CHYPRE : le hold-up du siècle !

GimmeLa fermeture prolongée de l’ensemble des banques d’un pays, comme celle décidée par Chypre entre samedi 16 mars et lundi 25 inclus, est une mesure extrêmement rare, décidée le plus souvent pour éviter des retraits massifs, mais surtout une atteinte à l’ordre public. «C’est un phénomène qui n’a quasiment pas été rencontré depuis la fin du XIXe siècle et le début du XXe», explique Hervé Alexandre, professeur à l’Université Paris-Dauphine. Pour l’heure les banques chypriotes ne doivent plus leur maintien en activité qu’au minimum de liquidités que la BCE leur consent, dans le cadre du programme d’Emergency Liquidity Assistance (ELA).

Au vu de la dégradation de la situation de Chypre, la Troïka veut que Chypre contribue à hauteur de 6,7 milliards et non plus 5,8 milliards ! Dans un bref communiqué, la Banque centrale européenne a laissé un sursis à Chypre. Le conseil des gouverneurs a laissé jusqu’à lundi à la banque centrale de Chypre l’accès au dispositif d’assistance d’urgence à la liquidité (Emergency Liquidity Assistance ). Autrement dit, jusqu’à cette date, le système bancaire chypriote pourra encore fonctionner grâce à l’argent de la BCE.Sans cette aide, Chypre et ses banques seraient de facto en cessation de paiement.

Mais la BCE prévient : « ensuite, l’ELA ne pourra être envisagé que si un programme de l’UE et du FMI est mis en place pour assurer la solvabilité des banques » chypriotes. Autrement dit, les 23 membres du conseil des gouverneurs de la BCE ont posé un ultimatum aux autorités chypriotes.

Pour faire le point, lire ICI sur LePoint.fr…

Les autorités chypriotes envisagent de taxer à hauteur de 25% les comptes en banque présentant un solde supérieur à 100.000 euros détenus à la Bank of Cyprus, le principal établissement bancaire du pays, a annoncé samedi le ministre chypriote des Finances.

Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront ce dimanche à 18h00 GMT pour débattre de ce dossier chypriote. Le projet sera ensuite soumis au Parlement qui a rejeté mardi à l’unanimité un premier projet qui prévoyait d’exonérer les comptes inférieurs à 20.000 euros, de prélever 6,75% sur les dépôts bancaires d’un montant de 20.000 à 100.000 euros et 9,9% au-delà.

Un économiste allemand reprend l’idée de la taxation des comptes bancaires et propose pour l’Italie une taxe de 15% sur tous les dépôts

Madrid pourrait lever auprès des banques une taxe de 0,2 % sur le montant des dépôts qu’elles détiennent. L’Espagne affirme que cet impôt nouveau n’a rien à voir avec celui de Chypre. Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde…Le moment était-il bien choisi ? Mardi, le ministre du budget espagnol, Cristobal Montoro, a annoncé au Sénat  la mise en place d’une taxe sur les dépôts bancaires. Cet impôt ne sera pas en effet directement levé auprès des épargnants, mais il sera levé sur les banques. Ce sont ces dernières qui se verront imposées sur l’ensemble de leurs dépôts. En théorie donc, les clients ne seront pas touchés.

Russie : la taxe exceptionnelle préconisée par les leaders de la zone euro pour sauver l’île, serait pour Vladimir Poutine une mesure « injuste, dangereuse et non professionnelle ». Les président russe Vladimir Poutine a évoqué par téléphone avec son homologue chypriote Nikos Anastasiadis la situation économique de Chypre et les propositions de l’Eurogroupe visant à résoudre la crise, a annoncé le porte-parole du dirigeant russe, Dmitri Peskov. Chypre, après avoir refusé le plan de sauvetage européen, pourrait se montrer favorable à l’offre de Moscou, qui lui propose son aide financière contre de juteux contrats gaziers. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a menacé de revoir la part de l’euro dans les réserves russes si le règlement de la crise financière à Chypre proposé par l’Union européenne lésait les intérêts russes.

