CHYPRE : un test grandeur nature en perspective d’un crash et d’une ponction mondiale ?

A plus de 60% de confiscation, c’est une NATIONALISATION partielle des comptes bancaires ! Un test sans précédent…ou un exercice tout au plus ? En effet, qui peut croire sérieusement à tout ce cinéma pour 10 milliards seulement alors que les banques anglaises recherchent actuellement 20 milliards de livres pour se sauver ?! En Grêce, il manquait 200 milliards, et nul n’a songé à ponctionner les comptes des épargnants de la sorte.

Déclaration de guerre aux mafias russes ? Cela va laisser des traces…sanglantes.

Déclaration de guerre à l’EURO…probable selon Thierry Messian qui écrit : “Au sein de l’Union européenne, la crise financière chypriote n’est à nulle autre pareille. Pour la première fois des principes fondateurs de l’Union ont été mis en cause. Cette brèche ouvre un processus de décomposition politique qu’il sera difficile d’arrêter. C’est un choix de Washington de privilégier la captation des capitaux pour résoudre sa propre crise financière, plutôt que de maintenir une organisation politique structurée de sa zone d’influence.”

Déclaration de guerre à l’UE ?

Chypre ferait mieux de sortir de l’Union européenne avant qu’elle ne s’effondre, a estimé le Primat de l’Eglise orthodoxe de Chypre, l’archevêque Chrysostomos II, dans une interview accordée à la chaîne russe Pervy Kanal. “Aujourd’hui, les économies espagnole, portugaise et italienne sont en danger. Et si l’économie italienne est détruite de la même manière que la nôtre, l’UE n’y survivrait pas. Mais ceux qui dirigent l’Europe, et ceux qui prennent les décisions au sein de la dénommée Troïka, sont inconscients de tellement de choses que cela risque de provoquer un effondrement de l’Union européenne. C’est pourquoi je pense qu’il nous faut sortir de l’UE avant que cela ne se produise”, a déclaré le religieux.

Pour ce test grandeur nature, seuls les comptes supérieurs à 100.000 euros sont “confisqués”. Qui s’en plaindra ? Mais avec le départ de ces capitaux, CHYPRE, c’est mort !

 

Chypre : une ponction jusqu’à 60 % pour les gros dépôts en vue

Le Monde.fr avec AFP| • Mis à jour le

 

Les gros dépôts de la Bank of Cyprus pourraient être plus ponctionnés qui ce qui avait été prévu par le plan de sauvetage initial.
Les gros dépôts de la Bank of Cyprus pourraient être plus ponctionnés qui ce qui avait été prévu par le plan de sauvetage initial. | AP/Petros Karadjias

 

Les détenteurs de gros dépôts à la plus grande banque de Chypre, Bank of Cyprus, pourraient enregistrer des pertes plus importantes que ce qui était d’abord envisagé dans le cadre du plan de sauvetage, allant jusqu’à 60 %. Les détenteurs de dépôts de plus de 100 000 euros verront en effet au moins 37,5 % de leurs fonds transformés en actions, et 22,5 % de leurs fonds seront immobilisés jusqu’à ce que les autorités déterminent si les banques peuvent tenir les conditions du plan de sauvetage, a indiqué samedi 30 mars la Banque centrale.

En contrepartie d’un prêt de 10 milliards d’euros conclu à Bruxelles, les autorités chypriotes doivent en effet trouver 5,8 milliards. A cette fin, les comptes dépassant 100 000 euros sont gelés à la Bank of Cyprus et à la Laïki, les deux plus grandes banques du pays. La première (18,5 milliards d’euros de dépôts) doit être restructurée et la seconde (9,2 milliards) liquidée. Des calculs sont en cours pour déterminer l’ampleur de la ponction prévue sur les dépôts à la Bank of Cyprus, qui a été fixée pour l’instant à 37,5 % mais pourrait aller jusqu’à 60 %.

DÉCISION FINALE “SOUS 90 JOURS”

La banque centrale a indiqué que la décision finale sur le pourcentage à déduire serait faite “dans pas plus de 90 jours après la fin de l’évaluation” et le reste serait rendu au dépositaire. A la question de savoir si la ponction pourrait être supérieure à 60 %, Mario Skandalis, un expert et cadre de la Bank of Cyprus, a indiqué que c’est “une possibilité mais je dirais qu’elle reste assez lointaine”.

Selon Marios Mavrides, député de DISY, le parti de droite du président, Nicos Anastasiades, les 40 % restants seront placés “dans un compte bloqué pendant six mois pour empêcher les gens de retirer tout leur argent”, mais doivent au final revenir à leur propriétaire. M. Mavrides a critiqué ce délai, rappelant qu’il menaçait la survie de nombreuses entreprises.

De façon générale, la restructuration drastique du paysage bancaire va avoir des conséquences dramatiques pour l’économie, ont prévenu de nombreux experts. L’Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les plus grandes banques du globe, a estimé que pays allait connaître une “chute libre”, avec une récession pouvant atteindre 20 % sur les deux prochaines années.

D’autres pistes sont à l’étude dans le cadre d’un programme de réformes visant à relancer une économie mal en point, comme la levée de l’interdiction sur les casinos et la mise en place d’avantages fiscaux aux entreprises dont les bénéfices sont réinvestis sur l’île. Un plan de croissance en en douze points devrait être soumis à l’approbation du gouvernement d’ici quinze jours.

LA PRESSE ACCUSE LES BANQUES DE CORRUPTION

Parallèlement, les autorités se sont engagées à mener une enquête approfondie après la publication dans la presse d’une liste de prêts octroyés à des personnalités politiques qui auraient vu leur dette effacée par les banques pourtant proches de la faillite. Selon la presse grecque, Bank of Cyprus, Laïki et Hellenic Bank ont effacé des millions d’euros de dettes ces cinq dernières années au bénéfice de députés, de proches ou de sociétés liées à des personnalités politiques.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, s’est montré clair : il a assuré lundi que l’enquête sur tous les scandales liés à la tourmente financière dans laquelle l’île est plongée n’épargnerait personne, ni même sa propre famille. Nicosie a nommé la semaine dernière une commission d’enquête composée de trois anciens juges de la Cour suprême chargés de déterminer les responsabilités – y compris pénales – dans la crise et de relever d’éventuels délits d’initiés ou favoritismes.

Alors que les Chypriotes débutaient un long week-end, lundi étant férié, les mouvements de fonds restaient fortement limités. Pour les entreprises, seules les transactions commerciales habituelles et validées par une commission indépendante sont autorisées. Pour les particuliers, les retraits sont limités à 300 euros par jour et par personne et les paiements par carte à l’étranger ne peuvent dépasser 5 000 euros par mois. Les virements bancaires restent impossibles vers l’étranger et limités vers Chypre même.

Par ailleurs, les voyageurs quittant l’île ne peuvent pas emporter plus de 1 000 euros en espèces. A Larnaca, le principal aéroport du pays, des affichages en grec, anglais et russe pressent les voyageurs de respecter ces restrictions. Le décret instaurant ces mesures a été prolongé jusqu’à la fin de la semaine. La banque centrale de Chypre a cependant indiqué que l’ensemble des mesures seraient réexaminées sur une base quotidienne pour être “ajustées” ou “allégées”.

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