L’exercice de grande ampleur américano-israélien prévu pour le printemps est reporté au 2nd semestre : comme la guerre d’IRAN ?

Lu sur le blog de Tsahal : ICI !   : annulation du plus grand exercice impliquant un déploiement de forces US sur le sol israélien.

Après consultation avec le United States European Command (EUCOM), l’exercice “Austère Challenge 12″ qui doit être mené conjointement par les armées américaine et israélienne a été reporté et aura lieu pendant la seconde moitié de l’année 2012.  

“Nous sommes en pourparlers avec le Pentagone au sujet de l’ajournement de l’exercice depuis un mois. Nous sommes parvenus à la conclusion avec nos homologues américains qu’un report de l’exercice nous permettra de mieux nous y préparer,” a déclaré le ministre de la Défense, Ehud Barak. Le Ministre israélien de la défense Ehud Barak a egalement évoqué les publications incorrectes autour de cet exercice et a précisé qu’il aura lieu “dans la seconde moitié de cette année et renforcera davantage les relations entre Israël et les États-Unis.”
 
L’exercice annoncé dans notre post du  8 janvier ( ICI !) a été reporté ! Cause élections américaines ?  Les hypothèses se bousculent…même celle où Israël irait finalement tout seul, ce qui inquiète OBAMA à quelques mois de se réélection. Face à la menace du prix du barril de pétrôle, les iraniens tiennent l’élection d’OBAMA dans leurs mains.
 
…mais ISRAËL aussi !   

 

Israël – Défense: annulation d’Austere Challenge, le plus vaste exercice militaire conjoint entre Israël et les USA
par Gerard Fredj
Prévue pour mai prochain, l’opération Austere Challenge 2012 a été présentée comme le plus important exercice militaire conjoint jamais mené par Israël et les Etats-Unis.
 

Austere Challenge vient d’être annulé et reportées à la fin de l’année 2012.
Toute la journée de dimanche, des rumeurs ont circulé: la radio militaire israélienne a évoqué des ” contraintes budgétaires”, puis des problèmes logistiques.

L’explication a été donnée par le commandement des forces américaines en Europe (EUCOM): pour John Ross, porte parole de l’EUCOM, ” il n’est pas inhabituel que des gouvernements décident d’un commun accord de repousser un exercice, qui devrait finalement se tenir à la fin de cette année”; des responsables israéliens ont complété le communiqué affirmant qu’il s’agissait “de ne pas mener à un risque d’escalade avec l’Iran”.

L’annonce a du prendre de court les responsables de l’armée de l’air israélienne qui annonçaient avant-hier que les manœuvres se tiendraient au printemps.

Début janvier, le porte-parole de l’armée israélienne avait annoncé que plusieurs milliers de soldats des deux pays y participeraient et que le but essentiel de l’exercice était de tester les systèmes de défense contre les tirs de missiles et de roquettes, alors qu’Israël a élargi le déploiement du système “Arrow”, développé et cofinancé avec les USA, qui doit permettre d’intercepter depuis la stratosphère, loin de l’espace aérien israéliens, des missiles de longue portée qui seraient tirés depuis l’Iran.

Neuf mille soldats américains étaient annoncés, dont certains ont commencé à arriver en Israël.

Selon Leon Panetta, secrétaire d’Etat à la Défense américain, Austere Challenge est “un exemple d’une coopération d’un niveau sans précédent entre l’Amérique et un de ses alliés, traduisant l’engagement indéfectible des USA sur la sécurité d’Israël”.

L’annulation de l’exercice pose quand même des questions sur la raison réelle de son report :
Israël pourrait avoir planifié une intervention militaire en Iran et préfèrerait que cette opération n’intervienne pas au moment de manœuvres militaires conjointes.
Ou Israël n’a aucun plan d’intervention mais veut le laisser croire pour renforcer la pression sur les USA et les contraindre à renforcer les sanctions contre l’Iran.

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La diplomatie américaine tous azimuts pour percer les intention israéliennes sur l’Iran
par Gerard Fredj
L’administration américaine a développé, ces derniers jours, une intense activité diplomatique autour de l’attitude israélienne à l’égard de l’Iran.
 

Ils tentent en effet d’en savoir plus sur les intentions israéliennes, alors que plusieurs officiels de l’état hébreu martèlent depuis plusieurs jours que les sanctions adoptées contre l’Iran sont insuffisantes et inefficaces.

Barack Obama a utilisé plusieurs canaux “secrets” pour délivrer des messages à toutes les parties; il a par ailleurs, au cours d’un entretien téléphonique, mis en garde Benjamin Netanyahou sur les risque d’une opération militaire.

Léon Panetta, le secrétaire d’Tat à la Défense a cherché, lui, à plusieurs reprises, à obtenir les assurances d’Israël que le pays ne prendrait aucune initiative militaire, promettant par ailleurs un accroissement sensible des mesures de rétorsion à l’égard de l’Iran.

Le général Martin Dempsey,le responsable des états majors américains, devrait d’autre part rencontrer les responsables militaires israéliens à Tel Aviv la semaine prochaine.

Les américains se plaignent de n’obtenir que des réponses évasives de la part d’Israël, les services de renseignements US notamment regrettent de n’obtenir que des “informations de routine”.

Cette ambigüité à conduit les responsables américains à penser que Benjamin Netanyahou dispose déjà de plans d’une intervention militaire contre l’Iran.

