Annonce d’une attaque prochaine contre l’IRAN sur le site officiel du CFR “Council on Foreign Relations” : info, intox, prophétie ou simple buz ?

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Cliquez ICI pour surfez sur le site officiel du célèbre CFR, le club des puissants de ce monde et des faiseurs de politique étrangère… notamment US !

Dans la rubrique “Essai” et daté de Janvier/février 2012 (!), lire l’article suivant : Time to Attack Iran by Matthew Kroenig

“Opponents of military action against Iran assume a U.S. strike would be far more dangerous than simply letting Tehran build a bomb. Not so, argues this former Pentagon defense planner. With a carefully designed attack, Washington could mitigate the costs and spare the region and the world from an unacceptable threat.”

Traduction de cet époustouflant article “prophétique” qui encourage à une attaque sur l’Iran comme étant la moins pire des options :Il est écrit que les opposants à une action militaire contre l’Iran supposent qu’une frappe contre l’Iran serait beaucoup plus dangeureuse que de laisser Téhéran fabriquer une bombe. Selon un planificateur de la Défense au Pentagone, une attaque soigneusement planifiée pourrait au contraire atténuer des conséquences éventuelles et libérer le monde d’une menace inacceptable. Le débat est ouvert au sein du CFR et est anti-daté de janvier-février 2012…
 
INCROYABLE mais VRAI ou INCROYABLE mais FAUX ?
 
ICI et après (lire la suite), Israël-infos fait aussi parler ce mystérieux mais bien informé Matthew Kroening…
 
Ormuz
 
ICI, les toutes récentes tensions entre Téhéran, Washington et Moscou sur les gesticulations dans le détroit d’Ormuz et les menaces sur l’approvionnement mondial en pétrole.
 
 Le porte-parole de la cinquième flotte américaine a vivement réagi aux menaces iraniennes de bloquer le détroit d’Ormuz en cas de nouvelles sanctions. « nous ne tolérerons aucune interférence dans le trafic du détroit d’Ormuz qui est essentiel à l’activité économique mondiale. Nous n’accepterons pas et ne permettrons aucune opération en ce sens », a déclaré le porte-parole de la marine américaine.

   

 

Nucléaire iranien : un accord tacite entre Israël et les États Unis sur une intervention militaire
par Gerard Fredj


Un accord secret lierait les États-Unis et Israël au sujet du nucléaire iranien.

Ainsi, l’administration Obama aurait assuré Israël que les Etats-Unis seraient prêts à bombarder les installations nucléaires, si l’Iran franchissait “une ligne rouge”.
Dans le même temps, la même administration s’attacherait à convaincre Israël de ne pas agir unilatéralement.

Selon le quotidien Daily Beast qui le rapporte, les israéliens auraient été “choqués” après la déclaration du secrétaire d’Etat à la défense, Léon Panetta qui prévenait “qu’une attaque des installations iranienne embraserait le Moyen Orient dans une confrontation que nous regretterons tous”.

A la suite d’une protestation de l’ambassadeur israélien Michael Oren, la Maison Blanche aurait cherché à rassurer l’état hébreu en annonçant qu’elle avait “ses propres lignes rouges” dont le franchissement provoquerait une réaction américaine.

Dans le même temps, les analystes du Pentagone chercheraient à déterminer quelles évolutions dans la filière nucléaire iranienne provoqueraient une réaction israélienne.

Juste après la plainte de l’ambassadeur Oren, Panetta déclarait sur CBS que “lorsque l’Iran serait en phase de préparation d’une arme atomique, alors l’Amérique prendrait des mesures significatives pour l’arrêter”.

Selon un ancien conseiller à la Défense, Matthew Kroenig, les “lignes rouges” américaines seraient une expulsion des inspecteurs de l’AIEA, le relèvement du niveau d’enrichissement en uranium des piles nucléaires, ou l’installation de centrifugeuses de dernière génération dans la principale usine d’enrichissement d’uranium de Qom.

