Le choc des photos : roquettes palestiniennes contre anti-missiles israéliens

Des roquettes (à droite) tirées vers Israël depuis Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza, illuminent le ciel nocturne le 14 mai 2021, tandis que les missiles du Dôme de Fer sont tirés pour les intercepter. (Photo par ANAS BABA / AFP)

Des roquettes (à droite) tirées vers Israël depuis Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza, illuminent le ciel nocturne le 14 mai 2021, tandis que les missiles du Dôme de Fer sont tirés pour les intercepter. (Photo par ANAS BABA / AFP)

 

Le feu et la fumée montent de la tour Jalaa alors qu'elle est détruite lors d'une frappe aérienne israélienne après que Tsahal a averti les occupants de partir, à Gaza city, le 15 mai 2021 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Le feu et la fumée montent de la tour Jalaa alors qu’elle est détruite lors d’une frappe aérienne israélienne après que Tsahal a averti les occupants de partir, à Gaza city, le 15 mai 2021 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Une série d’images saisissantes capturées vendredi montre les batailles intenses qui font rage dans le ciel d’Israël et de Gaza, entre les roquettes lancées par des groupes terroristes et celles tirées par le Dôme de fer israélien pour les intercepter.Une photo en particulier, prise par Anas Baba de l’agence de presse française AFP, montre les lignes droites diagonales illuminées par les roquettes lancées depuis Gaza. On voit les batteries anti-missiles du Dôme de fer s’élever dans une fureur tourbillonnante pour les intercepter.Israël affirme que le Dôme de fer a intercepté plus de 90 % des roquettes tirées sur des zones habitées, sauvant des milliers de vies. Le système de radar avancé calcule quelles roquettes tomberont sans danger dans des zones inhabitées et les laisse poursuivre leur trajectoire.

 

Vague mondiale d’antisémitisme en marge du conflit ISRAËL / HAMAS

Des manifestants brandissent des pancartes et des banderoles lors d'un rassemblement pro-palestiniens à Londres, samedi 22 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)Vague d’antisémitisme: présence policière accrue à NY aux abords des lieux juifs. “La haine n’a pas sa place dans notre État”, a dit le gouverneur Cuomo, qui a ordonné le renforcement de la sécurité près des synagogues, écoles et établissements communautaires

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a ordonné lundi à la police de l’État de renforcer la protection des lieux juifs à travers l’État, suite à une recrudescence des attaques antisémites ces derniers jours.

« La haine n’a pas sa place dans notre État », a déclaré Cuomo, ajoutant qu’il avait ordonné à la police de l’État de New York d’augmenter les patrouilles dans les synagogues, les écoles et autres établissements de la communauté juive « suite à un pic d’attaques violentes ».

« La violence et l’intimidation antisémites sont contraires à la promesse et à la raison d’être de l’État de New York, et nous ne les tolérerons sous aucune forme », a-t-il déclaré.

« Nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir aux New-Yorkais juifs – et aux New-Yorkais de toutes confessions – la paix, la sûreté et la sécurité qu’ils méritent », a-t-il ajouté.

Les policiers de l’État renforceront leurs effectifs aux abords des établissements scolaires et religieux juifs dans les comtés de New York, Westchester, Rockland, Orange, Nassau et Suffolk, selon un communiqué.

Une présence policière accrue est également prévue pendant Shabbat.

Ces dernières semaines, les communautés juives du pays ont été confrontées à un antisémitisme grandissant pendant et après le conflit à Gaza et en Israël. Dans la ville de New York, pendant des rassemblements pro-israéliens et pro-palestiniens de jeudi, plusieurs juifs ont été agressés dans la rue.

Dans les jours qui ont suivi, des juifs de New York ont publié sur les réseaux sociaux des messages indiquant qu’ils avaient été menacés, harcelés ou attaqués parce qu’ils étaient juifs. Ces rapports rappellent une série d’incidents antisémites survenus à New York dans les mois qui ont précédé la pandémie, qui a paralysé la vie urbaine dans le monde entier. Au niveau national, l’Anti-Defamation League a enregistré une augmentation des incidents antisémites au cours de la première semaine des combats entre Israël et le Hamas.

Des attaques contre des synagogues et des Juifs ont également eu lieu dans d’autres villes. Des synagogues en Floride, en Illinois et en Arizona ont été visées. Plus tôt dans la semaine, deux incidents antisémites ont été filmés à Los Angeles.

Ces incidents antisémites ont poussé certains à s’abstenir de porter des symboles religieux en public par crainte d’être attaqués.

Dimanche, des centaines de personnes se sont rassemblées pour soutenir Israël à New York, quelques jours après qu’un cessez-le-feu amis fin aux combats entre Israël et le Hamas à Gaza.

La manifestation dans le sud de Manhattan, organisée par l’Israeli-American Council et d’autres organisations pro-israéliennes, comportait principalement des messages traditionnels de soutien à Israël. Les intervenants ont affirmé qu’Israël et les Juifs de New York faisaient face à un ennemi commun.

« Nous sommes ici aujourd’hui contre le terrorisme, unis contre le terrorisme », a déclaré Tal Shuster, l’un des organisateurs de l’événement, dans un discours. « Nous n’acceptons aucun type de terrorisme, ni à New York, ni en Israël, ni nulle part dans le monde ».

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La FRANCE et le risque d’Apartheid israélien selon son ministre !

Netanyahu s’en prend à Le Drian pour ses propos sur un « risque d’apartheid ». “Nous ne subirons aucune réprimande morale hypocrite et fausse sur cette question,” a mis en garde le chef de l’État israélien

« Le ministre a déclaré qu’Israël pourrait devenir un Etat d’apartheid – une affirmation éhontée, fausse et sans fondement », a déclaré en hébreu M. Netanyahu. « Nous n’accepterons aucune leçon de morale hypocrite et mensongère sur cette question », a ajouté M. Netanyahu.

« Dans l’État d’Israël, tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit leur origine ethnique. Israël est un phare de la démocratie et des droits de l’homme dans notre région… Nous ne subirons aucune réprimande morale hypocrite et fausse sur cette question, » a mis en garde le chef de l’État.

Dimanche, Jean-Yves Le Drian, invité de l’émission Le Grand jury RTL/Le Figaro/LCI. avait déclaré qu’Israël faisait face à un « risque d’apartheid […] fort si on continuait à aller dans une logique d’un seul État ou du statu quo, même le statu quo produit ça. »

« Mais ce qui m’a frappé le plus dans cette crise, c’est qu’il y a eu des conflits en Israël. Dans les villes israéliennes [mixtes], les communautés se sont affrontées. » « Là où il y a des Arabes, » précisa Adrien Gindre, rédacteur en chef du service politique du Groupe TF1 et représentant LCI.

« Et ça monte, et ça monte. En Israël, c’est la première fois. C’est la première fois. Et ça montre bien que si d’aventure, on avait une autre solution que la solution à deux États, on aurait alors les ingrédients d’un apartheid qui durerait longtemps donc il faut essayer d’éviter cette situation. »

« C’est la faute de Netanyahu ? » a interrompu le journaliste du Figaro Guillaume Roquette…  » Je vais pas accuser, je pense qu’il faut dire d’abord, c’est la faute du Hamas. Le Hamas, c’est une organisation terroriste. »

« Non je parle des tensions à l’intérieur même d’Israël, » précisa Roquette.

Quelque peu perplexe devant la question, Le Drian répond : « c’est la réalité du fait que des communautés vivent l’une à côté de l’autre sans perspectives politiques réelles. »

« Mais vous employez le mot d’apartheid, » coupa Gindre. « Non, j’ai dit que le risque d’apartheid était fort si on continuait à aller dans une logique d’un seul État ou du statu quo, même le statu quo produit ça. »

« Mais d’apartheid, il n’y a pas aujourd’hui en Israël c’est ce que dit une démocrate aujourd’hui aux États-Unis, » indiqua Benjamin Sportouch, rédacteur en chef du service politique de RTL, sans indiquer le nom de la représentante et en donnant l’impression que les autres représentants démocrates le pensent, alors que Joe Biden a bien réaffirmé le soutien des Démocrates à l’égard d’Israël, hormis l’aile ultra-progressiste, notamment représentée par « la Brigade ». « Oui, mais le risque est celui-là. C’est la première fois que l’on a pu constater des situations de conflictualité dans les villes et je parle pas de la Cisjordanie, » insiste Le Drian.

Ces dernières semaines, la cohabitation entre Juifs et Arabes a volé en éclats dans plusieurs villes mixtes israéliennes, au moment où Israël affrontait le mouvement terroriste islamiste du Hamas dans l’enclave palestinienne de Gaza.

 

Guerre HAMAS vs ISRAËL : bilan

Tsahal se prépare au prochaDes membres de l'aile militaire du groupe terroriste Hamas défilent à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2021, alors que le Hamas revendique la victoire à l'issue d'un conflit de 11 jours avec Israël. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)in round, le Hamas organise un défilé de la victoire. Les responsables de la Défense préviennent que le cessez-le-feu est très instable, pourrait rapidement se transformer à nouveau en conflit

Des membres de l’aile militaire du groupe terroriste Hamas défilent à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2021, alors que le Hamas revendique la victoire à l’issue d’un conflit de 11 jours avec Israël. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Une semaine après qu’un cessez-le-feu a mis fin à 11 jours d’hostilités entre Israël et le Hamas, Tsahal se préparerait déjà aux prochains combats, des hauts responsables de l’armée se déclarant préoccupés par une escalade imminente de la violence de la part du groupe terroriste basé à Gaza.