Ils se préparent, de leur côté, à prévenir les conséquences d’une telle intervention pour les Etats-Unis, persuadés qu’ils seront eux aussi l’objet des représailles de la part de l’Iran.
Ils estiment notamment qu’en Irak, dont les liens avec l’Iran se sont considérablement resserrés, l’ambassade américaine pourrait être prise d’assaut par des milices chiites pro iraniennes.

Les USA renforcent donc leur dispositif militaire dans la région : ils disposent de 15 000 hommes déployés au Koweit et un porte avions supplémentaire fait route vers la zone du Golf persique. Des avions et d’autres équipements militaires ont été pré positionnés dans les pays du Golfe, et la fourniture d’armes à ses pays a été intensifiée.

Selon des sources américaines, sans un renforcement rapide des sanctions contre l’Iran –avec notamment des mesures qui paralyseraient la banque centrale iranienne – Téhéran n’envisagerait pas l’arrêt de son programme nucléaire; Barack Obama n’a toujours pas pris en compte la décision du Congrès au sujet des sanctions contre la banque centrale.

Dans une interview au quotidien The Australian, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que ” c’était la première fois qu’il sentait l’Iran vaciller sous l’effet des sanctions adoptées et des menaces de blocage de leur banque centrale; si ces sanctions sont couplées d’un avertissement clair de la communauté internationale qui prévoit une action militaire en cas d’échec des sanctions, l’Iran pourrait ne pas prendre le risque d’aller plus loin”.
Cette déclaration pourrait représenter la position israélienne pour s’abstenir d’une intervention militaire.

De son côté, le chef d’état major israélien, Benny Gantz, rencontrera le général Dempsey ; il assistera également à une rencontre des chefs d’état majors à Bruxelles, où il aura un entretien avec son homologue de l’OTAN.

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« Obama sacrifie le dossier iranien à cause des élections »

Boogie Yaalon

thaad

Le ministre aux Enjeux Stratégiques, Moshé (Bogy) Yaalon a vivement réagi à l’annonce du report du grand exercice militaire qui devait avoir lieu au mois d’avril entre l’armée US et Tsahal 

Officiellement, le Pentagone explique « qu’il s’agit de ne pas faire monter inutilement la tension entre les Etats-Unis et l’Iran et de permettre éventuellement d’ouvrir une fenêtre pour de nouvelles négociations sur le nucléaire iranien ». Par ailleurs, l’Administration Obama hésite encore à prendre des mesures fermes concernant l’exportation de brut iranien. 

Moshé Yaalon estime « que ce sont uniquement des calculs de politique intérieure américaine qui sont à l’origine de ces décisions ». Pour le ministre, « la timidité américaine provient d’une crainte de Barack Obama qu’une crise économique due à une flambée des prix du brut serait fatale à sa réélection au mois de novembre prochain ». 

Téhéran sait très bien qu’il détient une carte majeure dans son bras de fer avec Washington : en cas de sanctions contre les exportations de brut iranien, les Iraniens ont juré de fermer le Détroit d’Ormuz par où passe plus de 30% du trafic maritime de brut. Même en cas de réaction militaire américaine, cette crise aurait pour effet de provoquer une flambée des prix du baril dans le monde entier et créer une grave crise, soit la dernière chose que Barack Obama souhaite durant cette année. Et entre temps, le programme nucléaire iranien se poursuit. 

Par ailleurs, des responsables politiques israéliens ont noté « que le 27 janvier, jour où l’Union Européenne doit se réunir pour décider de nouvelles et lourdes sanctions contre l’Iran, est aussi la Journée mondiale du Souvenir de la Shoah » ! 

Shraga Blum 

Lire la suite: http://www.israel-flash.com/2012/01/%c2%ab-obama-sacrifie-le-dossier-iranien-a-cause-des-elections-%c2%bb-boogie-yaalon/#ixzz1jiVCzkCF 

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Iran : la menace d’Obama
par David Koskas
L’administration Obama a utilisé des canaux secrets pour mettre en garde l’Iran contre la fermeture du Détroit d’Ormuz, a révélé le New York Times.
 

Près de 20% du trafic mondial de pétrole -jusqu’à 40% du trafic pétrolier maritime – transite par le détroit d’Ormuz.

On comprend donc l’inquiétude provoquée par la menace iranienne de bloquer ce point de passage en cas de nouvelles sanctions internationales à son encontre.

Depuis plusieurs jours, on assiste à une succession de déclarations venant de l’Iran et des Etats-Unis, faisant monter la tension comme dans les meilleures parties de poker.

“Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c’est comme boire un verre d’eau, comme on dit en persan”, s’était vanté l’amiral Habibollah Sayyari, qui dirige la marine iranienne.

Le général Martin Dempsey, président du Comité des chefs d’États-majors interarmées et plus haut gradé de l’armée américaine, a quant à lui qualifié la potentielle fermeture du détroit par les Iraniens d'”action intolérable”. “Nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que si c’est le cas, nous l’emportions”, a-t-il prévenu.

Mais derrière cette passe d’armes retentissante, les Etats-Unis ont utilisé une communication plus discrète, comme le rapporte le New York Times. Des sources officielles lui ont indiqué, sous couvert d’anonymat, que Washington s’est servi de canaux secrets pour avertir le Guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, qu’Obama ne permettrait pas que l’Iran ferme le détroit, qu’une “ligne rouge” serait alors franchie et qu’une telle action entrainerait une réponse militaire américaine.
Dimanche soir, l’Iran reconnaissait avoir reçu “une lettre” du Président américain sans donner plus de précisions quand à son contenu.

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