Notre Dame de Sion à Jérusalem : retour aux racines hébraïques

A Notre Dame de Sion, le Nouveau Testament est enseigné par des Juifs.

L’objectif de la congrégation des sœurs n’est plus la conversion mais le développement du dialogue interreligieux dans un lieu fondé par un Français en 1843

La soeur Celia Martin de Notre Dame de Sion dans la citerne souterraine du bâtiment d'Ecce homo, qui devait servir à fournir de l'eau à l'ancien  Temple il y a 2000 ans, le 3 janvier 2018 (Crédit :  Melanie Lidman/Times of Israel)

La soeur Celia Martin de Notre Dame de Sion dans la citerne souterraine du bâtiment d’Ecce homo, qui devait servir à fournir de l’eau à l’ancien Temple il y a 2000 ans, le 3 janvier 2018 (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israel)

La salle de prière du couvent Ecce Homo du Centre de Formation Biblique ressemble exactement à ce que l’on attend d’un tel espace dans un ancien couvent traditionnel catholique, niché dans la Vieille Ville de Jérusalem. Les vieilles pierres de Jérusalem étouffent les sons du marché bouillant de vie qui se trouve juste devant, un orgue imposant se dresse deux étages au-dessus de bancs en bois tandis que l’odeur de l’encens flotte dans l’air frais et sombre du couvent.

Vingt personnes sont rassemblées pour prier. Elles ouvrent leurs livres de prières, mais plutôt que le latin, les mots qu’elles prononcent sont en hébreu – la chanson populaire juive « Heiveinu Shalom Aleichem », ou « Apporte-nous la paix ».

Israël, un Etat-nation Juif ? les Catholiques & les Maronites sont contre !

Les Catholiques appellent les chrétiens à lutter contre la loi sur l’Etat-nation : Le patriarcat latin a expliqué que la loi contrevient à la résolution de l’ONU qui a mené à la fondation d’Israël ainsi qu’à la déclaration d’Indépendance

Le chef de l'église catholique romaine en terre sainte, administrateur apostolique du patriarcat romain Pierbattista Pizaballa, dirige la procession du dimanche de Pâques, le 1er avril 2018 à l'église du Saint-sépulcre (Crédit :  AFP PHOTO / GALI TIBBON)

Le chef de l’église catholique romaine en terre sainte, administrateur apostolique du patriarcat romain Pierbattista Pizaballa, dirige la procession du dimanche de Pâques, le 1er avril 2018 à l’église du Saint-sépulcre (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)

Le patriarcat latin de Jérusalem a émis lundi un communiqué critiquant la loi sur l’Etat-nation, la qualifiant de discriminatoire et affirmant qu’elle violait le droit israélien et international.

Le patriarcat, qui représente l’église catholique romaine en Israël, a appelé tous les chrétiens à manifester pour protester contre ce texte qui réserve, selon lui, le droit à l’autodétermination nationale dans le pays aux citoyens juifs exclusivement.

Ses partisans affirment que la loi est nécessaire pour équilibrer les caractères juif et démocratique d’Israël ainsi que pour ancrer dans la loi le statut du pays en tant qu’Etat juif.

« Il est impossible de concevoir qu’une loi, qui a une valeur [quasi] constitutionnelle, puisse ignorer un segment entier d’une population comme si ses membres n’avaient jamais existé », a estimé l’église.

« Cela envoie le signal sans équivoque aux citoyens palestiniens d’Israël que dans les faits, ils ne sont pas chez eux dans le pays ».

L’église a estimé que le texte contrevenait à la résolution 181 des Nations unies qui a établi l’Etat d’Israël ainsi que la propre déclaration d’indépendance du pays.

Elle a également appelé les chrétiens à manifester leur désaccord avec la loi.

« Les citoyens chrétiens d’Israël partagent les mêmes inquiétudes que les autres communautés non-juives en ce qui concerne cette loi. Ils appellent tous les citoyens de l’Etat d’Israël qui croient encore dans le concept de base d’égalité entre les citoyens d’une même nation à manifester leur opposition à cette législation et aux dangers qu’elle pose en conséquence pour l’avenir de ce pays », a-t-elle dit.

La loi stipule également que Jérusalem est la capitale d’Israël, fixe le calendrier hébraïque comme le calendrier officiel de l’état, reconnaît Yom HaAtzmaut, Yom HaZikaron et les vacances juives.

Le gouvernement a dû faire face à une forte opposition internationale et locale au texte. Toutefois, au sein de l’Etat juif, les dissensions se sont concentrées sur l’exclusion des druzes.

Contrairement aux Israéliens arabes, les membres des communautés druze et circassienne sont soumis au service militaire obligatoire en Israël et servent en grand nombre aux côtés des soldats juifs dans certaines des unités d’élite les plus prestigieuses de l’armée.

Plusieurs députés de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont réclamé des changements dans la loi qui offriraient aux druzes un statut particulier mais Netanyahu a insisté sur le fait qu’il ne modifierait pas la législation.

Vue de la Russie : Le ministère russe des Affaires étrangères affirme que la nouvelle loi “complique le processus de paix” et est susceptible d’“accroître les tensions régionales”

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov assiste à une conférence de presse le 29 mars 2018. (AFP PHOTO / Yuri KADOBNOV)

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov assiste à une conférence de presse le 29 mars 2018. (AFP PHOTO / Yuri KADOBNOV)

Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné mardi la nouvelle loi israélienne sur l’Etat juif, affirmant qu’elle « complique le processus de paix » et est susceptible d’“accroître les tensions régionales”. La déclaration a été rapportée par l’agence de presse russe Interfax.

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Indonésie : le plus important pays musulman du monde veut se rapprocher d’Israël

Indonésie : ces musulmans progressistes qui souhaitent une normalisation avec Israël
  • Yahya Cholil Staquf, secrétaire général de la Nahdlatul Ulama (NU), la plus grande organisation musulmane indonésienne, et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le 14 juin 2018 à Jerusalem. (Source : Times of Israel)

Yahya Cholil Staquf, secrétaire général de la Nahdlatul Ulama (NU), la plus grande organisation musulmane indonésienne, et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le 14 juin 2018 à Jerusalem. (Source : Times of Israel)

 

Sa seule visite a fait polémique. En juin dernier, Yahya Cholil Staquf était en Israël. Secrétaire général de la Nahdlatul Ulama (NU), la plus grande organisation musulmane indonésienne, il est aussi depuis mai le conseiller du président Joko Widodo pour les affaires religieuses. Il devait intervenir entre autres à l’Israel Council on Foreign Relations, une organisation indépendante, ainsi qu’au « Global Forum » de l’American Jewish Committee, une organisation américaine basée à New York dont le but est de « défendre les Juifs du monde entier ». Pour mieux comprendre les polémiques, revenons sur l’histoire des « relations » entre l’Indonésie et Israël.
Yahya n’est pas le premier dirigeant de la NU à se rendre en Israël. En 1980, Abdurrahman Wahid, alors membre du conseil consultatif de l’organisation, avait fait le voyage. En 1994, à l’invitation de Shimon Peres, un des artisans des accords d’Oslo qui aboutira à la création de l’Autorité palestinienne, « Gus Dur », comme on l’appelle familièrement, va à Jérusalem pour assister à la signature du traité de paix entre Israël et la Jordanie. Malgré les critiques d’autres organisations musulmanes, dont la Muhammadiyah, il retourne en Israël en 1997 et devient membre du conseil administratif du Centre Peres pour la Paix. Cela n’aurait évidemment pas été possible sans le consentement tacite du régime autoritaire de Soeharto. Durant sa présidence (1999-2001), Gus Dur ne pourra pas aller en Israël mais s’y rend ensuite deux fois en 2003, notamment pour rencontrer le Premier ministre Ariel Sharon.
En fait, l’Indonésie n’a pas encore de relations diplomatiques avec Israël. En 2016, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est vu opposer une fin de non-recevoir lorsque devant une délégation de journalistes indonésiens invités en Israël, il a appelé à une normalisation entre les deux États. Le ministère indonésien des Affaires étrangères a alors rappelé la position de son gouvernement, qui pose comme préalable à l’établissement de telles relations diplomatiques la création d’un État palestinien. Quant au parlement indonésien, il déclare qu’une condition préalable est la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens.
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Cette position vis-à-vis d’Israël prend racine dans les débuts de la diplomatie de l’Indonésie, qui proclame son indépendance en 1945. Les Pays-Bas, chassés des Indes néerlandaises quand les troupes japonaises débarquent en 1942, reviennent dans l’archipel pour récupérer ce qu’ils considèrent comme étant toujours leur colonie. C’est le début d’un conflit qui ne prendra fin qu’en 1949, lorsque les Pays-Bas acceptent de transférer aux Indonésiens la souveraineté sur le territoire de leur ancienne colonie.

