros bâtons de métal” qui tentent de l’encercler…

    Le clip, qui aurait été pris dans le jardin de Changqing, à Wuhan, montre un groupe de fonctionnaires s’approchant de l’homme qui est adossé à un mur.

    L’homme se met soudain à fuir les fonctionnaires qui le poursuivent rapidement.

    Certains fonctionnaires semblent porter de gros bâtons de métal alors qu’ils le poursuivent dans des rues presque désertes.

Je ne peux certainement pas lui reprocher de s’être enfui.

Si l’un d’entre nous était dans une situation similaire, il ferait probablement exactement la même chose.

Beaucoup de ceux qui entrent dans ces camps n’en ressortiront jamais vivants, et c’est donc vraiment une question de vie ou de mort pour beaucoup de gens.

En plus de tout le reste, il est maintenant rapporté que les citoyens chinois pourraient potentiellement faire face à “la prison à vie ou même la peine de mort” s’ils ne signalent pas “leur récent voyage à Wuhan”…

    Un récent tweet d’un groupe de défense chinois connu sous le nom de Himalaya Global avertit sinistrement que le gouvernement communiste chinois commence à imposer de nouvelles peines sévères aux Chinois qui ne signalent pas leurs récents voyages à Wuhan, l’épicentre de la nouvelle épidémie de coronavirus.

    L’annonce vidéo a été faite par un juge chinois qui explique que tous les voyageurs récents en provenance de Wuhan doivent désormais se présenter aux autorités compétentes sous peine d’être coupables de mettre en danger la sécurité publique. Au minimum, les contrevenants pourraient encourir jusqu’à 10 ans de prison. Au maximum, ils pourraient être condamnés à la prison à vie, voire à la peine de mort.

Nous n’avons jamais vu la Chine prendre des mesures aussi extrêmes auparavant.

Tant de gens dans le monde occidental comparent cette épidémie de coronavirus à la grippe ordinaire et nous disent que nous n’avons pas à nous inquiéter.

Si c’est vrai, alors pourquoi le gouvernement chinois devient-il si fou de ce virus ?

Il semble qu’il y ait beaucoup de choses qu’il ne nous dit pas, et beaucoup de gens sont extrêmement sceptiques quant à l’exactitude des chiffres officiels qu’il nous donne.

Nous avons vu de nombreuses vidéos qui montrent des gens tombant littéralement morts dans les rues de Wuhan, et les crématoriums de la ville brûlent des corps 24 heures sur 24. En fait, les niveaux massivement élevés de dioxyde de soufre au-dessus de Wuhan créent une véritable agitation sur les médias sociaux. Comme IntelWave l’a souligné, la combustion de matières organiques produit du dioxyde de soufre gazeux. Cela pourrait-il être la preuve que le nombre de morts est bien plus élevé que ce que l’on nous dit ?

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Les pays et territoires touchés par le nouveau coronavirus

Le virus a provoqué pour l’heure la mort de plus de 2 400 personnes – dont 24 hors de Chine continentale

Des travailleurs portant leur tenue de protection aident à nettoyer leurs équipements respectifs après la désinfection contre le coronavirus dans une station du métro de Séoul, en Corée du Sud, le 21 février 2020. (Crédit : AP Photo/Ahn Young-joon)
Des travailleurs portant leur tenue de protection aident à nettoyer leurs équipements respectifs après la désinfection contre le coronavirus dans une station du métro de Séoul, en Corée du Sud, le 21 février 2020. (Crédit : AP Photo/Ahn Young-joon)

Voici la liste des pays et territoires ayant annoncé des cas confirmés de maladie due au nouveau coronavirus, qui a provoqué pour l’heure la mort de plus de 2 400 personnes, dont seulement 24 hors de Chine continentale.

Le coronavirus s’est propagé à partir de la ville chinoise de Wuhan, où il est apparu en décembre et qui a été confinée il y a exactement un mois.