Selon la Treizième chaîne, de hauts responsables de la Défense avaient qualifié le cessez-le-feu de « très instable ».

L’avertissement est survenu alors que le Hamas présentait une partie de son artillerie lors d’un défilé de victoire à Khan Younis, au sud de Gaza.

Alors que la classe politique israélienne a pratiquement déclaré la victoire dans l’opération “Gardien des Murs”, de hauts responsables de Tsahal ont fait valoir qu’à ce stade, il est impossible de déterminer dans quelle mesure le Hamas a été dissuadé d’attaquer dans le futur, et à quel point les dommages dans la bande de Gaza seraient susceptibles d’affecter sa décision de lancer une autre campagne prochainemen

Jeudi, le chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, a déclaré que les combats entre l’armée et le groupe terroriste Hamas, au pouvoir à Gaza, avaient pris fin avec un avantage décisif pour Israël.

« L’opération s’est soldée par un net avantage pour Tsahal, et le Hamas, qui a déclenché une guerre en tant que prétendu défenseur de Jérusalem, l’a achevée en tant que destructeur de Gaza », a déclaré Kohavi dans un discours aux gradués de l’académie de l’armée.

Il a vanté les « nombreux accomplissements » d’Israël dans la campagne par rapport aux réalisations militaires « limitées » du Hamas, dont la plupart étaient d’après lui psychologiques.

Dans le même temps, il a ajouté que Tsahal tirait les leçons du combat et que « nous nous préparons déjà pour la prochaine campagne ».

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi,

lors d’une conférence de presse après le cessez-le-feu avec Gaza, l

e 21 ma1 2021. (Screenshot)

Pendant ce temps à Gaza, le Hamas a organisé jeudi un défilé militaire pour célébrer ce qu’il appelle la « victoire de la résistance », au cours de laquelle le groupe a présenté divers systèmes d’armement utilisés dans les combats contre Israël.

Le défilé, qui a attiré une grande foule de partisans, a eu lieu à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza.

Le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a été photographié sur un canapé dans ses bureaux bombardés.

L’Égypte a invité Israël, le Hamas et l’Autorité palestinienne à des pourparlers séparés visant à consolider le cessez-le-feu, a déclaré jeudi un responsable des renseignements égyptiens. Les pourparlers porteraient également sur l’accélération du processus de reconstruction à Gaza.

« Nous recherchons une trêve à long terme, qui permettrait de poursuivre les discussions et éventuellement des pourparlers directs », a déclaré le responsable, qui avait une connaissance approfondie de la procédure ayant conduit au cessez-le-feu, et qui a parlé sous couvert d’anonymat, n’étant pas autorisé à s’entretenir avec la presse.

Mercredi, Kan News a rapporté qu’Israël exigerait que de tels pourparlers incluent des discussions sur le retour de civils israéliens, ainsi que des corps de deux soldats de Tsahal détenus par le Hamas depuis près de sept ans.

Hadar Goldin et Oron Shaul, soldats de Tsahal, ont été tués au cours de la guerre de l’été 2014 avec le Hamas, tandis que le civil Avera Mengistu a été capturé après être entré à Gaza de son propre chef la même année. Mengistu souffrirait de troubles de la santé mentale. Hisham al-Sayed, un deuxième civil, est entré dans la bande de Gaza en 2015 et y est détenu depuis lors.

Selon le rapport, un responsable militaire égyptien anonyme s’est rendu en Israël la semaine dernière pour discuter de l’initiative, mais aucune date pour le sommet proposé n’a été fixée. Kan a en outre rapporté qu’Israël avait fixé deux conditions à sa participation : que les pourparlers avec le Hamas et l’Autorité palestinienne se déroulent séparément, et que chaque étape du processus de reconstruction de Gaza soit liée à l’avancement du retour des captifs.

Bien que Tsahal affirme avoir porté un coup important aux capacités militaires du Hamas et démantelé ses stratégies clé en attaquant son réseau de tunnels souterrains à l’intérieur de la bande de Gaza, il reconnaît que le groupe terroriste a toujours des milliers de roquettes dans ses arsenaux et pourrait facilement décider de les utiliser à nouveau.

Peu de temps avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le chef des opérations de Tsahal, le major général Aharon Haliva, a déclaré que le conflit serait considéré comme un succès pour Israël s’il apportait cinq ans de calme à Gaza.

Mais les responsables des renseignements ont précisé mercredi qu’il ne s’agissait pas d’une estimation de la durée du cessez-le-feu, juste d’un baromètre pour évaluer le résultat de la campagne, connue sous le nom d’opération Gardien des murs.

Cherchant à établir un narratif pour expliquer les combats à leur peuple, les dirigeants du Hamas ont annoncé leur victoire dans le conflit, l’atteinte d’un bon nombre de leurs objectifs venant légitimer cette revendication.

Tout au long des combats, le groupe terroriste s’est défini comme un protecteur de Jérusalem – lançant le premier barrage de roquettes sur la capitale en réponse aux violents affrontements entre manifestants musulmans et policiers israéliens sur le mont du Temple. Il a également réussi à exacerber les divisions croissantes entre juifs et Arabes israéliens, à inspirer des attaques contre des civils et des soldats israéliens en Cisjordanie, à attirer l’attention internationale sur la cause palestinienne, et à tuer 11 civils en Israël.

Le coût pour le Hamas a été élevé : pendant le conflit, Israël a tué un certain nombre de hauts responsables, dont plusieurs membres clés de son aile de recherche et développement, et a mené des frappes sur prés d’une quarantaine de centres de production de roquettes, ce qui rendra les choses beaucoup plus difficile pour le groupe terroriste de reconstituer ses arsenaux. Tsahal a également intercepté tous les drones – à la fois des véhicules aériens sans pilote et des sous-marins autonomes – que le Hamas a lancés, ainsi que plusieurs appareils au sol avant qu’ils ne puissent être déployés.

Aussi, de manière peut-être plus significative encore, l’armée israélienne a détruit plus de 100 kilomètres de tunnels du Hamas dans la bande de Gaza, qu’Israël a surnommés «le métro». Cela a rendu inutilisables de larges pans de l’infrastructure souterraine du groupe terroriste – environ un tiers, selon les évaluations de Tsahal – et, plus important encore, a démontré aux membres du Hamas qu’ils étaient vulnérables aux attaques dans leurs bunkers souterrains. Le Hamas doit maintenant déterminer si le prix considérable qu’il a payé pour ces réalisations en valait la peine, ou s’il a remporté une victoire à la Pyrrhus. Cela ne s’éclaircira que dans les mois et les années à venir, selon les évaluations de Tsahal.

 

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COVID19 : un bien étrange retour à la normale. Jusque à quand ?

NdlR : 70% de la population vaccinée. Et si l’épidémie devait reprendre à cause des 30 % de non vaccinés ? Des pass sanitaires bizarrement abandonnés à peine élaborés. Un crash test géant à l’échelle mondiale pour tester les réactions ? Non, cette crise n’est pas finie. C’est le début d’autre chose. Nous avons changé de modèle. Le COVID19 s’en va ? Bon vent. Le roi est mort, vive le roi !   

Israël : RetoDes Israéliens vont voir un film au Cinema City de Jérusalem, le 27 mai 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)ur à la normale avec la levée de presque toutes les restrictions. Les obligations du Pass vert et du Badge pourpre disparaissent mardi et tous les lieux sont dorénavant ouverts à tous, sans limite, alors que le pays veut enfin tourner la page

Des Israéliens vont voir un film au Cinema City de Jérusalem, le 27 mai 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël devrait goûter enfin à la réalité post-pandémie dès mardi – alors que les dernières séries des restrictions mises en place depuis plus d’un an dans le cadre de la lutte contre le coronavirus doivent être levées.

Le nombre de cas de COVID-19, dans le pays, continue à chuter.

Les systèmes du Passeport vert et du Badge pourpre, qui définissaient les directives sur le nombre de personnes autorisées à entrer dans les lieux publics et sur la gestion du fonctionnement de ces derniers, expirent en date du 1er juin. Ce qui signifie que les Israéliens n’auront plus besoin d’apporter une preuve de vaccination ou de rémission pour accéder à des espaces variés et que les limitations d’accueil mises en vigueur dans les magasins, dans les restaurants et autres seront levées.

Les rassemblements ne seront plus soumis à des restrictions, qu’ils aient lieu en plein air ou en espace clos.

Les activités de la majorité des entreprises et des écoles sont d’ores et déjà revenues à la normale et la mise en œuvre d’un grand nombre de restrictions sanitaires a été abandonnée. Les seules directives majeures encore en vigueur sont l’obligation du port du masque dans les espaces clos – elle devait être bientôt levée elle aussi – ainsi que la nécessité, pour les personnes non-vaccinées qui entrent dans le pays, de se mettre en quatorzaine.

Cette décision d’abandonner les restrictions survient alors que le nombre de cas est tombé à 350 et que seulement une poignée de nouveaux cas de coronavirus est enregistrée quotidiennement. Dimanche, quatre nouveaux cas ont été répertoriés contre douze dans la journée de samedi.