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En 1946, la Ligue arabe, fondée en 1945 au Caire, émet une première résolution soutenant l’indépendance de l’Indonésie, puis une deuxième recommandant sa reconnaissance. En 1948, elle envoie un télégramme aux Nations Unies demandant un arrêt immédiat des actions militaires néerlandaises dans le pays.

La communauté juive et israélienne au bord de l’implosion sur la question Gay

600 rabbins américains et canadiens écrivent une lettre de soutien aux gays : Le discours de haine pourrait mener à la violence contre la communauté homosexuelle, ont-ils averti

Participants à la parade gaie à Jérusalem, le 2 août 2018. (Hadas Parush / Flash90)

Participants à la parade gaie à Jérusalem, le 2 août 2018. (Hadas Parush / Flash90)

Près de 600 rabbins américains et canadiens issus de presque tout le spectre judaïque ont signé un document appelant les rabbins orthodoxes en Israël à retirer une récente lettre qui décrivait les homosexuels comme des pervers s’efforçant de détruire la notion de famille.

Le document exhortait également le gouvernement israélien à annuler la loi qui excluait les hommes non mariés à l’accès aux mères porteuses, et préconisait une plus grande séparation de la religion et de l’État en Israël.

« Nous appelons les dirigeants israéliens à annuler leur politique discriminatoire en faveur de l’égalité des droits pour tous les citoyens », poursuit le document. « En réclamant ces droits, y compris la maternité de substitution, nous appelons les dirigeants israéliens à réitérer la séparation de la religion et de l’Etat comme idéal de démocratie ».

« Nous appelons donc les dirigeants israéliens et les rabbins à se rétracter de ces actions récentes et à amener l’Etat d’Israël vers la T’shuvah [repentance], ce niveau supérieur de sainteté, de dignité et de sécurité », indique la lettre.

Des centaines de signatures de rabbins représentant des communautés juives orthodoxes, massorties, réformatrices et reconstructionnistes ont été recueillies depuis la publication de la lettre la semaine dernière, a indiqué l’organisation dans un communiqué mardi.

À la fin du mois dernier, quelque 200 rabbins orthodoxes israéliens ont rédigé une lettre appelant les homosexuels « pervers » et les accusant de lavage de cerveau. Ils répondaient aux critiques du rabbin Aryeh Stern, de Jérusalem, qui avait déclaré que les homosexuels étaient « interdits » et que les enfants qu’ils avaient élevés avaient « une vie très étrange et anormale ».

Faisant référence au défilé annuel de la gay pride à Jérusalem, les rabbins ont écrit que la plupart des Israéliens « étaient choqués par leur provocation ».

Les rabbins ont également accusé les groupes de défense des droits des LGBT de « terreur agressive accompagnée d’un lavage de cerveau médiatique ininterrompu […] qui détruit la notion de famille et transforme les pervers en héros ».

Le rabbin Gil Steinlauf, membre du conseil d’administration d’A Wider Bridge qui a rédigé la lettre canado-américaine, a déclaré que les rabbins israéliens essayaient de saper la sécurité de la communauté gay : « En appelant pervers des juifs LGBTQ [qui] condamnent les enfants à des » vies misérables « , ces rabbins mettent en danger la vie en jetant les bases de la violence contre les personnes LGBTQ en Israël », a déclaré Steinlauf.

« Leur lettre scandaleuse est un signe qu’ils se sentent enhardis dans leur quête pour faire reculer les protections des personnes LGBTQ et des autres minorités israéliennes. »

 

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Le “Trump brésilien” est candidat favori à la présidentielle et pro-israélien

Brésil : Jair Bolsonaro promet de fermer l’ambassade palestinienne.

“La Palestine n’est pas un pays”, a dit le favori à la présidentielle qui a aussi annoncé qu’il transférerait l’ambassade brésilienne à Jérusalem s’il est élu. Des manifestants juifs aux abords d'un événement accueillant le politicien de droite Jair Bolsonaro  au club Hebraica  de Rio,le 3 avril 2017 (Crédit :  Hebraica)

Des manifestants juifs aux abords d’un événement accueillant le politicien de droite Jair Bolsonaro au club Hebraica de Rio,le 3 avril 2017 (Crédit : Hebraica)

RIO DE JANEIRO, Brésil (JTA) — Le candidat favori à l’élection présidentielle du Brésil a annoncé qu’il fermera l’ambassade palestinienne à Brasilia en plus de transférer l’ambassade de son pays de Tel Aviv vers Jérusalem.

« La Palestine est-elle un pays ? La Palestine n’est pas un pays, donc elle ne devrait pas avoir d’ambassade ici », a déclaré mardi Jair Bolsonaro, un élu du Parti Social Libéral, à la réouverture du Congrès National après trois semaines de pause. « On ne négocie pas avec des terroristes », a-t-il ajouté.

Le Brésil a reconnu la Palestine comme un état indépendant en 2010 dans la politique d’alignement avec d’autres gouvernements extrémistes, comme l’Iran ou la Libye, souhaitée par le président d’extrême gauche, Luis Inacio Lula da Silva.

A l’époque, le Brésil avait donné 10 millions de dollars au groupe terroriste du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et qui a promis la destruction d’Israël. Dilma Rousseff, qui a succédé à Lula, a poursuivi cette politique anti-Israël pendant son mandat jusqu’à ce qu’elle soit destituée en 2016.

Âgé de 62 ans, Bolsonaro est un politicien conservateur qui soutient autant Israël qu’il est anti-gay, et en faveur de la loi et de l’ordre – on l’a d’ailleurs surnommée le « Trump du Brésil ».

Il a dit qu’il chercherait à développer le dialogue avec Israël, les Etats-Unis et l’Europe.

Il a participé, en tant que candidat, à plusieurs interviews télévisées au cours des récentes semaines où il s’est vanté de n’avoir jamais été accusé de corruption pendant sa carrière politique longue de près de 30 ans. Il a aussi déclaré, à plusieurs reprises, qu’il avait l’intention de transférer l’ambassade brésilienne à Jérusalem.

Comme les politiciens évangéliques et très conservateurs aux Etats-Unis, Bolsonaro ne fait pas l’unanimité parmi les électeurs juifs, qui ont tendance à être socialement libéraux mais veulent aussi que leurs élus soient fortement pro-Israël.

« Mon coeur est vert, jaune, bleu et blanc, avait lancé Bolsonaro à un public de 400 personnes au club Hebraica de Rio en 2017, en référence aux drapeaux israélien et brésilien. Il avait été très applaudi quand il avait salué l’état juif pour sa puissance et son système social, affirmant qu’il devrait inspirer le plus grand pays d’Amérique Latine.

Les soutiens fervents de Bolsonaro l’appellent souvent par son surnom « Mito », du mot mythe ou légende. Avec plus de 5,5 millions d’abonnés sur Facebook, Bolsonaro a été l’un des candidats à rassembler le plus de votes parmi les 46 élus de la zone en 2014.

