Le Plan de Paix américain… dans l’impasse du siècle !

L’échec du groupe de travail économique : peu d’appétit pour le plan de paix US

Alors que les Palestiniens boycottent la Maison Blanche et que les États du Golfe s’inquiètent de l’Iran, “l’accord du siècle” est difficile à vendre pour l’administration Trump

21 mai 2019, 15:24 0 

« Ce n’est pas l’accord du siècle : C’est le bluff du siècle », m’a dit un haut-responsable palestinien cette semaine. Il réagissait à l’annonce faite dimanche par les Américains que les Etats-Unis organiseraient une rencontre internationale au Bahreïn, le mois prochain, consacrée aux moyens susceptibles d’améliorer l’économie palestinienne.

Le responsable a ajouté que dans la mesure où le plan de paix israélo-palestinien mis au point par l’administration Trump était peu soutenu dans le monde arabe, cette dernière se trouvait finalement dans l’obligation de se satisfaire d’une tribune limitée qui évoquerait seulement les aspects économiques de la proposition.

Nabil Abu Rudeineh, porte-parole d’Abbas, a clairement établi que seul le leader de l’AP définirait le positionnement palestinien sur une participation à cette conférence – même s’il est difficile d’imaginer l’AP envoyer un représentant si l’un des plus proches associés du président a été amené à utiliser des termes très durs pour qualifier les éventuels participants.

 

A l’heure qu’il est, il semble qu’aucun pays arabe majeur n’a encore accepté d’emboîter le pas à « l’accord du siècle » promu par le président américain Donald Trump.

Les uns après les autres, les États arabes ont rejeté les formules que tente de commercialiser Jared Kushner, principal responsable au sein de l’administration de la paix au Moyen-Orient.

La Jordanie a d’ores et déjà clairement fait part de son intention de ne pas soutenir un plan qui n’inclurait pas l’établissement d’un État palestinien aux côtés d’Israël dont la capitale se trouverait à Jérusalem-Est.

En Egypte, le ton adopté à l’égard du plan américain est moins ferme, mais il serait douteux que le président Abdel Fattah el-Sissi appuie publiquement les efforts de paix livrés par la Maison Blanche.

Indication signifiant que le plan affronte des vents contraires : la décision d’organiser la conférence au Bahreïn.

Même s’il apparaît au moins que ce petit royaume du Golfe est partenaire des Etats-Unis – l’administration a indiqué qu’elle ferait connaître les détails du plan de paix début juin – un atelier de travail économique qui n’attirerait que peu de participants, à la fin du mois, serait pour le moins décevant.

Et il est possible aujourd’hui d’affirmer sans se tromper que Washington rencontre un problème.

Préoccupés par l’Iran

L’Arabie saoudite et les autres États du Golfe, pour leur part, doivent gérer leurs propres problèmes.

De manière contre-intuitive, ces dernières années, l’un des avantages des Etats-Unis a été le manque d’intérêt marqué, parmi les Etats Arabes, pour la cause palestinienne. Maintenant qu’elle se prépare à dévoiler son plan, ce qui était un point fort s’est transformé en point faible.

Actuellement, le dossier le plus pressant pour les Saoudiens et leurs alliés du Golfe est celui des tensions avec l’Iran et des dégâts commis dans des structures pétrolières, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, suite à ce qui semble bien avoir été des attaques iraniennes. A la fin du mois, la Ligue arabe se réunira en urgence et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se rencontrera peu après, avec la question des tensions avec la République islamique à la tête de l’ordre du jour.

Pour résumer, personne, dans la région, n’a l’envie ou la capacité réelle de s’occuper d’un plan américain au sujet du conflit israélo-palestinien.

Poursuivre la lecture ‘Le Plan de Paix américain… dans l’impasse du siècle !’ »

ISRAËL : Toujours pas de gouvernement, ni de 1er Ministre et le spectre de nouvelles élections !

NdlR : toujours pas de gouvernement en vu… comment concilier les pro et anti-Shabbat ? Les pro et anti conscription militaire ?  lL’annonce du Plan de Paix américain est retardé d’autant. Avigdor Liberman (à droite) est reçu par Yaakov Litzman, le dirigeant du parti Yahadout HaTorah, lors d'une cérémonie, le 18 Juin, 2017. (Shlomi Cohen/Flash90)

Négociations de coalitions : Liberman jure de s’opposer à une « théocratie »

Après une réunion d’urgence, les partis ont décidé de poursuivre la formation d’un gouvernement de 60 députés ;l e chef de Yisrael Beytenu, refuse une gouvernance “ultra-orthodoxe”

Avigdor Liberman (à droite) est reçu par Yaakov Litzman, le dirigeant du parti Yahadout HaTorah, lors d’une cérémonie, le 18 Juin, 2017. (Shlomi Cohen/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et ses futurs partenaires de coalition ont juré jeudi de poursuivre leurs tentatives de former un gouvernement même s’ils seront dans l’incapacité de réunir une majorité sans Avigdor Liberman, qui a boycotté les négociations. Cette décision a été prise lors d’une réunion d’urgence organisée par Netanyahu à son bureau de Jérusalem. Le Premier ministre lutte actuellement pour finaliser son nouveau gouvernement, à cinq jours de la date-butoir qui a été fixée pour ce faire. Il a été annoncé précédemment que Netanyahu aurait aussi réfléchi à mettre en place de nouvelles élections générales.

Les 60 députés ont accepté de ne pas soutenir un autre candidat au poste de Premier ministre au cours de la rencontre qui a eu lieu jeudi. Suite à la réunion, le parti du Likud de Netanyahu a émis un communiqué affirmant que l’ensemble des participants s’était accordé sur la nécessité de former dans les meilleurs délais un gouvernement de droite sous la gouvernance de Netanyahu et il a appelé Liberman à « tenir les promesses faites aux électeurs et à rejoindre le gouvernement de droite sans délai ». Liberman, pour sa part, a expliqué qu’il voterait contre un gouvernement minoritaire. « Un gouvernement formé de 60 députés n’est pas un gouvernement de droite mais un gouvernement ultra-orthodoxe qui, au lieu de préserver Israël en tant qu’Etat juif, transformera le pays en théocratie », a dit Liberman, qui a ajouté que son parti laïc « s’opposerait avec force » à un tel gouvernement. Liberman a refusé l’idée de rejoindre le gouvernement à moins que le texte de loi prévoyant d’augmenter le nombre de soldats ultra-orthodoxes rejoignant l’armée soit adopté sans aucun changement et qu’il puisse inclure un nombre spécifique de recrues masculines – un positionnement auquel les deux formations ultra-orthodoxes, Shas et Yahadout HaTorah, sont violemment opposés. La majorité des analystes politiques estimaient encore jeudi que Netanyahu parviendrait à persuader ses cinq partenaires de coalition potentiels – Yahadout HaTorah, Shas, l’Union des partis de droite, Koulanou et Yisrael Beytenu — à rejoindre sa coalition forte de 65 membres à la Knesset de 120 sièges avant la date-butoir de formation du gouvernement, fixée le 28 mai. Mais Liberman a semblé durcir son positionnement. Avant la réunion, un autre communiqué du Likud avait vivement recommandé à Liberman de rejoindre la coalition. « Liberman s’est engagé devant ses électeurs à soutenir la formation d’un gouvernement de droite sous Netanyahu », a dit le communiqué. « Il utilise actuellement toutes sortes d’excuses afin d’empêcher la mise en place de ce gouvernement – ce qui pourrait entraîner l’établissement d’un gouvernement de gauche. » Poursuivre la lecture ‘ISRAËL : Toujours pas de gouvernement, ni de 1er Ministre et le spectre de nouvelles élections !’ »

Evolution des statistiques israéliennes en 71 ans

Israël compte plus de 9 millions d’habitants et abrite 45 % des Juifs du monde

Les statistiques publiées en amont de Yom HaAtsmaout montrent une hausse de 2 % par rapport à l’an dernier ; Israël devrait compter 15,2 millions d’habitants d’ici 2048

Un Israélien à Yom HaAtsmaout (Crédit : Flash 90)

Un Israélien à Yom HaAtsmaout (Crédit : Flash 90)

A la veille du 71e anniversaire de l’Indépendance d’Israël, le bureau central des statistiques a annoncé que la population israélienne avait dépassé la barre des 9 millions. Elle est ainsi estimée à 9 021 000 personnes, selon les chiffres communiqués lundi.

Ces données montrent que 6 697 000 Israéliens sont Juifs (74,2 %) et 1 890 000 sont Arabes (20,9 %). Par ailleurs 434 000 Israéliens sont des chrétiens non arabes ou membres d’autres groupes ethniques. Et 75 % des Juifs en Israël sont nés dans le pays.