En dehors de la Chine, plus de 1 500 contaminations ont été recensées, principalement en Corée du Sud et sur le bateau de croisière Diamond Princess au Japon.

Chine

Le bilan en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) depuis le début de l’épidémie était dimanche de quelque 77 000 personnes contaminées et 2 442 morts.

La plupart des décès se sont produits dans la province du Hubei, le foyer de la contagion, dont Wuhan est la capitale.

Deux morts ont été signalés dans le territoire chinois semi-autonome de Hong Kong où au moins 69 cas ont été enregistrés. Et dix cas ont été signalés à Macao.

Asie-Pacifique

Corée du Sud : 602 personnes porteuses du virus, qui a fait cinq morts. Le nombre de cas a bondi ces derniers jours, notamment dans la ville de Daegu (sud-est), où des centaines de fidèles d’une secte chrétienne ont été contaminés. Parmi les nouveaux cas figurent également 18 personnes rentrées d’un pèlerinage en Israël.

Japon : plus de 130 cas et quatre morts, dont trois issus du paquebot Diamond Princess décédés à l’hôpital.

Plus de 630 personnes ont contracté le coronavirus à bord de ce navire, qui a été placé en quarantaine début février. Des centaines de passagers ont été autorisés à débarquer cette semaine après des tests négatifs. Le Japon a reconnu qu’une vingtaine avaient pu quitter le paquebot sans passer tous les contrôles requis.

Taïwan : 26 cas, dont un mort.

Cambodge : 1

Malaisie : 22

Philippines : 3 cas dont un mort à Manille.

Singapour : 85

Thaïlande : 35

Vietnam : 16

Inde : 3

Népal : 1

Sri Lanka : 1

Australie : 17, dont deux évacués du Diamond Princess.

Amériques

Canada : huit cas

Etats-Unis : 35 cas. Parmi les rapatriés du Diamond Princess en quarantaine, 18 ont été testés positifs.

Europe

Allemagne : 16 cas

Belgique : 1

Espagne : 2

Finlande : 1

France : 12 cas, dont un décès annoncé le 15 février, le premier hors d’Asie.

Italie : 132 cas, trois morts. L’Italie est devenue samedi le premier pays d’Europe à mettre des villes en quarantaine en isolant 11 communes.

Suède : 1

Royaume-Uni : 9

Russie : 5 cas, dont trois chez des passagers rapatriés du Diamond Princess.

Moyen-Orient

Emirats arabes unis : 11 cas

Iran : 43 cas, 8 morts, soit le plus grand nombre de décès enregistrés hors de Chine.

Israël : un cas, chez une ex-passagère du Diamond Princess rentrée au pays après la quarantaine.

Liban : un cas

Afrique

Egypte : un cas

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A peine arrivés, les Israéliens du Diamond Princess placés en quarantaine

Le groupe de onze Israéliens a été placé en quarantaine pour deux semaines au centre médical Sheba ; les US et l’Australie rapportent de nouveaux cas parmi les anciens passagers

Les Israéliens à bord du Diamond Princess, bateau de croisière placé en quarantaine au Japon, dans l'avion qui les ramène en Israël, le 20 février 2020 (Crédit : Ambassade israélienne au Japon)
Les Israéliens à bord du Diamond Princess, bateau de croisière placé en quarantaine au Japon, dans l’avion qui les ramène en Israël, le 20 février 2020 (Crédit : Ambassade israélienne au Japon)

Un groupe d’Israéliens bloqué depuis deux semaines sur un bateau de croisière amarré sur la côte japonaise a atterri à l’aéroport Ben-Gurion vendredi, en tout début de matinée – marquant ce qui sera peut-être la fin, pour les passagers, de vacances de rêve gâchées par l’inquiétude entraînée par la propagation du nouveau coronavirus COVID-19.

Un avion transportant onze passagers en provenance du Japon a atterri sur une zone isolée de l’aéroport, peu après quatre heures du matin. Les passagers ont été immédiatement embarqués dans un mini-bus et transférés au centre médical Sheba, où ils passeront les deux prochaines semaines en quarantaine.