Il avait été élu pour son sixième mandat consécutif en 24 ans. Ses trois fils, également des politiques, ont été photographiés à de nombreuses reprises en train de porter de t-shirts avec des messages en hébreu.

Le parti gauchiste des travailleurs du Brézil, ou PT, a lancé la campagne officielle de soutien de Lula pour la présidence même si l’ancien chef de l’état charismatique purge actuellement une peine de prison de 12 ans pour corruption et blanchiment d’argent. Selon toute vraisemblance, il ne pourra pas se présenter aux élections.

Des instituts d’opinion locaux mènent des sondages avec ou sans Lula, qui a dirigé le pays de 2003 à 2011. Tous les sondages qui incluent son nom le placent à égalité avec Bolsonaro.

Après les tirs de roquettes du Hamas, les réactions et soutiens internationaux

L’UE fustige les tirs de roquettes du Hamas : l’Union européenne, qui appelle Israël à la retenue, met en garde les deux parties “dangereusement proches” d’un nouveau conflit. 

De la fumée se dégage d'un bâtiment à l'ouest de la ville de Gaza, ciblé par l'armée de l'air israélienne en réponse à une attaque à la roquette qui a frappé le sud d'Israël le 9 août 2018 (AFP Photo / Mahmud Hams)

De la fumée se dégage d’un bâtiment à l’ouest de la ville de Gaza, ciblé par l’armée de l’air israélienne en réponse à une attaque à la roquette qui a frappé le sud d’Israël le 9 août 2018 (AFP Photo / Mahmud Hams)

Gaza et Israël sont « dangereusement proches » d’un nouveau conflit après une flambée de violence ces derniers jours, a averti vendredi l’Union européenne (UE), ajoutant qu’une urgente « désescalade » était nécessaire pour empêcher les civils de courir de nouveaux risques.

« Les tirs de roquettes de Gaza vers les communautés du sud d’Israël ainsi que d’autres actions violentes et provocations contre Israël par le Hamas et d’autres militants palestiniens [les groupes terroristes palestiniens du Hamas et du Jihad islamique] sont totalement inacceptables », a ajouté un porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères dans une déclaration.

Le Hamas a annoncé un cessez-le-feu vers minuit du jeudi au vendredi. Israël a nié avoir accepté le cessez-le-feu, bien qu’il semble avoir interrompu ses frappes de représailles sur Gaza après que le Hamas a mis fin aux tirs de roquettes.

La déclaration de l’UE a ajouté : « Tout en ayant le droit de se défendre, Israël est censé continuer à faire preuve de retenue et faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter les pertes civiles à Gaza. La mort d’une mère palestinienne enceinte et de son enfant dans cette dernière escalade est une perte tragique. »

« L’Union européenne réaffirme qu’elle soutient sans réserve les efforts déployés par l’Égypte et les Nations unies pour réduire les tensions et améliorer la situation à Gaza, notamment en renforçant la réponse internationale à la crise actuelle et en facilitant les déplacements et les accès. »

Washington condamne le Hamas, soutient le droit d’Israël à se défendre

Une officielle du département d’État demande la fin de la violence destructrice, blâme le groupe terroriste au pouvoir à Gaza pour la crise humanitaire de l’enclave

Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat américain, à  Washington, le 8 juin 2017. (Crédit : capture d'écran)

Heather Nauert, porte-parole du département d’Etat américain, à Washington, le 8 juin 2017. (Crédit : capture d’écran)

WASHINGTON – Les États-Unis ont condamné jeudi le groupe terroriste palestinien du Hamas pour avoir lancé quelque 200 roquettes et obus de mortier sur des communautés israéliennes et ont défendu la réponse militaire d’Israël dans le pire échange de tirs depuis la guerre de 2014.

La sous-secrétaire d’État à la diplomatie et aux affaires publiques, Mme Heather Nauert, a déclaré aux journalistes que répondre par la force aux projectiles du Hamas visant les villes israéliennes était justifiée : « C’est une situation très préoccupante », a-t-elle dit. « Nous condamnons les attaques de missiles contre Israël et appelons à mettre fin à la violence destructrice », a-t-elle déclaré. « Nous soutenons pleinement le droit d’Israël à se défendre et à prendre des mesures pour prévenir les provocations de cette nature. »

L’armée de l’air israélienne a réagi rapidement, bombardant au moins 12 positions du Hamas à travers la bande de Gaza, a déclaré l’armée. L’armée de l’air a également pris pour cible une voiture qui, selon l’armée, était utilisée par des terroristes pour lancer des roquettes sur le sud d’Israël à partir de la bande de Gaza. Un agent du Hamas aurait été tué lors de la frappe aérienne. Selon des informations non confirmées, il était le parent d’un commandant supérieur du Hamas.

Le Hamas a déclaré qu’une femme palestinienne enceinte et son enfant ont été tués lors d’une attaque israélienne plus tôt jeudi. Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a fait état du décès d’Aynas Abu Khamash, 23 ans, et de sa fille, Bayan, âgée de 18 mois. Selon Ashraf al-Qidra, un porte-parole du ministère, ils ont été tués lors d’une frappe israélienne dans la bande de Gaza tôt jeudi matin. Mohammed Abu Khamash, le mari d’Aynas, a été grièvement blessé pendant la frappe, a-t-il dit.

Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter le cas particulier de la famille Abu Khamash, mais a souligné que l’armée ne visait « que des sites militaires » dans ses raids.

Jeudi, Nauert a également blâmé le Hamas pour la situation désastreuse dans l’enclave côtière dévastée.

« N’oublions pas que le Hamas porte la responsabilité ultime de la situation humanitaire à Gaza », a-t-elle dit. « C’est une de nos grandes préoccupations. »

Le Hamas a déclaré jeudi soir qu’un cessez-le-feu a été conclu pour mettre fin à près de deux jours de combats intenses avec Israël, alors même que le cabinet de sécurité de haut niveau a demandé jeudi à l’armée israélienne de « continuer à agir avec force » contre les groupes terroristes à Gaza.

La chaîne de télévision Al-Aqsa du Hamas a rapporté jeudi soir qu’un cessez-le-feu s’était instauré « sur la base d’un calme mutuel ». Il a déclaré que l’accord a été négocié par l’Égypte et d’autres acteurs régionaux.

 

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Le britannique Corbin rend hommage aux terroristes des JO de Münich 1972

NdlR : en espérant qu’il ne sera jamais élu à la tête de ce pays ! Assurément, il flatte le vote musulman… God save the Queen ? 

Corbyn/JO de Munich : le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur demande son limogeage

Sajid Javid a déclaré qu’un autre chef de parti “ne serait plus là” après la diffusion de photos du chef du Labour rendant hommage aux cerveaux du massacre de 1972

Le chef du parti du Labour d'opposition britannique Jeremy Corbyn à Trafalgar Square durant une manifestation contre la visite du président américain Donald Trump au Royaume-Uni, le 13 juillet 2018 (Crédit : Niklas HALLEN/AFP)

Le chef du parti du Labour d’opposition britannique Jeremy Corbyn à Trafalgar Square durant une manifestation contre la visite du président américain Donald Trump au Royaume-Uni, le 13 juillet 2018 (Crédit : Niklas HALLEN/AFP)

Le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur Sajid Javid a vivement critiqué le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn dimanche après la diffusion de photos dans lesquelles on voit l’homme déposer des gerbes de fleurs sur les tombes de terroristes palestiniens en 2014 dans un cimetière tunisien.

« S’il s’agissait du chef de n’importe quel autre grand parti politique, il ou elle ne serait plus là à l’heure qu’il est », a écrit Javid sur Twitter. Javid est un membre du parti conservateur au pouvoir.

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Erdogan et la Livre turque : le début de la fin ?