La crise sanitaire entraînée par la pandémie de coronavirus a été forte au sein de l’État juif, avec 839 475 cas dans un pays d’un peu plus de neuf millions de personnes, et 6 412 décès. A l’apogée de l’épidémie, il y a eu 88 000 cas actifs dans le pays avec des milliers de plus diagnostiqués chaque jour, et 1 228 cas graves.

Cette levée des restrictions a été largement rendue possible par une campagne de vaccination unique au monde. Plus de 70 % des Israéliens âgés de 20 ans et plus ont reçu les deux doses de vaccin nécessaires contre le coronavirus, et le gouvernement devrait approuver, dans les prochains jours, l’immunisation des adolescents dès l’âge de 12 ans.

Néanmoins, 49 personnes atteintes par la COVID-19 se trouvent actuellement dans un état grave et 36 sont actuellement placées sous respirateur, selon les données transmises dans l’après-midi de lundi par le ministère de la Santé. Des chiffres en baisse : Ils s’élevaient, début mai, à plus de cent personnes dans un état critique. Au mois de janvier, à l’apogée de la troisième vague d’infections, plus de 1 200 Israéliens étaient dans un état grave.

Israël a été parmi les premiers pays au monde – à l’exception des pays d’Extrême-Orient – à imposer des restrictions majeures à la population et aux nouveaux-arrivants dans le pays. Alors que les limitations sur les rassemblements et les exigences de quarantaine ont été imposées dès le mois de mars 2020, le pays a connu trois confinements d’intensité variée qui ont immobilisé véritablement la vie au sein de l’État juif.

Au cours des derniers mois, le pays a commencé à se rouvrir graduellement, d’abord aux détendeurs du Passeport vert qui a été délivré aux Israéliens ayant été vaccinés ou étant en rémission du coronavirus – excluant, dans les faits, la majorité des enfants.

Les confinements auraient entraîné des milliards de shekels de pertes économiques, avec de nombreuses petites entreprises qui ont dû baisser définitivement le rideau, dans un contexte de plaintes dénonçant des aides insuffisantes de la part de l’État. Parmi les plus durement touchés, les restaurants – dont les gérants ont manifesté régulièrement en déplorant des mesures qui, selon eux, ont été draconiennes et trop aléatoires.

« De notre point de vue, le 1er juin 2021 est une fête », commente Tomer Mor, à la tête d’un groupe de défense des restaurateurs, auprès du site Ynet. « C’est le jour où notre lutte porte enfin ses fruits avec l’abandon du Passeport vert et du Badge pourpre. Nous sommes très heureux de pouvoir à nouveau accueillir, sans limite et de manière inconditionnelle, le public – enfants, adultes et familles ». Tandis que les allègements précédents des restrictions, à l’été et à l’automne dernier, avaient entraîné une hausse des contaminations, les chiffres, cette fois-ci, continuent à baisser – un signe que la pandémie pourrait largement dorénavant appartenir au passé.

Des inquiétudes subsistent néanmoins sur l’entrée potentielle de souches résistantes au vaccin du coronavirus dans le pays. Le Vietnam a annoncé, samedi, qu’il avait découvert un nouveau variant de la COVID-19 qui se propage rapidement dans l’air et qui est une combinaison des souches indienne et britannique.

L’efficacité des vaccins actuels reste indéterminée concernant la propagation de ce nouveau variant.

Ces craintes signifient que les exigences de mise en quatorzaine pourraient rester en place pour les voyageurs non-vaccinés, a indiqué dimanche Chezy Levy, directeur-général du ministère de la Santé.

« Nous n’envisageons pas un assouplissement des directives en vigueur à l’aéroport Ben-Gurion. Nous continuerons à tester les voyageurs retournant en Israël et à les placer à l’isolement », a déclaré Levy au micro de la Radio militaire. « C’est là où la détection est importante, parce qu’une maladie non-détectée peut ramener le virus dans le pays ».

Lundi, les ministres du cabinet dit « du coronavirus » ont voté en faveur du maintien des mesures de dépistage pour les nouveaux-arrivants au sein de l’État juif. Ils devront se soumettre à un test 72 heures avant le vol, et immédiatement après l’atterrissage.D’autres restrictions ont été levées et notamment l’obligation de respecter une distanciation sociale de deux mètres dans l’enceinte de l’aéroport, et l’obligation, pour les voyageurs, de changer de masque au milieu du vol. Les transporteurs aériens, de leur côté, sont autorisés à revoir les services offerts aux passagers – qui avaient été limités dans le cadre de la lutte contre le coronavirus – à la hausse dans leurs avions.

Vendredi, les ministres ont voté l’ajout de la Russie et de l’Argentine à la liste des pays interdits pour les voyages, au vu de taux d’infection croissants dans ces territoires. Ils rejoignent sur cette liste des pays « rouges » l’Ukraine, l’Éthiopie, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du sud, le Mexique et la Turquie. Pour ces destinations, les vols vers et depuis Israël sont interdits, sauf dispense particulière accordée par le gouvernement.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, pour sa part, a vivement recommandé aux Israéliens de ne pas prendre de vacances à l’étranger pour le moment.

Les membres du forum national de gestion de l’épidémie de coronavirus, au sein du ministère de la Santé, ont déclaré la semaine dernière qu’il n’y avait eu aucune discussion avec les experts avant l’annonce de cette dernière levée des restrictions. Selon la station de radio publique Kan, un membre du forum, dont l’identité n’a pas été révélée, a exprimé sa grande surprise suite à cette décision, s’interrogeant sur ses motivations. D’autres ont indiqué à la station qu’ils n’en avaient entendu parler que par le biais des médias, et qu’ils se posaient des questions sur d’éventuelles dimensions politiques intervenant dans ce choix.

Toutefois, le professeur Dror Mevorach, chef de la médecine interne à l’hôpital Hadassah de Jérusalem, a déclaré au Times of Israel que le moment choisi pour la levée des restrictions était le bon. « Les cas ont diminué, le virus ne se propage plus et nous n’avons plus de maladie clinique dans le pays », a-t-il commenté. « Même dans la population non-vaccinée, la maladie ne se répand plus. Pour résumer, nous sommes revenus à la normale ».

 

ARABIE SAOUDITE : les mosquées priées de la mettre en veilleuse

ArLa Mosquée du prophète, à Médine, deuxième ville sainte de l'islam, en Arabie saoudite. Un attentat suicide a eu lieu devant la mosquée le 4 juillet 2016. (Crédit : Omar Chatriwala/CC BY 2.0/WikiCommons)abie Saoudite : un ministre veut mettre les mosquées en veilleuse. “Ceux qui veulent prier n’ont pas besoin d’attendre l’appel à la prière de l’imam,” a déclaré Abdullatif al-Sheikh

La Mosquée du prophète, à Médine, deuxième ville sainte de l’islam, en Arabie saoudite. Un attentat suicide a eu lieu devant la mosquée le 4 juillet 2016. (Crédit : Omar Chatriwala/CC BY 2.0/WikiCommons)

Un ministre saoudien a défendu lundi sa décision de contraindre les millers de mosquées du pays à baisser le volume de leur haut-parleurs, notamment lors de l’appel à la prière, une décision controversée dans ce royaume ultra-conservateur. Le ministère des Affaires islamiques a ordonné la semaine dernière aux mosquées de régler leurs haut-parleurs à un tiers de leur volume maximum, et de limiter leur usage à l’appel à la prière et non à la diffusion de sermons entiers. Cette mesure a aussitôt suscité une levée de boucliers dans les milieux religieux et conservateurs dans un pays pratiquant un islam rigoriste.

Le ministre des Affaires islamiques Abdullatif al-Sheikh a justifié cette décision en invoquant la santé et le bien-être des enfants et des personnes âgées, dérangés par le bruit.

« Ceux qui veulent prier n’ont pas besoin d’attendre l’appel à la prière de l’imam », a assuré le ministre dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat. « Ils devraient déjà être avant à la mosquée », a-t-il ajouté.

Des chaînes de télévision diffusent déjà prières et sermons sur le coran, a-t-il encore expliqué, suggérant que les mosquées n’avaient pas besoin d’en rajouter. Dans un pays abritant des dizaines de milliers de mosquées, cette décision a été bien accueillie. Mais elle a aussi déchaîné les passions sur les réseaux sociaux. Un « hashtag » suggérant l’interdiction de la musique dans les restaurants et les cafés a ainsi été maintes fois relayé.

Le ministre a jugé que les critiques émanaient des « ennemis du royaume » désireux de « d’agiter l’opinion publique ». Cette mesure est conforme à la politique de libéralisation voulue par le prince héritier et dirigeant de fait du royaume, Mohammed ben Salmane. Celui-ci a ordonné la levée de plusieurs interdits ou restrictions, comme l’interdiction de conduire pour les femmes, tout en autorisant des concerts rassemblant hommes et femmes, ce qui était strictement interdit auparavant.

Ces assouplissements ont été favorablement accueillis par nombre de Saoudiens dans un pays où deux-tiers de la population a moins de 30 ans. Le royaume a également limité les pouvoirs de sa police religieuse, autrefois redoutée lorsqu’elle n’hésitait pas par exemple à chasser les gens des centres commerciaux au moment de la prière.

 

Issac HERZOG, nouveau Président d’Israël

IsaacIsaac Herzog aux abords de la Knesset (Autorisation) Herzog élu président d’Israël par la Knesset. L’ancien travailliste a été élu avec 87 voix contre 26 pour son adversaire Miriam Peretz

Le travailliste Isaac Herzog, 60 ans, a été élu président de l’Etat d’Israël mercredi par les députés, en pleine crise politique et à quelques heures d’un ultimatum pour former un gouvernement de coalition en Israël.