Selon les chiffres, la population devrait atteindre les 15,2 millions de personnes d’ici le centième anniversaire de l’Indépendance d’Israël, en 2048.

En 1948, Israël comptait 806 000 habitants et à cette époque, la population juive n’était que de 11,5 millions de personnes, dont 6 % vivaient en Israël. Aujourd’hui, 45 % des Juifs du monde résident dans le pays.

Les festivités de Yom HaAtsmaout commenceront mercredi soir, à l’issue de Yom HaZikaron, 24 heures de deuil pour les soldats tombés au combat et les victimes du terrorisme.

Uzi Dayan: Israël marche bien et aura 20 millions d’habitants en 2048

Uzi Dayan, le neveu du général Moshe Dayan, l’un des acteurs du traité de paix entre l’Egypte et Israël, était de passage à Bruxelles. Cet ancien directeur du Conseil de sécurité nationale israélien a dirigé plusieurs missions secrètes de Tsahal, l’armée israélienne, dont un projet d’assassinat de Yasser Arafat. C’était en 1982. Nous l’avons rencontré.
Extraits:

Israël marche bien. Le taux de chômage est à moins de 4%. Le PIB par habitant dépasse 40 000 dollars, tout cela dans une région où il y a la guerre et le terrorisme. En 2048, le pays aura 100 ans. Savez-vous combien d’habitants aura Israël? Vingt millions. Quand nous avons commencé en 1948, nous étions 600 000.

Une nuit, alors que nous étions en train de négocier, le roi Hussein m’a pris à part parce qu’il connaissait mon oncle [Moshe Dayan]. Il m’a dit: “Vous pensez que vous êtes un petit pays entouré par des ennemis? Vous ne comprenez pas notre problème, à nous les Jordaniens. Nous sommes un petit pays entouré par des amis. C’est plus dangereux.”

Nous assistons à l’émergence d’un nouveau Moyen-Orient avec l’alliance de la Jordanie, l’Arabie saoudite et d’autres monarchies pour empêcher l’émergence d’une bombe nucléaire chitte. […]

Jamais nous ne tolérerons un Iran nucléaire. Car cela va créer un désordre au Moyen-Orient et une course à l’arme nucléaire. L’Egypte et les pays qui ont les moyens de se payer la technologie l’acquerront. Nous menaçons et sommes prêts à frapper l’Iran. Nous n’avons pas les capacités militaires des Etats-Unis mais nous pouvons piquer.

Notre Dame de Paris : beaucoup de questions après la destruction et avant la reconstruction

Les flammes illuminent le ciel alors que la cathédrale Notre-Dame brûle, le 15 avril 2019. (AP Photo / Thibault Camus)

NdlR : les statues Apôtres et les Evangélistes sont sains et saufs, comme la croix… comme si…. comme si  LA DAME de Notre Dame était la seule cible du feu ? Et ce coq…. symbole du renoncement de Pierre…. retrouvé par miracle au milieu des décombres, comme un signe ! Le renoncement au véritable Machiah serait-il une explication spirituelle de ce drame intervenu en pleine semiane pascale, au 10eme jour du mois de Nissan, soit au moment où l’Agneau à sacrifier est mis à part ? Le calendrier de ce drame national pose question….  

Quelques croyants veulent voir un certain accomplissement des paroles du prophète Esaïe dans l’incendie de Notre-Dame : “Ephraïm et les habitants de Samarie, Qui disent avec orgueil et fierté : Des briques sont tombées, Nous bâtirons en pierres de taille; Des sycomores ont été coupés, Nous les remplacerons par des cèdres.” (Esaïe 9:9-10)

Sur les sycomores et les cèdres : le figaro, accréditant et confirmant davantage les paroles du prophète – “Des sycomores ont été coupés, Nous les remplacerons par des cèdres” – explique : « Il a fallu 1300 chênes pour construire la charpente de la cathédrale il y a huit siècles […] l’assureur Groupama, investisseur institutionnel et propriétaire terrien, a justement “offert” 1300 chênes centenaires, prélevés dans ses forêts normandes, nécessaires à une reconstruction de la charpente à l’identique”.

Perdus, endommagés, préservés : les trésors de Notre-Dame après l’incendie

Si la flèche est perdue et que la charpente et le grand orgue sont endommagés, les reliques et les œuvres d’art ont toutes été sauvées

Les flammes illuminent le ciel alors que la cathédrale Notre-Dame brûle, le 15 avril 2019. (AP Photo / Thibault Camus)

La cathédrale Notre-Dame de Paris, en proie à un violent incendie pendant plus de douze heures, est debout mais blessée.

Outre les dégâts infligés à sa structure, voici – en attendant l’inventaire exhaustif en cours – le point sur ses trésors sauvés ou perdus.

ENDOMMAGÉS :

– L’ensemble de la charpente a été détruite et la toiture sinistrée.

– Une partie de la voûte s’est effondrée, selon Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris. Mais le ministre de la Culture, Franck Riester, a estimé mardi après-midi que la voûte devrait « a priori tenir ».

– Le grand orgue du XVe siècle – cinq claviers, 109 jeux et près de 8.000 tuyaux – est sauvé, même si sa structure a souffert, recouverte par des gravats, de la poussière et de l’eau. Le petit orgue, qui se trouvait sous la flèche, a été fortement endommagé par le feu, selon l’un des trois organistes titulaires de la cathédrale, Philippe Lefèvre, qui joue depuis 35 ans à Notre-Dame.

– Les deux beffrois ont tenu, qui abritent les quatre cloches de la cathédrale, évitant la chute irrémédiable de tonnes de bronze dont celle du célèbre bourdon, treize tonnes à lui seul.

– Le coq reliquaire de la flèche de la cathédrale qu’on croyait fondu dans l’incendie a été retrouvé mardi dans les décombres. Selon une source au ministère de la Culture citée dans Le Parisien, « il est cabossé mais vraisemblablement restaurable. Comme il est enfoncé, on n’a pas encore pu vérifier si les reliques s’y trouvent encore ».

 

– Les reliques dont la plus précieuse, la Sainte Couronne d’épines posée, selon la croyance des catholiques, sur la tête de Jésus peu avant sa crucifixion. Elle se compose d’un « cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or, d’un diamètre de 21 centimètres, sur lequel se trouvaient les épines », selon le site de la cathédrale.

Deux autres reliques, un morceau de la Croix et un clou de la Passion, ont été sauvés ainsi que la tunique de Saint Louis.

– Les seize statues des douze apôtres et des quatre évangélistes, qui ornaient le toit : elles venaient tout juste d’arriver à Périgueux (sud-ouest) pour y être restaurées. Elles avaient été installées, lors de la reconstruction de la flèche, par Viollet-le-Duc.

– L’ensemble des œuvres d’art conservées dans la partie « trésor » de la cathédrale, dont une Visitation de Jean Jouvenet (1716), chef d’œuvre du XVIIIe siècle et vestige du chœur baroque de la cathédrale.

– La Pieta monumentale du sculpteur Nicolas Coustou située derrière l’autel : cette Vierge éplorée, recueillant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la croix, commandée par Louis XIV selon le vœu de son père Louis XIII, a été réalisée entre 1712 et 1728.

– Les trois rosaces : des vitraux qui représentent les fleurs du paradis construites au XIIIe siècle, puis rénovées à plusieurs reprises. Les rosaces nord et sud, les deux plus grandes, font 13 mètres de diamètre.

A consulter avec modération : https://www.rencontrerdieu.com/project/feu-notre-dame-avertissement-divin-preuve-divine-calendrier-juif/

Nous serions effectivement en présence d’une “punition divine” ou plutôt, d’un nouvel et énième avertissement divin plein de grâce et de miséricorde.

Le pasteur Gérald Fruhinsholz disait il y a peu dans un article en rapport avec l’incendie de la cathédrale Notre Dame :

« Il y a 777 ans (en 1242 au temps de St louis et du Pape Grégoire IX) exactement, près de la Cathédrale de Paris, 12.000 talmuds (le talmud étant considéré comme “un livre infâme”) ont été brûlés par les chefs de l’Eglise catholique – c’est un événement considéré comme « le plus antisémite de l’histoire ». On obligea les Juifs de Paris à porter la rouelle ; quelques années plus tard, les Juifs étaient expulsés de France.

Le 9 mai 1244, le nouveau pape, Innocent IV, félicite le roi pour son action et l’encourage à faire brûler les exemplaires subsistants. C’est ainsi qu’en 1244 une deuxième crémation publique a lieu, puis d’autres les années suivantes. »

Poursuivre la lecture ‘Notre Dame de Paris : beaucoup de questions après la destruction et avant la reconstruction’ »

De Mohammed à Jésus…. grâce au Daesch !

