ISRAËL ELECTIONS : le “social” l’emporte sur “la sécurité”…Incertitudes et menaces pour BiBi.

Le Likoud en tête mais percée du centre gaucheSelon la Commission électorale israélienne, les blocs de droite et de centre-gauche sont à égalité. Mettre en place une coalition gouvernementale risque de s’avérer un véritable casse-tête pour Benyamin Netanyahou. Il sera très difficile pour le premier ministre Netanyahou de choisir sa coalition pour former un gouvernement, tant les résultats des élections sont serrés. Faudra-t-il tenter une coalition avec les partis du centre, Yesh Atid et Hatnoua, ou s’aller avec les partis à sa droite et les partis religieux ?

Après vérification de 99.8% des bulletins, la droite et l’opposition obtiennent chacun 60 sièges. Kadima obtient finalement deux sièges.
Likoud (B. Netanyahou) : 31 sièges
Yesh Atid (Y. Lapid) : 19
Travaillsites (S. Yehimovitch) : 15
Le Foyer Juif (N. Bennett) : 11
Shaas (E. Yshai) : 11
Judaïsme et Thora : 7
Hatnoua (T. Livni) : 6
Meretz (Z. Galon) : 6
Partis arabes : 12
Kadima : 2
Otzma LeIsraël : 0
 
 

REUTERS 2013Les négociations pour la formation d’une coalition devraient commencer avec le Président de l’Etat Shimon Peres ce jeudi. Les premières réunions ne seront pas officielles, les réunions officielles pour écouter les recommandations de chaque parti auront lieu plus tard. Etant donné le nombre de mandats obtenus, Binyamin Netanyahu a le plus de chance d’être choisi par Peres pour devenir Premier Ministre.

 

Des ambassadeurs en France, très politisés !? Yehouda Lancry ancien ambassadeur à Paris (Likoud) se déclare sur GUYSEN TV en faveur d’une alliance avec Yaïr Lapid. Un autre ! L’ancien ambassadeur d’Israël à Paris et membre du parti Hatnoua, Danny Shek, a déclaré ce soir sur Guysen TV que Tzipi Livni pourrait négocier son entrée dans un gouvernement de coalition mené par Binyamin Netanyahou sur la base de ses principes sur le processus de paix. Encore un autre !? L’ancien ambassadeur d’Israël à Paris et membre du parti Avoda, Nissim Zvili, a déclaré ce soir sur Guysen TV que Yaïr Lapid doit téléphoner à Yechimovitch et Livni pour former un bloc de 45 mandats et négocier avec Netanyahou un gouvernement d’union nationale, y-compris avec la présence du Foyer juif de Nafatli Bennett.

Le députe de la liste arabe, Ahmad Tibi, s’exprime sur les résultats des élections : Selon le députe arabe de la liste unie arabe (Ta’al), Ahmad Tibi, le faible taux de participation aux élections parmi les communautés arabes mettrait en danger les partis arabes. “Si la participation des communautés arabes avait été supérieure de 10%, nous aurions pu renverser la loi de la droite et pousser Netanyahu et Lieberman hors du pouvoir.”

 

 

Israël : Le Likoud en tête mais percée du centre gauche
Par Alex Mizrahi – Mercredi 23 janvier 2013 à 01:34
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REUTERS 2013

Le Likoud-Beïtenou (droite) du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est en tête des législatives de mardi en Israël mais les formations de centre gauche réalisent une percée inattendue qui pourrait compliquer la formation de la prochaine coalition gouvernementale, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes.
A l’heure ou sont écrites ces lignes, le mouvement de Netanyahou est crédité de 33 des 120 sièges à la Knesset, soit neuf de moins que dans l’Assemblée sortante.”Selon les sondages de sortie des urnes, il est clair que les Israéliens ont décidé qu’ils souhaitaient me voir continuer à servir en tant que Premier ministre et former un gouvernement aussi ouvert que possible”, a aussitôt écrit Netanyahou sur sa page Facebook.La droite remporterait 62 ou 63 des 120 sièges de la Knesset, le centre gauche 57 ou 58.Le nouveau parti centriste Yesh Atid (“Un Avenir existe”), de l’ancienne vedette de la télévision Yaïr Lapid, arriverait en deuxième position avec 18 ou 19 sièges, devant le Parti travailliste (gauche), avec 17 députés, et Bayit Yehudi (“Le Foyer juif”) de Naftali Bennett à droite, crédité de 12 élus.Hatnuah, de l’ancienne ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, aurait sept sièges, mais le plus grand perdant serait Kadima (centre) qui serait exclu de la Knesset alors qu’il avait connu la plus forte progression en 2009.Les premiers résultats officiels sont attendus mercredi matin. Débuteront alors les grandes manoeuvres en vue de former le prochain gouvernement – ce qui pourrait prendre du temps.Les électeurs israéliens se sont déplacés en nombre pour ces élections. Les bureaux de vote, qui avaient ouvert à 07h00 (05h00 GMT), ont fermé à 22h00 (20h00 GMT).

