Vaccin : comment le refuser légalement ?

Le docteur Fouché vous explique comment refuser légalement le vaccin s’il devient obligatoire

Ne refusez pas le vaccin car vous êtes contre la vaccination ou contre ce vaccin. Vous seriez en tort. Mais vous pouvez utiliser la législation actuelle :
-Demandez si le vaccin contient du MRC5, tous les vaccins en ont. Ce sont des cellules de foetus humain avorté ou de traces d’ADN humain. Vous avez le droit de le refuser pour des motifs religieux par exemple.  Droit fondamental reconnu par la plus haute justice de l’UE.

-Demandez s’il y a une possibilité de réaction iatrogène. Le médecin vous fit forcément oui… donc vous ne pouvez pas vous faire vacciner puisqu’il y a un risque.

Iatrogénèse

La iatrogénèse ou iatrogénie est l’ensemble des conséquences néfastes sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiqué ou prescrit par un professionnel de santé habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé.

En France, le Haut comité de la santé publique1 considère comme iatrogènes « les conséquences indésirables ou négatives sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiqués ou prescrits par un professionnel habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé »2. La notion est donc très générale, qualifiant un trouble ou un effet non souhaitable consécutif :

  • à l’intervention d’un médecin ou autre professionnel de la santé, qu’il y ait ou non erreur de traitement ;
  • ou à l’utilisation d’un médicament, qu’elle corresponde ou non à son indication habituelle.

 

Les vaccins contiennent-ils « du porc, du chien et du fœtus humain » ?

Les Décodeurs continuent à répondre à vos questions sur les vaccins. Aujourd’hui, nous revenons sur une rumeur persistante sur leur composition.

Par

Le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires en 2018 a relancé le débat sur la vaccination. Pour vous aider à y voir plus clair entre questions légitimes et fausses informations, Les Décodeurs proposent plusieurs analyses sur le sujet :

VOTRE QUESTION

Plusieurs internautes nous ont interpellés au sujet d’articles et vidéos s’alarmant de la composition des vaccins ; notamment une vidéo de Farida Belghoul qui prétend recenser les ingrédients des vaccins. Voici ce qu’y déclare celle qui a milité contre l’enseignement de la prétendue « théorie du genre » aux côtés de personnalités d’extrême droite :

« Un vaccin, c’est aussi des ingrédients que vous ne pouvez pas imaginer. (…) Dans un vaccin, figurez-vous qu’il y a du poulet. Des embryons de poulet. C’est-à-dire qu’on aura des avortements de poulets qui vont servir à la composition de ce vaccin. Il va aussi y avoir du chien, (…) des reins de chiens et des reins de poulets. (…) Il va y avoir de la souris, on y prendra des éléments constitutifs de son cerveau, (…) et puis du rein de singe vert. (…) Il va aussi y avoir (…) des cellules d’embryons humains avortés. (…) Et puis on va y trouver du cochon, figurez-vous. On va trouver de la gélatine porcine dans les vaccins. »

Ces argumentaires, qui visent à cultiver les peurs autour des vaccins ou jouent sur l’argument religieux pour dissuader des parents de vacciner leurs enfants (à cause du porc), sont fallacieux et méritent plusieurs explications.

NOTRE RÉPONSE : C’EST TROMPEUR

1. Des cellules vivantes utilisées pour cultiver les virus, mais absentes de la composition finale des vaccins

Contactée, la direction générale de la santé (DGS) rappelle que les vaccins sont composés de substances actives d’origine biologique « qui ne peuvent donc pas être synthétisées chimiquement comme pour d’autres médicaments ». Ainsi, les vaccins sont fabriqués à partir des germes contre lesquels ils sont dirigés. Ces derniers sont cultivés sur des milieux d’origine animale ou de synthèse, avec des modalités de production différentes selon qu’il s’agisse d’un vaccin d’origine virale ou bactérienne.

Les vaccins bactériens sont « généralement obtenus par la fermentation des bactéries sur des milieux de cultures d’origine synthétique », explique-t-on à la DGS. C’est ainsi le cas des vaccins contre la diphtérie, la coqueluche ou encore la bactérie Haemophilus influenzae de type b.

