Une attaque préventive israélienne fera-t-elle de l’IRAN chîite la prochaine cible du printemps sunnite ?

Israel IranISRAËL VS IRAN ? Tout le monde en parle, tout le monde le redoute, d’autres en doutent…mais en la matière, tout le monde peut se tromper ! Restons prudents sur ces annonces apocalyptiques un peu téléphonées et ne nous laissons pas embarquer dans des mouvements d’opinions publiques versatiles et instrumentalisées. Le discernement devient un exercice quotidien dans cette région du monde.     

Jamais un sujet aussi stratégique n’a été débattu dans la presse aussi ouvertement et repris en écho apocalyptique par tous les blogs de journalistes citoyens amateurs. Assurément, cette campagne de communication est d’abord une campagne de…communication. L’objectif réel est de mettre la pression sur les USA, l’ONU, Quartett&co,…pour obtenir plus de sanctions sur ce pays à la veille de la publication du rapport de l’AIEA.Israel Iran 

Quand des cartes d’Etat-major sont diffusées, assurément, le message est : “si vous n’y allez pas, nous irons…retenez-nous ou on fait un malheur !”  

ICI, sur guysen News l’avertissement de PERES.  Et aussi ICI !  

Selon Israël Flash, ce débat est un peu bidon : ICI ! .

Selon News 26…ICI !

Dans tous les cas, c’est bien la situation de fin de règne en Syrie qui autorise ce débat surréaliste. L’Iran est un préalable à toute intervention en Syrie et neutraliser en interne la Syrie était un préalable à toute intervention en Iran. Le vrai danger pour les israéliens reste la proximité du Hezbollah et du Hamas, armés par la Syrie et l’Iran.

Certains blogs sunnites et l’Arabie en tête de réseau, se félicitent ouvertement de ce que l’ennemi sioniste et l’ennemi chiite, se massacrent mutuellement. Qui a dit que c’était simple avec les gentils d’un côté et les méchants de l’autre ? Exemple : pour les occidentaux, la seule vraie menace est depuis toujours le PAKISTAN, déjà nucléarisé et sous dictature militaire.  Mais nous n’irons pas, nous avons trop besoin des ogives nucléaires pakistanaises pour tenir en respect la Chine, l’Inde, la Russie. (lire la suite )

 

 

Le président israélien a estimé ce week-end que la perspective d’une option militaire contre l’Iran pour l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire se rapprochait.
 

Prié de dire par la télévision israélienne si “quelque chose nous rapprochait d’une option militaire plutôt que diplomatique” pour régler la question du nucléaire iranien, Pérès a répondu: “Je le crois, je pense que les services de renseignement de tous ces pays regardent leur montre, préviennent leurs dirigeants qu’il ne reste plus beaucoup de temps” pour empêcher l’Iran de mettre la main sur l’arme atomique.

Le rapport que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’apprête à publier, probablement mardi 8 novembre, devrait prouver que l’Iran mène dans le domaine nucléaire diverses expériences ne pouvant se justifier que dans le cadre d’un programme militaire, dit-on dans les milieux diplomatiques occidentaux.  

Les médias israéliens ont rapporté cette semaine que le Premier ministre Benyamin Netanyahou tentait d’obtenir un consensus de son gouvernement en vue d’une attaque ciblée sur les installations nucléaires iraniennes. Le journal Haaretz affirme dans son édition du dimanche 6 novembre que les Etats-Unis ne sont pas parvenus à obtenir un engagement israélien clair selon lequel l’Etat juif ne mènera pas d’attaque surprise contre l’Iran. 

Raid contre l’Iran : Israël hésite et se prépare
par Laure Onno – Jeudi 3 novembre 2011 à 13:30

Le très controversé dossier nucléaire iranien revient sous les projecteurs.

 

