Baron de Rothschild : BANK RUN programmé par l’élite européenne

rothschild jacob terra incognita experimentationJacob Rothschild : « Les banques centrales se livrent à la plus grande expérimentation de tous les temps »

« Dans un contexte de croissance économique atone, les banques de détail souffrent des bas taux d’intérêt imposés par leurs banques centrales. Selon Rothschild, la situation est inédite, façon de dire qu’une telle politique est pour le moins risquée.

«Les banques centrales sont en train de mener la plus grande expérimentation en matière de politique monétaire de l’Histoire mondiale. Nous sommes en territoire inconnu et il est impossible de prédire les conséquences de la politique de bas taux d’intérêt en conjonction avec la politique d’assouplissement monétaire», analyse Jacob Rothschild, 4ème baron du nom et président de la Rothschild Investment Trust (RIT).

Depuis juin 2014, la Banque centrale européenne (BCE) applique aux banques des taux d’intérêt négatifs. En clair, les banques qui font des dépôts de liquidités auprès de la BCE doivent payer des intérêts de l’ordre de 0,4%. Une politique inédite déjà appliquée par d’autres banques centrales dont celles du Japon, de la Suisse.

Des conséquences «imprévisibles»

Le but ? Lutter à la fois contre la déflation mais aussi encourager les banques à prêter de l’argent à l’économie réelle tout en les dissuadant de thésauriser les masses de «liquidités» – en réalité des lignes de crédit électroniques sans contre-partie réelle – que les banques centrales mettent à disposition des banques via la politique de «quantitative easing» (QE), la version 2.0 de la planche à billets. Mais ainsi que le relève Jacob Rothschild, dans un contexte économique atone et une «croissance anémique», les liquidités ne s’orientent pas vers l’économie réelle mais sont plutôt captées pour alimenter les marchés financiers, marchés de plus en plus déconnectés de l’économie réelle.

Une situation inédite dans l’histoire mondiale de la finance

Et dans ce contexte de crise, les taux d’intérêts négatifs imposés par les banques centrales réduisent les marges des banques qui se retrouvent prises en ciseau alors qu’elles doivent servir des intérêts aux déposants.

Une situation intenable à long terme pour les banques qui devront tôt ou tard répercuter cette taxe sur les dépôts de leurs clients, à savoir les épargnants. En mars 2016 déjà, selon le Frankfurter Allgemeine, l’Association des caisses d’épargnes de la Bavière demandait à ses caisses-membres de stocker leurs billets plutôt que de les confier à la BCE, afin d’éviter de «payer» pour avoir le droit de faire des dépôts auprès de la banque centrale, la «banque des banques».

world-currency-resetVers la taxation des dépôts des particuliers ?

Selon la Bundesbank, la politique de taux négatifs de BCE aurait ainsi déjà coûté depuis sa mise en place quelque 248 millions d’euros aux banques allemandes. Et pour la Fédération bancaire française, on serait passé de l’«autre côté du miroir», dans un monde où les règles de la physique n’auraient plus cours, les banques devant acheter des titres de dettes souveraines à taux d’intérêt négatif qui leur font perdre de l’argent.

En juin dernier le groupe BPCE (Banques populaires et Caisses d’épargne) a ainsi brisé un tabou et évoqué la possibilité de faire payer les déposants. En effet, dans un tel monde virtuel où tout serait inversé, le déposant paierait pour confier ses avoirs à une institution financière alors que depuis l’invention de la monnaie, le créancier tirait un bénéfice de son prêt par le biais des intérêts. Mais bonne nouvelle : les détenteurs d’un crédit gagneraient de l’argent… »

Sources : Sputnik/ RT/ ZeroHedge

NdlR : l’objectif non avoué reste l’abandon de l’argent liquide… car à taux négatif, les épargnants garderont leur cash à la maison dans le matelas, générant un BANK RUN mondial. Qu’il faudra bien traiter avec des mesures d’exception comme : »ramener votre argent liquide avant le xx/XX/2017 (?) ou il ne vaudra plus rien… »

JOVANOVIC : LA PESTE DU TAUX NEGATIF CONTINUE A SE REPANDRE DANS LES GRANDES BANQUES EUROPEENNES /  Trois banques européennes ont informé leurs clients qu’elles vont être obligées d’appliquer les taux négatifs sur les comptes des clients afin, je cite « de se protèger » (LooL). Ces trois sont à ajouter aux banques suédoises et autres qui pratiquent le taux négatif, poussant les clients à changer de banque et/ou ) acheter de l’or pour éviter de se faire trop massacrer.

