Accords de Vienne : renaissance de la superpuisance régionale iranienne

BombeiranSuite à l’approbation de l’accord de Vienne par le Conseil de Sécurité des Nations unies, les porte-paroles militaires et politiques iraniens demeurent catégoriques sur la poursuite du développement du programme des missiles balistiques. Selon eux, il n’est pas question de remettre en cause leur projet et toute tentative dans ce sens de la part des Occidentaux sera interprétée comme une « agression flagrante » et un « franchissement de lignes rouges ». Tous les officiels iraniens ont réaffirmé cette position intransigeante à plusieurs reprises. Le ministre iranien de la Défense, Hussein Dehghan, a souligné que l’Iran était déterminé à développer l’ensemble de ses programmes de missiles balistiques. Il a aussi clarifié le fait que son pays n’accorderait jamais l’accès des installations militaires à des étrangers et ne dévoilerait à personne des secrets d’Etat.

A propos des déclarations officielles américaines prononcées juste après la signature de l’accord à Vienne, Dehghan répond avec superbe : « les responsables américains font des remarques arrogantes et imaginent qu’ils peuvent imposer leur diktat à la nation iranienne. Eh bien, ils se trompent ! Ils manquent sans doute d’une bonne connaissance de notre civilisation »… Et de poursuivre sur un ton malicieux : « nous nous aperçevons enfin que les Américains se rendent compte qu’ils ne sont plus – et depuis longtemps – la première grande superpuissance du monde ! »

Quant au Ministre iranien des Affaires étrangères Zarif il précise que « l’Iran continuera à améliorer ses capacités de défense pour sauvegarder sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale contre tous les actes d’agression ainsi que contre la menace de groupes terroristes installés dans la région ».  Zarif justifie cette position officielle et précise : « les capacités militaires de l’Iran, y compris le développement de ses missiles balistiques, sont exclusivement destinés à la défense. Ils ne sont pas non plus conçus pour transporter des ogives nucléaires, et donc ils ne devraient pas être inclus dans la résolution de l’ONU, ni dans l’accord, et ni dans ses annexes. »

Les lascars (les deux Iraniens) portant une chemise blanche sans cravate semblent être les plus heureux.Nous constatons donc qu’en dépit de l’Accord de Vienne, l’Iran va continuer à développer les programmes de missiles et de fusées dont il dispose. Rappelons que l’Iran a réussi à fabriquer cet arsenal destructif malgré l’embargo sur les armes imposé jusqu’à ce jour par le Conseil de sécurité. Désormais, les missiles Chihab et les roquettes seront toujours un élément central dans la stratégie de l’Iran. Les Ayatollahs pourront, sans impunité, avec l’aide de leurs satellites (Hamas, Hezbollah et Houthis), lancer des missiles et des roquettes sur Israël et sur des cibles occidentales ou arabes à travers tout le Moyen-Orient et au delà.

Il est clair aussi que tous ses programmes vont être accélérés avec la reprise des investissements étrangers et l’ouverture de marchés commerciaux. Cela va sans aucun doute donner un second souffle à l’économie iranienne, mais cela encouragera également les groupes terroristes qui auront désormais un meilleur équipement et de meilleures armes pour commettre des attentats et semer la terreur.  Soulignons d’ailleurs que ce souhait est bien un vœu déclaré comme tel à maintes reprises par le Guide spirituel Ayatollah Khamenei. Ses récents discours provocateurs et belliqueux en sont une nouvelle preuve éloquente.

Les Etats-Unis ont peut-être réussi à écarter une guerre avec le pire ennemi de la planète, mais ils ont transformé l’Iran en une puissance régionale, sans calculer les conséquences dangereuses à long terme pour Israël, pour tous ses alliés de la région, et notamment pour les Américains eux-mêmes.

Obama choisit la période tragique des trois semaines qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av pour rendre à l’Iran sa puissance d’antan.

La période qui se situe entre le 17 Tamouz et le 9 Av תשעה באבs’appelle Bein Hamétsarim בין המצרים. Le 17 Tamouz une brèche fut percée dans les enceintes des deux Temples de Jérusalem et trois semaines après, ils furent complètement rasés. Nos sages nous disent qu’une couche de sel fut répandue sur l’emplacement du Temple afin que plus rien ne puisse y pousser.  Or que signifie « Bein Hamétsarim », sachant que le mot Meitsar renvoie soit sur le mot Tsar, “étroit”, soit sur Tsaar “peine catastrophe”. Il implique que les ennemis d’Israël ont beaucoup plus de chances de l’affaiblir entre ces deux dates qui renvoient aux plus grandes drames de son histoire, où, lorsque les Hébreux se trouvent à l’intérieur d’un passage étroit qui ne fournit guère de marge de manœuvres.