L’Iran avait annoncé en 2009 qu’elle prévoyait de construire dix nouveaux sites d’enrichissement de l’uranium.
Selon Kroenig, “il y a peu de chances pour que l’Iran développe ces dix sites mais il est probable qu’elle en développe clandestinement; une avancée majeure dans ces développements pourrait amener à l’usage de la force” conclue-t-il.

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L’Iran menace Ormuz, Les Etats-Unis et ses alliés en alerte, les Russes se préparent…

décembre 29th, 2011 admin
Ormuz La semaine dernière , et selon des informations révélées par des experts russes et émanants du Ministère de la Défense russe, la situation géopolitique se développant autour de la Syrie et de l’Iran, exhorte la Russie à accélérer et optimiser sa présence militaire dans le Caucase, dans les régions de la Méditerranée, de la Caspienne et en mer Noire. Cette semaine L’Iran menace Ormuz…

Depuis, les exercices de la marine iranienne se tiennent non loin des positions américaines et occidentales dans le détroit d’Ormuz, les menaces iraniennes se précisent – A rappeler que L’an dernier d’importants exercices iraniens avaient eu lieu également, mais ls tensions étaient beaucoup « électriques » qu’aujourd’hui

(voir ces annonces de notre revue de presse)

L’Iran menace Ormuz

Nous savons maintenant quel est le type de sanctions qui fait vraiment mal au Iraniens. Les Etats-Unis et l’Europe lors de leur dernière réunion ont eu le courage de dire qu’ils cibleraient l’industrie pétrolière de l’Iran ce qui lui couterait plusieurs milliards de dollars, et presque immédiatement Téhéran a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz.

« S’ils imposent des sanctions sur les exportations de pétrole iranien, alors pas même une goutte d’huile ne sortira du détroit d’Ormuz, » a déclaré le vice-président iranien, Mohammad-Reza Rahimi, mardi.

15,5 millions de barils de pétrole passent par le détroit chaque jour, (large de 55 kms environ) à son point le plus étroit.

L’amiral Habibollah Sayari, qui dirige la marine iranienne, a ajouté hier que «la fermeture du détroit pour les forces armées de l’Iran est vraiment facile ou comme on dit [en Iran] plus facile que de boire un verre d’eau. » Les prix du pétrole ont bondi après que le législateur iranien ait émis cette menace vague la semaine dernière, et ils sont restés à la hausse avant de tomber hier.

Comme dans toute affaire militaire, c’est surtout de la fanfaronnade. S’il décidait de frapper le premier, l’Iran pourrait faire couler quelques navires et faire quelques dégâts.

Mais l’Iran n’est pas de taille face à l’armée américaine et ses alliés dans le Golfe Persique. Le Pentagone et la cinquième flotte de la marine américaine ont envoyé un message clair hier à Téhéran. La flotte américaine basée à Bahreïn a déclaré dans un courriel, » Toute perturbation ne sera pas tolérée. »

Pourtant, la crise de colère iranienne est éducative.

L’Iran sait que les dirigeants occidentaux craignent l’impact économique et politique des prix élevés du pétrole, notamment avec les prochaines élections en 2012 pour le président Obama et le président français Nicolas Sarkozy.

Les dirigeants iraniens essaient de voir si ils peuvent intimider ces dirigeants pour qu’ils fassent marche arrière. La réponse occidentale devrait être de renforcer les sanctions pour démontrer qu’une telle tactique ne marchera pas.

L’épisode est aussi un rappel, le dernier d’une série, du caractère du régime iranien et de ses intentions.

En Octobre, les Etats-Unis avait découvert un complot d’assassinat contre l’ambassadeur saoudien à Washington accusant Téhéran d’en être le commanditaire et l’Iran d’être le principal état terroriste au monde.

Ce n’est pas un acteur mature et rationnel qui peut être contenu s’il parvient à obtenir l’arme nucléaire.