Erdogan accuse les Etats-Unis de vouloir frapper la Turquie « dans le dos »

La Turquie et les Etats-Unis, alliés au sein de l’Otan, traversent une crise diplomatique qui se traduit notamment par la chute historique de la livre turque

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui impute à un « complot » américain la chute brutale de la livre turque, a accusé lundi les Etats-Unis de chercher à frapper la Turquie « dans le dos ».

« D’un côté, vous êtes avec nous dans l’Otan et, de l’autre, vous cherchez à frapper votre partenaire stratégique dans le dos. Une telle chose est-elle acceptable ? », a déclaré M. Erdogan lors d’un discours à Ankara.

« D’un côté, vous dites être notre partenaire stratégique et, de l’autre, vous nous tirez dans les pieds », a-t-il également déclaré.

La chute de la livre survient à quelques heures d’un discours attendu du ministre des Finances Berat Albayrak, également gendre du président Recep Tayyip Erdogan, qui doit présenter le «nouveau modèle économique du pays». Dans ce contexte particulier, la chute de la devise turque n’a pas manqué de faire réagir le président qui a dénoncé le 9 août au soir «des campagnes hostiles» contre son pays. «S’ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah !», a-t-il lancé.

Signe de l’imbrication étroite des problèmes structurels de l’économie turque et de l’influence de l’extérieur décriée par Recep Tayyip Erdogan, l’inquiétude des marchés a été renforcée par la publication d’un article du Financial Times selon lequel la Banque centrale européenne s’inquièterait d’une éventuelle contagion de cette crise monétaire à certaines banques européennes très présentes en Turquie.

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L’Europe nuance ses positions pro-palestiniennes : une première !

UE: le Parlement blâme le Hamas pour l’usage de boucliers humains –

Les membres du Parlement européen procèdent à un vote, à Strasbourg, le 5 février 2018. (Crédit : AFP / FREDERICK FLORIN)

Les membres du Parlement européen procèdent à un vote, à Strasbourg, le 5 février 2018. (Crédit : AFP / FREDERICK FLORIN)

Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution à une majorité écrasante qui dénonce le Hamas en le qualifiant de groupe terroriste qui utilise des boucliers humains et qui appelle à la destruction d’Israël et « semble viser l’escalade des tensions » à la frontière entre Gaza et Israël.

La motion appelle également à la libération des citoyens israéliens et à la restitution des corps des soldats tombés au combat détenus par le groupe terroriste palestinien dans l’enclave côtière.

Le Parlement européen a exhorté jeudi Israël à « s’abstenir de tout recours à la force létale » face à des manifestants palestiniens, après des affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien qui ont fait plus de 30 morts côté palestinien.

Dans une résolution adoptée à une large majorité, les eurodéputés ont condamné « le fait que des manifestants palestiniens innocents aient été tués et blessés dans la bande de Gaza au cours des trois dernières semaines ».

Le texte a été adopté avec 524 votes « pour », 30 votes « contre » et 92 abstentions.

Ils ont demandé « instamment aux forces israéliennes de défense de s’abstenir de tout recours à la force létale contre des manifestants non armés », et invité Israël à respecter le « droit fondamental à manifester pacifiquement ».

Les groupes de lobbyiste pro-israéliens ont salué la résolution, soulignant le fait inhabituel qu’un organe de l’Union européenne a trouvé des mots forts de condamnation non seulement pour Israël mais aussi pour le Hamas.

Idit Rosenzweig-Abu, porte-parole de la mission israélienne auprès de l’UE, a déclaré : « la résolution adoptée aujourd’hui est loin d’être pro-israélienne, mais nous sommes convaincus que des clauses anti-israéliennes sans précédent ont été supprimées et, surtout, nous sommes heureux d’entendre un appel fort et clair pour la libération immédiate des citoyens israéliens et le retour des corps de nos soldats détenus à Gaza. »

Comment le Mossad a fait sauter l’accord sur le nucléaire iranien…

En une nuit, le Mossad vole les archives iraniennes et les ramène en IsraëlLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prononce un discours sur le programme nucléaire iranien au ministère de la Défense à Tel Aviv le 30 avril 2018. (AFP PHOTO / Jack GUEZ)

Un haut responsable israélien déclare au New York Times que le Mossad avait découvert l’entrepôt en 2016 ; Trump a été informé du raid par le chef du Mossad Yossi Cohen

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prononce un discours sur le programme nucléaire iranien au ministère de la Défense à Tel Aviv le 30 avril 2018. (AFP PHOTO / Jack GUEZ)

Des espions de l’agence israélienne du Mossad ont découvert l’emplacement top secret d’un entrepôt utilisé pour stocker les dossiers d’armes nucléaires de l’Iran, sont entrés par effraction dans le bâtiment, ont pris une demi-tonne de documents et ont réussi à les faire passer en contrebande en Israël la même nuit, a rapporté lundi le New York Times.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a révélé l’opération audacieuse alors qu’il montrait les documents dans une présentation visant à prouver que l’Iran a menti au sujet de son programme secret d’armes atomiques.

Un haut responsable israélien, qui a parlé sous couvert de l’anonymat pour évoquer la mission secrète, a déclaré au Times que le Mossad avait découvert l’entrepôt en février 2016 et que le bâtiment était sous surveillance depuis lors.

Les agents sont entrés par effraction dans le bâtiment une nuit de janvier dernier, ont retiré les documents originaux et les ont ramenés clandestinement en Israël la même nuit, selon le journal.

Le président américain Donald Trump a été informé de l’opération par le chef du Mossad, Yossi Cohen, lors d’une visite à Washington en janvier dernier.

Le haut responsable a déclaré que le retard dans la publication des documents était dû au temps qu’il a fallu pour les analyser, la grande majorité d’entre eux étant en persan.

Netanyahu a décrit le bâtiment abritant les archives comme un « entrepôt délabré » dans le quartier de Shorabad, au sud de Téhéran.

« C’est là qu’ils gardaient les archives atomiques. Peu d’Iranien connaissaient l’endroit où elles se trouvaient, seules quelques personnes, et aussi quelques Israéliens », a ajouté M. Netanyahu.

« De l’extérieur, ce complexe semblait anodin. On aurait dit un entrepôt en ruines. Mais à l’intérieur, il contenait les archives atomiques secrètes de l’Iran enfermées dans d’immenses conteneurs », a-t-il expliqué.

Il a montré une photo de longues rangées de coffres-forts et a dit que les agents ont réussi à rapporter « une demi-tonne de documents » comprenant 55 000 fiches et 55 000 documents sous forme de 183 CD.

La cache, a-t-il poursuivi, contenait « des documents incriminants, des graphiques incriminantes, des exposés incriminants, des plans incriminants, des photos incriminantes, des vidéos incriminantes et plus encore ».

« Nous avons partagé ces documents avec les États-Unis, et les États-Unis peuvent se porter garants de leur authenticité », a-t-il conclu.

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Israël & Bahreïn : le soutien inattendu

Frappes en Syrie: Bahreïn soutient « le droit » d’Israël à « se défendre »Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Cheikh Khalid Bin Ahmed Al-Khalifa, lors d'une réunion au siège de la Ligue arabe au Caire, la capitale égyptienne, le 19 novembre 2017. (Crédit : AFP / KHALED DESOUKI)

Bahreïn est un des Etats arabes du Golfe très hostiles à l’Iran

Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Cheikh Khalid Bin Ahmed Al-Khalifa, lors d’une réunion au siège de la Ligue arabe au Caire, la capitale égyptienne, le 19 novembre 2017. (Crédit : AFP / KHALED DESOUKI)

Bahreïn, proche allié de l’Arabie saoudite, a affirmé jeudi qu’Israël avait « le droit de se défendre » à la suite de représailles israéliennes contre des cibles présentées comme iraniennes en Syrie. Offrant son soutien exceptionnel à l’armée israélienne, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, a déclaré sur Twitter : « N’importe quel Etat, y compris Israël, a le droit de se défendre en détruisant les sources de danger ».