Autrefois chef du parti travailliste et président de l’Agence juive, Isaac Herzog, devient le onzième président de l’Etat hébreu et remplace Reuven Rivlin à cette fonction largement honorifique, a indiqué la chaîne parlementaire.

Il a été élu avec 87 voix contre 26 pour son adversaire Miriam Peretz. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a félicité Isaac Herzog pour son élection en tant que prochain président d’Israël. « Au nom de tous les citoyens israéliens, je lui souhaite bonne chance », a-t-il dit.

« Je remercie Miriam Peretz pour sa candidature honorable et je suis certain qu’elle continuera à contribuer à la société israélienne, comme elle l’a fait toute sa vie », a ajouté le Premier ministre.

« Toute ma vie a été au service de l’Etat, ce sera un honneur de vous servir comme président de notre Etat que nous aimons tous », affirmait Herzog fils, dans son clip de campagne diffusé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux.

Celui qui occupera pour les sept prochaines années une fonction –en grande partie symbolique– avait convoité, en 2015, le poste de Premier ministre. L’avocat de formation, né en 1960, avait alors en face de lui un adversaire redoutable: un certain Benjamin Netanyahu.

« Quand je me suis porté candidat à la tête du parti travailliste, ils ont dit: +il n’a pas de charisme, aucune chance+. Et quand j’ai affirmé, l’année dernière, que je serai l’alternative au gouvernement de Netanyahu, ils ont ri », avait-il déclaré à la presse avant les élections de 2015.

Raillé pour sa voix fluette, l’homme aux yeux clairs avait choisi en 2015 pour slogan de campagne: « Ce n’est pas ma voix qui compte, c’est la vôtre ».

Modeste, diplomate, Isaac Herzog remplace l’ancien président Reuven Rivlin et apparait comme l’exact opposé de Benjamin Netanyahu. Hasard du calendrier, il a été élu président le jour où les adversaires du Premier ministre le plus pérenne de l’histoire du pays pourraient annoncer un accord de coalition pour chasser ce dernier du pouvoir.

Herzog, surnommé « Bouji », a été élu pour la première fois au Parlement en 2003. Il a passé la décennie suivante dans des ministères, avant de prendre la tête d’un parti travailliste en crise en novembre 2013.

Son père, d’origine irlandaise, a été chef des services de renseignement de l’armée, avant de devenir ambassadeur aux Nations unies, puis président. Son oncle, Abba Eban, est un diplomate renommé en Israël. Il a été en poste à Washington et aux Nations unies, puis a endossé le costume de chef de la diplomatie israélienne, poste qu’il occupait lors de la guerre des Six jours en 1967.

Et son grand-père, Isaac Halevi Herzog, fut le premier rabbin ashkénaze de l’Etat d’Israël. « Herzog porte sur ses épaules le lourd poids de son héritage familial », écrivait en 2015 le quotidien Haaretz, parlant d’une version israélienne des Kennedy.

Isaac Herzog a passé plusieurs années aux Etats-Unis, au gré des postes de son père, avant de servir comme officier dans les renseignements militaires, puis d’étudier le droit à l’université de Tel-Aviv. Il a ensuite été secrétaire du gouvernement travailliste d’Ehud Barak, avant de détenir plusieurs portefeuilles ministériels entre 2005 et 2011.

Par le passé, M. Herzog a milité pour que la résolution du conflit avec les Palestiniens redevienne un élément central du parti travailliste, qui s’en était éloigné. A peine 10 jours après sa prise de fonction en 2013, il rencontrait le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. Pendant la campagne de 2015, il avait promis de relancer le processus de paix, interrompu en avril 2014, et même affirmé être prêt à « évacuer » des implantations israéliennes si besoin.

Sa dernière mission en date était à la tête de l’Agence juive, une organisation para-gouvernementale qui s’occupe notamment de l’immigration juive et des relations avec la diaspora juive. Il a quitté ce poste, qu’il occupait depuis 2018, pour être candidat à la présidence. Père de trois enfants et marié à une avocate, il vit à Tel-Aviv, sa ville natale.

 

Tel-Aviv : fin de la crise sanitaire saluée par la Gay-Pride

Des Israéliens et des touristes brandissent des drapeaux à la Gay Pride de Tel Aviv, le 8 juin 2018. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)La Gay Pride de Tel-Aviv revient après un an d’absence dû au coronavirus

L’une des plus célèbres Marche des Fiertés, avec des centaines de milliers de participants, sera “le premier événement géant à Tel-Aviv depuis la fin de la crise sanitaire”

La Gay Pride de Tel-Aviv, l’une des plus célèbres au monde avec des centaines de milliers de participants, se tiendra le 25 juin après une année d’absence en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé lundi la mairie de la ville israélienne.

Connue pour être la plus grande Gay Pride du Moyen-Orient, cette Marche des Fiertés avait réuni en 2019 plus de 250 000 personnes, selon la municipalité de Tel-Aviv.

Cette année, la Gay Pride sera « le premier événement géant organisé à Tel-Aviv depuis la fin de la crise sanitaire », a-t-elle affirmé.

La ville, connue pour sa tolérance envers la communauté LGBTQ+ (personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles et transgenres), accueille chaque année lors de cette marche des milliers de touristes venus pour l’occasion.

Mais Israël, qui a mené une campagne de vaccination massive et levé sur son territoire la plupart des restrictions sanitaires, restreint toujours les arrivées d’étrangers dans le pays, sauf pour motif familial ou professionnel.

Les autorités israéliennes mettent volontiers en avant des évènements comme la Gay Pride de Tel-Aviv dans le but de promouvoir l’image d’un pays respectueux des différences et pour favoriser le tourisme.

La première Gay Pride de Tel-Aviv remonte à 1998.

Israël est considéré comme un pays avancé en matière de visibilité et d’égalité pour la communauté LGBTQ+, jusqu’au sein d’institutions comme l’armée. Le mariage entre personnes du même sexe, sans y être illégal, n’y est néanmoins pas possible, faute d’institution habilitée à le prononcer – de même que les mariages civils. Mais il est reconnu lorsqu’il a été contracté à l’étranger.

Le 3 juin, une Gay Pride rassemblant environ 8 000 personnes s’est tenue à Jérusalem, sous haute surveillance policière en raison de menaces venant d’extrémistes.

En 2015, cette Marche des Fiertés dans la Ville sainte avait été endeuillée par la mort de Shira Banki, une adolescente de 16 ans, poignardée par un juif ultra-orthodoxe homophobe.

 

Editorial – Année 2 de la pandémie Corona

Éditorial du 13.03.2021 / Rosh Hodéch du 1er Aviv 5781 – Shana tovah

L’actualité du trimestre se concentre à l’évidence sur notre quotidien pandémique. Comme envisagé par les désignés « farfelus » des mouvements conspirationnistes il y a près d’un an, le vaccin non obligatoire officiellement, génère une obligation de fait : celle de se faire vacciner pour avoir accès in fine au passeport sanitaire et à la pseudo-liberté promise en échange. Par ailleurs, le sentiment de culpabilité et la pression du collectif des vaccinés sur les récalcitrants, va devenir insupportable, ingérable, voire dangereuse. Analyse de cette mécanique infernale – imaginée, fabriquée et testée en Israël – qui enterre définitivement les vestiges démocratiques du monde d’avant. Le système annoncé par les prophètes s’installe sans scrupules ni précautions d’usage. Il n’y a donc ni complots, ni secrets mais une trajectoire claire et assumée, dans le mensonge. Soit nous adhérons au nouveau modèle, soit nous en sortons et devenons des « hors système ». C’est peut-être la seule liberté qu’il nous reste et le sens de notre appel : choisir et donc renoncer.

Le modèle israélien selon l’OMS

En Israël, la campagne de vaccination éclair a fait du pays une cohorte géante comptant déjà 85% de vaccinés chez les plus de 60 ans, et 60% des 9 millions d’habitants en tout. Israël est donc devenu pour les dirigeants du monde entier, un exemple et un modèle à suivre, s’agissant de la campagne vaccinale menée par l’Etat hébreu.

Dans une interview accordée à NBC News, Albert Bourla le PDG du Big Pharma américain Pfizer a déclaré : « je crois qu’Israël est devenu le laboratoire du monde en ce moment parce qu’ils n’utilisent que notre vaccin dans cet Etat et qu’ils ont vacciné une très grande partie de leur population, nous pouvons donc étudier à la fois l’économie et les indices de santé ». Mais lorsqu’on lui a demandé si quelqu’un qui avait reçu les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech pouvait transmettre le virus a des non vaccinés, Bourla a déclaré : « c’est quelque chose qui doit être confirmé, et les données réelles que nous obtenons d’Israël et d’autres études nous aideront à mieux comprendre cela. »

Traduisez : le vaccin protège les vaccinés mais peut exposer les non-vaccinés. Pour rappel, c’est le principe même d’un vaccin : doper artificiellement le système immunitaire du vacciné en le transformant au passage potentiellement, en porteur sain du virus. Ce qui pourrait expliquer l’explosion de la mortalité due au COVID depuis le début de la campagne vaccinale. Ironie du sort de cet effet boomerang classique : ce sont les non-vaccinés qui sont pointés du doigt alors même que ce sont les vaccinés qui pourraient les contaminer.Par ailleurs, si le vaccin confère une immunité pendant au moins six mois, a déclaré Bourla, des tests devront être effectués au bout d’un an afin de déterminer s’il confère une immunité pendant une année complète.

