ISRAËL et le soutien inconditionnel du CANADA

Stephen Harper et Benjamin Nétanyahou ont annoncé le lancement de négociations visant l'expansion et la modernisation de l'Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI).Le premier ministre canadien a entamé dimanche sa visite officielle de quatre jours en Israël et dans les Territoires palestiniens, la première d’un chef de gouvernement canadien depuis 2000.  Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a rappelé lundi 20 janvier 2014 le soutien indéfectible de son gouvernement à la sécurité et l’intégrité d’Israël, dans un discours historique devant la Knesset, à Jérusalem, utilisant même le mot « antisémitisme » pour décrire le discours de certains intellectuels envers l’État hébreu. « Il s’agit du nouveau visage de l’antisémitisme. Un antisémitisme qui vise le peuple juif en prétendant viser Israël. »

Préalablement, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou avait fait l’éloge dimanche de son homologue canadien Stephen Harper, le jour de son arrivée en Israël.  « Ce monde est souvent cynique et vous avez fait preuve d’un grand sens du leadership. Quand vient le temps de combattre le terrorisme, vous savez qu’il ne peut y avoir qu’un discours, une condamnation sans équivoque ainsi qu’une action internationale unie », a déclaré M. Nétanyahou en parlant de son homologue canadien, dimanche, lors d’un point de presse.   M. Harper a en outre « adopté une position morale, prudente et courageuse », a déclaré plus tôt en journée le chef du gouvernement israélien lors d’un conseil des ministres hebdomadaire. La veille, le premier ministre israélien qualifiait son homologue canadien de « grand ami d’Israël qui résiste fermement aux tentatives de délégitimation d’Israël ».   Ces déclarations contrastent avec les propos acerbes de M. Nétanyahou tenus à l’encontre des Européens jeudi, dénonçant « l’hypocrisie » de leurs critiques contre la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Rares sont aujourd’hui les chefs d’Etat et de gouvernement qui manifestent publiquement leur soutien inconditionnel à l’Etat juif. Le Premier ministre canadien fait partie de cette poignée d’hommes courageux qui déclare sans ambages et tout haut de la tribune de la Knesset : « Oui, je suis un sincère ami de l’Etat d’Israël ! Oui, je suis avec vous corps et âme ! Oui nous défendons l’existence d’un Etat libre, démocratique et juif ». Un discours sincère qui réconforte et prouve bien que l’Etat juif n’est pas isolé sur la scène internationale. Dans son discours historique, Stephen Harper estime que les critiques envers Israël équivalent à une forme d’antisémitisme !

Il a été aussi courageux en refusant de lever les sanctions contre l’Iran et pense, contrairement à Obama, que le doute persiste sur les réelles intentions de Téhéran ; il dit clairement que le Hezbollah, satellite de l’Iran, n’est pas un parti politique mais un mouvement terroriste dont l’objectif est la violence et la destruction d’Israël. Les échos internationaux du passage de Stephen Harper en Israël

Du côté de la branche anglophone d’Al-Jazeera, on se dit « estomaqué » par le propos du premier ministre, soulignant par ailleurs que la position de M. Harper se distinguait de celle, plus nuancée, qui est affichée sur des sites gouvernementaux officiels.  L’article critique M. Harper pour ses points de vue passéistes à propos d’Israël, et avance l’argument voulant que la réputation du Canada puisse souffrir de cet unilatéralisme. « Lorsque M. Harper quittera la politique, le Canada, ses habitants et ses fonctionnaires pourront certainement revenir à un rôle plus naturel, mais entre-temps, le coût est payé par l’effacement d’un pays exceptionnel : les positions de M. Harper sur la question du Proche-Orient importe moins que les dégâts provoqués à la réputation canadienne », mentionne l’éditorial.

 Stephen Harper a profité d’un bain de foule à Jérusalem, mardi, alors que des centaines d’Israéliens l’ont accueilli à la manière d’un héros pendant qu’il visitait le Mur des lamentations, peu après que le premier ministre et son homologue israélien ont convenu qu’ils ne s’entendaient pas sur tout.  M. Harper a été accueilli par des centaines de personnes en liesse lorsqu’il est arrivé au Mur, chaudement salué par la foule en raison de son appui indéfectible envers l’État hébreu.
 M. Nétanyahou et son épouse ont ensuite accompagné M. Harper et sa femme Laureen au Musée de l’Holocauste Yad Vashem, pour se souvenir des horreurs perpétrées contre les Juifs par l’Allemagne nazie.
«Leur mémoire survivra à jamais dans nos coeurs, dans nos prières et, plus important encore, dans notre détermination», a écrit le premier ministre canadien dans le livre d’or du musée. «Plus jamais.»