Il n’y a donc pas lieu  de s’étonner que le traité ignominieux signé entre l’Occident mené par Hussein Obama et la Perse fut signé un 14 Juillet,  tombe pile au milieu de la période de Bein Hamétsarim, période tragique s’il en fut pour Le peuple Juif.

Alors le chef de l’Occident gratifie l’Iran de ce qu’il lui manquait jusque-là : le nerf de la guerre, soit l’argent, l’arme nucléaire et l’élévation au rang de grande puissance régionale en mesure de pousser ses pions/vassaux.

Tasnim-News-AgencyDepuis six ans et demi, Barack Obama a plus d’une fois indiqué que sa priorité numéro un en matière de politique étrangère n’est ni la Chine, ni la Russie, ni le Mexique, mais l’Iran. Il souhaite sortir l’Iran de son isolement et faire de la République islamique un membre parmi d’autres de ce qu’on appelle la communauté internationale, en mettant fin à des décennies d’agression et d’hostilité.

L’accord signé aujourd’hui met fin au régime de sanctions économiques. Il permet en outre aux Iraniens de cacher bon nombre de leurs activités nucléaires et, dépourvu de moyens coercitifs suffisants en cas de fraude de la part de l’Iran, le document expire dans un peu plus de dix ans. Dès lors, deux problèmes se posent avec acuité : d’une part, la voie iranienne vers l’armement nucléaire se trouve facilitée et légitimée et d’autre part, Téhéran se verra accorder une « prime à la signature » de l’ordre de 150 milliards de dollars qui augmentera considérablement sa capacité de nuisance au Moyen-Orient et au-delà.

L’attention est désormais braquée vers le Congrès américain chargé d’examiner l’accord d’aujourd’hui qui est peut-être le pire traité non seulement de l’histoire américaine ou contemporaine mais bien de toute l’histoire. Le Congrès doit absolument rejeter cet accord. Les députés et sénateurs républicains se sont montrés fermes sur ce dossier.

 

Les missiles balistiques hors de tout accord avec l’Iran. Par Michael Segall

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Suite à l’approbation de l’accord de Vienne par le Conseil de Sécurité des Nations unies, les porte-paroles militaires et politiques iraniens demeurent catégoriques sur la poursuite du développement du programme des missiles balistiques.

Selon eux, il n’est pas question de remettre en cause leur projet et toute tentative dans ce sens de la part des Occidentaux sera interprétée comme une « agression flagrante » et un « franchissement de lignes rouges ».


Soulignons que la Résolution 2231 du Conseil de sécurité interdit pendant huit ans la levée de l’embargo sur la vente de technologies de pointe pour la fabrication de missiles et pendant cinq ans pour tout armement lourd.

Tous les officiels iraniens ont réaffirmé cette position intransigeante à plusieurs reprises. Le ministre iranien de la Défense, Hussein Dehghan, a souligné que l’Iran était déterminé à développer l’ensemble de ses programmes de missiles balistiques. Il a aussi clarifié le fait que son pays n’accorderait jamais l’accès des installations militaires à des étrangers et ne dévoilerait à personne des secrets d’Etat.

Tasnim-News-Agency
Les missiles iraniens ne sont pas négociables (caricature iranienne, Agence Tasnim)

A propos des déclarations officielles américaines prononcées juste après la signature de l’accord à Vienne, Dehghan répond avec superbe : « les responsables américains font des remarques arrogantes et imaginent qu’ils peuvent imposer leur diktat à la nation iranienne. Eh bien, ils se trompent ! Ils manquent sans doute d’une bonne connaissance de notre civilisation »… Et de poursuivre sur un ton malicieux : « nous nous aperçevons enfin que les Américains se rendent compte qu’ils ne sont plus – et depuis longtemps – la première grande superpuissance du monde ! »

