Vaccin non obligatoire, ouf ! Sauf pour prendre un avion, faire ses courses et bientôt, pour travailler ? ?

Covid-1984 : le vaccin ne sera pas obligatoire, mais un peu quand même…

Un peu partout surgissent des avertissements. Pour que la vaccination éradique le virus chinois, 80 % de la population doit accepter d’être vaccinée. Les Français comme les Belges, les Danois ou les Espagnols sont plutôt réticents.

Pas d’obligation, disent les gouvernements.

Mais… au Danemark, un projet de loi visant à rendre la vaccination obligatoire d’une partie de la population, si une épidémie était “socialement critique“, a dû battre en retraite devant l’hostilité des citoyens danois.

Mais… en Espagne, les autorités sanitaires annoncent que, si une proportion trop importante d’Espagnols refuse de se faire vacciner, le ministère de la Santé se réserve le droit de rendre la vaccination obligatoire. 13.000 points de vaccination répartis dans tout le pays sont prévus. La création d’un registre de vaccination aussi… De janvier à mars, les résidents des maisons de retraite et les personnels qui les entourent, les personnes âgées suivies à domicile, seront les premiers cobayes. Et les laboratoires Pfizer et Moderna ayant révélé que la vaccination ne sera pas agréable (fièvre élevée, courbatures, maux de tête, épuisement), l’hécatombe n’est peut-être pas terminée.

À l’autre bout du monde, le vaccin ne sera pas obligatoire mais… « Nous allons modifier les termes et conditions de réservation sur les liaisons internationales, de façon à imposer la vaccination avant d’embarquer », a déclaré Alan Joyce, le patron de Qantas, la compagnie australienne. Il estime que l’obligation de vaccination concernera l’ensemble du transport aérien international. Et au-delà.

« Il y a beaucoup de logistique, beaucoup de technologie qui seront nécessaires pour que cela se produise. Mais les compagnies aériennes et les gouvernements y travaillent en ce moment même », a-t-il dit, précisant que ce sujet était également traité par l’Association du transport aérien international (lATA).

Celle-ci a annoncé le 23 novembre être entrée dans la phase finale de développement du IATA Travel Pass, un passeport électronique, un laissez-passer de santé numérique « qui soutiendra la réouverture en toute sécurité des frontières ». Ce document « gérera et vérifiera le flux sécurisé des informations nécessaires sur les tests ou les vaccins entre les gouvernements, les compagnies aériennes, les laboratoires et les voyageurs ».

En Chine communiste, afin de permettre la reprise des vols internationaux, Xi Jinping, a demandé la mise en place d’un mécanisme mondial basé sur les QR codes afin de pouvoir contrôler l’état de santé des voyageurs et donc connaître « les certificats sanitaires basés sur les résultats des tests ».

Les QR codes sont déjà actifs en Chine communiste. Les Chinois reçoivent un code de santé de type feux tricolores de circulation. Le vert permet de voyager librement, l’orange impose un confinement au domicile de sept jours, le rouge interdit tout déplacement pendant deux semaines.

La majeure partie des dirigeants de la planète rêvent d’en faire autant.

Pour l’instant, en Occident, sous prétexte de renforcer la sécurité des voyages, le passeport sanitaire et son QR code renseignant sur la vaccination n’est qu’un projet. Mais il existera sous peu. Quand il s’agit de contrôler les individus  – “la liberté, c’est l’esclavage” – les États n’hésitent guère.

Comme tout “complotiste” – aujourd’hui être complotiste c’est être réaliste – je pense qu’un employeur n’embauchera que des personnes vaccinées en croyant ainsi limiter le risque dans son entreprise. Je crois que l’entrée dans les théâtres, les cinémas, les grands festivals, les stades sera soumise au feu vert du passeport sanitaire, je suis quasiment certain que les réfractaires au vaccin seront interdits de nombre d’activités, que leur liberté de mouvement sera restreinte.

Covid-1984 lit-on sur les murs et les pancartes agitées dans les manifestations.

Marcus Graven

A lire après : Qantas veut rendre la vaccination obligatoire pour ses passagers

 

 

Covid : Qantas veut rendre la vaccination obligatoire pour ses passagers

La compagnie aérienne australienne entend mettre la mesure en place pour ses vols internationaux dès qu’un vaccin sera disponible. En parallèle, les professionnels du secteur planchent sur un « passeport Covid » susceptible de permettre une reprise normale du trafic.

Plombée par la pandémie, Qantas a supprimé 8.500 emplois et cloué au sol plus de 200 avions.
Plombée par la pandémie, Qantas a supprimé 8.500 emplois et cloué au sol plus de 200 avions. (Matt Hartman/AP/SIPA)
Par Les Echos
Publié le 24 nov. 2020 à 10:36Mis à jour le 24 nov. 2020 à 10:37

Devra-t-on obligatoirement se faire vacciner contre le Covid-19 ? En France comme ailleurs, la question n’est pas tranchée, alors même que des campagnes à destination du grand public pourraient débuter avant la fin de l’année. De leur côté, certaines compagnies aériennes entendent forcer la main de leurs clients indécis.

Alan Joyce, le patron de l’australien Qantas, a ainsi annoncé lundi que les passagers de ses vols internationaux devraient bientôt être vaccinés pour embarquer. « Nous envisageons de changer nos conditions d’utilisation pour les voyageurs internationaux, pour leur dire que nous demanderons aux gens de se faire vacciner avant de pouvoir monter à bord de l’avion », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Channel Nine. « Pour les vols intérieurs, il faudra voir ce qui se passe pour le Covid-19 mais pour les voyageurs internationaux arrivant en Australie et pour les gens qui quittent le pays, nous pensons que c’est une nécessité », a-t-il poursuivi.

Application mobile

Selon le dirigeant australien, qui assure en avoir discuté avec plusieurs de ses homologues, la mesure pourrait se généraliser. Aucune autre compagnie n’a toutefois, à ce jour, voulu s’avancer sur le dossier : « Nous n’avons aucun projet concret à annoncer à ce stade au sujet du vaccin car il est toujours en train d’être développé et qu’il faudra du temps pour qu’il soit distribué », a ainsi tempéré un responsable de Korean Air auprès de l’AFP. Japan Airlines a également indiqué s’en tenir à sa politique actuelle, demandant à ses « passagers de suivre les règles de leur pays de destination, comme le fait de se faire tester ».

Depuis plusieurs semaines, les compagnies aériennes planchent sur une solution permettant une reprise du trafic mondial, largement affecté par la pandémie de Covid-19. L’association du transport aérien international (Iata) a déjà exprimé sa volonté de rendre les tests obligatoires avant chaque vol. Elle travaille également sur une application mobile faisant office de « passeport Covid », destinée à fluidifier les démarches au départ et à l’arrivée. Un premier test doit bientôt être effectué par la compagnie IAG, société mère de British Airways. Selon l’Iata, les premières versions de l’application devraient débarquer au premier trimestre sur les appareils Apple, et à partir d’avril sur Androïd.

 

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