Le président Obama a promis qu’il y aurait des conséquences pour la tentative d’assassinat, mais il n’y en a eu aucune.

La menace d’Ormuz est une autre opportunité de fixer les limites sur le comportement voyou de l’Iran.

Washington, avec Londres, Paris et Riyad, doivent dire clairement que toute tentative de fermer ou de perturber le trafic à travers le détroit serait considéré comme un acte de guerre qui entrainerait une réplique militaire.

Cette réponse devrait être robuste et immédiate, et viserait les positions militaires et nucléaires de l’Iran, peut-être même son régime. Les Mollahs iraniens ont besoin de comprendre qu’un acte d’agression mettrait en péril leur propre survie.

Adapté par Aschkel pour Israël-flash – online.wsj
Précisions

Ormuz – (55 kilomètres) de large et parsemé d’îles et d’affleurements rocheux, un canal qui relie le golfe Persique avec l’océan Indien. Comme beaucoup de « goulots d’étranglement », le détroit d’Ormuz a longtemps commandé l’attention des empires et de leurs marines.

Dans les dernières décennies, il est devenu encore plus sensible: un tiers de l’huile transportées par mer passe par Ormuz – c’est quelque 15 millions de barils par jour, selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie.

Le vice-président iranien a averti que la République islamique pourrait bloquer le détroit si des sanctions sont imposées sur ses exportations de brut. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont proposé de telles sanctions contre le manque de coopération de l’Iran concernant son programme nucléaire.

Pour démontrer son intention, l’Iran tient un exercice militaire de 10 jours dans une zone de la partie orientale du détroit dans la mer d’Arabie, et nargue quelque peu les forces « ennemies ».

Les diplomates occidentaux décrivent ces manœuvres comme une autre preuve d’un comportement instable de l’Iran, après l’occupation de l’ambassade britannique à Téhéran.

Ce n’est pas la première fois que l’Iran utilise cette voie maritime vitale dans un « match » à enjeux élevés.

Le détroit est connu depuis l’antiquité par les marins pour la qualité de ses perles.

Mais comme le pétrole est devenu un enjeu majeur pour l’économie mondiale, le détroit d’Ormuz – et ses voies maritimes sont devenus un point géostratégique vital. Le détroit est étroit et obligent les navires à passer par les eaux territoriales omanaises et iraniennes.

En outre, l’Iran et les Emirats Arabes unis sont en litige sur plusieurs îles à proximité du détroit.

Rappel. Durant le conflit Iran/Irak les iraniens avaient essayé de perturber et de saboter les aides apportées par les Etats arabes du Golfe à l’Irak de Sadam. Quand l’Irak a ​​commencé à attaquer des pétroliers iraniens en 1984, l’Iran avait répondu en ciblant les navires se dirigeant vers et à partir des ports du Golfe. L’Iran avait commencé une « Guérilla » en mer en posant des mines marines dans les couloirs de navigation.

A l’époque, Cela avait conduit les Etats-Unis à fournir des escortes militaires à la marine Koweitienne . En 1988, une mine iranienne a endommagé et presque coulé le USS Samuel B. Roberts, incitant le président américain Ronald Reagan d’ordonner des frappes de représailles contre les plates-formes pétrolières iraniennes et ses navires de guerre. Deux plates-formes – Sirri et Sassan – avaient été détruites et un navire de guerre iranien coulé dans l’opération appelée Mantis Prier.

Depuis lors, les Etats-Unis ont augmenté leur coopération avec les marines des Etats arabes du Golfe et a établi le siège de la Vème flotte américaine à Bahreïn.

Les voisins de l’Iran comprennent que leur dépendance à l’égard du détroit pour le transport de pétrole et de gaz naturel liquéfié demeure vulnérable.