Quant au Ministre iranien des Affaires étrangères Zarif il précise que « l’Iran continuera à améliorer ses capacités de défense pour sauvegarder sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale contre tous les actes d’agression ainsi que contre la menace de groupes terroristes installés dans la région ».
Zarif justifie cette position officielle et précise : « les capacités militaires de l’Iran, y compris le développement de ses missiles balistiques, sont exclusivement destinés à la défense. Ils ne sont pas non plus conçus pour transporter des ogives nucléaires, et donc ils ne devraient pas être inclus dans la résolution de l’ONU, ni dans l’accord, et ni dans ses annexes. »

Le commandant en chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Ali Jafari, a, quant à lui, sévèrement critiqué les différentes interprétations de l’Accord et la Résolution du Conseil de sécurité. Il refuse tout net d’aborder le sujet des capacités militaires de l’Iran car elles demeurent un secret d’Etat.

Source-Fars-News-Iran

Les Iraniens dégustent l’”accord” (écrit sur la serviette)

Un proche conseiller du Guide suprême, Yadollah Javani, a affirmé que les Etats-Unis ont tenté en vain d’affaiblir l’Iran et que toutes leurs tentatives et celles des Occidentaux étaient vouées à l’échec.

Les membres du Majlis (le Parlement iranien) ont, de leur côté, prononcé des discours identiques .

Nous constatons donc qu’en dépit de l’Accord de Vienne, l’Iran va continuer à développer les programmes de missiles et de fusées dont il dispose. Rappelons que l’Iran a réussi à fabriquer cet arsenal destructif malgré l’embargo sur les armes imposé jusqu’à ce jour par le Conseil de sécurité.

Désormais, les missiles Chihab et les roquettes seront toujours un élément central dans la stratégie de l’Iran. Les Ayatollahs pourront, sans impunité, avec l’aide de leurs satellites (Hamas, Hezbollah et Houthis), lancer des missiles et des roquettes sur Israël et sur des cibles occidentales ou arabes à travers tout le Moyen-Orient et au delà.

Le succès de l’Iran à maintenir sa capacité de missiles, tout en excluant totalement la question des négociations, aura des conséquences profondes pour l’ensemble de la région.

Il est clair aussi que tous ses programmes vont être accélérés avec la reprise des investissements étrangers et l’ouverture de marchés commerciaux. Cela va sans aucun doute donner un second souffle à l’économie iranienne, mais cela encouragera également les groupes terroristes qui auront désormais un meilleur équipement et de meilleures armes pour commettre des attentats et semer la terreur.

Soulignons d’ailleurs que ce souhait est bien un vœu déclaré comme tel à maintes reprises par le Guide spirituel Ayatollah Khamenei. Ses récents discours provocateurs et belliqueux en sont une nouvelle preuve éloquente.

Les Etats-Unis ont peut-être réussi à écarter une guerre avec le pire ennemi de la planète, mais ils ont transformé l’Iran en une puissance régionale, sans calculer les conséquences dangereuses à long terme pour Israël, pour tous ses alliés de la région, et notamment pour les Américains eux-mêmes.

 

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Obama choisit la période tragique des trois semaines qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av pour rendre à l’Iran/Babel/Parass sa puissance d’antan.

La période qui se situe entre le 17 Tamouz et le 9 Av תשעה באבs’appelle Bein Hamétsarim בין המצרים. Le 17 Tamouz une brèche fut percée dans les enceintes des deux Temples de Jérusalem et trois semaines après, ils furent complètement rasés. Nos sages nous disent qu’une couche de sel fut répandue sur l’emplacement du Temple afin que plus rien ne puisse y pousser.

Or que signifie « Bein Hamétsarim », sachant que le mot Meitsar renvoie soit sur le mot Tsar, “étroit”, soit sur Tsaar “peine catastrophe”. Il implique que les ennemis d’Israël ont beaucoup plus de chances de l’affaiblir entre ces deux dates qui renvoient aux plus grandes drames de son histoire, où, lorsque les Hébreux se trouvent à l’intérieur d’un passage étroit qui ne fournit guère de marge de manœuvres.  En effet un Meitsar est aussi un détroit maritime enserré entre deux côtes qui le bordent, un canal, qui constitue un passage naturel entre la haute mer. Voir détroit de Gibraltar, détroit d’Ormuz..

