Israël va-t-il attaquer l’Iran ? Pour les médias israéliens, la question n’est plus SI mais QUAND…

Selon Ouest France ICI !, Israël s’apprêterait à frapper l’IRAN…La tension monte entre Israël et l'Iran sur le dossier nucléaire.

Pour le Figaro, l’option d’une attaque se précise…

Israël est-il sur le point de bombarder l’Iran ? Pour nombre de médias israéliens, la question n’est plus « si » mais « quand ». Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Ehoud Barak, estiment qu’Israël doit par tous les moyens stopper le programme nucléaire de l’Iran, afin d’« empêcher une nouvelle Shoah ». Et qu’il faut faire vite. Car Téhéran enterre de plus en plus profondément ses ateliers nucléaires, pour les mettre à l’abri des bombes anti-bunkers. L’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo (centre) a été creusée sous une montagne. Mais il n’est pas sûr que Nétanyahou soit majoritaire parmi les 14 membres du cabinet de sécurité, auxquels il a imposé le silence. Pas acquis non plus que l’armée y soit prête : l’ex-chef de l’état-major, Gaby Ashkenazi, refusait d’agir sans feu vert ni soutien des États-Unis.

C’est dans ce contexte hyper tendu, qu’Israël a accusé l’Iran et son allié libanais du Hezbollah d’être responsables des attentats à la bombe qui ont visé son personnel diplomatique lundi en Inde et en Géorgie, faisant quatre blessés.

A New Delhi, une bombe a endommagé une voiture à bord de laquelle se trouvait l’épouse de l’attaché militaire israélien, qui allait chercher ses enfants à l’école. Un second engin explosif a été neutralisé dans une voiture de l’ambassade de l’Etat hébreu à Tbilissi, en Géorgie.

Soutien appuyé de l’INDE : peu après l’attentat contre le véhicule d’une diplomate israélienne, le ministre indien des Affaires étrangères a joint son homologue israélien, Avigdor Lieberman, pour lui exprimer son « émotion ». Il a assuré que son pays « fera tout pour mettre la main sur les responsables et les traduire en justice…L’Inde condamne très fortement de tels incidents et va ouvrir une enquête approfondie. Les coupables seront traduits en justice au plus vite. Je viens de parler au ministre israélien des Affaires étrangères, et nous l’avons rassuré sur le fait que les lois du pays seront appliquées…Notre parti condamne l’attentat terroriste ignoble, contre une voiture de l’ambassade d’Israël dans la capitale New-Delhi, aux abords de la résidence du Premier ministre. C’est un événement très grave, nous condamnons cette attaque et nous attendons du gouvernement et des agences chargées de l’enquête qu’ils arrêtent les coupables immédiatement.», a déclaré Soma Nahalli Mallayah Krishna, le ministre indien des Affaires étrangères. A New-Delhi, c’est un sentiment d’indignation qui semble prédominer, puisque l’opposition indienne s’est elle aussi jointe aux condamnations.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé l’Iran et ses alliés du Hezbollah libanais d’être responsables de ces attaques. “L’Iran, qui est à l’origine de ces attentats, est le plus grand exportateur de terrorisme au monde”, a déclaré le chef du gouvernement israélien. Les experts estiment que, vu l’ampleur limitée des attentats, les représailles ne devraient pas être importantes. “Je ne crois pas à une riposte d’Israël à ces attentats. Sa priorité actuellement est d’enquêter pour prouver l’implication de l’Iran”, a déclaré à l’AFP Boaz Ganor, directeur du Centre interdisciplinaire de Herzliya pour la lutte antiterroriste. 

 

Nucléaire : Israël s’apprêterait à frapper l’Iran

jeudi 16 février 2012
  • La tension monte entre Israël et l’Iran sur le dossier nucléaire.

    Ouest-France

 

 

Benyamin Nétanyahou estime qu’il reste peu de temps pour stopper le programme nucléaire de Téhéran. Mais l’aviation israélienne peut-elle réussir, seule, un raid aussi lointain ?

 Israël est-il sur le point de bombarder l’Iran ?