Selon les câbles diplomatiques américains, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré en Décembre 2009 que « l’Irak serait le plus durement touché » si les tensions avec l’Iran le conduisait à essayer de bloquer le détroit. Les officiels Koweïtiens officiels ont suggéré la construction d’un pipeline terrestre de 1.000 miles dans le Golfe d’Oman afin de réduire leur dépendance par la route maritime.

Aujourd’hui, après des décennies de sanctions, l’Iran n’a pas la puissance navale pour bloquer le détroit, et sa force aérienne vieillissante ne pourraient rivaliser contre les avions de combat américains et ceux que détiennent les pays du Golfe. Certains experts militaires affirment que l’Iran pourrait initier alors une «guerre asymétrique» – pose de mines et des attaques par des vedettes rapides de patrouille des Gardiens de la Révolution. L’Iran a également développé une classe de petits sous-marins, dont trois ont été lancés le mois dernier, selon le commandant maritime iranien cité par l’agence Fars nouvelles.

Le langage belliqueux des politiciens iraniens a déjà causé la nervosité sur les marchés pétroliers.

Plus tôt ce mois-ci un législateur iranien, Parviz Sarvari, a averti: « Bientôt, nous allons tenir un exercice dans le détroit d’Ormuz. Si le monde veut de d’insécurité dans la région, c’est le monde qui vivra dans d’insécurité. »

Mais cela serait aussi une épée à double tranchant pour Téhéran. L’Iran se fonde également sur le détroit afin d’exporter son brut et d’autres produits, et doit importer la plupart de son essence car il n’a pas assez de capacités de raffinage. Le Département d’Etat américain affirme qu’il y a beaucoup de fanfaronnades dans les menaces iraniennes.

Les analystes craignent tout de même la détérioration des relations américano-iraniennes et les conséquences d’une collision dans le Golfe.

Peu avant sa retraite comme président des chefs d’état-major interarmées américain, l’amiral Mike Mullen avait déclaré: « Si quelque chose arrive, il est pratiquement assuré que nous ferons pas parfaitement les choses, il y aura des erreurs de calcul qui s’avèreraient extrêmement dangereuses dans cette partie du monde. »

Trita Parsi, président du National Iranian American Council, a déclaré à CNN lundi qu’un incident dans le détroit « pourrait déclencher une guerre plus large, précisément parce qu’il y a aucune communication, aucune diplomatie et pas de mécanismes de désescalade entre les Etats-Unis et l’Iran. »

Par Aschkel d’après 12newsnow
Géostratégie – Le sultanat d’Oman, sentinelle d’Ormuz

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER

Lors de la « Journée nationale du golfe Persique », le 30 avril 2011, le général Hassan Firouzabadi, chef d’état-major des armées iraniennes, a dénoncé le « front des dictatures arabes » contre l’Iran, affirmant que « le golfe Persique a toujours appartenu, appartient et appartiendra toujours à l’Iran ». Cette revendication met en jeu la sécurité du détroit d’Ormuz par lequel transite le tiers du pétrole mondial, à destination de l’Europe, de l’Amérique du Nord et, plus encore, de l’Asie du Sud et de l’Est. En face de l’Iran, le sultanat d’Oman est l’autre Etat en charge de ce goulet d’étranglement énergétique. Un pays discret dont les évolutions doivent être attentivement suivies.

Le sultanat d’Oman est un Etat montagneux du Sud-Est de la péninsule Arabique qui couvre 309 500 km² et compte près de 3 millions d’habitant, dont un quart de simples résidents provenant en grande partie du sous-continent indien. Géographiquement, ce sultanat se compose de deux parties séparées par l’émirat de Fujaïrah (membre des Emirats Arabes Unis) : la presqu’île Rus al Djebel dont le grand massif du Djebel Akhdar (2050 m) domine le détroit d’Ormuz; la côte de Mascate et l’essentiel du territoire, en bordure du Golfe d’Oman et de la mer d’Oman (ou mer d’Arabie). Historiquement, il s’agit là un pays de navigateurs dont la richesse des ports est légendaire (voir le port de Mascate) et dont l’histoire maritime évoque les aventures de Sinbad le marin.