Des musulmans syriens trouvent Jésus

 Les musulmans syriens trouvent Jésus après la brutalité de l’État Islamique : « Le Christianisme était la religion que je cherchais ».

 Par Leah Marie Ann Klett – Le 4 février 2019

Les chrétiens syriens ont raconté comment ils se sont convertis de l’Islam au Christianisme après avoir été témoins de la brutalité de groupes extrémistes islamiques, comme ISIS, qui ont commis des actes barbares au nom d’Allah.

Les membres de la récente Église des Frères de Kobani, le premier lieu de culte chrétien local depuis des décennies, ont expliqué à NBC News comment le Christianisme les avait séduits après avoir vécu sous la Charia.

Farhad Jasim, un mécanicien de 23 ans, s’est converti au Christianisme à la fin de l’année dernière.  Il a déclaré à NBC qu’il avait été emprisonné par l’État Islamique pendant six mois, au début de 2016, après que les militants eurent découvert qu’il ne connaissait pas les bases de l’Islam.  Pendant son séjour en captivité, il a été torturé et contraint de lire le Coran.

« Après avoir été témoin de leur brutalité de mes propres yeux, j’ai commencé à être sceptique quant à ma croyance », a déclaré Jasim.

Après avoir entendu parler de l’église des frères, qui a ouvert ses portes en septembre et fait partie d’une dénomination remontant à l’Allemagne du 18ème siècle, Jasim a décidé de lui rendre visite : « J’ai vite découvert que le Christianisme était la religion que je recherchais », a-t-il dit.

Jasim a déclaré à la chaîne de presse que sa famille l’avait rejeté en raison de sa nouvelle foi et avait exprimé l’espoir qu’un jour, ses proches embrasseraient le Christianisme.

« Si ISIS représente l’Islam, je ne veux plus être musulman », a-t-il déclaré.  « Leur Dieu n’est pas mon Dieu ».

Firas, un agriculteur âgé de 47 ans, a confié à NBC qu’il s’était converti au Christianisme après avoir passé deux ans sous ISIS.  Il a rappelé à quel point les militants terroriseraient quiconque n’adhérait pas à leur marque particulière d’Islam.

« J’ai vu des hommes et de jeunes adolescents être fouettés dans la rue parce qu’ils s’étaient fait prendre à fumer.  J’ai vu des cadavres de jeunes hommes être jetés de hauts immeubles pour être homosexuels », a déclaré Firas.  « C’était leur Islam ».

« Si le ciel était fait pour ISIS et leur conviction, je choisirais l’enfer pour moi-même au lieu d’être à nouveau avec eux au même endroit, même si c’est un paradis », a-t-il ajouté.

Alors que l’État Islamique a été chassé de la ville, située le long de la frontière syro-turque, il y a plus de quatre ans, la conversion au Christianisme reste un tabou, et même dangereuse, dans la région à majorité musulmane.  Open Doors, un organisme de surveillance des persécutions, note que même dans les régions les plus sécurisées de la Syrie, les chrétiens convertis de l’Islam subissent des pressions et la discrimination de la part de leurs communautés.  Kobani abrite environ 300 chrétiens, selon les estimations.

Omar, 38 ans, qui est administrateur de l’église, a déclaré qu’avant même que l’État Islamique ne s’installe dans la région, il était strictement interdit de changer de religion, de l’Islam au Christianisme.  Mais, sous ISIS, se convertir au Christianisme « n’était même pas imaginable », a-t-il déclaré, en ajoutant : « ISIS vous tuerait immédiatement ».

« La plupart des frères ici se sont convertis ou sont venus à l’église à la suite de ce que ISIS leur a fait subir, ainsi qu’à leurs familles », a-t-il déclaré.  « Personne n’est obligé de se convertir.  Notre arme est la prière, la propagation de l’esprit d’amour, de fraternité et de tolérance ».

Actuellement, on estime que 4,6% seulement des Syriens sont chrétiens, selon un rapport d’Aide à l’Église en Détresse.  De plus, environ 700.000 chrétiens auraient quitté la Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

En décembre, le président Donald Trump a annoncé que les troupes américaines se retireraient de Syrie, en déclarant : « Nous avons vaincu l’État Islamique. Nous les avons battus et nous les avons battus totalement.  Nous avons repris les terres et le moment est venu pour nos troupes de rentrer à la maison ».

Cependant, craignant que le retrait des troupes américaines de la Syrie puisse mettre en danger les chrétiens, les Kurdes et d’autres minorités ethniques persécutés, Donald Trump a ensuite précisé qu’il renverrait les forces américaines si ISIS et d’autres groupes terroristes reprenaient des forces.

« Le président a clairement fait savoir que nous soutenions les chrétiens, les Kurdes », a déclaré récemment Sarah Sanders, attachée de presse à la Maison Blanche, à CBN News.  « Il a dit clairement à la Turquie, publiquement sur un certain nombre de fronts, et une des raisons pour lesquelles le président s’est montré dur envers l’Iran est de s’assurer que les gens ne se sentent pas menacés.  Nous avons soutenu les zones de sécurité qui vont être très importantes, et l’idée que le président quitte en ignorant tout problème potentiel ne comprend pas la décision fondamentale qu’il a prise ».

Source : Christian Post 

Antisémitisme : et en Allemagne ?

Illustration : Une fenêtre brisée dans un centre communautaire juif après une attaque antisémite présumée à Rostock, dans le nord de l'Allemagne, le 8 janvier 2009 (Crédit :AP/ Thomas Haentzschel/File)Forte hausse des actes antisémites en Allemagne en 2018 : Le gouvernement allemand a dit être confronté à deux formes d’antisémitisme, – celui lié à l’extrême droite, celui lié au réfugiés issus du monde arabo-musulman

Illustration : Une fenêtre brisée dans un centre communautaire juif après une attaque antisémite présumée à Rostock, dans le nord de l’Allemagne, le 8 janvier 2009 (Crédit :AP/ Thomas Haentzschel/File)

L’Allemagne a enregistré une hausse des actes antisémites en 2018 qui atteignent un sommet depuis une décennie, une résurgence qui inquiète le gouvernement, confronté à un essor de l’extrême droite.

Cette montée de l’antisémitisme intervient alors que d’autres pays européens sont confrontés à un phénomène similaire, en particulier la France où la communauté juive a appelé mardi à « un sursaut national ».

Les crimes et délits antisémites sont ainsi à leur plus haut depuis 2009 (1 690 actes), tandis qu’il faut remonter à 2007 pour retrouver un nombre équivalent de violences anti-juives (64).

Deux antisémitismes

Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.

Plusieurs affaires ont choqué le pays l’an passé, en particulier l’agression en avril à Berlin d’un Arabe israélien portant une kippa. L’agresseur était un jeune Syrien de 19 ans récemment arrivé et qui a été condamné à un mois de prison ferme. L’agression, filmée, a eu un retentissement énorme.

Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée historique au Parlement fin 2017, a lui été au centre de nombreuses polémiques antisémites ou liées à des propos controversés sur le nazisme.

Poursuivre la lecture ‘Antisémitisme : et en Allemagne ?’ »

Knesset 2019 : entrée des Kahanistes… Mais qui était le Rabbin Méir Kahane ?

Le rabbin Meir Kahane lors d'une conférence de presse à New York, le 31 août 1984 (Crédit : Gene Kappock/NY Daily News Archive via Getty Images via JTA)Meir Kahane, son idéologie et Israël. Une fusion politique de l’extrême-droite négociée par Netanyahu fait face à une vive opposition, car elle pourrait faire entrer les Kahanistes à la Knesset – ou dans une coalition

JTA — Dans les années 1980, la droite et la gauche israéliennes se sont affrontées au cours de trois scrutins rapprochés et féroces pour déterminer qui prendrait la direction du pays, avec une division des votes qui s’était avérée si uniforme qu’une des élections avait conduit au partage des pouvoirs.

Et pourtant, durant cette période tendue, le Parti travailliste et le Likud s’accordaient au moins sur une chose : le rabbin Meir Kahane, extrémiste de droite, était indigne de siéger à la Knesset.

« Ce phénomène dangereux ne durera pas parce qu’aucune personnalité publique, aucun membre de la Knesset ne lui apporte son soutien », avait commenté un jour le Premier ministre Yitzhak Shamir issu du Likud au sujet de Kahane, selon Haaretz. Il avait également qualifié le rabbin de « dangereux ».