Une vingtaine de roquettes ont été tirées sur des bases militaires israéliennes par les forces iraniennes depuis le sud de la Syrie juste après minuit jeudi, ce qui a déclenché un des plus grands affrontements direct entre Jérusalem et Téhéran, les avions israéliens ciblant de nombreux sites contrôlés par l’Iran en Syrie.

L’armée israélienne a déclaré que les premiers tirs de roquettes ont été effectués par des membres des Brigades Al-Qods, du Corps des Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC). C’était la première fois qu’Israël attribuait une attaque directement à l’Iran, qui opère généralement par procuration.

Certains des missiles entrants ont été interceptés par le système de défense Dôme de fer, selon l’armée. Il n’y a pas eu de pertes israéliennes dans l’attaque. Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que les bases militaires israéliennes avaient été endommagées, mais que les dégâts étaient « limités ».

En réponse, Israël a lancé une vaste campagne de représailles, frappant des bases iraniennes présumées dans toute la Syrie pendant des heures après le bombardement initial iranien, a déclaré un porte-parole militaire israélien, avertissant le dictateur syrien Bashar el-Assad de ne pas intervenir.

Jérusalem et le Brésil

NdlR : et nous… on attend toujours pour la tour Eiffel !!? 

Rio : Le christ rédempteur en bleu et blanc pour le 70e anniversaire d’Israël : L’ambassadeur israélien au Brésil a salué “un message de paix et de respect” ; la Pologne a également allumé ses monuments en l’honneur de l’Etat juif

La statue du christ rédempteur de Rio de Janeiro illuminée en bleu et blanc pour le 0ème anniversaire d'Israël le 14 mai 2018 (Autorisation du Consulat honoraire israélien à Rio via JTA)

La statue du christ rédempteur de Rio de Janeiro illuminée en bleu et blanc pour le 0ème anniversaire d’Israël le 14 mai 2018 (Autorisation du Consulat honoraire israélien à Rio via JTA)

Les monuments nationaux au Brésil et en Pologne ont été illuminés en bleu et blanc pour célébrer le 70ème anniversaire d’Israël.

La statue du christ rédempteur de Rio de Janeiro, qui est gérée par l’église catholique, s’est habillée lundi de bleu et de blanc.

L’illumination de ce monument de 30 mètres de haut à Rio, situé sur un pic à 213 mètres d’altitude, s’est également faite en présence de l’ambassadeur israélien Yossi Shelley et du président de la fédération juive de Rio, Herry Rosenberg. Symbole du christianisme à travers le monde depuis son inauguration en 1931, la statue figure sur la liste des sept merveilles du monde.

« Le Brésil est le foyer d’environ 13 000 Juifs et Israël accueille approximativement 150 000 chrétiens. Cet hommage transmet aujourd’hui un message de paix et de respect. Il y a toujours de la place pour toutes les religions », a commenté Shelley, qui a reçu il y a quelques jours la médaille de citoyen honoraire de l’assemblée municipale de Rio.

Le 22 avril, ce sont environ 2 000 Juifs qui ont fêté la journée de l’Indépendance israélienne dans un club juif de la ville, en présence du maire Marcelo Crivella, qui a fait don d’un terrain pour construire le tout premier mémorial de l’Holocauste. Il a lui-même posé la première pierre sur le site, en 2017. Le mois dernier, les mots « Holocauste, plus jamais ça » en portugais ont été projetés sur le bâtiment du Congrès national à Brasilia, un hommage sans précédent pour marquer la journée de commémoration de la Shoah dans la capitale.

En Pologne, le pont de Varsovie et le Palais de la Culture et des Sciences de la ville ont également été habillés de lumières bleues et blanches lundi, entraînant les remerciements rapides de l’ambassade israélienne dans le pays.

 

Jérusalem et le Guatemala

Afficher l’image sourceAprès les Etats-Unis, le Guatemala inaugure son ambassade à Jérusalem : Le président et la ministre des Affaires étrangères du pays d’Amérique centrale ont pris part à la cérémonie dans la capitale, avec Benjamin Netanyahu

Le Guatemala a ouvert son ambassade à Jérusalem mercredi matin, deux jours après que les Etats-Unis ont déplacé leur mission dans la capitale.

Le président du pays d’Amérique centrale, Jimmy Morales, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont coupé un ruban bleu et blanc et ont ensuite placé des morceaux de ruban dans les poches de leurs vestons.

Netanyahu a mentionné que Jérusalem hébergeait une avenue nommée « rue Guatemala », nommée en l’honneur de l’ancien ambassadeur du pays auprès de l’ONU, Jorge Garcia Granados.

Il y a 71 ans, Granados a joué un rôle crucial en convainquant les pays d’Amérique latine de voter en faveur de la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU, qui appelait à la partition de la Palestine mandataire en un Etat juif et un Etat arabe.

« Nous nous souvenons de nos amis, et le Guatemala est notre ami – jadis et maintenant », a déclaré Netanyahu.

« Nous partageons tant d’objectifs et de valeurs, même si nous sommes si loin », a-t-il ajouté, promettant de faire progresser la relation bilatérale de « manière pratique ».

A l’issue de son bref discours, Netanyahu a promis que son prochain voyage en Amérique latine démarrerait au Guatemala, bien qu’il n’ait pas encore annoncé de projets de voyage concrets.

La cérémonie, organisée dans la petite ambassade du Guatemala au Parc technologique de Malha à Jérusalem, était beaucoup plus modeste que celle de l’ambassade américaine lundi. Elle a débuté avec l’hymne national du Guatemala, suivi par l’Hatikva.

« Aujourd’hui est un jour historique », a déclaré l’ambassadrice guatémaltèque Sara Solís Castañeda, notant que son pays était le premier en Amérique latine à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« C’était le premier pays au monde à ouvrir une ambassade à Jérusalem en 1956 », a-t-elle noté.

L’ambassade a été fermée en 1980, après qu’Israël a adopté une loi déclarant qu’une Jérusalem « complète et unie » était la capitale d’Israël, et le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution appelant les Etats membres à retirer leurs missions diplomatiques de la ville.

La ministre des Affaires étrangères Sandra Jovel, qui s’est également rendue en Israël pour l’inauguration de l’ambassade, a mis en avant des valeurs telles que la démocratie et la lutte contre la corruption que partagent les deux pays et a salué « l’importante communauté juive » du Guatemala.

Le dernier orateur était le président Morales, qui a décrit les liens entre Israël et le Guatemala comme un « amour fraternel ».

Il a également rappelé la coopération bilatérale fructueuse du pays, s’engageant à prendre des mesures concrètes afin de les renforcer.

« Guatemala et Israël unis pour toujours », a-t-il déclaré.

Le 6 décembre 2017, le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël et a promis d’y déplacer l’ambassade américaine. Sa décision a été largement condamnée par la communauté internationale, bien qu’un certain nombre de pays d’Amérique latine et d’Europe centrale ont indiqué qu’ils pourraient en faire de même. Actuellement, seul le Paraguay a confirmé qu’il prévoyait d’ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Le président Horacio Cartes est attendu en Israël la semaine prochaine pour l’ouverture de l’ambassade de son pays, également située dans le Parc technologique de Malha.

Plus tard mercredi, Netanyahu devrait tenir une réunion officielle avec Morales et Jovel à son bureau et accueillir le président guatémaltèque et son épouse pour le dîner, selon l’agenda du Premier ministre.

En décembre dernier, le président américain Donald Trump a reconnu formellement Jérusalem comme capitale d’Israël et mis en branle des projets afin d’y déplacer l’ambassade américaine depuis Tel Aviv.

L’ambassade américaine a été officiellement inaugurée lundi à Jérusalem lors d’un événement auquel a participé une importante délégation américaine de haut niveau, dont Ivanka Trump et Jared Kushner faisaient partie, ainsi que des dirigeants israéliens.