La grande majorité des Omanais a pour particularité, au plan religieux, de pratiquer l’ibadisme, une variante du kharidjisme, branche rigoriste de l’islam distincte tout à la fois du sunnisme et du chiisme (un imamat ibadite est fondé à Nizwa, dans l’intérieur des terres, dès 791). En partie sous domination portugaise aux XVIe et XVIIe siècles, le territoire omanais a ensuite été contrôlé par les Séfévides (Empire perse). En 1744, la victoire d’Ahmed Ibn Said, fondateur de l’actuelle dynastie au pouvoir, libère Oman de la tutelle perse. Oman connaît alors une période faste, jusqu’à ce que l’ouverture du canal de Suez, en 1869, ne détourne vers la mer Rouge un important trafic commercial. A l’intérieur du sultanat, des tribus se révoltent de manière régulière et l’insécurité demeure endémique mais elle reste sous contrôle. La compagnie anglais des Indes est représentée à Mascate dès 1798 (date d’un traité signé avec le sultan) et les Français sont présents en 1808.

Entité la plus orientale et maritime du monde arabe, le sultanat d’Oman est tourné vers l’océan Indien, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud et du Sud-Est. A ses grandes heures, le sultan a fait la conquête de Zanzibar et pris le contrôle des marchés d’esclaves, jusque dans le sud de la Tanzanie ainsi qu’au Baloutchistan ; c’est en 1958 que l’avant-dernier sultan d’Oman vend au Pakistan le port de Gwadar. Au cours du XIXe siècle, le sultanat d’Oman doit cependant faire face à la pression des Wahhabites et des Saoud depuis l’intérieur de la péninsule Arabique, à la présence renforcée des Anglais et des Français dans la région ainsi qu’à de nouvelles révoltes de tribus à l’intérieur du territoire. Celles-ci refondent un imamat, rival historique de la dynastie au pouvoir (1913).

En 1862, Anglais et Français ont garanti l’indépendance du territoire mais l’ouverture du canal de Suez et ses conséquences sur la géographie des routes commerciales, les développements de la navigation à vapeur qui accélèrent le cours des choses et dévaluent le savoir-faire omanais en matière de maîtrise des courants et des vents, la fin de l’empire omanais en Afrique aussi, conduisent le sultan à accepter de la part de Londres un protectorat de facto. Il se perpétuera jusqu’à ce que les Britanniques se retirent de la zone, en 1971, non sans hésitations et débats à Londres (le « stop-and-go » et les difficultés économiques l’emportent).

En 1937, un accord de prospection est signé entre le sultan omanais d’une part, la Petroleum Development (filiale de l’Iraq Petroleum Company) d’autre part. Cependant, les troubles intérieurs sont aggravés par les revendications de l’Arabie Saoudite sur la région ou se concentrent l’exploration des ressources. Ces faits retardent les opérations jusqu’à la réduction d’une énième révolte, en 1957. Amorcée en 1962, l’exploitation ne commence véritablement qu’en 1969. L’année suivante, l’actuel sultan, Qabous Ibn Said, prend le pouvoir des mains de son père et il amorce une politique d’ouverture. En 1971, les Britanniques se retirent de leurs positions à l’est de Suez et le sultanat d’Oman accède à une pleine indépendance (les Britanniques conservent une présence sur la base de Masirah jusqu’en 1977). Outre les litiges territoriaux avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis (réglés depuis), le sultan doit affronter la rébellion du Dhofar. Elle est vaincue en 1975, avec l’appui de l’Iran impérial et du Royaume-Uni.