 En taxant les comptes supérieurs à 100.000 euros, l’UE s’attaque à la mafia russe et chinoise…va y avoir du sport dans ce qui ressemble de plus en plus à un hold-up de plus de 6 milliards !  

La BCE lance un ultimatum à Chypre

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latribune.fr | 21/03/2013, 09:59 – 351 mots
La banque centrale de Francfort maintient le dispositif ELA, qui permet de fournir de la liquidité aux banques chypriotes jusqu’à lundi. Au-delà, il faudra un plan d’aide validé ou ce sera la faillite.


Dans un bref communiqué publié jeudi matin, la Banque centrale européenne a laissé un sursis à Chypre. Le conseil des gouverneurs a laissé jusqu’à lundi à la banque centrale de Chypre l’accès au dispositif d’assistance d’urgence à la liquidité (Emergency Liquidity Assistance ou ELA). Autrement dit, jusqu’à cette date, le système bancaire chypriote pourra encore fonctionner grâce à l’argent de la BCE.Sans cette aide, Chypre et ses banques seraient de facto en cessation de paiement.

Un plan dès mardi

Mais la BCE prévient : « ensuite, l’ELA ne pourra être envisagé que si un programme de l’UE et du FMI est mis en place pour assurer la solvabilité des banques » chypriotes. Autrement dit, les 23 membres du conseil des gouverneurs de la BCE ont posé un ultimatum aux autorités chypriotes : il leur faut établir et faire approuver un « plan B » avant la réouverture des banques prévue mardi 26 mars.

Ultimatum

Avec cette décision, la BCE met tout son poids dans la balance : elle entend en finir avec le veto du parlement chypriote et veut le contraindre à accepter rapidement un plan d’assistance modifié. Désormais donc, la marge de manœuvre des autorités chypriotes et des députés de l’île est très réduite : il leur faut accepter une modification légère du plan d’aide décidé dans la nuit de vendredi à samedi.

Quel plan B ?

Dans ce plan B, la taxe sur les dépôts bancaires serait maintenue. Certains pensent qu’elle sera limitée aux dépôts supérieurs à  100.000 euros, montant de la garantie européenne sur les dépôts. Mais ceci obligerait à trouver 2 milliards d’euros. D’autres évoquent une taxe sur les dépôts moins élevée que celle envisagée vendredi dernier (6,75 % jusqu’à 100.000 euros, 9,9 % au-delà). Quoi qu’il en soit, il faudra trouver d’autres sources de financement puisque les Européens ne donneront pas plus de 10 milliards d’euros et que les Russes ne semblent pas devoir aider dans des proportions suffisantes. Les médias chypriotes évoquent une taxe sur les fonds d’investissement et un possible défaut pour les créanciers des banques. En tout cas, une chose est désormais certaine : le temps presse.

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Vers une taxe bancaire de 25% au-delà de 100.000 euros à Chypre

- Publié le

 par Laura Noonan et Costas Pitas

NICOSIE (Reuters) – Les autorités chypriotes envisagent de taxer à hauteur de 25% les comptes en banque présentant un solde supérieur à 100.000 euros détenus à la Bank of Cyprus, le principal établissement bancaire du pays, a annoncé samedi le ministre chypriote des Finances.

Michael Sarris a précisé à la presse que d’”importants progrès” avaient été accomplis avec les représentants de la “troïka” (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI).

Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront dimanche à 18h00 GMT pour débattre de ce dossier chypriote, a confirmé samedi Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, sur son compte Twitter.

Chypre a jusqu’à lundi pour trouver un accord sur les moyens de réunir les 5,8 milliards d’euros nécessaires pour compléter le plan de sauvetage de dix milliards négocié samedi dernier avec ses partenaires européens.

Le projet sera ensuite soumis au Parlement qui a rejeté mardi à l’unanimité un premier projet qui prévoyait d’exonérer les comptes inférieurs à 20.000 euros, de prélever 6,75% sur les dépôts bancaires d’un montant de 20.000 à 100.000 euros et 9,9% au-delà.

Accentuant la pression, la Banque centrale européenne (BCE) a prévenu que, faute d’accord, elle interromprait lundi son programme de soutien exceptionnel qui maintient à flot les principales banques chypriotes.