Pour nombre de médias israéliens, la question n’est plus « si » mais « quand ». Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Ehoud Barak, estiment qu’Israël doit par tous les moyens stopper le programme nucléaire de l’Iran, afin d’« empêcher une nouvelle Shoah ». Et qu’il faut faire vite. Car Téhéran enterre de plus en plus profondément ses ateliers nucléaires, pour les mettre à l’abri des bombes anti-bunkers. L’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo (centre) a été creusée sous une montagne.

Mais il n’est pas sûr que Nétanyahou soit majoritaire parmi les 14 membres du cabinet de sécurité, auxquels il a imposé le silence. Pas acquis non plus que l’armée y soit prête : l’ex-chef de l’état-major, Gaby Ashkenazi, refusait d’agir sans feu vert ni soutien des États-Unis.

L’Iran fabrique-t-il vraiment une bombe atomique ?

Téhéran le nie. Ses travaux nucléaires, révélés en 2002 par des opposants, viseraient à la production d’électricité. Pour les Occidentaux, c’est un paravent derrière lequel les Gardiens de la révolution mettent au point une bombe atomique. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a plus guère de doute. Dans son rapport de novembre 2011, elle affirme que l’Iran s’est procuré des plans de bombe, a mis au point des détonateurs et testé des charges de « forme hémisphérique », caractéristiques de l’arme nucléaire.

Il y a enfin l’obstination de Téhéran : plutôt que de geler l’enrichissement d’uranium, un gage de bonne volonté réclamé par l’Onu, le régime accélère le pas. Geste de défi : hier, le président Ahmadinejad a chargé des plaques d’uranium made in Iran dans un réacteur de recherche.

Un Iran nucléaire serait-il une menace ?

Une menace de prolifération de l’arme nucléaire, assurément. Une menace pour la paix mondiale, comme le clame Israël ? À voir. La République islamique pourrait s’arrêter sur le « seuil », comme le Japon, capable à tout moment de se doter de la bombe. L’Iran chiite se sent menacé : huit années de guerre avec l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988) ; des brigades de soldats américains à ses portes depuis une décennie, en Irak et en Afghanistan ; des monarchies sunnites surarmées de l’autre côté du Golfe…

Enfin, des voisins qui ont acquis la bombe atomique au mépris des traités internationaux : le Pakistan… et Israël, qui possède au moins 80 ogives. Téhéran voudrait une arme de dissuasion, comme la France. Une assurance-vie. La « destruction mutuelle assurée » avec Israël assurerait un équilibre de la terreur, comme entre Moscou et Washington au temps de la Guerre froide. Reste que la rhétorique agressive de Mahmoud Ahmadinejad, qui qualifie Israël de « cancer » voué à la destruction, introduit une grosse dose d’incertitude…

Quelle est la position des Occidentaux ?

Ils estiment que les opérations de sabotage ont retardé l’échéance de plusieurs années, et continuent de miser sur les sanctions pour raisonner l’Iran. Aux quatre trains de sanctions décidés par l’Onu, Américains et Européens ont ajouté un embargo contre les banques et les exportations de pétrole, première ressource de l’Iran.

Cet empilement commence à affecter la population : le rial s’effondre, l’inflation atteint 21 % en janvier. À neuf mois de la présidentielle, Obama se porte garant de la sécurité d’Israël, mais il n’a aucune envie de tenter une nouvelle aventure militaire après l’Irak et l’Afghanistan. Les Européens mettent en garde Israël contre un incendie régional : Téhéran, qui dispose d’au moins 200 missiles Shahab-3, pourrait arroser Israël et tous les pays survolés. Et le Hezbollah libanais faire pleuvoir ses roquettes par solidarité chiite…

Les Israéliens ont-ils les moyens de frapper seuls ?

C’est l’autre grande question. Ils ont déjà effectué de tels raids, contre le réacteur irakien Osirak, en 1979, et contre une usine suspecte à Deir es-Zor, en Syrie, en 2007. Ils disposent d’une supériorité militaire, avec des bombardiers modernes, des moyens de brouillage dernier cri… Survoler l’Irak n’est pas la vraie difficulté, les Américains contrôlant toujours l’espace aérien. Le principal problème est la distance, qui nécessite soit un périlleux ravitaillement en vol, soit une escale à l’aller ou au retour… Sur l’une des bases américaines du Golfe ? Sur un aéroport « ami », au Kurdistan irakien, voire en Azerbaïdjan ? Si toutes les portes se ferment, les Israéliens pourraient, enfin, se résoudre à sacrifier quelques appareils, qu’ils précipiteraient en mer d’Oman après les raids. Resterait à repêcher leurs pilotes.