Traduisez : les candidats au vaccin seront contraints de se faire vacciner à vie, régulièrement, peut-être tous les 6 mois. Dès lors, le virus n’en a pas fini de muter et de muter encore, exposant les non-vaccinés à la course en avant et sans fin des vaccinés.

En Israël, le gouvernement tente par tous les moyens d’étouffer jusqu’à la date des prochaines élections, l’existence d’un variant « israélien ». Mais des fuites laissent suggérer qu’Israël a suivi le modèle britannique, en développant son propre variant. Ce phénomène est classique et bien connu des épidémiologistes. Un virus est un organisme vivant qui cherche collectivement, à survivre dans les cellules hôtes sans forcément les détruire. Dès lors, de mutation en mutation, il s’installe durablement tout en perdant de sa force et en s’adaptant aux vaccins qui le forcent à muter.

Nous aurions préféré qu’Israël soit un modèle pour l’humanité et une inspiration pour les peuples en quête de sens, sur des sujets plus ambitieux et conformes à l’idéal des prophètes. Ce jour viendra. 

L’objectif clairement affiché dorénavant est de stigmatiser les non-vaccinés et de pousser les personnes vaccinées à blâmer tous ceux qui ont refusé de se faire vacciner. Ce qui se passe actuellement dans le « laboratoire israélien », adviendra chez nous.

Nous pouvons nous interroger sur cette fausse liberté de circuler qu’Israël a instauré, contre une vraie forme d’esclavage sanitaire. Nous assistons à une volonté de retour en Egypte tel que l’envisageaient les hébreux à leur entrée dans le désert lorsqu’ils murmuraient contre Moise en regrettant « les pots de viande et le pain à satiété… les poissons, les concombres, les melons, poireaux, oignons et ails… ».Contre un retour à une vie normale et sociale – faites de loisirs et de mœurs illicites –, la société israélienne a accepté une forme de retour en Egypte. Mais est-ce pour transformer Jérusalem en Sodome & Egypte que Ben Gourion a invoqué en son temps, l’idéal des prophètes ?

Qu’Israël suive une tendance mondiale de type « sécurité sanitaire contre perte consentie de liberté », nous aurions pu humainement le comprendre.   Mais qu’Israël soit la première nation à s’engager dans cette voie et à emmener l’ensemble des nations à sa suite, pose une problématique susceptible de nous ébranler.  Le retour d’Israël en Egypte – ou la transformation d’Israël en une forme d’Egypte – répond en effet à une logique anti-messianique. Il est grand temps que des prophètes (témoins) se lèvent en Israël pour rappeler aux combattants de EL, leur responsabilité. Il nous faudra également entendre cet ultime témoignage avant que ne tombent les jugements. Dans l’immédiat, les nations, dont la France, s’apprêtent à rejoindre Israël dans le nouvel empire égyptien qui s’apprêtent à confisquer sans violence toutes les libertés ; sans violence car ce coup d’Etat mondial se fait avec l’assentiment des victimes : « ma liberté contre un resto en terrasse et un match de foot ! ». Une forme plus contemporaine de ce que les Hébreux avaient exigé de Moïse il y a plus de 3500 ans.  

Pass vaccinale, Veneto crea sua app. Inizia 'fai da te ...Le vaccin est-il la marque de la Bête comme nous pouvons le lire ici ou là, sur les blogs de leaders religieux plus ou moins inspirés par la question ? Nul besoin d’adhérer aux théories conspirationnistes dénonçant les vaccins chargés de nanoparticules, activés au passage d’un relai 5G et renvoyant notre géolocalisation à des satellites de renseignements, pour y répondre. Car ce n’est pas le vaccin en soi qui est en cause ici. Mais le traitement administratif post-vaccin qui autorise ou interdit de faire ou de ne pas faire, qui relève d’un marquage digital. Si ce n’est pas encore la marque attendue et redoutée, il s’agit d’une répétition à l’échelle mondiale de ce qu’une prochaine crise pourrait bien imposer définitivement et radicalement. Nous ne donnerons donc pas ici de consignes pro ou anti-vax. Que chacun se sente légitime dans sa décision et ses motivations à le choisir ou à y renoncer. Mais si nous obéissons à des injonctions contre notre nature, pour retrouver un semblant de liberté et le luxe d’un restaurant en terrasse, alors nous sommes des hébreux qui murmurent contre Moïse et aspirent à retourner en Egypte pour une vie réputée plus agréable. Personne n’a dit que cela serait facile. Prenons courage et fortifions-nous les uns les autres. Et pensons surtout à nos plus jeunes pour qui ce choix ne relève pas d’une évidence.

La Reine-Mère et les vaccins de son Fils Charles

"Never Give Up, Never Despair", Queen Elizabeth II Recalls ...Royaume-Uni : La reine humilie les gens qui refusent de se faire vacciner et leur dit de penser aux autres plutôt qu’à eux-mêmes. Il y a d’autres manières d’inciter les gens à se faire vacciner que de leur faire honte.

Via le Daily Mail :

La Reine a fait une intervention historique dans la campagne de vaccination contre le coronavirus, suggérant qu’il est égoïste de ne pas se faire vacciner.

Lors d’un appel vidéo avec les responsables du NHS chargés du déploiement, elle a encouragé les personnes qui ont des doutes à “penser aux autres plutôt qu’à elles-mêmes”.

La monarque de 94 ans a déclaré que sa piqûre du mois dernier “n’avait pas fait mal du tout” et qu’elle lui avait permis de “se sentir protégée”. Qualifiant le Covid de fléau, elle a déclaré qu’il était remarquable de voir la rapidité avec laquelle le programme de vaccination avait été mis en œuvre, aidant “tant de gens”.

Une source royale de haut rang a déclaré : “C’est une croyance passionnée que les gens doivent aller sur le terrain [et se faire vacciner] – c’est important”.

Il est tout à fait inhabituel que la souveraine prenne une position publique aussi ferme sur des questions litigieuses et ses remarques seront considérées comme une victoire pour les efforts visant à accroître la participation. Un responsable du NHS chargé des vaccins a déclaré qu’il s’agissait d’un “vote de confiance incroyablement important” à l’égard du programme.

Plus de 18 millions de Britanniques – un adulte sur trois – ont reçu au moins un vaccin. En outre, 448 962 personnes ont reçu les premières doses mercredi.

Mais les responsables craignent que “l’hésitation concernant le vaccin” ne compromette encore le déploiement et ne ralentisse même l’assouplissement des restrictions de confinement.

Ils estiment qu’environ 15 % de la population n’acceptera pas l’offre de piqûre, le scepticisme étant le plus élevé parmi les jeunes et les minorités ethniques.

Ils veulent que les personnes vaccinées blâment tous ceux qui ont refusé de se faire vacciner.

 

Fin du sketch pandémique en Russie !

La Russie contre le passeport vaccinal voulu par l’Union Européenne

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a témoigné, lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères d’Ouzbékistan, de l’opposition de la Russie au passeport vert vaccinal que l’Union Européenne veut imposer : « La mise en place du passeport vaccinal dans l’UE remettrait en cause le principe du volontariat de la vaccination » a-t-il déclaré hier mardi après l’annonce faite par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, d’une proposition législative visant à instaurer un Digital Green Pass.

« À ce que je comprends, a souligné Lavrov, il s’agit d’une idée qui est encore en développement. Selon nos collègues en Europe, elle suscite une attitude contradictoire dans les pays européens et ce projet de la bureaucratie bruxelloise est pris au sérieux. Beaucoup s’expriment de la façon suivante: il s’avère que ce projet est contraire aux règles de la bureaucratie car les pays de l’Union européenne ont décidé que la vaccination est une affaire bénévole. » « Cela veut dire que les gens y seront forcés s’ils veulent se déplacer et en Europe la population envisage mal sa vie sans se déplacer entre les pays de l’Union européenne», a ajouté le ministre.

Se faisant l’écho du bien commun des Russes, Sergueï Lavrov a indiqué que la Russie, qui ne tombe pas dans la dérive totalitaire du covid, a informé les collègues de l’UE qu’elle compte sur des décisions qui ne discrimineront pas les Russes. Quant aux Européens qui ne se feront pas vacciner, les technocrates et politiciens européens n’ayant aucun respect pour leur liberté de choix, ils risquent fort bien d’être  les seuls discriminés dans l’affaire, car on image mal cette même Union Européenne imposer le passeport vaccinal aux clandestins, immigrés, réfugiés, et autres extra-communautaires désirant venir chez nous comme s’ils étaient chez eux…

Francesca de Villasmundo

Levée totale des restrictions Covid-19 en Russie.

Publié le 2.03.2021 par Olivier Demeulenaere


Arrêt Total des restrictions #covid19 en Russie « Nous avons évolué nous savons comment TRAITER contre cette maladie comment luter et ce qu’il faut faire » La Russie a utilisé massivement l’#hydroxychloroquine et a développé son propre vaccin.