Membre du Conseil de Coopération du Golfe, fondé en 1981, le sultanat d’Oman assure la surveillance du détroit d’Ormuz, en coopération avec l’Iran. Situé entre la région iranienne du port de Banda Abbas et le cap Musandam, qui dépend du sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz est large de 40 km et long de 63 km. Il relie le golfe Arabo-Persique à la mer d’Oman et à l’océan Indien. A la veille de l’indépendance des Emirats Arabes Unis, en 1971, l’armée du Shah d’Iran a occupé trois îlots (Abu Musa, Petite Tomb et Grande Tomb) qui permettent le contrôle de ce détroit (les relations entre l’Iran et les EAU n’en sont pas facilitées). Par cette voie de passage à caractère géostratégique, organisée en rails de navigation, il s’écoule près du tiers du pétrole mondial, à destination de l’Europe et de l’Amérique du Nord, dans une moindre mesure, ainsi que de l’Asie du Sud et de l’Est.

Placé sous le régime du libre transit, le détroit d’Ormuz est donc l’objet d’une double surveillance, sans parler du dispositif militaire américano-occidental déployé dans cette région névralgique. Dans le cadre de la crise nucléaire iranienne, en cas de recours à la force, Téhéran a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz. En fait, depuis la doctrine Carter adoptée en 1979 – sur de révolution islamique iranienne et d’invasion soviétique de l’Afghanistan -, doctrine prolongée par la mise sur pied en 1983 du CENTCOM (Central Command, Tampa/Floride), ce grand commandement américain en charge du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, les Etats-Unis considèrent que la libre circulation des flux dans le détroit d’Ormuz relève d’intérêts vitaux. Leur présence militaire dans la région est massive, avec l’ile de Diego Garcia comme base navale arrière, au beau milieu de l’Océan Indien.

Considéré comme un allié des puissances occidentales, le sultanat d’Oman entretient pourtant des relations correctes avec Téhéran et il privilégie une voie pacifique dans la résolution de la crise nucléaire iranienne. Bien que d’importantes réformes constitutionnelles et politiques aient été opérées depuis le décret de 1996 qui réorganise le système de pouvoir, la vie politique à Oman a subi les contrecoups des révoltes arabes de 2011. Du moins la situation intérieure n’a-t-elle pas versé dans le chaos et le sultanat d’Oman bénéficie du soutien de l’Arabie Saoudite comme des autres pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe). Abusivement présentée comme une coquille vide, le CCG s’est avéré être une précieuse structure de coopération politique et un système de sécurité indispensable qu’il faudra consolider et réassurer par l’engagement durable des puissances occidentales dans le golfe Arabo-Persique.

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).

Les Russes sont en alerte

par Jean Eckian

Selon « Nezavissimaïa Gazeta“ le département de la Guerre a rapporté que le Kremlin a reçu des informations sur une prochaine attaque soutenue par les USA et Israël sur les installations nucléaires iraniennes. Frappe qui serait soudaine et provoquée un jour « X » bientôt.

Tandis que l’AIEA (International Atomic Energy Agency) vient de publier les preuves que l’Iran travaille en effet sur une arme nucléaire, l’Europe doit enfin prendre ses responsabilités et cesser de traîner les pieds et prendre des mesures sévères contre l’Iran. Des sanctions supplémentaires très sévères et un boycott diplomatique doivent être accompagnés d’une menace militaire crédible sous la forme d’un consensus entre les pays de l’OTAN et l’Union Européenne, écrit Israël flash.com

Pour Sergueï Konovalov, la Russie se prépare à une réponse adéquate en cas de frappes possibles de Tel-Aviv et Washington contre l’Iran.

Le Problème est actuellement traité comme une question prioritaire lors du sommet UE-Russie à Bruxelles avec la participation du président Dmitri Medvedev. Un jour avant l’événement, l’envoyé de la Russie à l’UE, Vladimir Tchijov, a transmis un message du Kremlin, disant qu’une attaque israélienne ou américaine sur l’Iran conduira à une « évolution catastrophique des événements.“ Le diplomate a souligné que les conséquences négatives seront non seulement ressentie dans la région “, mais aussi dans un contexte beaucoup plus large.“

Concernant l’Arménie, la garnison russe (102ème), anciennement stationnée près d’Erevan, a pris ses quartiers à Gumri, près de la frontière turque. Toutes les familles des militaires on été évacuées vers la Russie.