M. Harper a pour sa part reproché aux journalistes d’avoir tenté de l’amener à critiquer publiquement l’État hébreu pour sa position concernant les territoires, affirmant que les reporters lui avaient posé des questions à ce sujet tant en Cisjordanie qu’en Israël.  «Quand on est une minorité, ce n’est pas qu’il est impossible de critiquer celle-ci, mais il faut d’abord tenter de comprendre cette position de minorité sur la scène mondiale, voire [soutenir] cette minorité», a-t-il déclaré à propos de l’État hébreu. «Il s’agit d’une valeur canadienne fondamentale.»

 

Canada-Israël : une amitié forte et exemplaire

Posted by on 1/21/14 • Categorized as Editorial

freddy_eytanRares sont aujourd’hui les chefs d’Etat et de gouvernement qui manifestent publiquement leur soutien inconditionnel à l’Etat juif. Le Premier ministre canadien fait partie de cette poignée d’hommes courageux qui déclare sans ambages et tout haut de la tribune de la Knesset : « Oui, je suis un sincère ami de l’Etat d’Israël ! Oui, je suis avec vous corps et âme ! Oui nous défendons l’existence d’un Etat libre, démocratique et juif ». Un discours sincère qui nous réconforte et prouve bien que l’Etat juif n’est pas isolé sur la scène internationale. Dans son discours historique, Stephen Harper estime que les critiques envers nous équivalent à une forme d’antisémitisme ! Il a bien entendu raison de l’affirmer car l’antisionisme est sans doute le nouveau visage de l’antisémitisme classique. Contrairement à d’autres chefs de gouvernement ou des diplomates, Harper reconnaît le lien inébranlable existant depuis plus de trois millénaires entre le peuple juif et sa terre. Pourquoi le nier ? Pourquoi ne pas le souligner avec force dans toutes les instances internationales, y compris à Ramallah devant un Mahmoud Abbas éberlué, ou à la Knesset, devant des députés arabes impolis et ingrats. Harper n’a pas hésité à s’opposer à la reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat observateur à l’ONU. Il a été aussi courageux en refusant de lever les sanctions contre l’Iran et pense, contrairement à Obama, que le doute persiste sur les réelles intentions de Téhéran. Harper appelle toujours un chat un chat ; il dit clairement que le Hezbollah, satellite de l’Iran, n’est pas un parti politique mais un mouvement terroriste dont l’objectif est la violence et la destruction d’Israël. Fort heureusement, il existe dans ce monde des hommes courageux et de bonne volonté qui disent leur vérité sans hésitation, sans langue de bois, et surtout dans un langage calme, poli, et dans les deux langues – en français et en anglais…

Harper est conscient que le Canada paye le prix fort pour son soutien à l’Etat juif. Dans un monde où les intérêts mercantiles et l’hypocrisie l’emportent, défendre l’Etat juif revient à se faire l’avocat du Diable. Les réactions dans le monde arabe et également au Canada sont souvent virulentes à son égard, mais elles n’impressionnent guère : Harper persiste et signe. Son discours à la Knesset fera date comme un exemple de courage et d’amitié profonde. Harper a prouvé que le choix de l’amitié était clair ; il ne se partage pas et il n’est pas temporaire en fonction des circonstances. On ne peut prétendre être à la fois un ami sincère de l’Etat juif et critiquer sa juste cause comme le font trop souvent certains dirigeants occidentaux.

Freddy Eytan

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Les échos internationaux du passage de Stephen Harper en Israël

Par le 22 janvier, 2014

 Les échos internationaux du passage de Stephen Harper en Israël

Les visites officielles du premier ministre Stephen Harper n’attirent habituellement pas l’attention des médias de la planète, mais son discours de lundi, devant la Knesset (Parlement israélien), a fait exception à la règle.

L’appui sans équivoque de M. Harper envers l’État hébreu et ses commentaires envers les autres pays ont fait les manchettes dans plusieurs pays.