 Bruno RIPOCHE.


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Israël : l’option d’une attaque contre l’Iran se précise

Les experts de la police indienne inspectent la voiture appartenant à l’ambassade d’Israël qui a explosé, lundi à New Delhi. Benyamin Nétanyahou a accusé Téhéran d’être à l’origine de cet attentat, et d’un autre similaire en Géorgie.Crédits photo : Kevin Frayer/AP
  • Les Israéliens débattent surtout de la nécessité d’informer l’allié américain avant de frapper les sites nucléaires.

La guerre que se livrent en secret Israël et l’Iran a connu lundi un nouvel épisode. Benyamin Nétanyahou a accusé Téhéran d’avoir manigancé deux attentatsvisant des voitures des ambassades de l’État hébreu à New Delhi et en Géorgie, qui ont fait un blessé. «L’Iran, qui est derrière ces attaques, est le plus grand propagateur du terrorisme dans le monde», a lancé le premier ministre.Ces déclarations illustrent l’extrême tension actuelle entre les deux pays. La probabilité de frappes militaires contre l’Iran n’est plus mise en doute par grand monde en Israël. L’inconnue porte plutôt sur le calendrier, la grande question étant de savoir si l’État hébreu peut se permettre d’attaquer seul les installations nucléaires iraniennes, sans le feu vert au moins tacite de Barack Obama.En attendant, les deux pays fourbissent leurs armes. Téhéran affirme que le Mossad, l’agence de renseignements israélienne, serait à l’origine de l’assassinat en deux ans, sur le territoire iranien, de cinq savants atomistes et d’un général responsable du programme de développement de missiles à longue portée. L’État hébreu est également montré du doigt pour une campagne de sabotage informatique, qui aurait permis de mettre hors service des centaines de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium. Selon des experts étrangers, le Mossad, en attaquant sur plusieurs fronts, aurait permis de retarder de plusieurs années le programme nucléaire iranien.

Éviter une «nouvelle Shoah»

Mais tous les responsables israéliens admettent qu’il ne s’agit que d’une tactique de «retardement». Autrement dit, malgré tous les «incidents» et des sanctions internationales de plus en plus dures, les Iraniens devraient produire leurs premières bombes atomiques d’ici à un an environ. Selon les médias, Benyamin Nétanyahou et Ehoud Barak, son ministre de la Défense, estiment, dans ces conditions, qu’Israël doit attaquer pour éviter une «nouvelle Shoah».

Cette position ne fait pas l’unanimité. Pour lancer une attaque, le chef du gouvernement doit obtenir le soutien de la majorité des 14 membres du cabinet de sécurité, ce qui n’est pas acquis pour le moment. Autre condition: l’appui sans réserve du chef d’état-major, le général Benny Gantz. Or, dans ce cas aussi, il ne semble pas que le premier ministre soit totalement sûr de son fait. Seule certitude: le précédent patron de l’armée, le général Gaby Ashkenazi, était hostile à une offensive qu’Israël mènerait seul.

Les commentateurs sont également très partagés. Les «modérés» redoutent une crise avec le grand allié américain si l’État hébreu décide d’agir sans en informer au préalable Washington. De plus, les responsables militaires prévoient qu’en cas d’attaque contre l’Iran, Israël doive s’attendre à devenir la cible de milliers de roquettes et de missiles tirés à la fois par les islamistes palestiniens du Hamas, à partir de la bande de Gaza au sud, et par Hezbollah libanais, voire la Syrie de Bachar el-Assad au nord.

Pour tenter de calmer le jeu et éviter de paniquer l’opinion publique, Benyamin Nétanyahou a ordonné la semaine dernière à ses ministres et aux généraux de faire silence dans les rangs à propos de l’Iran. Sa consigne a été respectée. Mais ce mutisme officiel ne rend les préparatifs guerriers que plus crédibles.

 

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