Le président chypriote Nicos Anastasiades, au pouvoir depuis un mois à peine, est également attendu dimanche à Bruxelles, a-t-on appris de sources européennes et à Nicosie.

ÉCHEC DES DISCUSSIONS AVEC LA RUSSIE

Il doit y rencontrer Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, présidents du Conseil et de la Commission européenne, ainsi que Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

“On espère que demain à Bruxelles nous obtiendrons l’accord de nos partenaires”, a dit samedi Averof Neophytou, numéro deux du Rassemblement démocratique au pouvoir à Nicosie.

Toute la journée des discussions se sont tenues au ministère des Finances entre responsables chypriotes et représentants de la “troïka”, alors que des manifestants étaient rassemblés devant le bâtiment aux cris de “Démission !”.

A propos de l’idée de taxer à 25% les dépôts de plus de 100.000 euros à la Bank of Cyprus, comme évoqué par le ministre des Finances, un autre membre du parti au pouvoir a tenu à dire que d’autres options étaient également à l’étude.

Un sommet Europe-Japon prévu à Tokyo a été annulé en raison de cette crise chypriote.

Les discussions sur une éventuelle aide financière de la Russie se sont achevées vendredi sans résultat.

Dans la soirée de vendredi, les députés chypriotes ont voté en faveur d’une nationalisation des fonds de pensions et adopté une loi autorisant la séparation des activités bancaires saines des activités “toxiques”.

Une autre loi permettra au gouvernement de contrôler les capitaux bancaires afin d’éviter des retraits massifs à la réouverture des banques, prévue mardi après plus d’une semaine de fermeture forcée.

Les banques chypriotes gèrent 68 milliards d’euros de dépôts bancaires, dont 38 milliards sur des comptes présentant un solde supérieur à 100.000 euros – des sommes énormes pour un pays de 1,1 million d’habitants qu’expliquent les dépôts massifs de ressortissants étrangers, notamment russes, dans les banques chypriotes.

Henri-Pierre André, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français

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L’Espagne veut aussi instaurer une taxe sur les dépôts bancaires

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Romaric Godin | 21/03/2013, 11:21 – 525 mots
Madrid pourrait lever auprès des banques une taxe de 0,2 % sur le montant des dépôts qu’elles détiennent. L’Espagne affirme que cet impôt nouveau n’a rien à voir avec celui de Chypre. Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde…


Le moment était-il bien choisi ? Mardi, le ministre du budget espagnol, Cristobal Montoro, a annoncé au Sénat  la mise en place d’une taxe sur les dépôts bancaires. Certes, le ministre s’est empressé à la tribune et dans un communiqué de presse de préciser que « cet impôt n’a rien à voir avec celui envisagé à Chypre. »

Un impôt différent de Chypre, selon le gouvernement

Cet impôt ne sera pas en effet directement levé auprès des épargnants, mais il sera levé sur les banques. Ce sont ces dernières qui se verront imposées sur l’ensemble de leurs dépôts. En théorie donc, les clients ne seront pas touchés. Par ailleurs, cette taxe levée au niveau national remplace une autre taxe, appliquée elle dans trois régions (Canaries, Andalousie et Extrémadure), et qui a été supprimée à la demande de Bruxelles en décembre. L’Union européenne estimait que ces taxes régionales nuisaient à « l’ordre bancaire » au sein du royaume. La nouvelle taxe, qui pourrait rapporter 3 milliards d’euros par an, viendra compenser « exactement » les recettes perdues par ces régions. Enfin, cette taxe devrait être très modérée : « Elle ne sera pas supérieure de beaucoup à 0 % », explique avec un certain sens de la formule Cristobal Montoro. On évoque, en réalité, le chiffre de 0,2 %. A Chypre, on voulait taxer les déposants à 6,75 % jusqu’à 100.000 euros et à 9,9 % au-delà.

Un impôt si ressemblant, selon certains….