Les articles étaient nombreux dans les médias israéliens, plusieurs commentateurs se penchant sur le contenu et la signification de l’allocution du premier ministre.

Mais l’aspect unique de ce discours devant le Parlement israélien a même attiré l’attention de médias américains.

Des articles et des billets de blogue sur des sites bien connus, tels que le Wall Street Journal, le Washington Post et The Economist ont regroupé les réactions diverses publiées ailleurs dans le monde.

La presse israélienne fut majoritairement positive à propos du discours de M. Harper, durant lequel il a taxé d’antisémitisme ceux qui blâment l’État hébreu pour des problèmes au Moyen-Orient.

Dans un éditorial, le quotidien Haaretz souligne toutefois que les éloges sans ambages de M. Harper n’auront qu’un bien faible impact sur la suite des négociations de paix qu’il affirme soutenir, écrivant plutôt que ses mots pourraient alimenter les troubles politiques en Israël.

« Son discours n’a fait qu’alimenter l’instinct de répression de Nétanyahou et renforcé ses sentiments de victimisation et d’isolationnisme qui existent déjà chez lui », poursuit l’éditorial.

La couverture limitée du discours dans les médias arabes fut sans grande surprise négative, avec quelques appels pour que le Canada s’implique moins dans le complexe jeu politique en cours dans la région.

Du côté de la branche anglophone d’Al-Jazeera, on se dit « estomaqué » par le propos du premier ministre, soulignant par ailleurs que la position de M. Harper se distinguait de celle, plus nuancée, qui est affichée sur des sites gouvernementaux officiels.

L’article critique M. Harper pour ses points de vue passéistes à propos d’Israël, et avance l’argument voulant que la réputation du Canada puisse souffrir de cet unilatéralisme.

« Lorsque M. Harper quittera la politique, le Canada, ses habitants et ses fonctionnaires pourront certainement revenir à un rôle plus naturel, mais entre-temps, le coût est payé par l’effacement d’un pays exceptionnel : les positions de M. Harper sur la question du Proche-Orient importe moins que les dégâts provoqués à la réputation canadienne », mentionne l’éditorial.

Dans les médias occidentaux, le discours est principalement passé inaperçu, tandis que les articles étaient peu nombreux en Europe, et que l’allocution était traitée comme une curiosité aux États-Unis.

Chez The Economist, un billet de blogue a pour sa part remis en question l’utilité d’un tel appui envers Israël, en raison du faible volume d’échanges commerciaux entre les deux pays, et la taille relativement peu importante de l’électorat juif au Canada.

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Stephen Harper prend un bain de foule au Mur des lamentations

