Lehman Brothers : la crise de 2008 était “forcée” selon l’ancien patron de la banque !

Lehman Brothers : une “banqueroute forcée” d’après son ancien patron

Challenges.fr

Plus de six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, son patron de l'époque, Richard Fuld Jr, continue d'affirmer sans se repentir que sa banque n'était pas aux abois. (C) AFP

L’ex-président de la banque d’affaires américaine fustige l’attitude des autorités avant la crise. C’est la première fois qu’il s’exprime publiquement depuis la faillite de la banque en 2008. Plus de six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, son patron de l’époque, Richard Fuld Jr, continue d’affirmer sans se repentir que sa banque n’était pas aux abois. (C) AFP

 Richard Fuld, l’ancien patron de Lehman Brothers, dont la faillite avait été le déclencheur de la crise financière, a affirmé jeudi que l’établissement n’était pas au bord du dépôt de bilan en septembre 2008. “J’ai toujours dit, et cela est prouvé maintenant, que Lehman Brothers n’était pas en faillite en septembre 2008″, a déclaré lors d’une conférence à New York M. Fuld, 69 ans, chemise blanche, teint hâlé, tempes blanchies, lors de sa première apparition publique depuis l’effondrement de Lehman.

C’était une “banqueroute forcée”, a-t-il dit dans un discours dont une partie était retransmis sur la chaine d’informations financière américaine CNBC. Il a assuré que Lehman Brothers était “une des meilleures banques de Wall Street”, avec une culture de “réel succès”. Pourtant, Richard Fuld et Lehman Brothers ont été dépeints par les autorités américaines comme des symboles des errements de Wall Street ayant conduit à la plus grave crise financière depuis 1929.

“Ce n’est pas une seule chose qui a causé la crise de 2008 (…). Toutes les conditions étaient réunies pour déclencher un véritable cataclysme”, a tenté d’expliquer jeudi l’ancien banquier. Il y a d’abord le “gouvernement (américain) qui voulait que tout le monde réalise sa perception du Rêve américain” c’est-à-dire devenir propriétaire d’un bien immobilier, a-t-il développé. Ensuite l’abondance de liquidités et des taux d’intérêt à des niveaux très bas qui ont incité les banques à prêter de l’argent à des ménages insolvables sans se soucier des conséquences, a-t-il ajouté. “Il y aurait beaucoup à dire (mais) assez! Il est temps d’aller de l’avant”, a-t-il ajouté.

Durant le reste de son intervention, M. Fuld a manié l’humour notamment quand il présente lui-même son intervention sept ans après la crise. “Ceci est ma première apparition publique depuis 2008. Je ne compte pas le temps passé avec le Congrès”, lance-t-il, en référence aux auditions tendues devant les élus américains très remontés suivant la banqueroute de Lehman Brothers.

NdlR : bah… pas de scoop pour nous ! si ce n’est cette confession 7 ans après… l’annonce d’une nouvelle crise “forcée” sur chaque année de Shemitta ?

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