Comment les dirigeants du Hamas manipulent l’opinion publique ? Avoeux…

NdlR : Accusé d’utiliser les mêmes méthodes que son frère ennemi du Fatah en Cisjordanie (jugé trop mou et conciliant), le Hamas se défend et avoue… 

Hamas : « nous trompons le public » au sujet des manifestations pacifiques / Mahmoud al-Zahar déclare que les manifestations à la frontière de Gaza sont “une résistance pacifique renforcée par une force militaire et par les agences de sécurité”

Mahmoud al-Zahar, co-fondateur du Hamas, s'adresse à Al Jazeera le 13 mai 2018. (Capture d'écran : MEMRI)

Mahmoud al-Zahar, co-fondateur du Hamas, s’adresse à Al Jazeera le 13 mai 2018. (Capture d’écran : MEMRI)

Un dirigeant du Hamas a déclaré dans une interview que le groupe terroriste « trompait l’opinion publique » lorsqu’il a parlé de « résistance pacifique », la veille d’une émeute au cours de laquelle 60 personnes ont été tuées à la frontière de Gaza, selon une traduction publiée mercredi par le Middle East Media Research Institute (MEMRI).

S’exprimant sur la chaîne qatarie Al Jazeera dimanche, Mahmoud al-Zahar, cofondateur du Hamas et membre éminent de la direction du groupe terroriste, a déclaré que son groupe utilisait une « supercherie terminologique flagrante ».

En réponse, Al-Zahar a dit : « C’est une supercherie terminologique flagrante ».

« Ce n’est pas une résistance pacifique. L’option (de la lutte armée) a-t-elle diminué ? Non. Au contraire, elle grandit et se développe. C’est clair », dit-il. « Ainsi, lorsque nous parlons de ‘résistance pacifique’, nous trompons le public. Il s’agit d’une résistance pacifique renforcée par une force militaire et des agences de sécurité, et bénéficiant d’un énorme soutien populaire ».

Un autre responsable du Hamas a reconnu mercredi que 50 des 62 Palestiniens tués lors des émeutes à la frontière de Gaza lundi et mardi étaient des membres du groupe terroriste islamiste, ce qui porte à 53 le nombre total de membres connus de groupes terroristes parmi les morts.

Al-Zahar s’est également vanté dans l’interview de l’armement et des capacités militaires du Hamas.

« Quand vous êtes en possession d’armes qui ont pu résister à l’occupation [d’Israël] dans les guerres de 2006, 2008, 2012 et 2014… Quand vous avez des armes qui sont utilisées par des hommes qui ont pu empêcher l’armée la plus forte de la région d’entrer dans la bande de Gaza pendant 51 jours, et qui ont pu capturer ou tuer des soldats de cette armée – est-ce vraiment de la ‘résistance pacifique’ », a-t-il demandé ?

Le dirigeant du Hamas a également critiqué le Fatah pour avoir déclaré qu’il considérait qu’il s’agissait d’une véritable résistance pacifique, prétendant que ce n’était pas ce que les Palestiniens voulaient.

« Quant à la « résistance pacifique » du Fatah, elle se résume à des rassemblements, manifestations, protestations, plaidoyers et demandes afin d’améliorer les conditions des négociations ou de permettre des pourparlers avec l’ennemi israélien », a-t-il dit. « Cette tromperie ne dupe pas l’opinion publique palestinienne. »

Israël tient le Hamas responsable de la violence meurtrière à Gaza, affirmant que le groupe terroriste a encouragé et dirigé les manifestations, qui comprenaient des attaques contre les soldats israéliens et des tentatives de franchir la clôture de la frontière. Tsahal a déclaré dimanche que le Hamas avait l’intention d’envoyer des terroristes armés à travers toute brèche dans la clôture pour « massacrer » les Israéliens.

Jeudi dernier, le leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a déclaré qu’il espérait voir une ouverture massive de la frontière israélienne au cours des manifestations de lundi coïncidant avec le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

 

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Le soutien polémique et ambigu des chrétiens évangéliques à ISRAËL

Friedman salue la « dévotion » à Israël des chrétiens évangéliques

L’envoyé israélien Ron Dermer explique que les chrétiens évangéliques sont la “colonne vertébrale” du soutien américain à Israël

L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis Ron Dermer, l'ambassadeur américain en Israël  David Friedman et le pasteur John Hagee, le 11 mai 2018 (Crédit : CUFI)

L’ambassadeur israélien aux Etats-Unis Ron Dermer, l’ambassadeur américain en Israël David Friedman et le pasteur John Hagee, le 11 mai 2018 (Crédit : CUFI)

L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, a déclaré que les Chrétiens évangéliques sont des soutiens plus passionnés d’Israël que beaucoup de Juifs.

S’exprimant auprès du New York Times au sujet de l’implication forte des soutiens chrétiens d’Israël à l’inauguration de lundi à l’ambassade américain de Jérusalem qu’il a présidée, Friedman a dit que les Chrétiens évangéliques « soutiennent Israël avec une plus grande ferveur et dévotion que beaucoup dans la communauté juive ».

Friedman a reconnu qu’il a personnellement invité John Hagee, qui a donné la bénédiction finale à l’événement, et le pasteur Robert Jeffress, qui a prononcé le discours d’ouverture.

Les USA n’avaient pas invité le pasteur contesté à l’inauguration de l’ambassade

Dans l’article publié samedi, Friedman les a qualifiés de « deux des leaders les plus suivis de la communauté évangélique », et il a dit qu’il « voulait honorer la communauté pour avoir été si constructive dans leur contribution au transfert ».

Dans son discours de lundi, Jeffress a salué « le leadership énorme de notre grand président, Donald J. Trump » et a aussi invoqué le « prince de la paix, Jésus notre seigneur ».

Baptiste du sud qui a fortement soutenu Trump lors des derniers mois de la campagne présidentielle de 2016 et était membre de son comité de conseil évangélique, Jeffress a autrefois dit que le peuple juif allait en enfer et a dit qu’Hitler faisait partie du plan de Dieu pour faire rentrer les Juifs en Israël. La critique de son choix pour s’exprimer à la cérémonie était menée par l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney, qui a qualifié Jeffress de « bigot religieux ».

Faisant écho à l’éloge de la communauté chrétienne évangélique par son homologue, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Ron Dermer, a dit au journal que les « chrétiens dévoués » étaient devenus la « colonne vertébrale » du soutien américain pour Israël. « Ça doit représenter un bon quart de la population, et c’est peut-être 10, 15, 20 fois la population juive », a déclaré Dermer.

Il a toutefois insisté que le gouvernement israélien était déterminé à maintenir un large soutien bipartite américain et juif américain pour Israël.

« On pourrait dire qu’il y a des changements ici et là, mais évidemment pour nous, c’est important d’avoir un soutien fort qui soit très large et bipartite », a déclaré Dermer. « On ne peut pas faire voler un avion avec une seule aile. »

Yair Lapid, le chef du parti Yesh Atid et rival clef de l’opposition de Netanyahu, a prévenu jeudi que Netanyahu alignait « dangereusement » son gouvernement avec les factions conservatrices évangéliques du parti républicain, et creusait encore plus le fossé avec les Démocrates. « Le fait que le gouvernement s’identifie complètement avec la faction conservatrice évangélique du parti républicain est dangereux », a dit Lapid.  Il a ajouté que s’il y avait un président et un Congrès américains démocrates en 2020, cela causerait un « sérieux problème » pour Israël si Netanyahu devait rester au pouvoir. Lapid a dit que le législateur juif démocrate Ted Dutch lui avait dit qu’on l’avait empêché de participer à l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem lundi. Aucun législateur démocrate n’était présent à l’événement.

L’article du New York Times, intitulé « Israël et les Evangéliques : la nouvelle ambassade américain signale une alliance croissante », a dit que le transfert de l’ambassade marquait « la reconnaissance la plus publique de l’importance croissante que le gouvernement Netanyahu accorde maintenant à ses alliés chrétiens conservateurs, même si certains ont été accusés d’avoir prononcé des déclarations antisémites ».