Les experts militaires Anatoli Tsyganov et Vladimir Popov, ne sont en outre pas d’accord sur le scénario possible qui pourrait enflammer également le Sud Caucase (Azerbaïdjan-Haut-Karabakh). L’un pensant que l’Azerbaïdjan n’interviendra pas dans un conflit contre l’Iran, et qu’il ne déclencherait pas les hostilités contre l’Arménie, alors que Popov s’interroge sur le comportement de la Russie en cas de frappes préventives de Bakou sur l’Arménie et le Haut Karabakh « pour régler définitivement le différent territorial en sa faveur. », sachant que son budget militaire a doublé en trois ans.

Le lieutenant-général. Yury Netkachev, qui pendant longtemps a servi comme commandant adjoint du Groupe des forces russes en Transcaucasie et a été personnellement impliqué dans le travail sur la fourniture d’armes et de munitions à combiner les forces armées et des unités (y compris la 102e base militaire), croit que, dans l’éventualité d’une guerre à part entière contre l’Iran, la Russie cherchera à fournir en toute sécurité l’installation militaire à travers la Géorgie. « Peut-être, sera-t-il nécessaire de briser le blocus de transport géorgiens et fournir les corridors de transport menant à l’Arménie par des moyens militaires“, a déclaré l’expert.

« Mais on sait que les troupes russes stationnées dans les bases militaires d’ Ossétie du Sud et d’Abkhazie, sont en état d’alerte depuis le 1er Décembre. Pendant ce temps, les navires de la Flotte de mer Noire sont situés non loin de la frontière géorgienne, qui dans ce conflit pourrait agir au côté des forces anti-iranienne. », écrit Sergueï Konovalov dans son éditorial. Il ajoute « Une guerre à grande échelle est possible, et ses conséquences imprévisibles ».

Selon le bulletin du département d’état Us (Europian Union Times), le président Hu Jin Tao a affirmé à son homologue russe et son premier ministre (Vladimir Poutin) que la seule voie permettant stopper une intervention militaire américaine contre l’Iran est une action armée. Jin Tao a également souligné que la marine chinoise était en état d’alerte. “ On fera la guerre même si cela déclenche la troisème guerre mondiale, a affirmé le président chinois.Les Etats-Unis semblent engagés dans des relations si conflictuelles avecl’Iran qu’elles pourraient mener à une guerre aux conséquences “désastreuses“, a averti Zbignew Brzezinski, qui fut conseiller du président Jimmy Carter. “Nous croyons que nous pourrons éviter la guerre en recourant à des mesures de contrainte“ telles que les sanctions pour forcer l’Iran à renoncer à son programme d’armemement nucléaire, a observé mardi soir l’ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, devant l’Atlantic Council, un cercle de réflexion, à Washington. (Reflexiondz.net)

Le directeur de l’Organisation iranienne de défense passive, a déclaré mercredi que les considérations de sécurité peuvent nécessiter le déplacement des installations d’enrichissement d’uranium.

« Notre vulnérabilité dans le domaine nucléaire a atteint le niveau minimum“, cependant “si les circonstances l’exigent, les installations d’enrichissement d’uranium seront relocalisées à des endroits plus sûrs“, a déclaré le général de brigade Gholam Reza Jalali, rapporte Tehran Times.

Jean Eckian ©armenews

Lire la suite: http://www.israel-flash.com/2011/12/liran-menace-ormuz-les-etats-unis-et-ses-allies-en-alerte-les-russes-se-preparent/#ixzz1hwGoZS00

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