Une vidéo publiée par les services de Magen David Adom a montré les passagers à l’intérieur d’un mini-bus saluant d’un geste de la main avant que le véhicule ne s’éloigne.

Les voyageurs paraissaient visiblement soulagés lors de leur atterrissage au sein de l’Etat juif.

« Nous sommes tous heureux », a dit une femme à la chaîne Kan.

« Nous sommes tous en bonne santé, personne n’est malade », a confié un autre passager à Ynet.

Toutefois, les autorités israéliennes sont bien décidées à ne prendre aucun risque. Plusieurs personnes qui avaient été testées négatives au virus au Japon se sont révélées être contaminées après leur arrivée dans leur pays natal.

Tous ceux qui se sont trouvés au contact des voyageurs portaient un équipement de protection – même si la vidéo montre plusieurs personnes, à proximité et à bord de l’avion, qui ne portaient qu’un simple masque. Les bagages devaient être chargés à bord d’un camion, emmenés à l’écart de l’aéroport puis inspectés, a noté la Douzième chaîne.

Quinze Israéliens figuraient parmi les 3 000 passagers et membres d’équipage en quarantaine à bord du Diamond Princess depuis le 4 février. Quatre d’entre eux restent hospitalisés au Japon après avoir contracté le virus. Leur état de santé est considéré comme bon.

Le Bombardier Global 6000, spécialement affrété par le ministère israélien des Affaires étrangères, a fait une courte escale à Tbilisi, en Géorgie, pour se réapprovisionner en carburant avant de se rendre au sein de l’Etat juif.

L’avion retournera immédiatement dans l’Est asiatique et l’équipage ne sera pas autorisé à retourner en Israël avant la fin des préparations de l’avion pour le vol retour.

Les Israéliens qui se trouvaient à bord du navire et leurs familles avaient supplié les autorités en Israël et au Japon de les sortir de la quarantaine, craignant leur exposition au virus meurtrier et se plaignant de conditions moins qu’idéales à bord du bateau de croisière.

Mercredi, le Japon a mis un terme à la quarantaine de toutes les personnes testées négatives à la maladie et jeudi, la majorité des passagers israéliens a pu débarquer du navire.

Les ressortissants israéliens ont été salués, sur le quai, par une délégation de l’ambassade à Tokyo, qui était prête à les évacuer du port pour se rendre à l’aéroport, ont fait savoir les ministères des Affaires étrangères et de la Santé dans un communiqué conjoint.

Une vidéo d’un bus les emmenant à l’aéroport du Japon a montré les passagers entonner « Am Yisrael Chai » (« Vive le peuple d’Israël »), un chant originellement composé pour rendre hommage au malheur des Juifs qui étaient bloqués derrière le rideau de fer.

Un porte-parole des familles a déclaré que le groupe partait « avec des sentiments mitigés », sachant que d’autres devaient rester derrière eux au Japon.

Les photos de la scène montrent les passagers, portant leurs vêtements de vacances et tirant leurs valises, signant des papiers sur les quais à des bureaux tenus par des fonctionnaires vêtus de la tête aux pieds de vêtements de protection et portant des masques sur le visage.

Au centre Sheba, le groupe sera isolé pendant deux semaines dans un lieu situé en dehors du campus principal de l’hôpital, à l’écart de tout contact avec la population générale, selon les autorités.

« Nous savons que ce n’est pas simple, que vous ne pourrez pas voir vos familles et que vous ne pourrez pas vous déplacer. Nous comprenons la situation », a commenté le docteur Galia Rahaym aux passagers à leur arrivée à Sheba, selon Ynet.

Mardi matin, les familles des passagers pourront déposer des produits alimentaires maison et des objets personnels aux ressortissants israéliens dans la zone de quarantaine de l’hôpital, a rapporté la Treizième chaîne.