Les virus, en revanche, sont incapables de se multiplier de façon autonome et « ne peuvent être cultivés et amplifiés que sur des cellules vivantes ». C’est à ce titre que les vaccins contre les virus sont produits sur des cellules de rein de singe (par exemple le vaccin contre la polio), sur des cellules d’embryon de poulet (rougeole et oreillons), des cellules de levure (hépatite B) ou des cellules diploïdes humaines (rubéole). D’autres vaccins sont également produits sur des œufs embryonnés de poule (vaccins grippaux).

Dans ce cadre, « les différentes cellules et les différents milieux de culture cellulaires utilisés pour la fabrication des vaccins sont soumis à des contrôles rigoureux attestant de leur qualité et de leur sécurité d’utilisation », précise la DGS. Surtout, il est trompeur d’affirmer que les vaccins eux-mêmes contiendraient des cellules de singes ou de poulets : ces dernières ne servent que de support à la multiplication des virus et sont « totalement détruites et éliminées au cours du procédé de purification des différents vaccins ».

Contrairement à ce qu’affirme la vidéo de Farida Belghoul, un patient qui se fait vacciner ne reçoit donc pas de cellules de singe ou de poulet.

2. On trouve, dans certains vaccins, des stabilisants contenant des matières premières d’origine animale

Les affirmations de Farida Belghoul font également allusion à une autre étape de la composition des vaccins : l’utilisation de substances permettant d’obtenir le produit final tel qu’il sera commercialisé en pharmacie. Parmi elles, on trouve des stabilisants (lactose, saccharose, albumine, gélatine, etc.) qui permettent de « maintenir la qualité tout au long de la vie du vaccin », explique la DGS.

Or, les gélatines utilisées dans certains vaccins sont effectivement des gélatines hydrolysées d’origine porcine. Les albumines (des protéines qu’on trouve dans le sang), quant à elles, sont d’origine humaine ou sont recombinantes.

En définitive, « seuls les stabilisants peuvent contenir des matières premières d’origine animale ou humaine », explique la DGS, qui rappelle par ailleurs que tous les vaccins font l’objet d’un double contrôle, par l’industriel et par une autorité nationale indépendante.

Dans tous les cas, l’affirmation selon laquelle on trouverait des reins de chiens, des reins de singes, des fœtus de poulets voire même des fœtus humains dans les vaccins est mensongère.

3. Seuls quelques vaccins sont concernés, dont seulement un dans les onze futurs vaccins obligatoires (et avec une alternative)

Par ailleurs, les stabilisants d’origine animale sont très rares parmi les vaccins commercialisés en France. Seuls sept sont concernés, selon la DGS :

  • cinq vaccins contiennent de la gélatine d’origine porcine : M-M-RVAXPRO, ProQuad, Varivax, Zostavax, Fluenz Tetra ;
  • deux vaccins contiennent de l’albumine humaine : Ticovac et vaccin
    rabique Pasteur.

Concernant les trois vaccins obligatoires pour les enfants et les huit vaccins recommandés que le gouvernement souhaite rendre obligatoires, un seul type de vaccin est concerné : le M-M-RVAXPRO (vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole). Et il faut savoir qu’il existe une alternative à celui-ci : le Priorix, qui ne contient pas de gélatine.

La DGS est formelle : les autres vaccins obligatoires et recommandés pour les enfants « ne contiennent pas de matière première d’origine animale ». Elle rappelle enfin que « la plupart des médicaments biologiques font intervenir des produits d’origine animale au cours de leur procédé de fabrication ou peuvent en contenir dans leur formulation finale ».

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Des parfums contiennent des tissus d’embryons avortés ? Faux


Les articles du Détecteur de rumeurs sont rédigés par des journalistes
scientifiques de l’Agence Science-Presse
Les Fonds de recherche du Québec et
le Bureau de coopération interuniversitaire sont partenaires du Détecteur de rumeurs.

Ce texte est une adaptation du billet rédigé en anglais par Ada McVean, publié sur le site de l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill.

Selon l’évêque croate Juraj Jezerinac, la chair d’embryons avortés serait utilisée pour la fabrication de parfums de luxe. Il y a en fait longtemps qu’une telle affirmation circule… mais c’était auparavant à propos des vaccins et de certains aliments. Le Détecteur de rumeurs et l’Organisation pour la science et la société expliquent la part de vrai et (surtout) de faux dans cette histoire.