Il a dit que cela représentait « un changement historique et stratégique, s’appuyant sur la base beaucoup plus large de Chrétiens évangéliques, même au risque de détourner des Juifs américains qui pourraient se sentir gênés par le dénigrement de leur foi par certains évangéliques ».

« Le paradoxe est bien connu, a observé le journal. Les croyances de nombreux Chrétiens évangéliques qu’Israël est spécial aux yeux de Dieu – et, pour certains, une marque des prophéties d’apocalypse – ont conduit beaucoup de personnes à un soutien fort de l’état juif tout en insistant que le salut attend seulement ceux qui acceptent Jésus comme leur sauveur ».

En conséquence des liens de plus en plus chauds entre la droite israélienne et la droite chrétienne, une « polarisation » s’accélère – « transformant un soutien pour Israël en une question partisane à Washington ».

Jérusalem et le Paraguay

Le président du Paraguay inaugure son ambassade à Jérusalem

“Cette décision souveraine est un évènement historique pour les liens d’amitié vigoureux qui unissent Israël et le Paraguay”, a dit Horacio Cartes

Le président du Paraguay Horacio Cartes (à gauche) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu inaugurent la nouvelle ambassade du Paraguay à Jérusalem, le 21 mai 2018 (Amos Ben Gershom / GPO)

Le président du Paraguay Horacio Cartes (à gauche) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu inaugurent la nouvelle ambassade du Paraguay à Jérusalem, le 21 mai 2018 (Amos Ben Gershom / GPO)

Au cours d’une cérémonie au Parc Technologique Malha de la capitale, le Premier ministre et le président du Paraguay Horacio Cartes ont dévoilé ensemble lundi la plaque de la nouvelle ambassade, officialisant ainsi le transfert.

« Un grand jour pour Israël ; un grand jour pour le Paraguay – un grand jour pour notre amitié », a déclaré Netanyahu.

Netanyahu a rappelé que le Paraguay avait aidé des Juifs à fuir l’Allemagne nazie et avait soutenu la création de l’Etat d’Israël.

« Le Paraguay, avant mais particulièrement sous votre mandat, a pris une position très audacieuse dans les affaires internationales et a refusé de coopérer avec les mensonges proférés contre Israël », a déclaré Netanyahu à Cartes. Nous nous souvenons toujours de cela. Merci Horacio. Merci, merci au Paraguay ».

Netanyahu a dit que la coopération entre les deux pays serait encore « meilleure », citant des domaines comme l’agriculture, la sécurité et la technologie.

« Nous nous souvenons de nos amis. Nous n’avons pas de meilleurs amis que vous. Merci Horacio, merci le Paraguay », a conclu Netanyahu.

Le dirigeant paraguayen a dit qu’il s’agissait d’un « événement historique », ajoutant que cette occasion disposait d’ »une signification particulière puisqu’elle exprime l’amitié sincère et la solidarité courageuse entre le Paraguay et Israël ».

Cartes a dit : « Du plus profond de mon cœur, j’apprécie ce pays qui défend avec courage son droit de vivre en paix. Israël construit un état digne d’éloge et prospère économiquement qui assure son futur et celui de ses enfants ».

Jusqu’en 2012, l’ambassade du Paraguay était située dans la banlieue de Jérusalem du Mevasseret Zion, jusqu’à ce qu’elle ferme après qu’Israël a fermé son ambassade à Asuncion à cause de ce que le Ministère des Affaires étrangères qualifiait à l’époque de « contraintes budgétaires ».

En juillet 2013, le nouveau président élu Cartes a annoncé que le pays allait de nouveau ouvrir son ambassade en Israël, cette fois-ci à Tel Aviv. L’ambassade d’Israël à Asuncion a réouvert il y a moins de deux ans.

Après l’inauguration de l’ambassade lundi à Jérusalem, qui constituait une affaire beaucoup plus modeste que l’ouverture de l’ambassade américaine de la semaine dernière dans le quartier d’Arnona de la capitale, Cartes devait participer à une réception au ministère des Affaires étrangères en compagnie de Netanyahu. Cartes avait rencontré le président Reuven Rivlin plus tôt lundi.

Outre les Etats-Unis, le Guatemala et le Paraguay, un certain nombre d’autres pays ont exprimé le souhait de transférer leurs ambassades en Israël, notamment le Honduras, la République tchèque et la Roumanie.

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“Tout arme forgée contre toi sera sans effet…. “

Résultat d’images pour bdsL’état de Louisiane interdit le commerce avec les sociétés boycottant Israël : “Les Etats-Unis, et par affiliation la Louisiane, ont bénéficié de façon inestimable de notre profonde amitié avec Israël”, a dit le gouverneur démocrate

La Louisiane est devenue le 25ème état à rendre illégal le commerce avec des entreprises qui boycottent Israël ou ses implantations.

Le gouverneur John Bel Edwards a signé une ordonnance exécutive mardi qui interdit à l’état de passer des contrats avec une entreprise qui participerait au boycott d’Israël ou « des territoires contrôlés par Israël ». L’ordonnance nomme spécifiquement le mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) contre l’Etat juif.

« Les Etats-Unis, et par affiliation la Louisiane, ont bénéficié de façon inestimable de notre profonde amitié avec Israël. Tout effort visant le boycott d’Israël est un affront à cette longue relation. Je suis heureux que la Louisiane rejoigne dorénavant ce qui est devenu une masse spectaculaire d’états qui soutiennent notre allié le plus proche ».

Les militants pro-Israël ont fêté la propagation de lois anti-BDS comme un coup porté aux efforts visant à isoler Israël par des boycott partiaux et discriminatoires.

Mais certains déplorent des lois qui entraveraient la liberté d’expression et l’ACLU a, l’an dernier, déposé plainte au niveau fédéral contre une loi anti-BDS en Arizona.

Les groupes libéraux pro-israéliens déplorent également l’échec de la majorité des ordonnances et des lois à faire la distinction entre le boycott d’Israël dans les frontières de 1967, qu’ils rejettent, et le boycott des produits fabriqués dans les implantations.

Sous l’ordonnance adoptée par la Louisiane, un vendeur doit certifier par écrit qu’il n’est pas engagé dans un boycott d’Israël et qu’il ne s’y prêtera pas pendant toute la durée de son contrat. L’ordonnance appelle également l’Etat à mettre un terme aux contrats existants avec les entreprises si elles boycottent Israël ou soutiennent ceux qui le font.

Au début de l’année, le conseil municipal de la Nouvelle Orléans a adopté, puis annulé, une résolution esquissée par des militants anti-israéliens qui auraient interdit les investissements auprès de contrevenants aux droits de l’Homme.

L’antisémitisme musulman au plus haut après le transfert de l’ambassade US à Jérusalem

Caricatures antisémites dans les médias arabes après le transfert de l’ambassade : La Ligue anti-diffamation a recensé une forte augmentation de caricatures prétendant que les Juifs et les Israéliens contrôlent la politique américaine

  • Caricature montrant Israël, représenté comme un cochon, reposant sa tête sur un oreiller avec le motif du drapeau américain, les étoiles étant remplacées par des étoiles de David. Le titre dit : ” Transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem “. De al-Watan, 15 mai 2018, Egypte. (via l’Anti-Defamation League)ure avec des étoiles représentant les 50 États remplacés par des étoiles de David, les États-Unis offrent à Israël la mosquée al-Aqsa à Jérusalem. al-Yawm as-Sabi, 15 mai 2018, Egypte. (via l’Anti-Defamation League)
  • Caricature montrant la bande de Gaza empêchant le serpent représentant Israël de dévorer la mosquée al-Aqsa à Jérusalem. Le président américain Trump est représenté à cheval sur le serpent, portant une pancarte qui dit "Ambassade des États-Unis". De l'agence de presse iranienne Tasnim, le 15 mai 2018. (via l'Anti-Defamation League)
    Caricature montrant la bande de Gaza empêchant le serpent représentant Israël de dévorer la mosquée al-Aqsa à Jérusalem. Le président américain Trump est représenté à cheval sur le serpent, portant une pancarte qui dit “Ambassade des États-Unis”. De l’agence de presse iranienne Tasnim, le 15 mai 2018. (via l’Anti-Defamation League)

Il y a eu une forte augmentation des caricatures politiques antisémites et anti-israéliennes dans les journaux arabes à la suite du transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, selon la Ligue Anti-Diffamation (ADL).