Une famille a laissé une bouteille de Corona – de la bière – pour l’un des passagers de retour au sein de l’Etat juif, a noté la chaîne.

Le nouveau virus était apparu en Chine, à la fin de l’année dernière, et il a depuis contaminé des dizaines de milliers de personnes, en particulier dans la province Heubei, dans le centre de la Chine. Les plus de 620 cas confirmés sur les 3 711 passagers du Diamond Princess en font le foyer le plus élevé de la maladie après la Chine.

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Coronavirus: jusqu’à 7 ans de prison pour les Israéliens violant une quarantaine

Les violations à la mise en auto-quarantaine peuvent être signalées sur le site du ministère de la Santé

La docteure Galia Barkai à un hôtel transformé en zone de quarantaine du centre médical Sheba de Ramat Gan, le 17 février 2020 (Crédit : Flash90)

La docteure Galia Barkai à un hôtel transformé en zone de quarantaine du centre médical Sheba de Ramat Gan, le 17 février 2020 (Crédit : Flash90)

Les Israéliens surpris en train de violer une mise en auto-quarantaine pendant quinze jours, décidée à l’encontre des personnes s’étant récemment rendues dans l’Est asiatique, risquent jusqu’à sept ans de prison, a averti jeudi le ministère de la Santé.

Si ceux qui contreviennent en toute connaissance de cause à leur quarantaine pourront écoper d’une condamnation maximale allant jusqu’à sept ans de prison, ceux qui la violeront par négligence pourront être sanctionnés d’une peine de trois ans, a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Les voyageurs revenant de Chine, de Hong-Kong, de Macao, de Singapour et de Thaïlande sont dans l’obligation de se soumettre à une mise en quarantaine obligatoire de 14 jours dans un contexte d’inquiétudes sur une éventuelle contamination par le coronavirus.

« Le ministère de la Santé considère les membres du public à qui il a été demandé de s’isoler comme des partenaires entiers dans la prévention de la propagation de la maladie en Israël », a dit le communiqué. « Nous sommes sûrs qu’ils montreront un sens de la responsabilité à l’égard des membres de leurs familles, de leurs amis, à l’égard des personnes malades ou vulnérables de la société et qu’ils réduiront le risque des infections ».

Le ministère a appelé à signaler toute personne contrevenant à sa mise en quarantaine via une page internet consacrée au virus.

La législation temporaire, sous les dispositions de l’ordonnance 2020 de Santé publique, rend aussi obligatoire une quarantaine à domicile de 14 jours à tout individu ayant été au contact d’un malade confirmé au cours des deux semaines précédentes.

De plus, Israël a annoncé, lundi, que le pays refusera dorénavant l’entrée à tous les ressortissants étrangers s’étant rendus en Thaïlande, à Singapour, à Hong-Kong et à Macao au cours des 14 derniers jours. Israël avait déjà, à la fin du mois de janvier, émis une interdiction similaires aux citoyens étrangers en provenance de Chine.

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Coronavirus: Bagdad interdit les voyages entre l’Irak et l’Iran

Des tests ont lieu dans les aéroports irakiens pour l’ensemble des voyageurs, et la compagnie aérienne nationale, Iraqi Airways, a suspendu ses vols vers l’Iran

Un Iranien vend des masques de protection, à Téhéran le 20 février 2020. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

Un Iranien vend des masques de protection, à Téhéran le 20 février 2020. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

L’Irak, inquiet de deux décès en Iran dus au nouveau coronavirus, a interdit jeudi aux Iraniens l’entrée sur son sol et à ses ressortissants de se rendre en République islamique, sur fond de polémique.

Mercredi, le jour même où l’Iran annonçait deux morts du nouveau coronavirus, le ministre irakien de l’Intérieur Yassine al-Yasseri avait annoncé une exemption de visa pour les ressortissants iraniens souhaitant se rendre en Irak.

Jeudi, le ministère de l’Intérieur est revenu sur sa décision et le ministère de la Santé a annoncé interdire l’entrée en Irak des personnes en provenance d’Iran « jusqu’à nouvel ordre ».