���� Arrêt Total des restrictions #covid19 en Russie

« Nous avons évolué nous savons comment TRAITER contre cette maladie comment luter et ce qu’il faut faire »

La ���� a utilisé massivement l’#hydroxychloroquine et à développé son propre vaccin pic.twitter.com/DqEOknUzx5

Passeport vaccinal et HOLD-UP du Big Pharma : tous les 6 mois !

Israël: Netanyahu « Il faudra certainement renouveler la vaccination deux fois par an, le passeport vaccinal Israël: Netanyahu « Il faudra certainement renouveler la vaccination deux fois par an, le passeport vaccinal n’aurait une durée limitée que de six mois » (Vidéo)n’aurait une durée limitée que de six mois » .

NdlR : pourquoi ne sommes-nous même plus étonnés ? Tous les 6 mois ! MACRON avait déjà dit : “6 maximum…” Sont-ils donc tous obsédés avec ce chiffre ???? La vaccin va donc devenir un complément alimentaire de 1ère nécessité. Le nouveau pain quotidien…. 

Les fameux conspirationnistes l’avaient annoncé sous les insultes des bien-pensants : mais où se cache donc le complot ?Pas du côté de ceux qui pointés du doigt !

“Le sage montre la lune, le fou regarde son doigt…”

 

23 mars 2021 : les israéliens une 4ème fois aux urnes en moins de 2 ans

Par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

Mon Point de Vue sur la Situation Electorale d’Israël

Pour la quatrième fois en moins de deux ans, les Israéliens éliront leurs députés le 23 mars 2021. Treize listes sont sur les rangs pour obtenir des élus.

Le Parlement israélien ou Knesset compte 120 députés, élus dans un scrutin proportionnel de liste à un tour, avec un seuil minimum (1). Les partis recueillant plus de 3,25% des voix, soit 4 députés ou plus, sont représentés. Ce mode de scrutin rend improbable la formation d’une majorité cohérente et oblige souvent à des alliances instables. Le ” gouvernement d’urgence anti-corona “, installé en mai 2020, s’est défait sur une question de budget.

Les clivages se superposent et rendent toute coalition hétéroclite et difficile à gouverner, droite-gauche, laïcs-religieux, Juifs-Arabes, mais surtout pro ou anti 1er ministre Benyamin Netanyahou. Ce dernier clivage est devenu prépondérant pour des raisons aussi bien de pouvoir que psychiques, telles qu’une ” haine personnelle “. Et ce contexte dépassant les questions économiques, sociales, sécuritaires, religieuses ou sanitaires est unique dans le monde.

Maurice-Ruben Hayoun, écrivain et politologue, pose ainsi la question : ” Comment un petit pays, dont l’existence même est menacée depuis sa naissance, dépense-t- il une telle énergie pour se débarrasser de son leader suprême, au lieu de se concentrer sur de vraies difficultés ?

Il est normal, dans une démocratie, qu’au bout de 10 ans de pouvoir au gouvernement, on veuille changer de 1er ministre, même si ce dernier est méritant.

Le problème, c’est que les moyens utilisés à ce jour pour y parvenir ne sont pas ” une compétence particulière, ni un programme sérieux proposé, ni la bonne équipe pour réaliser ce programme, ni même un charisme politique… ”

Les moyens utilisés ont été :

– le maintien d’un système électoral favorisant les partis et non les électeurs, car dans un système plus directement proportionnel où l’électeur a son mot à dire, le 1er ministre l’emporterait encore plus aisément (2). Or le système électoral actuel est très coûteux (4 élections en 2 ans) et ne permet pas une bonne et stable gouvernance.

– les attaques et persécutions judiciaires, sous des prétextes fallacieux pour la plupart

– les émeutes nocturnes permanentes près des résidences du 1er ministre.

– les insultes et les discours haineux dans les medias

– et aussi, les dissidences périodiques du parti majoritaire Likoud, et la création d’un nouveau parti concurrent par le député de la Knesset qui cherche à remplacer Benjamin Netanyahou ! En 10 ans, on a vu au moins 4 députés le faire, sans aucun résultat tangible, en dehors d’un désordre dans la gouvernance du pays.

Le dernier en date, Gideon Saar, a créé ” Tiqwah H’adasha ” (Nouvel Espoir) qui ne réussit à obtenir que 11/12% des votes prévus à la Knesset, selon divers sondages…

Voici ce que j’ai écrit récemment sur les réseaux sociaux :

” Le départ de Gideon Saar du Likoud et la création d’un nième nouveau parti a eu 3 conséquences :

– poussée vers la droite de la coalition autour du Likoud

– devenu incontournable, le parti Yamina de Bennett est le maître du jeu électoral

– le système électoral affaiblit davantage tout gouvernement, avec la multiplication des partis et la création de majorités hétéroclites ”

Il est grand temps de trouver un député, homme ou femme compétent(e), capable de convaincre et/ou vaincre, et remplacer le 1er ministre actuel, rompu aux affaires politiques intérieures comme internationales, et capable d’entraîner l’adhésion du peuple d’Israël à un programme sérieux, réalisable et accepté.

Mais à l’heure actuelle, en attendant que cet homme ressorte du scrutin électoral israélien, il est patent que Benjamin Netanyahou a fait la preuve de ses capacités politiques et qu’il a réussi à surmonter tous les écueils rencontrés, et à maintenir le pays dans une paix relative. Alors, un peu de décence et de retenue svp !

Notes

(1) Ce mode de scrutin proportionnel à un tour, élisant des partis qui choisissent leurs candidats à la Knesset, et non des individus représentant une circonscription, a été institué bien avant la création de l’état, pour pouvoir tenir compte de toutes les sensibilités politiques de la population.

(2) D’après un nouveau sondage i24News en partenariat avec le quotidien Israel Hayom, à la question, si vous pouviez élire directement le 1er ministre, pour quel candidat voteriez-vous ? 32% ont répondu Benjamin Netanyahou, 14% Yair Lapid, 13% Gideon Saar, 11% Naftali Bennett et 26% aucun.

Pass sanitaire français : vers un passeport vaccinal pour circuler en Europe ?

France

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L’Union européenne a annoncé qu’un «passeport vaccinal» était à l’étude et serait présenté dans le courant du mois de mars, avant une possible adoption par ses États membres. Si la France semble encore sceptique, rien ne semble pouvoir empêcher la généralisation d’un tel certificat. Décryptage.

Passeport vaccinal, nouvel épisode. Cette fois-ci, l’Union européenne s’en mêle. Lundi 1er mars, la présidente de la Commission européenne a annoncé qu’elle présenterait en mars un passeport attestant d’une vaccination ou d’un test négatif au Covid-19. Objectif? «Permettre graduellement aux Européens de se déplacer en sécurité au sein de l’UE ou en dehors, pour le travail ou du tourisme», a expliqué sur Twitter Mme von der Leyen.

Il y a encore quinze jours, l’ancienne ministre allemande assurait encore que l’instauration d’un «passeport vaccinal» était «prématurée». «Tant que tous les citoyens n’ont pas eu la possibilité de se faire vacciner, les certificats ne devraient pas être utilisés à d’autres fins», affirmait-elle ainsi dans une interview donnée aux Échos le 16 février dernier. Comment expliquer un tel revirement?

La limitation de liberté de circulation ne peut être que «provisoire»

Pour l’heure, un test PCR négatif de moins de 72 heures est exigé aux voyageurs (hors travailleurs frontaliers) provenant de l’Union européenne désirant entrer sur le territoire français. La plupart des pays de l’UE réclament eux aussi un test récent pour accéder à leur sol. Mais cette limitation de la libre circulation des personnes au sein même de l’espace Schengen n’a pas vocation à durer, d’où la réflexion actuelle sur le passeport vaccinal. «La limitation de la liberté de circulation dans l’espace Schengen doit être par définition circonstanciée, c’est-à-dire limitée dans le temps et justifiée», explique ainsi Michel Nassar, avocat au barreau de Paris et spécialiste du droit européen.
Au tout début de la crise sanitaire, la plupart des pays de l’UE avaient purement et simplement fermé leur frontière intérieure devant la nécessité de contrôler l’épidémie. Une mesure parfaitement légale, souligne l’avocat Aurélien Raccah, qui précise au micro de Sputnik que cette «exception au régime de libre circulation des personnes ne peut excéder deux ans et doit être renouvelée tous les six mois.» Et le maître de conférences à l’Université catholique de Lille d’ajouter:

«Dans le cadre de l’espace Schengen, les États peuvent réinstaurer des frontières temporaires, en l’occurrence pour des raisons de santé publique qui sont parfaitement justifiées.»

Les détracteurs du passeport vaccinal dénoncent cependant un risque de discrimination de fait entre les vaccinés et les non-vaccinés. Pour le moment, moins de 5% de la population de l’Union européenne est vaccinée.

Passeport sanitaire, «une société à deux vitesses»?

Dimanche 28 février, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, reconnaissait d’ailleurs sur France Info que la vaccination ne pouvait «être le sésame unique de la réouverture des activités, sinon on crée une société à deux vitesses, très injuste.»

D’un point de vue juridique, Me Aurélien Raccah estime pourtant que le terme de «discrimination» n’est pas adapté. «Il n’y aurait pas de “discimination” au sens du droit européen, car le passeport vaccinal n’implique pas une rupture d’égalité sur une base non objective, par exemple en fonction de la nationalité», détaille l’avocat.