En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe ne devrait pas créer de panique. En Europe, elle est, du reste, demeurée inaperçue au milieu de l’affaire chypriote. Mais il n’empêche : Jaime Becerril, analyste chez JP Morgan, estime que cette taxe est « risquée » et arrive « à un bien mauvais moment. » Pour lui, cette nouvelle taxe « n’est pas si différente de la taxe chypriote que le gouvernement espagnol l’affirme : elle pénalise l’épargne en période d’austérité. » Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux, même si la nature exacte des dépôts touchés par cette taxe est encore incertaine. Du reste, pour JP Morgan, cette « incertitude » n’est jamais « la bienvenue » et pourrait « accélérer les retraits. »

Pas de bank run, mais une fragilisation du système bancaire

Certes, l’analyste ne s’attend pas à un « bank run » en Espagne. Mais, en s’inspirant de la comparaison avec le cas italien de 1992 où le gouvernement Dini avait frappé les dépôts d’une taxe de 0,6 %, il prévoit des retraits continus par les ménages de leur argent sur les comptes bancaires espagnols. Or, on connaît la fragilité du système bancaire espagnol. JP Morgan estime que, pour certains établissements, la nouvelle taxe aurait grevé jusqu’à 13 % (dans le cas de Sabadell) le profit opérationnel des banques. Si les dépôts reculent et que les profits chutent, les banques espagnoles risquent d’avoir encore des migraines. Et l’Etat risque de ne pas avoir plus de possibilité de les aider avant la mise en place de l’union bancaire. Reste enfin que cette taxe pourrait apparaître comme la preuve que le cas chypriote n’est pas si « spécial » que l’affirment les Européens…

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La patience des Européens a des limites, avertit Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel a averti que la patience des Européens sur le plan de sauvetage de Chypre avait des limites, selon des députés de sa majorité devant qui elle s’est exprimée vendredi.

La chancelière a prévenu Chypre qu’il ne fallait «pas abuser de la patience des partenaires de la zone euro» lors d’une réunion avec le groupe parlementaire des libéraux du FDP, a rapporté à l’AFP l’un des participants.

La chancelière allemande s’est plaint que Nicosie n’avait «pas communiqué avec la troïka pendant plusieurs jours», a encore rapporté l’un des participants à cette réunion fermée à la presse qui se tenait dans l’enceinte du Bundestag.

Mme Merkel a dit son refus que les caisses de retraites chypriotes soient impliquées dans le plan de sauvetage du pays, comme l’envisagent les autorités de l’île. «L’Union européenne ne doit en aucun cas renoncer à ses principes», a-t-elle ajouté selon ce participant.

Ces propos ont été confirmés par d’autres sources au sein du Parti conservateur (CDU) de Mme Merkel, jointes par l’agence DPA.

Dans un entretien vendredi à la télévision allemande, Volker Kauder, chef du groupe parlementaire des Unions chrétiennes (CDU/CSU) au Bundestag et un proche de Mme Merkel, a estimé que la proposition de Chypre de mettre sur pied un fonds n’allait «pas dans le bon sens» et que le pays «jouait avec le feu».

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a fait part de son côté vendredi de sa «grande inquiétude» face à la situation chypriote qui conduit à «une paralysie dans les décisions de l’Union européenne, qui ne peut être du goût de personne».

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La fermeture prolongée des banques, une mesure rarissime

La fermeture prolongée de l’ensemble des banques d’un pays, comme celle décidée par Chypre entre samedi 16 mars et lundi 25 inclus, est une mesure extrêmement rare, décidée le plus souvent pour éviter des retraits massifs, mais surtout une atteinte à l’ordre public.

«C’est un phénomène qui n’a quasiment pas été rencontré depuis la fin du XIXe siècle et le début du XXe», explique Hervé Alexandre, professeur à l’Université Paris-Dauphine.

Le fait qu’il n’ait plus été rencontré que très occasionnellement tient ainsi principalement au fait que, depuis une centaine d’années, la plupart des pays ou des zones monétaires se sont dotées de banques centrales.

Elles agissent comme prêteur en dernier ressort, c’est-à-dire qu’elles peuvent secourir une ou plusieurs banques défaillantes grâce à des fonds publics, leur laissant ainsi le temps d’être liquidées sans panique.