« Les Iraniens sont interdits d’entrée », a indiqué un haut responsable à l’AFP, ajoutant que les postes-frontières avec l’Iran étaient désormais fermés, ne laissant passer que des Irakiens rentrant au pays.

Ceux-là seront examinés et, le cas échéant, placés « en quarantaine pour 14 jours », a précisé le ministère de la Santé.

En outre, les ressortissants irakiens ne sont en outre plus autorisés à se rendre en Iran.

Déjà, des tests ont lieu dans les aéroports irakiens pour l’ensemble des voyageurs, et la compagnie aérienne nationale, Iraqi Airways, a suspendu ses vols vers l’Iran.

Chaque année, des millions de pèlerins iraniens visitent les lieux saints chiites d’Irak, un tourisme religieux qui assure d’importants revenus à l’Irak.

Début février, l’Irak où opèrent plusieurs compagnies pétrolières chinoises, avait interdit l’entrée sur son sol de tous les étrangers en provenance de Chine de crainte d’une propagation du nouveau coronavirus.

Au total, depuis son apparition en décembre, la pneumonie virale Covid-19 a tué 2 233 personnes en Chine (hors Hong Kong et Macao). Ailleurs dans le monde, l’épidémie a fait 11 morts et la contamination touche quelque 25 pays – dont plusieurs au Moyen-Orient.

Au Koweït, la compagnie aérienne Kuwait Airways a annoncé qu’elle suspendait à partir de jeudi tous les vols en direction de l’Iran, en raison des cinq contaminations et des deux décès dus au coronavirus annoncés par les autorités iraniennes.

« La suspension, qui se fonde sur l’avis émis par le ministère (koweïtien) de la Santé, vise à prévenir une possible extension de la maladie à des passagers », a déclaré Kuwait Airways dans un communiqué.

De plus, le ministère koweïtien de la Santé a déconseillé tous les types de voyage vers la ville sainte iranienne de Qom, située à 140 kilomètres environ de Téhéran et où les deux décès connus en Iran ont été enregistrés. Et le ministère a annoncé des quarantaines pour ceux qui s’y rendraient quand même.

« Par souci de la sécurité des citoyens du Koweït et de ceux qui y résident, nous mettrons en quarantaine toutes les personnes arrivant de Qom jusqu’à ce que nous nous soyons assurés qu’elles ne sont pas touchées par le virus », a déclaré le ministère dans un communiqué.

De plus, l’Autorité portuaire koweïtienne (KPA) a suspendu à partir de jeudi et pour une durée indéterminée les mouvements de passagers vers l’Iran et en provenance de l’Iran dans les ports koweïtiens.

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Coronavirus : Israël prend des mesures drastiques à ses frontières

Les autorités vont interdire l’entrée en Israël à tous les voyageurs ayant visité la Corée du Sud et le Japon ces 14 derniers jours ; un avion de Korean Air a dû faire demi-tour

Des voyageurs à l'aéroport Ben-Gurion, le 17 février 2020 (Crédit :Avshalom Shoshani/Flash90)

Des voyageurs à l’aéroport Ben-Gurion, le 17 février 2020 (Crédit :Avshalom Shoshani/Flash90)

A partir de lundi, Israël va interdire l’entrée dans le pays à tous les ressortissants étrangers s’étant rendus en Corée du Sud et au Japon au cours des 14 derniers jours, par crainte de propagation du coronavirus COVID-19, a déclaré dimanche le ministère de la Santé.

Le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que son directeur général, Yuval Rotem, rencontrerait l’ambassadeur de Corée du Sud en Israël plus tard dans la journée pour discuter des développements.

M. Rotem a déclaré aux diplomates israéliens en poste en Asie, lors d’un appel téléphonique dimanche, que la priorité absolue était la santé publique israélienne, mais que le pays ferait tout pour minimiser les dommages causés aux autres pays dans le processus.