Le premier ministre canadien refuse de critiquer Israël concernant ses colonies

21 janvier 2014 17h06 |La Presse canadienne |Canada
Stephen Harper et Benjamin Nétanyahou ont annoncé le lancement de négociations visant l'expansion et la modernisation de l'Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI).
Photo :  La Presse canadienne (photo) Sean KilpatrickStephen Harper et Benjamin Nétanyahou ont annoncé le lancement de négociations visant l’expansion et la modernisation de l’Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI).
Lire aussi: Harper chahuté à la Knesset, par Hélène Buzzetti
Jérusalem — Stephen Harper a profité d’un bain de foule à Jérusalem, mardi, alors que des centaines d’Israéliens l’ont accueilli à la manière d’un héros pendant qu’il visitait le Mur des lamentations, peu après que le premier ministre et son homologue israélien ont convenu qu’ils ne s’entendaient pas sur tout.
Si cela est chose rare en terre canadienne, M. Harper a été accueilli par des centaines de personnes en liesse lorsqu’il est arrivé au Mur, chaudement salué par la foule en raison de son appui indéfectible envers l’État hébreu.
Le premier ministre en est à sa deuxième journée complète en Israël, lors de laquelle il a entre autres rencontré le président israélien, Shimon Peres, en plus de tenir des rencontres bilatérales en compagnie du premier ministre Benyamin Nétanyahou et six de ses propres ministres, dont John Baird (Affaires étrangères) et Jason Kenney (Emploi).
M. Nétanyahou et son épouse ont ensuite accompagné M. Harper et sa femme Laureen au Musée de l’Holocauste Yad Vashem, pour se souvenir des horreurs perpétrées contre les Juifs par l’Allemagne nazie.
«Leur mémoire survivra à jamais dans nos coeurs, dans nos prières et, plus important encore, dans notre détermination», a écrit le premier ministre canadien dans le livre d’or du musée. «Plus jamais.»
De son côté, le leader israélien a servi de guide, avec force détails, à la visite officielle de l’endroit, dans un élégant bâtiment conçu par l’architecte canadien Moshe Safdie, situé sur une colline plantée de cèdres.
Durant sa visite au Mur des lamentations, c’est un Stephen Harper rayonnant qui s’est arrêté pendant quelques instants pour discuter avec des passants, avant de se recueillir en ce lieu saint.
La politique a cependant rapidement repris ses droits lorsqu’un député conservateur a demandé à plusieurs reprises à un adjoint du premier ministre s’il pouvait lui aussi participer à la cérémonie.
«C’est la réélection», a plaidé Mark Adler, un député de la région de Toronto qui s’est envolé pour Israël avec la délégation du premier ministre en portant un t-shirt au nom de ce dernier. «C’est la photo à un million de dollars.»
La question des colonies
Plus tôt, mardi, M. Nétanyahou a reconnu que son homologue canadien et lui ne s’entendent pas sur la question des colonies israéliennes en territoires qui font l’objet d’un différend entre Israéliens et Palestiniens. M. Harper a résolument refusé de clarifier la position gouvernementale sur cette question, mais le site Internet des Affaires étrangères considère toujours l’occupation des territoires par Israël comme une violation de la quatrième Convention de Genève.
M. Harper a pour sa part reproché aux journalistes d’avoir tenté de l’amener à critiquer publiquement l’État hébreu pour sa position concernant les territoires, affirmant que les reporters lui avaient posé des questions à ce sujet tant en Cisjordanie qu’en Israël.
«Quand on est une minorité, ce n’est pas qu’il est impossible de critiquer celle-ci, mais il faut d’abord tenter de comprendre cette position de minorité sur la scène mondiale, voire [soutenir] cette minorité», a-t-il déclaré à propos de l’État hébreu. «Il s’agit d’une valeur canadienne fondamentale.»
Malgré cette bonne volonté, la complexe réalité du Proche-Orient était bien visible alors que M. Harper visitait Jérusalem. Une visite prévue au Dôme du Rocher, un lieu saint musulman sur le mont du Temple, dans la vieille ville, a été annulée pour des raisons de sécurité.
Une Palestinienne se trouvant au Mur des lamentations a toutefois tourné cette explication en ridicule, affirmant qu’il était bien plus probable que les Israéliens aient ordonné à M. Harper de ne pas s’y rendre _ une autre démonstration des tensions et de la méfiance qui caractérisent les relations entre Juifs et Arabes dans la région.
Renforcement des relations Canada-Israël
Au cours de leur rencontre de mardi à Jérusalem, Stephen Harper et Benjamin Nétanyahou ont signé un protocole d’entente couvrant un grand nombre d’objectifs bilatéraux, et ont accepté de revoir l’Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI).
Les deux leaders ont annoncé que les négociations sur l’ALECI se dérouleraient en sol israélien du 3 au 9 février, et permettraient de moderniser et d’étendre la portée de l’accord entré en vigueur le 1er janvier 1997.
Le but de ces pourparlers est de réduire les barrières techniques entravant les échanges commerciaux, de régler plus rapidement les problèmes d’accessibilité au marché et de créer de nouvelles occasions d’affaires pour les entreprises canadiennes des secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire ainsi que des poissons et fruits sur le marché israélien.
« Un accord de libre-échange plus large et plus moderne avec Israël générera plus d’emplois et favorisera la croissance économique tant au Canada qu’en Israël, tout en renforçant l’amitié entre nos deux pays », a indiqué M. Harper.
Les deux premiers ministres ont également convenu, mardi, d’allonger la liste de leurs intérêts communs dans le cadre d’un protocole d’entente sur le partenariat stratégique Canada-Israël. Ce protocole prévoit notamment une plus grande coopération entre les deux pays sur le plan de la sécurité et du renseignement, le renforcement de leurs relations en matière de défense et de sécurité, de même qu’une amélioration de leurs liens commerciaux et académiques. Il porte aussi sur l’innovation, l’énergie, l’aide internationale et la promotion des droits de la personne.
L’objectif est d’augmenter le commerce de marchandises entre le Canada et Israël, qui, selon le cabinet du premier ministre Harper, a atteint 1,41 milliard en 2012.
Dans un communiqué, Stephen Harper a indiqué que le protocole d’entente établissait « l’orientation stratégique pour le renforcement des relations entre les deux pays ».
« Les nombreux secteurs dans lesquels nous désirons tous deux élargir notre collaboration témoignent véritablement de la bonne entente entre nos deux nations », a-t-il ajouté.
Six ministres étaient aux côtés de M. Harper lors de sa rencontre, mardi, avec Benjamin Nétanyahou: le ministre des Affaires étrangères, John Baird, le ministre de l’Emploi, Jason Kenney, le ministre de l’Industrie, James Moore, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, le ministre du Développement international, Christian Paradis, et le ministre du Commerce international, Ed Fast.
Le premier ministre canadien a rencontré M. Nétanyahou, qui l’a appelé par son prénom et a souvent fait référence à lui comme étant « un ami d’Israël », après avoir été chaleureusement accueilli par le président israélien, Shimon Peres, à son bureau.
Lundi, M. Harper avait prononcé un discours historique à la Knesset, le Parlement d’Israël, dans lequel il avait prévenu les Israéliens que l’antisémitisme s’est transformé, et que ceux qui s’opposent à l’État juif sont bel et bien antisémites.
Plus tôt lundi, Stephen Harper avait rencontré le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et offert 66 millions en aide supplémentaire canadienne aux Palestiniens.
Par Lee-Anne Goodman
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JÉRUSALEM - Le premier ministre Stephen Harper a estimé que les critiques envers l’État hébreu équivalent à de l’antisémitisme dans un discours historique prononcé lundi à la Knesset, le parlement israélien.