L’hypothèse d’une frappe militaire contre les sites nucléaires iraniens revient brusquement sur le devant de l’actualité.
En cause, un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui doit être publié le 17 novembre et qui pointe du doigt le caractère militaire, nié par Mahmoud Ahmadinejad, du programme nucléaire iranien.
L’annonce de cette prochaine publication semble avoir joué le rôle de détonateur.
Si l’information, qui n’est plus un secret depuis de nombreuses années pour les services de renseignements occidentaux, son caractère officiel, certifié par l’AIEA, met l’Iran face à ses contradictions et donne davantage de légitimité à une intervention militaire.
Le rapport en question indique que Téhéran a transféré ses installations d’enrichissement d’uranium vers un site nucléaire renforcé près de la ville de Qom. Les Iraniens auraient également produit 70 kilogrammes d’uranium enrichi à 20%.
Mais face à ces données l’attitude à adopter reste à définir.
Israël, premier concerné par la menace du nucléaire en Iran, maintient le flou autour de ses intentions.
Pour les experts, les récents exercices de Tsahal couronnés de succès, expriment un message de l’Etat Juif : Israël, est paré pour intervenir. Malgré tout, les divisions subsistent entre certains membres du Gouvernement, de l’Etat-Major, et des Renseignements.
Les pays occidentaux ne sont pas en reste, ils entendent bien montrer qu’ils sont prêts à intervenir. Selon des responsables, l’armée britannique accélère elle aussi ses préparatifs, en vue d’une éventuelle attaque contre l’Iran en 2012. Le quotidien « The Guardian », précise que le ministère britannique de la Défense, prend en compte l’éventualité d’une frappe américaine, dans une « fenêtre de 12 mois ».
Côté iranien, on tente de donner une autre image de la situation. Finis, les appels à rayer Israël de la carte, Téhéran se pose en victime : « l’Iran a toujours été sous la menace d’Israël, ce n’est pas nouveau pour nous », a ainsi déclaré le chef de la diplomatie iranienne, précisant que son pays était « prêt pour la guerre ».
Le régime des mollahs, a renforcé sa coopération militaire et technique avec la Russie. Moscou a ainsi vendu à Téhéran, entre autres, le très avancé système mobile de radars, Avto-baza.
Par la force des choses, l’Iran parvient encore à montrer que l’impact des sanctions internationales reste limité.

  

En matière de surinformation ou/et de désinformation (?), l’opinion publique, particulièrement, la rue israélienne, aura été sevrée, au sujet d’une attaque des installations nucléaires iraniennes. 

Que cherche t-on à faire comprendre, dans quel but, avec quel impact sur quelles cibles? S’agit-il des gouvernements qui soutiennent encore l’Iran, les Ayatollahs eux-mêmes, voire des alliés encore trop tièdes, prêts à laisser filer l’agenda, leur dignité et leur virilité avec ? 

Par Marc Brzustowski 

Pourquoi d’anciens membres du renseignement mêlent-ils leurs noms prestigieux à un débat escamoté ? Celui-ci ressemble, d’ailleurs, plus à une foire d’empoigne ou à un chapelet de règlements de comptes en politique intérieure qu’à une mise en garde existentielle. 

Pendant qu’on occupe l’opinion à jouer à la roulette persane, quels sont les dangers patents qu’on ne résout pas ? Les enfants des écoles inventent, parfois, des occupations saugrenues, potentiellement mortelles, comme « le jeu du foulard » : on sert et on étrangle jusqu’à suffocation. A force de repousser les confrontations à demain, ne vient-il pas un moment où la saine réaction, le réflexe vital, risquent d’intervenir trop tard ? 

Trop de questions noient les questions essentielles. Il en va de même, dans l’effort de saturation des consciences entrepris au sujet de l’Iran. Mais, au fait, pour signifier quoi, exactement ? 

Notons que l’exhibition de nouveaux exercices de haute voltige, comme l’Armada de F16 israéliens, avec leurs homologues italiens « et d’autres pays de l’OTAN » n’ont rien d’exceptionnels ni de particulièrement nouveaux. En aucun cas, ils n’annoncent qu’on part en chasse au bunker iranien, dès le lendemain… Certains sites populistes, friands de scoop, et s’affublant même de la signature de « Ramatkal » tentent de le faire accroire. Ils sont, à n’en pas douter, dans le secret des D.ieux (du cirque). 

De même, il est heureux que le missile intercontinental Jéricho 3 fonctionne correctement. Il est capable de déjouer toute salve de missiles Shahab 3 iraniens et protège, théoriquement, le territoire, selon l’expert Uzi Rubin. Mais ce n’est pas d’hier que les industries aéronautiques militaires d’Israël font des prouesses. Quant aux exercices de protection contre la guerre des missiles sur le front intérieur : c’est une lapalissade de dire qu’ils se déroulent à échéance régulière, « pour de vrai », depuis deux superbes plans de retrait du Liban-Sud et de Gaza, censés apporter le calme, à défaut de concorde. Sont-ce les résidents du nord, ou ceux du sud, qui remportent la palme de la course aux abris ? Tic et Tac. 