Poursuivre la lecture ‘Knesset 2019 : entrée des Kahanistes… Mais qui était le Rabbin Méir Kahane ?’ »

Le Plan Kushner pour la Paix de Jérusalem : les fantasmes de l ‘accord ultime ?

Le gendre du président américain Donald Trump et conseiller principal pour le Moyen Orient, Jared Kushner, (à gauche), rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans son bureau à Jérusalem le 21 juin 2017. (Amos Ben Gershom/GPO)

NdlR : absolument rien ne filtre de ce Plan du siècle façonné par le gendre de Trump. Tout est fantasme de période électorale. Ce plan n’existe pas encore qu’il est déjà un piège pour les candidats israéliens. Netanyahou va s’opposer à 3 de ses anciens généraux devenus alliés, contre lui. L’appui de la Maison Blanche est capital….  Contre quoi ? 

Kushner, qui n’a pas évoqué les frontières, agite les élections israéliennes. Le conseiller de Trump a été mal traduit par une télé arabe, provoquant une onde de choc à droite ; Netanyahu indique clairement son opposition à la création d’un État palestinien

Le gendre du président américain Donald Trump et conseiller principal pour le Moyen Orient, Jared Kushner, (à gauche), rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans son bureau à Jérusalem le 21 juin 2017. (Amos Ben Gershom/GPO)

 

Jared Kushner, l’homme de confiance du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, a accordé lundi une interview à Sky News Arabic au sujet de la prochaine proposition de paix américaine. Il n’a révélé aucun détail, mais a prononcé le mot « frontières », ce qui a suffi à déclencher une onde de choc chez les partis de droite d’Israël.

Le dirigeant du parti HaYamin HaHadash, Naftali Bennett, a fait allusion à l’interview lundi pour réitérer ses accusations selon lesquelles Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu « coordonnent » le lancement du plan de paix.

Le scénario cauchemardesque de la « création d’un État palestinien » ne pourrait être évité qu’en votant pour son parti, a affirmé le ministre de l’Éducation.

« Lors des prochaines élections, la question posée est ‘droite ou Palestine’ », a-t-il ajouté. (Ça sonne mieux en hébreu : « yemin o Falestin« ).

Le Likud a répondu en accusant HaYamin HaHadash de causer du tort au camp nationaliste plutôt que d’attaquer ses opposants « de gauche ».

Netanyahu a protégé « la Terre d’Israël et l’Etat d’Israël contre l’administration Obama hostile et il continuera à le faire avec l’administration Trump amicale », a fait savoir le Likud dans un communiqué.

Poursuivre la lecture ‘Le Plan Kushner pour la Paix de Jérusalem : les fantasmes de l ‘accord ultime ?’ »

La Haine du Juif : la nouvelle ligne de fracture politique à la française…

Des gens se rassemblent sur la place de la République pour protester contre l'antisémitisme, à Paris, en France, le mardi 19 février 2019. (Crédit : AP / Thibault Camus)Des milliers de personnes rassemblées en France contre l’antisémitisme. 20 000 personnes à Paris 

Des gens se rassemblent sur la place de la République pour protester contre l’antisémitisme, à Paris, en France, le mardi 19 février 2019. (Crédit : AP / Thibault Camus)

Des milliers de personnes se sont rassemblées mardi soir à Paris et partout en France pour protester contre la multiplication des actes antisémites dans l’Hexagone, illustrée le jour-même par la découverte de 96 tombes juives profanées dans un cimetière alsacien, et contre laquelle Emmanuel Macron a promis la plus grande fermeté.

L’exécutif envisage d’inscrire dans la loi « avant la fin de l’année » des dispositions visant à « mettre en cause la responsabilité » des réseaux sociaux lorsqu’ils colportent des propos haineux tombant sous le coup de la loi.

Le Premier ministre Édouard Philippe, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, a pris place au sein d’un périmètre sécurisé où se pressaient de nombreux représentants politiques.

« Se rassembler, c’est nécessaire. Ça n’est pas suffisant, mais c’est nécessaire pour dénoncer ce qui n’est pas acceptable. Ensuite il y aura du travail d’éducation, de formation, probablement un travail législatif, aussi », a déclaré M. Philippe à l’issue de la cérémonie.

« Il fallait aujourd’hui dire ça suffit, dire que tout n’est pas possible, et quand on voit ces actes qui se multiplient, il est temps de réagir ensemble et de la meilleure des manières », a déclaré le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à l’origine de cette mobilisation massive.

Face à la recrudescence des actes antisémites (+74 % en 2018), M. Faure avait lancé la semaine dernière un appel d’abord signé par quatorze partis, rejoints depuis par de nombreuses autres organisations.

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), le chef de file de Générations, Benoît Hamon, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, des députés LREM et des représentants de la France insoumise ont notamment été aperçus.

L’ancien président socialiste François Hollande, arrivé vers 19H30, a fait valoir que « l’antisémitisme, c’est un fléau, c’est une attaque contre la République ». « Nous devons ici, au-delà des sensibilités, des fonctions occupées, des responsabilités exercées, être là pour que les Français puissent être eux-mêmes là. Car l’antisémitisme, ça n’est pas l’affaire des juifs, c’est l’affaire de tous les Français », a-t-il poursuivi.

La cérémonie démarrée vers 19H30 s’est achevée vers 20H00. Elle s’est ouverte sur une intervention du rabbin Delphine Horvilleur. « Quand l’antisémitisme ressurgit, d’où qu’il vienne et quelques nom qu’il porte, quand grandit la haine de l’autre, sous toutes ses formes, il s’agit d’un test pour la nation, le test de sa dignité et de sa grandeur. Parfois la République donne rendez-vous à ses enfants sur une place et elle nous demande : ‘sauras-tu être à la hauteur ?’ », a-t-elle déclaré devant la foule recueillie.

Le chanteur Abd al Malik a conclu en chantant la Marseillaise, la voix étranglée par l’émotion. Entretemps, plusieurs jeunes ont lu des textes écrits par Primo Levi, Georges Moustaki, Simone Veil et Franz Fanon, symbole de la volonté des organisateurs de sensibiliser la jeunesse à la lutte contre l’antisémitisme.

Poursuivre la lecture ‘La Haine du Juif : la nouvelle ligne de fracture politique à la française…’ »

Vers une France antisémite ou antisioniste ?

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme : “L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République”, a martelé le chef de l’Etat français au dîner du Crif

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Bastion social, Blood and Honour et Combat 18, dont Emmanuel Macron a demandé la dissolution mercredi lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), font partie de l’ultra-droite et sont pour les deux derniers d’entre eux des groupuscules « néo-nazis ».

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

« L’antisionisme aujourd’hui constitue le visage dissimulé de l’antisémitisme », a pour sa part déclaré le député Eric Ciotti (LR), qui salue cette décision mais estime « personnellement » qu’ »une résolution ne suffira pas » et demande « une traduction législative ».

Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

« À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.

Quelles différences entre antisémitisme et anti-sionisme ?

« Il n’y a pas en France de définition officielle de l’antisémitisme, tout comme il n’y a pas de définition officielle, par exemple, du racisme anti-musulman ou envers les personnes asiatiques. Notre droit est fondé sur une conception universaliste et globale, pas sur un ciblage explicite de chaque religion », explique Frédéric Potier, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

L’avocat Richard Malka abonde : « La loi n’utilise jamais le terme ‘antisémitisme’. De même qu’elle n’utilise jamais le mot ‘juif’ ou ‘musulman’ ou ‘catholique’ ».

Poursuivre la lecture ‘Vers une France antisémite ou antisioniste ?’ »

Elections israéliennes anticipées du 9 avril : la politique du pire ?

Kakhol lavan : un bouleversement majeur, mais pas encore une révolution : Trois ex-chefs de Tsahal affrontent désormais Netanyahu. Difficile de les faire passer pour des gauchistes faibles. Mais reste à voir si les votes s’éloigneront de la droite

De G à D : L’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon, le dirigeant de Hossen LeYisrael Benny Gantz, le président de Yesh Atid Yair Lapid et l’ancien chef d’état-major de Tsahal Gabi Ashkenazi, le 21 février 2019. (Avec l’aimable autorisation de Hossen LeYisrael)

Alors que la date limite pour l’enregistrement des listes de partis pour les élections du 9 avril approchait à grands pas, Israël s’engageait sur la voie d’une révolution politique. Une partie du chemin.

Hossen LeYisrael de Benny Gantz s’est uni à Yesh Atid de Yair Lapid pour se présenter ensemble, sous l’impulsion d’un autre ancien chef de Tsahal, Gabi Ashkenazi, et monter ce qui semble être le défi le plus puissant auquel Benjamin Netanyahu a dû faire face en une décennie en tant que Premier ministre. On ne survit pas en tant que Premier ministre d’Israël pendant une décennie sans faire face à des défis, aussi puissants soient-ils, mais la campagne de réélection de Netanyahu vient certainement de devenir beaucoup plus difficile.