La banque hollandaise ABN Amro, et les deux anglaises Royal Bank of Scotland et NatWest (les trois étaient en faillite en 2008 et sauvées par l’argent des contribuables) ont décidé donc de se protéger contre les taux négatifs…

Traduction: cela veut dire que les clients de ces banques vont devoir PAYER pour que la banque garde leur argent. Exemple: si votre entreprise a, disons, 200.000 euros sur son compte courant, elle sera taxée à raison de 0,4% ou plus sur la totalité de la somme.

Bienvenue dans le monde déstructeur des taux négatifs… The Independant écrit (en se censurant de manière éhontée): « Hundreds of thousands of NatWest business customers have been warned that they could be made to pay a fee for having a credit balance. The announcement opens the way for a high street bank to introduce negative interest rates -with savers effectively penalised for depositing money- for the first time in Britain.« … Lire ici le Guardian, ici The Independent et ici le Times.

PS: parions que dès octobre, les banques french imiteront leurs cousines anglaises et hollandaises. Attention à votre tréso…

Une banque européenne brise un tabou en taxant les dépôts de ses clients

« Facturer les dépôts pourrait inciter les consommateurs à sortir leur argent de leurs comptes et priver le système bancaire de la stabilité des dépôts, ce qui pourrait générer une crise de très forte ampleur » : Cet article des Echos omet de préciser que c’est l’une des raisons pour lesquelles on se dirige vers l’abolition de l’argent liquide OD

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« La banque coopérative Raiffeisenbank de Gmund va facturer les dépôts de particuliers au-delà de 100.000 euros. Les banques européennes sont tentées de répercuter les taux négatifs de la BCE.

Josef Paul, patron de la petite banque coopérative Raiffeisenbank à Gmund, une bourgade nichée au sud de la Bavière, se serait bien passé de cette soudaine célébrité. Suite à une indiscrétion relayée par Reuters, le grand public a appris qu’il était le premier banquier allemand à avoir brisé un tabou, en s’apprêtant à réclamer une commission de 0,4 % sur les dépôts à vue de particuliers. Du moins les plus aisés, dont l’avoir dépasse 100.000 euros. Il y a deux mois, 140 clients ont été prévenus que leurs dépôts – il y en a pour 40 millions d’euros – seront bientôt taxés. Certains ont commencé à placer leur argent ailleurs, pour 2 millions d’euros à ce jour. Quant aux confrères, parmi le millier de banques du mouvement coopératif, une poignée d’entre elles ont adressé à Josef Paul un message pour saluer son « courage ».

Appel à la prudence

D’autres établissements européens sont-ils prêts à lui emboîter le pas ? Depuis que la BCE a instauré un taux de dépôts négatif (- 0,4 %) sur les liquidités que les banques déposent à ses guichets, tous les établissements cherchent à adapter leur modèle et à compenser cette taxe, qui pénalise leurs revenus. Mais, jusqu’à présent, les établissements n’avaient osé répercuter le taux négatif de la BCE qu’à leurs grands clients institutionnels, et, pour quelques-unes, à leurs clients entreprises. En France, le groupe BPCE a été le premier à assumer, au printemps, cette facturation des dépôts « quand la taille de la trésorerie est significative ». Cet été, Royal Bank of Scotland est allé un cran plus loin, en préparant le terrain à une facturation de certains clients de son réseau. La banque a en effet envoyé une lettre à sa clientèle de professionnels, les avertissant qu’elle pourrait taxer les dépôts des commerçants indépendants, associations et clubs, si la Banque d’Angleterre décidait d’imposer des taux négatifs.

une banque européenne brise un tabou en taxant les dépôts de ses clients

Si le patron de la Raiffeisenbank de Gmund ne voit pas pourquoi « il y aurait une différence entre imposer un taux négatif à des clients particuliers qui disposent de gros dépôts » et taxer ses clients entreprises, les superviseurs appellent le secteur bancaire à la plus grande prudence. Les banques « ne peuvent appliquer des taux négatifs sur les dépôts car il y a toujours l’alternative du cash chez l’épargnant », soulignait en début d’année Robert Ophèle, sous-gouverneur de la Banque de France. Facturer les dépôts pourrait inciter les consommateurs à sortir leur argent de leurs comptes pour le mettre à l’abri sous leur matelas. « Ce serait très problématique du point de vue de la stabilité financière », indiquait en mai dernier aux « Echos » l’économiste Natacha Valla (« fellow » de Paris School of Economics), soulignant que « ce risque de « bank run », que l’on pensait purement théorique, devient aujourd’hui une discussion sérieuse ». Priver le système bancaire de la stabilité des dépôts pourrait générer une crise de très forte ampleur. La plupart des grandes banques en ont conscience et ont préféré, jusque-là, contourner la facturation des dépôts en tarifant des services autrefois gratuits. En France, BNP Paribas, Société Générale et LCL ont décidé de mettre en place cette année des frais de tenue de compte. Même stratégie en Allemagne, où les établissements commencent à facturer le compte courant et les retraits d’argent au distributeur ».

