La flotille de la paix (armée) prend l’eau…FLOP !

Les 10 navires de pacifistes – armés d’activistes – devaient partir mardi 28 juin de Grêce. Hélas ! Grêve générale à Athènes, livraison de fioul avortée, avaries nombreuses et sabotages sur les bâteaux (ICI…) , défection des turcs, la flottile de la Liberté qui devait rejoindre les plages ensoleillées de Gaza, prend l’eau…Départ reporté à ce dimanche.

Les services secrets israéliens ont bien travaillé, sans dommages colatéraux : ICI…mieux que la DGSE française qui avait fait couler le RAINBOW WARRIOR avec le succès que l’on sait. Bizarre ! Le Commandant du RAINVOW WARRIOR de l’époque fait justement parti de l’armada pour Gaza…

Par ailleurs, lisez ICI comment la vie est dure à Gaza-beach selon un journaliste du Times, prix Pulitzer en 2001.

Réaction officielle du Quay d’Orsay, cliquez lire la suite…une “mauvaise idée selon Paris”, vu du Figaro

 

QUAI D’ORSAY. Bernard Valéro : “Nous déconseillons formellement de monter à bord de la flotille”
 
Intervention du porte-parole du Quai d’Orsay, BERNARD VALERO,

à Radio J jeudi 16 juin 2011

Q – Vous êtes directeur de la communication et du porte-parolat du ministère des Affaires étrangères et européennes depuis 2009. Bernard Valero, bien évidemment, la France, depuis toujours on peut le dire, a voulu jouer un rôle, a joué un rôle d’ailleurs, au Proche-Orient et depuis l’arrivée d’ailleurs au ministère d’Alain Juppé, la France veut prendre de nouveau ses responsabilités, prend des initiatives au Moyen-Orient. Alors, l’occasion de faire avec vous Bernard Valero, un point sur la situation mais peut-être une question je dirais d’actualité imminente. On parle beaucoup, et cela suscite un certain émoi parmi les amis d’Israël, il y en a beaucoup en France, et dans la communauté juive française évidemment, cette affaire d’un bateau, une flottille dite humanitaire qui doit partir de Marseille, en France vers Gaza pour tenter dit-on de forcer le blocus. Est-ce que vous pensez que certains ont raison de s’émouvoir et de s’inquiéter ?

R – Oui en tout cas, je pense que nous avons raison de déconseiller formellement à tout compatriote qui pourrait être tenté d’embarquer sur cette flottille de ne pas le faire, sous aucune condition et pour aucune raison. Nous l’avons dit il y a déjà plusieurs semaines, le message reste clair. Nous déconseillons formellement à tous nos compatriotes de monter à bord de l’un de ces navires.

De manière plus générale, ce que l’on peut dire sur ce genre d’initiative, il ne s’agit encore pour l’instant me semble-t-il que d’un projet, c’est que ce n’est pas avec de telles manifestations que l’on arrivera à régler le problème de Gaza. Ce qui nous importe, c’est de voir se poursuivre, s’approfondir, s’élargir les mesures d’allègement prises par les autorités israéliennes en ce qui concerne l’accès et les échanges de Gaza avec l’extérieur. Ce sont des initiatives qui ont été prises par les autorités israéliennes il y a déjà de nombreux mois et cela donne des résultats. Nous souhaitons que le processus puisse continuer. De manière encore plus générale, il va de soi que la question de Gaza devra être réglée dans le cadre beaucoup plus large de l’ensemble que l’on appelle le Processus de paix au Proche-Orient, qui mobilise effectivement la diplomatie française actuellement.

Q – On va y revenir dans quelques instants. Juste une question. On parle beaucoup de partisans d’Israël, partisans des Palestiniens en France. Est-ce que vous pensez Bernard Valero que ce type d’initiatives que vous venez de décrire comme pas très opportune ni très heureuse, est de nature peut-être à ce que l’on a appelé importer le conflit israélo-palestinien dans notre pays en France ?