La présence de Yaalon complique également une stratégie anti-Gantz majeure de Netanyahu à ce jour. Le Premier ministre a assidûment fait passer Gantz pour un gauchiste, malgré le discours d’ouverture politique de Gantz le mois dernier, dans lequel il a exclu l’existence d’un État palestinien en insistant pour qu’il conserve le contrôle global de la sécurité en Cisjordanie et maintienne une Jérusalem unifiée comme capitale d’Israël.

Dans une allocution prononcée à la conférence de Munich sur la sécurité il y a quelques jours à peine, Gantz a d’ailleurs fait écho aux profondes préoccupations de Netanyahu au sujet de l’Iran. (Echo étant le terme adéquat, puisque certaines des phrases de Gantz étaient pratiquement identiques à celles des discours de Netanyahu lui-même).

Alors que Netanyahu peut faire valoir que Gantz est un politicien néophyte non expérimenté dont les déclarations ne sont peut-être pas son point fort, Yaalon, avec sa longue expérience politique, est plus difficile à faire passer pour une quelconque colombe. En effet, Yaalon est manifestement plus à droite que Netanyahu sur certaines questions de sécurité, y compris sa totale incrédulité quant à la possibilité de négocier tout accord acceptable avec les Palestiniens.

Là où Netanyahu marque encore avec emphase des points contre l’alliance dirigée par Gantz, c’est dans la sphère de l’expérience – dans la gestion du pays, et dans la victoire aux élections. Gantz est un néophyte politique. Jusqu’à ce jour, il a fait beaucoup de promesses et peu de propositions concrètes. Et il a fait des erreurs – notamment une attaque peu judicieuse plus tôt dans la semaine sur le passé militaire de Netanyahu et ses années passées aux États-Unis.

La liste fusionnée présentée par Gantz et Lapid jeudi est également très décevante en ce qui concerne les femmes dans les hauts postes ; beaucoup de chefs de la sécurité est un plus, mais ce n’est pas tout ce que doit offrir un parti gouvernemental crédible.

Alors que Netanyahu est dans son élément derrière la plupart des micros et devant la plupart des caméras, Gantz est rigide, parfois clairement mal à l’aise. Netanyahu connaît les dirigeants du monde d’égal à égal depuis des années, est à l’aise sur la scène mondiale et peut parler un anglais sans faille. Gantz ne sait pas, n’est pas et ne peut pas.

Au moment d’écrire ces lignes, on ne sait pas très bien ce qui a poussé Gantz et Lapid à maîtriser suffisamment leur ego pour fusionner leurs listes à la Knesset. Lapid, qui fait maintenant partie du paysage politique, était réticent à mettre de côté ses ambitions initiales pour le poste de Premier ministre. La décision finale a-t-elle été prise lorsque Netanyahu a négocié un accord mercredi entre le parti sioniste-religieux HaBayit HaYehudi et les kahanistes d’Otzma Yehudit ? Était-ce à ce moment que Lapid a ravalé sa fierté, et a consenti à servir comme ministre des Affaires étrangères de Gantz et n°2 jusqu’en novembre 2021 s’ils remportent les élections ?

Mais ne nous emballons pas trop vite. Jusqu’à présent, les sondages, même ceux qui ont demandé aux Israéliens comment ils voteraient si Gantz et Lapid unissaient leurs forces, n’ont pas montré de mouvement significatif des votes de la droite dirigée par Netanyahu vers le centre du spectre politique. Ces sondages indiquent que les partis fusionnés obtiennent plus de sièges que le Likud. Mais si les nouveaux partenaires centristes ne recueillent pas les voix de la droite, ils ne formeront tout simplement pas la prochaine coalition. C’est pourquoi le grand bouleversement politique de jeudi n’est qu’une révolution partielle.

Ce qui se passera à partir de là est la question que tout le monde se pose. Est-ce que le parti Gesher d’Orly Levy-Abekasis et le parti Koulanou de Moshe Kahlon tomberont maintenant en dessous du seuil de 3,25 % de la Knesset, et si oui, où ira leur vote ? Est-ce qu’Ashkenazi sera capable d’attirer davantage les électeurs de droite ? Est-ce que l’alliance de HaBayit HaYehudi avec Otzma Yehudit va les hisser au-dessus du seuil, ou leur faire perdre des électeurs, et avec quel impact sur HaYamin HaHadash de Naftali Bennett et Ayelet Shaked ?

Et la possibilité que le procureur général Avichai Mandelblit annonce son intention d’inculper Netanyahu dans une ou plusieurs des trois affaires de corruption contre lui risque d’éclipser toutes ces questions. Des rapports non confirmés indiquent que Mandelblit publiera sa décision la semaine prochaine ou la semaine suivante. Jusqu’à présent, les sondages indiquent que le soutien à Netanyahu se maintiendrait même si Mandelblit décide de l’inculper, en attendant une audience. Mais c’était avant que l’alliance Gantz-Lapid ne soit scellée et que l’alternative ne devienne concrète. Maintenant qu’ils ont finalisé leur accord, certains électeurs pourraient-ils reconsidérer leur décision ?

Soit dit en passant, les analystes politiques ont noté jeudi après-midi, que M. Gantz aurait assuré M. Lapid, dans le cadre de leur entente, qu’il ne participerait pas à une coalition dirigée par Netanyahu. Le nouveau partenariat n’a cependant pas exclu la possibilité d’une coalition avec le Likud sous la direction d’un autre dirigeant. Le fait même que de tels scénarios potentiels fassent actuellement l’objet de discussions souligne que la campagne électorale d’Israël est devenue beaucoup plus intéressante jeudi.

Poursuivre la lecture ‘Elections israéliennes anticipées du 9 avril : la politique du pire ?’ »

Gilets jaunes : avec du brun et/ou du vert ?

Des manifestants se rassemblent autour d'une voiture en feu lors d'une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)Gilet jaune: les adeptes d’Alain Soral ou de Dieudonné de plus en plus présents : La France a connu récemment une multiplication d’actes antisémites

Des manifestants se rassemblent autour d’une voiture en feu lors d’une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

« Moins il y a de manifestants, plus les antisémites sont visibles », analyse le directeur de l’Observatoire des radicalités Jean-Yves Camus, cité par Libération.

« Très mobilisés, les adeptes d’Alain Soral ou de Dieudonné sont de plus en plus présents dans les défilés, au grand dam des manifestants défendant leur pouvoir d’achat » affirme le quotidien, qui eux se replient sur l’occupation des ronds-points en province.

Il n’exclut pas cependant que les idées antisémites ou complotistes prospèrent au-delà des groupes déjà constitués : « Quand le discours c’est que l’oligarchie est partout et gouverne, il y a une porosité inévitable, explique Jean-Yves Camus. Il s’agit du fantasme du juif cosmopolite, apatride et riche, qui tient le monde dans ses mains, le pouvoir médiatique, financier et politique. On est dans un schéma vieux comme le monde. »

Bien que des gilets jaunes aient déjà ouvertement condamné et parfois expulsé des protestataires porteurs de discours antisémites, la présence d’une pancarte, d’un graffiti – qui semblent de plus en plus nombreux – ou la présence d’une personnalité suffit parfois à entacher l’ensemble d’une manifestation.

Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

Dieudonné, et Alain Soral ont également été aperçus à plusieurs reprises.

Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération avait aussi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

Marianne signalait également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » notait également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

NdlR : quand les complotistes de DROITE rejoignent les conspirationnistes de GAUCHE, la haine du Juif devient un puissant catalyseur qui accélèrent la destruction de la cohésion sociale française et de son pacte républicain. Ce pays est foutu ! 

 

Poursuivre la lecture ‘Gilets jaunes : avec du brun et/ou du vert ?’ »

Israël / Iran : vers l’inéluctable… Avec ou sans le soutien des autres pays arabes ?

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, prononce une allocution lors de la Conférence de Munich sur la sécurité à Munich, en Allemagne, le 17 février 2019. (AP Photo/Kerstin Joensson)L’Iran dit qu’il ne peut exclure la possibilité d’une guerre avec Israël : Le ministre des Affaires étrangères Zarif accuse Jérusalem d’“aventurisme” avec ses frappes contre des cibles iraniennes en Syrie, et prévient : la situation pourrait se détériorer

Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé Israël d’“aventurisme” avec sa campagne de frappes aériennes menée contre des cibles iraniennes en Syrie, et a déclaré qu’il ne pouvait exclure la possibilité qu’elles puissent mener à une guerre entre les ennemis jurés du Moyen Orient.