FORTE PARTICIPATION

En dépit d’une campagne sans éclats, la participation a atteint 66,6%, un chiffre sans précédent depuis 2003.

L’ambiance était à la retenue au quartier général du Likoud après la fermeture des bureaux de vote. Quelques centaines de militants seulement s’y sont rassemblés, alors que les locaux peuvent en accueillir des milliers.

“Nous nous attendions à perdre quelques voix au profit de Lapid, mais pas autant. C’est une percée pour Yesh Atid”, a reconnu Ronen Moshe, membre de l’état-major de campagne, interrogé par Reuters.

“Nous tendrons la main à tous ceux qui voudront se joindre au gouvernement, en particulier le parti centriste de Yaïr Lapid”, a quant à lui déclaré Danny Danon, membre influent du Likoud, sur l’antenne de CNN.

Yesh Atid n’exclut pas de participer à une coalition avec Netanyahou, mais réclame que les jeunes juifs orthodoxes accomplissent leur service militaire et pourrait avoir du mal à cohabiter avec des formations religieuses à l’autre extrémité d’un arc de coalition.

Pour sa part, le Parti travailliste, désormais dirigé par la journaliste Shelly Yachimovich, a exclu de reproduire le schéma de 2009, qui l’avait vu entrer initialement au gouvernement Netanyahou en promettant de promouvoir les négociations de paix avec les Palestiniens.

L’avance dans les sondages du Likoud, qui a fait alliance avec les nationalistes d’Israël Beïtenou, s’était réduite ces dernières semaines au profit du Bayit Yehudi, hostile à la création d’un Etat palestinien et favorable à l’expansion des implantations juives de Judée-Samarie.

PRIORITÉ AU DOSSIER IRANIEN

Jamais un parti israélien n’a obtenu la majorité absolue et Benjamin Netanyahou devra lui aussi recourir à des alliances diverses pour atteindre la majorité.

Se décrivant lui-même comme partenaire naturel du Premier ministre, Naftali Bennett a assimilé durant la campagne la création d’un Etat palestinien indépendant à un suicide pour Israël. Il réclame l’annexion de 60% de la Judée-Samarie.

Malgré l’opposition de ses partenaires occidentaux et des relations déjà très tendues avec le président américain Barack Obama, Netanyahou s’est engagé à poursuivre les implantations récupérées lors de la guerre des Six-Jours de 1967.

“L’époque où des bulldozers expulsaient des juifs est derrière nous, pas devant”, a-t-il annoncé dans une interview parue la semaine dernière dans le quotidien Maariv.

“Nous voulons la réussite d’Israël, nous votons Likoud-Beïtenou”, a-t-il déclaré après avoir mis son bulletin de vote dans l’urne aux côtés de sa femme et de ses deux fils.

Les pourparlers israélo-palestiniens ont été rompus un mois après leur relance de septembre 2010 sous l’égide des Etats-Unis. Ils sont restés depuis au point mort.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fait du gel de la construction une condition de la reprise des négociations. Or Benjamin Netanyahou a donné son feu vert à la construction de quelque 11.000 logements pour le seul mois de décembre.

Le Premier ministre sortant place en outre l’Iran et son programme nucléaire au sommet de ses priorités.

“Le premier défi reste d’empêcher l’Iran de se doter d’un arsenal nucléaire”, a-t-il rappelé dans son discours post-électoral.

(GIN avec REUTERS)     

 

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Yaïr Lapid, la revanche des classes moyennes laïques
avec agences – Mercredi 23 janvier 2013 à 10:10
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La vedette surprise des élections législatives israéliennes est un ancien présentateur de la télévision dont le parti centriste s’est hissé au deuxième rang du scrutin quelques mois seulement après l’entrée en politique de son fondateur.