Pour l’heure les banques chypriotes ne doivent plus leur maintien en activité qu’au minimum de liquidités que la BCE leur consent, dans le cadre du programme d’Emergency Liquidity Assistance (ELA), qui pourrait être immédiatement suspendu dès lundi si le gouvernement chypriote ne parvenait pas à trouver de solution.

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Dans le cadre de son nouveau plan, Nicosie proposerait l’instauration d’un fonds de solidarité et une législation sur la limitation des mouvements de capitaux. Ce fonds de solidarité utiliserait notamment les liquidités des fonds de retraites de la fonction publique. Il pourrait également être garanti sur les revenus à venir dégagés par l’exploitation, encore à l’étude, des immenses ressources en gaz naturel découvertes au large des côtes de l’île.

Mais l’Allemagne refuse un alourdissement de la dette chypriote. Elle refuse aussi une implication des fonds de pension dans le plan d’aide. Une telle proposition aurait déjà été rejetée par la troïka des bailleurs de fonds (UE-BCE-FMI) le week-end dernier, selon un porte-parole du Ministère allemand des finances.

L’UE et le FMI, refusent de prêter à Nicosie plus de 10 milliards d’euros car ils tiennent à ce que sa dette n’aille pas au-delà de 100% du PIB en 2020.

Deux banques du pays, la Popular Bank et la Cyprus Bank, sont menacées de faillite immédiate si aucun accord n’est trouvé d’ici à lundi. Fermées depuis le 16 mars, les banques chypriotes ne rouvriront pas avant mardi et l’économie du pays est paralysée.

Les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont eu une conférence téléphonique pour trouver une solution, et selon des officiels restés anonymes cités par Bloomberg, il serait question de démanteler deux banques, Cyprus Popular Bank Plc et Bank of Cyprus Plc pour créer une « bad bank » qui reprendrait tous les comptes non couverts par la garantie de dépôt assurée par l’UE, c’est-à-dire pour les montants dépassant les 100.000 euros. Ces montants seraient gelés jusqu’à ce que les actifs de cette bad bank soient totalement vendus. Les comptes entrant dans le cadre de cette garantie seraient quant à eux regroupés dans une « good bank » où ils seraient protégés et les détenteurs de ces comptes pourraient en disposer librement.

En définitive, les pertes des détenteurs des comptes dont les soldes excèdent 100.000 euros, dont une grande partie , mais pas seulement, sont des nationaux Russes, pourraient avoisiner les 40%. Les officiels ont précisé que ce projet avait recueilli l’aval du Fonds Monétaire International (FMI) et de la BCE.

Ne pas oublier non plus  que pour attirer de nouveaux acheteurs de biens immobiliers sur son territoire, Chypre a multiplié les initiatives ces dernières années parmi laquelle:  accorder, sous conditions financières, la résidence permanente à des non-Européens.  Les candidats – principalement des Chinois – doivent payer 300.000 euros pour un bien immobilier, prouver qu’ils n’ont pas de casier judiciaire, qu’ils disposent de ressources financières suffisantes et ils doivent déposer 30.000 euros sur un compte bloqué pendant au moins 3 ans auprès d’une banque locale. Tous ceux qui répondent à ces conditions reçoivent leur permis de résidence permanente au bout de 45 jours.

Plus de 600 propriétés ont été ainsi vendues à des acheteurs chinois, dont 90% d’entre elles étaient situées dans la ville côtière de Pafos. Le permis de séjour permanent est très prisé des Chinois fortunés, parce qu’ils peuvent sous condition de visa d’envoyer leurs enfants dans des écoles européennes, ce qui constitue un réel avantage pour eux, puisque le rapport Hurun indique que 85% des 1,4 million de Chinois millionnaires en dollars souhaiteraient envoyer leurs enfants à l’école à l’étranger.

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Vous êtes un père de famille, vous avez 30.000 euros d’économies de côté? Boum, l’Etat chypriote va prendre tout de suite 2.000 euros sur votre compte pour le remettre dans les banques en faillite… Si ce n’est pas un pur braquage, alors je ne m’y connais pas en presse!!!