Les Echos.fr, le 16 août 2016

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Le FMI le confirme, les taux négatifs tuent les banques à petit feu

Publié par Philippe Herlin | 18 août 2016 | Articles

Depuis deux ans, la Banque centrale européenne (BCE) a mis en place une politique de taux zéro et négatifs : le taux directeur est tombé à zéro, et lorsqu’une banque dépose des liquidités à la BCE, non seulement cela ne lui rapporte plus comme auparavant, mais elle doit débourser 0,4% d’intérêt par an. L’objectif poursuivi par Mario Draghi consiste à dissuader les banques de laisser leur cash inactif et à abaisser le coût du crédit en Europe pour relancer l’activité. Alors, certes, le coût de l’argent a baissé, mais le volume de crédit n’a que très peu augmenté, et insuffisamment pour sortir de la croissance zéro…

Par contre cette politique monétaire, qui s’inscrit dans la durée, génère un effet pervers massif et catastrophique : la chute de la rentabilité des banques. Autrement dit, elle les pousse à la faillite. C’est ce qu’explique rien de moins que le Fonds monétaire international (FMI) dans une étude du 10 août dernier. Cet écrasement de la profitabilité se manifeste différemment suivant les systèmes bancaires :

  • Dans les pays qui affichent d’importants excédents commerciaux (Allemagne, Pays-Bas), les banques peinent à recycler la masse des dépôts qui en résultent et sont d’autant plus pénalisées par les taux bas.
  • Dans les pays où les taux d’emprunt sont variables et indexés sur les taux directeurs de la BCE (Belgique, Espagne), les banques perdent sur les nouveaux prêts, mais également sur les encours existants qui voient leur taux baisser. La valeur de ces crédits dans leur bilan s’effondre, le flux de revenu se tarît.
  • Face à cette chute des taux d’intérêt, certains pays parviennent à compenser en partie par une progression du volume du crédit, qui demeure dynamique (France, Allemagne), mais pour combien de temps encore ? D’autres n’y parviennent pas (Italie, Espagne), ce qui met leurs banques sous pression.

Selon le FMI, cette chute de la profitabilité fragilise les banques et les conduira à diminuer leurs prêts à l’économie, ce qui est précisément l’inverse du résultat recherché au départ ! Encore une preuve que l’interventionnisme en économie ne fonctionne jamais, et qu’il détériore même la situation globale. Après les États, les banques centrales sont en train de le comprendre, bien tardivement.

Le FMI ne le dit pas explicitement, mais un tel écrasement de la rentabilité conduira à des faillites bancaires en série si le mouvement n’est pas inversé. Et une remontée des taux s’avère quasi-impossible aujourd’hui pour de multiples raisons (montant des dettes étatiques, poids des produits dérivés, déstabilisation des bilans des banques et des assureurs, pertes massives pour les banques centrales dont le bilan a explosé, etc.). Si les banques sont massacrées en bourse, ce n’est pas par hasard.

Comme nous avons eu l’occasion de le dire, pour l’épargnant il existe une piste de sortie : c’est l’or physique, qui devient d’autant plus intéressant dans un contexte de taux négatifs… et de faillites bancaires.

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LIVRET-A: JE VOUS L’ANNONCE DEPUIS 8 MOIS, CA Y EST, ILS VONT LE FAIRE EN AOUT 2016 !
Comment voler les Français encore plus de leur épargne? En demandant à l’INSEE d’affirmer qu’il n’y a pas d’inflation (ce qu’elle a fait début juin). Et comme je l’ai annoncé sur TV Libertés et dans les Revues de Presse à maintes reprises (avec les taux négatifs), du coup le taux d’intérêt sur les Livrets-A sera abaissé en plein mois d’août à.. 0,5%.

Autant dire rien, ou 0%, de quoi acheter un malabar pour le petit chez la boulangère…

Ca vient de l’AFP, donc de Bercy: « Le taux du Livret A pourrait reculer début août, pour atteindre un niveau inédit de 0,50%, si la formule permettant son calcul est respectée, en raison de la faiblesse de l’inflation. Cette formule fait intervenir l’inflation (hors tabac), majorée de 0,25 point. Or, en juin, elle a progressé sur un an de 0,2%, selon des données publiées mercredi par l’Insee, ce qui donne donc un taux théorique de 0,50% puisqu’il faut arrondir au quart de point le plus proche. Jamais, depuis sa création en 1818, le taux du Livret A n’a été inférieur à 0,75% qui est son niveau actuel« , lire ici.

L’Etat français est coincé entre deux taux, les négatifs d’une part et celui qu’il est obligé de payer sur le Livret-A. Il va de soi que la collision des deux est explosive. Du coup, les Français vont retirer en masse leur argent, puisque cela ne leur rapporte rien.

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