Chef de file de Yesh Atid (“Un avenir existe”), Yaïr Lapid, qui est âgé de 49 ans, poursuit le combat laïque entamé par son père ancien ministre contre l’influence trop grande à ses yeux de la communauté juive orthodoxe sur de nombreux aspects de la vie quotidienne en Israël.
Il a fait campagne pour supprimer les exemptions de service militaire dont bénéficient les jeunes juifs ultra-orthodoxes afin de poursuivre leurs études religieuses. Il milite également pour que les ultra-orthodoxes, qui constituent un dixième de la population, travaillent davantage, afin d’alléger la contribution fiscale des classes moyennes.
Le programme de ce candidat aux tempes grisonnantes et au profil ciselé, ses promesses de changement ont séduit les jeunes électeurs israéliens si l’on croit les sondages de sortie des urnes qui créditent son parti de 18 à 19 sièges à la Knesset.
“Je suis ravi”, a confié l’ex-présentateur parmi la foule enthousiaste de ses partisans à son siège de Tel Aviv. “Peu de gens nous attendaient aussi haut.”
Grand amateur d’arts martiaux, Yaïr Lapid se retrouve doté d’une force politique insoupçonnée à l’heure des négociations en vue de former un gouvernement qui débuteront dès la publication des résultats officiels mercredi matin. Elles se feront sous l’égide du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou, dont le parti associé aux ultranationalistes d’Israël Beitenou est arrivé en tête mais a perdu une douzaine de sièges.
CHANGER LA DONNE
Après la fermeture des bureaux de vote, Yaïr Lapid a exhorté le chef du gouvernement à former l’équipe la plus large possible, affichant sa volonté de négocier.
Mais les modalités d’une participation éventuelle de Yesh Atid à un gouvernement restent pour l’instant un mystère.
Yaïr Lapid s’est entouré d’une équipe hétéroclite regroupant deux rabbins modérés, une pléthore de maires et anciens responsables municipaux, un ancien directeur du Shin Bet, le contre-espionnage israélien, et un collègue journaliste.
Interrogé par Reuters avant l’élection, il n’excluait pas de participer à une coalition Netanyahou aux côtés des partis religieux, mais à des conditions sans doute difficilement acceptables pour ses adversaires.
“Je serai plus que satisfait si j’avais ma part” dans la reconstruction des politiques sociales, disait-il, avouant que la raison pour laquelle il avait renoncé il y a un an à une carrière lucrative de présentateur de JT était sa volonté de “pouvoir changer la donne”.
Comme le regrettait déjà son père Yosef “Tommy” Lapid, survivant de la Shoah d’origine serbe, Yaïr Lapid relève un fossé croissant entre la majorité laïque juive et la minorité ultra-orthodoxe. Dans cette communauté, environ 60% des hommes entreprennent des études religieuses à plein temps, ce qui les met à l’écart du marché du travail.
POUR UNE RELANCE DES POURPARLERS
Une fois majeurs, la plupart des hommes et femmes sont tenus d’accomplir un service militaire qui peut durer jusqu’à trois ans mais des exemptions sont données à la majorité des Arabes israéliens ainsi qu’aux ultra-orthodoxes.
Yaïr Lapid demande un changement de cette pratique. Sinon, dit-il, “je crois que toute une génération de jeunes Israéliens – qui font leur armée, travaillent dur, paient des impôts – risquent de regarder autour d’eux et de se dire: hé, ce pays ne va nulle part.”
L’ancien présentateur soutient Benyamin Netanyahou sur l’Iran, estimant que l’obtention par la République islamique serait un “scénario catastrophe”.
Il est favorable à une relance des pourparlers de paix avec les Palestiniens, même s’il voit peu de chances de parvenir rapidement à un accord. Selon lui, il est “irresponsable” d’avoir gelé depuis autant de temps les négociations, au point mort depuis la fin 2010.
“Ce que nous sommes en train de faire, c’est de transmettre le conflit le plus explosif de nos vies à la prochaine génération”, déplore ce partisan d’une solution à deux Etats cohabitant côte à côte.
Il souligne que son père “n’est pas venu du ghetto pour vivre dans un pays arabo-juif – il est venu pour vivre dans un pays juif”.

 

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