De son côté, la Corée du Sud a protesté contre la décision prise par Israël samedi de refuser l’entrée sur son territoire à environ 200 personnes qui se trouvaient à bord d’un avion en provenance de Séoul.

Une note publiée samedi sur le site du ministère de la Santé indiquait  que « jusqu’à présent, les postes-frontières n’ont pas été fermés à qui que ce soit venant d’ailleurs. Malgré tout, ils pourraient être rapidement fermés à tous ceux qui ne sont pas des résidents israéliens ».

Cette phrase a été ultérieurement supprimée, sans explication, des versions en hébreu et en anglais du site internet. Les directives du ministère statuent que tandis que les voyageurs étant restés en Chine dans les quatorze jours précédents seront refoulés à l’entrée du territoire, « jusqu’à présent, les frontières ne sont pas fermées pour ceux qui se trouvaient ailleurs ».

Il n’a pas été possible d’entrer en contact avec un porte-parole du ministère pour d’éventuels commentaires.

Samedi, l’État juif a refusé aux passagers d’un vol en provenance de Corée du Sud d’entrer dans le pays. Seuls les ressortissants israéliens ont été autorisés à quitter l’avion, lequel a été contraint de rentrer à Séoul.

Les responsables ont fait savoir que cette décision avait été spécifiquement prise quelques heures après qu’un groupe de touristes coréens qui se trouvaient en Israël a été testé positif au coronavirus, ajoutant qu’il ne s’agissait pas là d’une interdiction des ressortissants coréens en général.

Selon l’agence de presse Yonhap, le ministère des Affaires étrangères à Séoul aurait fortement protesté auprès du gouvernement israélien. Il a indiqué aux dirigeants de l’État juif qu’aucune mesure excessive et déraisonnable ne devait être décidée à l’encontre des citoyens sud-coréens.

Le ministère n’a pas répondu à notre demande de commentaires.

Korean Air, le seul transporteur à assurer un vol direct entre Séoul et Tel Aviv, n’assurait plus la liaison dimanche matin.

Un message sur le site internet de la compagnie aérienne précise qu’Israël interdit l’entrée aux ressortissants venus de Corée, de Chine, de Hong-Kong, de Macao, de Thaïlande et de Singapour.

Lors d’une réunion d’information organisée samedi soir, le directeur-général du ministère de la Santé Moshe Bar Siman Tov a annoncé que les Israéliens revenant de Corée du Sud et du Japon devraient respecter une quarantaine personnelle obligatoire de quatorze jours. Ces directives sont d’ores et déjà appliquées aux voyageurs revenant de Chine, de Thaïlande, de Singapour, de Hong-Kong et de Macao.

L’initiative d’interdire des voyageurs ou de mettre en garde contre des pays – en plus de la Chine – aurait entraîné le mécontentement du ministère des Affaires étrangères, inquiet des répercussions diplomatiques possibles et d’une baisse de la fréquentation touristique et des liens commerciaux naissants.

Le ministre Israel Katz a ainsi demandé une réunion d’urgence de son ministère autour des conséquences possibles de cette mesure.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie israélienne a précisé qu’il avait demandé aux responsables du ministère « de soutenir toute décision stricte émise par le ministère de la Santé pour empêcher l’entrée des étrangers des pays variés du monde qui seraient susceptibles de poser un risque pour la santé de la population israélienne ».

« Notre principale considération est la santé des résidents israéliens et la préservation de la capacité de l’État juif à maintenir des liens avec les pays du monde entier et à les faire croître – en tant qu’État respectant des règles strictes et qui n’a pas été touché par le coronavirus », a ajouté le communiqué.

Environ 200 élèves et enseignants ont été placés samedi en quarantaine personnelle et obligatoire après qu’il s’est avéré qu’ils avaient croisé le groupe de pèlerins coréens au début du mois. Des initiatives ont été prises pour tenter d’identifier les personnes qui sont entrées en contact avec eux en Israël et en Cisjordanie.