Il n’y a donc pas lieu  de s’étonner que le traité ignominieux signé entre l’Occident/Edom mené par Hussein Obama et la Perse/Parass/ Iran/Babel fut signé un 14 Juillet, jour de la guillotine qui laisse peu de place entre la tête et le billot, tombe pile au milieu de la période de Bein Hamétsarim, période tragique s’il en fut pour Le peuple Juif.

Par ailleurs le mot אב soit Alef et Beth revoie aussi aux initiales d’Edom  et de Babel ; N’est-ce pas Nabuchodonosor et Titus qui ont détruits les deux Temples. De nos jours, alors qu’Israël est fort et solidement implanté sur sa terre, Edom l’Occident n’a plus ni la force ni l’énergie  de soumettre seul Israël, alors il a besoin de s’associer avec Parass et ses Ayatollahs pour tenter d’en venir à bout.

Alors le chef de l’Occident gratifie l’Iran de ce qu’il lui manquait jusque-là : le nerf de la guerre, soit l’argent, l’arme nucléaire et l’élévation au rang de grande puissance régionale en mesure de pousser ses pions/vassaux.

Edom et Babel/Parass sont enfin associés dans l’œuvre d’annihilation de l’Etat Juif. Mais ne vous tourmentez pas, Le 9 Av est suivi d’autres dates qui sont favorables à Sion. Les Réchaïm y perdront leur culotte.

 

Michael Segall

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Plus de trous que de fromage dans l’accord Gruyère iranien auquel l’ONU rajoute une couche. Décryptage

Tous les jours on découvre dans l’accord signé entre “les Puissances” et l’Iran des trous béants qui montrent à quel point l’Iran  a entortillé l’Occident. Ces trous figurent évidemment dans les additifs techniques rédigés en annexe à l’accord. L’accord intégral n’a évidemment pas été communiqué à Israël; il n’y a que élus américains qui en ont eu connaissance, à charge pour eux de les garder secrets.

Vous pensez bien qu’Israël, par des voies détournées, s’est procuré l’accord dans son intégralité et que les trous dans le gruyère commencent à apparaître au grand jour. Les sénateurs américains qui ont décidé de ne pas respecter  la pseudo clause de confidentialité – et pourquoi le feraient-ils puisqu’il s’agit de partie intégrante de l’accord – ont crucifié John Kerry à la Commission des Affaires étrangères du Sénat, l’accusant de s’être laissé berner par les Iraniens, en toute connaissance de cause.

Je vous ai rapporté dans mon précèdent article une première saloperie figurant dans la partie technique. Les signataires de l’accord assisteront l’Iran dans les cas de sabotage informatique sur le programme nucléaire. Autrement dit en cas de cyber-attaque israélienne contre les installations nucléaires et balistiques iraniennes, les Etats-Unis et leurs alliés mettront leurs meilleurs cerveaux  au service du régime des Ayatollahs, pour déjouer ces attaques.

J’ai découvert ce matin un second trou de Gruyère dans ces accords. Les Iraniens  prélèveront eux-mêmes les échantillons en provenance de la base militaire ultra secrète de Parchin 

פרצ’ין  qu’ils remettront à qui de droit. Cela ressemble singulièrement à un criminel qui prélèvera lui-même ses empreintes digitales pour les remettre à la police. Donc, non seulement l’Iran disposera de 24 jours – autrement dit un siècle – pour nettoyer le terrain mais aura le loisir de choisir/prélever les empreintes/échantillons qui seront remis aux contrôleurs occidentaux. A signaler que John Kerry n’a pas nié ce point de l’accord se contentant de répondre au Sénateur qui l’a soulevé, qu’il s’agit d’un secret “issue” qui ne peut être discuté publiquement. Qui ne dit mot, consent.

Autre saloperie qui provient,  elle,  du vote de l’ONU sur cet accord, permet à l’Iran de procéder à des essais balistiques, pour mieux s’entraîner à balancer leurs fusées équipées d’ogives nucléaires, sur Israël.

Autrement dit, d’un côté, les Etats-Unis d’Obama et tous les poissons suiveurs,  autorisent les Iraniens à enfreindre tous les accords sur la limitation de l’arme nucléaire, et de l’autre côté l’ONU permet aux Iraniens d’affûter la partie balistique, non négociée dans l’accord. Un partage des taches, en quelque sorte.