Mais, il y a pire que les bavardages inconséquents des webzines. C’est l’affichage de la discorde politique et sécuritaire à haut niveau. Un journal koweitien al Jarida, prétend que le Premier israélien aurait ordonné au Shin Bet d’enquêter sur l’origine de « fuites » dans la presse. Les noms d’éminents chefs du renseignement israélien comme Dagan, Diskin sont mentionnés, pour de vains calculs de notoriété après leur retraite. Ce vol des pipelettes au-dessus d’un nid de coucous, digne d’une conciergerie, font encore l’objet des réprimandes de ministres en exercice, Gilad Erdan et Michaël Eitan, lors de la réunion du cabinet ministériel de ce dimanche 06 novembre… 

Un autre éminent du même tonneau, Ephraïm Halevy, affirme que les « Haredim posent un bien plus grand problème « existentiel » à Israël, qu’Ahmadinedjad », la bombe, la force Al Qods, le Hezbollah, l’attentat contre l’AMIA à Buenos-Aires… On se dit, alors, qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans le monde du secret-défense. Avi Dichter s’y met pour fustiger les « divulgations » du Ministère de la Défense, alias Ehud Barak, comme un étalage inutile, qui met en cause la prochaine participation d’alliés comme l’Italie ou la Grèce, à de nouveaux exercices du même genre. On se demande s’il n’y a pas le feu à la baraque… (sauf notre respect pour l’homme aux pistolets à eau sur le Mavi Marmara). 

Ou alors… ces discordes, tellement caricaturales, sont orchestrées, dans un superbe show du « je te tiens par la barbichette » : montrer au monde, et, en particulier, aux alliés réticents, que cela « fend le cœur », même des êtres censés les plus lucides et les mieux informés de la planète. Que cela peut même entraîner une hystérie collective à grande échelle. Mais que… Quand il faut y aller, il faut y aller ! 

Même les plus estimés, les « Supermen » de l’Intelligence avec un grand I, jurent mordicus qu’il faut faire le contraire, qu’il n’y a pas menace avant 2015. Ils se désavouent, ils se montrent pittoresques et presque comiques : on connaît, déjà, les grandes lignes du prochain rapport de l’AIEA du mardi 8, sur les avancées en matière balistique, en caches souterraines et en enrichissement d’uranium, au nez et à la barbe de nos ingénieux inspecteurs… Mais, peut-être est-on, sans qu’on le sache, en train de gagner un temps précieux, sur la cacophonie qui s’en suivra, dans les instances internationales. Un autre « Monde », celui d’une célèbre rédaction parisienne, faisait écho, il y a peu, à la sophistication d’un petit frère de Stuxnet, Duqu. Celui-ci fait plus qu’attaquer les systèmes, il rapporte de l’information à ses maîtres, en bon chienchien doté de son flair infaillible… 

L’autre avantage stratégique à cette vaste Comedia dell’Arte est qu’elle donne, précisément, raison au théoricien d’Israël comme « toile d’araignée », j’ai nommé Hassan Nasrallah. C’est la confirmation exacte du peu de considération qu’il a pour la société, et particulièrement, la classe politique et l’Etat-Major d’Eretz Israël. Il prétend même l’avoir défait, lors d’une précédente « D.ivine Victoire »… Est-ce une façon de l’attirer dans les filets? 

Celui-ci cherche à rassurer ses troupes et à contrecarrer la « guerre des nerfs » anti-iranienne, lancée dans la presse occidentale, à Washington, Londres (The Guardian, Telegraph UK…) et Jérusalem. Des plans précis sur une invasion de la Galilée, assortie d’une « Blitz Krieg » saturant, dès le premier jour, les défenses d’Israël, Tel Aviv, coupant ses voies de circulation et ses moyens d’intervention, circulent dans la presse libanaise, proche du Hezbollah. 

Le Secrétaire Général du mouvement chi’ite va jusqu’à affirmer que son organisation peut triompher sans même l’aide de la Syrie d’Assad, pour cause de débordement insurrectionnel, et sans le concours direct de l’Iran. Il annonce, d’autre part, que des arrivages frais de missiles antitanks et anti-aériens libyens lui sont livrés par des intermédiaires, proches du CNT de Tripoli et Benghazi, et des Frères Musulmans égyptiens. Ce qui revient à dire qu’on peut se passer de l’entremise de la « Boucherie Assad » en cessation de livraison… Merci qui ? Sarkozy, Cameron, Obama. 