Cette information a donné lieu à des inquiétudes intenses sur une éventuelle propagation du virus.

« C’est vraiment troublant… Le risque que le virus se propage en Israël est réel », a déclaré Shai Ashkenaiz, chef du syndicat des pédiatres et expert en maladies contagieuses, au site Ynet.

Le site d’information Ynet a rapporté que plusieurs centaines de Sud-Coréens actuellement en Israël seront peut-être mis en quarantaine au séminaire Har Gilo, juste à l’extérieur de Jérusalem, une installation habituellement utilisée par l’armée pour des cours et des séminaires éducatifs. Une décision finale sur la question n’a pas encore été prise, d’après Ynet.

Israël ne compte qu’un seul cas de coronavirus confirmé à l’intérieur de ses frontières. Il s’agit d’une femme qui se trouvait à bord du Diamond Princess, un bateau de croisière devenu un véritable foyer de propagation du virus. Elle est actuellement en quarantaine dans un hôpital israélien en compagnie de dix autres ressortissants de l’État juif qui figuraient, eux aussi, parmi les passagers du navire.

Toutefois, plusieurs lieux sensibles dans le monde ont commencé à émerger alors que le virus ne cesse de se répandre, depuis l’Iran jusqu’à l’Italie, amenant les autorités à prendre des mesures plus strictes concernant leurs frontières.

La Corée du Sud et la Chine ont tous deux rapporté une nouvelle augmentation des cas de virus, dimanche, et le Premier ministre sud-coréen a averti que l’épidémie – qui se répand rapidement – liée à une secte locale et à un hôpital du sud-est du pays était entrée dans une « phase plus grave ».

Certaines personnes porteuses du virus n’ont aucun lien direct avec un voyage en Chine. Le bilan des morts en Iran est passé à six – le chiffre le plus important en dehors de l’empire du Milieu – et une dizaine de villes du nord de l’Italie ont été mises en quarantaine alors que des centaines d’habitants – qui avaient été au contact de 79 cas confirmés en Chine – ont été soumis à des tests pour déterminer s’ils étaient atteints du virus.

Le centre de contrôle et de prévention des maladies de Corée du Sud a indiqué que 113 des 120 nouvelles personnes contaminées par le virus ont été rapportées dans la ville de Daegu, quatrième ville du pays, et dans ses alentours. Elle a précisé que 70 de ces cas étaient liés à une branche de la secte religieuse Shincheonji à Daegu, devenu le plus important foyer d’infection de tout le pays – qui compte 556 cas au total, ce qui en fait le pays le plus touché après la Chine.

« Le problème du COVID-19 se trouve à un grave tournant. Les prochains jours seront cruciaux », a déclaré dimanche le président Moon Jae-in à l’issue d’une réunion gouvernementale sur la question.

La Chine continentale a rapporté 648 nouvelles infections sur un total de 79 936 malades. Le bilan des morts a légèrement baissé, passant à 97. En tout, ce sont 2 442 personnes qui sont mortes dans le pays des suites du virus COVID-19.

Le nombre de nouvelles contaminations, en Chine, est irrégulier, mais est resté sous le nombre de 1 000 au cours des quatre derniers jours. Plusieurs changements sont survenus dans la manière de procéder au décompte des infections, ce qui rend difficile de tirer des conclusions de ces chiffres.

Dans le monde, plus de 78 000 personnes ont été contaminées dans 29 pays.

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Coronavirus: l’Arabie saoudite suspend l’entrée des pèlerins sur son territoire

Ryad a aussi suspendu l’entrée dans le pays des voyageurs munis d’un visa de tourisme et provenant de pays où sévit le virus, selon des critères fixés par les autorités sanitaires

Des milliers  de pèlerins rassemblés à la msquée Namirah, près du Mont Arafat, à La Mecque à l'occasion du Hajj, le 20 août 2018. (Crédit : AFP/ AHMAD AL-RUBAYE)

Des milliers de pèlerins rassemblés à la msquée Namirah, près du Mont Arafat, à La Mecque à l’occasion du Hajj, le 20 août 2018. (Crédit : AFP/ AHMAD AL-RUBAYE)

L’Arabie saoudite a annoncé jeudi suspendre « temporairement » l’entrée des pèlerins se rendant à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, une décision très rare destinée à prévenir « l’arrivée » du nouveau coronavirus qui s’est propagé dans le Golfe.