L’origine de la rumeur

Historiquement, il y a bel et bien un lien à faire entre des cellules de fœtus et la fabrication de certains produits. C’est avec les vaccins que cette rumeur est apparue. Mais il faut remonter pour cela à plus de 50 ans en arrière.

Comme les médecins ont coutume de l’expliquer à leurs patients, un vaccin contient une version atténuée du virus qu’il doit combattre : ainsi, notre système immunitaire, ayant été confronté à cet « ennemi », saura le reconnaître et l’affronter s’il le rencontre à nouveau.

Sauf qu’un virus a cette particularité de ne pas pouvoir se reproduire tout seul (au contraire d’une bactérie). Il lui faut d’abord, pour cela, infecter une cellule vivante. Dès lors, comment les fabricants de vaccins font-ils pour que leurs virus se répliquent en nombre suffisant ?

En théorie, des animaux de laboratoire pourraient faire l’affaire, mais ils sont à risque d’être eux-mêmes contaminés par d’autres maladies. C’est pourquoi, il y a longtemps, des chercheurs ont songé à des cellules humaines.

L’origine de la lignée cellulaire

Il existe deux lignées cellulaires utilisées couramment pour le développement de vaccins. La première, appelée WI-38, fut développée en 1962 et provient de tissus pulmonaires d’un fœtus avorté après trois mois de grossesse (un tissu est une accumulation de milliers, voire de millions de cellules). La seconde lignée, MRC-5, a été créée en 1966 à partir de tissus pulmonaires d’un autre fœtus avorté après trois mois et demi de grossesse.

Ces deux lignées cellulaires ont été maintenues en culture et sont encore utilisées de nos jours. Depuis plus de 50 ans, l’utilisation de ces cellules provenant de deux avortements a permis de créer des vaccins contre l’hépatite A, la rubéole, le zona et autres maladies infectieuses. On estime que les vaccins découlant de la lignée cellulaire WI-38 à elle seule ont prévenu 11 millions de morts.

On parle donc de cellules qui sont les lointaines descendantes de cellules d’embryons avortés. De plus, les cellules elles-mêmes ne se retrouvent pas dans les vaccins: les virus se multiplient dans ces cellules, puis en sont retirés. Il est donc encore plus faux de prétendre qu’il y a des « tissus d’embryons avortés » dans les vaccins.

L’origine de l’autre rumeur

L’idée que des compagnies comme Pepsi et Kraft utilisaient des fœtus avortés dans leur processus de rehaussement du goût de leurs produits a été popularisée par un texte publié sur le site de pseudosciences Natural News en 2015. Ce texte affirmait que certains aliments transformés contenaient « plusieurs agents aromatisants conçus grâce à l’utilisation de tissu humain provenant de bébés avortés ».

Il s’agit ici de la même exagération. Senomyx est une compagnie américaine de biotechnologie qui développe des molécules qui rehaussent le goût pour l’industrie alimentaire. Afin de tester ces molécules, elle utilise des récepteurs du goût exprimés par la lignée cellulaire HEK 293, qui provient ultimement de cellules de reins d’un fœtus avorté en 1973.

Aucune cellule de fœtus n’est donc présente dans le produit alimentaire final. Même l’organisation anti-avortement Children of God for Life écrit sur son site Web : « Ne soyez pas bernés, surpris ou induits en erreur — il n’existe pas de produit alimentaire contenant du matériel foetal avorté — et il n’en a jamais existé ! »

L’histoire se répète avec les crèmes anti-âge et il est probable que ce sont ces mêmes affirmations détournées qui ont été lancées par l’évêque croate Jezerinac concernant les parfums. Comme il ne mentionne pas la marque des parfums en question, il est impossible de prouver ou de réfuter son allégation.

 

Il existe des protections pour s’assurer que les femmes qui désirent se faire avorter ne soient pas influencées par le don possible du fœtus à la science. Par exemple, il est illégal d’offrir de l’argent en échange de tissu fœtal et il est tout aussi illégal de discuter de la possibilité d’utilisation de tissu fœtal pour la recherche avec une femme qui consulte pour un avortement.

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