R – Ecoutez, nous tout ce qui pourrait aller dans ce sens-là bien sûr ne nous semblerait pas, en aucune manière, opportun. Je crois que ce qui est important, c’est que toutes les énergies soient mobilisées et positives pour la recherche d’une solution d’ensemble au problème, au conflit israélo-palestinien. Il ne s’agit pas de prendre parti pour les uns ou pour les autres, il s’agit surtout, et c’est essentiel me semble-t-il, de prendre parti pour la paix et de se mobiliser véritablement afin d’arriver à cet objectif. C’est cela la priorité qui doit s’imposer à chacun d’entre nous et qui en tout cas est celle de la France.

Q – Bernard Valero, pour rester toujours dans cette partie de la sphère internationale et sur laquelle la France d’ailleurs a un rôle à jouer, on a beaucoup parlé récemment bien sûr de la visite du ministre Alain Juppé en Israël et dans les territoires palestiniens. Il y a d’ailleurs rencontré à la fois la famille du Franco-israélien Gilad Shalit mais également, il a rencontré la famille je crois du Franco-palestinien Salah Hamouri. Est-ce que vous considérez que les deux cas sont similaires ?

R – Non, il ne s’agit pas du tout de cela et ce n’est pas dans cet esprit que M. Juppé, lors de son récent déplacement dans la région, a eu ces contacts. Nous considérons que le soldat Shalit est un otage. Nous craignons qu’il soit retenu dans des conditions épouvantables, sans aucune communication avec l’extérieur depuis déjà trop longtemps. Toute notre action vise précisément à ne pas l’oublier et à lancer aussi longtemps que nécessaire des appels à sa libération. Il faut continuer à passer des messages, à tout mettre en œuvre pour le tirer de là où il est. C’est ce message de mobilisation, de non-renoncement, de solidarité avec ce compatriote qu’Alain Juppé a passé aux parents de M. Shalit. S’agissant de Salah Hamouri, nous sommes dans une situation totalement différente. C’est un cas différent tout le monde en est bien conscient. La justice israélienne s’est prononcée sur ce cas. Nous sommes en contact avec la famille bien évidemment, et nous intervenons régulièrement. Cela a été le cas également du président de la République auprès des autorités israéliennes, en vue de sa libération. Mais nous sommes dans un cas de figure tout a fait différent.

Q – Concernant la flottille ou les bateaux venant notamment de la France, mais pas seulement, iraient vers Gaza, peut-être que ce projet ne se fera pas mais un autre spectre, vu du coté israélien, est la proclamation d’un état palestinien à l’ONU en septembre prochain. Apparemment les partenaires de la France, comme l’Allemagne et l’Italie ne sont pas très favorables à ce projet. La France, elle, s’est prononcée à plusieurs reprises plutôt favorablement. La donne a-t-elle un peu changé du fait que l’autorité palestinienne, le Fatah, s’est rapproché du mouvement Hamas qui, lui, ne reconnait toujours pas Israël ?

R – S’agissant de la réconciliation interpalestinienne, la position de la France est claire, nous l’avons dit à plusieurs reprises : ce peut être un développement positif à condition que le Hamas accepte les règles du jeu, c’est-à-dire la sécurité d’Israël, la reconnaissance des accords passés, le renoncement à la violence. Tous ces principes ont été rappelés et c’est seulement sur cette base-là que nous pouvons éventuellement envisager que cette réconciliation interpalestinienne soit…

Q – Donc en septembre, si le Hamas n’a pas accepté ce que vous venez de décrire, les accords, renoncer au terrorisme et à la volonté de destruction de l’État d’Israël, la France ne pourra pas considérer comme valable la reconnaissance d’un État palestinien Hamas – Fatah ?

R – Septembre est encore loin en temps diplomatique et c’est bien la raison pour laquelle nous nous mobilisons aujourd’hui pour essayer de faire avancer les choses. Il faut absolument que quelque chose se passe avant les échéances de septembre à New York, à l’Assemblée générale des Nations unies. Nous avons toujours dit, sans nous prononcer sur le fond, parce que je le répète, en temps diplomatique, septembre est encore loin, si nous nous retrouvons dans une situation à New York au mois de septembre où il ne se serait rien passé, ce contre quoi nous nous évertuons à agir actuellement, la France prendrait ses responsabilités.

 

 

 

 

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