S’adressant au journal allemand Sueddeutsche Zeitung, Mohammad Javad Zarif a déclaré qu’Israël violait constamment la souveraineté syrienne et libanaise, alors que l’Iran était en Syrie à l’invitation du gouvernement Assad.

Israël a mené des dizaines de frappes aériennes contre des cibles iraniennes en Syrie afin d’empêcher l’Iran de se retrancher dans le pays et de transférer des armes perfectionnées au groupe terroriste du Hezbollah, au Liban.

Dimanche, Zarif avait mis en garde contre le fait que Jérusalem « recherche la guerre » et que le comportement d’Israël et des Etats-Unis augmentait les perspectives d’un conflit : « Manifestement, certaines personnes cherchent la guerre… Israël », a déclaré M. Zarif aux participants à la Conférence de Munich sur la sécurité, selon l’agence de presse Reuters.

M. Zarif a déclaré qu’Israël violait le droit international en effectuant des bombardements en Syrie et a appelé les puissances européennes et les États-Unis à demander des comptes à Israël pour ses actions : « Le risque [de guerre] est grand. Le risque sera encore plus grand si vous continuez à fermer les yeux sur les violations graves du droit international ». « Le comportement israélien met le droit international sur la sellette, le comportement américain met le droit international sur la sellette », a-t-il ajouté.

Le régime iranien considère Israël et les Etats-Unis comme ses ennemis politiques et spirituels, et ses dirigeants jurent régulièrement de détruire l’Etat juif. Ces dernières années, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des cibles liées à l’Iran qui, aux côtés de ses mandataires et de la Russie, se bat au nom du régime du président syrien Bashar el-Assad.

Jusqu’à récemment, Israël s’abstenait généralement de commenter ses activités militaires contre l’Iran en Syrie, sans confirmer ni nier les frappes. Au cours des deux derniers mois, toutefois, cette politique d’ambiguïté a été largement abandonnée par les responsables militaires et politiques israéliens, qui ont commencé à discuter plus ouvertement des opérations de l’armée israélienne en Syrie.

Les propos de Zarif concernant la probabilité croissante d’un conflit militaire total avec Israël arrivent quelques jours après que Netanyahu a évoqué un intérêt commun dans la « guerre » dans le contexte de la lutte contre la République islamique.

Dans un message vidéo en hébreu enregistré avant son départ mercredi dernier pour l’ouverture d’une conférence sur le Moyen Orient à Varsovie, le Premier ministre a salué le fait qu’un dirigeant israélien était sur le point de s’asseoir avec de hauts responsables des « principaux pays arabes » afin de « promouvoir l’intérêt commun dans la guerre contre l’Iran ».

Une traduction officielle du message, fournie par le Bureau de presse du Gouvernement, a traduit l’expression hébraïque milhama b’Iran par « guerre avec l’Iran », alors qu’il n’était pas du tout évident que Netanyahu parlait d’une action militaire au sens propre.

Les comptes de réseaux sociaux du Premier ministre ont publié la déclaration, ce qui a conduit de nombreuses personnes, dont Zarif, à souligner son attitude belligérante ostensible. Environ une heure après la publication du post du Premier ministre, alors que Netanyahu était déjà à la réception au château royal historique de Varsovie, son équipe a supprimé le premier tweet et l’a remplacé par une version plus adoucie, qui disait : « Ce qui est important à propos de cette réunion – et ce n’est pas un secret, parce qu’il y en a beaucoup – c’est qu’il s’agit d’une réunion qui se tient au grand jour avec des représentants des principaux pays arabes, qui se retrouvent avec Israël afin de promouvoir l’intérêt commun dans le combat contre l’Iran ».

Poursuivre la lecture ‘Israël / Iran : vers l’inéluctable… Avec ou sans le soutien des autres pays arabes ?’ »

la Labour anglais : un parti ouvertement antisémite ?

Le député travailliste britannique Ian Austin a accusé le chef du parti Jeremy Corbyn d'antisémitisme lors d'un débat à la Chambre des communes le 17 avril 2018. (Capture d'écran : YouTube)GB : nouvelle démission au Labour, accusé d’antisémitisme. Ian Austin est le neuvième député travailliste à quitter la formation cette semaine, dénonçant notamment la gestion de l’antisémitisme par le leader du parti, Jeremy Corbyn

Le député travailliste britannique Ian Austin a accusé le chef du parti Jeremy Corbyn d’antisémitisme lors d’un débat à la Chambre des communes le 17 avril 2018. (Capture d’écran : YouTube)

Un député du Labour a annoncé vendredi sa démission du principal parti d’opposition britannique, l’accusant d’être rongé par l’antisémitisme et emboîtant ainsi le pas à huit autres députés travaillistes qui ont créé un groupe indépendant au Parlement.

« J’ai honte du parti travailliste sous la direction de Jeremy Corbyn », a expliqué Ian Austin dans les colonnes du journal Express & Star. « Le parti est plus dur envers les gens qui se plaignent d’antisémitisme qu’envers les antisémites, » a ajouté le parlementaire de 53 ans, dénonçant une « culture d’extrémisme, d’antisémitisme et d’intolérance ».

Le Labour est « institutionnellement antisémite, dans ses processus, son état d’esprit et son comportement », avait déclaré la députée partante Luciana Berger, de confession juive, se disant cible de « milliers de messages insultants et haineux ».

Ian Austin estime que « la gauche dure est maintenant aux commandes du parti », faisant écho à l’un des autres démissionnaires, Chris Leslie, qui avait jugé le Labour « pris en otage par l’extrême-gauche ». Austin, qui est pro-Brexit, a précisé qu’il ne rejoindrait pas le groupe indépendant, favorable à un second référendum sur la sortie de l’UE, auquel se sont jointes trois députées conservatrices europhiles.

NdlR : A l’inverse, le parti conservateur au pouvoir de Théresa MAY, vient de placer le Hezbollah branche politique, sur sa liste noire des organisations terroristes, sous les applaudissements de l’Arabie Saoudite ! 

 

Poursuivre la lecture ‘la Labour anglais : un parti ouvertement antisémite ?’ »

Antisémitisme : tensions israélo-polonaises

Antisémitisme : Katz refuse de s’excuser auprès de VarsovieLe ministre des Renseignements et des transports Israel Katz pendant la cérémonie d'inauguration d'une nouvelle gare dans la ville de Kiryat Malachi, au sud d'Israël, le 17 septembre 2018 (Crédit : Flash90)

Le nouveau ministre des Affaires étrangères a déclaré que les Polonais avaient “tété l’antisémitisme avec le lait de leur mère”

Le ministre des Renseignements et des transports Israel Katz pendant la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle gare dans la ville de Kiryat Malachi, au sud d’Israël, le 17 septembre 2018 (Crédit : Flash90)

Le chef de la diplomatie israélienne Israel Katz a refusé jeudi de s’excuser auprès de Varsovie à la suite des accusations antisémitisme qu’il a lancées contre les Polonais concernant la Shoah.

Des responsables polonais avaient déclaré mardi qu’ils attendaient des excuses du gouvernement israélien après les déclarations faites dimanche par M. Katz. Celui-ci avait affirmé que les Polonais avaient « tété l’antisémitisme avec le lait de leur mère ».  « Je ne regrette rien de ce que j’ai dit. Mes deux parents ont connu la Shoah, en tant que fils de survivants de la Shoah je dois dire la vérité », a déclaré M. Katz à la « 13 », une chaîne de télévision privée.

Les autorités israéliennes doivent « demander pardon » pour les déclarations de M. Katz et les « rejeter », avait affirmé mardi le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Szymon Szynkowski vel Sek. La Pologne avait reçu dans cette affaire l’appui des Etats-Unis, généralement très proches de l’Etat hébreu : « Entre proches alliés tels que la Pologne et Israël il n’y a pas de place pour des commentaires insultants comme les déclarations d’hier du ministre israélien des Affaires étrangères Israel Katz », a twitté l’ambassadrice américaine à Varsovie Georgette Mosbacher.

Poursuivre la lecture ‘Antisémitisme : tensions israélo-polonaises’ »

Alerte antisémite : la crise sociale libère la parole et la recherche de boucs-émissaires

Une photo prise le 20 février 2019 à Quatzenheim montre des svastikas peintes sur des tombes dans un cimetière juif, le jour d'une marche nationale contre une recrudescence des attaques antisémites. - Environ 96 tombes ont été vandalisées dans un cimetière du village de Quatzenheim, près de la frontière avec l'Allemagne, dans la région Alsace. (Crédit : Frederick FLORIN / AFP)

Les actes antisémites en France ces dernières semaines : En 2018, 541 actes antisémites ont été recensés contre 311 l’année précédente, 335 en 2016 et 800 en 2015, selon les chiffres officiels

Plusieurs actes antisémites ont été commis ces dernières semaines en France, après un bond de 74 % des actes de cette nature constaté l’an dernier par rapport à l’année précédente.