Au deuxième jour d’un voyage officiel dans la région, le chef conservateur a expliqué les raisons qui ont poussé son gouvernement à devenir un allié inconditionnel d’Israël.

«Après des générations de persécution, le peuple juif mérite sa propre patrie et mérite de vivre en sécurité et en paix», peut-on lire dans une copie du discours fourni aux journalistes.

«Le Canada appuie Israël parce que c’est juste de le faire», a-t-il dit devant une salle pleine à craquer, aussi bien dans l’hémicycle que dans les tribunes qui comprenaient plus de 200 membres de la délégation canadienne officielle du premier ministre.

Stephen Harper a souligné que le Canada a une longue histoire de soutien à la démocratie, aux droits humains, à la liberté et la primauté du droit. Il a fait valoir que le Canada doit être aux côtés d’Israël, seul pays dans cette partie du monde qui partage les valeurs du Canada, selon lui.

«Ou nous défendons [...] l’existence d’un État libre, démocratique et juif, ou alors nous allons faire un recul sur le plan de nos valeurs et de nos intérêts dans le monde», a-t-il dit.

Le Canada va se battre pour qu’Israël puisse notamment «jouir pleinement de sa souveraineté» à l’Organisation des Nations Unies, a-t-il mentionné.

Stephen Harper est devenu lundi le seul premier ministre canadien à s’être adressé aux membres du parlement israélien. Pendant que M. Harper s’adressait au parlement, deux députés arabes israéliens, Ahmad Tibi et Talab Abu Arar, du groupe parlementaire Raam – Ta’al-Mada ont quitté la salle en signe de désaccord.

«Nouvel antisémitisme»

Au cours de son discours, le premier ministre a déclaré que son soutien à Israël signifie que le Canada refusera de critiquer ce pays sur la scène internationale. Surtout, il estime que les critiques envers l’État hébreu équivalent à de l’antisémitisme.

Stephen Harper s’est d’ailleurs confié sur ce qu’il appelle «l’émergence d’une nouvelle souche d’antisémitisme».

Selon lui, ce «nouveau visage de l’antisémitisme» prend la forme d’un discours qui prétend être «sophistiqué» ou dans des «arguments intellectualisés contre la politique israélienne».

«Comment pouvons-nous appeler autrement cette critique qui condamne de manière sélective seulement l’État juif et nie son droit de se défendre tout en ignorant, ou en excusant, systématiquement la violence et l’oppression chez ses voisins?», a souligné le premier ministre.

M. Harper doit rencontrer le président d’Israël, Shimon Peres, mardi. Il doit rencontrer également le roi de Jordanie, Abdullah II, et le premier ministre jordanien Abdullah Ensour.

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