Ryad n’a annoncé aucune infection au COVID-19 sur son sol mais la plupart des pays voisins ont enregistré des dizaines de cas ces derniers jours, en majorité des personnes revenant d’un pèlerinage chiite en Iran où la maladie a fait 26 morts, bilan le plus lourd après celui de la Chine, foyer de l’épidémie.

En 2003, l’Arabie saoudite avait déjà suspendu l’octroi de visas pour la Omra à certains pays d’Asie, en raison du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde, bilan largement dépassé par le nouveau coronavirus.

La Omra est effectuée par les fidèles à La Mecque, dans l’ouest du royaume par des millions de musulmans à n’importe quelle période de l’année, à la différence du hajj, le grand pèlerinage effectué à une date précise une fois l’an.

Un des cinq piliers de l’islam, le hajj doit avoir lieu cette année entre fin juillet et début août. Les autorités saoudiennes ne se sont pas encore exprimées sur d’éventuelles mesures de précaution dans l’organisation du hajj qui avait rassemblé quelque 2,5 millions de fidèles en 2019.

Déplacements restreints

L’organisation du hajj et plus généralement la responsabilité des lieux saints de l’islam constituent pour le royaume un défi logistique de taille ainsi qu’une importante source de revenus.

Ryad espère attirer 2,7 millions de fidèles durant le hajj de 2020, d’après le site internet du ministère du Pèlerinage.

Mais jeudi, l’Arabie saoudite a également suspendu l’entrée dans le pays des voyageurs munis d’un visa de tourisme et provenant de pays où sévit le nouveau coronavirus, selon des critères qui seront fixés par les autorités sanitaires.

« Ces procédures sont temporaires, et sont assujetties à l’évaluation continue des autorités compétentes », a indiqué le ministère des Affaires étrangères, appelant les ressortissants saoudiens à ne pas se rendre dans les pays touchés par la maladie.

Plusieurs citoyens saoudiens figurent parmi les personnes infectées au Bahreïn voisin, qui a annoncé au total 33 cas cette semaine, tous revenant d’Iran.

Plus de 140 personnes, dont le vice-ministre de la Santé, ont été infectées en Iran, poussant les pays voisins à prendre des mesures de restrictions des déplacements. Le Koweït a enregistré 43 cas et Oman quatre.

« Les gens ont peur »

Les Emirats arabes unis, qui ont suspendu les vols vers et en provenance d’Iran, ont enregistré 13 cas de personnes contaminées par le virus, dont trois ont guéri. Les deux cas d’infection les plus récents sont ceux de deux ressortissants iraniens.

Les autorités de Bahreïn ont annoncé jeudi la suspension de tous les vols à destination et en provenance d’Irak et du Liban, deux pays qui comptent une importante population musulmane chiite qui se rend fréquemment en Iran pour visiter des sanctuaires.

Par ailleurs, le Koweït et Bahreïn ont fermé toutes les écoles pendant deux semaines par mesure de précaution après qu’un citoyen infecté par le virus ait transporté des élèves dans trois établissements.

« Les enseignants, les élèves et les parents sont très inquiets, surtout parce que nous ne savons pas combien de temps cela va durer », a confié Anne Marie, une expatriée sud-africaine vivant à Bahreïn, où de nombreux résidents portent des masques dans la rue.

« Les gens ont peur, mais je pense qu’il n’est pas nécessaire de paniquer tant que l’on prend des précautions et que l’on se tient à l’écart des lieux bondés », a fait valoir Roshan, un expatrié indien.

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