En 2018, 541 actes antisémites ont été recensés contre 311 l’année précédente, 335 en 2016 et 800 en 2015, selon les chiffres officiels.

Le 19 février, environ 80 tombes du cimetière juif de la ville alsacienne de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg (Est), sont découvertes profanées, annonce la préfecture du département, le Bas-Rhin, en condamnant un « acte antisémite odieux ».

Selon un photographe de l’AFP, les tombes ont été marquées à la bombe de croix gammées et une sépulture porte l’inscription « Elsassisches Schwarzen Wolfe » (« Les loups noirs alsaciens »), possible référence à un groupe autonomiste alsacien actif dans les années 1970.

Poursuivre la lecture ‘Alerte antisémite : la crise sociale libère la parole et la recherche de boucs-émissaires’ »

Le Pape à la conquête de l’Islam… ou l’inverse ?

Visite historique du pape aux Emirats pour renforcer les liens avec l’islam : Le pape François entame dimanche soir un voyage historique aux Emirats arabes unis, première visite d’un souverain pontife dans la péninsule arabique, où il va chercher à renforcer les liens avec l’islam.

Cette visite “ne pouvait mieux tomber”, a déclaré à l’AFP Mgr Paul Hinder, évêque du Vicariat apostolique d’Arabie du sud qui comprend les Emirats arabes unis, Oman et le Yémen.
“Je suis heureux (…) d’écrire sur votre chère terre une nouvelle page d’histoire entre les religions, confirmant que nous sommes des frères tout en étant différents”, a déclaré le pape dans un message vidéo jeudi destiné au peuple émirati.Il est attendu à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, pour un séjour jusqu’à mardi au cours duquel il participera à une rencontre interreligieuse et retrouvera le grand imam sunnite d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, à qui il avait rendu visite en Egypte en 2017.

Le souverain pontife a fait du rapprochement entre l’islam et le catholicisme une pierre angulaire de sa papauté.

Il a dit croire que la rencontre interreligieuse prévue lundi reflétera “le courage et la volonté d’affirmer que la foi en Dieu unit et non divise, rapproche malgré les distinctions, éloigne de l’hostilité et de l’aversion”.

Le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, qui a invité le pape aux Emirats, a salué en lui, dans un tweet jeudi, un “homme de paix et d’amour”, espérant que “les générations à venir prospéreront dans la paix et la sécurité”.

Les Emirats ont été régulièrement critiqués ces dernières années par des ONG pour leur intervention militaire au Yémen aux côtés des Saoudiens.

Contrairement à l’Arabie saoudite voisine qui interdit la pratique d’autres religions que l’islam, les Emirats arabes unis, où l’immense majorité de la population est composée de travailleurs étrangers, soignent leur image et cherchent à projeter des valeurs de tolérance religieuse et de diversité culturelle.

Les Emirats, qui s’enorgueillissent d’avoir un ministre de la Tolérance, ont ainsi déclaré 2019 “Année de la Tolérance”.

Des millions d’expatriés vivent dans ce pays du Golfe, dont d’importantes communautés d’Inde et des Philippines. Il y a environ un million de catholiques dans cet Etat, adepte d’un islam plutôt modéré et dont la société est largement ouverte vers le monde extérieur.

Cependant, les autorités contrôlent les pratiques religieuses et répriment toute contestation politique ou exploitation de la religion, y compris par les islamistes.

“Nous ne contrôlons pas les prêches du Vendredi, mais nous les régulons pour le bien-être commun afin d’éviter la dissémination de discours de haine, comme nous l’avons vu dans de nombreux pays, y compris en Europe”, a dit à l’AFP un responsable émirati.

Dans un communiqué publié vendredi, Amnesty International a appelé le pape à soulever à Abou Dhabi la question du respect des droits humains et déploré la poursuite de la détention de plusieurs dissidents dans le pays.

Au dernier jour de sa visite, le pape dirigera une messe à laquelle participeront plus de 130.000 personnes, ce qui devrait être le plus grand rassemblement jamais organisé aux Emirats, selon des médias locaux.

Des catholiques qui assistaient à une messe en plein air mercredi à Dubaï ont fait la queue pendant des heures à l’église catholique St Mary pour récupérer des billets en vue de la messe au stade Zayed Sports City à Abou Dhabi.

Les paroisses de tout le pays ont reçu un certain nombre de billets et l’église St Mary en a reçu 41.000, selon le prêtre Lennie Connully.

“Nous essayons de satisfaire tout le monde car il pourrait y avoir des places supplémentaires dans d’autres paroisses”.

Plus de 2.000 bus transporteront des fidèles de tout le pays jusqu’à Abou Dhabi, selon des médias locaux.

Visite historique du pape aux Emirats pour renforcer les liens avec l'islamPour la Philippine Mylene Lao Estipona, 43 ans, survivante d’un cancer qui vit depuis 13 ans aux Emirats, le voyage de Dubaï à Abou Dhabi et les longues files d’attente pour voir le pape sont un petit prix à payer pour le rêve de sa vie.

Elle dit que sa foi lui a donné une “seconde chance” et la force de vaincre la maladie.

Le pape argentin François, qui est entré dans l’Histoire quand il a été nommé premier souverain pontife d’Amérique latine en 2013, est souvent décrit comme le “pape du peuple”.

Les latino-américains “sont des gens très différents, très sympathiques, qui se font facilement des amis. C’est ce qu’on voit chez le pape François”, assure pour sa part le prêtre Lennie Connully.

Depuis le début de son pontificat, le pape s’est rendu à plusieurs reprises dans des pays dont la population est majoritairement musulmane, comme l’Egypte, l’Azerbaïdjan, le Bangladesh et la Turquie. En mars, il est attendu au Maroc.

Le Juif Jésus et le judaïsme du second Temple

La Cène, Léonard de Vinci, 1494 (Crédit : domaine public, via Wikipedia)Jésus était plus juif que vous ne le pensez, affirme un expert de la Bible : L’origine de la foi du Messie chrétien se comprend mieux après une plongée dans l’ère du Second Temple, où judaïsme et christianisme se mêlaient

La Cène, Léonard de Vinci, 1494 (Crédit : domaine public, via Wikipedia)

Lorsque Matthias Henze, professeur de religion à Rice University, se rend dans des églises et des synagogues locales de Houston pour promouvoir la compréhension interconfessionnelle entre le christianisme et le judaïsme, il aborde une période particulière : le fossé de quatre à cinq siècles qui existe entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

« Cela a été négligé pour un certain nombre de raisons », analyse Henze, érudit de la Bible hébraïque et du judaïsme, en mettant l’accent sur le Second Temple. « Les juifs et les chrétiens ne prêtent pas beaucoup attention à cette période. »

Ayant connaissance des textes religieux hébraïques de ces années d’intervalle, « Jésus a maintenant un contexte », se félicite Henze. « Nous l’avons mis là où il doit être. Il n’est plus un personnage tout seul, il n’est plus ponctuel. »

Et, ajoute-t-il, « une fois que nous comprenons Jésus comme faisant partie d’un monde juif plus large, je pense que nous rendons beaucoup plus justice au Nouveau Testament. »

Poursuivre la lecture ‘Le Juif Jésus et le judaïsme du second Temple’ »

Plan de paix américain : vers une “confédération jordano-palestinienne” ?

La ministre de la Justice Ayelet Shaked prend la parole à la Conférence "Maariv" à Jérusalem le 15 octobre 2018 (Yonatan Sindel/Flash90).Shaked pour une « confédération » Jordanie, Gaza et des parties de la Cisjordanie

Lors d’une conférence de presse à l’étranger, la ministre de la Justice a plaidé pour l’annexion de la zone C, affirmant que les Palestiniens pourraient à l’avenir accepter ce plan

La ministre de la Justice Ayelet Shaked prend la parole à la Conférence “Maariv” à Jérusalem le 15 octobre 2018 (Yonatan Sindel/Flash90).

La ministre de la Justice Ayelet Shaked a proposé une « confédération » entre certaines parties de la Cisjordanie, de la Jordanie et de Gaza.

« Notre plan est d’appliquer la souveraineté israélienne dans la zone C et de donner aux Palestiniens qui y vivent la pleine citoyenneté. Les zones A et B feront partie d’une confédération, avec la Jordanie et Gaza », a-t-elle déclaré aux journalistes mercredi à Jérusalem.