«Tout dépendra de l’application de ce passeport vaccinal: si le droit de voyager est conditionné au vaccin, cela risque de poser problème», nuance Michel Nassar au micro de Sputnik. «En revanche, s’il peut y avoir un assouplissement supplémentaire pour les vaccinés par rapport à la situation actuelle avec les tests PCR négatifs et les isolements, je n’y vois pas de difficulté.»

Selon Les Échos, Bruxelles réfléchit justement à la possibilité d’intégrer les tests PCR négatifs au passeport de libre circulation. Reste un enjeu majeur: quid de la protection des données avec ce fameux «passeport vert»?

Risques sur la protection des données personnelles?

L’argument de la menace portée contre les libertés fondamentales est ainsi brandi par une partie de la classe politique française. «Qu’à l’intérieur du pays, on veuille enregistrer tous les Français, avoir leurs conditions de santé et que, pour circuler […], on soit obligé de montrer patte blanche, je le combattrai de toutes mes forces», a par exemple tempêté ce dimanche 28 février sur Europe 1 Nicolas Dupont-Aignan, quand le député LR Julien Aubert a de son côté fustigé un système «pervers» sur Twitter.

Difficile en effet d’imaginer une protection scrupuleuse des données médicales transmises au moment de la création du passeport vaccinal. Ce dernier serait soumis au Règlement général sur la protection des données (RGPD), instauré en 2016 dans l’UE, mais rien n’indique que ce dispositif juridique puisse assurer une opacité totale des données et empêcher des fuites.

«Les dispositions du RGPD prévoient que la personne concernée donne son accord. En tout état de cause, chacun devrait pouvoir demander le retrait de certains fichiers s’il le souhaite. Cela ne pose pas de problème, tant que l’Union européenne ne délègue pas cette gestion à une entreprise privée qui pourrait en faire un usage commercial!», prévient ainsi Me Raccah.

De son côté, Me Nassar suggère aux autorités publiques de «s’inspirer de ce qui est fait dans les cryptomonnaies avec la blockchain», afin d’éviter que les données personnelles de chacun ne tombent entre de mauvaises mains.

«Il n’y aurait pas de centralisation de la base de données, c’est-à-dire qu’elles ne seraient stockées dans aucun endroit en particulier. Les données seraient ainsi cryptées et permettraient d’anonymiser totalement les informations recueillies par le passeport vaccinal. Cela se fait déjà avec les téléconsultations de médecine actuellement», illustre l’avocat.

 

Quoiqu’il en soit, la pression de certains pays très tributaires du tourisme, tels que la Grèce ou l’Autriche, pour accélérer la préparation de ce document pourrait décider l’UE à agir au plus vite. Angela Merkel a d’ores et déjà annoncé que des passeports vaccinaux seraient rendus disponibles «avant l’été» dans l’UE, tandis que deux pays membres de l’UE et de l’espace Schengen, la Suède et le Danemark, ont déjà mis en place, pour leurs ressortissants, des certificats électroniques destinés aux voyages à l’étranger.En France, le «pass sanitaire» évoqué par Emmanuel Macron le 28 février dernier pour conditionner l’accès aux bars, commerces et restaurants constitue probablement une première étape vers des mesures plus contraignantes. «J’ai comme l’impression qu’Emmanuel Macron nous présente les prémisses du passeport vaccinal européen avec le “pass sanitaire”», confie ainsi Michel Nassar.

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L’OTAN du Golfe : Israël et ses nouveaux alliés arabes se préparent…

B. Gantz confirme l’exclusivité d’i24NEWS concernant la création d’une alliance sécuritaire entre Israël, l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Émirats

i24NEWS

Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à la Knesset à Jérusalem, le 2 décembre 2020.POOL via AFP Photo / Alex KolomienskyLe ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à la Knesset à Jérusalem, le 2 décembre 2020.

 “Nous travaillons en vue d’établir une alliance sécuritaire régionale avec les Etats du Golfe”

Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a confirmé mardi l’information exclusive révélée jeudi dernier par i24NEWS, selon laquelle l’Etat hébreu, l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Émirats négocient depuis plusieurs mois la création d’une alliance de défense sécuritaire sur le modèle de l’OTAN pour faire face à l’Iran.

“Nous travaillons en vue d’établir une alliance sécuritaire régionale avec les Etats du Golfe, qui ont la même approche qu’Israël sur la question iranienne”, a répondu le ministre.

Des sources avaient indiqué à i24NEWS la semaine dernière que des discussions avançaient en vue de l’adoption d’une position commune des quatre pays pour contrer l’acquisition de la bombe nucléaire par Téhéran et faire barrage à son programme balistique, qui représente une menace réelle pour la région.

Israël a normalisé ses liens avec les Emirats arabes unis et Bahreïn le 15 septembre dernier à Washington. Officiellement, Jérusalem et Riyad n’entretiennent pas de relations diplomatiques mais le royaume considère qu’un Iran nucléarisé représente une menace pour tout le Moyen-Orient.

 

Salariés non-vaccinés… licenciés ?

NdlR : le débat fait déjà rage en Israël. Bientôt en France dès la fin de la vaccination ? Les gouvernements peuvent effectivement demander aux entreprises privées de faire le sale boulot à leur place.Privés de travail, ceux qui n’acceptent pas le vaccin – quelle que soit sa marque :-) – ne pourront dès lors ni vendre ni acheter. Apparenté à une démission volontaire, il est peu probable de pouvoir prétendre aux indemnisations chômage.  

Salariés vaccinés ou non-vaccinés : les employeurs en pleine confusion. La réouverture de l’économie suppose un équilibre entre santé publique et droits individuels et certains refusent d’être vaccinés. Le gouvernement n’a pas encore pris de décision

« Les gouvernements rechignent à forcer les gens à se faire vacciner. En revanche, les entreprises peuvent employer des moyens autres que ceux des gouvernements écrit Schreiber. « En tant qu’employeurs, nous sommes libres de demander à nos employés de se conformer aux règles de sécurité au travail, dont devrait faire partie la vaccination pour la COVID-19. (bien évidemment avec quelques aménagements pour les cas médicaux rares ou des restrictions religieuses encore plus rares.) Ainsi, en utilisant des outils pédagogiques, les entreprises peuvent influer pour mettre un terme à l’épidémie. »
« Il y a un mélange de droits – avec d’un côté les droits individuels, qui sont des droits très importants qu’il faut que personne n’entrave et, de l’autre côté, il y a cette nécessité de protéger le public », précise Feinberg. « Mais il est impossible de laisser l’individu imposer sa volonté au détriment du public », ajoute-t-il. « Si vous pesez le pour et le contre, l’entrave faite aux droits individuels et les droits du public, c’est le public qui l’emporte ».

Depuis qu’Israël sort progressivement du dernier confinement et que l’économie a été particulièrement touchée, les entreprises s’interrogent sur la manière dont ils vont gérer les travailleurs selon qu’ils sont vaccinés ou non, d’autant que le gouvernement n’a pas donné de lignes directrices claires.

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Conspirationnisme & antisémitisme

Un dessin antisémite publié sur l'application Telegram, le 15 mars 2020, liant les Juifs au coronavirus en utilisant l'image d'un cheval de Troie. (Crédit : ministère de la Diaspora via  ADL/Autorisation)

NdlR : le Plan dans les plans ? Ou comment Utiliser/favoriser les conspirationnistes pour arriver à détruire Israël et les Juifs… Des (faux) Juifs fabriquent des complots pour qu’ils soient dénoncés et œuvrent ainsi à faire accuser les (vrais) Juifs… L’angoisse de Jacob vu depuis la synagogue de Satan.

Pandémie: Avec l’essor des haines, Israël prédit une hausse de l’antisémitisme. Un rapport dit que la pandémie de coronavirus a été utilisée – entre autres par l’Iran – pour propager des théories du complot antisémite

Un dessin antisémite publié sur l’application Telegram, le 15 mars 2020, liant les Juifs au coronavirus en utilisant l’image d’un cheval de Troie. (Crédit : ministère de la Diaspora via ADL/Autorisation)

Le ministère israélien de la Diaspora a prédit dimanche une augmentation nette des incidents antisémites dans le monde entier en 2021, avertissant dans un rapport annuel que la pandémie de coronavirus avait été utilisée – entre autres par l’Iran – pour propager des théories du complot antisémite affirmant que les Juifs avaient été à l’origine de l’épidémie pour pouvoir tirer des profits financiers du chaos qu’elle a entraîné.

Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a allumé les bougies de Hanoukka lors d’une cérémonie virtuelle organisée par l’ambassade d’Israël à Washington mercredi soir, quelques jours seulement après que son entreprise pharmaceutique a reçu le feu vert final pour distribuer son vaccin contre le coronavirus à travers les États-Unis.

Le rapport fait savoir que si les confinements, partout dans le monde, avaient entraîné un net déclin des agressions antisémites en 2020 et qu’il n’y avait pas eu de morts dans de tels incidents pour la toute première fois depuis des années, ils avaient également donné lieu à une augmentation des préjugés contre les Juifs, qui pourrait se manifester une fois la pandémie terminée.

Il explique que l’antisémitisme sur Internet est en plein essor, en particulier avec l’utilisation du hashtag #COVID48 qui compare l’Etat juif au virus – faisant écho aux représentations passées des Juifs sous la forme de virus cherchant à prendre le contrôle du monde. Le rapport note que le hashtag, qui a été utilisé au moins 250 000 fois, semblait être une campagne iranienne.