L’ADL a recensé des caricatures de publications en langue arabe en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Qatar et en Iran.

Mozambique : ces attentats qui n’intéressent personne…

Mozambique: nouvelle attaque attribuée aux islamistes ; 10 personnes décapitées

Parmi les dix victimes figurent des enfants et le chef traditionnel du village, a précisé un habitant sous couvert de l’anonymat

Drapeau du Mozambique. (Domaine public)

Drapeau du Mozambique. (Domaine public)

Dix personnes, dont des enfants, ont été décapitées dimanche dans un village de l’extrême nord-est du Mozambique lors d’une nouvelle opération meurtrière attribuée à un groupe de jeunes musulmans radicaux qui défie depuis des mois le gouvernement et la police.

Selon plusieurs sources locales interrogées mardi sous couvert de l’anonymat par l’AFP, l’attaque s’est déroulée aux premières heures du jour dans le petit village de Monjane, dans la province du Cabo Delgado, non loin de la frontière avec la Tanzanie.

Les islamistes « visaient le chef du village parce qu’il avait fourni des informations à la police sur l’endroit où le groupe était caché », a expliqué à l’AFP une autre source locale.

« La police est arrivée beaucoup plus tard, les assaillants étaient déjà repartis pour se cacher dans la forêt », a-t-elle ajouté.

« Nous avons été informés de cette tragédie », a confirmé à l’AFP le représentant du gouvernement dans le district du Palma (province du Cabo Delgado), David Machimbuko, sans donner plus de détails.

La direction de la police mozambicaine a annoncé une conférence de presse mardi après-midi à Maputo, la capitale.

Connu sous le nom de « al-shabab » (« les jeunes » en arabe), un groupe islamiste radical a émergé en octobre lors d’une opération spectaculaire visant le commissariat de police et une caserne de l’armée dans la ville de Mocimboa da Praia, dans la même province du Cabo Delgado.

« Situation sérieuse »

La police n’avait pu reprendre le contrôle de la ville qu’au bout de deux jours de combats, qui s’étaient soldés par la mort de deux policiers, d’un chef local et de 14 « assaillants ».

La police et le gouvernement affirment depuis des mois que l’ordre a été rétabli dans la province, mais des violences sporadiques attribuées à ce groupe continuent à agiter la région, proche des énormes champs gaziers récemment découverts au large des côtes mozambicaines.

Fin avril encore, ce groupe est soupçonné d’avoir attaqué des villages de la région pour voler de la nourriture, faisant au moins un mort et trois blessés, selon des sources locales.

L’attaque de ce week-end « ne constitue pas une surprise et nous rappelle que la situation est sérieuse », a commenté pour l’AFP l’analyste Alex Vines, du centre de réflexion britannique Chatham House.

Plus de 300 personnes soupçonnées d’être proches de ce groupe ont été arrêtées depuis octobre.

La procureure générale du pays, Beatriz Buchili, a affirmé fin avril devant le Parlement que 133 d’entre elles étaient actuellement détenues dans l’attente d’un procès.

« La répression du gouvernement a été lourde, et provoqué plus de doléances » de la population, a estimé Alex Vines. « Certains hauts responsables mozambicains admettent en privé (…) que les inégalités, la pauvreté et le jeu de la politique locale sont largement à l’origine de la situation ».

Le Mozambique compte officiellement 17 % de musulmans.

Rapts

Selon de nombreux témoignages recueillis sur place par l’AFP en mars, le groupe « al-shabab » a émergé dans la région du Cabo Delgado en 2014 et prône un islam radical.

De nombreux habitants de la région affirment que ces islamistes sont à l’origine depuis des mois de plusieurs dizaines de rapts, en majorité des femmes, à l’image des enlèvements pratiqués à une échelle nettement supérieure par le groupe Boko Haram au Nigeria.

Les autorités mozambicaines se refusent cependant à confirmer cette vague de kidnappings.

Elles accusent le groupe de vouloir « renverser l’ordre établi » mais répugnent à les désigner comme des « islamistes » et assurent qu’ils n’ont aucun lien avec les « shabab » éponymes qui sèment la terreur en Somalie à grands coups d’attentats.

Dans une étude publiée la semaine dernière, l’universitaire mozambicain Joao Pereira a toutefois affirmé qu’une quarantaine de membres de ce groupe avaient été « entraînés par des mouvements qui opèrent dans la région des Grands Lacs d’abord, ensuite en Somalie et au Kenya ».

Ces violences interviennent dans une partie du Mozambique largement oubliée par l’essor économique des années 2000, qui a suivi la guerre civile meurtrière de 1976 à 1992.

Sa population redoute aujourd’hui de ne percevoir que des gouttes de la pluie de pétrodollars attendue des énormes gisements de gaz tout proches, découverts au large de Palma.

Privé d’aide internationale depuis 2016 pour avoir caché une partie de sa lourde dette, le gouvernement de Maputo compte sur l’exploitation de ces ressources pour rétablir sa délicate situation financière et relancer son économie en crise.

SINAÏ 2018 : une guerre (intra-musulmane) qui n’intéresse personne…

Egypte : deux soldats et huit jihadistes tués

Les forces armées mènent depuis le 9 février une vaste opération antijihadiste, alors que la péninsule est le théâtre d’une insurrection du groupe Etat islamique

Destruction d'une maison pendant une opération militaire dans la péninsule égyptienne du Sinaï, le 20 novembre 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Destruction d’une maison pendant une opération militaire dans la péninsule égyptienne du Sinaï, le 20 novembre 2014. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Deux soldats égyptiens et huit jihadistes ont été tués dans le cadre d’opérations militaires menées principalement dans la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte, ont annoncé mardi les forces armées.

Ces dernières mènent depuis le 9 février une vaste opération antijihadiste baptisée « Sinaï 2018 », alors que la péninsule est le théâtre d’une insurrection du groupe Etat islamique (EI).gratuite !

« Huit takfiristes (extrémistes) ont été éliminés dans des échanges de tirs » lors d’opérations des forces armées dans le centre et le nord du Sinaï, a précisé l’armée dans un communiqué.

« Deux soldats ont été tués et un officier et trois soldats ont été blessés », a ajouté l’armée.

Fin novembre, le président Abdel Fattah al-Sissi, réélu à plus de 97 % des voix en mars, avait donné trois mois à ses forces de sécurité pour rétablir la sécurité dans le Sinaï, un délai depuis prolongé.

Les zones d’opérations restent inaccessibles aux journalistes et aux ONG internationales.

Les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans cette région se sont intensifiées depuis le lancement de « Sinaï 2018 », a affirmé Human Rights Watch (HRW) la semaine dernière.

Un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elles se fondaient sur des sources « non-documentées ».

Journaliste et chercheur spécialiste du mouvement jihadiste dans le Sinaï, Ismail Alexandrani a été condamné la semaine dernière à 10 ans de prison par une cour militaire égyptienne, selon son avocat.

Il est accusé de faire partie des Frères Musulmans, mouvement déclaré organisation terroriste par l’Egypte depuis 2013, ainsi que d’avoir publié des secrets militaires.

Cette condamnation a été démentie par le porte-parole de l’armée, Tamer al-Refai, selon Reporters sans frontière (RSF).

 

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