Publié pour la première fois en 2012, ce plan prévoit l’annexion par Israël de la zone C de la Cisjordanie, où vivent la plupart des résidents d’implantations juives. Selon les Accords d’Oslo, Israël exerce un contrôle militaire et administratif total sur la zone C, qui couvre environ 60 % du territoire de la Cisjordanie.

Selon le plan, les Palestiniens qui résident dans la zone C se verraient offrir la citoyenneté ou la résidence israélienne, tandis que ceux qui vivent dans les zones A et B – qui sont entièrement sous contrôle palestinien ou sous contrôle conjoint palestino-israélien – se gouverneraient eux-mêmes, sans pour autant avoir un État souverain.

Bennett, dont le parti est catégoriquement opposé à la création d’un État palestinien, a parlé à plusieurs reprises ces derniers mois d’une « autonomie palestinienne sous stéroïdes » dans les zones A et B.

En juin, il a une fois de plus rejeté la solution à deux États, déclarant dans une interview qu’il était « ouvert à d’autres idées, comme une confédération jordanienne », bien que l’on ne sache pas exactement à quoi il faisait référence.

Shaked, s’exprimant lors d’une conférence de presse étrangère organisée par le Israel Project, a reconnu que les Palestiniens s’opposent actuellement avec véhémence au plan de Bennett, insistant pour un état indépendant basé sur les lignes de 1967, mais a soutenu que leur position pourrait changer avec le temps.

« Aujourd’hui, ils ne sont pas d’accord ; cela peut ressembler à de la science-fiction. Mais il n’y a pas si longtemps, des Israéliens ont été envoyés en prison pour avoir parlé à [Yasser] Arafat », a-t-elle dit, faisant référence à une époque où les contacts avec l’Organisation de libération de la Palestine étaient illégaux en Israël.

« Les choses changent », a-t-elle ajouté. « Dans la communauté internationale, ils aiment à dire que la Judée et la Samarie [la Cisjordanie] sont sous occupation – elles ne le sont pas. Ce sont des territoires contestés. Pour l’instant, les Palestiniens s’opposent à notre plan, mais peut-être qu’à l’avenir, ils accepteront une confédération ».

L’idée d’une confédération, bien que sous une forme différente, a été lancée ces derniers mois dans le contexte de la proposition de paix tant attendue de l’administration américaine.

En septembre, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que les principaux envoyés de paix du président Donald Trump lui avaient demandé ce qu’il pensait d’une confédération entre la Palestine et la Jordanie.

« J’ai dit [aux envoyés, Jared Kushner et Jason Greenblatt] : Oui, je veux une confédération tripartite avec la Jordanie et Israël », avait déclaré Abbas à l’époque.

Mais Greenblatt a démenti qu’une confédération fasse partie du plan. « Nous n’envisageons pas un modèle de confédération, a-t-il dit au Times of Israel en septembre.

La semaine dernière, Mme Shaked, qui fait partie du cabinet de sécurité, a prédit que les efforts de Trump pour négocier une paix israélo-palestinienne échoueraient.

« Je pense que l’écart entre les Palestiniens et les Israéliens est beaucoup trop grand pour être comblé », a-t-elle déclaré lors d’une interview en anglais sur scène lors de la conférence diplomatique du Jerusalem Post.

« Personnellement, je pense que c’est une perte de temps », a-t-elle ajouté. « Bien que je veuille la paix comme tout le monde, je pense que je suis plus réaliste. Et je sais que dans un futur proche, c’est impossible. »

Armée européenne et gouvernance mondiale selon MAcron : pour quoi faire ?

NdlR : superbe logo ! Un triple 6 dans les doigts, portant une ménorah (une fausse) !

Macron usurpe les commémorations du centenaire de la Grande Guerre pour lancer ses projets de gouvernance mondiale

Emmanuel Macron a choisi la date ô combien symbolique du 11 novembre 2018 pour ouvrir à Paris un Forum dont l’objectif est la mise en place de la gouvernance mondiale !

Sous le nom passe-partout de Forum de Paris sur la paix, c’est bel et bien le Nouvel Ordre Mondial qui se dessine.

Et pour qu’on ne vienne pas dire que nous exagérons, concentrons-nous simplement sur ce que chacun peut lire sur le site web officiel de ce Forum.

« Le premier Forum de Paris auquel nous vous inviterons le 11 novembre prochain sera aussi l’occasion de réfléchir à l’organisation du monde en marge des commémorations de la fin de la Grande Guerre pour bien souligner quelle est notre responsabilité collective à nous qui devrions savoir mieux que tous nos prédécesseurs ce qui a conduit l’humanité au malheur dans le passé et ce qui pourrait causer sa perte à l’avenir. »

Emmanuel Macron, le 4 janvier 2018

Autre extrait :

Le Forum de Paris sur la Paix est une organisation indépendante dont l’initiative a été lancée par le président Macron au cours de l’été 2017. La première édition du Forum de Paris sur la Paix se tiendra du 11 au 13 novembre 2018 à La Grande halle de La Villette à Paris. Elle sera inaugurée par les chefs d’État et de gouvernement des pays invités par le président de la République française à la suite des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Présentation des lieux :

L’espace des débats : des idées et initiatives y seront discutées et développées dans des formats de discussion innovants pour aboutir à des conclusions opérationnelles.

L’espace des solutions : des projets de gouvernance mondiale y seront présentés par des organisations et des individus qui ont été retenus à la suite d’un appel à candidatures.

L’espace de l’innovation : un hackathon portant sur la transparence des données financières y sera mené en collaboration avec des challengers et des mentors.

Et lorsque le lecteur clique sur projets de gouvernance mondiale, il peut lire :

Le Forum de Paris sur la Paix est la plateforme annuelle des projets de gouvernance mondiale. Conçue comme une réponse aux tensions croissantes dans le monde contemporain, il est fondé sur la conviction qu’une paix durable ne peut être atteinte que par une coopération transnationale. Le Forum de Paris sur la Paix vise ainsi à être le lieu de toutes les solutions de coopération dans les domaines de la paix et de la sécurité, de l’environnement, du développement, des nouvelles technologies et de l’économie inclusive. Chaque année, il convoquera jusqu’à 20 000 personnes issues de la politique, de l’économie, des universités, des médias et de la société civile pour discuter et faire progresser les projets de gouvernance dans ces domaines.

Le Comité de sélection du Forum de Paris sur la Paix a reçu près de 900 candidatures issues de 116 pays. Parmi celles-ci, 119 projets ont été sélectionnés pour être présentés dans le cadre de la première édition du Forum de Paris sur la Paix qui se déroulera du 11 au 13 novembre 2018 à La Grande Halle de La Villette à Paris.

Pour les porteurs de projet sélectionnés c’est l’occasion unique de rencontrer des acteurs de la gouvernance mondiale, de faire connaître et de discuter de leurs idées avec des experts ou des décideurs et de faire avancer leurs initiatives.

Le Comité de sélection a étudié toutes les candidatures et a fait son choix au regard de la qualité des projets ainsi que d’une représentation géographique équilibrée. Les porteurs de projet sélectionnés représentent les acteurs clés de la gouvernance mondiale, notamment les organisations internationales ainsi que la société civile et, plus particulièrement, les ONG, les fondations, les think tanks, les universités et les entreprises.

C’est Jacques Attali qui doit être fier de son Macron.

Armée européenne selon les vœux de Merkel ! 

Emmanuel Macron a fait la même suggestion la semaine dernière dans une entrevue à la chaîne de télévision Europe 1 lorsqu’il parlait des agressions russes et de la décision de Donald Trump de se retirer d’un important pacte relatif aux missiles datant de la guerre froide.

Il a déclaré : « Je crois au projet d’une Europe souveraine.  Nous ne protégerons pas l’Europe si nous ne décidons pas de constituer une véritable armée européenne ».

« Nous devons avoir une Europe qui puisse se défendre seule, et sans compter uniquement sur les États-Unis, d’une manière plus

 souveraine. »

« Nous devons nous protéger en ce qui concerne la Chine, la Russie et même les États-Unis d’Amérique. »

Cette dernière remarque a provoqué la colère de Donald Trump, qui a rencontré Emmanuel Macron vendredi dernier et qui avait tweeté avant la réunion : « Le président français Emmanuel Macron vient de suggérer que l’Europe construise ses propres forces militaires afin de se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie ».

« Très insultant, mais, peut-être que l’Europe devrait d’abord commencer par payer sa juste part de l’OTAN, que les États-Unis subventionnent énormément ! »

Poursuivre la lecture ‘Armée européenne et gouvernance mondiale selon MAcron : pour quoi faire ?’ »