Il précise aussi que 80 % des Juifs américains pensent que l’antisémitisme a augmenté au cours des dernières années, et il souligne un phénomène croissant de points de vue antisémites parmi les agents de police et les forces de sécurité allemandes.

Shabbat : comment le procès de TRUMP a été ajourné… puis gagné ?

L'avocat David Schoen parle aux médias, le 6 janvier 2016 (Crédit ; Joe Cavaretta/South Florida Sun-Sentinel via AP)

NdlR : depuis ce report du au respect du Shabbat (??!!), TRUMP a été libéré des accusations par le Sénat.

Respect du Shabbat : Le procès en impeachment de Trump ajourné. “Nous poursuivons les discussions avec les équipes juridiques sur l’organisation du procès”, a déclaré Justin Goodman, porte-parole au Sénat.

L’avocat David Schoen parle aux médias, le 6 janvier 2016 (Crédit ; Joe Cavaretta/South Florida Sun-Sentinel via AP)

David Schoen, l’avocat juif orthodoxe de Donald Trump, a demandé à ce que le procès en impeachment soit ajourné afin qu’il puisse observer le Shabbat. Initialement, le procès devait s’ouvrir vendredi prochain à Washington D.C à 17h24 très précisément et s’étendre sur une durée de 25 heures.

Chuck Summer, porte-parole de la majorité au Sénat, également de confession juive, a déclaré à CNN que l’équipe de Schoen assurant la défense de Trump, avait demandé que le procès qui devrait commencer mardi, soit suspendu vendredi dans l’après-midi et reprenne dimanche.

« Nous avons entendu leur demande et nous la respecterons bien entendu. Nous poursuivons les discussions avec les équipes juridiques sur l’organisation du procès », a déclaré Justin Goodman, lui aussi porte-parole au Sénat.

Trump se défend d’avoir eu une quelconque responsabilité dans les événements du 6 janvier au Capitole, qui se sont soldés par cinq morts.

Il doit faire face à l’accusation d’avoir incité ses partisans à l’insurrection. Trump considère qu’il n’a pas poussé ses partisans à « marcher » sur le Capitole, suite à leur manifestation pour contester le résultat des élections présidentielles organisée le même jour dans la capitale fédérale.

Ce procès est le deuxième auquel doit faire face Trump. Son premier procès avait duré plusieurs semaines en 2020 et s’est clôturé par son acquittement le 5 février.

 

Le Passeport Vert israélien : un retour en Egypte selon l’idéal des Prophètes ?

NdlR : une fausse liberté de circuler et un vrai retour dans l’Égypte des esclaves. Tout ça pour ça ? Est-ce pour faire de Jérusalem une Sodome & Egypte que Ben Gourion a invoqué l’idéal des Prophètes ?

LaLe ministre de la Santé, Yuli Edelstein, lors de l'annonce du certificat "Passeport vert", le 18 février 2021. (Ministère de la Santé)ncement du « Passeport vert » pour les vaccinés et prison pour les fraudeurs. Un haut fonctionnaire promet une “punition sans compromis” pour les contrefaçons ; les commerces pourront ouvrir dimanche pour les porteurs de laissez-passer

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, lors de l’annonce du certificat “Passeport vert”, le 18 février 2021. (Ministère de la Santé)

Le ministère de la Santé a lancé jeudi le très attendu certificat « Passeport vert » qui permettra aux personnes vaccinées ou guéries du coronavirus de participer à diverses activités. Dans le même temps, le ministère a mis en garde contre les graves sanctions légales qui attendraient les faussaires.

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, le directeur général du ministère, Chezy Levy, et d’autres responsables de la santé ont présenté le nouveau certificat et expliqué les méthodes de délivrance du laissez-passer sécurisé par le code QR, qui a suscité le scepticisme après plusieurs informations rapportant combien il est facile de le falsifier.

Lundi, les ministres ont approuvé la réouverture des magasins, des salles de gym, des hôtels et d’autres lieux à partir de dimanche, dans le cadre d’un assouplissement majeur des mesures de confinement destinées à ralentir la propagation de COVID-19.

Les magasins ayant pignon sur rue, les centres commerciaux, les marchés, les musées et les bibliothèques seront ouverts à tous les Israéliens. Mais seuls ceux qui ont été vaccinés ou qui se sont remis de la COVID-19 pourront utiliser les gymnases et les piscines, assister à des manifestations sportives et culturelles et séjourner à l’hôtel.

Pour être autorisées à ouvrir dimanche, les entreprises concernées doivent s’engager à scanner le laissez-passer et à n’accepter que les personnes qui en sont munies.

Dans le cadre d’un nouvel assouplissement des restrictions, le ministre de la Santé et le cabinet du Premier ministre ont déclaré mardi que le gouvernement autorisera les rassemblements en plein air de 20 personnes maximum, et les rassemblements en salle de 10 personnes maximum, à partir de vendredi matin. Les règles précédentes limitaient les rassemblements en plein air à 10 personnes et les rassemblements à l’intérieur à cinq personnes.

Les personnes éligibles pourront obtenir le passeport vert selon trois méthodes à partir du dimanche 21 février :

1. Télécharger l’application de feux de circulation (Ramzor) sur Google Play ou l’App Store d’Apple, entrer ses données personnelles et obtenir le pass sur son téléphone.

2. S’inscrire sur le site du ministère de la Santé et télécharger un document personnel imprimable.

3. Appelez la ligne d’assistance téléphonique du ministère de la Santé au *5400 et se faire envoyer le laissez-passer par courrier électronique ou par fax.

« Les personnes vaccinées et guéries pourront entrer dans les salles de gym, les manifestations, les hôtels et les synagogues qui sont enregistrés sous le certificat du passeport vert à partir de dimanche », a déclaré M. Edelstein. « C’est ainsi que se présentera la première étape du retour à une vie presque normale ».

Il a néanmoins souligné l’importance de continuer à porter des masques, même pour ceux qui ont reçu les deux doses de vaccin.

Le laissez-passer a déjà été critiqué comme étant facile à contrefaire. Un marché noir de faux certificats prospère sur Telegram, où plus de 100 000 utilisateurs ont rejoint des groupes qui proposent les faux à un certain prix, a rapporté la Douzième chaîne.

En réponse, Edelstein a déclaré : « Ceux qui pensent que c’est un jeu et impriment un certificat de vaccination sans être vaccinés seront arrêtés et leurs activités pourraient se terminer en prison ».

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Antisémistisme en France : la bête immonde est de retour

Yaël Braun-Nivet, présidente de la commission des lois de l'Assemblée nationale victime de menaces et d'insultes sexistes et antisémites (crédit: Vlgvlgvlg/Wikimedia Commons)Menaces antisémites envers Braun-Pivet : séance suspendue à l’Assemblée. Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête préliminaire ; le ministre de la Justice avait condamné ces injures qui “sont adressées à la Nation toute entière”

Yaël Braun-Nivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale victime de menaces et d’insultes sexistes et antisémites (crédit: Vlgvlgvlg/Wikimedia Commons)

La députée LREM Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois, a reçu jeudi le soutien de l’ensemble de l’Assemblée nationale après avoir été visée par un courriel d’injures et menaces à caractère antisémite, désormais objet d’une enquête du parquet de Paris.

« ‘Youpine, prépare-toi, bientôt les camps à nouveau’. Face à de telles immondices : dénoncer, porter plainte, ne jamais rien laisser passer », a écrit la députée sur Twitter.

Le mail, reçu jeudi, devait faire l’objet d’une plainte dans la journée, selon son cabinet. En début de soirée, le parquet de Paris a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Devant l’Assemblée, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti avait lui-même annoncé le lancement de cette procédure. « Ces propos sont à vomir (…) ces injures sont adressées à la Nation toute entière », et « je le souhaite de tout cœur : justice sera faite », a-t-il ajouté devant Mme Braun-Pivet.

Le président de séance David Habib (PS) avait tenu auparavant à dénoncer des « propos abominables », et proposé une suspension des travaux pour marquer la « désapprobation » des députés et en parler avec le ministre.

« Dans le pays, il y a des femmes et des hommes victimes des mêmes expressions de racisme, d’antisémitisme » et « il n’est plus question » de les accepter, avait ajouté M. Habib.

Plusieurs députés ont ensuite pris la parole dans le même sens. « Le fascisme, il rampe (…) il se banalise », a pointé le patron des députés LREM Christophe Castaner.

« Ma famille est venue en France pour fuir les nazis dans les années 30 », a retracé Mme Braun-Pivet, se disant « particulièrement émue » de voir « la représentation nationale unie » ce jour.

« Infâme et insupportable. Tout mon soutien chère Yaël Braun-Pivet », a aussi tweeté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

En juillet 2018, Yaël Braun-Pivet, alors co-rapporteure LREM de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla à l’Assemblée, avait déposé plainte pour des injures sexistes et des menaces à caractère antisémite, après des dizaines de messages, notamment sur Twitter.

Trois personnes seulement avaient pu « être identifiées et avaient fait l’objet de contraventions de quatrième classe », indique l’entourage de Mme Braun-Pivet.

Yvelines : Insultes antisémites et croix gammées sur le casier d’un policier. La porte du casier a été couverte de l’inscription “Sale Juif” et de deux croix gammées à côté du nom de famille du policier

ImageImageApril BENAYOUM, Miss France, cible d’attaques antisémites :

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