C’est du vol pur, mieux: un parfait hold-up des petits épargants (et des oligarques russes), une agression du peuple en plein jour, effectué par les politiciens chypriotes, européens et du FMI, alors qu’ils sont censés protèger justement le peuple qui les ont élus!!!

Cela vous montre aussi que la démocratie est morte puisque les représentants du peuple dépouillent le peuple.

Il est clair que cette information (évidemment BFM et I-Tele en ce dimanche après-midi n’insistent pas) a provoqué une ruée sur les banques et qu’en moins de temps qu’il faut le dire, les DABs ont été vidés de leur contenu par les habitants (au fait, savez vous que la France doit 9 milliards à Bruxelles? lire ici le Figaro)

Vu sur Agoravox: “Inouï! Les ministres des finances de l’UE se comportent comme de vulgaires gangsters. Ce vendredi, ils ont décidé de se servir directement dans les comptes des particuliers! Un hold-up en col blanc qui risque bien de créer un vent de panique en Europe et de lancer un immense bankrun“.

Notre lecteur Ozzo nous apporte des précisions: “Voici une Vidéo du journal de la tv chypriote RikSat à propos d’un Chypriote qui a menacé de foncer dans sa banque avec sa pelleteuse pour récupérer son argent. En effet, il est venu retirer son argent à la banque comme tous les Chypriotes (suite à l’annonce de la taxation de tous les avoirs bancaires) et il a trouvé la banque fermée… Il dit que pour l’instant il en reste au stade de la manifestation pacifique. Il s’appelle Christos Karantokis et il dit manifester ainsi contre le fait qu’on avait prétendu aux Chypriotes qu’on ne toucherait pas aux avoirs bancaires alors que finalement on y touche…

Selon la présentatrice du journal, l’accord passé entre Chypre et l’Eurogroupe à Bruxelles prévoit que la taxation est de 6,75% pour les dépôts bancaires de 1 euros à 100.000 euros. Et de 9,9% pour les dépôts de plus de 100.000 euros. Personne ne s’attendait à ce que les dépôts de 1 à 100.000 euros soient taxés! Rappelons qu’en 1974 l’économie chypriote a été détruite par l’invasion turque. Le nord est toujours occupé par l’amée turque mais les Chypriote se sont battus pour reconsuire leur économie dans la partie libre de l’île (au sud). Maintenant on est en train de détruire leur économie purement et simplement

“. Lire aussi Le Monde pour ceux qui n’y croient pas encore.

Nicolas-Dupont Aignan a été le premier politique à réagir “Avec une taxe exceptionnelle de 6,75% pour tous les dépôts bancaires de moins de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil, les Chypriotes vont devoir payer un lourd tribut sur l’autel de l’euro. Loin de garantir leur épargne, la monnaie unique est devenue un facteur d’insécurité.

L’euro était censé apporter la croissance, il a plongé le continent dans la récession. L’euro était censé protéger les peuples européens, les pays avec la monnaie unique sont ceux subissant le plus durement la crise depuis 2008. L’euro était censé apporter la stabilité, les épargnants chypriotes se ruent aujourd’hui aux guichets pour sauver leurs économies. Bref l’euro est une calamité.

L’UE est décidément une secte. Et les dirigeants européens sont des disciples soumis sans aucune liberté de conscience. Comment expliquer autrement ce fanatisme moderne pour la monnaie unique ? Pourquoi tant de sacrifices pour rien?

Le président chypriote Nicos Anastasiades le dit lui-même, ce choix “douloureux” est guidé par une “éventuelle sortie de l’euro”. Mais on a envie de lui dire comme à tous ces dirigeants européens soumis: et alors? Qu’a apporté l’euro aux peuples européens qui justifie aujourd’hui qu’on veuille le sauver par tous les moyens? Rien, absolument rien.

Dans tous les cas, sachez que si vous avez de l’argent en banque, eh bien l’Etat peut vous braquer 10% ou plus sur simple décision de ces voyous de Bruxelles qui le font surtout pour sauver les grandes banques américaines…

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