Enfin, le 9 Av approche à grands pas. Hashem, fidèle à Ses habitudes, ne nous a pas fait de cadeaux en cette période de Béin Hametsarim (entre les “détroits” ou entre les “catastrophes” qui séparent le 17 Tamuz du 9 Av), mais, mêmes les mauvaises choses ont une fin et, à partir du 10 Av, on peut raisonnablement espérer que les Rechaïm, traduction personnelle : les Ignobles, commenceront à recevoir leur punition, qu’Israël trouvera la solution au problème; après tout on en a vu d’autres.

 

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L’accord d’Obama avec l’Iran a tous les traits d’une catastrophe

Les lascars (les deux Iraniens) portant une chemise blanche sans cravate semblent être les plus heureux.

Les lascars (les deux Iraniens) portant une chemise blanche sans cravate semblent être les plus heureux.

Depuis six ans et demi, Barack Obama a plus d’une fois indiqué que sa priorité numéro un en matière de politique étrangère n’est ni la Chine, ni la Russie, ni le Mexique, mais l’Iran. Il souhaite sortir l’Iran de son isolement et faire de la République islamique un membre parmi d’autres de ce qu’on appelle la communauté internationale, en mettant fin à des décennies d’agression et d’hostilité.

En soi, cet objectif est louable. Réduire le nombre de ses ennemis a toujours été une politique avisée (On se rappelle le voyage de Nixon en Chine). Mais c’est bien évidemment dans la mise en œuvre de cette politique que réside le problème.

Les négociations sur le nucléaire iranien ont été lamentables tant l’administration Obama s’est montrée incohérente, laxiste, excessive et même fourbe. Elle exigeait avec force certaines conditions sur lesquelles elle a aussitôt fait des concessions. Le secrétaire d’État John Kerry annonçait de façon invraisemblable que nous avons une « parfaite connaissance » de ce que les Iraniens ont fait jusqu’à présent dans le cadre de leur programme nucléaire, raison pour laquelle nous n’avons nul besoin d’inspections pour nous forger une opinion. Comment une personne adulte, et qui plus est un haut responsable, peut-elle tenir un tel discours ?

Le gouvernement a trompé les Américains à propos des concessions qu’il a faites. Après le plan d’action conjoint de novembre 2013, il s’en est sorti avec une fiche d’information que Téhéran a déclarée inexacte. Et devinez qui avait raison ? Les Iraniens. Bref, le gouvernement américain a montré à quel point il était peu digne de confiance.

L’accord signé aujourd’hui met fin au régime de sanctions économiques. Il permet en outre aux Iraniens de cacher bon nombre de leurs activités nucléaires et, dépourvu de moyens coercitifs suffisants en cas de fraude de la part de l’Iran, le document expire dans un peu plus de dix ans. Dès lors, deux problèmes se posent avec acuité : d’une part, la voie iranienne vers l’armement nucléaire se trouve facilitée et légitimée et d’autre part, Téhéran se verra accorder une « prime à la signature » de l’ordre de 150 milliards de dollars qui augmentera considérablement sa capacité de nuisance au Moyen-Orient et au-delà.

Cette concession unilatérale est d’autant plus stupéfiante quand on sait que les États-Unis, indépendamment du groupe des 5+1 dont ils font partie, constituent à eux seuls une puissance économique et militaire infiniment plus grande que la République islamique d’Iran.

Parmi toutes les erreurs accumulées depuis six ans par l’administration Obama sur le terrain de la politique étrangère, aucune ne s’est avérée catastrophique pour les États-Unis, que ce soit la construction d’îles par la Chine, la prise de la Crimée par la Russie ou le basculement dans la guerre civile de pays comme la Libye, le Yémen, la Syrie et l’Irak. L’accord avec l’Iran, en revanche, a tous les traits d’une catastrophe.

L’attention est désormais braquée vers le Congrès américain chargé d’examiner l’accord d’aujourd’hui qui est peut-être le pire traité non seulement de l’histoire américaine ou contemporaine mais bien de toute l’histoire. Le Congrès doit absolument rejeter cet accord. Les députés et sénateurs républicains se sont montrés fermes sur ce dossier. Les démocrates seront-ils à la hauteur de l’enjeu en apportant les voix nécessaires pour contrer un veto présidentiel ? Il faut en tous les cas qu’ils ressentent la pression qui pèse sur leurs épaules.

par Daniel Pipes
National Review Online
14 juillet
2015

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