Ces « fuites » orchestrées par la milice, hormis qu’elles renseignent sur des points faibles potentiels à soigner, démontrent que le bras armé de l’Iran est prêt à « prendre les devants ». Il peut répliquer à une « fuite en avant » israélo-américaine contre la bombe messianique, ou anticiper, en prétendant se rendre maître du terrain adverse. D’autre part, elles traduisent une lassitude dans la « guerre secrète » : en juin et juillet dernier, la centrale pro-iranienne à Beyrouth reconnaissait, effarée, l’ampleur de la pénétration des services israéliens et américains, au plus haut niveau de son Etat-Major militaire et sécuritaire. Elles disent deux choses : 

- malgré ces revers cuisants, impliquant de hautes personnalités, les services ennemis n’ont pas cassé « le code » : celui qui fait pivoter la clé des infrastructures souterraines et camouflées des sites de lancement. 

- Même si l’ennemi sait beaucoup de choses, nous pouvons le bluffer en jouant nos préparatifs carte sur la table. 

Ensuite, c’est quitte ou double. Un ordre de Téhéran, une information « truquée » sur une attaque imminente, de part ou d’autre, et c’est l’embrasement régional, promis par Assad. Donc, en matière de guerre psychologique, la meilleure défense, c’est toujours l’attaque. Les départs de feu, dans le Sud, de la part d’un Jihad islamique pro-iranien, en train de supplanter le Hamas, montrent assez que, s’il sent qu’il n’a plus rien à perdre, le Hezbollah peut en faire autant et dix fois pire. 

Frapper l’Iran concerne directement les premiers concernés par le risque d’hégémonie perse : les pays arabes du Golfe et leurs clients occidentaux en pétrole. Mais, il est illusoire de croire que l’obtention de la bombe par l’Iran ne mettrait pas le « rêve sioniste » directement en péril. Le projet est bien de garantir la sécurité de tous les Juifs en difficulté, persécutés, sur la planète. Une menace permanente de pluie de missiles sur Tel Aviv, avec, à la clé, un risque nucléaire majeur, à court terme, peut entraîner dans la mort de nombreux musulmans et pulvériser la région, retournée en désert perclus de cratères-. Assad ne montre t-il pas, chaque jour, qu’il peut massacrer un peuple entier, qu’importe ? 

Cette épée de Damoclès relève bien de la « menace existentielle », n’en déplaise à d’éminents mieux informés que nous. Dès ce seuil franchi par Ahmadinedjad et sa clique, ne restera que « l’option Samson » comme garantie de survie. Il s’agit, alors, d’entraîner avec soi, dans la mort atomique toute capitale qui s’y frotterait. La solution, dite de « seconde frappe » sous-marine ou par quelque autre moyen, à partir de zones limitrophes d’Asie Centrale, de la Géorgie au Kazakhstan, ne permet pas, logiquement, de sauver les zones habitables d’Israël. 

C’est pourquoi aucun jeu à somme nulle ne peut être envisagé. Si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres, jettent le gant, pour des motifs électoraux ou par frivolité, il est indubitable qu’Israël seul, sera dans l’obligation de faire ce qu’il faut, quoi qu’il en coûte. En douter équivaut à vivre, déjà, sur une autre planète. 

C’est ce qui est dit aujourd’hui, à Obama, Cameron, Sarkozy : le retrait d’Irak est un fiasco, car l’Iran remplace au fur et à mesure les pions manquants par ses forces Al Qods. Il en ira de même en Afghanistan. La « victoire » en Libye est une douche glacée et une vraie pantalonnade, car la Chari’a, le drapeau d’al Qaeda, le trafic d’armes lourdes en direction du Hezbollah et de l’Iran, les emblèmes verts et bras tendus soulèvent Tunis et le Caire… 

Oui, Messieurs les Occidentaux, vous avez fait chou blanc, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, Asie Centrale et partout où vous n’avez pas même la foi en vos paroles et que vos langues fourchent. Vous donnez la victoire à vos pires ennemis, en pavant l’enfer de vos meilleures intentions de « dialogue des civilisations ». 

La folie messianique, ou le simple « jeu du foulard » chi’ite ou sunnite, ne laissent pas d’autre alternative. Le compte à rebours a déjà commencé. 

Par Marc Brzustowski pour Israël-flash 

Lire la suite: http://www.israel-flash.com/2011/11/ultimatum-ou-%c2%ab-guerre-psychologique-%c2%bb-avec-le-jeu-d%e2%80%99echec-nucleaire-de-l%e2%80%99iran/#ixzz1cv84PBHu

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